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il y a 4 minutes, collectionneur a dit :

@Gibbs le Cajun C'est quoi comme marque de mots qu'utilisent les estoniens, des Caviga ?

Je ne sais pas du tout. Mais il y a d'autres photos ici, on pourra peut être voir la marque. 

 

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Il y a 22 heures, clem200 a dit :

Peut être parce qu'ils ne sont pas cons ?
Tu as envie de mourir pour un pays bancal, créé de toute pièce par des colons Européens il y a 60 ans, aux frontière arbitraires et sans sens, regroupant un mélange de populations nomades musulmanes et noire chrétiennes qui ne peuvent pas se piffrer, incapable de te donner une éducation ou même tout simplement une arme avec des munitions pour lutter contre 50 pickups de Djihadistes ?
Oui en 2013 les militaires Maliens se barraient en laissant le matériel derrière eux, et franchement qui ici n'aurait pas fait pareil ...

Il faut prendre un peu recul et contextualiser les choses. Comparer des maliens à des russes face aux Nazis ...

Tiens, ce sera suffisant ? 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/03/mali-six-soldats-tues-dans-l-attaque-djihadiste-la-plus-meurtriere-depuis-le-debut-de-l-annee_6068686_3212.html

 

Justement la comparaison avec les soviétiques de 1941 me parait avoir du sens: pas forcément un régime adoré par tous, une organisation perfectible pour le moins, un certain nombre de combattants non russes... Il y a certes le fait que beaucoup n'avaient pas le choix...

Et sur le fond le fait que nous n'exigions pas que le Mali prenne plus sa part des combats demeure tout à fait pertinent. La liberté se gagne aussi...

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Il y a 13 heures, Gibbs le Cajun a dit :

 

 

 

 

Il y a un article qui a l'air pas mal sur cette opération, bon article réservé aux abonnés :

 

 

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Le point de situation des opérations :

Citation

Point de situation des opérations du 28 janvier au 4 février

 

AFRIQUE – BARKHANE

SITUATION MILITAIRE DU THÉÂTRE

L’opération ECLIPSE : une opération d’ampleur, un haut niveau d’intégration au sol et dans les airs, du commandement à la conduite des opérations

Du 2 janvier au 3 février 2021, une opération militaire conjointe d’ampleur a été conduite dans la région dite des trois frontières. Engageant la Force Barkhane, les Forces armées maliennes (FAMa), les forces armées burkinabè et nigériennes, des éléments de la Force conjointe du G5 Sahel (FC G5 Sahel), cette opération, baptisée ECLIPSE, avait un objectif triple :

-         lutter contre les Groupes armés terroristes (GAT) dans leurs zones refuges du Gourma et des trois frontières :

-         poursuivre le processus de Sahélisation des opérations en engageant des unités mixées et en déployant un poste de commandement avancé multinational ;

-         desserrer l’étau sur la RN16 qui relie Gao à Gossi en passant par Hombori, et alléger indirectement la pression sur le centre du Mali.

Une opération conjointe majeure d’un mois dans la zone des trois frontières

À l’instar de l’opération BOURRASQUE conduite en octobre 2020, l’opération ECLIPSE a, elle aussi, vu l’engagement de plus de 3400 militaires dont 1500 Français et 1900 partenaires dont 900 Burkinabés, 850 Maliens et 150 Nigériens.

Renseignée et appuyée non seulement par des aéronefs français, mais aussi des armées du Sahel et alliées (américains, britanniques), cette force a opéré pendant un mois dans une zone de 400 kilomètres de front pour 200 kilomètres de profondeur à cheval sur plusieurs frontières. Fort de près de 500 véhicules et d’hélicoptères de manœuvre et d’aéronefs de transport tactique, elle a fait preuve d’une grande mobilité, permettant ainsi de surprendre l’ennemi et de ne lui laisser aucun répit.

Côté français, la Force Barkhane a engagé les Groupements tactiques désert (GTD) Lamy et Conti, les hélicoptères de manœuvre et d’attaque du Groupement tactique désert aérocombat (GTD-A) Hombori, le Groupement Commando, et sa composante aérienne. Durant ce mois, les avions de la Force Barkhane dont les 7 Mirage 2000D et 2000C, les 3 drones Reaper,  un A400M Atlas, un C 130J ont totalisé près de 600 heures de vol, permettant de collecter et diffuser du renseignement, d’appuyer les troupes au sol, de conduire des frappes, mais également de ravitailler différentes unités.

Dans un secteur situé entre Hombori et Boulikessi, le GTD Lamy a opéré avec trois compagnies maliennes du 33e Régiment de commandos parachutistes (RCP) et du 62e Régiment d’infanterie (RI), compagnies avec lesquels il s’était entraîné au mois de décembre sur le camp malien d’Hombori. Cet entraînement visait une meilleure intégration de ces unités dans le partenariat de combat. En frères d’armes, ils ont appris à manœuvrer ensemble, en associant étroitement les unités françaises et maliennes pour la recherche de la meilleure efficacité tactique.

Le GTD Conti a, pour sa part, opéré avec la FC G5 Sahel. Dans ses opérations de reconnaissance, il a intégré à sa manœuvre quatre Éléments tactiques interarmes (ETIA) malien, nigérien et burkinabé, et une section malienne des Forces armées reconstituées (FAR).

   

La TF Takuba poursuit ses opérations conformément à sa feuille de route

Pendant l’opération ECLIPSE, les deux Task Group (TG) de la Task Force Takuba ont poursuivi leurs opérations conformément à la feuille de route fixée.

Le TG1 franco-estonien pleinement opérationnel depuis quelques mois a accompagné l’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (ULRI) n°4 malienne, harcelant les GAT et leur déniant toute capacité d’infiltration de part et d’autre du fleuve Niger notamment dans la région d’Ansongo.

Dès le début de l’opération, la Task unit (TU) française du TG2 a entamé le partenariat opérationnel avec l’ULRI malienne n°2. L’arrivée de militaires tchèque a permis d’accélérer le processus de montée en puissance de cette ULRI.

Un commandement interallié au plus près des opérations qui fait ses preuves.

À l’image de l’opération BOURRASQUE, le commandement opératif d’ECLIPSE a été conduit depuis un Poste de commandement avancé (PCA) armé par une quarantaine de militaires dont un tiers étaient des officiers sahéliens ou américains. Situé au plus près des unités, sur la Plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao, ce PCA a démontré toute son efficacité dans la conduite et la coordination des opérations, garantissant une très grande agilité opérationnelle. ECLIPSE a ainsi permis de consolider le concept de PC avant interarmées et interalliés de niveau opératif.

Les résultats de l’opération

Dès le début de l’opération ECLIPSE, l’ennemi a été bousculé et surpris par la rapidité de l’intervention, notamment lors des infiltrations de nuit. Face à la puissance des unités engagées, il a préféré rompre le contact en abandonnant sur place de nombreuses ressources logistiques. Il s’est alors lancé dans des actions indirectes comme la pose d’engins explosifs improvisés ou l’utilisation d’un véhicule suicide (attaque déjouée du 8 janvier contre un convoi de la force).

ECLIPSE, tout en portant de rudes coups à l’ennemi dans le Gourma, démontre encore la capacité de Barkhane à entraîner les forces partenaires, sahéliennes et alliées de façon coordonnée et pérenne.

En un mois d’opérations, ce sont ainsi un grand nombre GAT qui auront été neutralisés et de très nombreuses ressources qui auront été saisies.

Bilans de l’opération Barkhane depuis le 1er janvier 2020

210204_emacom_np_bilanbarkhane2020_v6-01

 

Avant de détailler le bilan de l’opération ECLIPSE, je tiens à présenter en quelques chiffres, des résultats de l’opération BARKHANE en 2020. Loin de refléter tout ce qui a pu être accompli au cours de l’année, ils permettent de donner quelques ordres de grandeur.

Tout d’abord, dans le domaine de la lutte contre les GAT, au cours de l’année écoulée, ce sont 128 actions de combat, soit un peu plus d’une action tous les trois jours, qui ont été menées par la Force Barkhane. C’est 23 de plus que l’an passé. Outre la neutralisation de très nombreux GAT, ces actions de combat ont permis de saisir ou détruire :

-         493 armes légères d’infanterie ;

-         39 armes collectives (mitrailleuses, mortiers...) ;

-         14 lance-roquettes ;

-         10 EEI ;

-         86 composants d’EEI (mines, obus, roquettes, bidon d’explosif artisanal (home made explosive (HME)) ;

-         25 pick-up ;

-         717 motos ;

-         608 équipements de communication.

Concernant le partenariat de combat, 5000 militaires des forces partenaires ont été formés par leurs homologues français, portant le bilan depuis 2014 à 18 000. Ce réel effort de formation est à mettre en parallèle avec la physionomie des opérations qui sont conduites en Bande sahélo-saharienne. Aujourd’hui, en opération le volume des forces partenaires engagé est équivalent et même supérieur à celui de la Force Barkhane.

Ces très bons résultats tant dans la lutte contre les GAT que dans la montée en puissance des forces armées partenaires sont la traduction de l’impulsion souhaitée lors du sommet de Pau l’année dernière.

Enfin pour conclure sur ce bilan, il faut noter que le soutien de la Force Barkhane à la population se maintient à un haut niveau. À titre d’exemple, dans le domaine de l’aide médicale à la population, ce sont près de 400 soins divers qui sont prodigués chaque jour.

Pour conclure sur ces bilans chiffrés, on peut relever pour l’opération ECLIPSE :

-         la neutralisation de très nombreux GAT ;

-         la saisie ou la destruction de :

57 armes légères d’infanterie ;

2 armes collectives (mitrailleuses);

1 EEI ;

4 éléments principaux d’EEI (mines, obus, bidons d’explosif artisanal (home made explosive (HME)) ;

7 pick-up ;

204 motos ;

202 équipements de communication.

Les FAMa appuyés par la Force Barkhane repousse une attaque de GAT à Boni

Le mercredi 3 février, vers 06h locale, le camp militaire de Forces armées maliennes (FAMa) de Boni a été attaqué par près d’une centaine de terroristes circulant à motos et disposant d’un véhicule blindé de type CASSPIR. Compte tenu de l’ampleur de l’attaque et de la grande dimension du camp, les FAMa ont opéré un repli tactique. Des aéronefs de la Force Barkhane dont un drone et une patrouille de Mirage 2000 alors en vol ont été redirigés vers les abords de Boni. A leur arrivée sur zone, ils ont procédé à plusieurs frappes. Dans le même temps, une patrouille d’alerte de deux hélicoptères de reconnaissance et d’attaque Tigre a décollé pour se diriger vers la zone d’action. Les Tigre ont alors procédé à des tirs contre les Groupes armés terroristes.

Cette action combinée de la Force Barkhane avec les FAMa a permis de neutraliser de nombreux GAT, de détruire 16 motos, mais également de réinvestir le camp militaire de Boni.

 

Sorties air hebdomadaires (bilan du 27 janvier au 02 février inclus)

Les avions de la Force Barkhane ont réalisé 91 sorties, parmi lesquelles 24 sorties chasse, 18 sorties ISR et 49 missions de transport ou de ravitaillement.

 

 

On a pas de précision sur le nombre de djihadistes tués, ni si il y a eu des prisonniers. 

Je pense qu'avec les armes récupérées, même si il y a des armes stockés, idem pour les motos ont pourrait avoir une fourchette sur le nombre de tués chez les djihadistes. 

Quand on voit que pour l'attaque du poste malien une centaine de djihadiste en motos et un véhicule blindé CASSPIR, on peut supposer que le nombre de motos capturée correspond à un pilote, donc potentiellement un gus zigouillé. Bon ça reste de l'approximatif. 

Mine de rien on a eu un effet masse au niveau effectif pas négligeable au vu de la taille des zones choisies. 

Edited by Gibbs le Cajun
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il y a une heure, pascal a dit :

Certes mais çà ressemble à un tonneau sans fond ...

Effectivement, mais le but est juste de maintenir le niveau suffisamment bas pour que les locaux le maintiennent. 

Edited by clem200
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Il y a 7 heures, pascal a dit :

Certes mais çà ressemble à un tonneau sans fond ...

On connaît bien le fond du tonneau, simplement dans l'état des lieux actuel il ne cesse de s'enfoncer.

- un éventuel développement économique toujours inférieur au développement démographique,

- les infrastructures "historiques" plus ou moins achevées en dégradation permanente,

- des structures "politico-économiques" de plus en plus asphyxiées.

Et bien sûr, ces différents paramètres sont inter-actifs.

Dans ces conditions les "trop pleins" de populations en volumes croissants convergent vers l'El Dorado....

 

Edited by capmat
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Il y a 2 heures, capmat a dit :

le fond du tonneau, simplement dans l'état des lieux actuel il ne cesse de s'enfoncer

C'est à L'EUROPE d'ouvrir les yeux sur cette situation de l'AFRIQUE, de l'ouest et du centre ...

Avec sa démographie explosive et les migrations  qui ne font que commencer ( mais déjà depuis 20 ans ) : de nombreux politiques européens sont aveugles avec persistance ! c'est GRAVE   !!! Gravissime 

Dans ce sombre tableau, le terrorisme n'est rien ... pour l'instant encore  ... Dans la misère, et l'absence de perspectives,  les antagonismes et luttes intestinales sont facilement exploitables 

C'est du travail sur place qu'il faut apporter  ... Biberonner l'Afrique avec un espèce de plan Marshall   ... Sinon tout ça ne fera que nous péter à la gueule  !

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il y a 17 minutes, Bechar06 a dit :

C'est à L'EUROPE d'ouvrir les yeux sur cette situation de l'AFRIQUE, de l'ouest et du centre ...

Avec sa démographie explosive et les migrations  qui ne font que commencer ( mais déjà depuis 20 ans ) : de nombreux politiques européens sont aveugles avec persistance ! c'est GRAVE   !!! Gravissime 

Dans ce sombre tableau, le terrorisme n'est rien ... pour l'instant encore  ... Dans la misère, et l'absence de perspectives,  les antagonismes et luttes intestinales sont facilement exploitables 

C'est du travail sur place qu'il faut apporter  ... Biberonner l'Afrique avec un espèce de plan Marshall   ... Sinon tout ça ne fera que nous péter à la gueule  !

Je suis d’accord avec toi, ce ne sont que des prémices encore. Quand les gens crèvent la faim, ils sont prêts à tout pour s’en sortir, et les vagues de migrants risquent bien de déferler tôt ou tard. Que faire face à ça, c’est l’Histoire des migrations de l’Homme qui continue.

Après, biberonner l’Afrique, plan Marshall, etc.... ça va vite glisser vers le néo colonialisme... la décolonisation etait- elle donc une erreur?

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Il y a 1 heure, mayamac a dit :

 la décolonisation etait- elle donc une erreur?

Non, mais les propagandes qui l'ont accompagné ont eu des conséquences catastrophiques.

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Il y a 9 heures, capmat a dit :

Non, mais les propagandes qui l'ont accompagné ont eu des conséquences catastrophiques.

Oui ma question est provocatrice. La décolonisation n’est pas le problème, c’est ce qui s’est passé ensuite. Et il y a bien des territoires où ça s’est bien passé

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Il y a 4 heures, mayamac a dit :

 Et il y a bien des territoires où ça s’est bien passé

C'est plus exacte de parler de "territoires" plutôt que de pays.

Les territoires où se concentrent les échanges et brassages de populations, essentiellement les territoires côtiers disposant de ports et d'aéroports.....d'eau douce, d'électricité, et des moyens actualisés de télécommunications.

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Un article très intéressant, et qui soulève bien le problème que j'ai souvent mis en avant sur se file du comportement de l'armée malienne vis à vis des populations d'où l'importance de devoir encadrer cette armée malienne sans que cela ne soit perçu comme une forme de néo colonialisme... Car il y a aussi la propagande qui tourne à fond, et contrairement à se que pourrait penser les gens la communication via les téléphones et le net sont très employé. 

Idem les différents trafic, entre celui de l'or, drogues, médicaments, migrants qui voit les 2 courants islamistes s'affronter pour le contrôle de ces derniers sont aussi pour moi un des éléments important à prendre en compte. 

Cette opération à quand même vu plusieurs centaines de djihadistes envoyé ad patres, se qui n'est pas rien. Certe le body count ne peut pas être l'élément principal à prendre en compte  pour gagner une guerre de se type, mais ça permet d'avoir au moins une certaine vision du travail effectué pour obtenir se résultat, que ça soit perceptible pour les soldats de Barkhane mais aussi locaux. 

 

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https://theconversation.com/le-mali-peut-il-se-passer-de-loperation-barkhane-153896 (4 février 2021)

Le succès des mobilisations contre la présence de Barkhane tient à deux points essentiels : (1) au fait que ses initiateurs ont réussi à faire passer la France, auprès d’une partie de la population, pour responsable de la crise malienne, en occultant totalement les responsabilités des acteurs maliens. Et (2) à leur capacité à diffuser massivement ces rumeurs auprès d’une partie importante de la population via les réseaux sociaux. Ces pratiques sont devenues le « fonds de commerce » de plusieurs activistes maliens présents notamment sur Facebook, et qui communiquent dans la langue locale pour une plus importante audience.

Les appels à manifester à Bamako pour exiger le départ des troupes françaises du Mali relèvent essentiellement du « populisme » pour qui connaît un tant soit peu la condition réelle des FAMa, lesquelles manquent de tout : de leadership ; de ressources humaines (un effectif de 20 000 soldats prévus par la loi de programmation militaire (2019) pour un territoire d’1 240 000 km2) ; de formation adéquate ; des matériels nécessaires et adaptés aux théâtres d’opérations ; et même d’eau et de nourriture. Autant de lacunes qui ont un effet négatif sur le moral des troupes déployées sur les théâtres d’opérations, et dont les primes ont longtemps été détournées par leur hiérarchie.

En outre, la formation des militaires maliens, et un usage transparent des fonds alloués à l’armée (pour l’équipement et les primes) doivent demeurer un impératif qui garantirait leur autonomie. Mais la politisation des militaires dans le cadre de la transition en cours (à travers une forte militarisation du pouvoir politique à tous les niveaux de la sphère étatique) pourrait avoir l’effet contraire.

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il y a 11 minutes, Wallaby a dit :

https://theconversation.com/le-mali-peut-il-se-passer-de-loperation-barkhane-153896 (4 février 2021)

Le succès des mobilisations contre la présence de Barkhane tient à deux points essentiels : (1) au fait que ses initiateurs ont réussi à faire passer la France, auprès d’une partie de la population, pour responsable de la crise malienne, en occultant totalement les responsabilités des acteurs maliens. Et (2) à leur capacité à diffuser massivement ces rumeurs auprès d’une partie importante de la population via les réseaux sociaux. Ces pratiques sont devenues le « fonds de commerce » de plusieurs activistes maliens présents notamment sur Facebook, et qui communiquent dans la langue locale pour une plus importante audience.

Les appels à manifester à Bamako pour exiger le départ des troupes françaises du Mali relèvent essentiellement du « populisme » pour qui connaît un tant soit peu la condition réelle des FAMa, lesquelles manquent de tout : de leadership ; de ressources humaines (un effectif de 20 000 soldats prévus par la loi de programmation militaire (2019) pour un territoire d’1 240 000 km2) ; de formation adéquate ; des matériels nécessaires et adaptés aux théâtres d’opérations ; et même d’eau et de nourriture. Autant de lacunes qui ont un effet négatif sur le moral des troupes déployées sur les théâtres d’opérations, et dont les primes ont longtemps été détournées par leur hiérarchie.

En outre, la formation des militaires maliens, et un usage transparent des fonds alloués à l’armée (pour l’équipement et les primes) doivent demeurer un impératif qui garantirait leur autonomie. Mais la politisation des militaires dans le cadre de la transition en cours (à travers une forte militarisation du pouvoir politique à tous les niveaux de la sphère étatique) pourrait avoir l’effet contraire.

Quel succès des mobilisations ?

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Il y a 1 heure, gustave a dit :

Comme souvent, le tumulte des réseaux sociaux masque à mon sens la réalité. Pas si différent de ce que l'on peut parfois constater chez nous ceci dit.

En l’occurrence les-dites manifestations ont été des échecs lamentables. Personne ou presque n'est venu.

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https://www.letemps.ch/monde/sahel-negocier-djihadistes-nest-plus-tabou (7 février 2021)

Une ONG genevoise, le Centre pour le dialogue humanitaire, a décroché en janvier trois accords dans le centre du Mali entre les Peuls et les Dogons, après que les rivalités traditionnelles entre les deux communautés ont dégénéré en tueries.

«Les Peuls sont les grands perdants du développement. Ces nomades et éleveurs ont le sentiment que leur mode de vie est menacé. Ce sont des recrues de choix pour les groupes armés. En face, les agriculteurs Dogons ont constitué des groupes d’autodéfense, avec le soutien de l’Etat malien», relate Alexandre Liebeskind, chargé de l’Afrique pour le Centre pour le dialogue humanitaire.

Il a fallu des mois de tractations pour désamorcer l’engrenage des représailles. «Ce sont les deux communautés qui nous ont sollicités. Les médiateurs sont issus de leurs rangs», poursuit Alexandre Liebeskind. Les trois accords prévoient la libre circulation des deux communautés dans la région, un mécanisme de règlement des différends ou la restitution des biens volés. Des représentants de la Katiba Macina, un groupe affilié à Al-Qaida très puissant au centre du Mali, ont été indirectement associés aux discussions. Les autorités maliennes ont également été tenues au courant.

https://www.letemps.ch/monde/on-sait-on-arrive-mali-jamais-on-part (7 février 2021)

La plupart des hussards du 3e régiment savent qu’ils sont là d’abord pour remuer les forêts de broussailles, retourner les pierres, faire de la présence «pour que les terroristes se déplacent, commettent des erreurs et soient pris en compte par les drones ou la chasse», explique le capitaine Paul, à la tête de ce bataillon de cavalerie légère.

«On utilise les mouvements de terrain, on regarde, on écoute, on piste, c’est comme à la chasse. Il faut trouver les solutions pour que la rencontre ait lieu.» Elle se fera d’abord à 4 km, sous des salves de mortier. Le lendemain à l’aube, des ennemis s’approchent du camp et tentent de l’attaquer. Les soldats sortent les lance-roquettes et le capitaine part à la chasse d’une colonne de 24 motos qui finira dans un brasier largué par drone.

Sur ce relief pelé, les quelques fusillades entre hussards et djihadistes tournent sans cesse à l’avantage du feu français. L’ennemi préfère l’embuscade et la pose de mines artisanales (IED) à l’affrontement direct. Une stratégie de guérilla payante. D’abord, elle fait des victimes. Encore cinq parmi les Français, dans deux explosions entre le 28 décembre 2020 et le 2 janvier, franchissant le cap symbolique des cinquante morts depuis le début de la guerre. Puis, elle montre la domination temporelle d’un ennemi qui meurt mais ne s’épuise pas. Un nuage de moustiques que le marteau de Barkhane peine à éradiquer, le poussant parfois à l’erreur.

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