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Opération Barkhane


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Il y a 14 heures, Jésus a dit :

Lavrov ne parle pas aux russes, ne parle pas aux français, ne parlent pas au monde, il parle pour les maliens et joue pleinement la propagande locale qui s'appuie sur l'anticolonialisme.

C'est la vieille posture de l'Union Soviétique qui elle aussi n'avait pas de passé colonial en Afrique et pouvait se présenter comme le "gentil".

https://www.franceculture.fr/emissions/l-esprit-public/la-politique-d-emmanuel-macron-au-sahel (19 décembre 2021)

56:01 Hubert Védrine : C'est très important de rappeler les liens de plusieurs de ces pays africains avec l'URSS puis la Russie. On pourrait rappeler la Guinée, même si ce n'est pas notre sujet d'aujourd'hui, on a rappelé Modibo Keita. C'est très important. Donc c'est plutôt, en effet, un retour. Et la Russie n'a pas disparu, contrairement à ce qu'avaient cru les Américains après la fin de l'URSS. Moi je ne pense pas que la priorité de la politique étrangère française en Afrique dans les années qui viennent, doive être de lutter contre l'influence russe. Il faut en tenir compte pour repenser la manière dont on est présent en dehors des aspects militaires, mais cela ne peut pas être l'objectif unique. Cela ne peut pas devenir une obsession centrale.

 

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https://journals.openedition.org/etudesafricaines/20697 (2017)

Cet article analyse les enjeux politiques et sociaux de l'envoi de Maliennes en URSS grâce à des bourses attribuées par le Comité des femmes soviétiques. Entre 1961 et 1991, une centaine de Maliennes a bénéficié de ces financements. Ce chiffre peut paraître minime, mais il témoigne de l'importance accordée par les organisations féministes officielles de ces deux États à la formation féminine et au rôle qui leur était assigné dans la construction nationale. En croisant l'analyse des archives soviétiques et maliennes, il s'agit de saisir la portée de la coopération avec l'URSS dans les combats menés par les femmes maliennes pour transformer les rapports de genre, en montrant l'imbrication du politique et du personnel dans la construction de ces échanges.

Chères femmes soviétiques, cela fait longtemps que je souhaitais vous écrire une lettre, mais, malheureusement, j'ai honte de vous écrire que je ne travaille pas. Dieu merci, mon mari a trouvé du travail. [...] Nous parlons russe entre nous. Je ne veux pas oublier la langue russe, la langue de la paix, la langue de Lénine. [...] Votre pays me manque. La télé, les dessins animés Khrousha, Karkoucha [...], les artistes, Alla Pougacheva, Sofia Rotaru, Yuri Antonov et plein d'autres choses... Au revoir, bonnes gens.

Cette lettre nostalgique et chargée de symboles adressée au Comité des femmes soviétiques (cfs) en 1987, a été rédigée en russe par une ancienne élève malienne de l'Institut pédagogique d'État de Smolensk. Sa tonalité témoigne des espoirs déçus lors du retour au pays, mais aussi de l'emprise que continuait d'exercer le pays « de Lénine » sur les imaginaires d'une Africaine, à l'heure où le modèle soviétique s'effondrait. Au-delà des statistiques évoquant la part infime de femmes parties étudier en urss, cette lettre rend compte des liens personnels et affectifs noués entre les femmes de ces deux pays, pendant près de trois décennies de coopération éducative soviéto-africaine.

À l'indépendance du Mali le 22 septembre 1960, la question de la formation de cadres africains constitua un enjeu crucial. Le pays ne disposait d'aucun établissement supérieur sur son territoire et l'éclatement de la Fédération du Mali avait brutalement interrompu la coopération éducative avec le Sénégal, seul pays de la sous-région à disposer d'une université. La France demeurait le principal lieu de formation des futurs cadres du Mali, au grand désarroi des dirigeants maliens qui aspiraient à une « décolonisation des esprits » des élites et avaient fait le choix du développement par le socialisme et du non-alignement. Au même moment, cependant, une nouvelle opportunité se dessinait à l'Est, lorsque l'État soviétique décida de s'engager dans une politique volontariste de coopération éducative avec les pays africains nouvellement indépendants.

C'est dans un second temps, après l'indépendance, qu'un rapprochement officiel s'opéra à l'occasion d'un cycle d'études pour les femmes africaines organisé à Addis Abeba par les Nations Unies en décembre 1960. Le rapport effectué par la déléguée française Marie-Hélène Lefaucheux donne un aperçu des enjeux diplomatiques à l'œuvre dans ce type de rencontres internationales : la France tentait de maintenir des relations privilégiées avec ses anciennes colonies ; l'URSS invoquait l'anticolonialisme et la « solidarité africaine » pour nouer des liens avec les déléguées africaines ;

Si l'URSS faisait office de modèle pour certaines Maliennes, il demeure néanmoins délicat de cerner avec précision le degré d'adhésion qui se cachait derrière la phraséologie révolutionnaire et anticolonialiste. Des militantes comme Aoua Keita se sont toutefois radicalisées au contact des Soviétiques. Ses discours se sont teintés, au fil du temps, d'un anti-impérialisme de plus en plus affirmé provoquant parfois de vives tensions avec ses homologues françaises. Elle s'affronta par exemple à son amie Andrée Doré-Audibert, connue pour avoir dirigé le premier service social du Soudan dans les années 1950 et avoir ainsi été une actrice de la « mission civilisatrice » française. Lorsque celle-ci revint au Mali dix ans plus tard pour effectuer une tournée pour le compte de l'assistante française en 1967, l'accueil ne fut pas aussi enthousiaste qu'elle l'espérait. Alors que la Française invoquait son attachement profond et ancien à ce pays, Aoua Keita la suspectait de visées impérialistes et de vouloir « semer le trouble dans nos rangs ».

En URSS, comme dans le Mali des années 1960, l'idéologie familialiste primait. Si l'émancipation des femmes par le travail salarié était envisagée pour une minorité de cadres féminins, la contribution des femmes à la construction nationale passait essentiellement par la maternité et l'éducation (Rillon 2013 : 58-71). La coopération était ainsi principalement dirigée vers la formation de bonnes mères socialistes et la protection de la santé maternelle et infantile, comme en témoignent deux projets hautement symboliques auxquels contribuèrent les femmes soviétiques en 1967. Le CFS apporta son aide matérielle au « concours du plus beau bébé », un événement annuel initié par Andrée Doré-Audibert à l'époque coloniale tardive et réintroduit par le gouvernement de Modibo Keita en 1964 à l'occasion de la Journée de la femme africaine.

On ne sait que peu de choses à propos de ces femmes, mis à part qu'elles ont été les premières femmes médecins du Mali, une profession jusqu'alors réservée aux hommes. Tel est le cas de Diaka Diawara, institutrice de formation, qui s'installa à Moscou en 1962 (probablement avec son mari) et y obtint un doctorat de médecine en 1969. Elle retourna en urss en 1979 pour se spécialiser en chirurgie gynécologique et en néonatalogie.

Au lendemain du coup d'État qui renversa en 1966 le président ghanéen Kwamé N'Krumah, Modibo Keita radicalisa sa ligne politique craignant qu'un épisode similaire se produise dans son pays. S'inspirant de la révolution culturelle chinoise, il s'appuya sur les organisations de jeunesse et syndicales pour lancer le 22 août 1967 une « révolution active » qui visait à purger l'appareil d'État de ses cadres dits « modérés » ou « conservateurs ».

Le ministre de l'Éducation nationale du Mali fit suspendre le départ des étudiantes pour l'URSS, accusant les Soviétiques et les Maliennes d'agir sans son aval36. Si la situation se débloqua pour deux étudiantes, le coup d'État militaire qui renversa le régime de Modibo Keita le 19 novembre 1968 accentua encore le désordre dans la coopération maliano-soviétique.

Dans un contexte de concurrence avec la France, qui offrait essentiellement des bourses universitaires, le diplôme soviétique du secondaire spécialisé n'était pas valorisé.

Nombre d'entre eux/elles cherchaient, par conséquent, à poursuivre leurs études au niveau du supérieur, provoquant un allongement de plusieurs années de leur séjour en Union soviétique contre l'avis de leurs États respectifs qui souhaitaient bénéficier rapidement des services de leurs nouveaux cadres.

Au-delà du type de formation, s'assurer une clientèle au sein des élites nationales africaines constituait un autre aspect important aux yeux des Soviétiques. Plusieurs auteurs ont souligné à quel point le travail d'éducation idéologique ne porta que rarement ses fruits, et ce dès les prémisses de la coopération éducative (Demintseva & Krylova 2015). Sous le Mali socialiste, les dirigeants maliens imposaient aux étudiant.e.s envoyé.e.s en urss de suivre les cours alors facultatifs de théorie marxiste-léniniste (Katsakioris 2015 : 205) et des militantes comme Aoua Keita propageaient les idéaux communistes. Or, l'arrivée du régime militaire mit un frein à la diffusion de l'idéologie soviétique. Pour les filles qui intégraient des filières techniques et professionnelles, la formation politique n'était pas prévue dans les programmes. C'est donc par d'autres canaux que l'URSS chercha à susciter l'adhésion : voyages, soins (séjours dans des stations balnéaires ou thermales, examens médicaux) et petits cadeaux étaient autant de façons d'étendre l'influence soviétique auprès des cadres de l'UNFM, qui devint la branche féminine du parti unique au Mali à partir de 1980.

Les liens de parenté entre les candidates et les militantes actives de l'UNFM jouaient un rôle non négligeable dans le processus de sélection des boursières.

D'autres enfin surent se saisir des enjeux géopolitiques et jouer de la concurrence entre l'urss et la Chine populaire (qui avait accru sa coopération avec le Mali dès le milieu des années 1960) pour appuyer leurs doléances personnelles. En 1984, Aminata Soumaré, secrétaire à l'extérieur de l'UNFM, menaça d'envoyer sa fille étudier en Chine si l'URSS l'obligeait à rentrer au Mali à la fin de sa formation comme le préconisaient les accords. L'argument fit mouche et la jeune femme fut autorisée à prolonger ses études en Union soviétique.

Cette vision « patrimoniale » des bourses du CFS était implicitement partagée par les Soviétiques61 qui cherchaient à se rapprocher des Maliennes dites « influentes » ; un terme régulièrement employé dans la correspondance. C'est aussi à ce titre qu'ils proposaient des bourses « de maladie » aux dirigeantes de l'organisation féministe. Chaque année, une ou deux d'entre elles se rendaient pour un séjour de plusieurs semaines dans une des stations balnéaires ou thermales de l'URSS.

La trajectoire de Nana Kadidia Diarra est caractéristique des possibilités d'ascension offertes par le diplôme soviétique (Ba Konaré 1993 : 190). Fille de commerçants de Djenné, la jeune femme partit en URSS après avoir obtenu son baccalauréat en 1966 ; elle obtint son diplôme d'État de docteure en médecine en 1972. De retour au Mali la même année, elle exerça à l'hôpital de Bamako avant de prendre la tête de différentes structures médicales de la capitale dans les années 1980.

Au lendemain de la révolution de 1991, [Fatoumata Siré] créa l'Association pour la promotion et la défense des droits des femmes (apdf) qui articulait les combats syndicaux à des revendications plus larges en faveur des femmes : droit foncier, lutte contre les violences conjugales et l'excision, etc. La trajectoire militante de Fatoumata Siré entre ainsi en résonance avec le débat sur le rapport des élites africaines formées en URSS au marxisme. Rien dans son parcours ni dans ses discours ne reflète une quelconque proximité idéologique avec le communisme, contrairement aux militantes formées en France.

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https://www.defense.gouv.fr/operations/points-de-situation/point-de-situation-des-operations-du-vendredi-17-au-jeudi-23-decembre-2021

Du 7 au 19 décembre 2021, le Groupement tactique désert (GTD) 3 Salamandre a mené une opération dans le Liptako nigérien, avec les forces armées nigériennes (FAN). Cette opération, qui a permis de neutraliser un terroriste de l’État islamique grand Sahara (EIGS), le 12 décembre, au nord d’In Atès, a contraint la liberté d’action de son groupe dans un de ses sanctuaires, en maîtrisant ses axes de mobilité et en contrôlant le terrain.

Conçue et conduite en partenariat avec les FAN, l’opération s’est appuyée sur la bonne connaissance nigérienne de la zone et de l’ennemi. Les forces se sont déployées en particulier dans les localités d’In Atès et de Tin Gara, à proximité de la frontière malienne.

Le bilan de cette opération est la saisie de plusieurs plots logistiques et du matériel de combat, et elle a aussi permis aux forces armées nigériennes de reprendre du terrain dans cette zone.

Le 20 décembre 2021, au Niger, les forces françaises de l’opération BARKHANE ont réalisé une opération de surveillance qui a conduit à la neutralisation d’un chef de groupe de l’État islamique au grand Sahara (EIGS), Soumana Boura.

Cette opération a été menée en étroite coordination avec les autorités nigériennes, dans une zone sanctuaire de l’EIGS au nord de la ville de Tillabéri.

Soumana Boura dirigeait un groupe de plusieurs dizaines de combattants actifs de l’EIGS dans la zone de Gober Gourou et de Firo, dans l’ouest du Niger. Il faisait partie du commando qui, sur ordre d’Abou Walid Sahraoui, neutralisé par la Force Barkhane en août 2021, avait exécuté 8 personnes, 6 Français et leurs 2 accompagnateurs nigériens, dans le parc de Kouré, au sud-est de Niamey, le 9 août 2020.

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Le 30/12/2021 à 14:30, Wallaby a dit :

https://www.defense.gouv.fr/operations/points-de-situation/point-de-situation-des-operations-du-vendredi-17-au-jeudi-23-decembre-2021

Du 7 au 19 décembre 2021, le Groupement tactique désert (GTD) 3 Salamandre a mené une opération dans le Liptako nigérien, avec les forces armées nigériennes (FAN). Cette opération, qui a permis de neutraliser un terroriste de l’État islamique grand Sahara (EIGS), le 12 décembre, au nord d’In Atès, a contraint la liberté d’action de son groupe dans un de ses sanctuaires, en maîtrisant ses axes de mobilité et en contrôlant le terrain.

Conçue et conduite en partenariat avec les FAN, l’opération s’est appuyée sur la bonne connaissance nigérienne de la zone et de l’ennemi. Les forces se sont déployées en particulier dans les localités d’In Atès et de Tin Gara, à proximité de la frontière malienne.

Le bilan de cette opération est la saisie de plusieurs plots logistiques et du matériel de combat, et elle a aussi permis aux forces armées nigériennes de reprendre du terrain dans cette zone.

Le 20 décembre 2021, au Niger, les forces françaises de l’opération BARKHANE ont réalisé une opération de surveillance qui a conduit à la neutralisation d’un chef de groupe de l’État islamique au grand Sahara (EIGS), Soumana Boura.

Cette opération a été menée en étroite coordination avec les autorités nigériennes, dans une zone sanctuaire de l’EIGS au nord de la ville de Tillabéri.

Soumana Boura dirigeait un groupe de plusieurs dizaines de combattants actifs de l’EIGS dans la zone de Gober Gourou et de Firo, dans l’ouest du Niger. Il faisait partie du commando qui, sur ordre d’Abou Walid Sahraoui, neutralisé par la Force Barkhane en août 2021, avait exécuté 8 personnes, 6 Français et leurs 2 accompagnateurs nigériens, dans le parc de Kouré, au sud-est de Niamey, le 9 août 2020.

Je me demande si ces victoires/succès sont aussi rapportés dans les médias maliens et nigériens ? Cela contribuerait à "propagande" pro Barkahne.

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Il y a 11 heures, ascromis a dit :

55% des frappes aériennes réalisées en 2021 sont le fait des MQ-9 Block 1 & 5

Ne pas trop en faire du bruit ou Buzz , car les USA sont capables de nous demander des royalties ! 

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Mali : Les soldats français partis, les « instructeurs militaires » russes sont arrivés à Tombouctou

http://www.opex360.com/2022/01/07/mali-les-soldats-francais-partis-les-instructeurs-militaires-russes-sont-arrives-a-tombouctou/

Quoi qu’il en soit, la présence de ces « instructeurs militaires » russe au Mali est de plus en plus visible. Pour autant, on ignore s’il s’agit de mercenaires du groupe paramilitaire Wagner [proche du Kremlin] comme le soupçonnent la France et les États-Unis, ou si ce sont des militaires « réguliers », c’est à dire relevant du ministère russe de la Défense, comme le prétend Bamako.

Sollicité par l’AFP, un responsable militaire malien a évalué à environ 400 le nombre de ces « instructeurs » russes actuellement présents au Mali. « Vous parlez de mercenaires, C’est votre affaire. Pour nous, se sont des instructeurs russes », a-t-il. Un autre a assuré que ceux-ci sont déployés dans « plusieurs parties » du pays.

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Un peu de longue durée sur le contact entre la France et les Touareg, de l'exploration scientifique à l'exploration de conquête, et à la révolte senoussiste de 1916 :

https://www.youtube.com/watch?v=XZRZppSr21M (2 mars 2020)

Dominique Casajus. Livre 10. Charles de Foucauld et les Touaregs 1/2 (22 minutes)

14:12 Je crois pas qu'on n'ait jamais rien fait d'aussi bon, même depuis, sur la littérature touareg.

https://www.youtube.com/watch?v=ocBgvWL9FvY (3 avr. 2020)

Dominique Casajus. Livre 11. Charles de Foucauld et Henri Duveyrier dans leur période touareg 2/2 (52 minutes)

35:46 [La Senoussia] on en a fait une confrérie guerrière, fomentant, responsable de tout ce qui pouvait se passer d'hostile aux Européens. Et Duveyrier a adhéré à cette légende noire et a fortement contribué à la répandre. Et je crois voir assez bien ce qui s'est passé... lui qui voulait que les Touareg soient restés tels qu'il les avait connus, et tels qu'il les avait décrits dans son livre. Ce en quoi ils pouvaient avoir changé, cela venait d'un facteur extérieur, la Senoussia.

38:06 Les Européens, Français et Anglais, ont commencé à agir vis à vis de la Senoussia, selon l'image qui s'en propageait. Image parfaitement infidèle. Et au bout du compte, au tournant du siècle, la Senoussia est devenue ce qu'on disait qu'elle était. Elle l'est devenue parce que cela faisait 20, 30 ou 40 ans qu'on disait qu'elle était cela : "une sombre franc-maçonnerie conspirant dans le désert" contre les Européens. Elle a fini par le devenir, oui, bien sûr. À force. (...) L'Occident fabrique les monstres qui deviennent monstrueux.

 

Edited by Wallaby
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il y a une heure, Wallaby a dit :

le contact entre la France et les Touareg  ... à la révolte senoussiste de 1916

[La Senoussia] on en a fait une confrérie guerrière, fomentant, responsable de tout ce qui pouvait se passer d'hostile aux Européens

Illustration de ce qui est dit là:  la fiche wiki... reflète bien le jugement négatif de l'époque : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sanousiyya

Par contre faire un rapprochement entre Touaregs et Révolte Sénoussiste me parait un peu court ! Leurs zones d'influence respectives étaient assez éloignées... mais je peux me tromper

https://fr.zenit.org/2021/01/15/causes-des-saints-charles-de-foucauld-canonise-a-la-pentecote/    qui dit que "Le 1er décembre 1916, fait prisonnier par un groupe de guerriers sénoussites, il est tué par son jeune gardien pris de panique."  Je me demande justement si le  qualificatif de "guerriers sénoussites" n'arrangeait pas bien, à l'époque, dans le cadre de la même propagande plutôt colonialiste

Faudrait interroger de spécialistes: cela m'interpelle ! 

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Il y a cela aussi :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Foucauld#La_guerre_et_la_mort

Après la mort de Charles de Foucauld, ses amis touaregs comme Ouksem entrent en dissidence contre l'armée française : en décembre 1916 ou en 1917, la tribu des Dag-Ghali se rallie à l'insurrection senoussiste, à laquelle les autorités coloniales répondent par une « cruelle répression », les militaires français se livrant à des expéditions punitives : ils « chassaient les troupeaux et les gens, razziaient et faisaient des prisonniers »

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https://soldat-und-technik.de/2022/01/aus-der-truppe/29792/task-force-takuba-daenisches-spezialkraeftekontingent-in-mali-angekommen/

Task Force Takuba - le contingent danois des forces spéciales est arrivé au Mali

Malgré la situation actuellement confuse au Mali, le contingent de troupes danoises de la Task Force Takuba est arrivé dans le pays africain, comme l'a annoncé aujourd'hui le ministère danois de la Défense dans un communiqué. Le Danemark avait déjà annoncé en avril 2021 l'envoi de jusqu'à 105 soldats. À l'époque, il avait été dit que la troupe serait composée d'environ 60 soldats de commandement du Jaegerkorpset (corps de chasseurs), de personnel sanitaire ainsi que d'officiers d'état-major pour la conduite de la mission.

Selon le communiqué, le contingent danois actuel se compose de 90 soldats - des forces spéciales, du personnel médical et un élément de soutien logistique. Le Parlement danois avait approuvé le déploiement fin mai 2021. La mission est mandatée pour douze mois et devrait ensuite être prolongée. L'unité a pour mission de conseiller, d'assister et d'accompagner les forces armées et les autorités de sécurité maliennes dans des opérations afin de leur permettre d'agir de manière autonome contre les groupes terroristes dans la région du Sahel.

Selon les forces armées danoises, les soldats des forces spéciales ont une longue expérience dans la formation et l'entraînement de forces d'autres nations et ont déjà été déployés pour des tâches similaires en Afghanistan et en Irak ainsi que pour des périodes plus courtes dans d'autres parties de l'Afrique. Les forces sanitaires danoises - composées de chirurgiens urgentistes - seront responsables du traitement sanitaire d'urgence des soldats des forces spéciales danoises et des partenaires internationaux dans le cadre de la Task Force Takuba. Selon le communiqué, les soldats danois constituent le seul personnel médical de chirurgie d'urgence de l'ensemble de la Task Force.

Au sein de la Task Force Takuba, huit pays européens (Belgique, Danemark, Estonie, France, Pays-Bas, Portugal, Suède et République tchèque) conseillent et soutiennent actuellement les forces armées maliennes dans leur lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel. Depuis la mi-2020, Takuba soutient en outre l'opération française Barkhane, qui poursuit des objectifs similaires depuis 2014. Les opérations sont coordonnées avec les acteurs internationaux sur le terrain, y compris la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

L'avenir de la mission est toutefois incertain, car suite à un coup d'État militaire au Mali, des tensions sont apparues entre le Mali et l'ONU, la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les États européens engagés au Mali. L'escalade est telle que le Mali a actuellement fermé son espace aérien à tout mouvement aérien (à l'exception des vols médicaux d'urgence) pour les acteurs internationaux. Le contingent de la Bundeswehr est également concerné par cette interdiction de vol.

Le Jaegerkorpset

Les forces spéciales de l'armée danoise, le Jaegerkorpset, est une unité d'environ 300 soldats qui dépend du commandement des forces spéciales danoises SOKOM. Ce dernier dirige également le Fromandskorpset (nageurs de combat) en tant que forces spéciales maritimes ainsi que les Siriuspatruljen, qui opèrent en traîneaux à chiens dans le nord-est du Groenland, en tant que forces spéciales arctiques.

Le Jaegerkorpset remplit quatre missions essentielles :

Reconnaissance spéciale (Special Reconnaissance)
élimination d'objectifs stratégiques de grande valeur (action directe)
Assistance militaire (Military Assistance)
Soutien aux missions de police (notamment dans la lutte contre le terrorisme)

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Task-Force-Takuba-%E2%80%93-daenisches-S

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Le 19/01/2022 à 09:05, Polybe a dit :

Cela suggère que le mec y était, et que la France à des plots logs non-gardés.

D'après le monde qui cite une "source française", il semblerait bien qu'il y avait un élément logistique non gardé :

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/20/une-attaque-inedite-a-l-engin-explosif-blesse-quatre-soldats-francais-au-burkina-faso_6110233_3212.html

« Le véhicule tout-terrain a explosé sur un IED », a indiqué l’état-major des armées à l’AFP, précisant que le groupe était « en mission de reconnaissance ». Selon nos informations, les soldats étaient venus vérifier « l’état d’un dépôt logistique » appartenant à l’armée française, à la suite d’une attaque terroriste contre l’aérodrome le 13 janvier. Plusieurs bâtiments avaient été saccagés à la dynamite et un des conteneurs français ouvert par les assaillants. « Il ne renfermait que du ravitaillement et de la logistique, rien de sensible », assure une source française, sans préciser ce qui a été emporté par les djihadistes.»

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