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https://www.aftenposten.no/verden/i/GG2V16/frankrike-vil-ha-norske-soldater-til-aa-kjempe-mot-afrikanske-terrorister (13 janvier 2020)

La France veut que des soldats norvégiens combattent les terroristes africains

La France en a assez de payer pour la lutte contre les terroristes africains. Maintenant, Emmanuel Macron veut faire venir des soldats de Norvège.

La Norvège, ainsi que plusieurs autres pays européens, a reçu une demande des autorités françaises et maliennes de contribuer à une nouvelle force multinationale au Mali appelée Takuba, a déclaré le ministre de la Défense Frank Bakke-Jensen.

Le gouvernement a décidé que la Norvège fournirait un nouvel avion de transport pendant six mois aux forces de sécurité de l'ONU plus tard cette année et jusqu'en 2021.

Le ministère de la Défense l'a confirmé à l'Aftenposten.

La demande faite à la Norvège découle de l'expansion rapide des islamistes violents en Afrique, et en particulier dans la ceinture du Sahel, où se trouve le Mali. Le Mali est une ancienne colonie française. La ceinture sahélienne traverse le continent.

Aujourd'hui, le président Emmanuel Macron rencontre plusieurs chefs d'État ouest-africains en France. L'objectif est de développer une stratégie contre les djihadistes qui ravagent le continent.

L'envoyé de l'ONU en Afrique de l'Ouest, Mohamed Iban Chambas, a déclaré avant le week-end que "la forte augmentation" des attaques terroristes a sapé la confiance des gens dans les autorités de pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Ici, le nombre d'homicides terroristes a doublé depuis 2016. L'année dernière, 4 000 personnes ont été tuées dans des attaques terroristes dans les trois pays, alors qu'en 2016 le chiffre était de 770.

Vingt personnes, dont 18 des forces de maintien de la paix des Nations Unies, ont été blessées la semaine dernière dans une attaque contre une base des Nations Unies au nord du Mali. Quelques jours avant Noël, 33 terroristes ont été tués lors d'une campagne française dans le pays. En novembre, 13 soldats français ont été tués lorsque deux hélicoptères sont entrés en collision dans le pays.

Il faut faire face à une menace terroriste croissante

- La force stimulera le renforcement des capacités et renforcera la capacité de l'armée malienne à faire face à la menace terroriste croissante dans la région. Takuba est liée à l'opération française Barkhane dans la région du Sahel, explique Bakke-Jensen.

- La manière dont la Norvège devrait répondre à cette demande est examinée, poursuit le ministre de la Défense.

- Toute contribution norvégienne à Takuba sera traitée de la manière habituelle et le Storting sera consulté de la manière habituelle, dit-il.

L'opération de maintien de la paix la plus dangereuse au monde

La Norvège a actuellement 15 personnes au Mali. Là, la Norvège gère le camp de l'ONU Bifrost, la base du programme de rotation des avions de transport dans le cadre de l'opération de maintien de la paix de l'ONU. Cette opération est considérée comme l'opération de maintien de la paix la plus dangereuse au monde. Les 15 Norvégiens travaillent au fonctionnement du camp et au personnel du quartier général de l'ONU, a indiqué le ministère de la Défense.

La Norvège a contribué pendant six mois l'année dernière avec un avion de transport C-130J Hercules et 70 personnes liées à l'avion. Ceux-ci sont revenus avant le début de l'année, mais la ministre de la Défense et le Premier ministre Erna Solberg ont réussi à leur rendre visite en mai de l'année dernière.

L'avion norvégien a été déployé juste après que le Canada se soit retiré de la mission ce printemps. Le Canada est l'un des concurrents de la Norvège dans la bataille pour une place au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le niveau élevé de menace dans le nord du Mali et la vaste zone géographique d'opération, qui se compose principalement de désert, rendent le transport terrestre très dangereux. Plus de 190 soldats des Nations Unies ont été tués depuis la création de la force de maintien de la paix des Nations Unies en 2013. La grande majorité sont des soldats d'autres pays africains.

Beaucoup est en jeu

L'année dernière, le ministère des Affaires étrangères a élaboré une stratégie pour le Sahel. L'expert de l'Afrique Morten Bøås de l'Institut norvégien de politique étrangère (Nupi) estime que c'est important et d'actualité.

- L'Afrique est l'un des endroits les plus brûlants concernant les groupes terroristes. Les «États vulnérables» figurent plus haut que jamais sur l'agenda européen. Nos alliés européens s'attendent à ce que nous apportions davantage d'assistance, probablement également sur le plan militaire, explique Bøås.

Il pense que la demande française arrive parce que la France pense également que d'autres devraient prendre une plus grande part dans le travail d'arrêter les terroristes africains.

- Cela devient trop cher pour Macron de continuer à payer pour cela. La politique de sécurité est très en jeu, dit Bøås.

Il estime que la vision du monde de la politique de sécurité en difficulté signifie qu'une telle participation peut être importante pour la Norvège.

- S'il y a une chose qui inquiète ceux qui y réfléchissent au ministère de la Défense et au ministère des Affaires étrangères, c'est la solidité de la coopération transatlantique avec les États-Unis. La Norvège doit avoir une politique de sécurité orientée vers l'Europe, et notamment la France et l'Allemagne. Dans un tel contexte, une demande de Macron peut être un moyen de [marcher sur ses deux jambes ? avoir plus d'une corde à son arc ?], explique Bøås.

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Il y a 1 heure, Alexis a dit :

Ou pour dire les choses autrement, ce n'est pas nous qui pouvons décider de l'atteinte de l'objectif, mais seulement les pays du G5. La France ne fait que prémunir contre bien pire et gagner le temps pour les Etats de la région de devenir plus solides et fonctionnels. Ce qui est certes indispensable !

Quand on dit "Les pays du G5", de qui parle-t-on, des élites ou du peuple ? Des gouvernants ou des opposants ?

Pour la plupart des gens, je ne suis pas sûr qu'ils fassent vraiment la différence entre cette guérilla et les violences interethniques ou interclaniques qui existent dans cette partie du monde depuis des millénaires. L'idée qu'il puisse y avoir un État "monopole de la violence physique légitime", leur passe peut-être un peu au-dessus de la tête.

Tant que la capitale, Bamako, n'est pas atteinte, c'est des histoires qui se passent très loin dans des provinces reculées dont ils n'ont pas grand chose à faire.

Parmi les "élites" il y a peut-être des opposants qui ont certaines ambitions et qui s'imaginent en capitaine Sanogo prenant le pouvoir en 2012 après la défaite militaire spectaculaire de l'armée du président ATT. En empêchant ce type de défaite et de prise de pouvoir, la France est une empêcheuse de tourner en rond.

Pour les opposants, les défaites militaires sont des opportunités de mettre le pouvoir en place en défaut. Donc ils n'aspirent pas forcément à la paix et à la stabilité.

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il y a 23 minutes, capmat a dit :

Un autre couloir ferroviaire converge vers "les trois frontières", c'est la ligne Dakar-Kayes-Bamako-Koulikoro. Ultérieurement cette ligne rejoindra Niamey.

En attendant, cette ligne est surtout un mythe, serpent de mer ravivé périodiquement, mais qui semble appartenir plus au passé qu'au futur :

https://www.jeuneafrique.com/mag/795356/economie/dakar-bamako-le-long-chemin-de-la-rehabilitation/ (3 juillet 2019)

Le silence règne depuis plus d’un an maintenant dans la gare de marchandises dakaroise de Bel-Air. Sur les rails de la grande halle, d’où sont partis les premiers wagons vers le Mali en 1924, des locomotives hors d’âge sont à l’arrêt. Les cheminots, en grève depuis 2018 pour protester contre des arriérés de salaires, ont déserté les lieux.

L’ancienne voie coloniale, qui relie le port maritime de Dakar, au Sénégal, au port fluvial de Koulikoro, au Mali, attend toujours sa réhabilitation, promise lors de la privatisation du chemin de fer en 2003, sous le mandat du président Abdoulaye Wade, et confirmée ensuite plusieurs fois par son successeur, Macky Sall, notamment pendant sa dernière campagne.

Douze années durant, Transrail, à qui a été confiée l’infrastructure, a vu défiler les actionnaires majoritaires : le franco-canadien Canac-Getma, puis l’américain Savage, suivi du groupe Advens d’Abbas Jaber, figure du patronat local.

Incapables de supporter la charge financière nécessaire à la mise à niveau, ces trois gestionnaires n’ont jamais lancé le chantier, et ce jusqu’à la résiliation de la concession de Transrail, en 2015, alors qu’elle devait durer jusqu’en 2028. Le coût de la réhabilitation est estimé à près de 880 millions d’euros pour des travaux devant durer trois à quatre ans, alors qu’il faudrait 2,6 à 3,5 milliards d’euros pour construire une nouvelle ligne.

En mars 2016, les 1 022 salariés, les actifs et la concession de Transrail ont été transférés à Dakar-Bamako Ferroviaire (DBF), une « structure bi-étatique transitoire » – dont le mode de gouvernance reste à définir précisément –, pilotée depuis la fin de 2018 par le Franco-Sénégalais Kibily Touré.

Mais malgré ces changements, rien n’a été enclenché sur le terrain. « Les États ont laissé mourir l’outil. Les cheminots ont navigué à vue pendant plus de dix ans, sur un rail qui ne permettait pas d’excéder 30 km/h, quand il n’était pas impraticable », déplore un membre de la corporation.

https://www.voaafrique.com/a/les-cheminots-reprennent-le-travail-après-cinq-mois-de-grève/4915615.html (13 mai 2019)

Les cheminots maliens ont repris lundi le travail après presque cinq mois d'arrêt, dont un mouvement de grève de la faim, pour le paiement de nombreux mois d'arriérés de salaires, a-t-on appris auprès de leur syndicat et du gouvernement.

En décembre 2015, le Mali et le Sénégal ont signé chacun un accord avec l'entreprise publique chinoise China Railway Construction Corporation pour la réhabilitation de cette infrastructure stratégique.

Donc il y a une annonce qui a été fait en 2015. On est en 2020 et il ne s'est toujours rien passé. Ça peut durer encore longtemps comme ça.

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Même les Chinois n'ont pas investi là-dedans. Il y aurait pourtant de quoi faire. Un axe de communication de ce type permettrait beaucoup de choses, ne serait-ce que pour désenclaver le Mali et augmenter l'intégration régionale.

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il y a 6 minutes, Wallaby a dit :

En attendant, cette ligne est surtout un mythe, serpent de mer ravivé périodiquement, mais qui semble appartenir plus au passé qu'au futur :

https://www.jeuneafrique.com/mag/795356/economie/dakar-bamako-le-long-chemin-de-la-rehabilitation/ (3 juillet 2019)

Le silence règne depuis plus d’un an maintenant dans la gare de marchandises dakaroise de Bel-Air. Sur les rails de la grande halle, d’où sont partis les premiers wagons vers le Mali en 1924, des locomotives hors d’âge sont à l’arrêt. Les cheminots, en grève depuis 2018 pour protester contre des arriérés de salaires, ont déserté les lieux.

L’ancienne voie coloniale, qui relie le port maritime de Dakar, au Sénégal, au port fluvial de Koulikoro, au Mali, attend toujours sa réhabilitation, promise lors de la privatisation du chemin de fer en 2003, sous le mandat du président Abdoulaye Wade, et confirmée ensuite plusieurs fois par son successeur, Macky Sall, notamment pendant sa dernière campagne.

Douze années durant, Transrail, à qui a été confiée l’infrastructure, a vu défiler les actionnaires majoritaires : le franco-canadien Canac-Getma, puis l’américain Savage, suivi du groupe Advens d’Abbas Jaber, figure du patronat local.

Incapables de supporter la charge financière nécessaire à la mise à niveau, ces trois gestionnaires n’ont jamais lancé le chantier, et ce jusqu’à la résiliation de la concession de Transrail, en 2015, alors qu’elle devait durer jusqu’en 2028. Le coût de la réhabilitation est estimé à près de 880 millions d’euros pour des travaux devant durer trois à quatre ans, alors qu’il faudrait 2,6 à 3,5 milliards d’euros pour construire une nouvelle ligne.

En mars 2016, les 1 022 salariés, les actifs et la concession de Transrail ont été transférés à Dakar-Bamako Ferroviaire (DBF), une « structure bi-étatique transitoire » – dont le mode de gouvernance reste à définir précisément –, pilotée depuis la fin de 2018 par le Franco-Sénégalais Kibily Touré.

Mais malgré ces changements, rien n’a été enclenché sur le terrain. « Les États ont laissé mourir l’outil. Les cheminots ont navigué à vue pendant plus de dix ans, sur un rail qui ne permettait pas d’excéder 30 km/h, quand il n’était pas impraticable », déplore un membre de la corporation.

https://www.voaafrique.com/a/les-cheminots-reprennent-le-travail-après-cinq-mois-de-grève/4915615.html (13 mai 2019)

Les cheminots maliens ont repris lundi le travail après presque cinq mois d'arrêt, dont un mouvement de grève de la faim, pour le paiement de nombreux mois d'arriérés de salaires, a-t-on appris auprès de leur syndicat et du gouvernement.

En décembre 2015, le Mali et le Sénégal ont signé chacun un accord avec l'entreprise publique chinoise China Railway Construction Corporation pour la réhabilitation de cette infrastructure stratégique.

Donc il y a une annonce qui a été fait en 2015. On est en 2020 et il ne s'est toujours rien passé. Ça peut durer encore longtemps comme ça.

Oui ! Evidemment, c'est l'Afrique....

Barkane est là pour le temps qu'il faudra...

Mais tout de même, le long de la côte ça bouge et les arrières pays finiront bien par être concernés.

Je t'accorde qu'il faut un optimisme en titane.

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il y a 2 minutes, capmat a dit :

Oui ! Evidemment, c'est l'Afrique....

Barkane est là pour le temps qu'il faudra...

Mais tout de même, le long de la côte ça bouge et les arrières pays finiront bien par être concernés.

Je t'accorde qu'il faut un optimisme en titane.

Il se disait à l'époque que le port de Cotonou était "le port le plus performant d'Afrique occidentale" :

Le 14/06/2013 à 01:16, Wallaby a dit :

Pour comprendre le Mali, essayons de le placer dans son contexte sous-régional : la Boucle du Niger : Côte d'Ivoire-Mali-Burkina-Ghana-Togo-Bénin-Niger-Nigéria-Tchad. Le port de Cotonou vient d'être reconnu comme le port le plus performant d'Afrique occidentale :

9NoTt5Eybyc

Interview de Kassim Traoré, directeur du port de Cotonou, le 15 mai 2013.

-

"9NoTt5Eybyc" était un youtube que je trouvais très intéressant, mais qui a disparu avec les mises à jour du forum.

Aujourd'hui si j'essaie d'en savoir plus sur Kassim Traoré, j'apprends la chose suivante :

http://construirelebenin.over-blog.com/article-port-autonome-de-cotonou-les-raisons-du-limogeage-du-dg-kassim-traore-123425475.html (24 avril 2014)

La nouvelle est tombée hier nuit à la surprise générale. Le Directeur général du Port autonome de Cotonou (Pac), Kassim Traoré a été limogé. La décision a été prise au cours de la traditionnelle séance du conseil des ministres du mercredi. Hier donc, d’après des sources bien informées, Kassim Traoré a été relevé de ses fonctions. Ceci, à cause d’une taxe de 5.000 F Cfa qu’il aurait imposé sur chaque véhicule sorti du Pac indépendamment des frais payables au Guichet Unique. Toujours d’après les mêmes sources, le chef de l’Etat, Boni Yayi n’a pas du tout apprécié cet état de chose. Conséquence, la responsabilité du Dg Kassim Traoré a été engagée et il a été simplement limogé. Fin de parcours donc pour l’éternel Dg intérimaire Kassim Traoré qui était à la tête du Pac depuis le relèvement de ses fonctions en septembre 2012 de l’ancien Dg/Pac, Joseph Ahanhanzo.

Si je reviens au port de Cotonou, son importance pour l'arrière pays malien et nigérien reste confirmée par Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Port_de_Cotonou

Le Port de Cotonou, est un port autonome béninois situé dans la ville de Cotonou. Seul port du Bénin, il est le poumon de l'économie béninoise. Il participe à 90 % des échanges avec l’extérieur, engendre jusqu’à 60 % du Produit Intérieur Brut (PIB) et contribue à 45 % des recettes fiscales.

Avec plus de 10 millions de tonnes de fret annuel, il est le 3e port de l'Afrique de l'Ouest après les ports de Lagos et d'Abidjan.

Il dessert les pays de l'hinterland, tels que le Mali, le Burkina Faso, le Tchad. Il est également le premier port de transit du Niger, pays frontalier totalement enclavé, notamment pour l'exportation de l'uranium extrait dans le nord nigérien par le groupe français Areva.

Depuis janvier 2018, la gestion du port de Cotonou est déléguée au port d’Anvers, deuxième port européen, après celui de Rotterdam.

C'est moi, ou cette histoire de port africain contrôlé par un port européen apporte de l'eau au moulin aux détracteurs du néocolonialisme ?

 

 

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Il y a 2 heures, Alexis a dit :

Je me demande d'ailleurs s'il ne serait pas possible d'utiliser ce comportement des djihadistes pour leur tendre un joli piège :smile: ...

Parce que si, sans que les djihadistes s'en aperçoivent, une garnison apparemment isolée et constituée de soldats peu équipés, est en fait doublée un peu plus loin de forces bien équipées et mobiles en mesure d'intervenir rapidement, tandis que des moyens de reconnaissance parviennent à repérer les djihadistes en approche... ça pourrait donner un résultat intéressant.

 

 

Déja essayer par OAP le probleme c'est que les barbus foute le camps en moto dans toute les directions même choses quand ils se font allumer. 

 

Aprés pour construire des FOB on a de la chance d'avoir le lieutenant Paulin dit le sourcier  qui a conecté la plupart des FOB à l'eau

La dernierre celle de Gossi 

https://fr.calameo.com/read/0000633020117a2d31a06

 

 

 

 

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Il y a 3 heures, Wallaby a dit :

Il se disait à l'époque que le port de Cotonou était "le port le plus performant d'Afrique occidentale" :

-

"9NoTt5Eybyc" était un youtube que je trouvais très intéressant, mais qui a disparu avec les mises à jour du forum.

Aujourd'hui si j'essaie d'en savoir plus sur Kassim Traoré, j'apprends la chose suivante :

http://construirelebenin.over-blog.com/article-port-autonome-de-cotonou-les-raisons-du-limogeage-du-dg-kassim-traore-123425475.html (24 avril 2014)

La nouvelle est tombée hier nuit à la surprise générale. Le Directeur général du Port autonome de Cotonou (Pac), Kassim Traoré a été limogé. La décision a été prise au cours de la traditionnelle séance du conseil des ministres du mercredi. Hier donc, d’après des sources bien informées, Kassim Traoré a été relevé de ses fonctions. Ceci, à cause d’une taxe de 5.000 F Cfa qu’il aurait imposé sur chaque véhicule sorti du Pac indépendamment des frais payables au Guichet Unique. Toujours d’après les mêmes sources, le chef de l’Etat, Boni Yayi n’a pas du tout apprécié cet état de chose. Conséquence, la responsabilité du Dg Kassim Traoré a été engagée et il a été simplement limogé. Fin de parcours donc pour l’éternel Dg intérimaire Kassim Traoré qui était à la tête du Pac depuis le relèvement de ses fonctions en septembre 2012 de l’ancien Dg/Pac, Joseph Ahanhanzo.

Si je reviens au port de Cotonou, son importance pour l'arrière pays malien et nigérien reste confirmée par Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Port_de_Cotonou

Le Port de Cotonou, est un port autonome béninois situé dans la ville de Cotonou. Seul port du Bénin, il est le poumon de l'économie béninoise. Il participe à 90 % des échanges avec l’extérieur, engendre jusqu’à 60 % du Produit Intérieur Brut (PIB) et contribue à 45 % des recettes fiscales.

Avec plus de 10 millions de tonnes de fret annuel, il est le 3e port de l'Afrique de l'Ouest après les ports de Lagos et d'Abidjan.

Il dessert les pays de l'hinterland, tels que le Mali, le Burkina Faso, le Tchad. Il est également le premier port de transit du Niger, pays frontalier totalement enclavé, notamment pour l'exportation de l'uranium extrait dans le nord nigérien par le groupe français Areva.

Depuis janvier 2018, la gestion du port de Cotonou est déléguée au port d’Anvers, deuxième port européen, après celui de Rotterdam.

C'est moi, ou cette histoire de port africain contrôlé par un port européen apporte de l'eau au moulin aux détracteurs du néocolonialisme ?

 

 

Bonsoir

 

 

l'interview, ce n'est pas celle là ???

 

 

arvi pâ

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il y a 18 minutes, christophe 38 a dit :

l'interview, ce n'est pas celle là

Non, si je me souviens bien c'était une vraie interview avec un journaliste qui pose des questions.

Je crois que c'était celle-ci :

 

 

Edited by Wallaby
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Il y a 3 heures, capmat a dit :

Tout les ports Africains, de même que les aéroports sont sous le contrôle des entreprises qui les animent.... elles sont majoritairement françaises.

 

Pas d'accord en Afrique Dubai Ports World à pris le dessus 

 

Algérie

Port d'Alger Djazair Port World joint-venture avec EPAL(entreprise du port d'Alger).

Port de Djen Djen (Jijel) joint-venture avec l'entreprise portuaire de Djendjen.

Djibouti

Doraleh Container Terminal

Port de Djibouti

Mozambique - un terminal à conteneurs dans le port de Maputo

Sénégal

Port du Futur - en cours de développement

un terminal à conteneurs dans le port de Dakar - en cours de développement

https://fr.wikipedia.org/wiki/DP_World

Quand à bolloré il vont licencier des milliers de personnes en afrique a force de perdre des consessions 

https://www.investiraucameroun.com/transport/0812-13716-le-port-autonome-de-douala-ecarte-bollore-et-s-adjuge-la-regie-de-son-terminal-a-conteneurs-pour-un-an

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En + là on va voir ... ce qu'on va voir !   Gare  au Djihadistes  !

http://www.opex360.com/2020/01/21/coalition-pour-le-sahel-le-tchad-va-envoyer-un-bataillon-dans-la-region-du-liptako-gourma/

Citation

Coalition pour le Sahel : Le Tchad va envoyer un bataillon dans la région du Liptako-Gourma  ... le Tchad, qui est aussi membre du G5 Sahel, a fait savoir qu’il répondrait présent en envoyant l’un de ses bataillons combattre les groupes armés terroristes [GAT], et en particulier l’État islamique dans le grand Sahara [EIGS] dans le Liptako-Gourma. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, l’a assuré à Florence Parly, la ministre française des Armées, qui étaient à N’Djamena, le 20 janvier, avec Peter Hultqvist, son homologue suédois, dont le pays assure actuellement le commandement de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA]....

À N’Djamena, les discussions ont porté sur les « modalités » du déploiement des soldats tchadiens dans la région des trois frontière, qui correspond au « fuseau centre » de la Force conjointe du G5 Sahel. « La rencontre a permis de discuter sur les détails techniques, juridiques ainsi que des préalables au déploiement des troupes tchadiens » dans le Liptako Gourma, a en effet expliqué un communiqué de la présidence tchadienne.

Jusqu’à présent, le Tchad a mis un bataillon à la disposition de la Force conjointe du G5 Sahel. Cette unité a été engagée avec une formation nigérienne dans l’opération Amane 2, conduite dans le « fuseau est » du G5 Sahel, en octobre.

À ce stade, il n’est pas clair si N’Djamena envisage d’engager un autre bataillon au sein de la Force conjointe du G5 Sahel [qui doit compter 5.000 soldats].

 

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Petit à petit se met en place le coup de balai qu'on prépare depuis plusieurs semaines/mois.

Jusqu'alors notre action visait à se concentrer sur de nouvelles emprises, devant servir à ceinturer cette zone des trois frontières. Les renforts étaient prévus et ne sont pas sortis du chapeau de Macron lors du sommet de Pau, moi même je l'avais déjà indiqué il y a plus d'un mois, de la même façon que je mettais bien en parallèle le noël de Macron en Côte d'Ivoire avec ces premiers renforts.

L'objectif était un 3e GTD en plus bien sûre d'englober les armées nationales. On a pour ambition de nettoyer la zone avant l'arrivée de la force Takuba, qui fera en liaison avec les forces locales, le contrôle du terrain, la phase sécurisation.

Par contre ce qui semble "nouveau" avec ce plan, ce sont ces "renforts" supplémentaires non prévus qui semblent être une impulsion de nos autorités militaires sur la présidence assez ouverte à cela. Le besoin ouvertement affiché par le CEMA, ce sont des unités combattantes , c'est donc vers un GTIA supplémentaire que j'envisage ce renfort, toujours dans l'esprit Serval, car les opérations à venir ressembleront à ce modus operandi (grandes manoeuvres) plutôt qu'à ce qu'on fait depuis quelques temps (axé sur le reco et l'action des FS).

En tout cas, on ne manque pas de ressources pour fournir un GTIA et l'augmentation depuis 2-3 ans du budget opex, faisant baisser le "surcoût" ne pousse plus trop à freiner des 4 fers en craignant l'ardoise budgétaire. Donc que ce soit la prise des moyens de CI qui ne coûteront pas beaucoup plus que là ou ils seraient restés ou les autres renforts à venir, ce n'est pas non plus une folie. Le fait qu'il semble que Macron ait donné 6 mois pour des résultats n'est pas un hasard, comme je le disais, on veut nettoyer au maximum avant d'installer Takuba et notre CEMA va demander ce qu'il faut pour parvenir aux objectifs, il saisit l'occasion, il a raison. Un BPC peut rapidement faire le plein de ce qu'il faut.

Attendons mi-février...

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Pour ma part je suis assez sceptique. Il y a plus besoin d'hélicoptères et de mentors accompagnant au combat les armées locales (ce que prévoit Takuba) que de deux ou trois compagnies supplémentaires, qui certes seront toujours les bienvenues. Je ne vois pas pourquoi cela changerait radicalement le cours des choses. Je crains en particulier que beaucoup en France ne réalisent pas l'impact dans les armées, institutions et populations locales de désastres comme ceux subis récemment .

Edited by gustave

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il y a 4 minutes, gustave a dit :

Pour ma part je suis assez sceptique. Il y a plus besoin d'hélicoptères et de mentors accompagnant au combat les armées locales (ce que prévoit Takuba) que de deux ou trois compagnies supplémentaires, qui certes seront toujours les bienvenues. Je ne vois pas pourquoi cela changerait radicalement le cours des choses. Je crains en particulier que beaucoup en France ne réalisent pas l'impact dans les armées, institutions et populations locales de désastres comme ceux subis récemment .

Et un autre aujourd'hui : 37 civils assassinés au Burkina-Fasso (brêve AFP). :pleurec:

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Il y a 15 heures, Jésus a dit :

Attendons mi-février...

Oui, mais l'année avance ... vers la saison des pluies ... donc déjà plutôt tard !

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Bilan 2019 Barkhane. Sur le théâtre sahélien, le dispositif aérien français s'articule désormais autour de trois drones, de 7 chasseurs, de 21 hélicoptères et de 6 à 10 avions de transport. Ces aéronefs auront conduit 950 sorties aériennes sur l'année 2019.

2020.

 

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Il y a 11 heures, Fusilier a dit :

Dans "le mamouth"  Un plaidoyer pour de l'infanterie sur pickup   (par certains aspects cela rappelle les débats en Algérie...) 

Et aussi une réflexion sur la durée du mandat de 4 mois...

https://lemamouth.blogspot.com/2020/01/ya-quoi-dans-les-renforts-de-barkhane.html

En Algérie on acceptait d'encaisser des pertes non négligeables. Difficilement évitables en léger.

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Il y a 4 heures, gustave a dit :

En Algérie on acceptait d'encaisser des pertes non négligeables. Difficilement évitables en léger.

Effectivement, et puis n'oublions pas que la capacité de légèreté était employé aussi avec des unités de quadrillage plus lourde, une capacité aéromobile importante. 

Cette affaire est aussi celui du Mali et des pays concernées, donc qu'ils devront fournir plus d'hommes, et combattre aussi à la manière des groupes islamistes. Le modèle du combat mode rezzous des tchadiens apporterai beaucoup je pense. 

Et vu la taille du théâtre sahelien, quand bien même on mettra beaucoup de monde sur pick up, ça restera toujours problématique pour gérer dans toute la zone, on ne pourra pas se permettre d'y mettre un effectif conséquent. 

Je met le point de situation :

 

Edited by Gibbs le Cajun
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Il y a 5 heures, gustave a dit :

En Algérie on acceptait d'encaisser des pertes non négligeables. Difficilement évitables en léger.

C'est sans doute vrai.  Note que au Sahel on envoie volontiers au charbon des "légers" : commandos héliportés, parachutés et autres FS

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