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Opération Barkhane


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@Rivelo et @gustave : la réponse n'est pas et ne peut pas être purement militaire, et de ce point de vue ces discussions me semblent un peu vaines. Comment sécurise-t-on les populations, les points d'eau ? Comment empêche-t-on le rançonnage, les péages, les brigandages en tout genre ? Comment faire émerger des cadres  ? Faut-il et peut-on regrouper les populations si elles sont plus faciles à défendre ainsi ?

Et d'un strict point de vue opérationnel : comment protège-t-on le GSM ?

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Il y a 3 heures, Rivelo a dit :

Les FOB que l'on a mis en place à Tombouctou, Kidal, Gossi, etc... n'ont pas empêché les offensives meurtrières de l'EIGS dans le Liptako Gourma et n'aident que marginalement aux opérations de ratissage en cours.

Les FOB dont tu parle ont servie à securisé le Nord en créant des bases vie d'ou partait les opérations  pour taper du barbu. 

Cette sécurisation du Nord grace aux Fob a entrainé un repli des GAT dans la verte de la boucle du Niger dans la zone des 3 frontieres parce que les barbus se sont apercu  que les armées locale ne traversaient pas les frontieres et que l'armée francaise était moins presente dans la zone  . 

Le G5 Summit de Pau à regler le probléme du franchisement des frontieres de nouvelle FOB ont été construite plus solide avec des soldats locaux plus ageries. La traque  des GAT  et les operation combiné de destruction  restant à la charge de l'armée francaise sur la base des renseignements obtenues par la DRM et les loceaux .       

 

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Il y a 2 heures, Boule75 a dit :

@Rivelo et @gustave : la réponse n'est pas et ne peut pas être purement militaire, et de ce point de vue ces discussions me semblent un peu vaines. Comment sécurise-t-on les populations, les points d'eau ? Comment empêche-t-on le rançonnage, les péages, les brigandages en tout genre ? Comment faire émerger des cadres  ? Faut-il et peut-on regrouper les populations si elles sont plus faciles à défendre ainsi ?

Nous sommes bien d'accord, l'aspect militaire n'est que nécessaire et en aucun cas suffisant. Mais il demeure nécessaire, et en ce sens doit être discuté...

Il y a 4 heures, Rivelo a dit :

Là, tu décris Gao. C'est là où sont basés les hélicoptères, les hôpitaux de campagne et les principaux soutiens. Si un commando est blessé, il sera évacué par hélicoptère là-bas, pas à Gossi. Je suis d'accord que l'on ne va pas engager des troupes au sol sans avoir la possibilité d'organiser une EVASAN ou de projeter une force de réaction rapide ou un appui aérien. Mais on parle d'une distance de x heures en hélico, pas d'un nombre de heures de route d'une FOB.

Sans plate-formes aptes à recevoir des hélicoptères régulièrement disposées sur la zone d'action pas d'EVASAN, pas d'appui HA (je ne vais pas évoquer les délais afférents mais vous pouvez aisément imaginer que ceux-ci grimpent vite), et donc pas de nomadisation, et donc pas d'action sur l'ennemi...

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Il y a 8 heures, gustave a dit :

Nous sommes bien d'accord, l'aspect militaire n'est que nécessaire et en aucun cas suffisant. Mais il demeure nécessaire, et en ce sens doit être discuté...

Sans plate-formes aptes à recevoir des hélicoptères régulièrement disposées sur la zone d'action pas d'EVASAN, pas d'appui HA (je ne vais pas évoquer les délais afférents mais vous pouvez aisément imaginer que ceux-ci grimpent vite), et donc pas de nomadisation, et donc pas d'action sur l'ennemi...

Pourtant les USA avaient mis au point des spots temporaires pour réarmer et ou ravitailler au sol?

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Il y a 15 heures, Boule75 a dit :

@Rivelo et @gustave : la réponse n'est pas et ne peut pas être purement militaire, et de ce point de vue ces discussions me semblent un peu vaines. Comment sécurise-t-on les populations, les points d'eau ? Comment empêche-t-on le rançonnage, les péages, les brigandages en tout genre ? Comment faire émerger des cadres  ? Faut-il et peut-on regrouper les populations si elles sont plus faciles à défendre ainsi ?

Et d'un strict point de vue opérationnel : comment protège-t-on le GSM ?

L'aspect politico économique, le plus fondamental, reviendrait simplement à une nécessité de recoloniser ce territoire, dans l'idée de le redecouper sur des frontières ethniques. Histoire d'en faire des petits états stables. 

Néanmoins, c'est politiquement inimaginable, c'est économiquement irrealisable, c'est géographiquement à l'échelle quasi totale de l'Afrique qu'il faudrait le faire, enfin dernier point, ça ne réglerait pas l'éléphant dans la pièce en terme de problème :la natalité Africaine (ou subsaharienne ?) est à 4.7 enfants par femme en moyenne. Ce qui signifie un doublement de la population tous les 25 ans, actuellement on maintient grosso modo le tout en envoyant des aides, mais ça ne suffit pas.

 

La seule réponse acceptable de tous c'est de maintenir des troupes la bas pour retarder le plus possible l'écroulement, qui risque d'emmener les pays du Maghreb et du Machrek avec lui. Et cedt exactement ce qui est demandé à Barkhane qui le fait plutôt bien. Mais c'est perdu d'avance. 

Je pense à la Maxime de Bataan. Trop peu, trop tard. 

Edited by Coriace
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Général Lecointre : Au Sahel, la capacité de régénération des terroristes est « forte »

...

« À la mi 2014, la menace était résiduelle, à la portée des États de la région », a rappelé le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], lors d’une audition au Sénat dont le compte-rendu a récemment été publié. « Nous pensions alors que la peur d’un effondrement de l’État malien avait été suffisamment forte pour que les élites militaires et politiques du pays donnent à leurs forces de sécurité les moyens de se redéployer dans les zones conquises par Serval et de rétablir l’État de droit », a-t-il relaté. M

Quant à l’opération Barkhane, a souligné le CEMA, il « ne s’agissait pas de remporter une victoire militaire définitive » contre des groupes jihadistes, « trop dilués pour que nous puissions le faire, mais de maintenir au plus bas niveau possible les trafics, d’empêcher toute reconstitution d’un califat géographique et de laisser la place à l’action politique de gouvernance et de développement. »

Seulement, comme on le sait, rien ne s’est passé comme prévu. « Notre optimisme a été déçu et Barkhane n’a pas été accompagnée d’un retour de l’appareil d’État ni de la refonte efficace des forces armées, notamment maliennes. De même, l’application concrète de l’accord de paix et de réconciliation […] est restée en souffrance, maintenant le chaos dans des territoires où la présence de l’État, lorsqu’elle est préservée, est contestée sinon combattue, comme en Azawad ou dans le Liptako », a expliqué le général Lecointre.

Aussi, la menace terroriste a commencé à reprendre de la vigueur. « Elle descendue vers le sud, s’est concentrée dans la boucle du Niger élargi, puis dans l’ensemble du Liptako, avant d’atteindre le Niger et le nord du Burkina Faso. En 2019, elle a atteint la frontière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, ainsi que celle entre le Burkina Faso et le Ghana. Et l’on peut désormais craindre qu’elle ne s’étende rapidement au Sud Mali, voire au sud de Bamako », a décrit le CEMA.

Et, désormais, a-t-il continué, « nous nous trouvons donc dans une situation comparable à celle d’il y a sept ans, avec la constitution d’une zone géographique homogène dans laquelle renaît une véritable menace terroriste qui occupe un territoire et s’acharne à le vider des forces de sécurité des trois États concernés. Nous assistons à la reconstitution d’un califat territorial, l’État islamique au Grand Sahara [|EIGS], succursale de Daesh auquel il a fait allégeance en 2016. »

Pour faire face à cette situation, et jusqu’à encore récemment, la force Barkhane ne pouvait mettre que 2.000 soldats sur le terrain, sur les 4.500 dont elle disposait. « Une fois soustraits les éléments de logistique et de soutien, la capacité de protection de nos emprises […] je me trouve avec […] un volant de manœuvre de la taille d’un régiment dans cet immense espace, ce qui est très peu », avait déjà eu l’occasion de dire le général Lecointre, lors d’une précédente audition parlementaire.

D’où la décision prise après le sommet de Pau par le président Macron d’envoyer 600 militaires de plus au Sahel, de concentrer les efforts sur la zone dite des trois frontières ainsi que de renforcer la coopération entre Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S]. « 600 hommes supplémentaires peuvent apparaître dérisoires compte tenu de l’étendue de cette zone. Toutefois, ce renforcement va nous permettre d’augmenter de 70% notre volume de forces déployées », a assuré le général Lecointre.

Face à Barkhane, aux armées locales et à la FC-G5S, « nous avons un ennemi au volume moyen assez faible, mais capable de mobiliser rapidement et ponctuellement des effectifs importants – de l’ordre de la centaine, à moto – pour mener des actions sur des objectifs à forte valeur ajoutée. Le reste du temps, ils sont dilués dans la zone », a expliqué le CEMA.

Ces actions, du reste, ne font qu’augmenter la résilience de l’EIGS car « chaque attaque est l’occasion de prélever des moyens sur les armées nationales », a-t-il fait observer aux sénateurs. Qui plus est, les jihadistes « prennent progressivement un ascendant moral sur les forces de sécurité », lesquelles ont perdu entre 350 et 400 membres en 2019.

L’atout dont bénéficie l’EIGS [et qui lui permet de se « diluer »] réside dans une population locale « structurée autour de liens éthniques forts » et qui « se sent abandonnée par l’État ». Elle fournit ainsi à l’organisation terroriste des « jihadistes qui, en enfants du pays, maîtrisent parfaitement le terrain, savent pouvoir se diluer dans les villages et bénéficient du soutien des habitants », a souligné le général Lecointre.

Pourtant, et les points de situation hebdomadaires de l’État-major des armées l’assurent, les jihadistes subissent eux-aussi de lourdes pertes. Seulement, leur « capacité de régénération est forte », a affirmé le général Lecointre.

« Ils sont chez eux. Ils instrumentalisent des tensions interethniques. Ils recrutent des combattants de plus en plus jeunes. Ils bénéficient de la complicité d’une partie importante de la population, au sein de laquelle ils se fondent. Comme j’ai coutume de le dire, nous combattons un ennemi qui ne respecte aucun droit de la guerre et qui est très intriqué dans la population », a détaillé le général Lecointre. « C’est aussi une guerre de conviction auprès de la population : il faut absolument éviter que la population peule ne bascule définitivement dans les rangs ou en appui de l’EIGS et que ce conflit ne dégénère en conflit interethnique. C’est l’une de nos craintes », a-t-il insisté.

Enfin, la situation du Burkina Faso et particulièrement préoccupante. Ce pays est « en train de devenir le deuxième homme malade de la région », a estimé le général Lecointre. « Le président Kaboré considère que le Burkina Faso utile est encore sous contrôle de l’État. Or, une zone de non-droit est en train de se constituer au nord du Burkina Faso, comme au nord de Niamey. Ces dernières semaines, les attaques les plus terribles au Burkina Faso ne se sont pas déroulées contre les armées burkinabè – qui ont déserté la zone – mais contre les populations mossies du nord du pays. […] Le risque d’une dégénérescence de la crise au Burkina Faso est donc très important », a-t-il prévenu.

http://www.opex360.com/2020/03/07/general-lecointre-au-sahel-la-capacite-de-regeneration-des-terroristes-est-forte/

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On n'est pas en train de reproduire l'erreur états-uniens avec leur théorie de l’endiguement ? Plus on s'investit dans la lutte contre le terrorisme et plus celle-ci va en s'intensifiant ...

N'est ce pas un peu casse gueule d'entrer dans les conflits inter-ethniques ? Tout en sachant qu'il a fallu deux guerres mondiale pour mettre un frein aux conflits ethnique en Europe occidentale.(Les choses ne sont pas réglées en Europe Orientale et de l'Est)

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Je doute qu'il y aie une bonne solution : comme le dit Coriace la population double bien trop vite pour que les habitant aient seulement à manger d'ou friction entre tribus clans, éleveurs vs cultivateurs en plus on mêle la religion, des gouvernements corrompus et incompétent, des forces de sécurité qui n'offrent aucune sécurité aux populations qu'elles sont censées protéger. Tout cela favorise l'émergence d'illuminés en tout genre surtout d'inspiration islamiste.

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@Fusilier

J'ai la réponse à ta question sur le type de véhicule employé par les légionnaires du 2ème REP venu de RCI pour le renforcement de Barkhane. Ils sont monté sur VAB comme c'est précisé via le portrait de se tireur Minimi du 2ème REP

https://www.defense.gouv.fr/operations/barkhane/breves/barkhane-1re-classe-willem-tireur-minimi-en-operation-avec-le-groupement-altor

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Intéressant point des unités des Troupes de Marine projetée en opex et MCD. 

On notera que dans l'environnement ( pouvant renforcer Barkhane ) et sur l'opération Barkhane pour le 21ème RIMa on a des éléments pour Barkhane au Tchad via sa 1ère Cie, un détachement de la 3ème Cie au Gabon, au Mali la 3ème Cie + un detachement de la CEA  , et en RCI le Chef de Corps +1 EM, la CCL et la 4ème Cie. 

Ça donne une certaine cohérence pour regrouper si besoin au Mali tout les éléments du 21ème RIMa en sachant que de la même brigade ( 6ème BLB) la composante sur VBCI au Mali appartient au 2ème REI, idem pour le 1er REC au niveau cavalerie ( AMX10 RCR et surtout VBL, avec quasiment 4 escadron de combat sur 5 ), le 1er REG et le détachement du 3ème RAMa qui sert les pièces Caesar et 120 mm. 

 

Sinon côté USA concernant le Sahel :

https://www.lepoint.fr/afrique/l-armee-americaine-reconsidere-t-elle-sa-strategie-dans-le-sahel-09-03-2020-2366343_3826.php

Citation

Après l'inquiétude, et notamment celle de la France, suscitée par cette annonce, Mike Pompeo avait assuré, lors d'une récente tournée sur le continent, que les États-Unis veilleraient à faire « ce qu'il faut » en partenariat avec leurs alliés au sujet de la réduction ou non de leur présence militaire en Afrique. Dans ce contexte, la nomination de Peter Pham pourrait rassurer les forces sur place au Sahel en témoignant d'un intérêt américain persistant sur la situation. Et ce, même si l'émissaire ne pourra agir que sur le plan diplomatique.

 

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Au Mali, un groupe djihadiste accepte de négocier à condition que l’armée française s’en aille

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, a répondu à la main tendue par le président Ibrahim Boubacar Keïta.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/03/10/au-mali-un-groupe-djihadiste-accepte-de-negocier-a-condition-que-l-armee-francaise-s-en-aille_6032496_3212.html

Un mois après la proposition faite par le président malien, lors d’un entretien à France 24 et Radio France internationale (RFI), de dialoguer avec les leaders des groupes armés terroristes au Sahel, Ibrahim Boubacar Keïta a reçu une première réponse. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste de la zone, a accepté, dimanche 8 mars, par le biais d’un communiqué de son agence Az-Zallaqa, le principe d’un dialogue… à condition que les soldats français de « Barkhane » et les casques bleus de la Minusma quittent le Mali. Une exigence très certainement irréalisable au vu de la précarité sécuritaire dans laquelle elle placerait les populations.

....

l’accord en Afghanistan a donné des idées aux Islamistes du Sahel ...  si Trump était notre président ; les Islamistes pourraient y croire sérieusement  !

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il y a 10 minutes, Lezard-vert a dit :

Au Mali, un groupe djihadiste accepte de négocier à condition que l’armée française s’en aille

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, a répondu à la main tendue par le président Ibrahim Boubacar Keïta.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/03/10/au-mali-un-groupe-djihadiste-accepte-de-negocier-a-condition-que-l-armee-francaise-s-en-aille_6032496_3212.html

Un mois après la proposition faite par le président malien, lors d’un entretien à France 24 et Radio France internationale (RFI), de dialoguer avec les leaders des groupes armés terroristes au Sahel, Ibrahim Boubacar Keïta a reçu une première réponse. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste de la zone, a accepté, dimanche 8 mars, par le biais d’un communiqué de son agence Az-Zallaqa, le principe d’un dialogue… à condition que les soldats français de « Barkhane » et les casques bleus de la Minusma quittent le Mali. Une exigence très certainement irréalisable au vu de la précarité sécuritaire dans laquelle elle placerait les populations.

....

l’accord en Afghanistan a donné des idées aux Islamistes du Sahel ...  si Trump était notre président ; les Islamistes pourraient y croire sérieusement  !

 

 

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il y a une heure, Lezard-vert a dit :

l’accord en Afghanistan a donné des idées aux Islamistes du Sahel ...  si Trump était notre président ; les Islamistes pourraient y croire sérieusement  !

C'est pas comparable, l'équivalent serait si c'était la France qui négociait son retrait avec les terroristes sans que le gouvernement malien ne soit dans la boucle.

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Au Mali, un groupe djihadiste accepte de négocier à condition que l’armée française s’en aille

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, a répondu à la main tendue par le président Ibrahim Boubacar Keïta.

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Un mois après la proposition faite par le président malien, lors d’un entretien à France 24 et Radio France internationale (RFI), de dialoguer avec les leaders des groupes armés terroristes au Sahel, Ibrahim Boubacar Keïta a reçu une première réponse. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste de la zone, a accepté, dimanche 8 mars, par le biais d’un communiqué de son agence Az-Zallaqa, le principe d’un dialogue… à condition que les soldats français de « Barkhane » et les casques bleus de la Minusma quittent le Mali. Une exigence très certainement irréalisable au vu de la précarité sécuritaire dans laquelle elle placerait les populations.

Dans sa déclaration de deux pages, rédigée en arabe et en anglais, le groupe affilié à Al-Qaïda s’annonce « prêt à démarrer les négociations avec le gouvernement malien […] afin de discuter d’une issue à ce conflit sanglant qui est entré dans sa septième année à cause de l’invasion des croisés français ». Mais il exige que Bamako « annonce publiquement la fin de la présence des troupes de l’opération “Barkhane” sur son territoire » : « Ce n’est qu’alors que […] notre peuple fier [trouvera] que nous sommes ceux qui nous soucions le plus de la paix, de la stabilité, du progrès et de l’amélioration de [ses] conditions de vie dans tous ses aspects, tels la santé, l’éducation, le logement et les opportunités d’emploi. » Mardi matin, ni le gouvernement malien ni l’état-major français n’avaient réagi à ce communiqué.

A court terme, la réponse du GSIM est surtout la poursuite de l’affrontement avec les autorités maliennes sur le champ de la rhétorique. En 2019, le conflit a atteint un pic de violences et d’échecs militaires, causant la mort de 4 776 civils au Sahel de novembre 2018 à mars 2019, selon Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled).

« Il ne faut pas être dupe »

Pour Jean-Hervé Jézéquel, directeur Sahel pour l’International Crisis Group, « il s’agit d’abord d’une communication d’opportunité qui joue sur la fibre anti-française et anti-élite d’une partie de la population malienne ». Le communiqué commence d’ailleurs par rappeler « les marches massives, les manifestations de colère et les sit-in réguliers demandant le départ des occupants français ainsi que des autres envahisseurs » qui ont eu lieu à Bamako ces derniers mois. « Il ne faut pas être dupe, poursuit M. Jézéquel. Son but premier est de renforcer la tension entre la population, l’Etat malien et ses alliés. »

« Il est pour l’instant impensable que les Français ou l’Etat malien acceptent le départ de “Barkhane” et de la Minusma au préalable de discussions, cela mettrait la sécurité des populations en danger, confie une source. Mais il n’est pas impossible de construire sur ce premier échange et de le voir progresser vers un cessez-le-feu. »

En 2017, l’influent Mahmoud Dicko, haut dignitaire religieux et ex-président du Haut Conseil islamique du Mali, s’était déjà rapproché les leaders djihadistes Iyad Ag Ghali (GSIM) et Amadou Koufa (katiba Macina) afin d’entamer un dialogue qui avait ensuite été désavoué par le président malien. Mahmoud Dicko, animateur de manifestations récentes exigeant le départ d’Ibrahim Boubacar Keïta, « pourrait tenter de jouer un rôle central de négociateur dans cette phase cruciale qui redéfinirait le paysage politique malien en fonction des concessions qui seront accordées aux djihadistes », avance M. Jézéquel.

Reste à savoir si les deux autres principaux groupes djihadistes de la région, l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et Ansarul Islam, suivront cet appel au dialogue ou en profiteront pour se distinguer du GSIM.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/03/10/au-mali-un-groupe-djihadiste-accepte-de-negocier-a-condition-que-l-armee-francaise-s-en-aille_6032496_3212.html

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Barkhane a réalisé plusieurs cartons depuis une semaine en allumant 4 regroupement djihadistes dans différents pays ; Burkina, Niger, Mali

http://www.opex360.com/2020/03/13/sahel-la-force-francaise-barkhane-a-neutralise-quatre-rassemblements-jihadistes-en-quelques-jours/

Pas de bilan en body count donné par l'état major français mais ils leur ont fait très mal

Le strike réalisé au Burkina par nos Mirages avec l'appuie des forces locales aurait neutralisé 70 djihadistes d'après certains médias burkinabe :blink: 

Je sens que les militaires burkinabes ont fini le travail en ne faisant aucun prisonnier. Comme ils ont pris chère il y a quelques semaines, ce n'est pas étonnant. Guerre à l'ancienne.

Edited by Claudio Lopez
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