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J'aime bien M. Goya il associe de fortes compétence militaires, une liberté de parole que n'ont pas les officiers d'active ainsi qu'une façon d'expliquer très claire

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Cette internationalisation de « la lutte directe » contre le terrorisme repose essentiellement sur deux piliers, que sont la future Task Force Takuba et l’EUTM Mali. Le premier rassemblera dans le courant de l’été une poignée d’unités spéciales européennes sous commandement de Barkhane. À l’heure actuelle, le Danemark, l’Estonie et la Belgique ont formellement confirmé leur participation. Les processus parlementaires préalables à tout déploiement sont en cours en Suède, en Norvège et en République tchèque. La TF Takuba accompagnera les forces africaines partenaires vers l’autonomie dès le second semestre 2020. À terme, la mission devra être réalisée par les forces conventionnelles, estime le générale Lecointre. Exclu en principe du panel de missions des unités spéciales, l’accompagnement au combat devait impérativement leur incomber dans le cas de la TF Takuba, et ce pour deux raisons que rappelle le CEMA. D’une part, car la réputation des unités du COS « justifiée et qui nous place au même niveau que les États-Unis » permet d’attirer les équipiers d’autres pays et, d’autre part, « car dans ces pays, le risque est mieux accepté s’il s’agit des forces spéciales »

 

Edited by Gibbs le Cajun
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D'après se que j'ai compris, c'est que les éléments du 2ème REP agissent le temps de la mise en place du renforcement pour Barkhane par  600 personnels de plus. 

Ça me fait pensait à la période où on a vu la bascule entre l'opération Serval sur Barkhane qui avait vu une réduction des effectifs, et qui au vu de la remontée des actions des islamistes on avait envoyé un escadron de Sagaie/VBL le temps qu'on réévalu la situation, on va voir au final revenir un escadron sur AMX10 RCR qui venait d'être retiré, idem avec les VBCI . Le fiston faisait parti de cet escadron du RICM, qui était MCD en RCI. D'où l'importance de notre capacité de force prépositionnée en Afrique. Dire qu'à un moment on voulu réduire de manière importante cette capacité en Afrique... Alors que tout à évolué rapidement via divers crises, idem avec une plus grande présence US et chinoise, des russes... 

Bon maintenant je pense que la problématique fut qu'on a trop vite réduit la voilure au moment du passage de Serval à Barkhane, mais il y avait aussi le pb à gérer en RCA... Et comme on peut l'observer c'est surtout le manque de volonté des organisations tel que l'ONU, l'UE, des forces africaine qui pose pb. Après il est clair que vu le niveau qualitatif de certaines unités fourni pae des pays à l'ONU n'aident pas non plus.... Heureusement que pour la RCA le contingent portugais est présent. 

Sinon le travail des cavaliers via les PRI monté sur VBL reste très utile. Comme pour le VAB, le VBL aura beaucoup apporté sur divers type d'opex. Après faut être réaliste, la protection face à la menace IED ne sera jamais garantie via un IED bien dosé. Mais bon oublions pas que le risque IED est aussi une réalité pour de la haute intensité via les mines classique, tout le monde n'ayant pas signer sur le non emploi des mines antipersonnelles, et que les mines antichar sont toujours de mise. De facto c'est pas que la vision protection pour les véhicules qui changera tout mais tout se qui pourra être dans l'apprentissage des bases, via l'observation, la détection pour tout les personnels et des capacités pour le génie de gérer le travail dans les meilleures condition. D'un côté devoir gérer cette menace invisible et presque aléatoire , c'est un peu l'optique de l'aiguille dans la meule de foin, mais sur du haute intensité, on aura moins se côté aléatoire et isolé via l'optique bouchon de mines. Même si bien évidemment le piégeage est aussi une réalité sur du combat en haute intensité comme en zone urbaine par exemple . 

Quand on observe le travail des sapeurs va les différents type d'opex qu'on aura connu, on a une expérience très riche accumulée. 

Bon là on est dans un contexte différent, et vu les zones on voit qu'il est difficile pour l'adversaire de gérer efficacement via la pose de IED, mais l'optique très mobile est permanence sur le terrain, emploi de la 3ème dimension via l'aéromobilité aussi un des facteurs qui perturbe les islamistes. 

Le VBL reste encore une une valeur sûre. 

 

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Une question: ils sont montés sur quoi les REPmen? 

Notez que leur mode d'insertion / action,  pas de FOB,  nomadisation, etc  pourrait ressembler à ce que préconise Goya (cf article cité par Starpom )   

Notez que les préconisations de Goya, ressemblent à ce que certains :rolleyes: postulaient / supposaient  ici. Après Serval   retirer  les lourds et ne laisser que des légers. 

Mais, c'est un avis tout personnel, Serval / Barkanne est une telle aubaine, alors que naissait la crainte des casernes post Afghanistan,  que l'on peut se poser des question sur l'approche tactique / stratégique. Le plus drôle c'est que le revirement sur les forces prépositionnées procédait  possiblement de la même crainte.  

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C'est M. Goya qui il y a quelques années préconisait l'utilisation du CRAB pour ce genre d'OPEX

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il y a une heure, Fusilier a dit :

Une question: ils sont montés sur quoi les REPmen? 

Notez que leur mode d'insertion / action,  pas de FOB,  nomadisation, etc  pourrait ressembler à ce que préconise Goya (cf article cité par Starpom )   

Notez que les préconisations de Goya, ressemblent à ce que certains :rolleyes: postulaient / supposaient  ici. Après Serval   retirer  les lourds et ne laisser que des légers. 

Mais, c'est un avis tout personnel, Serval / Barkanne est une telle aubaine, alors que naissait la crainte des casernes post Afghanistan,  que l'on peut se poser des question sur l'approche tactique / stratégique. Le plus drôle c'est que le revirement sur les forces prépositionnées procédait  possiblement de la même crainte.  

Hum, vu la taille du pays, il faut être capable de gérer la présence sur les axes principaux et dans l'environnement autour des villes du nord, il etize important pour la sécurisation et gardait un effet de force de présence , et donc une mobilité en mode protégée, et capacité de réserve de force en cas de coup force des djihadistes. 

De facto mettre tout le monde en mode léger...  Pas une évidence... 

L'un ne va pas sans l'autre dans un 1er temps d'une phase précédent une action de force majeure via Serval. 

La logique étant que dès le départ on aurait pas du réduire le format, mais l'adapté pour  gérer la sécurisation des villes et alentours, axes principaux, tout en continuant à gérer les zones loin des villes et donc gestion via un mode plus léger , puis progressivement réduire la voilure tout en ayant une montée en puissance des maliens & Cie, mais aussi celle de l'ONU qui n'est plus capable de gérer des zones à risque vu le contexte. C'est comme si on faisait de l'interposition option stabilisation au milieu de la Libye avec les djihadistes. 

Mais bon faut pas oublier non plus que l'affaire en RCA à aussi était un facteur supplémentaire à gérer... 

Je pense surtout que l'on s'est enfermé politiquement via une gestion de communication d'opinion via nos gvts successif en mettant en avant qu'on était pas là pour rester, alors que la stabilisation évolutive c'était plus de 10 ans comme on l'a vu dans les Balkans ... Et le militaire de toute façon devra faire avec, vu qu'on lui demande surtout de faire avec et donc de proposer se qui arrange les dirigeants politique.

Maintenant faut pas non plus tirer des conclusions sur un effet qui a était lancé il y a peu de temps pour établir que ça apportera une solution stratégique/tactique dans la durée, si derrière on a pas d'évolution du point de vue diplomatique, économique, place de l'ONU, UE militairement pour offrir une souplesse du côté des missions de Barkhane qui reste encore une force pouvant être appelée au profit des forces de l'ONU... Mais aussi volonté politique des états africains de la zone... 

Et puis on a quand même observé une adaptation avec plus de capacité légère via les unités de cavalerie sur VBL

Et puis la perte de GCP en mode véhicule léger à aussi je pense pesait à un certains moment. 

Donc pas mal de facteurs à prendre en compte. 

il y a 24 minutes, kalligator a dit :

C'est M. Goya qui il y a quelques années préconisait l'utilisation du CRAB pour ce genre d'OPEX

Oui mais bon, le Sahel ne sera pas l'alpha et l'oméga des prochains conflits. On voit se que cela a donnait de s'enfermer sur des formats de conflits, interposition, mission de paix, ambiance afgha etc... 

Je pense que côté français on a géré un paquet de missions très diverses, et que nos moyens via du VAB, sagaie, VBL AMX10RCR ont éviter de la casse tout en restant souple sans être un pb. Par rapport à d'autres pays où il n'y avait pas du matos de se type. 

Edited by Gibbs le Cajun
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La plupart sinon toutes les OPEX auraient utilité d'une bonne bande de CRAB...plus léger à transporter, moins coûteux à produire, plus facile à camoufler...En plus c'est délicieux à manger

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Il y a 2 heures, kalligator a dit :

La plupart sinon toutes les OPEX auraient utilité d'une bonne bande de CRAB...plus léger à transporter, moins coûteux à produire, plus facile à camoufler...En plus c'est délicieux à manger

Accompagné de plein de pruneaux dedans, miam !...............mais je suis pas sur que ce soit du gout des djihadistes locaux :ph34r:.

Sinon, on peut envoyer des hommes crabes. ça le fait aussi. 

 

 

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Il y a 2 heures, Gibbs le Cajun a dit :

La logique étant que dès le départ on aurait pas du réduire le format, mais l'adapté pour  gérer la sécurisation des villes et alentours, axes principaux, tout en continuant à gérer les zones loin des villes et donc gestion via un mode plus léger , puis progressivement réduire la voilure tout en ayant une montée en puissance des maliens & Cie,

La logique de départ n'était pas vraiment mauvaise, nous intervenons pour faire un coup de balai, une force onusienne s'occupe de la sécurisation pendant qu'on forme l'armée malienne afin qu'elle prenne le relais.

On ne peut pas dire aujourd'hui qu'on a fait une erreur, c'est trop simple. Le problème est une force onusienne non active et des armées nationales difficiles à monter, arrêtons de se regarder comme le centre de tout et la solution à tout. On doit se considérer comme une aide passagère et c'est bien pour cette raison que nous avons tout le temps une montre en main.

Ce n'est pas notre mode d'action qui est à revoir car nous ne sommes pas au Mali pour toujours, il ne sert à rien de rechercher une meilleure efficacité si derrière il n'y a rien localement pour en assurer la relève.  

Alors faisons bien notre job, à défaut de pouvoir amener les locaux à notre niveau,  on cherche à amener l'ennemi au niveau des locaux pour qu'elles puissent gérer.  Acceptons aussi de financer ces armées locales avec de vrais plans d'équipements globaux.

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Il y a 1 heure, Jésus a dit :

La logique de départ n'était pas vraiment mauvaise, nous intervenons pour faire un coup de balai, une force onusienne s'occupe de la sécurisation pendant qu'on forme l'armée malienne afin qu'elle prenne le relais.

On ne peut pas dire aujourd'hui qu'on a fait une erreur, c'est trop simple. Le problème est une force onusienne non active et des armées nationales difficiles à monter, arrêtons de se regarder comme le centre de tout et la solution à tout. On doit se considérer comme une aide passagère et c'est bien pour cette raison que nous avons tout le temps une montre en main.

Ce n'est pas notre mode d'action qui est à revoir car nous ne sommes pas au Mali pour toujours, il ne sert à rien de rechercher une meilleure efficacité si derrière il n'y a rien localement pour en assurer la relève.  

Alors faisons bien notre job, à défaut de pouvoir amener les locaux à notre niveau,  on cherche à amener l'ennemi au niveau des locaux pour qu'elles puissent gérer.  Acceptons aussi de financer ces armées locales avec de vrais plans d'équipements globaux.

Sur le principe, oui mais dans la pratique on a bien vu que toute phase de stabilisation c'est au moins 10 ans avec une phase de désengagement progressive. Et vu le contexte sahelien  ou il n'y a pas d'entités en face avec qui dialoguer ou mettre la pression  comme ça aurait été le cas en ex Yougoslavie,  vu le contexte jihadiste qui n'est pas la pour dialoguer et qui pour lui tout se qui est étranger, ONU compris c'est l'adversaire à détruire. 

Ne pas oublier que j'ai remis les perspectives de contextes du moment à partir de la bascule de Serval sur Barkhane dans mon dernier message, entre un adversaire qui n'a plus rien à voir via le pb du djihadisme et la pas d'interlocuteurs, le pb entre nordistes et sudistes et le jeu du gvt malien , la gestion du pb en RCA qui a nécessité du monde et aussi une longue mise en place de l'ONU, tout en ayant la problématique du faible niveau de la majorité des éléments qui composent la force ONU, idem avec l'UE pour le Soudan, déjà on aurait du comprendre que se fut déjà difficile pour monter une force européenne, en sachant que dans le contexte des changements de gvt dans chaque pays européens et selon les intérêts de chacun, ben ça ne s'est pas bousculé non plus... Idem via l'OTAN en Afghanistan, même ambiance, le minimum vital, et dans un contexte mêlant lutte tribal mais avec le mélange de genre du tribal via les talibans et le côté djihadisme. On est loin du contexte de l'ex Yougoslavie en observant que de toute façon ça sera appelait à péter de nouveau comme à chaque fois vu l'histoire des Balkans , et quand on voit le Liban... L'ONU y est depuis longtemps, et la donne du radicalisme sunnite, contexte du hezbollah, tension avec Israël... C'est pas gagné non plus. 

Certes ce sont des situations anciennes mais vu les pb nouveaux et le djihadisme en fond, je pense qu'il est illusoire de voir une capacité à avoir du soutien des divers organismes et de l'optique des locaux... pour gérer la phase de stabilisation et cela malgré qu'on est géré la 1ère phase comme avec Serval. 

Les US ont essayé de balancer cette phase de stabilisation aux alliés en Afghanistan pour allait faire leur affaire en Irak, la finalité c'est que vu la situation qui a dégénéré en Afghanistan et la stabilisation ( beaucoup de pays pensaient gérer comme en Bosnie ou au Kosovo) est devenu une opération de combat, et quand même le retour des US en Afghanistan... 

De plus on a aussi une communication vers l'opinion publique de nos dirigeants qui mettait trop en avant qu'on réduisait les effectifs avec pour but que ne perdure pas la mission au Sahel. 

Enfin voilà mon avis. 

Je suis d'accord avec Rivelo et son message, on doit prendre en compte se qui a posait pb à tout les niveaux et les limites vu le contexte que j'explique plus haut. 

 

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il y a une heure, Rivelo a dit :

  - Implanter des bases puissantes comme Gao, Niamey  ou Djamena comme point d'ancrage régional et base de forces d'interventions rapides puissantes (hélicoptères, chasseurs, commandos) est un pré-requis pour avoir une capacité de frappe aéroterrestre sur des regroupement de troupes ennemies, de réaction rapide en soutient de nos alliés ou de nos troupes, de soutien logistique et médical avancé. Mais l'intérêt mise en place d'un archipel de FOB nationales sur un territoire immense genre Sahel au delà la phase initiale de reconquête/stabilisation initiale semble être moins évident.

 

  - la sécurisation des axes routiers et la logistique requiers des moyens blindés lourds compte-tenu de la menace IED (ou éventuellement d'embuscade) sur des itinéraires prédictibles et des convois forcément visibles de loin. Par contre, pour aller chercher les ennemis là où ils sont, il faut des forces légères en nombre sur des véhicules genre Toyota (et, en haut du spectre, des VBL, camions et quelques chenillés légers peut-être) capables de nomadiser pendant plusieurs semaines dans la verte loin des axes routiers et des bases, avec des ravitaillements aériens. Les grandes caravanes blindés "show of force terrestre" ne semblent a contrario ne pas servir à grand chose quand on est pas dans une logique de reconquête territoriale. 
  - l'articulation avec les forces locales est essentielle sur le long-terme et on connait assez bien les formules qui sont efficaces sur le plan militaire. Mais les modalités de collaboration efficaces sont souvent entravées par de nombreux obstacles politiques (ex susceptibilité nationale locales exacerbées, opinion publique nationale réticente) et par les difficultés juridiques de faire intervenir des soldats d'active dans un contexte juridico-diplomatique complexe. Ce qui remet au gout du jour l'intervention via des mercenaires (locaux ou anciens militaires nationaux)  contrôlés en sous-main et les opérations de forces spéciales capables d'aider des forces locales très discrètement.
  - la persistance aérienne est un besoin impératif face à des cibles mouvantes et difficiles à identifier. Le drone télé-piloté et armé est une arme aérienne décisive tant en renseignement, en frappe qu'en soutien aérien polyvalent (renseignement, CAS, relais transmission) pour des forces légères en autonomie. 

Même si on ne doit pas concevoir une armée pour se battre dans le Sahel, il y a certainement des choses à prendre en compte sérieusement dans nos modes d'action. Notre brigade parachutiste devrait par exemple pouvoir faire de manière organique ce que les REPmen font actuellement actuellement dans le Sahel (avec un équipement adapté en dotation ordinaire), on devrait avoir un beaucoup plus grand nombre de drones armés à dispo etc...

Le réseau de FOB est difficilement contournable (et en fait devrait même être renforcé en toute logique) pour bénéficier des appuis 3D (feu, LOG, EVASAN, RENS...) dans des délais acceptables, tout spécialement dans l'hypothèse d'engagement de forces légères...

Le problème demeure de trouver l'ennemi, ce qui ne peut se faire qu'en conjuguant occupation du terrain (et donc forces solides car étant vulnérables à la surprise), nomadisation (forces légères mais donc avec risque de perte important) et contact local (donc partenariat et démarche politique locale).

S'agissant du partenariat ce qui est difficile à nos forces ne sera que plus compliqué et moins efficace avec des mercenaires moins fiables à tout point de vue et moins bien considérés par tous les acteurs.

En revanche le drone, et tout particulièrement armé, est clairement un atout qui devrait être disponible à tous les échelons en volumes conséquents.

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1 hour ago, gustave said:

Le réseau de FOB est difficilement contournable (et en fait devrait même être renforcé en toute logique) pour bénéficier des appuis 3D (feu, LOG, EVASAN, RENS...) dans des délais acceptables, tout spécialement dans l'hypothèse d'engagement de forces légères...

Là, tu décris Gao. C'est là où sont basés les hélicoptères, les hôpitaux de campagne et les principaux soutiens. Si un commando est blessé, il sera évacué par hélicoptère là-bas, pas à Gossi. Je suis d'accord que l'on ne va pas engager des troupes au sol sans avoir la possibilité d'organiser une EVASAN ou de projeter une force de réaction rapide ou un appui aérien. Mais on parle d'une distance de x heures en hélico, pas d'un nombre de heures de route d'une FOB.

Les FOB que l'on a mis en place à Tombouctou, Kidal, Gossi, etc... n'ont pas empêché les offensives meurtrières de l'EIGS dans le Liptako Gourma et n'aident que marginalement aux opérations de ratissage en cours. Elles représentent une part importante du nombre d'homme déployés (il faut défendre toutes ces positions) et créent la nécessité de lignes de ravitaillements permanentes (pas la route ou par hélicoptère lourd, parfois par avion). Cela au détriment du volume de manœuvre directement employables pour des opérations offensives dans les zones sensibles. Elles sont nécessaires au début pour sécuriser les terrains conquis, mais après ? Est-ce la meilleure manière d'utiliser nos forces (forcément rares) dans une espace aussi vaste ?

1 hour ago, gustave said:

S'agissant du partenariat ce qui est difficile à nos forces ne sera que plus compliqué et moins efficace avec des mercenaires moins fiables à tout point de vue et moins bien considérés par tous les acteurs.

Cela dépend du contexte. Si tu dois absolument éviter de montrer des uniformes français, tu peux mettre à disposition des moyens à des pays partenaires plus discrètement avec des contractors (pilotes, mécaniciens...) qui servent les armes que tu as livré par ailleurs. Alternativement, tu peux financer des partenaires locaux fiable et les former et les aider discrètement.  

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@Rivelo et @gustave : la réponse n'est pas et ne peut pas être purement militaire, et de ce point de vue ces discussions me semblent un peu vaines. Comment sécurise-t-on les populations, les points d'eau ? Comment empêche-t-on le rançonnage, les péages, les brigandages en tout genre ? Comment faire émerger des cadres  ? Faut-il et peut-on regrouper les populations si elles sont plus faciles à défendre ainsi ?

Et d'un strict point de vue opérationnel : comment protège-t-on le GSM ?

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Il y a 3 heures, Rivelo a dit :

Les FOB que l'on a mis en place à Tombouctou, Kidal, Gossi, etc... n'ont pas empêché les offensives meurtrières de l'EIGS dans le Liptako Gourma et n'aident que marginalement aux opérations de ratissage en cours.

Les FOB dont tu parle ont servie à securisé le Nord en créant des bases vie d'ou partait les opérations  pour taper du barbu. 

Cette sécurisation du Nord grace aux Fob a entrainé un repli des GAT dans la verte de la boucle du Niger dans la zone des 3 frontieres parce que les barbus se sont apercu  que les armées locale ne traversaient pas les frontieres et que l'armée francaise était moins presente dans la zone  . 

Le G5 Summit de Pau à regler le probléme du franchisement des frontieres de nouvelle FOB ont été construite plus solide avec des soldats locaux plus ageries. La traque  des GAT  et les operation combiné de destruction  restant à la charge de l'armée francaise sur la base des renseignements obtenues par la DRM et les loceaux .       

 

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Il y a 2 heures, Boule75 a dit :

@Rivelo et @gustave : la réponse n'est pas et ne peut pas être purement militaire, et de ce point de vue ces discussions me semblent un peu vaines. Comment sécurise-t-on les populations, les points d'eau ? Comment empêche-t-on le rançonnage, les péages, les brigandages en tout genre ? Comment faire émerger des cadres  ? Faut-il et peut-on regrouper les populations si elles sont plus faciles à défendre ainsi ?

Nous sommes bien d'accord, l'aspect militaire n'est que nécessaire et en aucun cas suffisant. Mais il demeure nécessaire, et en ce sens doit être discuté...

Il y a 4 heures, Rivelo a dit :

Là, tu décris Gao. C'est là où sont basés les hélicoptères, les hôpitaux de campagne et les principaux soutiens. Si un commando est blessé, il sera évacué par hélicoptère là-bas, pas à Gossi. Je suis d'accord que l'on ne va pas engager des troupes au sol sans avoir la possibilité d'organiser une EVASAN ou de projeter une force de réaction rapide ou un appui aérien. Mais on parle d'une distance de x heures en hélico, pas d'un nombre de heures de route d'une FOB.

Sans plate-formes aptes à recevoir des hélicoptères régulièrement disposées sur la zone d'action pas d'EVASAN, pas d'appui HA (je ne vais pas évoquer les délais afférents mais vous pouvez aisément imaginer que ceux-ci grimpent vite), et donc pas de nomadisation, et donc pas d'action sur l'ennemi...

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Il y a 8 heures, gustave a dit :

Nous sommes bien d'accord, l'aspect militaire n'est que nécessaire et en aucun cas suffisant. Mais il demeure nécessaire, et en ce sens doit être discuté...

Sans plate-formes aptes à recevoir des hélicoptères régulièrement disposées sur la zone d'action pas d'EVASAN, pas d'appui HA (je ne vais pas évoquer les délais afférents mais vous pouvez aisément imaginer que ceux-ci grimpent vite), et donc pas de nomadisation, et donc pas d'action sur l'ennemi...

Pourtant les USA avaient mis au point des spots temporaires pour réarmer et ou ravitailler au sol?

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Il faut les déployer en avance, les sécuriser, et ce en parallèle de l’opération proprement dite, ce qui demande des capacités que nous n’avons pas.

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Il y a 15 heures, Boule75 a dit :

@Rivelo et @gustave : la réponse n'est pas et ne peut pas être purement militaire, et de ce point de vue ces discussions me semblent un peu vaines. Comment sécurise-t-on les populations, les points d'eau ? Comment empêche-t-on le rançonnage, les péages, les brigandages en tout genre ? Comment faire émerger des cadres  ? Faut-il et peut-on regrouper les populations si elles sont plus faciles à défendre ainsi ?

Et d'un strict point de vue opérationnel : comment protège-t-on le GSM ?

L'aspect politico économique, le plus fondamental, reviendrait simplement à une nécessité de recoloniser ce territoire, dans l'idée de le redecouper sur des frontières ethniques. Histoire d'en faire des petits états stables. 

Néanmoins, c'est politiquement inimaginable, c'est économiquement irrealisable, c'est géographiquement à l'échelle quasi totale de l'Afrique qu'il faudrait le faire, enfin dernier point, ça ne réglerait pas l'éléphant dans la pièce en terme de problème :la natalité Africaine (ou subsaharienne ?) est à 4.7 enfants par femme en moyenne. Ce qui signifie un doublement de la population tous les 25 ans, actuellement on maintient grosso modo le tout en envoyant des aides, mais ça ne suffit pas.

 

La seule réponse acceptable de tous c'est de maintenir des troupes la bas pour retarder le plus possible l'écroulement, qui risque d'emmener les pays du Maghreb et du Machrek avec lui. Et cedt exactement ce qui est demandé à Barkhane qui le fait plutôt bien. Mais c'est perdu d'avance. 

Je pense à la Maxime de Bataan. Trop peu, trop tard. 

Edited by Coriace
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Général Lecointre : Au Sahel, la capacité de régénération des terroristes est « forte »

...

« À la mi 2014, la menace était résiduelle, à la portée des États de la région », a rappelé le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], lors d’une audition au Sénat dont le compte-rendu a récemment été publié. « Nous pensions alors que la peur d’un effondrement de l’État malien avait été suffisamment forte pour que les élites militaires et politiques du pays donnent à leurs forces de sécurité les moyens de se redéployer dans les zones conquises par Serval et de rétablir l’État de droit », a-t-il relaté. M

Quant à l’opération Barkhane, a souligné le CEMA, il « ne s’agissait pas de remporter une victoire militaire définitive » contre des groupes jihadistes, « trop dilués pour que nous puissions le faire, mais de maintenir au plus bas niveau possible les trafics, d’empêcher toute reconstitution d’un califat géographique et de laisser la place à l’action politique de gouvernance et de développement. »

Seulement, comme on le sait, rien ne s’est passé comme prévu. « Notre optimisme a été déçu et Barkhane n’a pas été accompagnée d’un retour de l’appareil d’État ni de la refonte efficace des forces armées, notamment maliennes. De même, l’application concrète de l’accord de paix et de réconciliation […] est restée en souffrance, maintenant le chaos dans des territoires où la présence de l’État, lorsqu’elle est préservée, est contestée sinon combattue, comme en Azawad ou dans le Liptako », a expliqué le général Lecointre.

Aussi, la menace terroriste a commencé à reprendre de la vigueur. « Elle descendue vers le sud, s’est concentrée dans la boucle du Niger élargi, puis dans l’ensemble du Liptako, avant d’atteindre le Niger et le nord du Burkina Faso. En 2019, elle a atteint la frontière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, ainsi que celle entre le Burkina Faso et le Ghana. Et l’on peut désormais craindre qu’elle ne s’étende rapidement au Sud Mali, voire au sud de Bamako », a décrit le CEMA.

Et, désormais, a-t-il continué, « nous nous trouvons donc dans une situation comparable à celle d’il y a sept ans, avec la constitution d’une zone géographique homogène dans laquelle renaît une véritable menace terroriste qui occupe un territoire et s’acharne à le vider des forces de sécurité des trois États concernés. Nous assistons à la reconstitution d’un califat territorial, l’État islamique au Grand Sahara [|EIGS], succursale de Daesh auquel il a fait allégeance en 2016. »

Pour faire face à cette situation, et jusqu’à encore récemment, la force Barkhane ne pouvait mettre que 2.000 soldats sur le terrain, sur les 4.500 dont elle disposait. « Une fois soustraits les éléments de logistique et de soutien, la capacité de protection de nos emprises […] je me trouve avec […] un volant de manœuvre de la taille d’un régiment dans cet immense espace, ce qui est très peu », avait déjà eu l’occasion de dire le général Lecointre, lors d’une précédente audition parlementaire.

D’où la décision prise après le sommet de Pau par le président Macron d’envoyer 600 militaires de plus au Sahel, de concentrer les efforts sur la zone dite des trois frontières ainsi que de renforcer la coopération entre Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S]. « 600 hommes supplémentaires peuvent apparaître dérisoires compte tenu de l’étendue de cette zone. Toutefois, ce renforcement va nous permettre d’augmenter de 70% notre volume de forces déployées », a assuré le général Lecointre.

Face à Barkhane, aux armées locales et à la FC-G5S, « nous avons un ennemi au volume moyen assez faible, mais capable de mobiliser rapidement et ponctuellement des effectifs importants – de l’ordre de la centaine, à moto – pour mener des actions sur des objectifs à forte valeur ajoutée. Le reste du temps, ils sont dilués dans la zone », a expliqué le CEMA.

Ces actions, du reste, ne font qu’augmenter la résilience de l’EIGS car « chaque attaque est l’occasion de prélever des moyens sur les armées nationales », a-t-il fait observer aux sénateurs. Qui plus est, les jihadistes « prennent progressivement un ascendant moral sur les forces de sécurité », lesquelles ont perdu entre 350 et 400 membres en 2019.

L’atout dont bénéficie l’EIGS [et qui lui permet de se « diluer »] réside dans une population locale « structurée autour de liens éthniques forts » et qui « se sent abandonnée par l’État ». Elle fournit ainsi à l’organisation terroriste des « jihadistes qui, en enfants du pays, maîtrisent parfaitement le terrain, savent pouvoir se diluer dans les villages et bénéficient du soutien des habitants », a souligné le général Lecointre.

Pourtant, et les points de situation hebdomadaires de l’État-major des armées l’assurent, les jihadistes subissent eux-aussi de lourdes pertes. Seulement, leur « capacité de régénération est forte », a affirmé le général Lecointre.

« Ils sont chez eux. Ils instrumentalisent des tensions interethniques. Ils recrutent des combattants de plus en plus jeunes. Ils bénéficient de la complicité d’une partie importante de la population, au sein de laquelle ils se fondent. Comme j’ai coutume de le dire, nous combattons un ennemi qui ne respecte aucun droit de la guerre et qui est très intriqué dans la population », a détaillé le général Lecointre. « C’est aussi une guerre de conviction auprès de la population : il faut absolument éviter que la population peule ne bascule définitivement dans les rangs ou en appui de l’EIGS et que ce conflit ne dégénère en conflit interethnique. C’est l’une de nos craintes », a-t-il insisté.

Enfin, la situation du Burkina Faso et particulièrement préoccupante. Ce pays est « en train de devenir le deuxième homme malade de la région », a estimé le général Lecointre. « Le président Kaboré considère que le Burkina Faso utile est encore sous contrôle de l’État. Or, une zone de non-droit est en train de se constituer au nord du Burkina Faso, comme au nord de Niamey. Ces dernières semaines, les attaques les plus terribles au Burkina Faso ne se sont pas déroulées contre les armées burkinabè – qui ont déserté la zone – mais contre les populations mossies du nord du pays. […] Le risque d’une dégénérescence de la crise au Burkina Faso est donc très important », a-t-il prévenu.

http://www.opex360.com/2020/03/07/general-lecointre-au-sahel-la-capacite-de-regeneration-des-terroristes-est-forte/

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On n'est pas en train de reproduire l'erreur états-uniens avec leur théorie de l’endiguement ? Plus on s'investit dans la lutte contre le terrorisme et plus celle-ci va en s'intensifiant ...

N'est ce pas un peu casse gueule d'entrer dans les conflits inter-ethniques ? Tout en sachant qu'il a fallu deux guerres mondiale pour mettre un frein aux conflits ethnique en Europe occidentale.(Les choses ne sont pas réglées en Europe Orientale et de l'Est)

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Je doute qu'il y aie une bonne solution : comme le dit Coriace la population double bien trop vite pour que les habitant aient seulement à manger d'ou friction entre tribus clans, éleveurs vs cultivateurs en plus on mêle la religion, des gouvernements corrompus et incompétent, des forces de sécurité qui n'offrent aucune sécurité aux populations qu'elles sont censées protéger. Tout cela favorise l'émergence d'illuminés en tout genre surtout d'inspiration islamiste.

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Je viens de supprimer deux messages n'y voyez rien d'autre que de la prophylaxie ... :tongue:

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il y a 15 minutes, pascal a dit :

Je viens de supprimer deux messages n'y voyez rien d'autre que de la prophylaxie ... :tongue:

...les maladies vénériennes, toussa.

(je sors fissa)

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