nemo

La production de pétrole

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15 minutes ago, seb24 said:

Ca va se faire progressivement. C'est le cas du charbon, le pétrole suivra ensuite. Le rapport de BP (qui ne croient pas particulièrement a la magie) montrent déjà des éléments intéressants. Et ils ont tendance a revoir leur prévision systématiquement a la baisse. Et ce ne sont pas les seuls. Shell par exemple : https://www.reuters.com/article/us-oil-demand-shell/shell-sees-oil-demand-peaking-by-late-2020s-as-electric-car-sales-grow-idUSKBN1AC1MG

Dans qu'il y aura de l'énergie si bon marché qu'il suffise de se pencher pour se servir ... on voit mal comment les utilisateurs s'en priverait.

Dans tous les pays en voie de développement l'énergie est massivement sponsorisé justement pour permettre le développement. Il n'y a pas de raison que demain ils décident à dépenser beaucoup plus ... pour se développer moins.

Et ici je ne parle que des usages énergétique des hydrocarbure.

Parce qu'a priori les usages "pétro-chimique" notament toute la filiere chimie organique ne cesse de se developper et est largement consommateur et relibérateur d'hydrocarbire aussi bien en énergie qu'en matiere premiere.

15 minutes ago, seb24 said:

Quel rapport entre la voiture électrique et la consommation de pétrole?!!!!!! Les voitures électrique carbure au pétrole partout dans le monde ... sauf partiellement en France parce que l'électricité est massivement nucléaire.

L'électricité n'est qu'une énergie secondaire, comme l'hydrogene ... produite à base de pétrole de charbon ou de gaz ...

Faire croire au monde autre chose ... c'est envoyer le monde dans le mur ... prendre les consommateurs pour des cons ... escroquer les vieux avec des panneaux solaire ... escroquer les utilisateurs de trucs vert etc.

Pour la réalité économique ... il suffit de voir le prix des pleins aux supercharger tesla ... l'életricité - seulement chargé TVA - est vendue brute plus cher que l'essence - alors quelle est massivement chargé TIPP -

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il y a 59 minutes, g4lly a dit :

Dans qu'il y aura de l'énergie si bon marché qu'il suffise de se pencher pour se servir ... on voit mal comment les utilisateurs s'en priverait.

Dans tous les pays en voie de développement l'énergie est massivement sponsorisé justement pour permettre le développement. Il n'y a pas de raison que demain ils décident à dépenser beaucoup plus ... pour se développer moins.

Et ici je ne parle que des usages énergétique des hydrocarbure.

Parce qu'a priori les usages "pétro-chimique" notament toute la filiere chimie organique ne cesse de se developper et est largement consommateur et relibérateur d'hydrocarbire aussi bien en énergie qu'en matiere premiere.

Déjà il ne faut pas confondre le prix d'extraction et le prix au client final. Par exemple le marche de électricité de gros peut être assez complexe. Et ce n'est pas parce que ton charbon et peu cher que tu vas forcement rentabiliser une centrale au charbon. Ensuite tu as tout simplement des politiques mises en place. La Chine a par exemple une politique assez agressive et les prévisions récentes poussent a une baisse de la consommation de charbon dans ce pays alors que selon ton analyse il devrait continuer a monter en flèche vu que c'est le moins cher.

Dans tout les pays y compris l'inde tu as une chute du prix des renouvelable et un fort développement de solution renouvelable et les les énergies fossiles - si elles continuent de croître - arrive en dessous des prévisions.

La partie petro-chimie est déjà prise en compte dans les prévision. Elle pourrait prendre une part importante en % de la conso de pétrole dans le futur. Mais ce ne sera a priori pas suffisant pour enrayer la baisse de consommation dans d'autres domaines.

Et encore une fois. La majorité des prévision de consommation viennent de grand groupes pétroliers qui une tendance logique a voir le futur des énergies fossiles plus rose que ce qu'il n'est réellement et a sous estimer les éléments qui viennent réduire la conso. Et cela se voit assez facilement en comparant leur prévisions a la réalité.

Par exemple une petite comparaison des courbes des prévision de l'IEA :

main-qimg-46a8d5aa3428ac5d5ba03ab6b6c039

Ou encore prévision de consommation:

en 2012:

main.png

En 2015:

2017-09-14-World-Energy-Consumption-By-S

 

Dans le meme genre cote BP:

Muttitt-1.jpg

Avec quelques stats sur les révisions qui donnent des pistes sur l’évolution futur:

Muttitt-3.jpg

 

 

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11 minutes ago, seb24 said:

Déjà il ne faut pas confondre le prix d'extraction et le prix au client final. Par exemple le marche de électricité de gros peut être assez complexe. Et ce n'est pas parce que ton charbon et peu cher que tu vas forcement rentabiliser une centrale au charbon.

Tu reparles électricité alors qu'on parle énergie.

Si tu as du charbon pas cher tu ne vas pas en faire forcément de l'électricité ... tu peux faire du chauffage, du froid, de l'industrie etc. C'est ce qui se passe aux USA et dans toute l'europe de l'est y compris l'allemagne ... Pire on ne parle ici d'énergie commerciale ... on zappe volontairement le bois qui est en général hors circuit commercial ... quand tu réinjecte le bois - le desctockage - la balance est encore pire tant c'est encore utilisé pour le chauffage la cuisine etc. dans des pans entiers du monde.

Pour bien comprendre le délire énergétique dans lequel on est baigné il y a toujours le site de Jancovici ... il a un tres clair biais pro nucléaire mais dans l'ensemble la problématique énergétique est bien abordé ... y compris et peu etre meme surtout les limite de la magie de la croissance à la klingon, "propre" immatérielle et sans effet secondaires.

Ce qui est dramatique c'est que les incantations de certains sont prise comme vérité par d'autre ... sous des prétexte douteux de vouloir bien faire on envoie des pans entiers de l'économie et des gens dans le mur en leur proposant des solution inextricable. C'est exactement le meme délire que l'anti-voiturisme ... alors que justement c'est LE biais qui permet la croissance des moins chanceux.

Une fois que tu as escroqué tous les vieux de France en leur ayant vendu des panneau solaire des dizaine de milliers d'euros qui n'ont jamais rien produit ... il faut plus espérer apres quelconque comportement soit disant vertueux a nouveau.

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il y a 1 minute, g4lly a dit :

Tu reparles électricité alors qu'on parle énergie.

Si tu as du charbon pas cher tu ne vas pas en faire forcément de l'électricité ... tu peux faire du chauffage, du froid, de l'industrie etc. C'est ce qui se passe aux USA et dans toute l'europe de l'est y compris l'allemagne ... Pire on ne parle ici d'énergie commerciale ... on zappe volontairement le bois qui est en général hors circuit commercial ... quand tu réinjecte le bois - le desctockage - la balance est encore pire tant c'est encore utilisé pour le chauffage la cuisine etc. dans des pans entiers du monde.

Pour bien comprendre le délire énergétique dans lequel on est baigné il y a toujours le site de Jancovici ... il a un tres clair biais pro nucléaire mais dans l'ensemble la problématique énergétique est bien abordé ... y compris et peu etre meme surtout les limite de la magie de la croissance à la klingon, "propre" immatérielle et sans effet secondaires.

Je donne l'exemple de électricité. Mais tu peux prendre d'autres secteurs comme la les carburant pour le transport. Il y a une gouffre entre les prix d'extraction et les prix a la pompe e tu as de nombreux facteurs a prendre en compte. Et encore une fois même si généralisé sur les conso global tu as les même résultats. La majorité des graphes que je donne plus hauts parlent de conso en général.

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4 minutes ago, seb24 said:

Je donne l'exemple de électricité. Mais tu peux prendre d'autres secteurs comme la les carburant pour le transport. Il y a une gouffre entre les prix d'extraction et les prix a la pompe e tu as de nombreux facteurs a prendre en compte. Et encore une fois même si généralisé sur les conso global tu as les même résultats. La majorité des graphes que je donne plus hauts parlent de conso en général.

La consommation d'énergie renouvelable augmente ... super.

Mais il faut pas faire croire au gens que demain la consommation d'hydrocarbure va baisser sauf tres grave crise économique. L'energie est le carburant de la croissance ... plus il y a d'énergie disponible quelques soit sa forme plus on en consommera, personne ne laissera sous terre de la croissance gratuite... meme si tu le paies pour ca.

C'est betement le discours de tous les neo-populo Trump ... tout l'est de l'Europe ... la Russie ... tout le PO, MO ... l'afrique ... l'amérique du sud ...

Apres quand tu prends dans les énergie renouvelable les agro-carburant ... tu comprends le biais des pétroliers qui aime a crier au loup. C'est comme si tu comptait le destockage bois qui produit massivement du CO2 lors de la transformation des foret en terre agricole.

Tu veux des graphique qui font peur ... hop! Et ca vient de chez BP :bloblaugh:

bp-global-energy-5-year-a.jpg

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il y a 1 minute, g4lly a dit :

La consommation d'énergie renouvelable augmente ... super.

Mais il faut pas faire croire au gens que demain la consommation d'hydrocarbure va baisser sauf tres grave crise économique. L'energie est le carburant de la croissance ... plus il y a d'énergie disponible quelques soit sa forme plus on en consommera, personne ne laissera sous terre de la croissance gratuite... meme si tu le paies pour ca. 

C'est betement le discours de tous les neo-populo Trump ... tout l'est de l'Europe ... la Russie ... tout le PO, MO ... l'afrique ... l'amérique du sud ...

Pfff :dry:

Pas trop la peine d'essayer de discuter a ce niveau.

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Bloomberg qui publie quelques news sur le sujet:

A Greener Planet Could Slash Oil Company Income by $19 Trillion to 2040

https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-05-22/green-shift-to-slash-oil-company-income-by-19-trillion-to-2040

Fuel-Efficient Cars Will Be Worse for Oil Than Electric Vehicles: BNEF

https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-05-21/it-s-not-evs-but-efficient-cars-that-ll-be-worse-for-oil-bnef

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Ce que la politique de domination énergétique de Trump signifie pour le monde entier


Il y a deux semaines, nous avons écrit sur la façon dont la politique étrangère du président Trump s'était en quelque sorte " pliée " en " néo-américanisme ", et cité le professeur des affaires étrangères des États-Unis, Russell-Mead, suggérant que la métamorphose du 8 mai de Trump (la sortie de la JCPOA), représentait quelque chose de nouveau, un changement de direction (de son être principalement un Art of the Deal négociateur), vers - le rythme, Russell-Mead - "une ère néo-américaine dans la politique mondiale - plutôt qu'une ère post-américaine[Obama-ist] post-américaine". "L'administration veut élargir le pouvoir américain, plutôt que de s'adapter au déclin (comme l'aurait fait Obama). Pour l'instant, au moins, le Moyen-Orient est la pièce maîtresse de cette nouvelle affirmation", opine Russell-Mead, expliquant que cette nouvelle impulsion de Trump provient de :[Trump's] instincts lui disant que la plupart des Américains sont tout sauf avides d'un monde "post-américain". Les partisans de M. Trump ne veulent pas de longues guerres, mais ils ne se prêtent pas non plus à une acceptation stoïque du déclin national".

Il y a là quelque chose de paradoxal : Trump et sa base déplorent le coût et l'engagement de l'immense parapluie de défense américaine, disséminée dans le monde entier par les mondialistes (sentiments aggravés par l'ingratitude supposée de ses bénéficiaires) - mais le Président veut " élargir le pouvoir américain, plutôt que de s'ajuster pour décliner ". C'est-à-dire qu'il veut plus de pouvoir, mais moins d'empire. Comment pourrait-il quadriller ce cercle ?

Eh bien, un pointeur s'est levé presque un an plus tôt, lorsque le 29 juin 2017, le Président a utilisé un mot tout à fait inattendu lors d'un discours lors d'un événement du département de l'énergie : Libérer l'énergie américaine. Au lieu de parler de l'indépendance énergétique américaine, comme on pouvait s'y attendre, il a plutôt annoncé une nouvelle ère de "domination" énergétique américaine.

Dans un discours "qui cherchait à souligner une rupture avec les politiques de Barack Obama", note le FT, M. Trump a lié l'énergie à son programme America First... "La vérité est que nous avons maintenant des réserves d'énergie presque illimitées dans notre pays", a dit M. Trump. "Nous sommes vraiment aux commandes, et vous savez quoi : nous ne voulons pas que d'autres pays nous enlèvent notre souveraineté et nous disent quoi faire et comment le faire. Ça n'arrivera pas. Avec ces ressources incroyables, mon administration recherchera non seulement l'indépendance énergétique américaine que nous recherchons depuis si longtemps, mais aussi la domination énergétique américaine ", a-t-il dit.

Il semble, comme l'explique Chris Cook, que Gary Cohn, alors conseiller économique en chef du Président, ait joué un rôle dans la genèse de cette ambition. Cohn (alors chez Goldman Sachs), avec un collègue de Morgan Stanley, a conçu en 2000 un plan pour prendre le contrôle du marché mondial du pétrole par le biais d'une plateforme de trading électronique, basée à New York. En bref, les grandes banques ont attiré d'énormes quantités d'"argent géré" (de fonds spéculatifs, par exemple), vers le marché, pour parier sur les prix futurs (sans qu'elles ne prennent jamais réellement livraison de pétrole brut : le commerce du "pétrole papier", plutôt que du pétrole physique). Et, en même temps, ces banques travaillaient en collusion avec les principaux producteurs de pétrole (y compris, plus tard, l'Arabie Saoudite) pour préacheter du pétrole physique de telle manière que, en retenant ou en libérant du brut physique du marché ou sur le marché, les grandes banques de New York ont pu " influencer " les prix (en créant une pénurie ou une surabondance).

Pour donner une idée de la capacité de ces banquiers à " influencer " les prix, au milieu de 2008, on estimait que quelque 260 milliards de dollars d'investissements " gérés " (spéculatifs) étaient en jeu sur les marchés de l'énergie, éclipsant complètement la valeur du pétrole qui sort effectivement de la mer du Nord chaque mois, peut-être de 4 à 5 milliards de dollars, tout au plus. Ces jeux d'options pétrolières " papier " l'emporteraient donc souvent sur les " fondamentaux " de l'offre réelle et de la demande réelle de l'utilisateur final.

Pour Cohn, la première étape consistait donc, pour les États-Unis, à gérer le marché commercial, à la fois en termes de prix et d'accès, les antagonistes américains tels que l'Iran ou la Russie pouvant accéder au marché à des conditions inférieures, voire pas du tout. La " deuxième étape " présumée a été de nourrir la production américaine de schistes, de construire de nouveaux terminaux américains d'exportation de GNL et d'ouvrir l'Amérique à la poursuite de l'exploration pétrolière et gazière, tout en forçant tout le monde, de l'Allemagne à la Corée du Sud et à la Chine, à acheter des exportations américaines de GNL. Et troisièmement, avec les exportations de pétrole du Golfe déjà sous l'égide des États-Unis, il y avait alors deux grands producteurs d'énergie du Moyen-Orient au-delà des frontières de l'"influence" du cartel (tombant davantage dans le "cœur" stratégique producteur d'énergie de la Russie rivale) : L'Iran - qui fait maintenant l'objet d'un changement de régime, d'un siège économique sur ses exportations de pétrole, et l'Irak, qui fait l'objet d'intenses pressions politiques (douces) (comme la menace de sanctionner l'Irak en vertu de la loi Countering America's Adversaries Through Sanctions Act) pour forcer son adhésion à la sphère occidentale.

 

Que signifierait cette notion de domination énergétique dans un langage simple ? Les États-Unis - si la domination de l'énergie réussissait - contrôleraient simplement le robinet du développement économique - ou son absence - pour les rivaux de la Chine et de l'Asie. Et les États-Unis pourraient presser les revenus de la Russie de cette façon aussi. En bref, les Etats-Unis pourraient mettre un tourniquet sur les plans de développement économique de la Chine et de la Russie. Est-ce la raison pour laquelle la JCPOA a été révoquée par le Président Trump ?

Voici donc la quadrature du cercle (plus de puissance américaine, mais moins d'empire) : Les objectifs américains de Trump pour la " domination ", non pas par le biais de l'infrastructure permanente des globalistes de la défense américaine, mais par l'effet de levier intelligent du dollar américain et du monopole de compensation financière, par l'isolement et le maintien de la technologie américaine, et par la domination du marché de l'énergie, qui à son tour représente la valve marche/arrêt de la croissance économique pour les rivaux américains. De cette façon, Trump peut'ramener les troupes à la maison', et pourtant l'Amérique garde son hégémonie. Le conflit militaire devient un dernier recours.

Le conseiller principal Peter Navarro a déclaré sur NPR plus tôt cette semaine que " nous pouvons les empêcher[les Chinois] de mettre nos entreprises de haute technologie hors service " et " d'acheter nos joyaux de la technologie ".... Chaque fois que nous innovons quelque chose de nouveau, la Chine vient l'acheter ou le voler." 

Est-ce que c'est le plan de Trump : Par la domination du marché et la guerre commerciale, pour prolonger la " supériorité " de l'Amérique en matière de technologie, de finance et d'énergie - et ne pas être obligé d'une manière ou d'une autre de s'adapter au déclin ? Et en agissant de la sorte, réduire - ou du moins retarder - l'émergence de rivaux ? Dans ce contexte, deux questions se posent immédiatement : Cette formule est-elle l'adoption du néo-conservatisme, par l'administration américaine, que la propre base de Trump déteste tant ? Et, deuxièmement, l'approche peut-elle fonctionner ?

Il ne s'agit peut-être pas de néo-conservatisme, mais plutôt de retravailler un thème. Les néo-conservateurs américains voulaient en grande partie prendre un marteau sur les parties du monde qu'ils n'aimaient pas ; et le remplacer par quelque chose qu'ils ont fait. La méthode de Trump est plus machiavélique.

Les racines de ces deux courants de pensée résident cependant - plus qu'en partie - dans l'influence de Carl Schmitt sur la pensée conservatrice américaine par l'intermédiaire de son ami Leo Strauss, à Chicago (que Trump ait jamais lu l'un ou l'autre homme, les idées circulent toujours dans l'éther américain). Schmitt a soutenu que la politique (contrairement à la veine libérale/humaniste) n'a rien à voir avec l'équité ou la justice dans le monde - c'est-à-dire le travail des moralistes et des théologiens - la politique pour Schmitt, concerne le pouvoir et la survie politique, et rien de plus.

Les libéraux (et les mondialistes), a suggéré Schmitt, ont du mal à utiliser le pouvoir pour écraser les forces alternatives qui émergent : leur vision optimiste de la nature humaine les amène à croire en la possibilité de médiation et de compromis. L'optique de Schmittian, bien que rejetant de manière dérisoire l'opinion libérale, en faveur d'un accent sur le rôle du pouvoir, pur et simple - basé sur une compréhension plus sombre de la vraie nature des " autres " et des rivaux. Ce point semble aller à la racine de la pensée de Trump : Obama et les " libéraux " étaient prêts à échanger les " joyaux de la couronne " de " Notre culture " (expertise financière, technologique et énergétique) par le biais d'une " action positive " multilatérale qui aiderait les États moins développés (comme la Chine rivale en haut de l'échelle). C'est peut-être la raison pour laquelle Trump s'est retiré de l'Accord sur le climat : Pourquoi aider des rivaux putatifs, tout en imposant des handicaps volontaires à sa propre culture ?

C'est sur ce dernier, pivot assez étroit (l'impératif de garder le pouvoir américain intact), que les néo-conservateurs et les trompettistes, s'unissent : Et tous deux partagent aussi leur mépris pour les libéraux utopiques qui gaspilleraient les joyaux de la culture occidentale - pour certains ou d'autres idéaux humanitaires - pour permettre aux rivaux déterminés de l'Amérique de se lever et de renverser l'Amérique et sa culture (dans cette optique).

Le terrain d'entente entre les deux courants s'exprime avec une candeur remarquable à travers le commentaire de Berlusconi selon lequel "nous devons être conscients de la supériorité de notre civilisation[occidentale]". Steve Bannon dit quelque chose de très similaire, bien qu'exprimé dans les mérites de la préservation d'une culture judéo-chrétienne occidentale (menacée).

Ce sens de l'avantage culturel qui doit à tout prix être récupéré et préservé va peut-être un peu (mais pas tout) dans le sens de l'ardent soutien de Trump pour Israël : S'adressant à Channel Two d'Israël, Richard Spencer, un leader éminent de l'Alt-Right américain (et une composante de la base de Trump), a souligné le sentiment profond de dépossession des Blancs, dans leur propre pays[les États-Unis] :

".... un citoyen israélien, quelqu'un qui comprend votre identité, qui a le sentiment d'être une nation et un peuple, ainsi que l'histoire et l'expérience du peuple juif, vous devriez respecter quelqu'un comme moi, qui a des sentiments analogues à l'égard des Blancs. Vous pourriez dire que je suis un sioniste blanc - dans le sens où je me soucie de mon peuple, je veux que nous ayons une patrie sûre pour nous et pour nous-mêmes. - Tout comme vous voulez une patrie sûre en Israël." 
Ainsi, la tentative d'exploiter et d'armer la culture des élites américaines - à travers le dollar, l'hégémonie supposée de l'énergie et son emprise sur le transfert de technologie - peut-elle réussir à s'accrocher à la " culture " américaine (dans la construction réductionniste de la base de Trump) ? C'est la question à soixante-quatre mille dollars, comme on dit. Cela peut facilement provoquer une réaction tout aussi puissante ; et beaucoup de choses peuvent se produire au niveau national aux États-Unis, entre maintenant, et les élections de mi-mandat de novembre, qui pourraient soit confirmer le président au pouvoir - ou le défaire. Il est difficile de s'en tenir à un horizon analytique au-delà de cet horizon. 

Mais un point plus important est que si Trump se passionne pour la culture américaine et l'hégémonie, les dirigeants du non-occident aujourd'hui, ressentent tout aussi passionnément qu'il est temps pour " le siècle américain " de céder la place. Tout comme après la Seconde Guerre mondiale, les anciens États coloniaux voulaient l'indépendance - ainsi, maintenant, les dirigeants d'aujourd'hui veulent la fin du monopole du dollar, ils veulent être exclus de l'ordre mondial dirigé par les États-Unis et de ses institutions dites " internationales " ; ils veulent " être " à leur manière culturelle distinctive - et ils veulent retrouver leur souveraineté. Il ne s'agit pas seulement d'un nationalisme culturel et économique, mais d'un point d'inflexion significatif - loin de l'économie néolibérale, de l'individualisme et du mercantilisme brut - vers une expérience humaine plus complète.

La marée, dans le sillage de la Seconde Guerre mondiale, était certainement irréversible à l'époque. Je me souviens même que les anciens colonialistes européens ont ensuite déploré leur retrait forcé : "Ils vont[les anciennes colonies] le regretter", ont-ils prédit avec confiance. (Non, ils ne l'ont jamais fait.) La marée monte en flèche aujourd'hui et s'est même étendue à l'Europe. Où - qui sait - si les Européens auront la colonne vertébrale pour repousser les machinations financières et commerciales de Trump : Ce sera une tournesol importante pour la suite.

Mais ce qui est différent aujourd'hui (par rapport à l'époque), c'est que l'hégémonie monétaire, les prouesses technologiques et la " domination " énergétique ne sont pas du tout assurés à la possession occidentale. Ils ne sont plus les leurs. Ils ont commencé leur migration, il y a quelque temps.

https://www.strategic-culture.org/news/2018/06/05/what-trump-policy-energy-dominance-means-for-world.html

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Il y a 1 heure, zx a dit :

Je ne sais pas si on en importe beaucoup, mais je crois que l'Inde, la Chine en importent et je les vois mal obtempérer. J'aimerais bien qu'on obtempère pas non plus, mais faut pas rêver.

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Le 26/06/2018 à 21:17, Picdelamirand-oil a dit :

Je ne sais pas si on en importe beaucoup, mais je crois que l'Inde, la Chine en importent et je les vois mal obtempérer. J'aimerais bien qu'on obtempère pas non plus, mais faut pas rêver.

Pour eux c'est une aubaine, ils peuvent acheter plein de pétrole à bas cout, les iraniens n'ont pas le choix.

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L'effet Trump fonctionne à fond sur les européens.

Europe: Chute libre prévisible des achats de brut iranien

https://fr.yahoo.com/news/europe-chute-libre-pr-visible-135942569.html

 

LONDRES (Reuters) - Les raffineurs européens réduisent leurs achats de pétrole brut iranien plus vite que prévu, laissant penser que les sanctions que les Etats-Unis veulent imposer à nouveau à l'Iran risquent d'avoir un impact bien plus marqué que celles de 2012, même si l'Union européenne (UE) cette fois-ci ne participe pas.

Washington a fait savoir que les compagnies pétrolières devaient progressivement cesser leurs activités avec l'Iran d'ici au 4 novembre au risque d'être exclues du système financier américain.

L'Europe avait imposé son propre embargo sur le pétrole iranien après les sanctions américaines imposées par Barack Obama en 2012. Cette fois-ci, les lignes de crédit sont coupées et même si les Européens s'en tiennent à l'accord sur le programme nucléaire iranien de juillet 2015, qui a entraîné la levée des sanctions contre Téhéran, les achats européens sont près de cesser purement et simplement.

"Ces sanctions seront pires que celles d'Obama. Avec lui, on savait où on allait, comment faire avec les sanctions (...) Mais avec Trump, on ne peut jurer de rien; tout le monde a peur", a dit une source de l'industrie pétrolière.

La Banque de Commerce et de Placements (BCP) suisse a dit à ses clients qu'elle arrêterait de financer les cargaisons de brut iranien au 30 juin, selon deux sources au fait du dossier.

BCP avait dit fin mai qu'elle suspendrait toute nouvelle transaction avec l'Iran et cesserait peu à peu cette activité. Un porte-parole s'est refusé à tout commentaire sur la date-butoir du 30 juin.

BCP a notamment comme clients Hellenic Petroleum, Total et Litasco, société de négoce genevoise du russe Lukoil, selon plusieurs sources au fait de la question.

Certains cherchent d'autres solutions bancaires mais la prime attachée aux tarifs du fret iranien, des prix de vente officiels élevés et l'imprévisibilité du président américain Donald Trump sont décourageants et ces raffineurs ne vont sans doute pas charger du brut iranien, ont ajouté les sources.

L'INDE DEVRAIT AUSSI RÉDUIRE SES IMPORTATIONS

Litasco a un accord de préfinancement à l'exportation de 300 millions d'euros avec l'Iran mais ne fait plus de crédit renouvelable depuis que les nouvelles sanctions ont été annoncées, a observé une source ayant une connaissance directe des faits.

Les raffineurs espagnols Cepsa et Repsol passaient par la banque madrilène Ares mais Cepsa n'importera plus à compter du début juillet, selon des sources, car les cargaisons les plus tardives n'ont pu être agréées avant l'annonce des sanctions. Cepsa avait dit auparavant qu'il chargerait du brut iranien jusqu'en novembre, espérant une exemption.

L'Europe représente 20% environ des 2,5 millions de barils par jour (bpj) que l'Iran exporte.

A l'origine, Washington voulait purement et simplement un embargo total sur les exportations pétrolières iraniennes puis la Maison Blanche a dit qu'elle examinerait chaque pays au cas par cas afin qu'un maximum d'entre eux n'importent plus la moindre goutte de brut iranien d'ici le 4 novembre.

La Turquie, gros importateur de pétrole iranien, a fait savoir qu'elle ne romprait pas ses liens commerciaux avec Téhéran.

La Turquie a acheté quelque 170.000 barils par jour de brut iranien en mai, selon des données portuaires et maritimes, ce qui est conforme à la moyenne de la période janvier-avril, selon des statistiques officielles.

L'Inde, premier importateur de pétrole iranien après la Chine, avait continué d'en acheter à l'époque des premières sanctions mais le risque de ne plus avoir accès au système financier américain pèse cette fois-ci dans la balance et le ministère du Pétrole a prévenu les raffineurs de se préparer à une "réduction radicale", voire à des importations nulles.

Le russe Rosneft se prépare lui aussi à se passer du pétrole iranien à partir de novembre à la suite d'une communication du Kremlin. Le pétrolier a déjà réduit ses importations depuis ce mois-ci.

En 2012, les acheteurs asiatiques que sont la Chine, la Corée du Sud et le Japon continuaient d'acheter autour d'un million de bpj de pétrole iranien, la moitié à peu près des flux iraniens normaux.

Des responsables gouvernementaux américains se sont rendus en Europe cette semaine et se déplaceront ensuite au Proche-Orient et en Asie afin de faire pression sur les différents pays concernés.

(avec Ahmad Ghaddar et Humeyra Pamuk à Istanbul; Wilfrid Exbrayat pour le service français)

Modifié par zx
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Visiblement ca leur fait mal.

L'Iran qualifie de "pure imagination" la menace américaine sur ses ventes de pétrole

AFP

http://www.lepoint.fr/monde/l-iran-qualifie-de-pure-imagination-la-menace-americaine-sur-ses-ventes-de-petrole-03-07-2018-2232759_24.php

 

L'Iran qualifie de "pure imagination" la menace américaine sur ses ventes de pétrole ©AFP / RUBEN SPRICH

Le président iranien Hassan Rohani a qualifié mardi de "pure imagination" l'annonce par les Etats-Unis qu'ils allaient empêcher l'Iran d'exporter son pétrole et a dénoncé les "sanctions aveugles" américaines comme la pire violation des droits de l'homme.

Depuis leur retrait en mai de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, les Etats-Unis ont annoncé le rétablissement de sanctions contre l'Iran et veulent notamment "réduire à zéro" ses revenus tirés de ses ventes de pétrole brut, comme l'a annoncé lundi le directeur politique du département d'Etat, Brian Hook.

"Ce sont en fait des propos exagérés qui ne pourront jamais se réaliser", a répondu le président iranien, lors d'une conférence de presse à Berne avec le président de la Confédération helvétique, Alain Berset.

"Un tel scénario signifierait de la part des Etats-Unis d'imposer une politique impérialiste en violation flagrante des lois et règlements internationaux", a ajouté M. Rohani.

"Il s'agit vraiment de pure imagination, infondée, injuste, qu'un jour, tous les producteurs de pétrole soient autorisés à exporter leur pétrole, sauf l'Iran", a-t-il conclu.

Brian Hook a confirmé lundi le rétablissement de sanctions américaines contre le secteur automobile, le commerce de l'or et autre métaux précieux avec l'Iran dès le 6 août. Il a également annoncé des sanctions contre les transactions liées au pétrole et avec la banque centrale iranienne à partir du 4 novembre.

Washington a par ailleurs menacé de punir les entreprises étrangères qui feront affaire avec Téhéran.

Le responsable du département d'Etat a ajouté que les Etats-Unis étaient "confiants qu'il existe une capacité mondiale suffisante pour la production supplémentaire de pétrole".

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole et alliée de Washington, a confirmé mardi être prête à augmenter sa production de brut.

"Sanctions aveugles"

"Les sanctions aveugles imposées contre une grande nation sont en soi la plus grande violation des droits de l'homme que l'on puisse imaginer", a affirmé le président Rohani devant les journalistes.

Il a ajouté que l'Iran et la Suisse étaient "d'accord pour dire que l'accord nucléaire a été vraiment un acquis important et il est dans l'intérêt du monde entier que cet accord soit préservé pour la paix internationale".

"Tant que nos intérêts seront respectés dans le cadre de l'accord nucléaire et tant que l'Iran pourra profiter des avantages (prévus par l'accord), nous resterons dans cet accord", a-t-il répété.

Les autres signataires de l'accord - l'Allemagne, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, ainsi que l'UE associée au suivi de l'accord - ne cessent de proclamer leur attachement au texte, qu'ils présentent comme une victoire diplomatique en matière de lutte contre la prolifération nucléaire.

"Nous sommes tous conscients que le retrait annoncé par les Etats-Unis risque de freiner ou de remettre en cause les progrès réalisés", a regretté M. Berset.

"Du point de vue de la Suisse, cet accord a été un succès sans précédent. Mais il y a aujourd'hui une certaine insécurité que nous souhaitons diminuer", a-t-il dit.

Le président de la Confédération helvétique a par ailleurs relevé que la question des droits de l'homme avait été abordée lors de ses entretiens.

"Nous avons un dialogue franc et ouvert. Nous souhaitons le poursuivre (...) même quand nous ne sommes pas du même avis", a-t-il dit, évoquant notamment "la position de la Suisse par rapport à la nécessité de reconnaître l'Etat d'Israël".

Sur ce point, le président Rohani lui a répondu que l'Iran "considère le régime sioniste comme un régime illégitime, dont les activités constituent une violation de la paix et de la sécurité dans cette région".

En marge des entretiens, les deux pays ont signé un accord sur le transport de marchandises et de voyageurs par la route et deux déclarations d'intention concernant la coopération dans les domaines de la santé et des sciences.

M. Rohani doit ensuite poursuivre sa tournée européenne par une visite en Autriche, où il rencontrera dès mercredi matin son homologue autrichien Alexander Van der Bellen et le chef du gouvernement Sebastian Kurz.

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India's dilemma: Donald Trump or cheap Iran oil

Oil imports from Iran totaled about $9 billion in the year ended March and substituting some of the contracts with more North American crude will help India lower the $24.5 billion trade surplus it runs with the world’s largest economy

https://energy.economictimes.indiatimes.com/news/oil-and-gas/indias-dilemma-donald-trump-or-cheap-iran-oil/65038413

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Aux Etats-Unis, un projet de loi pour poursuivre l'Opep en justice

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0302008783127-aux-etats-unis-un-projet-de-loi-pour-poursuivre-lopep-en-justice-2193605.php

Des sénateurs américains veulent juguler la « fixation illégale des prix ». L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) prépare une riposte juridique.

Aux Etats-Unis, une loi pourrait bientôt permettre au gouvernement américain de poursuivre en justice l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour violation des règles antitrust.

Du nom de Nopec pour « No Oil Producing and Exporting Cartels Act », le projet de loi a été présenté cette semaine au Sénat américain. En mai, une version avait déjà été introduite à la Chambre des représentants, l'autre chambre du Congrès américain. « Il est grand temps de mettre un terme à la fixation illégale des prix par l'Opep », a lancé l'un des porteurs du projet, le sénateur républicain Chuck Grassley.

Plusieurs projets de loi depuis 2000

Ce n'est pas la première fois que le Congrès américain discute d'une législation à l'encontre de l'Opep. De nombreuses versions du projet sont arrivées sur la table depuis les années 2000. Mais, jusqu'à présent, les présidents américains - dont la signature est requise - avaient menacé d'user de leur droit de veto, aussi bien George W. Bush que Barack Obama, selon Bloomberg.

Avec Donald Trump, toutefois, les choses pourraient être différentes. Le président américain a multiplié les tweets critiques sur l'Organisation pétrolière, qu'il accuse d'avoir « artificiellement » fait monter les prix du pétrole. « Ce n'est pas bon et ce ne sera pas accepté ! » a-il ainsi prévenu en avril.

2193605_aux-etats-unis-un-projet-de-loi-

Dernier tweet en date, le 4 juillet. « Le monopole de l'Opep doit se souvenir que les prix de l'essence sont élevés et qu'ils ne font pas grand-chose pour que ça change. », s'agace Donald Trump.

 

Citation

 

Donald J. Trump✔@realDonaldTrump

The OPEC Monopoly must remember that gas prices are up & they are doing little to help. If anything, they are driving prices higher as the United States defends many of their members for very little $’s. This must be a two way street. REDUCE PRICING NOW!

 

Ses premières attaques remontent à plusieurs décennies. Dans son livre « Time to get tough : make America great again », publié en 2011, Donald Trump consacre un chapitre au pétrole dans lequel il approuve l'idée d'une loi Nopec. « Il est temps d'être ferme avec l'Opep qui contrôle 80 % du pétrole accessible sur Terre, écrit-il. Ces types s'assoient autour d'une table et s'entendent sur les prix. Fixer ainsi les prix est illégal en Amérique. »

L'Opep se défendra

Pour l'heure, la Maison-Blanche n'a pas fait part de ses intentions concernant la proposition de loi Nopec. Mais les nouvelles velléités américaines préoccupent l'Opep, qui produit un tiers du pétrole de la planète. Jeudi, l'Organisation a rencontré des cabinets d'avocats à Vienne, où se situe son siège, pour mettre au point une stratégie de défense si cette loi venait à passer, selon S & P Global Platts qui cite des sources proches des discussions.

Après dix-huit mois à limiter leur production, les quinze membres, Arabie Saoudite en tête, ont annoncé en juin qu'ils allaient faire machine arrière et mettre environ 1 million de barils supplémentaires par jour sur le marché. Les cours du brut américain, le WTI ont perdu moins de 2 % depuis.

Pour autant, les observateurs estiment que l'Opep ne peut guère pomper plus qu'elle ne le fait aujourd'hui. Il ne reste quasiment pas de capacités de production inutilisées, il n'y a donc a rien à gagner à passer cette loi, dit David Goldwin, un consultant cité par Foreign Policy.

 

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c'est fini pour Total

L'Iran annonce officiellement que Total a quitté le projet South Pars

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, a déclaré ce 20 août que le groupe français Total avait officiellement quitté l'Iran à la suite des menaces de Washington visant les entreprises qui continueraient de commerce avec Téhéran, rapporte la télévision publique iranienne.

https://www.usinenouvelle.com/article/l-iran-annonce-que-total-a-quitte-le-projet-south-pars.N731559

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c'est marrant, il est tout gentil le trumpignon avec l'Inde, on se demande pourquoi. autant dire tout ce qu'il a fait ne sert à rien, vu les demandes en pétrole des pays comme l'inde et la chine qui ont d'énormes besoins.

Pétrole iranien: Washington envisage des dérogations temporaires

https://fr.yahoo.com/news/pétrole-iranien-washington-envisage-des-dérogations-temporaires-140218659.html

 

NEW DELHI (Reuters) - Washington envisagera des dérogations pour certains pays qui achètent du pétrole iranien, tels que l'Inde, mais ces derniers devront en fin de compte mettre fin à leurs importations en raison des sanctions imposées à Téhéran, a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

En visite en Inde avec son collègue de la Défense Jim Mattis, Mike Pompeo a reconnu que certains acheteurs de pétrole iranien mettraient "un peu de temps" avant de renoncer à commercer avec l'Iran.

"Nous envisagerons des dérogations, le cas échéant, mais nous nous attendons à ce que les achats de pétrole iranien prennent fin partout dans le monde (...) Nous allons donc travailler avec les Indiens, nous nous engageons à le faire", a-t-il dit.

Washington veut que tous les pays arrêtent leurs importations de pétrole en provenance d’Iran, en conséquence du retrait en mai dernier du président Donald Trump de l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien et du retour progressif des sanctions américaines contre la République islamique.

Certaines de ces sanctions sont entrées en vigueur le 6 août. Les autres, qui touchent notamment le secteur pétrolier, prendront effet le 4 novembre.

Donald Trump a averti les pays qui continueraient à commercer avec Téhéran qu'ils ne pourraient plus faire des affaires avec les Etats-Unis.

L'Inde est le troisième plus grand importateur de pétrole au monde et le deuxième client de l'Iran après la Chine et des responsables indiens ont déclaré qu'il serait difficile de mettre fin à cet approvisionnement iranien.

"De nombreux pays sont dans une position telle qu'il leur faudra un peu de temps (pour cesser d'importer du pétrole iranien) mais nous allons travailler avec eux et je suis sûr que nous arriverons à trouver une issue raisonnable", a ajouté Mike Pompeo.

Les importations indiennes de pétrole en provenance d'Iran ont chuté d'un tiers au mois d'août.

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Quand on à plus de pétrole, faut avoir des idées. On connaît les gazogènes en France durant l'occupation allemande, mais je suis tombé sur un article récapitulatif des expédients utilisés pour rendre l'Indochine autonome durant cette période. On a construit en autre des raffineries utilisant l'huile de poissons :

http://www.entreprises-coloniales.fr/inde-indochine/Indochine_eco_1939-1947.pdf

On faisait du bio avant l'heure :)

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