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Alexis

Crise grecque, crise européenne ?

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Nous sommes d'accord.

 

Et hélas la responsabilité et en grande partie française, vu que nous avons fortement milité pour son adhésion la ou nos partenaires ne le voulaient pas. Vous comprenez, Socrate...

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Son adhésion découle avant tout d'une période d'un élargissement de la communauté européen, elle ne choque pas plus que l'adhésion de l'Espagne et du Portugal quelque années après. (Pourtant eux aussi confrontées à des problèmes économique grave) Mais quitte a accuser des pays pourquoi seulement la France ? Alors que l'Allemagne avait aussi appuyer la candidature du pays au sein de la communauté ... elle plus que quiconque avait envie de cette adhésion car elle était le premier partenaire économique de la Grèce, et donc des intérêts économiques qui ont été à peine voilés. Je signale que c'est Hans-Dietrich Genscher qui faisait du lobby pour la Grèce lorsque que les autre membres hésitent, notamment l'Italie et la France (et ouais elle aussi elle a hésité à une époque) qui voyaient avec réticence l'arrivé d'un concurrent dans le domaine agricole ...

Que cela soit bien claire, je ne dis pas que la France n'a pas des responsabilités dans ces affaires, mais encore une fois elle n'est pas seule! Et que contrairement à une légende les allemands ne sont pas plus professionnelles ou meilleurs gestionnaires que les autres peuple d'Europe. (point) Je remarque une chose lorsque les choses vont mal en Europe c'est soit la faute aux Royaume-Uni ou à la France, par contre l'Allemagne bénéficie jusqu'à récemment d'une sorte d'image vertueux qui lui excusait ces incartades. Par exemple on voue presque aux gémonies les anglais de servir comme cheval de Troie aux intérêts américains, pourtant lorsqu'on constate que les services allemands n'ont pas hésité à espionner la France pour le compte des états-uniens silence gêné.

Edited by Rochambeau
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L'Allemagne dénonce des fraudeurs du fisc grecs

L'Allemagne a transmis à la Grèce des données sur des fraudeurs du fisc grecs, particuliers et entreprises, détenteurs de comptes en Suisse crédités d'un total de 4 milliards de francs suisses (3,7 milliards d'euros).

Le ministère des Finances de l'Etat-région allemand de Rhénanie du Nord-Westphalie a annoncé que son administration fiscale, qui a acheté par le passé plusieurs CD ou cartes mémoire contenant des informations sur des clients de banques suisses, avait transmis au gouvernement grec "plus de 10.000 données pouvant servir à la poursuite de fraude fiscale".

Elles concernent des particuliers et des entreprises -pas forcément 10.000, certains pouvant avoir plusieurs comptes- "avec des avoirs d'un total de 4 milliards de francs suisses".  "Nous allons analyser avec soin les données, et si besoin demander à la Suisse des informations supplémentaires", a réagi le ministre adjoint des Finances Trifon Alexiadis, cité dans le communiqué allemand, évoquant "une grande chance pour la collectivité".

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A part hier ou il y a eu un mouvement brutal dont on ne sait pas très bien quoi penser, c'est plutôt calme sur les indices depuis un moment.

Les marchés sont versatiles, et il n'est pas dit que le cas grec retombe dans le radar des acteurs du marché. Quant à cette hypothèse que le QE de la BCE produira bien l'effet inflationniste souhaité et allégera mécaniquement le poids de la dette, c'est un pari que je ne ferai pas, le QE a permis de gagner du temps pas de fournir des solutions.

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Le gouvernement Finlandais qui envisage une sortie de l'Euro, pour ne plus être soumis au principe de "collectivité" obligeant tous les membres à garantir les dettes publiques des autres >  http://miledeux.over-blog.com/2015/12/un-grand-pas-de-plus-vers-la-desintegration-de-la-monnaie-europeenne.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

 

Edit : certes la source est "politiquement engagée" (c'est le blog d'un mouvement Eurosceptique), mais l'article est assez intéressant je trouve

Edited by Bruno

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Il y a 1 heure , Bruno said:

Le gouvernement Finlandais qui envisage une sortie de l'Euro, pour ne plus être soumis au principe de "collectivité" obligeant tous les membres à garantir les dettes publiques des autres >  http://miledeux.over-blog.com/2015/12/un-grand-pas-de-plus-vers-la-desintegration-de-la-monnaie-europeenne.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

 

Edit : certes la source est "politiquement engagée" (c'est le blog d'un mouvement Eurosceptique), mais l'article est assez intéressant je trouve

Ca a bien l'air d'être complètement à côté de la plaque : il n'y a pas de source dans l'article, et pas de garantie collective des dettes publiques au sein de la zone Euro (l'Allemagne n'en veut pas).

Il y a confusion entre les garanties exigées ou pas par les états pour prêter à nouveau à la Grèce (dont l'intérêt se discute, qui ont été exigées ou pas, mais sans lien avec des traités : c'est du cas par cas) et des garanties à l'échelle européennes ou de la zone euro (qui n'existent pas).

Et puis surtout je ne comprend rien à l'enchaînement de ce que seraient les déclarations de la ministre finlandaise :

Citation

« La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie commune européenne ».

OK

Citation

« La responsabilité collective pour les dettes (...) et les risques d'autres pays n'est pas ce à quoi nous devons nous préparer. Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n'importe quelles conditions ».

Complètement à côté de la plaque : c'est la Finlande qui est dans la panade complète, pourquoi nous parle-t-on, pourquoi nous parlerait-elle de la garantie de la dette des autres ?

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@Boule75 : Possible, mais selon toi la Ministre Finlandaise des finances n'aurait donc jamais fait ces déclarations (où elles auraient été mal traduites soit par imcompétence, soit volontairement dans un but "politique") ?

A voir si d'autres sources moins subjectives (je dis bien moins car les sources 100% objective sur les sujets socio-économico-politique ça n 'existe pas, ou plus précisément chacun estime être plus objectif que ses conccurents...) vont faire état d'ici demain d''une volonté de la Finlande de peut-être s'extraire de la Monnaie unique. Si aucun média n'en parle effectivement ce sera louche...

Il y a quand même un mécanisme de garantie mutuelle des dettes, puisque justement les conditions drastiques imposées à la Grèce (et vécues comme un chantage d'initiative Allemande par une majorité de Grecs, que ce soit à tort ou à raison...) étaient "soit vous les acceptez et on continue à vous prêter, soit vous n'aurez plus rien et vous devrez zortir de l'Euro"  

Edited by Bruno

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il y a 58 minutes, Bruno said:

@Boule75 : Possible, mais selon toi la Ministre Finlandaise des finances n'aurait donc jamais fait ces déclarations (où elles auraient été mal traduites soit par imcompétence, soit volontairement dans un but "politique") ?

A voir si d'autres sources moins subjectives (je dis bien moins car les sources 100% objective sur les sujets socio-économico-politique ça n 'existe pas, ou plus précisément chacun estime être plus objectif que ses conccurents...) vont faire état d'ici demain d''une volonté de la Finlande de peut-être s'extraire de la Monnaie unique. Si aucun média n'en parle effectivement ce sera louche...

Il y a quand même un mécanisme de garantie mutuelle des dettes, puisque justement les conditions drastiques imposées à la Grèce (et vécues comme un chantage d'initiative Allemande par une majorité de Grecs, que ce soit à tort ou à raison...) étaient "soit vous les acceptez et on continue à vous prêter, soit vous n'aurez plus rien et vous devrez zortir de l'Euro"  

La seule source citée, c'est François Asselineau, qui est connu pour ses prises de positions davantage que pour son analyse.

Quand on fait une recherche avec les mots-clefs "Finlande quitter euro", on trouve des coupures de presse datant de juillet 2012, citant une déclaration du ministre finlandais le 06 juillet 2012. L'article sus-cité, qui semble indiquer implicitement que la déclaration finlandaise est récente, ne fait pas justesse au tempo des faits..... et oublie que Jutta Urpilainen n'est plus ministre depuis juin 2014.

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il y a 9 minutes, true_cricket said:

La seule source citée, c'est François Asselineau, qui est connu pour ses prises de positions davantage que pour son analyse.

Quand on fait une recherche avec les mots-clefs "Finlande quitter euro", on trouve des coupures de presse datant de juillet 2012, citant une déclaration du ministre finlandais le 06 juillet 2012. L'article sus-cité, qui semble indiquer implicitement que la déclaration finlandaise est récente, ne fait pas justesse au tempo des faits..... et oublie que Jutta Urpilainen n'est plus ministre depuis juin 2014.

Ok, intéressant, merci ; je n'avais rien trouvé de bien récent allant dans ce sens non plus, mais me disais que la Finlande n'étant pas un "poids lourd" de l'UE, ni dans la situation framatique de la Grèce, ça ne ferait pas de buzz, et ne serait pas relayé par les gros médias avant ce soir ou demain..

De manière générale, que la Finlande soit elle aussi en crise financière n'implique pas forcément que sa population et ses dirigeants restent attachés à l'Euro : au contraire c'est plutôt lorsque l'économie est en panne et ne paraît pourvoir être relancée qu'au moyen d'une relance "Keynésienne" que des voix nombreuses commencent à s'élever contre la psycho-rigidité de "l'austérité" qui mise tout sur la réduction des dépenses en négligeant son effet fréquent dans le même sens sur les recettes... 

C'est ce qui s'est passé en Grèce et a conduit l'élection de Tsipras, dont le famaux Ministre des Finances Varoufakis évoquait ouvertement la sortie de l'Euro, avant que celui-ci ne soit mis au placard et que Tsipras finalement ne fasse un compromis avec l'UE         

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A priori en 2012 la Finlande était dans une position favorable, du côté du porte-monnaie : prêteur et ne souhaitant pas donner de garanties. Aujourd'hui, ça serait plutôt l'inverse, ils sont davantage fragiles et demandeurs de garanties.

Cela expliquerait que l’attitude de 2012, citée dans l'article, ne corresponde pas du tout à la situation actuelle de la Finlande.

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Il y a 2 heures , Bruno said:

Il y a quand même un mécanisme de garantie mutuelle des dettes, puisque justement les conditions drastiques imposées à la Grèce (et vécues comme un chantage d'initiative Allemande par une majorité de Grecs, que ce soit à tort ou à raison...) étaient "soit vous les acceptez et on continue à vous prêter, soit vous n'aurez plus rien et vous devrez zortir de l'Euro"  

De mémoire (et vraiment sous réserve), il n'y avait pas de garantie sur la dette grecque découlant d'un traité européen, étendu à l'UE entière ou circonscrit à la zone Euro : les prêts étaient consentis par les états suite à négociation, dans un cadre inter-étatique beaucoup plus que dans le cadre de l'Union Européenne.

Si tel est bien le cas, on est encore face à un aspect parfaitement bancal de la zone Euro : monnaie partagée mais dettes indépendantes, liberté de circulation des capitaux mais systèmes judiciaires cantonnés à des frontières disparues, règles budgétaires soit-disant strictes mais concurrence juridico-fiscale, borne maximale pour l'inflation mais absence de borne minimale. Refus formel d'une politique commune ; politique commune partielle impulsée par la BCE suite à lecture extensive des traités la fondant.

Quel b.rd.l ! On dirait de l'inter-étatique.

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Il y a 2 heures , true_cricket said:

La seule source citée, c'est François Asselineau, qui est connu pour ses prises de positions davantage que pour son analyse.

Quand on fait une recherche avec les mots-clefs "Finlande quitter euro", on trouve des coupures de presse datant de juillet 2012, citant une déclaration du ministre finlandais le 06 juillet 2012. L'article sus-cité, qui semble indiquer implicitement que la déclaration finlandaise est récente, ne fait pas justesse au tempo des faits..... et oublie que Jutta Urpilainen n'est plus ministre depuis juin 2014.

François Asselineau avait bien publié cette nouvelle en temps et en heure sur le site de l'UPR le 6 juillet 2012.

Le site "Miledeux"  quant à lui s'est contenté de pomper l'article d'Asselineau avec un temps de retard de, oh, à peine plus de trois ans.

Je ne comparerai pas cette réactivité avec celle de Rantanplan, ce serait faire injure à cette brave bête ! :laugh:

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Le 17 décembre 2015à15:53, Boule75 a dit :

Si tel est bien le cas, on est encore face à un aspect parfaitement bancal de la zone Euro : monnaie partagée mais dettes indépendantes, liberté de circulation des capitaux mais systèmes judiciaires cantonnés à des frontières disparues, règles budgétaires soit-disant strictes mais concurrence juridico-fiscale, borne maximale pour l'inflation mais absence de borne minimale. Refus formel d'une politique commune ; politique commune partielle impulsée par la BCE suite à lecture extensive des traités la fondant.

Quel b.rd.l ! On dirait de l'inter-étatique.

Ce n'est pas un bordel. C'est la réalité de l'existence de pays. De vrais nations en fait.

Si tu veux une mutualisation des dette, il faut une fusion des budgets nationaux. C'est comme l'armée européenne que certains promeuvent. Cela suppose la fin pure et simple des diplomaties nationales.

La question est donc : accepterais-tu qu'un polonais ou un portugais établissent le budget de la France ?

Pour ce qui est de la libre circulation des capitaux, c'est la même chose sur le globe. Enfin, la concurrence des systèmes fiscaux est une très bonne chose, cela contraint à la baisse les fiscalités nationales. 

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La Grèce demande des explications au FMI sur un document publié par Wikileaks


Athènes - La Grèce a demandé samedi des explications au FMI après la publication par Wikileaks d'un document sur les négociations en cours entre Athènes et ses créanciers, dans lequel des représentants du Fonds évoquent un éventuel défaut du pays.

Le gouvernement grec exige des explications du FMI pour savoir si la recherche des conditions d'un défaut de la Grèce, peu avant le référendum (sur le maintien ou non dans l'Union européenne), est la position officielle du Fonds, a déclaré la porte-parole du gouvernement Olga Gerovassili dans un communiqué.

Peu après, le bureau du Premier ministre Alexis Tsipras a indiqué que ce dernier allait évoquer cette affaire avec la dirigeante du FMI et les leaders européens.

Le Premier ministre va immédiatement envoyer une lettre officielle à Christine Lagarde sur cette question, a annoncé son bureau.

Nous ne faisons pas de commentaire sur des fuites ou de supposés rapports sur des discussions internes, a réagi pour sa part le FMI dans un communiqué envoyé par courriel.

Nous avons indiqué clairement ce que nous pensons nécessaire pour une solution durable aux problèmes économiques auxquels est confrontée la Grèce, a-t-il ajouté, une solution qui mette la Grèce sur la voie d'une croissance durable, soutenue par une série de réformes crédibles assorties à des allégements de dette par ses partenaires européens.

Les réformes nécessaires et les objectifs doivent être basés sur des hypothèses crédibles. Comme nous l'avons dit, c'est un compromis entre ce qui est faisable sur les réformes et la quantité d'allègement de dette nécessaire, poursuit le Fond.

Tôt samedi, Wikileaks a publié ce que l'organisation présente comme la transcription d'une conférence téléphonique tenue le 19 mars entre notamment Poul Thomsen, chef du département Europe du Fonds, et Delia Velculescu, chef de mission du FMI pour la Grèce.

Ils discutent de la stratégie à adopter dans les négociations, alors que le FMI n'a toujours pas donné son accord au dernier plan d'aide à Athènes, les discussions achoppant notamment sur la réforme des retraites et la réforme fiscale.

Se plaignant de la lenteur des pourparlers et des différences entre les prévisions économiques pour la Grèce des Européens et celles du FMI, M. Thomsen interroge: Qu'est-ce qui va amener au point de décision' Dans le passé, il n'y a eu qu'une fois où la décision a été prise et c'est quand ils (les Grecs) allaient sérieusement manquer d'argent et être en défaut.

Et c'est possiblement ce qui va se passer à nouveau. Et dans ce cas ça traîne jusqu'en juillet et clairement les Européens ne vont pas discuter pendant le mois avant le Brexit, ajoute-t-il en référence au référendum britannique du 23 juin.

Je suis d'accord que nous avons besoin d'un événement, mais je ne sais pas ce qu'il sera, dit un peu plus tard Mme Velculescu.

Les discussion entre la Grèce et le quartet représentant ses créanciers - Commission européenne, FMI, BCE et le fonds de soutien de la zone euro (MES)- doivent reprendre lundi après deux semaines de pause.

Le gouvernement grec de gauche accuse régulièrement le FMI de se livrer à une surenchère d'austérité contreproductive, alors même que son pays doit faire face en première ligne à la crise migratoire.


(©AFP / 02 avril 2016 18h20)

 

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Le sujet n'a guère été suivi mais Berlin vient de bouger, par le biais de M. Schaüble lui-même, qui admet - et c'est nouveau - que l'UE pourrait accepter de s'occuper des dettes grecques sans participation du FMI.

Citation

It’s the first time that the Merkel government has proposed a solution to the Greek crisis without the IMF. In Athens, this change of heart is described as unprecedented, because ever since the first bailout, Germany has insisted that the IMF must take part, on account of the European Commission’s supervisory mechanism.

During the negotiations for the third bailout, in the summer of 2015, the Germans demanded the IMF’s participation as a precondition in order to convince its sceptical parliament to approve new aid for Athens.

 

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Le 12/2/2016 à 16:50, Serge a dit :

Ce n'est pas un bordel. C'est la réalité de l'existence de pays. De vrais nations en fait.

Si tu veux une mutualisation des dette, il faut une fusion des budgets nationaux. C'est comme l'armée européenne que certains promeuvent. Cela suppose la fin pure et simple des diplomaties nationales.

La question est donc : accepterais-tu qu'un polonais ou un portugais établissent le budget de la France ?

Pour ce qui est de la libre circulation des capitaux, c'est la même chose sur le globe. Enfin, la concurrence des systèmes fiscaux est une très bonne chose, cela contraint à la baisse les fiscalités nationales. 

Effectivement, l'intégration n'est pas une fin, c'est un moyen. On ne peut donc fixer des normes communes qu'au profit d'un intérêt général qui est aussi inexistant dans l'Euroland que dans l'UE.

 

Deux bémols:

1° Le sujet de la défense est un peu différent de celui de la dette grecque. On peut très bien mettre en oeuvre d'une armée fédérale européenne sans suppression des armées et diplomaties nationales. Ce n'est peut-être pas l'idéal du point de vue de certain mais c'est un compromis parmi d'autre.

2° La concurrence fiscale implique le minarchisme qui est une mauvaise chose. Sauf du point de vue de quelques nantis qui veulent faire financer par tous un Etat qui profite qu'à eux. Et svp, pas d'argument bateau du style "Il faut déconstruire les Etats pour construire l'Europe": le cadre institionnel européene n'a pas l'ensemble des capacités nécessaires pour remplacer les Etats et ses membres n'ont aucune désir de le faire. Déconstruire les Etats reviendraient juste à créer du vide politique nuisible au masse.

 

La résolution du problème grec passent pas trois choses:

a. Reconnaître l'euro comme étant la monnaie de prestige de l'euroland et doté l'UE d'une monnaie commune que j'appellerais l'ECU. A la différence de l'euro, l'ECU pourrait être adopté par chaque pays de l'UE sans aucune condition jusqu'à ce qu'il décide de revenir à un devise nationale ou de passer à l'euro.

b. L'ECU serait émis par une banque de l'UE dont le président serait aux ordres du Président de la Commission et soumis au contôle parlementaire des députés européens.

c. Un fond en ECU devrait être mis en place pour soutenir les entrepreneurs grecs par lnvestissement) et apurer progressivement la dette du pays à l'aide des dividendes.

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Le 15/01/2017 à 06:24, Lame a dit :

monnaie de prestige

Comment ?

 

Et sinon, salade grecque rapportée par un travail collaboratif des stagiaires du Monde et de l'AFP, c'est à dire pas complètement limpide, mais distrayante ! :tongue:

Citation

Andréas Georgiou est accusé d’avoir grossi les chiffres du déficit et de la dette publique pour l’année 2009.

Révélation

Grèce : la justice condamne l’ancien chef des statistiques

Andréas Georgiou, ancien chef de l’office des statistiques grecques, Elstat, au cœur de la saga des faux chiffres du déficit public au début de la crise de la dette, a été condamné, mardi 1er août, à deux ans de prison avec sursis.

M. Georgiou a été condamné par le tribunal correctionnel d’Athènes pour « manquement au devoir », selon une source judiciaire. Cet ancien membre du Fonds monétaire international a été jugé pour s’être entendu avec Eurostat (l’office européen de statistiques, dépendant de la Commission) afin de grossir les chiffres du déficit et de la dette publique grecs pour l’année 2009. Le but supposé : faciliter la mise sous tutelle financière du pays, avec le déclenchement, en 2010, du premier plan d’aide internationale à la Grèce – on en est au troisième, depuis août 2015.

Pendant le mandat d’Andréas Georgiou à Elstat (2010 à 2015), le déficit public a été revu à la hausse passant de 13,6 % du PIB à 15,4 % et la dette de 115,1 % à 126,8 %. Il s’est défendu en assurant qu’il s’agissait des chiffres réels, dans la mesure où Elstat, dans le passé, sous-évaluait systématiquement le déficit public pour dissimuler la situation économique du pays. Mais sur ce volet, la justice a estimé, à l’issue de l’instruction, qu’il n’y avait pas d’éléments suffisants pour justifier son renvoi devant l’audience.

En 2016, Andréas Georgiou a été publiquement défendu par Marianne Thyssen, commissaire européenne aux affaires sociales, qui a assuré que « les données sur la dette grecque pour la période de 2010 à 2015 ont été fiables et communiquées avec exactitude ». Interviewé par le Financial Times en août 2016, M. Georgiou déplorait : « On marche sur la tête. Ceux qui ont produit des statistiques ayant maintes fois été validées par les instances internationales sont poursuivis, alors qu’on laisse tranquille ceux qui sont responsables des chiffres falsifiés dans le passé. »

En 2009, la révélation par le premier ministre socialiste Georges Papandréou que le déficit public grec était en réalité de 12,7 % du produit intérieur brut (PIB), et pas de 6 %, comme l’affirmait son prédécesseur conservateur, avait précipité le pays dans la tourmente financière.

Donc il y aurait eu complot, mais en fait non, et il a apparemment été condamné, mais on ne sait pas exactement pourquoi.

 

Le fond de l'affaire reste : plutôt que d'aller repêcher les dizaines de milliards planqués en Suisse ou ailleurs et de s'occuper du recouvrement de l'impôt, la Justice grecque s'occupe du directeur des stats qui n'est pas à l'origine du bazar...

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Il y a 20 heures, Boule75 a dit :

Comment ?

 

Et sinon, salade grecque rapportée par un travail collaboratif des stagiaires du Monde et de l'AFP, c'est à dire pas complètement limpide, mais distrayante ! :tongue:

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Grèce : la justice condamne l’ancien chef des statistiques

Andréas Georgiou, ancien chef de l’office des statistiques grecques, Elstat, au cœur de la saga des faux chiffres du déficit public au début de la crise de la dette, a été condamné, mardi 1er août, à deux ans de prison avec sursis.

M. Georgiou a été condamné par le tribunal correctionnel d’Athènes pour « manquement au devoir », selon une source judiciaire. Cet ancien membre du Fonds monétaire international a été jugé pour s’être entendu avec Eurostat (l’office européen de statistiques, dépendant de la Commission) afin de grossir les chiffres du déficit et de la dette publique grecs pour l’année 2009. Le but supposé : faciliter la mise sous tutelle financière du pays, avec le déclenchement, en 2010, du premier plan d’aide internationale à la Grèce – on en est au troisième, depuis août 2015.

Pendant le mandat d’Andréas Georgiou à Elstat (2010 à 2015), le déficit public a été revu à la hausse passant de 13,6 % du PIB à 15,4 % et la dette de 115,1 % à 126,8 %. Il s’est défendu en assurant qu’il s’agissait des chiffres réels, dans la mesure où Elstat, dans le passé, sous-évaluait systématiquement le déficit public pour dissimuler la situation économique du pays. Mais sur ce volet, la justice a estimé, à l’issue de l’instruction, qu’il n’y avait pas d’éléments suffisants pour justifier son renvoi devant l’audience.

En 2016, Andréas Georgiou a été publiquement défendu par Marianne Thyssen, commissaire européenne aux affaires sociales, qui a assuré que « les données sur la dette grecque pour la période de 2010 à 2015 ont été fiables et communiquées avec exactitude ». Interviewé par le Financial Times en août 2016, M. Georgiou déplorait : « On marche sur la tête. Ceux qui ont produit des statistiques ayant maintes fois été validées par les instances internationales sont poursuivis, alors qu’on laisse tranquille ceux qui sont responsables des chiffres falsifiés dans le passé. »

En 2009, la révélation par le premier ministre socialiste Georges Papandréou que le déficit public grec était en réalité de 12,7 % du produit intérieur brut (PIB), et pas de 6 %, comme l’affirmait son prédécesseur conservateur, avait précipité le pays dans la tourmente financière.

Donc il y aurait eu complot, mais en fait non, et il a apparemment été condamné, mais on ne sait pas exactement pourquoi.

 

Le fond de l'affaire reste : plutôt que d'aller repêcher les dizaines de milliards planqués en Suisse ou ailleurs et de s'occuper du recouvrement de l'impôt, la Justice grecque s'occupe du directeur des stats qui n'est pas à l'origine du bazar...

Il est moins risqué de toujours accuser le lampiste ..

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Condamnation de l'état grec lors d'une procédure d'arbitrage à propos de chantiers navals : 200m€ quand même, hors faux-frais.

Une histoire - que je n'ai pas suivie - de rachat d'un chantier naval qui se passe mal, avec faillite ou quasi-faillite. Le groupe Priminvest, basé à Paris, est apparemment propriété d'Iskandar Safa : un libanais adepte des transactions lourdes, pas un perdreau de l'année...

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Les banques (publiques ou internationales) qui ont prêté récemment à la Grèce ont réalisé de confortables profits, parès avoir pris des risques, puisque la Grèce paye ses intérêts.

Citation

La dette grecque, ça coûte un peu cher mais ça rapporte gros : la Banque centrale européenne (BCE) a révélé que les 30 milliards d'euros prêtés à la Grèce entre 2012 et 2016 lui ont rapporté 7,8 milliards d’euros en versements d’intérêts.

[...]

Au delà de ce principe, Athènes espérait tout de même que la totalité ou une grande partie des intérêts lui soit reversée. En 2013, la BCE et le FMI s'étaient mis d'accord pour cette redistribution des profits à la Grèce. 

Sauf que cela reposait sur le bonne volonté des Etats européens. Les profits des intérêts sont reversés aux banques centrales des pays. Or, en 2015, l'Allemagne a dit «niet» (non). En raison des tensions à l'époque entre la Grèce et l'Union européenne, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances a décidé que son pays ne reverserait pas sa part des profits tirés de la dette grecque... Tous les autres pays dont certains étaient aussi en crise n'ont pas vraiment fait de la résistance et ont suivi l'exemple allemand.  

C'est évidemment une série de faits qui permettra de combattre les récits de "dons" à la Grèce. L'article ne donne pas de vision globale cependant, en identifiant d'éventuelles annulation de créance, etc...
Mais les discussions pourraient reprendre, donc...

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