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Santé publique ressource stratégique?

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Il y a 3 heures, mayamac a dit :

Sinon, boit un coup, prend une pause, ... tu me sembles un peu trop énervé....

Sincèrement? non. Enfin si mais ça n'apparait pas de mon post qui est dit de manière posé et "normal" pour un post.

Citation

Je dirais que c'est du prosélytisme à tendance djihadiste en faveur de l'assurance santé privé de la part d'un multirécidiviste du nom de c sven, qui utilise des attentats virtuelles sous forme de posts kamikazes pour décrédibiliser le système publique au nom de sa guerre sainte .  

Heu... à la base c'est uniquement une opinion différente, rien de plus.
Après je ne pense pas non plus qu'il y ait un consensus au sein de la population pour que nos prestations sociales financent les terroristes.

Il y a certainement des explications à cette situation qu'on peut bien appeler "un scandale", on a le droit. On va nous expliquer que le fonctionnement interne de la sécu fait qu'on ne savait pas et personne n'est responsable. Mais bon... expliquer et excuser sont deux choses différentes.

 

Modifié par c seven

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Il y a 16 heures, c seven a dit :

Sincèrement? non. Enfin si mais ça n'apparait pas de mon post qui est dit de manière posé et "normal" pour un post.

Heu... à la base c'est uniquement une opinion différente, rien de plus.
Après je ne pense pas non plus qu'il y ait un consensus au sein de la population pour que nos prestations sociales financent les terroristes.

Il y a certainement des explications à cette situation qu'on peut bien appeler "un scandale", on a le droit. On va nous expliquer que le fonctionnement interne de la sécu fait qu'on ne savait pas et personne n'est responsable. Mais bon... expliquer et excuser sont deux choses différentes.

 

L'explication est simple : défaut de controles

Pour laquelle l'explication est simple. La CAF est sous doté en opérateurs et notamment terrain, les fichiers de différents opérateurs de l'Etat ne sont toujours pas croisés (en partie à cause de la résistance de la société civile via les parlementaires)

Mais tu aurais pu relever que ce problème (qui en est bien un) ne concerne (entre guillemets) que finalement assez peu  des personnes (moins de 10%) parties dans l'arc irako-syrien

C'est beaucoup (pour le symbolique) ca reste assez peu au niveau mathématique  et cela aurait avoisiné le niveau 0 si les services de police ou de justice avaient prévenus les opérateurs de la CAF. Malgré les moyens limité, les contrôles existent.

On revient sur le problème de la transmission des infos entre services de l'Etat

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/fraudes-a-la-caf-90-des-allocataires-controles-sans-le-savoir-7787360945

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Demain, tous crétins ?

Baisse du QI, troubles du comportement et autisme en hausse : cette enquête alarmante démontre que les perturbateurs endocriniens affectent aussi la santé mentale. Et si l'humanité était en train de basculer vraiment dans l'imbécillité, comme l'imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge "Idiocracy" ?

Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l'échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s'ajoute une explosion des cas d'autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique.

Aux Etats-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ?

Épidémie ?

Huit ans après "Mâles en péril", qui révélait l'impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l'effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. "Demain, tous crétins ?" relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l'utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables).

Leurs études et d'autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l'influence des lobbies industriels, n'ont pas encore pris la mesure.

 

 

 

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"Je plante ce clou dans l’os comme ma bite dans ta chatte" : une étude s'alarme du harcèlement sexuel à l’hôpital

Dans une étude rendue publique ce vendredi 17 novembre, l’Inter-syndicat national des internes (ISNI) dénonce le sexisme quotidien et le harcèlement sexuel à l'hôpital. Un climat propice aux violences qui reste encore tabou.

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"Je me souviens d’une opération en orthopédie ; le chirurgien m’a regardée en me disant : Tu vois, je plante ce clou dans l’os comme ma bite dans ta chatte". L’abus de pouvoir, les agressions verbales, physiques, sexuelles existent partout mais à l’hôpital, dans ce lieu où on est censé soigner les gens, ces actes prennent une forme particulière, comme le démontrent une fois encore ce vendredi 17 novembre les résultats d’une enquête commandée par l’Inter-syndicat national des internes (ISNI). Sur 3000 sondés, dont 75% de femmes, près de 9% des personnes interrogées confient en effet avoir fait l’objet de harcèlement sexuel.

Parmi les "types de harcèlement", la moitié correspond à des "gestes non désirés" : être touché au cou, aux cheveux, aux mollets, aux épaules… Dans 15% des cas évoqués, ces gestes vont même jusqu’à devenir "contacts physiques non désirés" au niveau des seins, des fesses, du cou ou encore de la bouche. 14% des faits rapportés sont d’ailleurs des "demandes insistantes de relation sexuelle". Pis 12 % des demandes prendraient la forme d’un "chantage".

Des chiffres et des témoignages édifiants. "Sur le coup, on ne dit rien, on rit jaune, poursuit dans Le Monde l’étudiante en orthopédie citée plus haut, mais c’est violent". Car l'un des facteurs de cette violence réside précisément dans le fait que les agissements dénoncés soient commis dans la grande majorité des cas (48%) par des médecins ou des supérieurs hiérarchiques. Un rapport de force qui explique pourquoi pratiquement aucune procédure judiciaire n’accompagne les faits.

Dans près de 30% des cas, le harcèlement n’est pas verbalisé, lit-on effectivement dans l’étude. Seuls 0,15 % des signalements ont ainsi déclenché l’ouverture d’une procédure juridique. C’est par conséquent pour briser ce tabou, cette loi du silence, que l’étude a été réalisée. Outre ces faits d’agressions ou de harcèlement, un sexisme quotidien semble également s’être banalisé.

Les blagues ou remarques stigmatisantes sur la façon de s’habiller, d’opérer, ont de fait touché 47% des sondés pendant leurs études. Sans surprise, les femmes en sont les premières victimes (61% contre 7% pour les hommes.) Là encore, "les auteurs de ces agissements" sont majoritairement des médecins, des supérieurs hiérarchiques (37% des cas). Ils sont suivis du personnel soignant (33%) puis des patients (14%).

"En réalisant cette étude, j’ai été étonnée par le nombre de personnes qui ne se considèrent même plus victimes de sexisme tellement tout cela a été intégré et accepté. Le problème, c’est que le sexisme crée un climat qui conduit à accepter un geste déplacé qui prépare le terrain au harcèlement sexuel", conclut dans Le Monde Alizée Porto, ancienne interne à l’origine de cette enquête de l’ISNI.

Il y a quelques semaines, fin septembre, une autre étude menée par la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) cette fois, publiée dans le JDD, se penchait cette fois sur la dégradation de l'état de santé des étudiants infirmiers. 75,4% se disaient épuisés physiquement, un tiers était sujet à des crises d'angoisse et 26,2% estimaient être en mauvaise santé psychique.

Dans le JDD, le Dr Valérie Auslender, auteur de Omerta à l'hôpital. Le livre noir des maltraitances faites aux étudiants en santé (Michalon), concluait par ce cri d’alarme : "Le harcèlement moral à l'hôpital est tabou et ancré dans les mœurs". Pour en finir avec ces pratiques, elle appelle non seulement "à dénoncer systématiquement les faits, à améliorer la formation des personnels mais aussi à sortir des logiques de rentabilité à l'hôpital pour remettre l'humain au cœur du soin".

Marianne

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«Sur l’hôpital, nous sommes arrivés au bout d’un système»

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, fait le bilan de six premiers mois d’exercice. Où elle a pris la mesure des choix difficiles qui lui incomberont. Elle pointe notamment la proportion d’actes inutiles et les effets délétères des exigences de rentabilité.

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Depuis six mois qu’elle est en fonction avenue de Ségur, la nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, qui débarquait dans le monde de la politique, a plutôt convaincu. D’abord en retissant les liens avec les professionnels de santé, sérieusement mis à mal par le gouvernement précédent, mais aussi en renvoyant une image de compétence dans un univers qu’elle connaît par cœur. Femme de gauche, professeure d’hématologie, elle se dit inquiète de l’état d’essoufflement de notre système de santé. Pour la première fois, elle évoque des «décisions difficiles» qui devront être prises.

Quand vous êtes arrivée au ministère, vous avez dit que vous n’étiez pas là pour faire carrière, mais pour essayer de faire bouger les choses. Y arrivez-vous ?

Oui. Nous avons d’ores et déjà fait des choses dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui marque la priorité donnée à la prévention, et on a pu orienter l’action sur des thématiques qui me tiennent à cœur. Par exemple, pour l’accès aux soins dans les territoires, j’ai proposé une approche radicalement différente, concrète, pragmatique qui se fonde notamment sur les moyens que nous donnons aux acteurs sur le terrain d’agir pour construire leurs solutions. Je ne plaque pas le même modèle partout. Pour autant, j’ai le sentiment qu’il n’y a pas eu assez de choix courageux qui ont été faits par le passé, et on va devoir transformer les choses en profondeur.

C’est-à-dire ?

De vrais défis nous attendent, notamment sur la pertinence des soins, et une restructuration de nos hôpitaux est indispensable. Il va falloir recentrer leur activité sur leur valeur ajoutée et la médecine de recours, en renforçant leur capacité à accueillir tout le monde. Il faut surtout redonner confiance aux équipes de l’hôpital et du sens à leur mission. Par ailleurs, nous allons mener la réforme structurelle des retraites, pour qu’enfin on ait confiance dans notre système. Aujourd’hui, celui-ci est illisible, au point que les jeunes ont le sentiment qu’ils n’en bénéficieront pas. Globalement, nous devons repenser l’ensemble. Le système est à bout de souffle.

Dans sa campagne, Emmanuel Macron avait promis de l’argent aux hôpitaux, étouffés par vingt ans de rigueur financière. Une promesse oubliée ?

On réduit souvent le problème à des questions financières et budgétaires. Parfois, ce sont des choix stratégiques et organisationnels qu’il faut faire. Sur la santé et l’hôpital, je ne dis pas qu’il n’y a pas besoin d’argent, mais nous sommes arrivés au bout d’une histoire et d’un système. Par exemple, avec la tarification à l’activité, la T2A : ce système a fait croire à l’hôpital public qu’il devait se concentrer sur des activités rentables, qu’il devait se sentir une âme d’entreprise…

L’hôpital n’est donc pas une entreprise ?

Non. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas faire attention à ses budgets, mais l’hôpital apporte aussi autre chose, en termes de service public, d’accueil, de compétence. Nous avons risqué de faire perdre le sens de la mission de l’hôpital aux équipes en leur faisant croire qu’elles ne devaient faire que la rentabilité. Les équipes hospitalières ont été malheureuses de ce virage. Et cette logique est arrivée à son terme.

D’accord, mais que faire ?

Il faut changer la place de l’hôpital public dans notre système. C’est une urgence. Nous allons nous y atteler dès l’année prochaine avec tous les acteurs concernés, y compris pour traiter de la bonne articulation entre la ville, la médecine de ville, et l’hôpital.

Allez-vous poursuivre l’application de la loi santé, notamment avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT) ?

Créer les GHT était une bonne idée. Il faut poursuivre, car cela va nous permettre de mieux organiser les filières de soins, en faisant en sorte que les établissements ne soient pas en concurrence mais complémentaires les uns des autres. Aujourd’hui, il faut qu’ils se répartissent les tâches, regrouper les plateaux techniques plutôt que de les disperser.

Vous faites de la pertinence des soins une priorité, disant que 25 % des actes sont inutiles…

20, 25, 30 % d’actes non pertinents : les taux varient, mais interrogez n’importe quel médecin, il sait qu’un certain nombre sont inutiles, redondants, et pourtant facturés et remboursés. Nous ne pouvons plus nous le permettre. Des opérations chirurgicales ne devraient pas avoir lieu. Quand vous regardez les pratiques en cardiologie, vous voyez des différences entre certaines villes, entre certains départements, qui n’ont pas de sens. En 2012, à l’Institut national du cancer, nous avons analysé les prises en charge de cancers du sein et nous avons noté des pratiques très hétérogènes et problématiques.

Que proposez-vous ?

C’est une responsabilité collective, il faut mieux informer les patients et sensibiliser les professionnels de santé, qu’ils aient des guides de bonnes pratiques, et que la Haute Autorité de santé (HAS) définisse ce qui est pertinent ou pas. Je sais, c’est un travail à long terme, mais nous allons lancer des grands chantiers sur des pathologies de référence. La HAS donnera des indicateurs de qualité, et ensuite il s’agira d’embarquer professionnels de santé et malades autour de ces parcours de santé très efficients.

Un vœu pieux ?

Tout le monde arrive à ce constat, mais il y a un non-dit. L’assurance maladie a été construite à une période où les personnes avaient essentiellement des maladies aiguës ou des accidents, et ne vivaient pas très âgées. Notre système n’est pas adapté à une population vieillissante, qui a de multiples pathologies, nécessitant des prises en charge chroniques. On doit rééquilibrer l’activité vers ces parcours, où plusieurs professionnels se retrouvent et se coordonnent. Et d’ailleurs, nous allons avoir besoin de beaucoup plus de personnels non-médecins. Tout cela nécessite de repenser notre système de tarification.

Avez-vous le sentiment d’avoir réussi à réconcilier votre ministère avec le monde de la santé, tant le rapport était devenu tendu sous le précédent quinquennat ?

C’est vrai que j’avais face à moi des professionnels de tous bords très en attente et très tendus par le poids des années écoulées. Je connais leur métier, je suis à l’écoute. Mais je leur dis aussi ce que je pense et ce que l’intérêt général nous conduit à mettre en œuvre.

Leur avez-vous dit ce que vous pensez, par exemple sur le tiers payant ? Et quand sera-t-il généralisé ?

Nous avons pris une décision pragmatique. Le dispositif prévu par la loi n’était ni applicable ni faisable à très court terme. Un rapport me sera rendu le 31 mars pour un calendrier de faisabilité. Et surtout pour identifier les populations qui ont besoin en priorité du tiers payant. Car c’est mon objectif : que personne ne renonce aux soins pour des raisons d’avance de frais. Les jeunes, par exemple, y renoncent trop souvent. Ma politique, en tout cas, est de prendre pour modèle ce qui s’est passé avec les pharmaciens, qui ont réussi à mettre en place un outil fonctionnel, avec un tiers payant réalisé dans 99 % des cas, sans obligation légale. Quand la technique est au rendez-vous et qu’elle est simple, tout le monde l’adopte. J’ai bon espoir que les médecins fassent de même.

Quid du dossier médical partagé ?

Il existe, l’assurance maladie l’expérimente, et il va se déployer. L’outil est aujourd’hui facile, disponible sur smartphone. Et quand un outil est bien pensé, il se déploie.

Sur les vaccins, le combat est-il gagné à vos yeux ?

Il reste une méfiance qui court, mais les élus m’ont suivie au Parlement, et les médecins aussi, fortement. Ce n’est pour autant pas gagné. Il faut faire de la pédagogie, rendre confiance. Selon moi, c’est l’illustration d’un enjeu essentiel, au-delà du vaccin : redonner du crédit à la parole rationnelle, que le discours scientifique reprenne sa place dans la société. Lutter contre une forme d’obscurantisme. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’ai accepté ce poste.

La crise du Levothyrox vous a-t-elle surprise ?

Les crises, médiatiques notamment, sont régulières dans ce ministère. Celle-ci est le symptôme d’une défiance du public vis-à-vis des institutions, de la parole publique et du médicament. Elle aurait pu être évitée si nous avions déployé les bons moyens d’information pour atteindre les patients, en plus des médecins. Mais nous ne sommes pas dotés des bons outils. C’est d’ailleurs l’objet de la mission «Information et médicaments» que j’ai lancée. Nous aurons des propositions à la fin du printemps 2018. Désormais, les patients ont accès à cinq possibilités de traitement, j’espère que chacun a pu trouver la formule qui lui convient…

On vous sent très engagée dans la lutte contre le tabagisme, au point d’avoir été vertement critiquée quand vous avez mis en cause le cinéma ?

La prévention est un axe central de notre politique. Le tabac, ce sont plus de 20 milliards d’euros de dépenses pour l’assurance maladie. Oui, c’est un combat, car le tabac ne représente en rien une émancipation, le tabagisme est une maladie, et un fumeur sur deux en meurt. Je continue de penser que le cinéma français véhicule une image plutôt positive du tabac. Je ne veux rien interdire, mais je note que beaucoup de pays ont pris des recommandations sur le tabac et le cinéma, et on peut imaginer, comme aux États-Unis, une charte sans nuire à la liberté de chacun. 20 % des jeunes disent avoir commencé à fumer sous l’influence d’une vision positive du tabac, portée le plus souvent par le cinéma. J’ai aussi la protection de l’enfance dans mon ministère.

On vous présente, dans la presse, comme la caution de gauche du gouvernement…

Il ne vous a pas échappé que ce gouvernement veut dépasser les clivages. On me donne cette étiquette, mais le rôle du ministre des Solidarités et de la Santé est forcément de mener une politique de protection des gens. C’est le sens même de sa mission : je suis là pour protéger les gens, en particulier les populations vulnérables. Je suis personnellement touchée par cette vulnérabilité, c’est ce qui m’a animée comme médecin, et c’est ce qui m’anime aujourd’hui comme ministre. Mais il va aussi falloir prendre des décisions qui ne seront pas toutes faciles.

Liberation.fr

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Gynécologie, pédiatrie, psychiatrie... l’inquiétante fracture sanitaire

Editorial. Les Français ne sont pas égaux dans l’accès aux spécialistes libéraux. L’offre dans les grandes villes est sept à neuf fois supérieure à celle des communes isolées.

Le Monde | 27.12.2017 à 10h30 • Mis à jour le 27.12.2017 à 18h07

C’est devenu l’un des thèmes imposés des campagnes présidentielles. Au printemps, à nouveau, tous les candidats ont promis de s’attaquer au problème des « déserts médicaux ». Et pour cause : la pénurie de médecins généralistes ou de spécialistes libéraux ne cesse de s’étendre à de nouveaux pans du territoire. Si le nombre de généralistes diminue fortement, on n’a jamais compté autant de spécialistes en France. Mais tous ces praticiens sont de plus en plus concentrés dans les grandes villes et absents des zones périphériques.

Rendez-vous difficiles, voire impossibles, à obtenir dans un délai raisonnable, dépassements d’honoraires parfois prohibitifs : les Français ne sont pas égaux dans l’accès aux pédiatres, psychiatres, ophtalmologues ou gynécologues. Pour ces deux dernières spécialités, l’offre disponible dans les grands pôles urbains est sept à neuf fois supérieure à celle des communes isolées, relevait ainsi en 2016 une étude du ministère de la santé.

Aggravation attendue

Cette « fracture sanitaire » a été précisément diagnostiquée par l’UFC-Que choisir en 2016. L’association de consommateurs a calculé, par exemple, que, en quatre ans, près de six Français sur dix (59 %) ont connu une réduction du nombre de gynécologues accessibles à moins de quarante-cinq minutes de route. L’enquête que Le Monde publie aujourd’hui confirme ces inégalités d’accès aux spécialistes de la santé des femmes.

Cette situation pourrait continuer de s’aggraver dans les années à venir, certaines prévisions faisant état d’une diminution de 20 % entre 2012 et 2025 du nombre de pédiatres, ophtalmologues, gynécologues et psychiatres. Si l’on considère par ailleurs que le montant total des dépassements d’honoraires, toutes spécialités confondues, a atteint en 2016 le niveau record de 2,66 milliards d’euros, il faut se rendre à l’évidence et parler d’un échec français en matière de régulation des médecins libéraux.

Inefficacité de la « plupart des aides financières »

Les constats en ce sens s’accumulent. Le 29 novembre encore, la Cour des comptes dénonçait l’« aggravation des disparités territoriales » en matière d’accès aux soins, jugeant que « les politiques visant à corriger ces inégalités de répartition sont notoirement insuffisantes et coûteuses au regard des faibles résultats obtenus ». Quelques jours plus tard, le 13 décembre, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) qualifiait à son tour d’« inefficaces » la « plupart des aides financières » à l’installation de médecins là où la pénurie est la plus criante.

Alors que faire ? Faut-il, comme le préconisent la Cour des comptes et le CESE, introduire un « conventionnement sélectif » des médecins en secteur 2 (à honoraires libres), comme c’est déjà le cas pour les infirmières, les sages-femmes libérales ou les kinésithérapeutes ? Faut-il instaurer des règles de plafonnement des dépassements d’honoraires autorisés, entraînant en cas de non-respect l’exclusion du conventionnement du professionnel de santé en cause ?

Ces pistes pourraient au moins être étudiées et débattues. Mais l’on sait que de telles solutions sont farouchement combattues par les syndicats de médecins. Et l’on n’ignore pas que les gouvernements, de gauche comme de droite, les ont toujours rejetées, comme tétanisés à l’idée d’engager un conflit avec les médecins sur le terrain explosif des dépassements d’honoraires abusifs. Faute de quoi la fracture sanitaire, décalque des fractures sociales et territoriales françaises, se creuse de façon toujours plus inquiétante.

 

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Le ‎28‎/‎12‎/‎2017 à 09:27, g4lly a dit :

Ces pistes pourraient au moins être étudiées et débattues. Mais l’on sait que de telles solutions sont farouchement combattues par les syndicats de médecins. Et l’on n’ignore pas que les gouvernements, de gauche comme de droite, les ont toujours rejetées, comme tétanisés à l’idée d’engager un conflit avec les médecins sur le terrain explosif des dépassements d’honoraires abusifs. Faute de quoi la fracture sanitaire, décalque des fractures sociales et territoriales françaises, se creuse de façon toujours plus inquiétante.

Quand les médecins deviennent une ressource rare, les effets sont rapides, particulièrement avec une population en augmentation et vieillissante. Et récupérer un niveau correct de personnels médicaux prend des années :

L’origine de la pénurie des médecins en France

http://www.atoute.org/n/article311.html

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Moi j'avais plutôt lu qu'on ne manquait pas de médecins en France, mais que c'est leur répartition qui posait problème.

Et un manque de généralistes et dans certaines spécialités.

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On manque de médecins et ils sont mal répartis. On a tellement taillé dans le numerus clausus que les départs à la retraite ne sont pas remplacés. On peut parler des gynécologues (1200 sur toute la France, moins de 600 d'ici à 2025), des ophtalmologues, des dermatologues... de tous en fait. Le recours aux maisons médicales est un pis-aller dans les zones rurales et es zones urbaines ne sont pas davantage avantagées. On continue de "rationaliser" en fermant les hôpitaux et en établissant des "pôles régionaux" et ça ne marche pas plus qu'ailleurs (faire mieux avec moins, m'voyez ?) et les maisons de retraite sont un désastre.

Et ça coûte toujours plus cher aux patients.

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il y a 3 minutes, Kiriyama a dit :

Moi j'avais plutôt lu qu'on ne manquait pas de médecins en France, mais que c'est leur répartition qui posait problème.

Et un manque de généralistes et dans certaines spécialités.

Baisse des généralistes, petite augmentation des spécialistes, (les jeunes médecins préférant les secteurs plus lucratifs..) mais une population française en augmentation.

2016

https://www.mgfrance.org/index.php/actualite/profession/545-demographie-medicale-generaliste-en-baisse-specialistes-en-hausse

2014

https://www.mgfrance.org/index.php/actualite/profession/545-demographie-medicale-generaliste-en-baisse-specialistes-en-hausse

On compense partiellement par des médecins théoriquement en retraite mais toujours en activité (pour avoir subi quelque temps un pédiatre has been et pas loin de l'Alzheimer, c'est pas toujours formidable) et des personnels étrangers. La ressource des retraités finira par s'épuiser et les étrangers peuvent aller vers des pays plus lucratifs. Si l'augmentation du numerus clausus n'a pas l'effet escompté (30 ans de restrictions ne se combattent pas en 5 ans..),  on va probablement vers plus d'ennuis.

Nombre de médecins par habitant, en baisse depuis 2013~ (tableau à la fin)

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/FRA/fr/SH.MED.PHYS.ZS.html

 

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4 minutes ago, Benoitleg said:

Si l'augmentation du numerus clausus n'a pas l'effet escompté (30 ans de restrictions ne se combattent pas en 5 ans..),  on va probablement vers plus d'ennuis.

En fait c'est volontairement qu'on a réduit la population de médecin ... de maniere a réduire les dépenses de santé indemnisées ... sans que l'usager n'ai l'impression d’être puni par cette politique.

La logique politique c'était ... moins de médecin ... implique moins de soin indemnisé ... donc moins de dépenses de santé.

Et rien ne dit qu'on soit sorti de cette logique ... suffit de voir les propos du ministère de la santé.

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il y a 35 minutes, g4lly a dit :

En fait c'est volontairement qu'on a réduit la population de médecin ... de maniere a réduire les dépenses de santé indemnisées ... sans que l'usager n'ai l'impression d’être puni par cette politique.

La logique politique c'était ... moins de médecin ... implique moins de soin indemnisé ... donc moins de dépenses de santé.

Et rien ne dit qu'on soit sorti de cette logique ... suffit de voir les propos du ministère de la santé.

Le numerus clausus est fortement remonté (moyenne de 8500 formations/an jusque vers 1978, il repasse à 7000/an en 2006), mais le creux entre 1978 et 2006 va être long à combler, particulièrement avec une population en augmentation (1978, 55 millions ?, 2016, 67 millions). Comme il faut environ 10 ans pour former un médecin (->2006), on commence à voir les premiers effets sur les jeunes médecins. Mais, les nombreux médecins formés avant 1978 commencent à partir en retraite, ce qui pose des problèmes pour les stages des étudiants (cerise sur le gâteau) et produit ses effets actuellement.

On pille aussi gentiment les ressources médicales d'autres pays plus pauvres, qui les ont formé à prix d'or et ont généralement déjà assez de problèmes de santé publique par ailleurs.. Et ces médecins peuvent aussi partir vers d'autres pays plus rémunérateurs. Et les jeunes médecins français, qui ont plus l'habitude de bouger que leurs ainés, peuvent faire de même...

En bref, on est au milieu du gué

Modifié par Benoitleg

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Il y a 3 heures, g4lly a dit :

En fait c'est volontairement qu'on a réduit la population de médecin ... de maniere a réduire les dépenses de santé indemnisées ... sans que l'usager n'ai l'impression d’être puni par cette politique.

La logique politique c'était ... moins de médecin ... implique moins de soin indemnisé ... donc moins de dépenses de santé.

Et rien ne dit qu'on soit sorti de cette logique ... suffit de voir les propos du ministère de la santé.

C'est exactement cela : on a continué sur le discours lénifiant de l'égalité de l'accès aux soins mais dans la pratiquement on (le directeur de la CPAM) pour diminuer le nombre de médecins et notamment libéral :

Il ya eu le MICA : un plat de préretraite pour médecins libéraux, confortablement payés sous réserve d'arrêter prescrire en libéral.

Il y a 3 heures, Benoitleg a dit :

Mais, les nombreux médecins formés avant 1978 commencent à partir en retraite, ce qui pose des problèmes pour les stages des étudiants (cerise sur le gâteau) et produit ses effets actuellement.

Demomed : une thèse de médecine générale montrant qu'à Paris 38,7 % des médecins libéraux seront partis à la retraite entre 2013 et 2018

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