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Santé publique ressource stratégique?

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il y a une heure, g4lly a dit :

La solidarité c'est autre chose ... tu ne t'assures pas contre un risque, mais collectivement on s'assure contre tous les risques dont on convient qu'un autre système ne peut pas les prendre en charge correctement dans l’intérêt de tous. Typiquement ici pour l'habitation ce sont les catastrophe naturelles, pris en charge par un fond séparé abondé par tout un tas de canaux, dont un petit prélèvement sur les assurés.

Je ne sais pas si le cas de l'habitation est celui qui sert le mieux la cause que tu exposes. Typiquement, le promoteur ou des propriétaires de terrain font pression pour rendre constructibles des terrains inondables auprès d'un maire conciliant. Les électeurs locaux, au nombre desquels de nouveaux propriétaires et habitants se réjouissant de la proximité d'un cours d'eau ou de la mer, sont bien conscients qu'ils sont désormais confrontés à un risque majeur, sachant qu'ont vu le jour des constructions vulnérables et que l'artificialisation des sols a pu accroître le risque d'inondabilité sur des terrains et habitations adjacentes. Pourtant, ces électeurs refuseront irrémédiablement de voter pour le candidat aux municipales leur expliquant qu'il va falloir financer de lourdes infrastructures pour réduire la vulnérabilité et donc probablement augmenter les impôts locaux. Le jour où la catastrophe "naturelle" se produit, on vient protester devant les caméras qu'on n'avait jamais vu ça, qu'il va falloir que la solidarité nationale joue à plein, ou même qu'il va falloir indemniser les propriétaires qui verraient leur terrain être reclassé en inconstructibilité.

Je suis pourtant le fervent d'une forme de solidarité sur de nombreux aspects... mais j'ai du mal à pleurer sur le sort de certains acteurs souhaitant individualiser les plus-values et socialiser les emmerdes.

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Il y a 5 heures, Skw a dit :

En Allemagne, on a la gesetzliche Krankenversicherung (assurance santé légale, sous-entendu légalement instituée et légalement contrainte) ayant été instaurée sous Bismarck dans le cadre du deutschen sozialversicherungsrechtlichen Solidarsystem (système de solidarité assurantiel légal allemand). On considère alors la Sozialversicherung (assurance sociale) comme l'élément essentiel du Solidaritätsprinzip (principe de solidarité). Cela montre bien que la distinction entre solidarité et assurance n'est pas si évidente que cela. A noter d'ailleurs, que le "sicher" (verSICHERung) allemand correspond assez bien au "sûr" (aSURrance) français, car il connote en même temps la sécurité, la certitude et l'attestation.

je n'ai qu'une chose à dire : "warum ist die banane courbe ?"   ou moins lisible pour un franchouillard mais exact :  "Warum ist die Banane gebogen?"

Edited by Bon Plan

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Il y a 2 heures, Bon Plan a dit :

je n'ai qu'une chose à dire : "warum ist die banane courbe ?"   ou moins lisible pour un franchouillard mais exact :  "Warum ist die Banane gebogen?"

Un germanophone dirait "Warum ist die Banane krumm ?"

Wahrscheinlich weil du die schief ansiehst (Sans doute parce que tu l'observes de travers)

Edited by Skw
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Il y a 13 heures, Skw a dit :

Un germanophone dirait "Warum ist die Banane krumm ?"

Wahrscheinlich weil du die schief ansiehst (Sans doute parce que tu l'observes de travers)

Je t'ai sorti toute ma science sur la question là !  donc tu as raison par KO.

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il y a une heure, Kiriyama a dit :

Manifeste pour donner un niveau de vie et une sécurité sociale décente aux personnes âgées.

Si l'on observe les taux de pauvreté dans les différentes classes d'âge, on s'aperçoit que c'est chez les +60 ans qu'il est le plus bas : http://www.inegalites.fr/spip.php?article1372 (cf. premier encadré notamment). Ce qui n'indique pas qu'il n'y a pas une problématique de pauvreté chez les populations âgées et cela notamment dans certains territoires. Mais on se demande bien pourquoi se focaliser sur la seule pauvreté des personnes âgées...

Suis-je bête, un jeune, ça ne vote pas... et le fonctionnement interne aux partis fait à peu près tout pour les dissuader de prendre part à la vie politique. Sinon, il est assez croustillant de voir les socialistes et écologistes nous défendre le concept d'héritage à transmettre aux descendants...

Ensuite, on a effectivement une proportion relativement importante de suicides chez les hommes âgés. Je ne sais pas pour  le contexte français, mais des travaux réalisés à l'étranger - en Allemagne me semble-t-il - montraient que c'est justement chez les hommes âgés qu'il y avait le moins de corrélation entre la situation économique et le suicide. Bref...

Edited by Skw
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Oui, je suis bien d'accord sur le fait que les plus âgés sont encore les moins à plaindre. Mais disons que la pauvreté des seniors est un phénomène assez récent et qui démontre bien l’effondrement du système économique dans lequel on vit. Même les anciens "privilégiés" (les retraités) commencent à s'enfoncer.

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Le 03/12/2016 à 20:50, Kiriyama a dit :

Oui, je suis bien d'accord sur le fait que les plus âgés sont encore les moins à plaindre. Mais disons que la pauvreté des seniors est un phénomène assez récent et qui démontre bien l’effondrement du système économique dans lequel on vit. Même les anciens "privilégiés" (les retraités) commencent à s'enfoncer.

Waho ! tu fais référence à quelle classe de la population en affirmant cela ?
Dans mon milieu (ouvriers/employés), c'est pas reluisant pour des gens qui ont bossés plus que nécessaire pour la plupart dans des conditions que beaucoup n'accepteraient plus aujourd'hui !
Une fois le loyer réglé (beaucoup ne sont pas propriétaires), il reste pinup pour espérer vivre décemment et se soigner correctement.
Le nivellement par le bas entamé depuis des décennies s' est généralisé, la boucle est bouclée.

Personnellement confronté à des soucis de santé, je suis abasourdi par la légèreté de diagnostic de certains examens exécuté pourtant avec des matériels derniers cri.
L'interprétation des résultats  pouvant varier d'une extrême à une autre suivant le médecin consulté, qui oblige encore et encore à consulter des spécialistes pas d'accord entre eux sur la marche à suivre.
Dans ces conditions, il vaut mieux réfléchir à deux fois avant une intervension chirurgicale qui ne fera que vous handicaper un peu plus sans rien résoudre de l'affection objet de la dite l'intervention.
Est-ce un problème de formation, du business ou d'incompétence ?

En France aujourd'hui, les médecins généralistes  sont "confinés" à traiter des affections "classiques" et connues, pour tout le reste c'est directions les "spécialistes" ou l’hôpital.
Je me souviens de mon médecin traitant voilà une quinzaine d'années (en retraite depuis) qui en plus de ses diagnostics précis traitait  le "tout venant" sans fioritures:
Du genre ; Poser des points de sutures sur une plait, avec post traitement et ordonnances, enlever un bouchon d'oreille, réaliser un plâtre et j'en passe !
Actuellement, c'est direction les Urgences  et après on dénonce la surcharge de ces services pour traiter de la bobologie, voilà une des contradictions bien qu'ils en existent d'autres.

Dans les hôpitaux c'est guère mieux, entre l'administratif parfois lourds dingue et des services qui ne bossent pas à l'unissons.
Des "pontes" qui n'acceptent pas de répondre à des questions de leurs patients ou pire.
Iincapables de se mettre au niveaux de leurs interlocuteurs mais toujours prompt à présenter la facture (salée) pour les cinq minutes passées, avec un diagnostic par toujours à la hauteur de la réputation du dit spécialiste.

Des professions telles que l’ostéopathie (il y en a pleins d'autres) devraient être reconnues à leur juste valeur et mieux rémunérées et remboursées.
Qui n'a pas souffert du dos ou autres douleurs musculaires qui sont généralement traités par anti inflammatoires par la majorité des médecins généralistes et vous détruisent plus que soulagent !
En deux séances en ostéopathie vos douleurs s’estompent et vous repartez droit comme un I et une récupération totale quelques jours après.

Pourquoi ne pas regarder ailleurs comment la médecine est pratiquée et les résultats obtenus ?
Mes conclusions personnelles :
La santé en France vous soigne mais ne cherche pas vraiment à vous guérir, le système a été dévoyé en business très lucratif et coûte de plus en plus cher


 

 

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Edited by MIC_A

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Relis bien ce que j'ai dit : il y a toujours eu des seniors pauvres et d'une façon générale ils s'en sortent encore mieux que les plus jeunes, mais le phénomène de paupérisation générale des aînés est quand même assez récents. Jusque-là seuls les jeunes y étaient condamnés dans la majorité des cas sans que ça ne choque presque personne.

Pour les soins de santé en France ça me rend bien triste. Il y a des hôpitaux dernier cri mais ils sont gérés comme des entreprises et les médecins souvent invités à gérer leur carrière comme des businessmen. Donc forcément on a :

- un personnel saturé ;
- des médecins qui expédient vite les consultations pour en enchaîner le plus possible ;
- des médecins vénaux (refus de soigner des patients, honoraires en partie en black...) ;
- des ambiances de travail épouvantables dans les hôpitaux (voir l'hôpital de Lyon et ses suicides)

Et ce n'est pas François Fillon avec ses remèdes qui ont trente ans de retard qui va améliorer la situation.

On présente tout le temps les policiers comme des héros des temps modernes (ce qu'ils sont) mais on oublie bien souvent le sort du personnel soignant.
 

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Tss, tss, ils s'en sortent mieux  que les jeunes peut être parce qu'ils ont éliminés tout ce qui est futile à leurs yeux pour pouvoir vivre ou survivre suivant les cas !
Pas d'excès coté nourriture, pas d'internet, pas de téléphone portable dernier cri avec abonnement de la mort qui tue, pas de télé grand écran plat, pas de loisirs, souvent plus d'auto ou vieux modèle, la liste est longue.

On est d'accord que la paupérisation se généralise dans le bas de la classe moyenne, et paradoxalement d'autres s'enrichissent !
Il ne s'agit pas de confronter les populations comme ont pu le faire certains politiques avec des déclarations à l'emporte pièce du style : j'aime les jeunes, ou le contraire !
Le poids de la dette va devenir intenable dès remonté des taux d'intérêts comment va t'on faire si on continu à faire l'autruche ?
Continuer à raboter par le bas ou au contraire chercher un équilibre en faisant participer tout le monde ?


Dans les hôpitaux, la rationalisation ne s'applique pas là ou il faudrait, trop de cadres soucieux de leurs avancements sans faire de vagues, acceptant tout de la part de certains personnels quasi intouchables.
Des pôles qui se disputent des spécialités à prix d'or alors que des structures existantes sont déjà en place mais ne conviennent pas à des sommités à l’égo démesuré.
Des directeurs d'ensembles hospitalier pas à la hauteur de leurs fonctions ou pour les plus "compétents" des décisions amoindris par les syndicats et le ministre.
De l'absentéisme et un manque de professionnalismes  à tous les échelons et pour compenser : Ceux qui restent triment comme partout ailleurs (public et privé) !
Le mécontentement viendra de ces derniers mais hélas comme toujours il sera "récupéré" pour l'ensemble et rien n'y fera.
Dans ces conditions, le système ne restera pas viable longtemps et effectivement c'est pas le prochain GVT qui changera la donne avec les mesures annoncées.

De toute façon, la privatisation de la santé est déjà en cours depuis pas mal de temps via les mutuelles qui proposent des niveaux de garanties et confort de santé en fonction de la prime mensuelle.
L'obligation d'avoir une mutuelle est acté, mais quel que soit le niveau de garantie choisi, la prestation de remboursement sera toujours basée sur un % du tarif SS et s'il est égal à zéro ça fera zéro.
La mutuelle vous demandera toujours plus pour un remboursement partiel.
Hors, avec des déremboursements massif de médicaments décidés par nos dirigeants via la SS et d'autres à venir, nous paierons un deuxième organisme qui ne remboursera pas grand chose et coutera de plus en plus cher.

Peut être faudra t-il passer à un autre système plutôt que de payer deux fois pour pas grand chose à la sortie.

Que dire du délais d'attente atteints aujourd'hui pour des consultations de spécialistes :
un ophtalmo de 4 à 6 mois, un dermato 2 mois, n'importe quel chirurgien en consultation publique entre un et deux mois (plus rapide en consultation privées).

 

 


:

Edited by MIC_A
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Une question que je me pose : la pénurie de personnel soignant est-elle due à des suppressions de postes ou à des non-engagements (pour raison d'économie de bouts de chandelles), ou alors il n'y a tout simplement pas assez de personnel qui sort diplômé ?

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Au niveau médecins, une augmentation du numéro clausus est dans l'air, reste à savoir pour quelles spécialités !
En ophtalmologie l'alarme est tirées depuis plus de quinze ans sans échos !
En sus, c'est surtout la répartition par région qui semble poser problème.
Pour le personnel soignant, les écoles et autres organismes forment toujours autant (peut être trop).
En milieux hospitalier, l'embauche se fait/fera plus rare du moins pour les aides soignantes et infirmières qui semblent satisfaire la demande en qualité de contractuelle ou en CDD.
Cela peut poser des problèmes à terme entre celles qui sont "fonctions publique" pouvant se permettre des largesses professionnelles et les contractuelles à qui on ne pardonnera rien avec la bienveillance des syndicats.

Les alternatives étant les cliniques privées et les maisons de retraites ou on devrait y regarder de très prés le rapport tarif/prestations pour ces dernières qui au demeurant intéresses beaucoup les investisseurs
Un exemple dans mon coin pas si mal loti (Var) ou pas mal de chirurgiens dentistes ne bossent pas le mercredi et encore moins le samedi avec des horaires pour certains digne de l'administration !
idem concernant les horaires  pour un centre d’ophtalmologie avec sept toubibs mais plus personne à 18h30.
Dans ces conditions, le moindre soucis de santé sera traité dans un délais de trois semaines si tu ne montes pas au créneaux.
Des médecins généralistes qui ne se déplacent pas à domicile, un service SMUR qui, il n'y a pas si longtemps à refusé d’intervenir alors que le stade de la suffocation était atteint.
Redirection vers un médecin de garde chez les Pompiers.
Diagnostic : décollement de la plèvre un litre de sang dans un poumon, direction urgence par mes propre moyens dans les Bouches du Rhône ou je me suis fait incendier par le personnel médical.
Là, tu prends conscience que le système ne tourne pas rond et que le temps perdu peut te couter la vie.
Les services Pompiers chargés de me convoyer devant obtenir une autorisation de leur hiérarchie pour changer de département alors qu'il y avait urgence, cocasse hein, pourtant on est bien en France!
Un rapport a été fait mais est resté sans suites et oui je ne suis pas le fils de ....

 

 

 

 

Edited by MIC_A
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il y a une heure, MIC_A a dit :

Au niveau médecins, une augmentation du numéro clausus est dans l'air, reste à savoir pour quelles spécialités !

Le numerus clausus n'augmente que le nombre d'étudiants autorisés à s'inscrire en 2ème année.

Le choix d'une spécialisation n'intervient qu'après la 6eme année ET la réussite au concours.

Pour l'ophtalmologie c'est particulier : seuls les tous premiers sont autorisés à prendre une inscription dans cette spécialité.

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En définitive ça conditionne bien le nombres de médecins formés puisque c'est un système de régulation à plusieurs niveaux.
De la formation/spécialisation à l'exercice de la profession, je te rappelle que c'est une profession protégée.
Là limite du système est atteinte avec la concurrence étrangère qui n'a pas forcement le même cursus de formation et niveau.
Et Union Européenne oblige, pas de contrôle de diplôme obtenu à l'étranger et une des raisons d'un exode massif de nos étudiant "recalés" vers les filières médecine chez nos voisins.

 

 

Edited by MIC_A

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@MIC_A 

Ne te méprends pas !

Je trouve proprement scandaleux que le taux de reçus tourne autour de 17% (moyennant un redoublement) depuis une vingtaine d'années, alors que l'effondrement de la densité médicale à partir de 2010 simplement liée à l'évolution de la pyramide des âges (mais aussi du fait de la féminisation de la profession) était anticipable dès 1995 ...

Quant à l'import massif de médecins des pays de l'Est Je le trouve scandaleux au prorata du gâchis de la première année.

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4 minutes ago, BPCs said:

Je trouve proprement scandaleux que le taux de reçus tourne autour de 17% (moyennant un redoublement) depuis une vingtaine d'années, alors que l'effondrement de la densité médicale à partir de 2010 simplement liée à l'évolution de la pyramide des âges (mais aussi du fait de la féminisation de la profession) était anticipable dès 1995 ...

Quant à l'import massif de médecins des pays de l'Est Je le trouve scandaleux au prorata du gâchis de la première année.

Pendant longtemps le calcul a la con ... c'était moins de médecin ... donc moins de dépense de santé.

Ça devait permettre aux politiques de ne pas avoir a prendre des décision impopulaires sur les moindre remboursements de l'assurance maladie.

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C'est-ce qui me scandalise le plus, qu'on laisse les soins de santé s'écrouler comme ça. A la base la France avait un système très performant, avec une médecine de qualité et on laisse volontairement l'édifice s'écrouler. Je me demande combien de temps ça demandera pour remettre tout ça en état.

Je ne comprends pas qu'on puisse traiter comme ça des gens dont le métier est d'aider les autres.

Question de principes.

Edited by Kiriyama
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il y a 37 minutes, g4lly a dit :

Pendant longtemps le calcul a la con ... c'était moins de médecin ... donc moins de dépense de santé.

Ça devait permettre aux politiques de ne pas avoir a prendre des décision impopulaires sur les moindre remboursements de l'assurance maladie.

Tu ne crois pas si bien dire : 

A la fin des années 90, on a même proposé des préretraites aux médecins libéraux de plus de 56 ans en espérant mettre hors jeu des praticiens à grosse clientèle et diminuer le nombre d'actes des médecins libéraux, forcément excessifs voire injustifiés :pleurec:

Ce fut un gros bide : seuls ceux qui n'en pouvaient plus sautèrent sur l'occasion, aggravant encore la pénurie dans les spécialités déficitaires.

il y a 23 minutes, Kiriyama a dit :

Je ne comprends pas qu'on puisse traiter comme ça des gens dont le métier est d'aider les autres.

A la limite si t'es pas d'accord, tu changes de pays : c'est ce que font les généralistes anglais pressurés d'objectifs. Le diplôme de Dr en médecine français a encore une bonne valeur...

Pour les étudiants qui se tartinent 2 ans pour rien, cela me gave profondément 

 

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Il y a 1 heure, Kiriyama a dit :

Je ne comprends pas qu'on puisse traiter comme ça des gens dont le métier est d'aider les autres.

Question de principes.

Bon, faut pas exagérer non plus, beaucoup choisissent ce métier pour les salaires avant toute autre préoccupation !
Dans la même veine pour le personnel soignant, (surtout les femmes) d'abord  la sécurité de l'emploi si tu as la chance d'être embauché en hôpital !
La vocation est bien secondaire et tu t'en aperçois régulièrement quand tu fréquentes les hôpitaux/cliniques pour les uns comme pour les autres.
Heureusement ce n'est pas encore la majorité !
Le gâchis est bien réel coté études de médecine surtout les premières années ou tu es obligé d'ingurgiter un enseignement volumineux et dense quasiment par cœur sans vraiment tout comprendre.
De plus, malgré ce que l'on peut lire, l'égalité des chances ça fait jolie, des fils/filles de privilégiés sont choyés sur leurs internats hospitalier et les autres se tapent les tâches les plus ingrates. 

Le soucis est bien le nombre de retenus pour 2016 = 7646 (le fameux numéro clausus) sur il me semble avoir lu un chiffre d'environ 57500 postulants, !
Dans d'autres branches qui sont censées former des élites c'est guère mieux (prépa Math sup/ spé) et la suite.

 

Edited by MIC_A
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1 hour ago, Kiriyama said:

Je ne comprends pas qu'on puisse traiter comme ça des gens dont le métier est d'aider les autres.

Parce qu'ils le veulent bien ...

... Regardes le score de Fillon aux primaires de la droite.

... alors que l'électorat est assez âgé, assez consommateur de soin, et que le programme de Fillon est de liquider tout la partie "soin de ville" de l'assurance maladie.

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Pour les soignant d'après mon expérience ce sont des métiers où le travail de manutention reste encore usant, malgré certaines améliorations depuis quelques années, quand on a un dos en vrac c'est difficile de travailler, dans beaucoup de services, les horaires décalés sont aussi des facteurs favorisants pour certaines maladies. 

Le budget depuis une dizaine d'année de chaque Hôpital a été baissé ou a stagné ne suivant pas l'évolutions des prix, par conséquence les directeurs ont diminué les effectifs dans les service, ont baissé les effectifs des personnels de remplacement. Le résultat est que dès qu'il y arrive une maladie chez un personnel de longue durée type par exemple cancer, pour faire continuer à faire fonctionner le service, le personnel à tour de rôle supprime ses jours de repos ou ne prend pas ses congés. Ce qui conduit ces personnels à une augmentation de la fatigue, qui amène à favoriser l'apparition de maladies, accident du travail, on rentre dans un cercle vicieux.

La fermeture de lits a eu pour conséquence la concentration des malades les plus lourds, les autres sortant plus rapidement chez eux qu'auparavant, et c'est encore un facteur favorisant dans l'usure des personnels.

Le numérus clausus a permis à certaines spécialités type chirurgiens, anesthésistes, urgentistes, de monnayer à prix d'or leur travail dans les Hôpitaux, du fait de la pénurie dans le recrutement, c'est un coût non négligeable.

Paradoxalement les grands gagnants de cette politique de diminution des budgets sont les banques, car quand les Hôpitaux en fin d'années ont utilisés tous leurs budgets, comme on ne peut pas fermer des services vitaux pour la population, ils empruntent à des taux assez importants aux banques.

Le coût de fonctionnement de la sécu est de 4%, il est de 17% pour les mutuelles. On voit bien que mathématiquement leur développement par rapport à la sécu ne va pas être une économie pour l'ensemble de la population.

 

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il y a une heure, MIC_A a dit :

Bon, faut pas exagérer non plus, beaucoup choisissent ce métier pour les salaires avant toute autre préoccupation !
Dans la même veine pour le personnel soignant, (surtout les femmes) d'abord  la sécurité de l'emploi si tu as la chance d'être embauché en hôpital !
La vocation est bien secondaire et tu t'en aperçois régulièrement quand tu fréquentes les hôpitaux/cliniques pour les uns comme pour les autres.
Heureusement ce n'est pas encore la majorité !
Le gâchis est bien réel coté études de médecine surtout les premières années ou tu es obligé d'ingurgiter un enseignement volumineux et dense quasiment par cœur sans vraiment tout comprendre.
De plus, malgré ce que l'on peut lire, l'égalité des chances ça fait jolie, des fils/filles de privilégiés sont choyés sur leurs internats hospitalier et les autres se tapent les tâches les plus ingrates. 

Le soucis est bien le nombre de retenus pour 2016 = 7646 (le fameux numéro clausus) sur il me semble avoir lu un chiffre d'environ 57500 postulants, !
Dans d'autres branches qui sont censées former des élites c'est guère mieux (prépa Math sup/ spé) et la suite.

 

Je te rejoins complètement sur l'aspect "vocation".

Sur ces dix dernières années, j'ai l'impression que la grande majorités des nanas "diplômées mais paumées" que je connais ont terminé en école d'infirmière. 
En se disant peut-être que c'était un job sécurisé

Maintenant elles déchantent sévère.

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2 minutes ago, charli said:

Le coût de fonctionnement de la sécu est de 4%, il est de 17% pour les mutuelles. On voit bien que mathématiquement leur développement par rapport à la sécu ne va pas être une économie pour l'ensemble de la population.

Au dela des frais de gestion d'un systeme atomisé ... le pire c'est la capacité de s négociation prix des assurance santé, par rapport a celui de "l'assurance maladie".

Le pricing power de l'assurance maladie est immense, aussi bien aupres des soignants, qu'aupres des labos. Résultats on a les médocs les moins cher du monde ... et des soins tres bon marché - trop bon marché probablement -.

Toutes les prestation qui vont sortir des tarifs négocié assurance maladie, vont doubler ... les 13% de plus de frais de gestion seront alors le derniers des soucis des patients.

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il y a 4 minutes, MoX a dit :

Je te rejoins complètement sur l'aspect "vocation".

Sur ces dix dernières années, j'ai l'impression que la grande majorités des nanas "diplômées mais paumées" que je connais ont terminé en école d'infirmière. 
En se disant peut-être que c'était un job sécurisé

Maintenant elles déchantent sévère.

Bien sûr ! 

Les conditions de travail des infirmières ont été en se dégradant :

Les gens ont un niveau d'exigence incroyable, alors que la médecine hospitalière fonctionne faute de moyens dans une logique de médecine de guerre. 

La grande grève de 1986 ou 87 s'est soldée par un échec cuisant et depuis lors la durée de vie de l'infirmière hospitalière diminue.

je crois qu'elle est maintenant de 5 ans...

il y a 12 minutes, g4lly a dit :

Le pricing power de l'assurance maladie est immense, aussi bien aupres des soignants, qu'aupres des labos. Résultats on a les médocs les moins cher du monde ...

...ET des ruptures d'approvisionnement sur des médicaments "vitaux" : 

cela doit être plus rentable de les vendre ailleurs...

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3 minutes ago, BPCs said:

...ET des ruptures d'approvisionnement sur des médicaments "vitaux" : 

cela doit être plus rentable de les vendre ailleurs...

Effectivement les labos s'engage, pour obtenir l'agrément assurance maladie, sur un prix ET un volume. Pour le prix ils n'ont pas trop le choix une fois le contrat passé, par contre ils utilisent a postériori le levier du volume pour reprendre un peu de pouvoir... jusqu'au jour ou comme en Inde ou ailleurs ... l'état finira par mettre en place son propre système de production pour contourner le non respect des contrat passé par certains labos.

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