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Alimentation et faim dans le monde


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Just now, collectionneur said:

@13RDP En tout, la bulle immobilière avec la construction de centaines d'immeubles voir gratte-ciels qui reste vide est en train d'exploser. La crise qu'à connu l'Espagne avec ces villages fantômes et ses aéroports dans chaque ville va être en proportion une rigolade. 

Mais en effet, rien que les chemins de fer a travers tout le pays jusqu'au fin fond du Tibet construit en une génération sont impressionnants.

Le plus impressionnant c'est la production alimentaire. Les chinois sont devenus leader de presque tout même des patates que personne ne mangeait là bas il y a quelques années.

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Il y a 15 heures, g4lly a dit :

Le plus impressionnant c'est la production alimentaire. Les chinois sont devenus leader de presque tout même des patates que personne ne mangeait là bas il y a quelques années.

C'est à dire que quand nous on a de gros problèmes politiques pour une seule ferme de 1000 vaches, les chinois en sont aux fermes de 100 000 vaches ...

https://agriavis.com/news-9678-la+chine+construit+la+plus+grande+ferme+du+monde%E2%80%A6+91+millions+d%E2%80%99hectares+.html

Nous, c'est l'inverse, c'est plutôt le suicide agricole comme en Hollande :

https://www.la-croix.com/Monde/Pays-Bas-revolte-agriculteurs-contre-reduction-emissions-dazote-2022-07-10-1201224273

Même la pénurie de moutarde est en fait causé par la destruction de la culture de graine de moutarde sur diktat écologiste en France (interdiction des pesticides) qui fait que nous sommes devenus complètement dépendant à 90% au lieu de 50% auparavant de la production canadienne donc vulnérable à une unique mauvaise récolte. Le changement climatique a bien entendu bon dos là dessus mais le problème est surtout la mono-localisation de la production.

https://www.centrepresseaveyron.fr/2022/06/06/penurie-de-moutarde-va-t-elle-disparaitre-les-rayons-des-supermarches-10341613.php#:~:text=La France%2C qui n'a,en consomme 32 000 tonnes.

En refusant la technologie chez nous, on la favorise surtout chez nos concurrents moins regardants qui nous revendent leur production ... tant que l'on peut se le permettre. Après les importations massives de panneaux solaires chinois subventionné chez nous, on va importer très prochainement massivement des voitures électriques chinoises produites en brulant du charbon.

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il y a 9 minutes, Deres a dit :

Même la pénurie de moutarde est en fait causé par la destruction de la culture de graine de moutarde sur diktat écologiste en France (interdiction des pesticides) qui fait que nous sommes devenus complètement dépendant à 90% au lieu de 50% auparavant de la production canadienne donc vulnérable à une unique mauvaise récolte.

Je ne connais pas le fond de l'affaire mais s'il s'agit bien de l'interdiction de pesticides je ne peux qu'applaudir. 

Les insecticides restent une purge pour la santé publique et nos campagne.

Il existe des alternatives, du bio écolo ou du synthétique de bio ingénierie qui marche. Favoriser de nouvelles pratiques toutes aussi efficaces voir même plus est une bonne chose.

Le vrai drame c'est l'agriculteur qui se suicide tout les deux jours pas la pénurie de moutarde...

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il y a 20 minutes, Deres a dit :

la pénurie de moutarde est en fait causé par la destruction de la culture de graine de moutarde sur diktat écologiste en France (interdiction des pesticides) qui fait que nous sommes devenus complètement dépendant à 90% au lieu de 50% auparavant de la production canadienne donc vulnérable à une unique mauvaise récolte.

C'est assez étonnant, hier ou avant hier on apprenait que les producteurs français de moutarde (bourguignons au premier chef si j'ai bien suivi) allait augmenter d'un facteur 2.5 leur production cette année.

Comme quoi les pesticides ont bon dos.

Il y a 16 heures, castle68 a dit :

Imaginer que la Chine actuelle ( qui existe depuis 1949) sera encore là à la fin du siècle est utopique.

Je pense que le pouvoir en place tient très bien en laisse son peuple.  Je crains que tu n'aies tort.

Edited by BP2
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Les prix ont tellement augmenté que la culture redevient rentable même si les parasites détruisent la moitié de la récolte. Les producteurs de moutarde se sont engagés sur les prix de l'année prochaine pour ne pas se retrouver el bec dans l'eau. Cela se traduira en inflation pérenne sur les prix donc. Mais si le prix de la graine retombe ls années prochaines, il n'est pas certain du tout que ces accords se prolongent.

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En soit c'est pas les pesticides le problème, c'est la viabilité économique.
Si on n'introduit pas une composante "Durabilité / Coût environnemental" dans nos prix, on n'arrivera pas à faire prospérer sur notre territoire (échelon Européen Et Français) nos industries/agricultures... Enfin pas sans remettre en doute la viabilité environnementale du territoire justement.

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Il y a 20 heures, Elemorej a dit :

En soit c'est pas les pesticides le problème, c'est la viabilité économique.
Si on n'introduit pas une composante "Durabilité / Coût environnemental" dans nos prix, on n'arrivera pas à faire prospérer sur notre territoire (échelon Européen Et Français) nos industries/agricultures... Enfin pas sans remettre en doute la viabilité environnementale du territoire justement.

Oui, le fond du problème est que l'on fait tout en mode "bisounours", ce qui revient à délocaliser progressivement toutes les activités sur des territoires moins-disant. Cela ne concerne pas que l'écologie d'ailleurs, mais aussi la sécurité des personnes, le social, les taxes, le respect des animaux, le travail des enfants et des prisonniers ... C'est même le cas au sein de l'Europe avec les taxes sur les sociétés !

Par contre, il ne faut pas se faire d'illusions. Mettre des barrières protectrices de ce type introduirait beaucoup d'inflation. Ce serait donc vite un gros problème politique à court terme causé par des actions positives à long terme. Il faut bien voir que le peu d'inflation de ces dernières années venant d'une déflation des prix internationaux compensant une forte inflation des activités nationales. Et on sait que le système politique pousse à privilégier le court terme au long terme.

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Une grosse partie du problème est : Que faisons nous si les autres semblent ne pas s'impliquer ou jouer le jeu?

La ou finalement l'UE bon-an mal-an avance en ce disant qu'on montre la voie.

Alors oui on peut se dire qu'on est très couillo** que les autres engranges des profits de malade (c'est le cas) et qu'on devrait faire pareil (non à mon avis).
En fait les problèmes sont à la fois globaux (transfert de milieux/zone ou carrément même planète sur le coté dérèglement climatique) et aussi locaux.
Donc oui les autres gagnent plus d'argent que nous la dessus (ou en dépense moins, enfin vous avez compris) mais les effets locaux sont au final moins présent chez nous (attention je dis pas que tout va bien!).
On voit dans nos relevés, (qualité des eaux par exemple) qu'on est mieux qu'avant, (en même temps passer de 100% des cours d'eau contaminé et qualité basse voire pire à "mieux" c'est comment dire...) on a une bonne marge de progression quoi :rolleyes:

Tout cela pour dire que non, nos efforts ne sont pas inutiles, on commence à arrêter de taper dans notre "capital environnement", le chemin est sacrément long mais on fait du mieux. La question du coût politique ou pécuniaire est un faux débat, ça va couter vachement plus si on attend en fait. Ça toutes les études le disent depuis 30ans, juste que ça semble toujours loin, on (politique ou nous même) se dit qu'on aura toujours le temps, qu'on peut repousser, bah non en fait, mais ça...

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2 hours ago, Elemorej said:


Tout cela pour dire que non, nos efforts ne sont pas inutiles, on commence à arrêter de taper dans notre "capital environnement", le chemin est sacrément long mais on fait du mieux. La question du coût politique ou pécuniaire est un faux débat, ça va couter vachement plus si on attend en fait. Ça toutes les études le disent depuis 30ans, juste que ça semble toujours loin, on (politique ou nous même) se dit qu'on aura toujours le temps, qu'on peut repousser, bah non en fait, mais ça...

C'est problème du patient mort soigné...

Si le traitement est trop radical tu obtient un patient qui a réglé son problème de chaude pisse ... Mais qui meure le lendemain des effets secondaires.

---

Monter en gamme sur les produits pour y intégrer des marge permettant de produire moins sale c'est sympa dans un pays de riche ...

Dans un ghetto de pauvre c'est un carnage.

Pour l'alimentation, saine équilibré et sans trop emprunte environnementale, à par favoriser l'autoproduction je ne vois pas trop de solutions. C'est ce que je fait - a l'échelle de la famille élargie - ... Mais c'est ultra chronophage et ça demande du foncier disponible.

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L'autoproduction/consommation c'est effectivement une des réponses.
De toute manière la dessus les solutions sont justement très variés et doivent être adaptées à la localisation.

Et du coup oui pour nous c'est en partie la montée en gamme, pour d'autre se sera autosuffisance adaptée (c'est un morceau pour nous aussi sauf que de base, sur bcp d'aspects on ne devrait pas avoir de mal a le faire). Mais, certains besoins sont immuables, si tu ne vise pas le long terme sur les décisions de fond, jamais on va s'en sortir.

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  • 2 weeks later...

https://www.lefigaro.fr/societes/la-production-agricole-fragilisee-par-le-pacte-vert-de-bruxelles-20220610

Réduire de 50 % les pesticides, de 20 % les engrais et consacrer un hectare sur quatre en Europe à l’agriculture bio dans moins de dix ans. En adoptant il y a un peu moins de 1 an la stratégie « Farm to Fork » (« de la ferme à la fourchette ») portée par Bruxelles, les députés européens ont acté un cap particulièrement ambitieux pour les agriculteurs du Vieux Continent.

L’objectif fixé pour 2030 n’est pas contraignant.

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https://unric.org/fr/mecontentement-mondial-chef-onu/ (20 septembre 2022)

Antonio Guterres :

Pour atténuer la crise alimentaire mondiale, nous devons maintenant nous employer de toute urgence à résoudre la crise du marché mondial des engrais. Cette année, le monde a assez de nourriture ; ce qui pose problème, c’est son acheminement. Mais si le marché des engrais n’est pas stabilisé, c’est l’offre même de produits alimentaires qui pourrait poser problème l’année prochaine. L’on apprend déjà qu’en Afrique de l’Ouest et ailleurs, des paysans ont dû réduire leurs cultures à cause du prix des engrais et de la difficulté de s’en procurer. (…)

Autre sujet de préoccupation majeur : l’incidence des prix élevés du gaz sur la production d’engrais azotés. Il faut activement remédier à ce problème. Si nous n’agissons pas maintenant, la pénurie mondiale d’engrais se muera très vite en une pénurie alimentaire mondiale.

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On 9/14/2022 at 2:09 PM, g4lly said:

Pour l'alimentation, saine équilibré et sans trop emprunte environnementale, à par favoriser l'autoproduction je ne vois pas trop de solutions. C'est ce que je fait - a l'échelle de la famille élargie - ... Mais c'est ultra chronophage et ça demande du foncier disponible.

On dit qu'il faut un hectare de bonne terre pour nourrir 4 personnes, tu confirmes ?

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11 hours ago, Hypsen said:

On dit qu'il faut un hectare de bonne terre pour nourrir 4 personnes, tu confirmes ?

Euhhh aucune idée ... c'est essentiellement les fruit et les légumes qui sont autoproduit et encore pas tous.

Pour l'épicerie ça vient du magasin ... mais on consomme de moins en moins de céréale ou de "sucre".

Les autres légumes vienne de producteurs bio qui sont des connaissances, et une bonne partie de la viande aussi.

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Le 23/09/2022 à 11:32, Wallaby a dit :

https://www.lefigaro.fr/societes/la-production-agricole-fragilisee-par-le-pacte-vert-de-bruxelles-20220610

Réduire de 50 % les pesticides, de 20 % les engrais et consacrer un hectare sur quatre en Europe à l’agriculture bio dans moins de dix ans.

Sans être particulièrement au fait je sais qu'il existe des alternatives particulièrement prometteuse. 

Un de mes anciens prof à l'INRA avait mis au point dans son labo une nouvelle stratégie de biocide. Un mix pharmacologique à très faible concentration encapsidé dans des nanoparticules spécifiques des espèces visé. Ça a été mis au point sur les moustiques. Mais ça se dérive sur toutes les espèces nuisibles.

Il y a quelques années il y a eu un deal avec Bayer pour l'industrialisation. Je ne sais pas où ça en est mais ce serait une bonne solution pour moi.

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Il y a 3 heures, Nec temere a dit :

Sans être particulièrement au fait je sais qu'il existe des alternatives particulièrement prometteuse.

Oui, il y a la technique de Fukuoka Masanobu : 

Le 17/02/2022 à 18:06, Wallaby a dit :

Masanobu Fukuoka, inventeur de « l'agriculture naturelle ». Documentaire télévisé. 1975.

 

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il y a 5 minutes, Wallaby a dit :

Oui, il y a la technique de Fukuoka Masanobu : 

 

Il y a pas mal de chose de ce genre effectivement. Par contre je ne sais pas dire s'ils gardent les même rendement qu'actuellement.

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à l’instant, Nec temere a dit :

Il y a pas mal de chose de ce genre effectivement. Par contre je ne sais pas dire s'ils gardent les même rendement qu'actuellement.

Les rendements sont bons, égaux à ceux obtenus par l'agriculture mécanisée et chimique, disent Fukuoka et ses disciples (mais je n'ai pas vérifié si c'était attesté dans des publications scientifiques). Par contre, cela ne génère peut-être pas suffisamment de surplus pour nourrir les populations urbaines.

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Il y a 16 heures, Hypsen a dit :

On dit qu'il faut un hectare de bonne terre pour nourrir 4 personnes, tu confirmes ?

La surface cultivée (1.5 milliards ~) et les pâturages (2.5 mia ~) représentent environ 4 milliards d'hectares pour 7.7 milliards d'habitants.

On arrive à environ 5200 m² par personne.

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/articles/agricultures-sous-tension-terres-agricoles-en-extension-des-transactions-sans-frontieres

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il y a 15 minutes, Benoitleg a dit :

La surface cultivée (1.5 milliards ~) et les pâturages (2.5 mia ~) représentent environ 4 milliards d'hectares pour 7.7 milliards d'habitants.

On arrive à environ 5200 m² par personne.

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/articles/agricultures-sous-tension-terres-agricoles-en-extension-des-transactions-sans-frontieres

Les qualités des terres françaises sont une exception au niveau mondial. Tous ne peuvent pas prétendre au même rendement. 

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il y a 9 minutes, Nec temere a dit :

Les qualités des terres françaises sont une exception au niveau mondial. Tous ne peuvent pas prétendre au même rendement. 

Surface cultivée et pâturages du monde entier, pas uniquement pour la France.

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il y a 16 minutes, Benoitleg a dit :

Surface cultivée et pâturages du monde entier, pas uniquement pour la France.

Me disait bien que 7 milliard d'habitants et 4 milliards de terre ça faisait beaucoup... :laugh:

Plus sérieusement, c'est pour ça que j'évoquais ça. La différence de rendement entre un hectare en France et un hectare ailleurs est parfois gigantesque. Je ne me souviens plus de certains chiffre cependant.

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il y a 13 minutes, Nec temere a dit :

Les qualités des terres françaises sont une exception au niveau mondial.

Les terres françaises... ou ce qu'il en reste ?

On fait ce qu'il faut pour en dégrader la fertilité (biologique), une dégradation invisible, masquée par les engrais chimiques. L'engrais est un peu comme l'addiction à une drogue avec un phénomène de dépendance. Une fois qu'on commence, on ne peut plus s'en passer.

https://aura.chambres-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/National/FAL_commun/publications/Auvergne-Rhone-Alpes/CRA_FERTISOLS_Synthese_des_enquetes.pdf

La compaction des sols apparaît comme une des menaces principales. Elle est observée dans les systèmes maïsicoles sur les sols limoneux de la plaine de Bièvre, les sols argileux de Forterre et les sols volcaniques. Les fortes charges appliquées ainsi que les passages fréquents (chantier d’ensilage), les interventions sur les terrains non ressuyés (récolte tardive des maïs grain) sont considérées comme les sources majeures de ce phénomène.

La dégradation biologique la plus fréquemment mentionnée est la baisse de matière organique. Elle est souvent due à « une augmentation de la minéralisation par irrigation », « une faible restitution des résidus » et « peu d’apports de matière organique ».

https://www.sans-transition-magazine.info/ecologie/agrologie-degradation-des-sols-un-phenomene-reversible

Dans quel état sont les terres agricoles de l’Hexagone ?

Les sols agricoles sont relativement endommagés. Les techniques culturales actuelles ne sont pas adaptées aux sols, dans la mesure où elles ont fait disparaître en 50 ans la moitié de la teneur en matière organique des sols. Conséquence : le sol a perdu sa fertilité. Et les agriculteurs sont condamnés à utiliser des fertilisants pour atteindre d’importants rendements. Paradoxalement, alors que le potentiel génétique des céréales devrait permettre des rendements en blé avoisinant les 150 quintaux par hectare, nous ne dépassons que rarement les 80 quintaux aujourd’hui. Des chercheurs néo-zélandais ont montré que la cause résultait bel et bien de la baisse de fertilité du sol.

Et puis il y a l'artificialisation des sols :

https://www.vie-publique.fr/en-bref/20026-erosion-de-la-biodiversite-artificialisation-des-sols

Le plan Biodiversité estime, pour sa part, à plus de 65 000 hectares chaque année les surfaces qui sont artificialisées, soit près d'un département tous les 8 ans.

https://www.perspectives-agricoles.com/file/galleryelement/pj/4a/47/3b/88/439_88593736380672907.pdf

La perte cumulée moyenne, d’origine humaine, de la productivité des sols européens depuis la Seconde Guerre mondiale a été estimée à 7,9 %. L’imperméabilisation des sols et l’emprise sur les terres pour les infrastructures et le logement sont les principales menaces en Europe occidentale, tandis que la salinisation et l’acidification menacent l’Europe orientale.

https://www.lesechos.fr/2016/01/la-fertilite-des-sols-part-en-poussiere-191459

Au cours des cent dernières années, un milliard d’hectares de terres fertiles, l’équivalent de la surface des Etats-Unis, se sont littéralement volatilisés. Et l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’inquiète de de l’avenir des surfaces restantes. Dans un rapport de 650 pages, publié en décembre à l’occasion de la clôture de l’Année internationale des sols, elle constate qu’un tiers des terres arables de la planète sont plus ou moins menacées de disparaître. « Si rien n’est fait, explique son directeur José Graziano da Silva, c’est la production vivrière et la sécurité alimentaire de l’humanité qui pourraient être compromises. »

Entre 25 et 40 milliards de tonnes de l’épiderme de la planète sont emportés chaque année à cause de l’érosion, du tassement, de la perte de nutriments et de biodiversité, de l’acidification, des pollutions, de l’engorgement ou encore de la salinisation.

Depuis les années 1950, la teneur des sols en nutriments et en humus, l’engrais naturel des plantes, a baissé d’un tiers, selon les observations du GisSol. En cause : les pratiques agricoles. « En retournant profondément les sols, les labours perturbent la vie souterraine et les échanges biochimiques, décrit Claude Bourguignon. Les gaz carboniques s’échappent, la matière organique qui s’en nourrit se réduit, la faune disparaît et avec elle le mécanisme d’ascenseur qui brasse nutriments et minéraux. Résultat : l’humus est balayé par les eaux, tandis que l’argile, où se concentre le garde-manger des plantes, laisse place à une simple boue gluante. » Selon le GisSol, près de 40 % des surfaces agricoles françaises présentent ce risque de tassement irréversible.

Au Brésil, par exemple, la dégradation des sols a pris moins de quatre siècles, avec une érosion multipliée par quatre lors des cinquante dernières années, et des pertes atteignant aujourd’hui 3 milliards de tonnes de terres par an, selon les estimations de la FAO. Les engrais n’y changent rien : épuisées, les terres perdent leur productivité. À l’échelle mondiale, les rendements ont augmenté de 3 % entre 1950 et 1984, de 1 % jusqu’en 1995 et stagnent ou se réduisent depuis.

Ce processus n’est peut-être pas irréversible, estiment cependant les chercheurs. Avec des semis directs, la réhabilitation des haies, l’amendement des sols dégradés grâce à des légumineuses de couverture, ou encore l’adjonction de bois fragmenté comme compost organique, ils estiment possible de relancer l’activité biologique. « Le contrôle de la dynamique microbienne des sols sera sans doute le moyen le plus efficace de sauver ces terres, même les plus abîmées, en leur fournissant les moyens de doper naturellement leur fertilité », estime Dominique Arrouays.

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il y a 57 minutes, Nec temere a dit :

Plus sérieusement, c'est pour ça que j'évoquais ça. La différence de rendement entre un hectare en France et un hectare ailleurs est parfois gigantesque. Je ne me souviens plus de certains chiffre cependant.

Bof, on s'en fout du rendement de la terre, ça n'a absolument aucune importance. Ce qui compte, c'est les engrais, et uniquement les engrais. On peut cultiver des trucs dans des milieux où il n'y a même pas de terre (hydroponie) du moment que c'est bourré d'engrais.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'agriculture moderne est basée sur la stérilisation des sols. Un sol fertile, c'est un sol avec une vie organique intense, et ça on veut éviter car on veut qu'il n'y ait que la plante cultivée qui pousse, et rien d'autre. Il faut un sol stérile. Donc on lessive les terres agricoles avec tous les poisons possibles et imaginables pour être sûr qu'aucune forme de vie sauvage ne puisse y subsister.

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