Alexis

Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?

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https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-italie-chaque-bouteille-prosecco-detruit-44-kg-montagne-74759/ (27 janvier 2019)

La production de prosecco, un vin blanc effervescent du nord de l’Italie, connaît une croissance effrénée.
L’intensification de la viticulture et de mauvaises pratiques agricoles entraîne une destruction des collines.
Cette érosion augmente également les risques de glissement de terrain et la pollution.

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Il y a 7 heures, kotai a dit :

Et le cochon? Il peut te porter, donner de l'engrais et en plus tu le manges.

Et il peut même transporter plusieurs personnes !

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On 8/7/2019 at 11:47 AM, kotai said:

Et le cochon? Il peut te porter, donner de l'engrais et en plus tu le manges.

Tu préfères pas les cochonnes?

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https://www.zeit.de/mobilitaet/2019-08/leihautos-carsharing-verlustgeschaeft-staedte-studie (9 août 2019)

Sortie d'une étude sur l'autopartage

L'analyste de marché Wulf Stolle parle d'un "business model avec des marges très faibles", qui n'est pas rentable dans la grande majorité des villes allemandes. La plupart des municipalités n'ont pas la densité de population nécessaire d'au moins 3 000 habitants au kilomètre carré.

"Même si chaque personne qui vit dans les points chauds densément peuplés de Munich, Hambourg, Berlin, Francfort et Stuttgart devait se passer de son véhicule à l'avenir et exclusivement partager avec d'autres, seulement cinq pour cent des véhicules en Allemagne pourraient être supprimés", a déclaré Stolle à SZ. Et cela vaut également pour tous les autres Etats territoriaux européens.

En 2011, le cabinet de conseil en management Frost & Sullivan avait calculé qu'un véhicule partagé pourrait remplacer huit à dix voitures particulières. Selon l'étude [de A.T.Kearny], cela ne s'est pas avéré.

Selon l'étude, la ville où le commerce des voitures partagées fonctionne le mieux est Berlin. La capitale allemande, densément peuplée, compte également le plus grand nombre de fournisseurs : plus de 5 000 véhicules sont disponibles ici pour un usage collectif. Près de la moitié d'entre eux sont alimentés électriquement. Mais ni à Berlin ni dans d'autres villes d'autopartage le nombre d'immatriculations de voitures privées n'a diminué, selon l'étude.

Cela a créé un nouveau problème : les véhicules d'autopartage exacerbent les problèmes de circulation dans les villes, provoquant davantage d'embouteillages et rendant le stationnement difficile. C'est pour cette raison et en raison du différend sur les frais de stationnement, qu'un fournisseur de Stockholm s'est déjà retiré. Les gens là-bas préféreraient faire du vélo.

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Ca n'a rien de nouveau.

Toutes les expériences en la matière, et même la location, ont été des échecs. 

Edited by Kiriyama
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On 8/5/2019 at 2:11 PM, g4lly said:

Il n'y a pas de réponse du GIEC a cette étude bidon ...

... le GIEC a largement anticipé ce genre de proposition est explique en long large et travec la capacité de tel ou tel milieu naturel a sequestré du carbone.

La foret ... est le pire séquestrateur ... le meilleur et de loin sont les zone humides.

En gros ça donne ça

IPCCStockCarboneSolsV%C3%A9g%C3%A9tation

 

L'étude en question propose de reboiser des terres "dégradées" ou "faiblement végétalisées", sans empiéter sur les terres agricoles. Du coup on parle bien de sols qui recommenceraient à capturer du CO2, et là c'est toujours mieux que rien, même si c'est pas tout le temps des zones humides. 

On 8/6/2019 at 11:27 AM, Wallaby said:

je sais bien, mais Gally n'y avait pas donné ses arguments comme quoi le GIEC avait démonté cette étude.

A noter que l'efficacité de la capture CO2 par le végétal est de plus en plus douteuse avec la montée de la température
- Climat : la croissance végétale en panne sèche https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/08/15/climat-la-croissance-vegetale-en-panne-seche/
- Les forêts tropicales ne capturent plus le CO2 
https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/07/30/les-forets-tropicales-ne-capturent-plus-le-co2/

 

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16 hours ago, ippa said:

L'étude en question propose de reboiser des terres "dégradées" ou "faiblement végétalisées", sans empiéter sur les terres agricoles. Du coup on parle bien de sols qui recommenceraient à capturer du CO2, et là c'est toujours mieux que rien, même si c'est pas tout le temps des zones humides. 

Sauf que c'est une connerie ... soit les terres en question n'existe pas ...  soit elles sont déjà végétalisé avec des  sol qui capture plus de CO2 que de la foret ...

Il suffit de voir le comparatif foret tempéré contre prairie tempérée ... pour comprendre que la conversion n'a pas de sens.

Les zone boréale sont saturé de forets ... les désert capturent plus qu'une foret etc.

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http://www.fao.org/3/ac836e/AC836E03.htm (mars 2003)

"Les données scientifiques actuelles suggèrent que les forêts aménagées et même les forêts anciennes (de la zone tempérée et boréale) séquestrent le carbone à des taux pouvant atteindre 6 tonnes par hectare. Ces résultats remettent en question le paradigme selon lequel les forêts anciennes ont un bilan carbone net en équilibre. D'autre part, des perturbations peu fréquentes (incendies, infestations de ravageurs, tempêtes) provoquent un retour sporadique, mais massif, du carbone dans l'atmosphère " (Valentini et al.,2000). Un spécialiste des sols a souligné qu'" il existe un potentiel pour inverser certains de ces processus et piéger le carbone dans les sols des écosystèmes terrestres. On estime que l'ampleur du potentiel pourrait représenter jusqu'à 50 à 75 % de la perte historique de carbone. Théoriquement, l'augmentation annuelle du CO2 atmosphérique peut être annulée par la restauration de 2 milliards d'hectares de terres dégradées, ce qui augmenterait leur teneur moyenne en carbone de 1,5 tonne/ha dans le sol et la végétation " (Lal, 2000).

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18 octobre 2018. Pablo Servigne et Jacques Blamont.

Astrophysicien, fondateur du CNES au début des années 1960, Jacques Blamont est le père de la recherche spatiale française.

Edited by Wallaby
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Le 04/05/2019 à 22:40, Wallaby a dit :

https://www.franceculture.fr/ecologie-et-environnement/pourquoi-ny-a-t-il-plus-dinsectes-sur-vos-pare-brises (13 février 2019)

Les insectes sont en train de disparaître à une vitesse alarmante, selon une étude australienne. Avec 40 % des espèces d'insectes sur le déclin, un effondrement catastrophique des écosystèmes est à redouter.

En novembre 2017, La Méthode scientifique rappelait ainsi qu'une étude allemande estimait que 80 % des insectes avaient disparu dans des zones protégées du pays. Une hécatombe invisible qu'expliquait François Lasserre, naturaliste et vice-président de l'Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) :

Les insectes ont un gros problème, c'est qu'ils sont trop diversifiés, donc extrêmement spécialisés. Pour avoir une diversité d'insectes, il faut avoir une diversité floristique et faunistique, puisque chacun s'est spécialisé. Il y a un nombre incalculable de papillons qui ne peuvent pas vivre sans la plante qui accueille leur chenille, on appelle ça des plantes hôtes. Si vous mettez des hectares et des hectares de colza, les insectes qui ne mangent pas de colza ne peuvent pas comme ça rebondir. Quelques insectes sont opportunistes et vont à droite à gauche, mais tous les autres, très spécialisés, à partir du moment où vous supprimez absolument toute la flore, tous les habitats, etc. et que vous ne mettez qu'une seule espèce de plante, évidemment vous n'aurez pas de diversité d'insectes.

L'impact de cette diminution de la biomasse des insectes (2,5 % par an depuis trente ans) a d'ores et déjà déclenché une réaction en chaîne et se fait ressentir sur d'autres espèces dont ils constituent la principale source de nourriture à l'image des reptiles, des amphibiens ou encore des oiseaux. En mars dernier, le CNRS concluait à la disparition d'un tiers des oiseaux des campagnes au cours des vingt dernières années, mettant en cause, entre autres, la disparition des insectes.

Autre son de cloche :

https://www.agriculture-environnement.fr/2018/08/23/au-sujet-du-declin-des-insectes-volants (23 août 2018)

L’emballement médiatique autour de l’article du CNRS sur la disparition des oiseaux a remis sous les feux de la rampe une autre publication, qui avait déjà été fortement médiatisée à sa sortie en octobre 2017 : une étude allemande qui annonce une chute de plus de 75% de la biomasse des insectes volants en vingt-sept ans. Il est logique de lier les deux sujets, car on peut bien entendu s’attendre à ce qu’un tel déclin des insectes ait de fortes conséquences sur les populations d’oiseaux insectivores. Beaucoup de journalistes, à commencer par la rédactrice de l’article de CNRS Le journal, ont présenté cette étude comme une démonstration de l’effet dramatique des pesticides, et en particulier des néonicotinoïdes, sur la biodiversité. Que dit vraiment cette étude ?

L’état final de ces sites a été mesuré sur une période beaucoup plus courte, de 2013 à 2016, et pour l’essentiel en 2014. L’année 2014 pèse donc très fort sur la tendance mesurée sur ces sites (c’est la dernière année de mesure pour 18 sites sur 26). Or, cette année particulièrement froide et pluvieuse a été très défavorable aux insectes.

Les bio-masses fraîches mesurées en fin d’étude portaient sur des insectes pouvant avoir séjourné jusqu’à deux semaines dans le bocal d’alcool recueillant les animaux piégés. Il est donc très regrettable que les auteurs n’aient pas vérifié si une aussi longue conservation avant pesée pouvait impacter les résultats.

Le cas de cette étude est donc emblématique du détournement médiatique de publications scientifiques, souvent très complexes et peu concluantes, mais qui peuvent être présentées comme argument dans un débat sur la politique écologique. Le procédé est devenu courant dans certains journaux militants, mais il est plus inhabituel d’observer un tel manque de rigueur dans le journal officiel d’un organisme de recherche, quelques semaines avant le vote européen sur les néonicotinoïdes.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_D._Kaplan

En février 1994, il publia dans l'Atlantic Monthly un essai très controversé intitulé The Coming Anarchy (« L'Anarchie qui arrive »). Il y affirme que l'augmentation de la population, l'urbanisation et l'épuisement des ressources naturelles fragilisent les gouvernements du Tiers-monde, faisant le nid d'une anarchie risquant de créer un état de guerre permanent dans certaines zones et représentant une menace pour le monde. Il y écrit notamment:

« L'Afrique de l'Ouest est devenue LE symbole de la crise démographique, environnementale et sociale mondiale dans laquelle c'est l'anarchie criminelle qui apparaît comme le vrai danger stratégique »

En 2000, Kaplan publia un recueil, lui aussi sous le titre de The Coming Anarchy, contenant l'article de 1994 ainsi que d'autres essais politiques, dont le controversé Was Democracy Just A Moment? où il explique que la démocratie est un concept typiquement occidental, qui n'est exportable que dans des pays développés disposant d'une classe moyenne importante, d'un système éducatif performant, de frontières bien établies, d'une économie stable et d'une relative paix sociale. Il y assure aussi que les pays du Tiers-Monde doivent se doter d'autocraties modérées et éclairées, où un minimum de libertés individuelles serait tout de même garanti, ce qui leur permettrait de se développer et, un jour, de rattraper les pays occidentaux et de se démocratiser "efficacement". Il prend pour exemple la prospérité de Singapour sous le régime autoritaire de Lee Kuan Yew et les violences perpétrées sous les régimes démocratiques en Colombie, au Rwanda ou en Afrique du Sud.

Par ailleurs, il y affirme que la "période démocratique" en Occident est un simple passage de l'Histoire, et que dans un avenir proche apparaîtront des régimes "démocratiques" dans lesquels le pouvoir sera en fait dans les mains d'une oligarchie composée de multinationales, de lobbies et de médias - régimes qui selon lui sont déjà en place dans des pays tels les États-Unis ou le Japon.

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Les carottes sont cuites, c'est la fin des haricots :

https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001101824568/IMG00000143

Saint Cyprien de Carthage (200-258), À Demetrian

Pour répondre à cette vaine objection, puisqu'étant aveuglé des ténèbres du Paganisme, les lumières du Ciel & les divines connoissances ne vous sont pas encor communiquées : apprenez en premier lieu que le monde vieillit tous les jours, que ses forces affoiblissent, & que depuis son premier état il a beaucoup diminué de sa vigueur. Certes quand je n'en dirais rien, & que je ne me servirais point des autorités que l'Escriture Sainte me fournit sur ce sujet, le monde parle assez de luy-même, & marque sa décadence par le déclin journalier des choses qui sont dans la nature.

On ne voit plus en hyver ces fréquentes pluyes dont les semences ont si grand besoin pour leur nourriture. Le Soleil en Été ne jette plus ses lumières avec tant de force, bien qu'alors les biens de la terre aient besoin d'une chaleur extrême pour venir à maturité. Toutes les productions du Printemps sont plus faibles & moins fertiles : cette saison si estimable n'a plus la douceur de l'air qui la nous rendoit si charmante : & l'Automne ne donne plus aux vergers & aux plantes la fécondité qu'il leur donnoit autrefois.

Les montagnes, qui s'ouvraient si libéralement pour nous fournir le marbre qu'elles enferment, en sont vides maintenant pour avoir été trop fouillées. Les minières sont épuisées : elles ne nous donnet plus l'or, l'argent & les autres métaux en si grande abondance, parce que les hommes pour posséder ces fantômes de bonheur qui les possèdent, ont fendu leurs plus secrètes entrailles, & ont imposé à toutes leurs veines qu'ils ont ouvertes la nécessité de ne plus rien produire.

On voit rarement à cette heure des Pilotes sur les mers, des Laboureurs dans les champs & des Soldats au camp parmy les fatigues de l'armée. On ne trouve plus d'innocence dans le barreau, plus de Justice dans le siège même de la Justice. Il n'y a plus de sincérité dans les amitiés : L'expérience manque dans les Arts & la Police qui réglait les moeurs est renversée.

Toutes les choses qui ont vu le cours de leurs plus belles années en doivent nécessairement voir la fin.

Et c'est ainsi qu'une fontaine qui coulait à gros bouillons & qui se déchargeait abondamment dans les canaux, à peine a la liberté de distiller goutte à goutte quand elle est épuisée, & que le temps luy a imposé une loi de veillir, qui est commune à toute la nature.

C'est un arrêt du Ciel, que tout ce que nous voyons naître embrasse au même temps la condition de mourir : que tout ce qui croît doit nécessairement décroitre un jour : que tout ce qui s'est vu plein de vigueur et de force, les doit changer avec l'infirmité : & que ce qui d'un état fleurissant est tombé par cette loi dans une mortelle faiblesse doit aussitôt retourner à son premier néant.

Les enfants, les jeunes hommes paraissent maintenant des vieillards : ils ont à peine commencé de vivre qu'on les voit blanchir : le poil leur tombe avant qu'il ait eu loisir de pousser, & on est vieux avant qu'on ait l'âge de l'être.

Vous vous plaignez assez mal à propos que la guerre est plus allumée que jamais : que la famine et la stérilité sont cause de nos plus fortes inquiétudes : qu'un air contagieux et corrompu altère par les maladies violentes la santé du peuple & que la peste s'est glissée dans toutes les villes avec tant de fureur qu'on les prend moins pour ce qu'elles sont que pour des cimetières.

Apprenez que ces accidents n'ont rien d'étranges, & qu'ils sont pévus de loin : Car par une Prophétie infaillible, le monde verra multiplier ses maux sur les derniers temps : il éprouvera toutes les adversités possibles & le jour du jugement étant proche, les hommes seront exposés aux vengeances & aux châtiments d'un Dieu Juste qu'ils ont si souvent offensé : car vos calomnies qui partent d'une malice ou d'une ignorance extrême, & qui tiennent du mensonge & non pas de la vérité sont trop faibles pour être à notre désavantage & vous aurez beau publier, que méprisant vos Dieux nous attirons leurs foudres & les calamités publiques : car si vous preniez les choses du bon côté, vous trouveriez que le mépris des Païens qui refusent au vray Dieu le culte qu'ils luy doivent, est la source de nos misères.

Vous vous plaignez du ravage que la grêle fait dans les vignes : vous vous plaignez de voir les oliviers déracinés par des tourbillons de vents impétueux : les sources taries & leur cours arrêté par la sécheresse, l'air infecté par des exhalaisons contagieuses qui ont donné cours à ces maladies qui nous tuent insensiblement. Vous vous plaignez à tort & vous ne devez point chercher hors de vos crimes la cause de toutes ces calamités.

Car si Dieu les multiplie, c'est parce que vous multipliez vos fautes & si les châtiment dont il use ont beaucoup de sévérité, c'est parce que les premiers ont été inutiles et qu'ils n'ont pu vous convertir, car il les destine ordinairement ou à la conversion des rebelles, ou à la punition des méchants.

Car que la vigne trompe notre attente, que l'olivier n'ai plus pour nous de productions, & qu'à peine on découvre sur la surface de la terre quelques herbes mourantes qui sont les tristes marques & les vestiges d'une extrême sécheresse, que voulez-vous conclure ?

Les seuls chrétiens sont dans l'espérance du salut. C'est Dieu qui le dit expressément, quand ayant résolu l'entière désolation du monde, il donne commission à ses Anges de le dépeupler & d'envelopper tous les hommes sous ses ruines.

Pensez-y, Demetrian, vous avez encor du temps : & vostre salut doit être trop précieux pour le négliger. Voyez que tout ce qui est dans la nature court à sa fin, que le monde est menacé d'une prompte désunion, & partant soumettez vous à Dieu, ou qu'au moins la crainte de sa justice vous approche de ses Autels.

Et bien qu'étant à l'occident de vos jours, vous couriez au tombeau, vous recevrez en mourant les palmes de l'immortalité.

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Electricité : l’imposture des « offres vertes »

La plupart des fournisseurs d’électricité proposent des « contrats verts », mais ils se contentent en fait d’acheter des certificats, un mécanisme qui ne soutient pas le développement des énergies renouvelables.

De prime abord, en regardant le marché français de l’électricité, il y aurait de quoi se féliciter : environ 70 % des offres proposées par les fournisseurs d’électricité sont des « offres vertes ». Officiellement, elles permettent au client qui a souscrit ce type de contrat de se fournir en électricité d’origine renouvelable, produite par des barrages hydroélectriques, des éoliennes ou des panneaux solaires.

Les publicités des fournisseurs sur le sujet se multiplient : « Envie de contribuer à la transition énergétique en toute simplicité ? », promet le site d’un grand groupe énergétique, quand un autre propose d’« agir pour la planète tout en faisant des économies ». De fait, les principaux fournisseurs ont pris résolument ce virage : chez Engie (ex-GDF Suez), toutes les offres sont passées au vert, Total Direct Energie s’est également lancé sur ce secteur. Même le géant du nucléaire EDF, qui compte plus de 28 millions d’abonnés à son tarif bleu réglementé par l’Etat, s’y est mis avec l’offre « vert électrique », qui rencontre pour l’instant un succès assez mesuré, avec quelque 300 000 contrats.

Mais derrière les arguments commerciaux prétendument écologistes des fournisseurs se cache une réalité très simple : en France, plus de 72 % de la production d’électricité est d’origine nucléaire, qui n’est pas incluse dans les offres vertes. Alors comment peuvent-ils tous vendre du « vert » ?

Un système parfois absurde

Concrètement, l’électricité arrivant au consommateur qui a souscrit à l’une de ces offres n’est pas produite directement par des éoliennes, des barrages ou des panneaux solaires. Le fournisseur achète l’électricité à des producteurs (en France, principalement EDF), puis compense l’équivalent en achetant des certificats de garantie d’origine à des producteurs d’énergie renouvelable – le plus souvent des barrages hydroélectriques.

Mais rien n’oblige les fournisseurs à se procurer ces certificats chez le producteur qui leur a vendu l’électricité. Ils peuvent même effectuer cette compensation au niveau européen. Un système qui confine parfois à l’absurde : il est possible d’acheter des certificats à des producteurs islandais, alors que l’île n’est même pas connectée au réseau européen !

Autrement dit : un fournisseur comme Total ou Engie peut acheter de l’électricité nucléaire à EDF, et puis compenser par des rachats de certificats d’origine ailleurs, dont les tarifs sont peu élevés.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/08/26/electricite-l-imposture-des-offres-vertes_5502811_3234.html

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Découplage_(écologie)

Le découplage est un terme d'économie et d'écologie qui désigne l'objectif de séparer la prospérité économique (génération de revenu, croissance économique) de la consommation de ressources et d'énergie (impact environnemental négatif, émissions de gaz à effet de serre, etc.). Réussir à croître sans augmenter les atteintes à l’environnement est un enjeu du développement durable.

En 2016, le Groupe international d'experts sur les ressources a publié un rapport indiquant que la productivité matérielle mondiale a diminué depuis l'an 2000. Depuis, la croissance des flux de matières est plus forte que la croissance du produit intérieur brut. C'est le contraire du découplage, situation que certains qualifient de surcouplage.

http://theconversation.com/the-decoupling-delusion-rethinking-growth-and-sustainability-71996 (12 mars 2017)

Même l'ex-président américain Barack Obama, dans un article publié récemment dans Science, a affirmé que l'économie américaine pouvait continuer à croître sans augmenter ses émissions de carbone grâce au déploiement des énergies renouvelables.

Mais il y a beaucoup de problèmes avec cette idée. Lors d'une récente conférence de l'Australia-New Zealand Society for Ecological Economics (ANZSEE), nous nous sommes penchés sur les raisons pour lesquelles le découplage pourrait être une illusion.

S'appuyant sur les données du rapport économique de 600 pages présenté au président, M. Obama a évoqué les tendances observées au cours de sa présidence, qui montrent que l'économie a progressé de plus de 10 % malgré une baisse de 9,5 % des émissions de dioxyde de carbone du secteur de l'énergie. Selon ses mots :

    ...ce "découplage" des émissions du secteur de l'énergie et de la croissance économique devrait mettre un terme à l'argument selon lequel la lutte contre le changement climatique exige d'accepter une croissance moindre ou un niveau de vie inférieur.

Mais nous voudrions faire observer que ce que les gens identifient comme un découplage n'est qu'en partie dû à de véritables gains d'efficacité. Le reste est une combinaison de trois effets illusoires : substitution, financiarisation et transfert des coûts.

Substitution :

Si vous pensez que nous disposons d'une énergie solaire illimitée pour alimenter une croissance propre et verte illimitée, repensez-y. Pour que le PIB continue de croître, nous aurions besoin d'un nombre sans cesse croissant d'éoliennes, de fermes solaires, de puits géothermiques, de plantations bioénergétiques, etc. qui nécessitent toutes des quantités toujours plus importantes de matériaux et de terres.

L'efficacité (accroître l'activité économique de chaque unité d'énergie et de matériaux) n'est pas non plus la réponse à une croissance sans fin. Comme certains d'entre nous l'ont fait remarquer dans un document récent, les gains d'efficacité pourraient prolonger la croissance économique et pourraient même ressembler à un découplage (pour un certain temps), mais nous atteindrons inévitablement des limites.

Transfert des coût :

Dans leur article de 2012, Thomas Wiedmann et ses co-auteurs ont analysé en détail les matériaux nationaux et importés pour 186 pays. Ils ont montré que les pays riches ont semblé dissocier leur PIB de la consommation intérieure de matières premières, mais dès que les matières importées sont incluses, ils n'observent "aucune amélioration de la productivité des ressources". Absolument Aucune.

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30 janvier 2013. Astrophysicien, fondateur du CNES au début des années 1960, Jacques Blamont est le père de la recherche spatiale française.

16:57 À partir de 2035, la production mondiale de pétrole va se mettre à baisser, et elle va tomber à un tiers au maximum à la fin du siècle. Donc ça veut dire que les trois ingrédients principaux de la Révolution Verte [azote, phosphates et potasse] vont voir augmenter leurs prix. Et ça, ça veut dire que les paysans vont souffrir, parce qu'ils vont voir le prix des engrais augmenter tellement qu'ils ne pourront plus les acheter.

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Et pendant ce temps, alors qu'on est focalisé sur les feux de forêt et le glyphosate, l'Europe laissent tombé la disparition des abeilles et autres insectes pollinisateurs :

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/08/27/disparition-des-abeilles-la-derobade-de-l-europe_5503163_1650684.html

article réservé aux abonnés mais le paragraphe lisible est démoralisant :

Il n’y aura pas de répit pour les abeilles. L’Union européenne a décidé de passer outre l’avis de ses propres experts, et de la communauté scientifique au sens large, dans la protection de ces insectes. Après six années d’atermoiements, l’un de ses comités techniques a adopté au cœur de l’été, le 17 juillet, un texte réglementaire parmi les plus lourds de ­conséquences pour l’avenir de la biodiversité sur le Vieux Continent.

Le texte en question – une mise à jour des principes d’évaluation des effets des pesticides sur les abeilles – fait l’impasse sur l’essentiel des recommandations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’agence d’expertise officielle de l’Union. L’écrasante majorité des mesures proposées par l’agence sont renvoyées à un examen ultérieur, au mieux, après l’été 2021. Et ce, alors que l’EFSA fait savoir depuis le printemps 2012 que les tests réglementaires actuels ne protègent pas les abeilles et les pollinisateurs sauvages (bourdons, abeilles solitaires, papillons, etc.). Interdits depuis fin 2018 en Europe, les trois principaux insecticides néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame) pourraient ainsi être remplacés par des produits aussi problématiques.

 

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