Alexis

Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?

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Le 16/05/2020 à 21:53, Wallaby a dit :

 

C'est très très drôle à regarder. C'est extrêmement jubilatoire de voir le journaliste démonter les unes après les autres les vaches sacrées de la "croissance verte".

Par exemple quand le journaliste interroge des porte-paroles de l'industrie automobile inaugurant un nouveau modèle de voiture électrique sur l'origine de l'électricité et que ces derniers admettent qu'elle vient principalement du charbon.

22:12 "Je commençais à comprendre douloureusement que l'énergie verte n'allait pas nous sauver".

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Il y a 4 heures, Wallaby a dit :

22:12 "Je commençais à comprendre douloureusement que l'énergie verte n'allait pas nous sauver".

16:43 est énorme aussi.

521 tonnes de béton pour le socle. 140 tonnes d'acier. Et des pales en fibre de verre et en bois de balsa... bien connu des modélistes, bois tropical très fragile et dont la surexploitation pour faire des éoliennes provoque de la déforestation.

Je finirai de regarder ça plus tard. Merci pour le partage.

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Il y a 2 heures, Patrick a dit :

16:43 est énorme aussi.

521 tonnes de béton pour le socle. 140 tonnes d'acier. Et des pales en fibre de verre et en bois de balsa... bien connu des modélistes, bois tropical très fragile et dont la surexploitation pour faire des éoliennes provoque de la déforestation.

Je finirai de regarder ça plus tard. Merci pour le partage.

je rigole, non pas sur ta contribution, mais sur les anacondas que les pseudos écolos veulent nous faire bouffer...

je suis un bourricot ! chaque fois qu'on me parle écologie, je réponds bilan carbone (de l'installation, de la voiture, etc).... s'en suit, généralement, des silences assourdissants

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il y a 50 minutes, christophe 38 a dit :

je rigole, non pas sur ta contribution, mais sur les anacondas que les pseudos écolos veulent nous faire bouffer...

je suis un bourricot ! chaque fois qu'on me parle écologie, je réponds bilan carbone (de l'installation, de la voiture, etc).... s'en suit, généralement, des silences assourdissants

Moi je ris jaune, parce que ces mêmes pseudo-écolos ont rendu la question du nucléaire politiquement minée, fait abandonné Superphenix, puis Astrid...

Edited by Rémy
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Posted (edited)

@Wallaby Le charbon aux États-Unis est aussi en perte de vitesse pour la production d'électricité. C'est le gaz naturelle qui est en pointe, voici un camembert de 2018.

Et avec la crise, il s'effondre littéralement avec une prévision que cette année les énergies renouvelables le dépasse avec des centaines de centrales fermés :

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/le-coronavirus-enterre-le-come-back-du-charbon-promis-par-donald-trump-1204075

Selon le rapport de l'institut gouvernemental américain chargé des statistiques sur l'énergie, la consommation totale de charbon aux Etats-Unis diminuera de près d'un quart cette année. Les centrales au charbon ne devraient compter que pour 19 % du mix énergétique américain, passant pour la première fois derrière le nucléaire et les énergies renouvelables. Cette dernière catégorie comprend l'éolien, le solaire, les barrages hydroélectriques, la géothermie et la biomasse-énergie.

 

etats-unis-production-electricite-2018.p

@Patrick Tonnes, long ton ou short ton ? Tant que les américains n'adopteront pas le système métrique, j'ai toujours des doutes sur leurs poids et mesures....

Edited by collectionneur
mot oublié
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il y a 14 minutes, collectionneur a dit :

@Wallaby Le charbon aux États-Unis est aussi en perte de vitesse pour la production d'électricité. C'est le gaz naturelle qui est en pointe, voici un camembert de 2018.

Et avec la crise, il s'effondre littéralement avec une prévision que cette année les énergies renouvelables le dépasse avec des centaines de centrales fermés :

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/le-coronavirus-enterre-le-come-back-du-charbon-promis-par-donald-trump-1204075

Selon le rapport de l'institut gouvernemental américain chargé des statistiques sur l'énergie, la consommation totale de charbon aux Etats-Unis diminuera de près d'un quart cette année. Les centrales au charbon ne devraient compter que pour 19 % du mix énergétique américain, passant pour la première fois derrière le nucléaire et les énergies renouvelables. Cette dernière catégorie comprend l'éolien, le solaire, les barrages hydroélectriques, la géothermie et la biomasse-énergie.

 

etats-unis-production-electricite-2018.p

@Patrick Tonnes, long ton ou short ton ? Tant que les américains n'adopteront le système métrique, j'ai toujours des doutes sur leurs poids et mesures....

Attention à plusieurs choses quand on parle de gaz surtout aux USA

-premièrement l'image qu'il renvoie, à force de dire gaz naturel (et pourquoi pas charbon et pétrole naturel après tout ?) ça reste un combustible fossile.

-Une fois qu'on a réussi à reprogrammer notre cerveau, tout en admettant que le gaz, c'est au moins 50% de Co² en moins que le charbon et le pétrole, on a déjà fait un pas en avant.

-Le gaz est un effet d'aubaine lié à l'exploitation de la fracturation hydraulique. C'est un sous produit vendu moins cher, qu'il faut écouler. SI je résume, on pourrait dire qu'en recherchant plus de pétrole, j'obtient également plus de gaz. Le prix du pétrole via fracturation étant très cher, il faut rentabiliser également ses sous produits. Donc je finance le développement des énergies "vertes" qui vont multiplier l'utilisation du gaz et par conséquent aider à l'extraction de pétrole.
Donc, indirectement, quand on installe des énergies "vertes" subventionnées par l'état la plupart du temps, on aide en réalité l'industrie du pétrole.

-Si la production d'énergie électrique au gaz est moins carbonée que celle du charbon, le double effet kisskool c'est que pour chaque kw d'électricité produite au gaz sur un site A, je permets l'utilisation de pétrole sur le site B. Car sans pétrôle, pas de gaz. Et à ce petit jeu là, je pourrait tout aussi bien coller une étiquette verte sur une centrale charbon en disant que chaque tonne de charbon brulée permet d'éviter l'extraction de X m3 de gaz et de pétrole.

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Il y a 9 heures, Rémy a dit :

Moi je ris jaune, parce que ces mêmes pseudo-écolos ont rendu la question du nucléaire politiquement minée, fait abandonné Superphenix, puis Astrid...

On peut remercier les soviétiques et les japonais pour cela d'ailleurs. Sans cherno et fuku (super titre pour une bd) on en serait pas là. Et culpabilité par association, évidemment.

Malgré cela il faut continuer à respecter ce que demande l'ASN, notamment sur l'installation de radiers sous les cuves, et sur le renforcement des enceintes. Ne laisser aucun argument à l'ennemi. Parce que ce n'est plus seulement un adversaire. C'est un ennemi, avec l'industrie du fossile derrière.

Pendant ce temps en Russie ils en sont à 3 surgénérateurs en service. Dont un de relativement petite taille modéré (et refroidi???) au sodium qui a semble-t-il connu un grave incident dernièrement.

 

Il y a 7 heures, collectionneur a dit :

@Patrick Tonnes, long ton ou short ton ? Tant que les américains n'adopteront le système métrique, j'ai toujours des doutes sur leurs poids et mesures....

Il utilise des pieds pour la hauteur, "482 foot tall long". Et il compte le béton en "yards". "800 yards of concrete in the base". Comprendre "cubic yards", c'est comme ça qu'ils comptent.

Donc probablement short tons. Mais ça ne fait pas une grosse différence hein.

U.S. ton (short ton): 2000 lb (907.2 kg)
Metric ton: 2204 lb (1000 kg)
British ton (long ton): 2240 lb (1016 kg)

The U.S. ton and British ton are both defined as 20 hundredweight. They differ because a hundredweight is defined differently in those two countries. In Britain, a hundred weight is equal to 8 stone. There are 14 pounds in a stone, so a hundred weight is 112 pounds. In America, the stone is not used, so a hundredweight is simply a hundred pounds.

:laugh:

Edited by Patrick
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il y a 7 minutes, Patrick a dit :

Donc probablement short tons. Mais ça ne fait pas une grosse différence hein.

U.S. ton (short ton): 2000 lb (907.2 kg)
Metric ton: 2204 lb (1000 kg)
British ton (long ton): 2240 lb (1016 kg)

The U.S. ton and British ton are both defined as 20 hundredweight. They differ because a hundredweight is defined differently in those two countries. In Britain, a hundred weight is equal to 8 stone. There are 14 pounds in a stone, so a hundred weight is 112 pounds. In America, the stone is not used, so a hundredweight is simply a hundred pounds.

:laugh:

jme demande encore comment ils ont réussi à envoyer des hommes sur la Lune avec des systèmes de ce genre.... Certainement qu'ils visaient mars à la base !

Et encore, je déconne pas totalement. Exemple avec la sonde Mars Climate Orbiter, et je me demande comment ça n'est pas arrivé plus souvent avec les programmes internationaux. Statistiquement, y'a bien un moment où ça fini par merder.

Citation

En 1999, la sonde Mars Climate Orbiter, envoyée par la NASA, s'écrasa sur Mars et fut détruite. La cause de ce crash est l'une des plus stupides de l'histoire de la conquête spatiale : la sonde, programmée pour utiliser le système métrique, reçut des données en unités de mesure anglo-saxonnes.

 

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il y a une heure, bubzy a dit :

jme demande encore comment ils ont réussi à envoyer des hommes sur la Lune avec des systèmes de ce genre.... Certainement qu'ils visaient mars à la base !

Et encore, je déconne pas totalement. Exemple avec la sonde Mars Climate Orbiter, et je me demande comment ça n'est pas arrivé plus souvent avec les programmes internationaux. Statistiquement, y'a bien un moment où ça fini par merder.

 

Y'a pas un liner qui a été perdu à cause de ce problème de conversion litres/gallons au remplissage ?

 

correction, pas perdu mais pas loin : https://fr.wikipedia.org/wiki/Planeur_de_Gimli

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Il y a 2 heures, Patrick a dit :

On peut remercier les soviétiques et les japonais pour cela d'ailleurs. Sans cherno et fuku (super titre pour une bd) on en serait pas là. Et culpabilité par association, évidemment.

Malgré cela il faut continuer à respecter ce que demande l'ASN, notamment sur l'installation de radiers sous les cuves, et sur le renforcement des enceintes. Ne laisser aucun argument à l'ennemi. Parce que ce n'est plus seulement un adversaire. C'est un ennemi, avec l'industrie du fossile derrière.

Je ne pense pas qu'on soit plus intelligent qu'eux et meilleur en gestion de risques. Autre époque, autres moeurs. Ne pas oublié Miles Island également.

Si nos centrales n'avaient rien à se repprocher, on aurait pas installé de nouveaux équipement de sécurité sur les nôtres suite à la catastrophe de Fukushima, que ce soit en équipements antisysmiques ou générateurs diesels d'ultime secours. ça montre bien une chose. A leur place, nous aurions peut être fait les mêmes erreurs. 

J'évite, d'ordre général, de juger les être humains en fonction du pays dans lequel ils sont. ça donnerait une impression de supériorité ou d'infériorité. Il y a bien entendu des contextes liés à des cultures différentes, mais c'est tout. Je rappelle qu'on est pas passé loin de la catastrophe en 1999 au Blayais... il y a une chose qui est immuable. Y'a des cons partout, et des mecs intelligents partout. 

Le nucléaire reste un risque. Le charbon un danger immédiat, et le pétrole et le gaz un danger à long terme.  

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https://www.deutschlandfunk.de/urheberrechtsstreit-michael-moores-planet-of-the-humans.2849.de.html?drn:news_id=1134637 (27 mai 2020)

Youtube a supprimé le documentaire "Planète des Humains" de sa plateforme.

La raison en est un litige sur les droits d'auteur. Le cinéaste britannique Toby Smith n'a pas accepté qu'un clip de quatre secondes le montrant soit utilisé dans le film. Le réalisateur Jeff Gibbs a déclaré à "Deadline" que c'était un abus de la loi sur les droits d'auteur et une tentative d'empêcher le public de voir le film. Gibbs a également décrit la suppression comme un "acte flagrant de censure par les critiques politiques".

https://www.sueddeutsche.de/wissen/michael-moore-film-klimawandel-1.4897949 (6 mai 2020)

"Il est au moins partiellement justifié de faire valoir des griefs, par exemple dans le cas de la bioénergie", déclare Andreas Graf, du groupe de réflexion Agora Energiewende. Le problème, cependant, est que de nombreux faits sont dépassés ou erronés. "Le film est une tentative destructrice et nihiliste de présenter une vision sombre du monde et de discréditer les énergies vertes et le mouvement environnemental axé sur les solutions".

https://www.heise.de/tp/features/Grosses-Unbehagen-in-der-Kultur-4712453.html (30 avril 2020)

Les icônes du mouvement environnemental, comme l'ancien vice-président américain Al Gore, ont depuis longtemps été tissées dans des réseaux d'entreprises apparemment écologiques, derrière lesquels les compagnies pétrolières semblent toujours se cacher. L'ensemble serait déjà assez ennuyeux s'il ne menaçait pas déjà l'existence de la civilisation humaine.

Dans l'une des séquences les plus fortes du film, Jeff Gibbs rend visite au psychologue social Sheldon Solomon. Il semble y avoir un déni particulier de la mort dans le traitement humain de la terre et de ses ressources. Les interprétations de droite aiment se servir de la religion et postulent secrètement que le bon Dieu fournirait d'une manière ou d'une autre et quelque part toujours assez de pétrole. L'hypothèse de Salomon est que l'attitude "de gauche" et éclairée n'est guère moins naïve. Il postule une immortalité de l'espèce et un statut élevé dans sa propre civilisation, ce qui fait oublier le caractère aléatoire et transitoire de ces circonstances de vie. Cela fait obstacle à la lutte commune désormais nécessaire pour la survie.

Il faudrait tout d'abord changer ses propres convictions culturelles et renforcer l'idée qu'il est nécessaire de dépasser la forme actuelle de la civilisation humaine. Une réévaluation de toutes les valeurs, ce qui risque d'être extrêmement difficile, surtout dans le peu de temps qui reste. Le danger d'erreurs fatales de croyance erronée est terriblement grand. Salomon donne également un conseil de la lecture d'Albert Camus. Nous devons donc imaginer le militant écologiste comme une personne heureuse.

Il ne faut pas s'attendre à un encouragement de la part d'un film qui est sous-tendu par le rythme dépressif de Radiohead. Il y a certainement un risque que le film soit pris dans un désespoir effectivement présenté. La vision holistique de Gibbs sur la situation peut être convaincante d'un point de vue factuel et c'est pourquoi elle est si dévastatrice. La croissance infinie sur une terre finie est un suicide, dit Gibbs.

L'analyse sur laquelle elle se fonde est déjà centenaire et donc deux fois plus ancienne que le mouvement environnemental. Il provient du psychanalyste viennois Sigmund Freud. Il ne peut y avoir de solution industrielle satisfaisante aux problèmes de la vie dans la société industrielle, car chaque solution crée à nouveau les mêmes problèmes sous une forme légèrement modifiée. C'est le "malaise dans la civilisation".

Le virus corona indique peut-être une solution possible. En quelques semaines de confinement, on a fait plus pour la qualité de l'air et la conservation de l'énergie que ce que l'éco-mouvement, qui a célébré un anniversaire infructueux en 2020, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Journée de la Terre, n'a jamais fait. Les précédentes réductions de la pollution mondiale ont toujours été accompagnées de pertes de croissance dues aux crises. L'économie se contracte et la nature pousse un soupir de soulagement.

Une chose doit donc s'infiltrer dans la conscience générale : ceux qui espèrent que les énergies renouvelables offriront des solutions parce qu'elles seront un jour plus efficaces n'essaient pas de sauver la planète, mais l'illusion que le mode de vie actuel peut être maintenu. Si l'on veut garantir à tous les habitants de la planète une vie digne, cela ne fonctionnera pas sans un changement fondamental du mode de vie.

Edited by Wallaby
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En Europe le besoin en bois de chauffage met déjà en danger les forets ...

... Note de moi ... il faut savoir que le bois de chauffage est la plus bête des utilisations du bois qui peut naturellement etre valorisé différemment en préservant la séquestration carbone.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/01/les-forets-europeennes-sont-de-plus-en-plus-exploitees-pour-leur-bois_6044850_3244.html

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DOCUMENTAIRES France Culture
Etat des lieux du réchauffement climatique
4 ÉPISODES (4X 54 mn)

Une série documentaire de Lydia Ben Ytzhak, réalisée par Doria Zénine

Le thermomètre monte ! Malgré le bonnes résolutions prises, la main sur le cœur, lors des Cop 21, 22, et les suivantes... ces engagements pour la planète lors des "Conferences of the parties" restent souvent très théoriques. Quelles vont être les conséquences concrètes lorsque la moyenne de la température mondiale aura augmenté de 2° ou plus ? Notre vie quotidienne va-t-elle être bouleversée, ou simplement adaptée ? Pour ceux qui pensent que ces effets sont réservés aux générations futures, bienvenue dans notre monde actuel, où les symptômes observés au chevet de notre planète sont bel et bien préoccupants : Le thermomètre monte vraiment.

Fonte des glaces, avancée de déserts, îles ensevelies et disparition des espèces... Les premiers signaux de la hausse des températures sont déjà bien visibles dans la nature, mais pas seulement. Ce qui ne semblait jusqu'à présent qu'une menace a déjà fait de nombreuses victimes. Dans la nature et parmi les populations, qui vivent dans les déserts ou près des rivières, le réchauffement climatique est désormais perceptible partout.

https://www.franceculture.fr/emissions/series/etat-des-lieux-du-rechauffement-climatique

 

Épisode 1 : Le Bangladesh entre deux eaux
Si la montée des eaux inquiète les îles du Pacifique, l'Asie, les Maldives, ou l'Ile de Sein, c'est au Bangladesh que la situation est déjà catastrophique : Plaine surpeuplée sujette aux inondations, le pays subit de plein fouet les conséquences du changement climatique.
https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/etat-des-lieux-du-rechauffement-climatique-14-le-bangladesh-entre-deux-eaux

 

Épisode 2 : Aquitaine, un littoral redessiné
Dans le bassin d'Arcachon, à la géographie si particulière, les langues de terre fragiles s'effacent inexorablement. Les effets sur notre quotidien deviennent perceptibles pour les habitants côtiers.
https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/etat-des-lieux-du-rechauffement-climatique-24-aquitaine-un-littoral-redessine-0

 

Épisode 3 : Le Portugal face aux incendies

Comment lutter contre ces phénomènes ? Pompiers, populations et pouvoirs publics se préparent-ils à l'avenir ? Quelles réflexions prospectives sont d'ores et déjà menées sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et sur les phénomène d'érosion et de sécheresse qui les aggravent ? N'est-il pas déjà trop tard lorsqu'on se bat contre les flammes ? Quelles leçons peut-on en tirer sur la situation de tout le bassin méditerranéen ? 

"Le problème des eucalyptus c’est qu’ils sont beaucoup plus inflammables que les pins, notamment en raison des huiles essentielles qu’ils  contiennent. Il y a également le problème de l’incandescence, quand ils  brûlent, il peut y avoir un risque de projection et cela provoque des nouveaux fronts d’incendie." Domingos Patacho

https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/etat-des-lieux-du-rechauffement-climatique-34-le-portugal-face-aux-incendies-0


Épisode 4 : En Corse, une faune et une flore bouleversées


L'insularité peut accentuer encore les effets ressentis du réchauffement. En Corse, par exemple, on tente de modéliser les modifications des intempéries, des pluies, des vents qui peuvent attiser les incendies.


https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/etat-des-lieux-du-rechauffement-climatique-44-en-corse-une-faune-et-une-flore-bouleversees

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À un niveau très général, voilà ce que qu'écrivait Aldous Huxley sur l'écologie dans Le Meilleur des Mondes (1932) :

Il n’y a pas si longtemps (voilà un siècle environ), on avait conditionné les Gammas, les Deltas, voire les Epsilons, à aimer les fleurs – les fleurs en particulier et la nature sauvage en général.

Le but visé, c’était de faire naître en eux le désir d’aller à la campagne chaque fois que l’occasion s’en présentait, et de les obliger ainsi à consommer du transport.

— Et ne consommaient-ils pas de transport ? demanda l’étudiant.

— Si, et même en assez grande quantité, répondit le D.I.C., mais rien de plus. Les primevères et les paysages, fit-il observer, ont un défaut grave : ils sont gratuits. L’amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine. On décida d’abolir l’amour de la nature, du moins parmi les basses classes, d’abolir l’amour de la nature, mais non point la tendance à consommer du transport. Car il était essentiel, bien entendu, qu’on continuât à aller à la campagne, même si l’on avait cela en horreur. Le problème consistait à trouver à la consommation du transport une raison économiquement mieux fondée qu’une simple affection pour les primevères et les paysages. Elle fut dûment découverte. – Nous conditionnons les masses à détester la campagne, dit le Directeur pour conclure, mais simultanément nous les conditionnons à raffoler de tous les sports en plein air. En même temps, nous faisons le nécessaire pour que tous les sports de plein air entraînent l’emploi d’appareils compliqués. De sorte qu’on consomme des articles manufacturés, aussi bien que du transport.

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https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/04/01/hartmut-rosa-plus-on-economise-le-temps-plus-on-a-la-sensation-d-en-manquer_4893818_4497916.html (1er avril 2016)

Harmut Rosa, philosophe allemand :

Là où écrire dix lettres prenait deux heures, écrire dix emails n’en prend qu’une. Mais au lieu de gagner une heure, nous prenons deux heures pour écrire vingt emails. C’est de là que vient le stress : nous avons plus de choses à faire. Il en va de même pour la voiture : elle permet d’aller plus vite qu’à pied mais les distances que l’on parcourt sont plus importantes et nous passons autant de temps dans la voiture que nous en passions jadis à marcher.

A terme nous serons contraints à la décroissance. La question est de savoir si nous souhaitons la subir en raison d’un désastre (catastrophe écologique ou nucléaire) ou si nous voulons en être les acteurs.

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Il y a 4 heures, Wallaby a dit :

https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/04/01/hartmut-rosa-plus-on-economise-le-temps-plus-on-a-la-sensation-d-en-manquer_4893818_4497916.html (1er avril 2016)

Harmut Rosa, philosophe allemand :

Là où écrire dix lettres prenait deux heures, écrire dix emails n’en prend qu’une. Mais au lieu de gagner une heure, nous prenons deux heures pour écrire vingt emails. C’est de là que vient le stress : nous avons plus de choses à faire. Il en va de même pour la voiture : elle permet d’aller plus vite qu’à pied mais les distances que l’on parcourt sont plus importantes et nous passons autant de temps dans la voiture que nous en passions jadis à marcher.

A terme nous serons contraints à la décroissance. La question est de savoir si nous souhaitons la subir en raison d’un désastre (catastrophe écologique ou nucléaire) ou si nous voulons en être les acteurs.

L'effet rebond appliqué aux emails

 

Citation

Mais il y a ce qu'on appel l'effet rebond ou paradoxe de Jevons, du nom d'un économiste anglais du XIXème siècle, William Stanley Jevons qui s'inquiétait du pic charbonnier en Angleterre (oui, déjà !) comme nous nous inquiétons du pic pétrolier.

Il avait constaté que l'augmentation du rendement des machines à vapeur ne faisait baisser que temporairement la consommation de charbon, pour repartir encore plus fort à la hausse...

Le paradoxe n'était qu’apparent et l'explication était que des rendements meilleurs induisaient une baisse des coûts qui elle même augmentait la demande avec l'entrée sur le marché de consommateurs  nouvellement solvables.

C'est ainsi que les gains en productivité en matière d’énergie sont grignotés et vites contrés par un élargissement de la demande.

Voili, voilou.

 

Edited by Shorr kan
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