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http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/audi-stoppt-produktion-im-stammwerk-in-ingolstadt-a-1250370.html (28 janvier 2019)

En raison de la grève à l'usine de moteurs hongroise de Györ, plus de 10 000 employés d'Audi à l'usine principale d'Ingolstadt [en Allemagne] sont obligés de chômer ces lundi et mardi. Plusieurs milliers de voitures des séries A3, A4, A5 et Q2 n'ont pas pu être construites, a déclaré un porte-parole de la société. Audi crédite les employés concernés de 40 % du temps perdu sur leur compte de temps. Ce qui se passera mercredi prochain est encore ouvert, a déclaré le porte-parole.

Les moteurs essence, diesel et, plus récemment, électriques, sont construits à Györ - non seulement pour Audi, mais aussi pour d'autres marques du Groupe Volkswagen. En Hongrie, les travailleurs réclament 18 % d'augmentation et ont déclenché une grève d'une semaine. [Le syndicat allemand] IG Metall Bavière soutient la grève et déclare que les travailleurs de Györ reçoivent en moyenne 1100 euros bruts par mois, pour un coût de la vie comme en Europe occidentale.

http://www.lefigaro.fr/international/2019/01/19/01003-20190119ARTFIG00043-hongrie-nouveau-samedi-de-contestation-contre-le-gouvernement-orbn.php (19 janvier 2019)

Bence Tordai, économiste et député du Parti du dialogue pour la Hongrie - un parti écologiste de centre gauche - partage ce point de vue. À 37 ans, il est l'un des leaders de la contestation. « Notre situation économique est bonne en de nombreux aspects, mais elle ne profite qu'à un petit nombre. Notre consommation individuelle réelle est inférieure à celle de la Roumanie ! » s'insurge-t-il. Un rapport d'Eurostat du 13 décembre 2018 lui donne raison : la consommation individuelle réelle (CIR) hongroise s'élève à 68% de la moyenne de l'Union européenne. Seule la Bulgarie présente une CIR plus faible avec 62% de la moyenne de l'UE.

https://www.linfodurable.fr/environnement/hongrie-des-jardin-forets-sont-implantes-en-plein-coeur-de-budapest-9160 (28 janvier 2019)

Le premier "jardin-forêt" comestible et participatif de Hongrie a été inauguré le 11 novembre 2018 à Budapest. Ce concept s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche doctorale en agroforesterie urbaine mené en partenariat avec la mairie du 14ème arrondissement de Budapest.

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http://www.rfi.fr/europe/20190131-hongrie-accord-salarial-met-fin-une-greve-massive-audi-viktor-orban (31 janvier 2019)

Mercredi soir, après sept jours d’une grève massive à l’usine Audi à l’ouest de la Hongrie, l’industriel allemand a accordé une hausse de salaire de 18%. Les salariés ont aussi obtenu l’assurance qu’ils auraient au moins un week-end libre par mois. C’est une nette victoire pour les syndicats hongrois.

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/02/01/97001-20190201FILWWW00153-hongrie-une-proche-de-viktor-orban-recoit-la-legion-d-honneur.php (1er février 2019)

Selon des informations du Monde publiées hier, une ministre hongroise, Katalin Novak, en charge de la jeunesse et de la famille, a été décorée de la légion d'honneur. La cérémonie, qui avait lieu à la résidence de France à Budapest, était présidée par le général d'armée Benoît Puga.

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https://www.eurotopics.net/fr/215360/le-ppe-doit-il-couper-les-ponts-avec-le-fidesz (21-22 février 2018)

Der Standard [journal autrichien] pointe le danger inhérent à la demande de Jean-Claude Juncker :

« Le chrétien-démocrate appelle sa famille politique, le PPE, à exclure le parti d'Orbán. Ceci suscitera peut-être chez certains la compréhension, voire la sympathie. Or il se trouve que Juncker a en l'occurrence le rôle de président de la Commission, et non de politique d'un parti. Il devrait être au-dessus des partis au lieu de se lancer dans des campagnes électorales. Ceci ne fait qu'affaiblir la Commission, qui doit observer l'indépendance. Si Juncker estime qu'Orbán et consorts enfreignent la charte de l'UE, il pourrait tout de suite enclencher une procédure. Or pour le PPE, une exclusion d'Orbán serait stratégiquement périlleuse. Si l'on en croit les sondages, le groupe essuiera de lourdes pertes en mai - de même que les sociaux-démocrates. Le Fidesz rejoindrait le groupe de la droite radicale au Parlement européen, à qui ce renfort donnerait des ailes ».

Exclure le Fidesz du groupe européen des conservateurs PPE ne servirait à rien, fait valoir Zeit Online :

« On aurait tort de donner à Orbán la possibilité de se poser en grand martyr de l'Europe entière. ... Si l'on veut le combattre, il existe une panoplie d'autres possibilités. L'Union européenne, le PPE, les Etats membres de l'Union : tous peuvent, chacun à un niveau différent, porter un coup à Orbán. On peut lui fermer le robinet des finances, lui refuser des grandes tribunes, on peut aussi le court-circuiter pour s'adresser directement aux Hongrois : il est donc possible d'ostraciser cet homme, discrètement mais efficacement ».

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/fitch-releve-la-note-de-credit-de-la-hongrie-a-bbb-avec-perspective-stable-20190223 (23 février 2019)

L'agence de notation Fitch a relevé dans la nuit de vendredi à samedi la note de la dette souveraine de la Hongrie à BBB, contre BBB- auparavant, assortie d'une perspective stable, malgré les incertitudes que fait planer une réforme judiciaire.

https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-du-vendredi-22-fevrier-2019 (22 février 2019)

C'est le site d'info Index qui l'a révélé hier soir : la Hongrie a généreusement ouvert ses portes le mois dernier à 300 réfugiés en provenance du Venezuela. Ils ont été transférés depuis l'Equateur, où ils avaient fui la misère et les persécutions dans leur pays, par avion affrété par les autorités hongroises, qui, nous signale Index, leur assurent aussi des permis de séjour pendant un an, le gîte, et des cours de langue hongroise, le tout en partenariat avec l'Ordre de Malte. 

https://www.israelvalley.com/2019/02/hongrie-projet-de-musee-de-lholocauste-divise-communaute-juive/ (23 février 2019)

En Hongrie, l’idée de créer un musée national consacré à l’Holocauste a été relancée par le premier ministre Viktor Orban, qui a annoncé vouloir consacrer 6 millions d’euros à la mise en place d’un mémorial rendant hommage aux victimes de la Shoah, dans la gare désaffectée de Jozsefvaros, à Budapest.

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https://www.letemps.ch/monde/droite-europeenne-place-viktor-orban-surveillance (20 mars 2019)

Le premier ministre hongrois a écopé mercredi d’une mesure de suspension du Parti populaire européen.

Une «bonne décision», a jugé peu après le principal intéressé. Pour lui, l’«unité» de la famille est préservée avec cette action prise «conjointement», et le PPE a montré qu’il ne voulait pas «se séparer» de lui.

https://www.ledevoir.com/monde/europe/550075/un-pays-qui-se-vide-de-ses-forces-vives (18 mars 2019)

« En Hongrie, on parle des dangers de l’immigration, mais le drame, c’est l’émigration, dit l’historien Stefano Bottoni, de l’Académie des sciences de Hongrie. Ce pays est en train de se vider de ses forces vives ! » Chaque année, le pays consacre des millions à former des professionnels et des ouvriers spécialisés qui vont travailler en Autriche, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.

Pendant ce temps, on ne dénombre pas moins de 344 villes ou villages qui n’ont plus de médecin généraliste.

Depuis 1990, la Hongrie aurait ainsi perdu presque 10 % de sa population. Plusieurs incriminent le régime corrompu de Viktor Orbán. Pourtant, cet exode touche tous les anciens pays de l’Est, dont la population a baissé de 7 % depuis leur adhésion à l’Union européenne (UE).

Orbán a de plus annoncé la création de 21 000 places en garderie en trois ans. Car il n’est pas question de ramener les femmes à la maison. Ces mesures s’ajoutent à un congé de maternité de six mois avec 70 % du salaire.

https://fr.timesofisrael.com/la-hongrie-inaugure-une-representation-commerciale-a-jerusalem/ (20 mars 2019)

La Hongrie inaugure une représentation commerciale à Jérusalem. L'ambassade reste à Tel Aviv.

Prague et Budapest s’étaient abstenues en décembre 2017 lors d’un vote devant l’Assemblée générale de l’ONU contre la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël.

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Il y a 1 heure, Wallaby a dit :

« En Hongrie, on parle des dangers de l’immigration, mais le drame, c’est l’émigration, dit l’historien Stefano Bottoni, de l’Académie des sciences de Hongrie. Ce pays est en train de se vider de ses forces vives ! »

Ben oui, si ça paie mieux ailleurs, les gens vont ailleurs. Plus les gens sont diplômés, et plus ils sont mobiles. Ça s'appelle la fuite des cerveaux. La solution, c'est de revaloriser le travail au pays (hausse des salaires) pour que les gens puisse gagner leur vie sans partir. Le salaire mensuel minimum en Allemagne, c'est 1500 € ; en Hongrie c'est 420 €. Pour le salaire moyen, on a 2200 € contre 650 €. Si tu es hongrois, tu apprends l'allemand et tu vas travailler en Allemagne, tu triples ton revenu.

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il y a 8 minutes, Kelkin a dit :

Si tu es hongrois, tu apprends l'allemand et tu vas travailler en Allemagne, tu triples ton revenu.

Le cout de la vie n'est pas le même non plus... 

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Un coût de la vie réduit attire les retraités et les rentiers, mais pas les travailleurs.

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Il y a 1 heure, rendbo a dit :

Le cout de la vie n'est pas le même non plus... 

Pour le logement et la nourriture peut-être, mais pas pour tout un tas de dépenses qui sont les marqueurs de la vie moderne, voiture, smartphone, ordi, voyage etc...

Avec un salaire moyen un allemand se paye une belle voiture en une année, il faudra plus de trois ans de salaire à un hongrois pour s'en payer une. Même punition pour un voyage en France ou au USA.

Edited by Gaspardm
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2 hours ago, rendbo said:

Le cout de la vie n'est pas le même non plus... 

Pour tout ce qui est mobile ... pourquoi vendre des banane trois fois mois cher en Hongrie ... alors qu'on peut les vendre au "juste prix" en Allemagne?!

C'est les joie du marché commun ... les prix des marchandisent s'harmonisent rapidement.

Reste ce qui est immobile ... en gros le logement. Et partiellement les services locaux...

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il y a une heure, g4lly a dit :

Pour tout ce qui est mobile ... pourquoi vendre des banane trois fois mois cher en Hongrie ... alors qu'on peut les vendre au "juste prix" en Allemagne?! C'est les joie du marché commun ... les prix des marchandisent s'harmonisent rapidement.

Pas sûr que ce soit le meilleur exemple. Avant même le marché commun, les producteurs de banane avaient déjà intérêt à les vendre là où on les leur achetait les plus cher. Ce n'est pas pour rien que tous les Allemands de RDA ont eu un plaisir particulier à consommer des bananes à la chute du mur. Bref, si les Hongrois étaient eux-mêmes de grands producteurs de bananes, on pourrait avoir une autre lecture ^^

Edited by Skw
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2 minutes ago, Skw said:

Pas sûr que ce soit le meilleur exemple. Avant même le marché commun, les producteurs de banane avaient déjà intérêt à les vendre là où on les leur achetait les plus cher. Ce n'est pas pour rien que tous les Allemands de RDA ont eu un plaisir particulier à consommer des bananes à la chute du mur. Bref, si les Hongrois étaient eux-mêmes de grands producteurs de bananes, on pourrait avoir une autre lecture ^^ 

Exact ... mais prenons une denrée produite en Hongrie alors, des céréales, du lait de la viande etc.

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Il y a 3 heures, Skw a dit :

Pas sûr que ce soit le meilleur exemple. Avant même le marché commun, les producteurs de banane avaient déjà intérêt à les vendre là où on les leur achetait les plus cher. Ce n'est pas pour rien que tous les Allemands de RDA ont eu un plaisir particulier à consommer des bananes à la chute du mur. Bref, si les Hongrois étaient eux-mêmes de grands producteurs de bananes, on pourrait avoir une autre lecture ^^

les Hongrois essaierait sans doute de vendre leur bananes où ils font le plus d'argent, donc pas sur le marché interne...

par contre dans le cas des compagnies, elles essaieront de faire des profits là où elles peuvent au prix du marché. Donc une fois le marché riche saturé, elles devraient essayer de vendre au prix juste dans un nouveau marché. Ce qui nous donnerait pour un prix de production de 2 euros, revente pour 10 euros du kilos dans le pays riche et 5 à 7 dans un pays deux fois moins riche... et qu'est ce qui empêche d'aller acheter les bananes où c'est moins cher ? pas grand chose si ce n'est le temps et le cout du transport (personnel) ; donc à part des frontaliers riches qui vont acheter dans le pays pauvre... Un exemple de la vie est par exemple la vente de cigarette : un parisien n'ira jamais acheter ses 3 cartouches en Belgique, par contre un gars de Lille... 

Edited by rendbo

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Les revendeurs achèteraient en Hongrie et reviendrait en Allemagne.

C'est le cas pour les médocs ou le coca...

Les médocs négociés sécu donc super bon marché en France... Certains grossistes revendent donc leur stock France ailleurs ou ils font plus de marge.

Norma vend en France du coca tchèque...

On trouve la même chose pour les produits électroniques avec des tarifs du simple au double selon que le smartphone doit vendu en version Asie ou en version globale... Résultats tout un tas de revendeurs écouler les produits destinés au marché Asie en France a prix plancher.

L'exemple des cigarettes est un peu bancal parce c'est un marché réglementé. Mais je vous souvent des gens faire 200 bornes pour venir acheter les clopes au Luxembourg... Les produit menager  au DM la bouffe au Aldi... Et faire le plein avant de repartir. Et c'est super rentable surtout pour les pauvres.

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Le 29/01/2019 à 12:56, Wallaby a dit :

http://www.lefigaro.fr/international/2019/01/19/01003-20190119ARTFIG00043-hongrie-nouveau-samedi-de-contestation-contre-le-gouvernement-orbn.php (19 janvier 2019)

Bence Tordai, économiste et député du Parti du dialogue pour la Hongrie - un parti écologiste de centre gauche - partage ce point de vue. À 37 ans, il est l'un des leaders de la contestation. « Notre situation économique est bonne en de nombreux aspects, mais elle ne profite qu'à un petit nombre. Notre consommation individuelle réelle est inférieure à celle de la Roumanie ! » s'insurge-t-il. Un rapport d'Eurostat du 13 décembre 2018 lui donne raison : la consommation individuelle réelle (CIR) hongroise s'élève à 68% de la moyenne de l'Union européenne. Seule la Bulgarie présente une CIR plus faible avec 62% de la moyenne de l'UE.

https://www.investigaction.net/fr/la-hongrie-pays-membre-de-lunion-europeenne/ (1er mai 2019)

L’appauvrissement d’une partie importante de la population exige que l’Etat s’occupe de son sort, car 10 à 12% des gens vivent dans une grande misère et dans l’ensemble 40% de la population vit autour du niveau du seuil de pauvreté.
Orbán a mis en place un système de travail dit « d’utilité publique », qui connait un succès indéniable et renforce la stabilité du gouvernement. L’État emploie dans ce cadre des centaines de milliers de personnes en chômage de longue durée, et remplace de fait l’indemnisation du chômage qui est limitée à trois mois. Les salaires de ces travaux ne sont pas uniformes et sont nettement inférieurs au salaire minimum. La tâche à réaliser peut être utile ou complètement inutile, et il arrive que le travailleur soit placé dans une entreprise privée où il ne recevra pas le salaire de ses collègues. Le système repose sur un traitement individuel et une dépendance personnelle importante. Ce qu’une sociologue de renom, Erzsébet Szalai, appelle un « ordre de pouvoir semi-féodal ». L’essence de ce système consiste à diluer le champ d’application du code du travail, à rendre les salaires, les horaires et autres conditions de travail, occasionnels et arbitraires. De plus, le gouvernement peut augmenter ou diminuer très rapidement le nombre de ces emplois d’utilité publique, ce qui constitue un outil d’influence politique immédiate. A la veille d’élections, l’Etat recrute plus largement. Dans les régions les plus pauvres, il s’agit souvent de la source de revenus la plus importante pour la population. Avec ce système de travail d’utilité publique, Orbán a réussi à obtenir le soutien des plus grands perdants du capitalisme : ceux qui  sont vulnérables et mènent une vie dans la  pauvreté. Paradoxe de cet état de fait : ces derniers votent massivement pour Orbán.

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https://muse.jhu.edu/article/729165 (juillet 2019)

Après 1989, l'ancien parti communiste hongrois s'est rapidement transformé en parti social-démocrate (le MSzP), adoptant une position pro-européenne et acceptant les politiques néolibérales préconisées par le FMI et l'UE. Après avoir formé une coalition gouvernementale avec l'Alliance libérale des démocrates libres en 1994, le parti a poursuivi les réformes néolibérales - notamment le paquet Bokros 1995, orienté sur l'austérité et impliquant la dépréciation de la monnaie de la Hongrie ainsi que la réduction des prestations sociales et des salaires réels. Le mécontentement suscité par les retombées de ces politiques a coûté au MSzP une grande partie de sa popularité et, lors des élections de 1998, il a perdu son statut de principal parti parlementaire.

Dans l'opposition, le MSzP s'est réorienté une fois de plus, promettant que s'il reprenait le pouvoir, il augmenterait les dépenses sociales. Lorsqu'une coalition gouvernementale avec le MSzP comme principal partenaire a été formée après les élections suivantes en 2002, le parti a commencé à emprunter pour financer les dépenses promises. En 2006, elle a fait encore mieux, cette fois en promettant de maintenir les dépenses sociales à un niveau élevé, mais à ce stade, la dette contractée du fait de ces dépenses a mis la Hongrie en conflit avec les critères de stabilité de l'UE. Le gouvernement dirigé par le MSzP a donc été contraint de faire marche arrière et de mettre en œuvre des mesures d'austérité, notamment des hausses des prix du gaz et de l'électricité et des taxes.

L'analyse des données des sondages individuels par Maria Snegovaya montre que chaque tour d'austérité a diminué la popularité du MSzP auprès des électeurs. Un nouveau plan d'austérité a été annoncé en juin 2006, et le soutien au parti a chuté de 12 points entre mai et août de la même année. Ainsi, même avant la divulgation, en septembre 2006, d'une cassette dans laquelle le Premier ministre du MSzP admettait avoir menti sur les difficultés économiques auxquelles la Hongrie était confrontée et avant que les Hongrois ne commencent à souffrir des retombées de la crise financière de 2008, les scores du MSzP avaient chuté considérablement dans les sondages. Pendant ce temps, le soutien au Fidesz (un parti populiste de droite) et plus tard au parti d'extrême droite Jobbik s'est accru. Les deux partis ont attaqué le MSzP et promis de promouvoir la justice sociale, de fournir "des emplois honnêtes et des salaires honnêtes" et de défendre les intérêts du "peuple". Dans les années 2010, une majorité d'ouvriers ont soutenu Fidesz et Jobbik. Dans les interviews, certains travailleurs semblaient avoir honte d'admettre qu'ils avaient voté pour le MSzP, le parti ayant complètement perdu son crédit à leurs yeux par son soutien aux politiques économiques néolibérales et son implication dans divers scandales de corruption.

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Le 23 octobre 1956, commencement de la révolution hongroise anti-communiste et anti-soviétique

 

 

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https://www.welt.de/finanzen/article202965066/Euro-Ungarische-Notenbankchef-Gyoergy-Matolcsy-nennt-Waehrung-eine-Falle.html (4 novembre 2019)

Le directeur de la banque centrale s'est exprimé sur l'euro dans le Financial Times :

"Les membres de la zone euro devraient avoir la possibilité de quitter l'union monétaire dans les décennies à venir. Et les membres qui veulent rester dans la zone monétaire devraient construire une monnaie mondiale plus durable ", a écrit Matolcsy clairement.

Même deux décennies après l'introduction de l'euro, la plupart des piliers nécessaires à une monnaie mondiale performante font toujours défaut : un État commun, un budget couvrant au moins 15 à 20 % du produit intérieur brut total de la zone euro, un ministre des finances de la zone euro et un ministère chargé de la monnaie commune.

Matolcsy nous rappelle l'histoire de son origine, qui n'a pas encore été évaluée de manière concluante par les historiens. Le président français François Mitterrand a arraché l'euro au chancelier de l'époque, Helmut Kohl, comme prix de la réunification.

Matolcsy appelle cela un "piège français". Ce faisant, les Français ont voulu empêcher l'Europe de devenir une Europe allemande. Au lieu de cela, le continent s'est développé en une Allemagne européenne avec l'euro, où la monnaie ne pouvait pas empêcher la montée en puissance économique de l'Allemagne.

Ce succès a rendu l'Allemagne léthargique et moins innovante. "L'Allemagne a raté la révolution numérique, a mal jugé l'émergence de la Chine et n'a pas réussi à créer des entreprises mondiales paneuropéennes. En même temps, des entreprises comme Allianz, Deutsche Bank et Bayer ont fait des efforts futiles pour conquérir Wall Street et les Etats-Unis", écrit Matolcsy. La plupart des pays de la zone euro se seraient mieux développés avant leur adhésion à l'union monétaire qu'après.

Matolcsy devrait avoir dans son coeur les nombreux détracteurs de l'euro allemands. Des économistes tels que l'ancien patron de l'Ifo Hans-Werner Sinn ont souvent décrit l'euro comme une erreur historique. La monnaie a entraîné des déséquilibres entre les pays, qui ne peuvent être couverts que par une politique monétaire expansive et beaucoup de liquidités.

Sinn soutient que l'euro est passé d'une idée de paix à une pomme de discorde. En fait, l'euro n'a pas conduit à la convergence, mais le développement économique des États membres a divergé. En particulier, les performances économiques de l'Italie semblent indiquer que l'euro n'a pas fait du bien au pays sur le plan économique.

Le fait que l'euro jouisse d'une bonne réputation, du moins au sein de la population, va à l'encontre de ce principe. Selon le dernier "Eurobaromètre", une enquête menée auprès de 27 464 citoyens de l'UE, l'approbation à l'échelle européenne a atteint un niveau record. Même en Italie, la monnaie commune est à nouveau soutenue par une majorité. Et en Hongrie aussi, il y a une faible majorité en faveur d'une monnaie commune.

Mais Matolcsy n'est évidemment pas d'accord. "Il est temps de trouver un moyen de sortir de l'euro, écrit-il. L'Europe doit se réveiller du rêve "nuisible et infructueux" de l'euro. "Un bon point de départ serait de reconnaître que la monnaie unique est un piège pour pratiquement tous ses membres - pour diverses raisons - et non une mine d'or. Il plaide en faveur d'une révision du traité de Maastricht, qui constitue la base de l'euro. "Célébrons en 2022 le 30e anniversaire du traité de Maastricht, qui a produit l'euro, en réécrivant le pacte".

 

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@Wallaby il faut indiqué que György Matolcsy est directeur de la banque centrale hongroise. Même si on est sur le fil consacré à ce pays, le fait que l'article soit allemand m'a fait douté.

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Il y a 9 heures, collectionneur a dit :

@Wallaby il faut indiqué que György Matolcsy est directeur de la banque centrale hongroise. Même si on est sur le fil consacré à ce pays, le fait que l'article soit allemand m'a fait douté.

Je compatis, mais je vais avoir du mal à tenir compte de ta remarque car je suis un grand adepte de la concision. Je me reproche sans cesse de ne pas couper assez dans les longueurs des phrases littéraires et de ne pas aller suffisamment droit au but. J'aimerais considérer que les fils de forum forment un contexte, qui permet d'élider le travail journalistique de mise en contexte.

En revanche, la phrase "Matolcsy devrait avoir dans son coeur les nombreux détracteurs de l'euro allemands" a été modifiée par moi, sortant ainsi d'une traduction littérale, car l'original disait "les détracteurs dans ce pays" (sous entendu, "ici en Allemagne", pour le journaliste allemand et ses lecteurs), et là, pour le coup, ça aurait été ambigu.

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https://www.ecfr.eu/article/commentary_instrumental_solidarity_hungarys_management_of_the_coronavirus_c (1er juillet 2020)

Selon le nouveau "European Solidarity Tracker" du Conseil européen des relations extérieures, la Hongrie figure parmi les pays qui ont le plus fait preuve de solidarité depuis le début de la crise du coronavirus, début mars. Le tracker - qui enregistre les efforts des États membres de l'UE pour s'entraider face aux défis inattendus posés par la pandémie - montre que la Hongrie a réalisé plus d'actes individuels de solidarité que tout autre pays à part la France et l'Allemagne.

En mars, alors que les États membres de l'UE commençaient à fermer leurs frontières, Budapest devait rapidement négocier des accords qui permettraient aux Hongrois ayant un emploi dans les pays voisins et aux citoyens des pays voisins travaillant en Hongrie de continuer à se déplacer pour travailler. Les accords conclus par la Hongrie sur cette question étaient plus que de simples gestes de bon voisinage ; ils étaient essentiels pour prévenir de nouvelles flambées du chômage et atténuer ainsi les retombées économiques de la crise pour toutes les parties. La Hongrie a ressenti un besoin particulièrement pressant de conclure des accords avec l'Autriche et la Slovaquie, où travaillent la plupart des Hongrois qui font la navette entre leur domicile et leur lieu de travail.

Dans le même temps, les dons médicaux de Budapest ont été principalement motivés par des priorités telles que le soutien aux minorités ethniques hongroises dans les pays voisins et la stabilité dans les Balkans - deux éléments indépendants de la crise du coronavirus. Poursuivant un programme nationaliste, le gouvernement Orbán attache depuis longtemps une grande importance à l'ethnie hongroise de la région, qu'il considère comme faisant partie de la nation. Soutenant que "chaque Hongrois est responsable de chaque Hongrois", le gouvernement a fait des dons de fournitures médicales qui ont ciblé ces communautés dans les pays voisins de Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Croatie, ainsi que dans des pays hors UE comme la Serbie et l'Ukraine. À la mi-juin, ces dons aux communautés ethniques hongroises s'élevaient à 710 000 masques et autres équipements de protection.

L'approche de la Hongrie a été quelque peu controversée dans les pays avec lesquels elle a eu des relations tendues, comme le montre la description que certains médias roumains en ont faite comme une "discrimination ethnique". Dans les pays voisins avec lesquels elle entretient des relations relativement bonnes (tels que la Slovénie et la Croatie), la Hongrie a fourni une assistance médicale non seulement aux communautés hongroises mais aussi à la population en général.

Le soutien de la Hongrie à la Slovénie et à la Croatie suit une logique similaire à celle de la Serbie, de la Macédoine du Nord, du Monténégro et de la Bosnie-et-Herzégovine (qui, comme elles sont situées en dehors de l'UE, n'apparaissent pas dans le tracker). Depuis la crise migratoire de 2015, l'approche du gouvernement hongrois à l'égard des Balkans occidentaux est dominée par la sécurisation de la région en tant qu'itinéraire clé pour ce qu'il appelle "l'immigration clandestine" vers l'UE. C'est pourquoi la stabilité dans la région est de la plus haute importance pour la Hongrie, et c'est pourquoi le pays fait pression pour que les États des Balkans occidentaux adhèrent à l'UE, indépendamment de leur engagement envers les normes démocratiques ou de leur état de préparation plus général à cette évolution. En annonçant les dons de la Hongrie à la Macédoine du Nord, le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter Szijjártó, l'a clairement indiqué : "Si ces pays sont affaiblis... leur capacité de défense sera également plus faible. Et s'il y a une forte pression migratoire illégale - qui, malheureusement, a une chance - ce pays ne pourra pas y résister". "Il est dans notre intérêt, à nous Hongrois, d'avoir une ligne de défense efficace contre la pression migratoire aussi loin que possible au sud", a-t-il ajouté. Par conséquent, du point de vue du gouvernement hongrois, l'aide médicale aux Balkans occidentaux n'est pas seulement un geste de solidarité mais aussi un acte d'autodéfense.

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