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Quoi qu'en disent certains, en 1940 les soldats de France se sont battus


Gibbs le Cajun
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il y a une heure, kotai a dit :

Il y a eu des épisodes ou la légion a affronter la légion.

Non jamais 

J'ai un livre " la légion au combat ". 

Et il parle d'une histoire comme ça ou des troupes de la Légion stationner en Syrie sous commandement de Vichy ont faillie être engager contre d'autre légionnaire rallier à la France libre de De Gaulle et au moment ou les troupe de la France libre se sont rapproché de la zone les troupes de Vichy se sont rallié à la France libre.    

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En effet, la légion a échappée au combat fratricide en Syrie, par chance. Le 6e REI (3350 hommes, 4 bataillons), créé en 1939 à partir du 6e bataillon du 1er REI est présent du côté vychiste, et la 13e DBLE représente la légion côté gaulliste (intégrée à la 1ere DFL, ex brigade française légère d'Orient). Il n'y eut qu'un échange de tir, à Kadem, où se trouve un poste du 3e bataillon du 6e REI; la DBLE a d'ailleurs eu l'occasion d'entendre le clairon d'en face jouer les premières notes du boudin, juste après eux. Le commandant Amilakhvari, pour la 13e DBLE, va parlementer avec le sous-officier commandant le poste; à son départ, les légionnaires du 6e lui présentent les armes. Le moment a du être quelque chose.

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  • 1 year later...
  • 2 months later...
Posted (edited)

J'ai un petite question pour les connaisseurs:

Comment se fait il que l'armée française soit si peu doté en Mas 36 au début de la guerre ? L'arme est développée pour être facilement produit à grande échelle. Cela faisait parti de son cahier de charge. Quand la production commence en 1937 le réarmement est lancé. On aurait pu penser logiquement que 3 années plus tard de nombreux fusils soient disponibles. 50 ans avant en 6 ans la France réussit à produire plus de 2 millions de Lebel fusil autrement plus "complexe à produire pour l'époque.

Du coup quelle en est la raison principale ? Défaillance manifeste d'organisation malgré le fait que le MAS36 ai été développé pour être facilement industrialisable ?

Ou allocation des ressources pour d'autres projets comme les chars, l'aviation et que le fusil du soldat passait après ?

 

Edited by elannion
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  • 1 month later...
Le 20/05/2021 à 21:42, elannion a dit :

J'ai un petite question pour les connaisseurs:

Comment se fait il que l'armée française soit si peu doté en Mas 36 au début de la guerre ? L'arme est développée pour être facilement produit à grande échelle. Cela faisait parti de son cahier de charge. Quand la production commence en 1937 le réarmement est lancé. On aurait pu penser logiquement que 3 années plus tard de nombreux fusils soient disponibles. 50 ans avant en 6 ans la France réussit à produire plus de 2 millions de Lebel fusil autrement plus "complexe à produire pour l'époque.

Du coup quelle en est la raison principale ? Défaillance manifeste d'organisation malgré le fait que le MAS36 ai été développé pour être facilement industrialisable ?

Ou allocation des ressources pour d'autres projets comme les chars, l'aviation et que le fusil du soldat passait après ?

 

Bon, pas grand chose sur le net en français ( enfin j'ai pas trouvé pour ce qui me concerne ), mais j'ai été plus heureux en anglais.

A priori, compte tenu des stocks de fusils dispos, la production du nouveau modèle n'était pas une priorité budgétaire et ne commence vraiment, et encore en douceur, qu'en Décembre 38.

A la déclaration de guerre, décision est prise de monter la cadence en urgence… mais du coup, ça ne laisse plus que 8 mois jusqu'au début de l'invasion.

250 000 exemplaires seront produits.

Edit: Je viens de tomber sur ce qui suit qui est également intéressant…

There is a common assumption that the MAS-36 was a fool’s errand from the outset – why would a country develop a brand new bolt action rifle in the mid 1930s, when obviously semiautomatic combat rifles were just on the cusp of widespread adoption? Well, the answer is a simple one – the French were developing a semiautomatic rifle at the same time, and the MAS-36 was only intended to go to rear echelon and reserve troops. It would serve as a measure of economy, reducing the number of the more complex and expensive self-loaders necessary, while still providing sufficient arms to equip the whole reserve in case of a mobilization.

https://www.forgottenweapons.com/mas-36-the-backup-rifle-is-called-to-action/

Donc, selon ce site, la production aurait été laissée de côté dans la perspective de "sauter" directement des vieux Berthier et Lebel à une arme semi-automatique.

Le MAS 36 étant lui vu comme une arme peu coûteuse destinée à équiper à terme des unités ayant moins besoin d'armes à haute cadence de tir.

Quand le constat fût fait qu'on avait plus le temps et qu'il fallait des armes modernes de suite, c'était trop tard...

Edited by Niafron
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Le 22/02/2019 à 22:53, die kraft a dit :

Le 19 juin, les allemands capturent 200 000 soldats. Le 22, c’est 200 000. Le 23, c’est 500 000.

A la fin de la guerre-éclair, l’Allemagne totalise 2 millions de prisonniers français.

Le nombre de soldats français ayant échappé à la capture par la fuite est de 1,7 à 1,8 millions.

mais il est vrais qu' entre le gouvernement les états majors  etc..beaucoup de monde fuyait  le rouleau compresseur allemand ...

honneur a ceux qui refusait la défaite ...en payant de leur vie , et que la France a oublié...

C'est à la demande de Pétain dans son discours du 17 juin, que l'armée cesse le combat.  Les allemands vont avancer sans rencontrer de résistance et faire des prisonniers jusqu'à la signature de l'armistice et sa mise en application. Bref ce triste sire, a abandonné l'armée française à son ennemie.

Edited by Espadon
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Il y a 21 heures, Espadon a dit :

C'est à la demande de Pétain dans son discours du 17 juin, que l'armée cesse le combat.  Les allemands vont avancer sans rencontrer de résistance et faire des prisonniers jusqu'à la signature de l'armistice et sa mise en application. Bref ce triste sire, a abandonné l'armée française à son ennemie.

Ouep, d'ailleurs, pour en venir à ce dont nous débattions sur l'autre fil, c'est à peu près de ce moment là que date la légende du " les allemands étaient mieux équipés et beaucoup plus nombreux."

Ce qui nous le savons maintenant est globalement faux.

La très "munichoise" France des années  30 s'était dotée de moyens de combat considérables, le troupier n'a pas fait preuve de moins de détermination à combattre que son adversaire et le désavantage numérique était loin d'être insurmontable en tenant compte des alliés ( encore une fois, sur un plan global, effectivement, les réservistes de la 9 ème armée n'ont guère brillé face à l'élite de la Panzerwaffe et de l'infanterie motorisée allemande ).

En revanche, sur un plan doctrinal, stratégique et tactique, il y a beaucoup à dire sur l'état major et sur ceux qui parmi les politiques ont suivi ses recommandations.

Et curieusement, ce sont ceux là même qui nous ont vendu le mythe de l'Allemagne surarmée et ultra combative face à une France capitularde en proie à la propagande défaitiste et pacifiste de certains partis.

Après guerre, je ne vais pas juger, c'était peut-être une nécessité, mais le fait est que le nouveau pouvoir a tout planqué sous le tapis et globalement accepté ce mythe.

J ai plus la citation exacte en tête, mais je crois que Marc Bloch disait, c'est par l'intelligence que nous avons été battus.

 

Edited by Niafron
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Le 19/07/2021 à 15:04, Niafron a dit :

Bon, pas grand chose sur le net en français ( enfin j'ai pas trouvé pour ce qui me concerne ), mais j'ai été plus heureux en anglais.

A priori, compte tenu des stocks de fusils dispos, la production du nouveau modèle n'était pas une priorité budgétaire et ne commence vraiment, et encore en douceur, qu'en Décembre 38.

A la déclaration de guerre, décision est prise de monter la cadence en urgence… mais du coup, ça ne laisse plus que 8 mois jusqu'au début de l'invasion.

250 000 exemplaires seront produits.

Edit: Je viens de tomber sur ce qui suit qui est également intéressant…

There is a common assumption that the MAS-36 was a fool’s errand from the outset – why would a country develop a brand new bolt action rifle in the mid 1930s, when obviously semiautomatic combat rifles were just on the cusp of widespread adoption? Well, the answer is a simple one – the French were developing a semiautomatic rifle at the same time, and the MAS-36 was only intended to go to rear echelon and reserve troops. It would serve as a measure of economy, reducing the number of the more complex and expensive self-loaders necessary, while still providing sufficient arms to equip the whole reserve in case of a mobilization.

https://www.forgottenweapons.com/mas-36-the-backup-rifle-is-called-to-action/

Donc, selon ce site, la production aurait été laissée de côté dans la perspective de "sauter" directement des vieux Berthier et Lebel à une arme semi-automatique.

Le MAS 36 étant lui vu comme une arme peu coûteuse destinée à équiper à terme des unités ayant moins besoin d'armes à haute cadence de tir.

Quand le constat fût fait qu'on avait plus le temps et qu'il fallait des armes modernes de suite, c'était trop tard...

Merci pour la réponse !

Cela fait sens pour le développement de fusil semi automatique avec le mas 40 ...

Dire qu'on aurait pu avoir une armée  équipée de la meilleure carabine de combat développée et pionnière dans l'utilisation d'un fusil semi automatique (et du peu que j'en sais le mas 40 était fort bien pensé...)

 

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  • 1 month later...

 

 

Le 06/09/2021 à 15:43, clem200 a dit :

Vidéo de Nota Bene sur la supposé conte performance des blindés français en 1940

 

 

Pas mal du tout, j'ai appris pas mal de petits détails, par exemple sur les chars H, ou encore sur la possibilité du radio d'aider au chargement du canon sur les chars S.

Par contre, c'est quoi cette conclusion: " la France a perdu parce que sa stratégie défensive et pacifiste l'a amenée a disperser ses moyens sur un front trop grand…"

Ben voyons, c'était défensif et pacifiste d'aller au secours des néerlandais et des Belges?

Toujours ce même mythe des singes capitulards mangeurs de fromages munichois et ce qui est un comble, dans une vidéo qui se veut vouloir rétablir la vérité sur les qualités de nos armes.

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il y a une heure, Niafron a dit :

Par contre, c'est quoi cette conclusion: " la France a perdu parce que sa stratégie défensive et pacifiste l'a amenée a disperser ses moyens sur un front trop grand…"

Ben voyons, c'était défensif et pacifiste d'aller au secours des néerlandais et des Belges?

Concrètement nous avons déclaré la guerre suite à l'annexion de la Pologne, mais ensuite nous sommes restés chez nous derrière la ligne Maginot non ?

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il y a 37 minutes, clem200 a dit :

Concrètement nous avons déclaré la guerre suite à l'annexion de la Pologne, mais ensuite nous sommes restés chez nous derrière la ligne Maginot non ?

Oui mais pour attendre la montée en puissance de l'armée britannique et les premiers effets du blocus.

Il était prévu d'attaquer en 1942 une fois l'aviation et l'armée reequipee et surtout une fois la mobilisation britannique effectuée.

Attaquer avant c'est du suicide.

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Il y a 3 heures, clem200 a dit :

Concrètement nous avons déclaré la guerre suite à l'annexion de la Pologne, mais ensuite nous sommes restés chez nous derrière la ligne Maginot non ?

Concrètement, si nous avions été pacifistes et attentistes, nous nous serions abstenus de donner des garanties à la moitié des pays neutres d'Europe, nous aurions prolongé la ligne Maginot jusqu'à la mer ( on ne l'a pas fait précisément, même s'il y a aussi la question du coût, pour que les Belges ne doutent pas de notre intention de les aider et ne cèdent pas aux exigences allemandes ), on aurait calmement attendu les allemands à la frontière ( solution préconisée par les anglais d'ailleurs même si elle avait le désavantage de menacer nos industries du Nord ) et bon courage aux allemands pour percer la dite ligne, comme l'ont démontrés les combats de Juin dans l'Est.

Ca semble paradoxal, mais le résultat eut sans doute été tout autre si nous avions vraiment été pacifistes et attentistes. 

Après, nous n'étions pas belliqueux non plus, disons plutôt qu'il s'agit d'un entre deux, ce qui s'avère souvent fatal à la guerre.

Edited by Niafron
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Il y a 7 heures, Niafron a dit :

Ca semble paradoxal, mais le résultat eut sans doute été tout autre si nous avions vraiment été pacifistes et attentistes. 

Le mot que tu recherches est "isolationnistes".

Il y a 7 heures, Niafron a dit :

Après, nous n'étions pas belliqueux non plus, disons plutôt qu'il s'agit d'un entre deux, ce qui s'avère souvent fatal à la guerre.

Et "un entre-eux" c'est une variété de "en même temps", c'est bien ça?

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Il y a 10 heures, Patrick a dit :

Le mot que tu recherches est "isolationnistes".

Je le laisse à nos amis d'Outre Atlantique… d'ailleurs, rappelez moi, ils défendaient quelle partie du front en 40?

Il y a 10 heures, Patrick a dit :

Et "un entre-eux" c'est une variété de "en même temps", c'est bien ça?

Avis à la modération, je ne connais pas ce dénommé @Patrick, je n'ai rien voir dans cette histoire, et éventuellement, j'ai des informations à donner sur mon voisin du dessus.

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Il y a 1 heure, Niafron a dit :

d'ailleurs, rappelez moi, ils défendaient quelle partie du front en 40?

Ils défendaient le front de leurs industriels qui faisaient du business avec tout le monde. Y-compris avec les allemands (cas de Ford).

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il y a 50 minutes, Patrick a dit :

Ils défendaient le front de leurs industriels qui faisaient du business avec tout le monde. Y-compris avec les allemands (cas de Ford).

Ouep... ça vaudrait presque un sujet propre, mais en attendant, petit who's who:

https://www.toptenz.net/top-10-american-companies-that-aided-the-nazis.php

La palme à IBM, ça me semble assez justifié même si je trouve l'histoire de Coca assez savoureuse.

Edit: précisons, il ne s'agit pas de donner des leçons de morale, d'aucuns pourraient faire remarquer qu'encore aujourd'hui, certaines grandes compagnies françaises sont en affaire avec des régimes assez peu sympathiques, comme par exemple un petit pays du golfe qui s'apprête à organiser une coupe du monde… Juste, ce qui est agaçant dans le cas des américains, c'est la manière dont ils ont écrit les faits à leur sauce, du coup, rappeler deux ou trois "détails" de l'Histoire de temps en temps ne fait pas de mal.

Edited by Niafron
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  • 1 month later...

https://www.youtube.com/watch?v=e-GJFFCcZxE

Deux développements très intéressants de l'historien invité. Enfin on est d'accord ou pas, mais c'est un point de vue assez original. Sur trois points en particulier:

- Le plan Dyle n'aurait pas été adopté à cause d'une conviction idiote que les Ardennes étaient infranchissables, mais parce que l'état major ( et les politiques ) étaient convaincu que les Allemands se limiteraient à l'invasion du Benelux. Cette conviction aurait été renforcée par une habile manœuvre d'intoxication de l'Abwehr. 

- Le Haltebefelh serait du à la volonté d'Hitler de négocier immédiatement avec les British fin Mai.

- Le talent d'Hitler pour le bluff serait grandement sous estimé dans l'étude des relations internationales de l'époque et Churchill aurait sauvé le coup en étant le seul à voir clair dans son jeu.

 

 

 

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Ca fait 30 ans qu'il essaye de prouver ses thèses sans jamais avancer la moindre base documentaire sérieuse.

Il s'est même fait chopper à falsifier des sources pour qu'elles collent mieux à ses thèses.

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Pour les Ardennes, si je me souviens bien, ce n'est pas qu'elles étaient considérés comme totalement infranchissables mais qu'on pensait que leur traversée par une force conséquente demanderait pas mal de temps, serait visible et aboutirait sur la Meuse et Sedan bien défendue et renforçable facilement. Hors à l'époque, le franchissement d'un tel obstacle n'était envisagé qu'avec un soutien d'artillerie très conséquent donc après un déploiement long de cette artillerie non organique.

En 1940, avec 3 divisions blindée, malgré les bouchons, la traversée des Ardennes a pris 2 jours seulement qui n'ont même pas été mis à profit pour les bombarder ou renforcer la Meuse même si ils avaient été effectivement repérés. Et ils n'ont pas attendus l'artillerie non organique mais se sont servis d'un soutien d'aviation massif (et jamais vu auparavant) pour franchir la Meuse immédiatement prenant tout le monde de court.

 

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Il y a 4 heures, Niafron a dit :

https://www.youtube.com/watch?v=e-GJFFCcZxE

Deux développements très intéressants de l'historien invité. Enfin on est d'accord ou pas, mais c'est un point de vue assez original. Sur trois points en particulier:

- Le plan Dyle n'aurait pas été adopté à cause d'une conviction idiote que les Ardennes étaient infranchissables, mais parce que l'état major ( et les politiques ) étaient convaincu que les Allemands se limiteraient à l'invasion du Benelux. Cette conviction aurait été renforcée par une habile manœuvre d'intoxication de l'Abwehr. 

- Le Haltebefelh serait du à la volonté d'Hitler de négocier immédiatement avec les British fin Mai.

 

 

 

 

1) En fait, la pénétration du Heeresgruppe B, par la Hollande, puis la Belgique, avait été la réplique du plan Schlieffen de l'été 1914 (sauf en ce qui concerne l'invasion des Pays-Bas, dont la neutralité avait, alors, été respectée, mais en 1940, à l'expérience de ce qui s'était passé en 14-18, les Allemands ne pouvaient pas se permettre de laisser, à nouveau, les Brits "magouiller" le long du rivage batave, en plus, il leur fallait "neutraliser au plus près" les probables raids aériens brits).

Ce n'est fin février 1940, que l'option "ardennaise" du Heeresgruppe A avait été retenue, sachant que depuis octobre 1939, çà avait bataillé ferme pour arriver à la faire accepter puis entériner, au final, par AH, car beaucoup à l'OKH la trouvaient trop hasardeuse et considéraient que le terrain via le Luxembourg risquait fort de devenir un piège pour des troupes blindées et motorisées.

Côté Armée Française,  à propos de l'hypothèse ardennaise, il y avait bien eu, des 1936, un ou deux gégènes, qui avaient affirmé que c'était "faisable", mais c'était purement théorique et, comme chez les Allemands (d'où le freinage des quatre fers de certaines grosses légumes de l'OKH), il n'y avait aucune expérience réelle permettant d'affirmer que çà passerait crème. Du coup, le risque ardennais avait été écarté. Il ne faut pas rêver, ce n'était devenu "faisable", côté allemand, qu'à partir du moment où leurs premières troupes avaient franchi "l'obstacle", à partir du 13 mai - le mauvais temps qui avait précédé le déclenchement de l'offensive avait sérieusement inquiété et généré des sueurs froide quant à la réussite de la manoeuvre -.

Par contre, le déshabillage de la ligne de front française, sur la Meuse, entre Givet et Douzy, pour faire monter les troupes en Belgique, en n'y laissant que des troupes "B" ou presque, n'avait pas été une décision heureuse, mais il ne faut jamais perdre de vue que le franchissement des Ardennes, par un corps de bataille aussi important, était considéré comme infaisable.

2) L'éternelle discussion sur la raison d'être du "Haltbefehl" du 24/26 mai  1940 et de son décideur - au passage, c'est le cheval de bataille de l'historien François Delpla -.  C'est Rundstedt, lui-même, qui avait demandé d'effectuer cette halte pour raisons techniques, un, les hommes étaient rincés, deux, les blindés également, trois, ses lignes étaient dangereusement étirées et exposées à une éventuelle contre-attaque française sur son flanc sud, quatre, depuis le 10 mai précédent, les services de l'Oberquartiermeister, le  Patron de l'Intendance, ne cessait de tirer des sonnettes d'alarme à propos de la maigreur des stocks de pièces de rechanges pour les blindés et véhicules (pneumatiques, etc.) et, au fil de l'avancée rapide des unités mécanisées, sur la difficulté de liaison des colonnes de ravito!

Pour des raisons que j'ignore, la plupart des historiens ont "oublié" de s'intéresser à cet aspect "vulgairement militaire". Bref, après que Rundstedt, campant sur sa décision, se soit sérieusement pris le chou avec l'OKH, c'était remonté direct aux oreilles d'Hitler, qui avait sauté dans une Tante Ju et s'était fait transporter au QG de Runstedt, à Charleville, où il avait débarqué à 11H00 du mat.  Bretzel & café d’accueil, puis point de la situation, en direct avec Runstedt, et à 11H37 (de mémoire), la demande de Rundstedt, pour une "halte" de 24 heures, était entérinée par le Führer, en personne. Après, ça avait été une succession de coups de téléphone et de crépitement de télex, pour mettre au courant l'OKH et Adler - qui, lui, passait son temps à râler chaque fois que les beaux plans qu'il avait concoctés étaient contredits (comme par hasard, il avait été opposé à la "solution" ardennaise!)-.

Que Hitler ait voulu profiter du Haltbefehl pour "offrir" aux Brits, une porte de sortie honorable, telle qu'un éventuel armistice séparé, c'est possible, mais, si je me réfère aux documents existants, la raison première de la suspension passagère (entre 24 & 36 heures) de l'offensive du Heeresgruppe A,  était avant tout "technique". D'ailleurs, durant ce délai, çà s'était sérieusement "manié le fion", dans l'infanterie et l'artillerie piétonne & hippomobile - qui s'étirait, le 24 mai, au soir, en gros, de Hirson, à l'est, à Boulogne-sur-Mer, à l'ouest! - pour recoller au peloton,  tandis que les routes, entre Charleville et Boulogne, elles,  avaient été réservées à la circulation des seules colonnes de ravitaillement "montantes".

Edited by Loïc C.
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Il y a 15 heures, Loïc C. a dit :

1) En fait, la pénétration du Heeresgruppe B, par la Hollande, puis la Belgique, avait été la réplique du plan Schlieffen de l'été 1914 (sauf en ce qui concerne l'invasion des Pays-Bas, dont la neutralité avait, alors, été respectée, mais en 1940, à l'expérience de ce qui s'était passé en 14-18, les Allemands ne pouvaient pas se permettre de laisser, à nouveau, les Brits "magouiller" le long du rivage batave, en plus, il leur fallait "neutraliser au plus près" les probables raids aériens brits).

Ce n'est fin février 1940, que l'option "ardennaise" du Heeresgruppe A avait été retenue, sachant que depuis octobre 1939, çà avait bataillé ferme pour arriver à la faire accepter puis entériner, au final, par AH, car beaucoup à l'OKH la trouvaient trop hasardeuse et considéraient que le terrain via le Luxembourg risquait fort de devenir un piège pour des troupes blindées et motorisées.

Côté Armée Française,  à propos de l'hypothèse ardennaise, il y avait bien eu, des 1936, un ou deux gégènes, qui avaient affirmé que c'était "faisable", mais c'était purement théorique et, comme chez les Allemands (d'où le freinage des quatre fers de certaines grosses légumes de l'OKH), il n'y avait aucune expérience réelle permettant d'affirmer que çà passerait crème. Du coup, le risque ardennais avait été écarté. Il ne faut pas rêver, ce n'était devenu "faisable", côté allemand, qu'à partir du moment où leurs premières troupes avaient franchi "l'obstacle", à partir du 13 mai - le mauvais temps qui avait précédé le déclenchement de l'offensive avait sérieusement inquiété et généré des sueurs froide quant à la réussite de la manoeuvre -.

Par contre, le déshabillage de la ligne de front française, sur la Meuse, entre Givet et Douzy, pour faire monter les troupes en Belgique, en n'y laissant que des troupes "B" ou presque, n'avait pas été une décision heureuse, mais il ne faut jamais perdre de vue que le franchissement des Ardennes, par un corps de bataille aussi important, était considéré comme infaisable.

2) L'éternelle discussion sur la raison d'être du "Haltbefehl" du 24/26 mai  1940 et de son décideur - au passage, c'est le cheval de bataille de l'historien François Delpla -.  C'est Rundstedt, lui-même, qui avait demandé d'effectuer cette halte pour raisons techniques, un, les hommes étaient rincés, deux, les blindés également, trois, ses lignes étaient dangereusement étirées et exposées à une éventuelle contre-attaque française sur son flanc sud, quatre, depuis le 10 mai précédent, les services de l'Oberquartiermeister, le  Patron de l'Intendance, ne cessait de tirer des sonnettes d'alarme à propos de la maigreur des stocks de pièces de rechanges pour les blindés et véhicules (pneumatiques, etc.) et, au fil de l'avancée rapide des unités mécanisées, sur la difficulté de liaison des colonnes de ravito!

Pour des raisons que j'ignore, la plupart des historiens ont "oublié" de s'intéresser à cet aspect "vulgairement militaire". Bref, après que Rundstedt, campant sur sa décision, se soit sérieusement pris le chou avec l'OKH, c'était remonté direct aux oreilles d'Hitler, qui avait sauté dans une Tante Ju et s'était fait transporter au QG de Runstedt, à Charleville, où il avait débarqué à 11H00 du mat.  Bretzel & café d’accueil, puis point de la situation, en direct avec Runstedt, et à 11H37 (de mémoire), la demande de Rundstedt, pour une "halte" de 24 heures, était entérinée par le Führer, en personne. Après, ça avait été une succession de coups de téléphone et de crépitement de télex, pour mettre au courant l'OKH et Adler - qui, lui, passait son temps à râler chaque fois que les beaux plans qu'il avait concoctés étaient contredits (comme par hasard, il avait été opposé à la "solution" ardennaise!)-.

Que Hitler ait voulu profiter du Haltbefehl pour "offrir" aux Brits, une porte de sortie honorable, telle qu'un éventuel armistice séparé, c'est possible, mais, si je me réfère aux documents existants, la raison première de la suspension passagère (entre 24 & 36 heures) de l'offensive du Heeresgruppe A,  était avant tout "technique". D'ailleurs, durant ce délai, çà s'était sérieusement "manié le fion", dans l'infanterie et l'artillerie piétonne & hippomobile - qui s'étirait, le 24 mai, au soir, en gros, de Hirson, à l'est, à Boulogne-sur-Mer, à l'ouest! - pour recoller au peloton,  tandis que les routes, entre Charleville et Boulogne, elles,  avaient été réservées à la circulation des seules colonnes de ravitaillement "montantes".

Delpla est précisément l'invité en question. Et à vrai dire, on a déjà débattu de toutes ces questions à de multiples reprises ici, mais on avait pas trop abordé les thèses de ce monsieur.

Sur le Haltebefehl, on trouvera le détail de sa pensée ici où se mêlent subtiles manœuvres politiques de Hitler vis à vis de son état-major et plans de long terme sur la conduite de la guerre:

https://www.delpla.org/IMG/pdf/haltbefehl.pdf

Mais là ou le propos de Delpla m'a pris au dépourvu, c'est sur le premier point que tu développes. Je n'avais jamais entendu parler de l'hypothèse d'une manœuvre d'intoxication. Effectivement, ça donne un éclairage nouveau à l'Histoire du colonel Oster ( voir à celle de l'incident de Mechelen, même si pour ce dernier, il faudrait admettre que début Janvier, Hitler avait déjà sa manœuvre bien en tête ).

Bon, y a un petit côté John Le Carré qui semblera peut-être un peu trop sensationnel à certains, mais ça vaut la peine d'être mentionné je trouve.

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