Napoléon III

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

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Janvier 1944

Déclenchement de l'Opération Overlord/Seigneur suprême, le débarquement allié, dans le sud de la France. Plusieurs futures personnalités politiques participent à l'opération comme Jean, futur Grand-Duc du Luxembourg, engagé dans l'Armée britannique et Chapour Bakhtiar, engagé dans l'Armée française et futur grand homme politique iranien. Jean Moncorgé, soldat au Régiment blindé de fusiliers-marins de la 2ème Division blindée française participe également à l'opération. Ce dernier est plus connu sous son nom de scène, Jean Gabin.

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Emblème de la 2ème division blindée de la République française

5 plages provençales, désignées sous le nom d’une lettre de l’alphabet grec (car donner 2 noms, un en Français et l’autre en Anglais à chaque plage eusse compliqué la tâche des Alliés et sans doute provoqué des erreurs néfastes), sont l’objet du débarquement allié de Janvier 1944. Ce sont les célèbres plages Alpha, Bêta, Delta, Epsilon et Omega. Cette attaque amphibie est précédée d’un assaut aéroporté des parachutistes américains, britanniques mais aussi français qui sème le chaos dans les arrières des armées allemandes, facilitant ainsi la prise des plages et l’établissement des têtes de pont.

La progression alliée, quoi que lente, est continue contrairement à ce qui s'est passé à Anzio, et ce en dépit d'un terrain accidenté et d'une végétation qui facilite d'ailleurs la résistance acharnée mais désespérée que mènent les Allemands. Néanmoins, la Luftwaffe, encore vaillante, organise de nombreux raids non seulement contre les unités terrestres alliées mais également contre leurs grandes unités navales. D'ailleurs, les Allemands utilisent pour la première fois les bombes téléguidées Fx 1400 Fritz X. Un cuirassé britannique est notamment coulé. Cependant, une contre-mesure consistant en un brouillage radio est rapidement trouvée pour contrer le radioguidage des bombes tandis que l'aviation alliée prend petit à petit le dessus sur son adversaire allemande.

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Les assauts de la Luftwaffe contre la Flotte alliée sont furieux

La Résistance intérieure française mène une guérilla intense sur les lignes de communication allemandes, tout en évitant les grandes concentrations de FFI, conformément aux consignes d'Alger, bien consciente que former de vastes forteresses républicaines sur les arrières des Allemands ne ferait qu'offrir des cibles faciles aux soldats du IIIème Reich. Ainsi, l'idée d'un vaste maquis dans le Vercors, conformément à ce que stipulait le « Plan Montagnard » est elle abandonnée depuis longtemps, ce qui n'empêche pas aux résistants qui auraient dû le constituer, de harceler les colonnes ennemies dans leur descente de la Vallée du Rhône.

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Malheureusement, toute la Résistance n'obéit pas « au doigt et à l’œil » aux ordres d'Alger. Ainsi, un puissant groupe de FTP communistes décide-t-il, de son propre chef, de libérer Tulle dès l'annonce du débarquement. Certes, la garnison n'est pas fameuse, mais ces hommes oublient un peu vite l'inévitable riposte allemande à l'heure où les Alliés sont à des centaines de kilomètres ! À peine la garnison composée de soldats de la Wehrmacht et de FSL est vaincu que les collaborateurs sont passés par les armes par les Communistes. Quant aux soldats allemands, ils sont molestés et internés dans le lycée de la ville.

Von Rundstedt est furieux et donne l'ordre de reprendre la ville. Il rassemble rapidement les forces nécessaires soit des bataillons de SS, aidés de Feldgendarmes et même, de cosaques (!), chargés de la traque des résistants dans la région et qui n'ont, désormais, plus besoin de les chercher…

Le gouvernement républicain hésite sur la conduite à tenir. En effet, les FTP, qui ont jurés de défendre la ville, ne lui obéiront pas s'il leur ordonne d'évacuer la ville. Mais ordonner aux groupes de Résistances locaux « républicains » de rejoindre les Communistes pour défendre Tulle ne ferait qu'augmenter inutilement les pertes de la Résistance. Mais surtout, Mandel et les dirigeants français se soucient des malheureux habitants de Tulle, pris en otage par l'action inconsidérée des FTP .

En effet, Mandel a eu vent des mauvais traitements infligés aux soldats allemands et sait que les Allemands se vengeront des civils dès qu'ils sauront ce qui s'est passé…

C'est alors qu'un grand homme émerge. Celui-ci, qui sera surnommé « le sauveur de Tulle ». Résistant d'obédience communiste, il prend sur lui de se rendre au GQG du commandement allemand à l'ouest à Paris afin d'y négocier avec Von Rundstedt rien moins que la vie des habitants de Tulle. En effet, il sait, grâce à ses contacts au sein de la Résistance, qu'elle soit communiste ou non, que les troupes allemandes chargées de reprendre Tulle sont déjà rassemblées et ont commencées leur marche vers leur proie.

Les Allemands sont stupéfaits et menacent l'homme d'enfermement. Mais la vie des Tullistes est bien trop importante pour qu'il se laisse ainsi intimider.

« Accepteriez-vous que de valeureux soldats allemands soient exécutés simplement parce que vous aviez refusé d'écouter un homme ? » Dit-il aux soldats qui veulent le jeter en prison.

Abasourdis, les Allemands acceptent de parler de cette demande de négociation au Maréchal Von Rundstedt. Quelques minutes plus tard, le Français est accueilli froidement mais courtoisement par le commandant suprême des troupes allemandes à l'ouest. L'officier allemand explique qu'il accepter de lui parler car il représente « le gouvernement d'Alger » et qu'il ne parle pas au « terroriste ».

En effet, l'homme est un membre du CNRI, le « Conseil national de la Résistance intérieure » et c'est à ce titre que Von Rundstedt, soucieux de la vie de ses hommes, s'entretient avec lui. En effet, le Maréchal a bien compris qu'il n'a aucun mandat d'Alger pour lui parler car jamais la République n'aurait envoyé directement un grand chef de la Résistance dans la « gueule du loup ». De plus, Raoul Nordling, ambassadeur de Suède auprès de l’État français est déjà en négociation avec le Maréchal allemand pour sauver les Tullistes.

Secrètement, le Maréchal d'Hitler trouve que la démarche du Résistant ne manque pas de panache.

Le Résistant propose d'entrer en contact avec les meneurs des forces communistes qui ont pris Tulle. En échange de la libération des prisonniers allemands, aucunes représailles ne seront exercées contre les habitants de la ville. Les 2 ennemis décident que ceux-ci seront pris en charge par la Croix-Rouge car, Von Rundstedt est catégorique sur ce point, la cité sera brûlée, l'armée allemande ne pouvant laisser une action de « Terroristes » entièrement impunie.

Le temps presse pour le Résistance français car pendant que l'on négocie, les SS avancent toujours vers la ville et l'essentiel reste la vie des habitants de Tulle.

Le Français accepte les conditions du Maréchal allemand et entre en contact avec les meneurs FTP dans la ville. Ceux-ci sont furieux mais finissent par se plier à la volonté d'un de leur représentant au CNRI.

Les SS aussi sont mécontents. On a osé les empêcher de tuer des civils ! Quelle horreur pour ces vétérans du Front de l'Est !

Quant à Hitler, quoi que « travaillé » discrètement par Rommel qui aurait voulu faire arrêter le Français et massacrer les Tullistes, les images de l'incendie de la cité par les SS réussirent à le calmer et, accessoirement, à sauver la tête de Rundstedt...

Néanmoins, ceux-ci se rattraperont sur les FTP en les exterminant presque tous (non sans que ceux-ci ne se soient défendus comme des lions, infligeant des pertes substantielles aux assaillants) et en envoyant les survivants dans des camps en Allemagne et en Pologne. Tulle est détruite par les Allemands non sans que les « Hiwis » n'aient pillés les maisons avant d'y mettre le feu…

Les survivants, pris en charge par la Croix-Rouge, seront ensuite dispersés à travers la France. Beaucoup ne revinrent jamais dans la ville après la guerre. Néanmoins, tous rejoignirent l'association tulliste qui fut fondée après la guerre.

Pour seul récompense de ses « camarades » pour avoir sauvé des milliers de personnes, Charles Tillon sera progressivement écarté des instances dirigeantes du Parti avant d'en être exclu définitivement pour une broutille en 1946. Le « sauveur de Tulle » fondera le « Parti ouvrier français » qui restera microscopique.

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Cependant, si la population de Tulle est épargnée, ce ne sera pas le cas de celles de nombreux villages situés entre Lyon et les plages du débarquement. En effet, des centaines de civils seront massacrés par les soldats du Führer en route pour contrer Overlord/Seigneur suprême en représailles à des raids éclairs de la Résistance sur leurs colonnes.

Sur le front naval, les U-Boot basés à Toulon, au nombre de 5, lancent également une contre-attaque désespérée sur la Flotte de débarquement alliée. Cependant, les Amiraux, qui n'ont plus aucune conscience des réalités, ordonne aux sous-marins d'avancer vers leur cible en surface et en ligne ! Rapidement repérés et attaqués par l'aviation alliée, celle-ci met moins de 20 minutes à envoyer par le fond les 3 premiers sous-marins de la ligne. Le commandant du 4ème, Herbert A. Werner, ordonne à son équipage et à son dernier compagnon d'arme de plonger, qu'importe les conséquences. Ordre salvateur car les 2 U-boots parviennent à s'enfuir et à rejoindre Toulon.

Si les bombardiers alliés basés en Méditerranée sont détournés de leurs objectifs habituels (comme Ploiesti ou les industries du Reich basées en Bavière et en Autriche) pour soutenir des cibles liés directement au débarquement, les bombardiers stationnés en Angleterre, suite au pression du Général « Bomber Harris », sont lancés dans une campagne de destruction massive des villes allemandes, en particulier Berlin. En effet, celui-ci veut détourner la Luftwaffe de la Provence en l'obligeant à défendre ses villes. Notons que désormais, les bombardiers alliés sont défendus tout au long des raids par les P-51, chasseurs à long rayon d'action, et ce, même au cœur du Reich, ce qui accroît les pertes allemandes.

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"Bomber Harris"

Quelques jours après le lancement d'Overlord, Mandel, Daladier, Blum et De Gaulle entre autres débarquent en France et y tiennent des discours fameux. Mandel annonce notamment le retour du Préfet de 1940, Paul Haag, à la tête du département du Var, mais cette fois avec le titre de « Commissaire de la République ». En effet, le gouvernement de la République française a décidé de supprimer la fonction de Préfet, héritage du Bonapartisme, et de la remplacer par cette nouvelle appellation, dont les détenteurs seront moins puissant. Il est en effet prévu à terme de céder les pouvoirs exécutifs des départements au Président du Conseil général, élu au suffrage universel indirect. Le Commissaire ne n'exercera plus qu'un contrôle a posteriori des décisions prises par les Conseils généraux.

Malgré le lent mais continuel recul allemand, certains soldats d'Hitler réalisent de véritables exploits. Ainsi, Michael Wittmann, commandant de panzers, anéanti avec son seul char Tigre une colonne britannique d'une vingtaine de véhicules blindés. Exploit retentissant encensé par la propagande de Goebbel, histoire de faire oublier que les Alliés n'ont pas été rejetés à la mer...

À l'est, les Soviétiques, commandés par le Général Vlassov, chassent les Allemands de la région de Leningrad mais sont stoppés à Narva, en Estonie. S'engage alors une rude bataille. Au sud, Von Manstein a perçu ses renforts. Il parvient alors à stopper la progression soviétique aux portes du Dniestr et de la Bucovine et même à mener plusieurs contre-attaques localisées (notamment des encerclements tactiques) qui infligent de lourdes pertes à l'Armée rouge.

En conséquence de quoi, le Roi Michel ordonne au Prince Barbu Stirbei de finaliser avec les Occidentaux la mise en place du plan Berthelot, dont le roi avait fini par craindre qu'il serait mort né au vu de l'ampleur des victoires soviétiques au sud. Mais les succès de Manstein lui redonne donc toute son utilité.

Le terrible conflit qui se déroule dans le Pacifique voit les troupes américaines associées aux Australiens faire leur retour en Nouvelle-Guinée et débarquer près de Port Moresby. La ville finit par tomber après 2 semaines de combats. Les combats sont encore plus acharnés sur l'île de Bougainville, dont les défenses ont été considérablement renforcées les mois précédents, comme on l'a vu mais dont la prise est nécessaire pour isoler Rabaul, la grande base navale japonaise. À cette résistance tenace conduite sur terre, s'ajoute le harcèlement nocturne de la flotte alliée qui défend les navires de transport qui ravitaillent les Marines US assaillant Bougainville par les destroyers et croiseurs qu'a laissé la Marine impériale japonaise en Nouvelle-Bretagne.

Mais si les Japonais reculent dans le Pacifique, il n'en est pas de même en Asie du Sud-Est. En effet, U-Go, modifiée par Yamashita, met en déroute l'Armée britannique. Pire, des milliers de soldats indiens préfèrent rejoindre l'Armée indienne libre de Bose plutôt que d'endurer la détention et les mauvais traitements. La route de Birmanie est coupée et les Japonais pénètrent même dans le Yunnan chinois après avoir repoussés les troupes envoyées par Tchang ! Yamashita préfère jouer la carte de la prudence mais ses subalternes, notamment les officiers présents sur place, s'emballent et préparent rien moins qu'un assaut sur l'Inde elle même !

À Londres, c'est la stupeur, alors que le cabinet et l’État-Major britanniques peaufinaient la reprise de Rangoon et l'expulsion des Japonais de Birmanie, voilà les Nippons aux portes d'un Raj au bord de la révolte ! En effet, Nehru et les meneurs de Congrès ont lancés un appel. Celui-ci, bien qu'officiellement un soutien à l'effort de guerre allié, est en réalité, si on lit entre les lignes, un appel à l'indépendance immédiate de l'Inde sous peine d'une explosion générale dans tout le pays…

Churchill envoie sur place négocier avec les indépendantistes indiens son « Leader of the House of Commons », c'est à dire son Ministre en charge des relations avec le parlement, Stafford Cripps. Objectif, obtenir leur soutien contre la promesse d'une autonomie de l'Inde après la guerre (dans le style de celle accordée à l'Indochine par les Français).

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La tâche est rude pour Cripps car plus les Japonais progresseront dans l'Assam, plus les demandes indiennes seront importantes dans ce qui est une transcription au monde réel du principe des vases communicants…

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Février 1944

Les Soviétiques pénètrent en Bessarabie mais sont finalement stoppés par les Germano-Roumains. Cette situation apparaît cependant des plus provisoires à la vue de la nette disproportion des forces en présence.

L'Armée rouge est donc sur les Carpates. Cette situation couplée aux rapports de ses agents l'informant de l'existence du bloc national démocrate roumain et des négociations secrètes entre le Roi Michel et les Alliés d'une part, et entre Horthy et ces mêmes Alliés de l'autre, pousse Adolf Hitler à déclencher l'Opération Margarethe, l'occupation de la Hongrie et de la Roumanie par les Armées du Reich et la nomination de gouvernements encore plus proches de l'Allemagne idéologiquement à leurs têtes.

La double opération a été planifiée par Otto Skorzeny, le libérateur de Mussolini.

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Pour commencer, Hitler convoque le Régent Horthy et le Roi Michel à Salzbourg. Cependant, Si Horthy se rend à la convocation, le monarque roumain flairant le piège, décide de déclencher prématurément l'Opération Berthelot, le retournement d'alliance. Hitler est furieux et se venge sur le Régent hongrois. Alors qu'il n'avait prévu qu'une simple mise à l'écart du Régent via la formation d'un nouveau gouvernement, encore plus favorable à l'Allemagne, il fait jeter Miklós Horthy dans un camp de concentration, non sans lui avoir fait signer au préalable son acte d'abdication. L'Autrichien sadique fait également exécuter le fils du Régent déchu, capturé par les hommes de Skorzeny. En Hongrie, personne ne s'oppose à la destitution du Régent et presque tous rallient Ferenc Szálasi, le chef pro-nazi des Croix-fléchées, nommé à la fois Chef de l’État et chef du gouvernement d'Unité nationale. Le Royaume de Hongrie devient également l’État hongrois. Mieux pour Berlin, la Honvéd ne cessera donc pas le combat contre les Soviétiques tandis que la police assiste désormais les SS dans la traque des Juifs hongrois, jusque là relativement épargnés par le Régent.

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Ferenc Szálasi

Concernant la Roumanie, depuis de long mois, les Occidentaux, poussés par la France, ont entamés des pourparlers secrets avec la résistance roumaine favorables au roi Michel Ier tout en rejetant violemment les offres en provenance de l'autocrate Antonescu. Les Alliés ont secrètement donné leur accord pour soutenir un coup d’État démocratique et reconnaître immédiatement le nouveau gouvernement qui en découlera mais à la condition que la Roumanie déclare immédiatement la guerre à l’Allemagne. Le Royaume de Roumanie récupérera en échange la Transylvanie du nord ainsi que la Dobroudja du sud (la France ayant fait pression pour ses retours de souveraineté) mais il devra céder définitivement la Bessarabie et la Bucovine du nord à l’URSS.

Une action avait été coordonnée avec les Russes pour que le coup d’État soit déclenché quelques heures après le déclenchement d’une offensive majeure de l’Armée rouge contre les forces germano-roumaines en Bessarabie mais la convocation d'Hitler a donc contraint le Roi Michel à renverser Antonescu plus tôt que prévu et à nommer Iuliu Maniu, chef de la Résistance roumaine, à la tête du nouveau gouvernement tandis que le Conducator est jeté en prison.

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Iuliu Maniu

L'Armée roumaine qui aidait jusque là les Allemands à contenir les Russes en Bessarabie se retourne brusquement contre les soldats du Reich.

Ordre est donné aux Allemands qui défendaient Iasi et Chisinau contre l'Armée rouge de se replier sur la ligne des Carpates. Ceux-ci tentent désespérément d'effectuer cette retraite dans une Roumanie devenue soudainement hostile. Attaqués par les Roumains lors de leur retraite, les convois allemands sont aussi matraqués par l’Aviation soviétique. Des milliers d’Allemands meurent ou sont capturés par les Roumano-soviétiques lors de cette débâcle.

Ainsi, si les hommes de Skorzeny occupent sans résistance les points clés de Budapest, et finissent par fraterniser avec les Hongrois, la section chargée de noyauter Bucarest est brusquement attaquée par les soldats roumains fidèles au Roi Michel. L'intégralité du « Kommando » est perdu, les hommes, des soldats d'élite dont beaucoup avaient participé à la libération de Mussolini, finissant soit prisonniers soit tués.

Cependant, les Allemands tentent de réagir et lance une violente contre-attaque sur Bucarest avec le soutien de la Honvéd, contre-offensive difficilement contenue par les Roumains jusqu’à l’arrivée des Russes. Cependant, une fois les Allemands rejetés au-delà des Carpates, l'essentiel du corps de bataille de Staline se rue vers le sud et le sud-est, vers Belgrade et Sofia et non sur Budapest...

D'ailleurs, le gouvernement bulgare présidé par Ivan Ivanov Bagrianov, voyant le vent définitivement tourner en faveur des Alliés, leur demande un armistice. Cependant, la Résistance, conduite par le Front patriotique à dominante communiste, renverse le gouvernement pro-allemand à l’heure où les chars russes franchissent la frontière nord de la Bulgarie. Le pays est lui aussi rapidement occupé par l’URSS tandis que que l'Armée grecque et des contingents franco-britanniques partis de Crète s’empressent de débarquer en Grèce continentale pour y restaurer Georges II et le gouvernement Venizelos.

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Drapeau du Front patriotique bulgare

En Bulgarie, Kimon Georgiev, l'ancien dictateur nationaliste désormais allié aux Communistes, devient Premier ministre tandis que les 3 membres du Conseil de Régence du Roi Siméon II, le Prince Kiril, Bogdan Filov et le Général Nikola Mikhov, sont jetés en prison.

Le nouveau gouvernement bulgare ordonne l'évacuation des régions annexées depuis 1939 et le retour à la Bulgarie d'avant-guerre en ce qui concerne les frontières tout en déclarant la guerre à l'Allemagne. Les soldats bulgares agiront bientôt de concert avec l'Armée rouge sur le théâtre yougoslave.

Mais comme dans les pires craintes de Churchill et de Mandel, c’est bien l’Union soviétique qui a pris le dessus dans les Balkans mais le Français sait que les Alliés occidentaux ne pouvaient à la fois débarquer massivement en France et libérer les Balkans soit en y débarquant soit en l’attaquant depuis l’Italie.

Cependant, les dirigeants français n'ont pas l'intention de rester totalement inactif dans les Balkans. Ainsi, Mandel, accompagné du Général, s'envole pour La Canée pour y rencontrer Churchill et préparer avec lui les opérations qui permettront de placer le plus à l'est possible la future ligne de démarcation entre le Monde occidental (que l'on espère ne pas devenir le Monde américain, surtout pour les 2 Français) et ce qui sera le Monde russe. D'ailleurs, c'est dans cette idée que Daladier, le moins visible des 4 « Grands » du gouvernement de la République (bien qu'on le surnomme « Le taureau du Vaucluse ») part pour Rome tandis que seul Blum gère les affaires courantes à Alger. Édouard Daladier rencontre en toute discrétion le Lieutenant-Général du Royaume d'Italie, le Prince héritier Humbert de Savoie. Le Vice-Président du Conseil français annonce rien moins au dirigeant italien que l'Armée française sûrement, et les Britanniques peut être, enverront des troupes occuper Zara « lorsque l'état d'avancement des opérations dans la région le permettra » et la considéreront comme un territoire italien. Alger pressentant un désastre pour les royalistes yougoslaves, le Français explique au Prince héritier que la ville devra servir de base arrière aux Tchéniks « au cas où Staline et Tito trahiraient leurs engagements envers Pierre II » et les accueillir « si ceux-ci perdent leur combat ».

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En France même, les Alliés approchent de Marseille qui se soulève spontanément contre l'occupant honni. Les Résistants de l'intérieur sont rapidement rejoints par l'Armée française, et notamment les fameux Goumiers marocains du Général Guillaume, appuyés par la 1ère Division blindée du Général Touzet du Vigier, Marseille est finalement délivrée. C'est un port copieusement ravagé par l'occupant que reprennent les Alliés, port qui sera inutilisable pour de longs mois.

Marseille libérée, les Alliés peuvent entamer leur remontée le long de la vallée du Rhône. Celle-ci est d'ailleurs facilitée par le fait que les troupes de montagne alliées, principalement les unités de Tabors marocains, progressent relativement vite à travers les Alpes. En culbutant ainsi les défenses allemandes, ils contraignent à chaque fois les Allemands à se replier vers le nord dans les combats de la Vallée du Rhône.

Rommel a d'ailleurs ce constat amer.

« Plus le temps passe, plus les Alliés se renforcent et plus, au contraire, nous nous affaiblissons. C'est sur les plages qu'il aurait fallu stopper l'invasion. Une fois la tête de pont solidement installée, il était quasiment impossible d'arrêter les Alliés. ».

En Orient, l'Inde est envahie par les Japonais et les Anglais semblent incapables de les arrêter sans le recours massif à leurs soldats indiens, alors que ces derniers n'ont désormais plus vraiment envie de servir la puissance tutélaire britannique…

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Drapeau de "l'Armée nationale indienne" de Bose

En effet, c'est désormais un secret de polichinelle que même Nehru et le Congrès ne soutiendront plus les Britanniques sans, a minima, une autonomie immédiate. En parallèle, le discours tenu par Bose à Imphal, proclamée « Capitale provisoire de l'Inde libre » et diffusé sous le manteau de Dacca à la frontière iranienne et du Cachemire au Deccan, n'a strictement rien à voir avec les horreurs beuglées par les Nazis. Bose déclare en effet que tous les Indiens sont égaux, qu'ils soient Sikhs, Musulmans ou Hindous. Et pour ces derniers, qu'ils soient Intouchables ou bien Brahmanes. Il annonce des élections générales une fois « le joug britannique mis à bas » et reprend les thèses de la déclaration finale de la Conférence de la Grande Asie orientale de Novembre.

Malheureusement pour Bose, des exactions japonaises commises dans les parties de l'Inde qu'ils occupent terniront petit à petit leur image de « libérateurs » en dépit des ordres successifs de « pondération » venant de Yamashita lui même…

D'ailleurs, les Britanniques n'ont pas l'intention de perdre la guerre sur le Front indien alors que partout ailleurs, les voyants sont « au vert ». Ainsi, dans l'ensemble du Raj, une sévère répression s'abat sur le Congrès et pas moins de 100 000 Indiens (dont Nehru) sont jetés en prison suite à l'échec des pourparlers entre Cripps et le meneur du Congrès. Cette mission de conciliation ayant échouée, c'est désormais la coercition qui reprend ses droits tandis que Cripps sera bientôt rétrogradé au poste de « Ministre de la production aéronautique » et que sa carrière politique en général connaîtra un sérieux coup d'arrêt…

Dans le Pacifique, les Alliés continuent le « nettoyage » des régions situées au sud des Monts Owen Stanley. À moyen terme, ils ont certes pour objectif la base japonaise de Lae mais n'ont pas du tout l'intention d'y aller par la piste de Kokoda et donc par voie terrestre, tant les montagnes sont jugées quasiment infranchissables.

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Seuls des fous oseraient s'aventurer à travers ces montagnes pour aller du sud au nord de la Nouvelle Guinée...

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Mars 1944

Les Alliés qui, depuis la Provence, ont remontés la Vallée du Rhône, atteignent Lyon, transformée en forteresse par les Allemands. Soucieux d'éviter un « Stalingrad français » comme le promet Goebbels, les Alliés décident de contourner la cité détruite par les combats de 1940 et d'isoler les puissantes divisions SS qui la défendent.

Mais c'était sans compter ce diable de Rommel…

En effet, le redoutable officier allemand a anticipé la manœuvre alliée et regroupé secrètement une puissante force blindée au sud-ouest de Lyon en vue de couper les forces alliées qui contournent la Capitale des Gaules de leurs bases. C'est l'Opération Lüttich.

Ainsi, alors que l'optimisme était de mise côté allié, c'est avec effarement qu'à l'aube, les soldats américains, britanniques et français qui marchaient vers le nord en vue de contourner les Allemands retranchés dans Lyon entendirent le canon tonner… derrière eux !

En effet, le « Renard des Balkans » avait secrètement placé une importante force blindée et de l'infanterie d'élite sur le flanc gauche de l'avance alliée en profitant de la nuit !

Pire, la Luftwaffe intervenait de nouveau en masse et multipliaient les sorties en vue de tenter de contester la suprématie aérienne aux Alliés, ou du moins, d'occuper l'aviation alliée le temps qu'il faudra pour isoler les avants-gardes alliées des plages du débarquement de Provence.

Les Allemands menaçaient ainsi de prendre les Alliés à revers et à infliger à ceux-ci une défaite qui risquaient, peut-être, de compromettre jusqu'au succès du débarquement !

C'est du moins ce que pensaient les plus pessimistes. D'autres, comme de Hauteclocque, pensant plutôt qu'il s'agissait « du dernier spasme d'une bête mourante » !

Avant même d'en avoir reçu l'ordre de ses supérieurs, il ordonna à sa 2ème Division blindée de faire mouvement vers le Sud-Ouest, vers les Parachutistes de la 101st Airborne et les Légionnaires français, qui tenaient la colline 211 face aux assauts enragés des soldats d'élites de Rommel.

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Scène d'un combat sur la colline 211

Encore une fois, le général picard avait eu raison de prendre une initiative avant d'en avoir obtenu l'ordre du Haut-Commandement, trop lent à réagir. D'ailleurs, ne fallait-il pas « marcher au canon » ? Et de toute façon, de Hauteclocque l'aurait prise même s'il n'avait pas été le protégé du Ministre de la guerre, Charles de Gaulle.

Ah, si la France avait eu un tel général après Sedan en 1940…

Cependant, Eisenhower aussi était un grand officier. Conscient du danger, il ordonna de cesser les frappes des bombardiers non seulement contre les cibles dans la région lyonnaise non liées directement à « Lüttich », mais également les frappes stratégiques contre le Reich lui même, le temps que la « crise » soit résolue. De plus, les chasseurs-bombardiers reçurent l'ordre de revenir à des missions de suprématie aérienne, afin d'éliminer au plus vite la Luftwaffe du ciel Rhodanien.

Mais déjà l'ennemi commençait ses assauts contre la principale ligne de défense des Alliés sur la colline 211, au sommet de celle-ci.

Mais l'initiative de de Hauteclocque paya. Les blindés français arrivèrent à temps pour soutenir les Paras et les Légionnaires qui auraient certainement succombé sous la vigueur de l'assaut allemand sans cela.

D'ailleurs, dans l'épave d'un des Tigers détruits par les chars français, on retrouvera après la bataille le cadavre d'un officier allemand, un certain Michael Wittmann. Le tristement célèbre héros de la propagande d'Hitler, encensé par Goebbels pour avoir détruit avec son seul char Tiger une colonne de véhicules alliés, comme on le sait, était donc tombé.

L'accalmie fut de courte durée. Visiblement, Rommel était pressé. Il devait se douter que son offensive échouerait si la colline 211 ne tombait pas rapidement. En effet, une fois que les Alliés auraient expédiés des renforts sur le flanc ouest, et que la Luftwaffe serait balayée, de chasseur, il deviendrait la proie maintenant qu'il s'était découvert !

L'artillerie rameutée par le « Renard des Balkans » donna tout ce qu'elle avait dans le ventre pour anéantir les défenseurs de la colline 211. Heureusement, de Hauteclocque avait retiré ses blindés pour éviter qu'il ne soit balayés par l'artillerie du Reich et les expédia de nouveau vers les hauteurs une fois que les Allemands reprirent leur assaut contre la position alliée.

Rommel avait dû recevoir des rapports sur l'arrivée imminente des redoutables forteresses volantes alliées sur ses positions car ses hommes collaient au plus près les défenseurs alliés, espérant ainsi échapper au bombardement d'enfer des B-17.

Et il eut encore une fois raison, les bombardiers alliés, soucieux d'éviter le « tir ami », bombardèrent les arrières des Allemands et leurs réserves, mais ne purent rien faire contre leur première ligne.

Mais le Picard décida de profiter du choc causé par le raid des bombardiers lourds et ordonna une contre-attaque à l'ancienne, à la baïonnette ! La seule différence avec les glorieux soldats de Magenta ou de Gettysburg (selon la nationalité des hommes) fut que la charge fut couverte par le tir des blindés de la 2ème DB. Les commandants des Paras US n'objectèrent pas, bien au contraire, les Américains étaient friands de guerre de mouvements et offensive. Contre-attaquer et ne plus se terrer les ravis donc. Le Lieutenant Cole, de la 101st Airborne, s'illustra lors de cet assaut, qui resta dans les annales de l'histoire américaine comme « La charge de Cole ». D'ailleurs, celle-ci est toujours enseignée dans les salles de cours de Westpoint.

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Les Allemands, battus, s'enfuirent dans toutes les directions. Rommel, conscient de sa défaite, retira en urgence les blindés survivants en vue de les engager non plus pour chasser les Occidentaux du continent, mais rien que pour empêcher l'invasion de l'Allemagne même, désormais imminente !

À Narva, le grande bataille opposant les hommes de Vlassov aux soldats nazis s'arrête d'elle-même. En effet, Staline a besoin de ces divisions au sud, pour exploiter l'immense succès de Berthelot et assurer son avance dans les Balkans. Le dirigeant russe ordonne donc de stopper l'assaut ce qui fera dire aux Allemands qu'ils ont gagnés la bataille...

Belgrade est libérée grâce à une action conjointe des Partisans de Tito, des Tchéniks de Mihailovic et de l'Armée rouge. Face à la progression fulgurante des Soviétiques dans les Balkans, Mihailovic a été contraint de coopérer directement avec le combattant communiste pour éviter que Tito ne soit seul à s'accaparer les lauriers de la victoire à Belgrade. Mais rapidement, une fois les Allemands partis, la défiance reprend le dessus jusqu'à ce que les Soviétiques s'en prennent ouvertement aux Tchéniks en jetant en prison plusieurs de leurs chefs. Tito, grisé, proclame la déchéance du Roi et proclame la « République fédérative populaire de Yougoslavie  » ! Les Tchéniks sont contraint de s'enfuir dans les montagnes non sans avoir résisté héroïquement aux forces conjugués des Partisans et des Russes. C'est alors que le commandant monarchiste commet une grave erreur. Il s'allie avec les débris de la garde nationale serbe, des collaborateurs qui combattent aux côtés des Allemands depuis 1941, pour affronter les Communistes. Tito se rue sur l'occasion en faisant assimiler Monarchistes et « Fascistes »...

Le mois de Mars 1944 marque également le début de la « Crise de Zara ». Peu avant l'arrivée des Partisans yougoslaves, des troupes françaises et britanniques débarquent dans la ville bientôt suivis par des administrateurs italiens fidèle au gouvernement du Royaume d'Italie ! Cela provoque la fureur de Tito qui réclame l'annexion de la ville à la Yougoslavie. Mais les Partisans sont bloqués par les Franco-Britanniques le long de la frontière italo-yougoslave d'avant-guerre. Certes Tito et Staline sont allés très loin en s'en prenant ouvertement aux hommes fidèles à Pierre II mais ils n'ont pas l'intention d'attaquer directement les soldats de Churchill et Mandel. En effet, ils affrontent toujours les Allemands et les Oustachis d'un côté et traquent les Tchéniks de l'autre...

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Alors que les Allemands se retirent d'Albanie, les Franco-britanniques y appliquent la même manœuvre qu'en Grèce et à Zara. Ils débarquent à Tirana ainsi qu'à Durrës avec le gouvernement en exil de Zog dans leurs bagages puis ils s'allient à la Résistance non communiste (et donc même à des mouvements républicains) pour refouler (et pas encore combattre) la résistance communiste et traquer les partisans du gouvernement collaborateur (en encore, Churchill voulait les ménager mais Mandel refusa avec force de participer à l'opération si on s'alliait aux collaborateurs albanais). La situation est tendu le long de la "ligne de front" séparant les troupes alliées et du nouveau gouvernement à celles d'Enver Hoxha.

Certains ennemis de Zog, qui le sont soit par républicanisme, soit tout simplement pour des raisons personnelles, ont rallié le nouveau gouvernement. Sous pression des Alliés, Zog a promis de n'être qu'un monarque constitutionnelle à l'avenir et l'organisation de l’élection d'une Assemblée nationale constituante validant une nouvelle constitution démocratique.

Face à la « menace » des Alliés occidentaux et, surtout, celle des Tchéniks, Tito décide de demander à Staline le maintien du concours de l'Armée rouge aux Partisans pour la libération du territoire yougoslave encore occupé. Staline accepte, conscient de la carte qu'il a joué dans son bras de fer avec Churchill et Mandel en Europe de l'est en appuyant Tito avec ses troupes.

L'avance fulgurante de l'Armée rouge dans les Balkans n'empêche pas le nouveau dirigeant hongrois, le « Nemzetvezető » Ferenc Szálasi de présider en personne la cérémonie de la « Renaissance de la Grande Hongrie » à Arad, ville de Transylvanie restée roumaine après l'arbitrage de Vienne mais rattachée de force par la Hongrie suite aux contre-attaques de l'Axe consécutives à l'Opération Berthelot. Alors que l'Armée hongroise a besoin de toute sa force pour tenir les Carpates face aux Roumains (aidés par un contingent soviétique), 2000 soldats sont mobilisés pour prendre part aux différents défilés ponctuant la célébration, célébration qui se conclue par un discours du nouveau dictateur hongrois.

Préalablement à la cérémonie, les élites roumanophones d'Arad ont été « purgées » et des centaines de Roumains ont été jetés dans les « camps de la mort hongrois » spécifiquement réservés à la « magyarisation » de la Transylvanie, en gros, à l'épuration ethnique de la région en faveur de la Hongrie...

Dans le Pacifique, déclenchement de l'Opération Forager, l'invasion des Îles Mariannes. Elle doit permettre non seulement de s'approcher encore plus du Japon, mais aussi, dans un avenir proche, de fournir la base qui permettra aux B-29 de frapper directement le Japon.

Georges Louis Nicolas Blaison, capitaine du « Requin », un sous-marin français de classe Balao, construit par les Américains, participe à la bataille. Il doit avec son bâtiment repérer et, si possible, attaquer l'Armada japonaise si elle tente cette fois de s'opposer à l'assaut américain. C'est dans cette optique que plusieurs sous-marins alliés ont été positionnés en Mer des Philippines, sur les différents axes de progression possibles de la Flotte impériale japonaise.

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Tandis que le Capitaine du sous-marin français traquait l'ennemi, Saipan, cible du premier assaut amphibie de l'invasion, était le théâtre de rudes combats au sol mais l'aviation japonaise n'était pas encore apparue une seule fois dans le ciel de l'archipel. Cependant, Spruance, Amiral commandant la Vème Flotte US en charge de l'invasion savait, du fait que les codes secrets japonais avaient été percés, que l'ennemi avait sciemment évacué son aviation des Mariannes, où elle aurait été trop exposée mais l'avait rassemblé en une importante force aérienne à Iwo-Jima et Chichi-Jima dans l'archipel des Bonin au nord.

Les Américains sachant que la « Flotte combinée » japonaise, commandée par l'Amiral Nagumo, successeur désigné de Yamamoto, mettrait plusieurs jours à arriver suffisamment prêt de la Flotte alliée pour pouvoir envoyer ses appareils au contact, envoyèrent 1 petite force attaquer l'archipel des Bonin.

Le raid allié sur les bases terrestres de l'aviation japonaise fut une cruelle surprise pour les Japonais. Ceux-ci subirent de lourdes pertes (nombre d'appareils étant détruits au sol) en en infligeant que de légères en retour aux Américains.

Mais la bataille ne faisait que commencer…

Au sol, ce n'est qu'au prix de lourdes pertes (2000 morts en 3 jours) que les Américains parviennent à refouler les Japonais vers l'intérieur de l'île, Japonais qui savaient que la Flotte de Nagumo arriverait bientôt et écraserait à coup sûr les Alliés !

Nagumo était confiant. Les premiers rapports sur les aviateurs étaient positifs. Non seulement ils étaient motivés (mais un seul soldat japonais ne l'était-il pas ?…) mais étaient également relativement prêts grâce à l'apport de l'expérience des vétérans retirés du Front pour les former. De plus, les nouveaux modèles d'avions leurs avaient été livrés. Bref, le désastre d'Iwo Jima ne le perturbait pas outre mesure.

Mais ce que l'Amiral nippon ne soupçonnait pas, c'est qu'il était désormais la proie d'un « Requin », en l’occurrence le vaisseau du Capitaine Blaison, passé expert dans l'art de dénicher et d'envoyer les navires japonais au fond du Pacifique…

Le « Requin » poursuivait la Flotte de Nagumo depuis plusieurs heures. Blaison et ses seconds avaient déjà transmis la position des Japonais à Spruance et à Nimitz. Un autre sous-marin, américain cette fois, venait de rejoindre la zone quand la vigie du sous-marin français repéra que la Flotte nippone venait brusquement de virer de bord en plein dans la direction du « Requin ».

« La fête peut commencer » dit avec un sourire maléfique le Capitaine français.

En effet, les Nippons, voulant se placer en position idéale pour faire décoller leur escadrille, allaient placer involontairement son sous-marin en plein centre de leur dispositif, à un endroit parfait pour attaquer le Zuikaku, le Porte-avion, vétéran de Pearl Harbor, servant désormais de vaisseau-amiral à Nagumo.

Blaison plonge en profondeur pour ne pas être repéré et grâce à ses détecteurs acoustiques, sait à quel moment remonter en immersion périscopique.

Déployant son périscope, le Français voit apparaître le Zuikaku, décoche une salve de torpille dans sa direction et replonge immédiatement pour échapper à la fureur de destroyers.

Ce n'est donc qu'à travers les sons amplifiés par l'océan que l'équipage du « Requin » put « assister » à la mort du Porte-avion japonais.

Grâce à la grande expérience des hommes à son bord, le sous-marin parvînt à échapper à la contre-attaque nippone.

Cette fois, le bruit inquiétant des destroyers et des charges de profondeur japonaises couvrit celui d'autres explosions. Celles des bombes et torpilles des appareils embarqués américains attaquant le Flotte japonaise désemparée et coulant cette fois le Hiyo et le Taiho.

Lorsque le « Requin » refit surface, ce fut dans une guerre du Pacifique totalement transformée, et ce, en grande partie par son action. En effet, non seulement de nombreux pilotes et appareils japonais avaient été foudroyés au décollage ou juste avant par la destruction du Zuikaku, mais la Flotte japonaise avait littéralement « perdue les pédales » à partir de ce moment. Certes elle lança bien ses appareils sur la Vème Flotte mais en plusieurs groupes, comme si les Japonais étaient pressés de rendre la pareil aux Américains tout en ayant personne pour les contenir et remettre de l'ordre dans leurs formations…

Alors que le « Requin » rentrait à Eniwetok, sa nouvelle base, ce que Blaison soupçonnait s'avéra exact. Nagumo et son Etat-major avaient été foudroyés par les explosions et les Japonais n'avaient dès lors plus de commandant !

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L'anéantissement des avions japonais fut très rapidement surnommé par les aviateurs américains le « Great Marianas Turkey Shoot », le « Grand tir aux pigeons des Mariannes ».

La victoire était totale pour les Alliés. Les Japonais avaient perdus leur Amiral, 3 porte-avions et, surtout, des centaines de pilotes péniblement formés durant les mois précédents.

Blaison et son équipage reçurent la plus haute décoration de chaque pays allié, mais bien évidemment, ce fut la « Légion d'Honneur » remise par Mandel qui leur fit le plus chaud au cœur.

En Nouvelle-Guinée, les troupes américaines et australiennes s'emparent de la baie de Milne et continuent de remonter progressivement sur Buna et, au-delà, Lae.

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Salut Collectionneur !

 

J'ai voulu corriger et... ben le message est trop lourd :s Enfin j'ai le bogue qui m'empêche de poster le message en une fois.

Modifié par Napoléon III

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Avril 1944

Après la victoire des Alliés dans la bataille de la colline 211 et la perte de tout espoir (sauf chez Hitler et les plus fanatiques des Nazis) de rejeter les Occidentaux à la mer, les Allemands jouent leur dernière carte et expédient au sud, en Bourgogne, l'Armée qui stationnait dans le Pas de Calais. Voyant que plus rien ne s'oppose à un assaut dans le nord de la France, Eisenhower décide de déclencher prématurément l'Opération Anvil/ Enclume, le débarquement de revers en Normandie des Anglais et des Américains.

Ce choix s'avère des plus payants.

En effet, cet assaut, dirigé par Patton, dont l'armée servait au départ de diversion pour contraindre les Allemands à maintenir des divisions dans le nord de la France, est un prompt succès. Le grand général américain, après la rapide sécurisation des têtes de pont, décide de se ruer de suite en direction de Paris avec ses chars, laissant aux divisions d'infanterie et, surtout, à la Résistance française, le soin de libérer des régions comme la vallée de la Loire et la Bretagne. A la fin du mois, apprenant l'arrivée prochaine de Patton, Paris se soulève contre l'occupant et les collaborateurs.

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Du côté allemand, c'est la consternation. Von Rundstedt et Rommel décident, d'un commun accord, d'ordonner aux divisions allemandes d'évacuer le sud-ouest de la France, où elles sont d'ailleurs malmenées par la Résistance depuis Janvier et le déclenchement d'Overlord/Seigneur suprême, celles-ci étant menacées d'être prises en tenaille par les 2 puissantes forces alliées.

Le fait que son Armée s'effondre à l'ouest n'empêche pas Hitler, commandant suprême de l'Armée allemande, de continuer à diriger les opérations militaires à l'est. Surestimant son succès de Narva, il considère l'Armée de Staline « complètement épuisée ». Il prédit néanmoins assez justement que la prochaine offensive soviétique n'aura pas lieu en Hongrie, le ventre mou du Reich, comme le pensent ses généraux, mais bien en Biélorussie, Staline ne pouvant pas laisser impunément la Wehrmacht occuper cette République soviétique. Sa débandade en France l'empêche cependant de pouvoir amener les renforts nécessaires à la défense du front Centre mais il envoie néanmoins sur place un Général dont la présence équivaut au moins à un renfort de 200 000 hommes et 200 Panzers...

Heinz Guderian…

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Guderian en route pour Minsk

Bien que l'essentiel du corps de bataille allié soit remonté vers la Bourgogne, à la fois car les moyens des Occidentaux ne sont pas illimités mais aussi pour isoler du Reich, au lieu de les affronter, les divisions allemandes stationnées dans l'ouest de la France, les unités protégeant les flancs de la percée rhodanienne reçoivent l'ordre de progresser en direction des Cévennes. Cette région est désormais reconnue dans le Monde car les descendants des proscrits de Louis XIV ont décidé de protéger les proscrits de Pétain et de Laval. Certes, la région se prête à merveille à l'action de guérilla mais l’État-major sait que sans une libération rapide par les armées régulières, un nouveau carnage aura lieu car le secteur grouille de FSL et de soldats de la Wermacht, car elle se trouve à proximité immédiate du Front.

L'action est promptement menée. Les FSL n'ayant pas les moyens de s'opposer aux armements lourds des soldats alliés et l'Armée allemande, saignée à blanc depuis Janvier et largement engagée désormais contre les Alliés, étant largement minoritaire dans l'ordre de bataille de l'Axe dans ce secteur. Ainsi, ce rapide succès de l'Opération Voltaire (nom de l'offensive alliée contre les troupes de l'Axe) sauve des milliers de vie. L’État d'Israël conférera le statut de « Justes parmi les Nations » à de très nombreux cévenols après-guerre.

En Inde, après 1 mois de pause qui leur ont permis de se ravitailler, les Japonais reprennent leurs assauts, et cette fois, contre la province du Bengale. Mais les Britanniques ne sont pas restés sans rien faire…

En effet, Churchill remplace le Marquis de Linlithgow comme Vice-Roi des Indes par le Maréchal Wavell. Churchill est bien content d'envoyer à l'autre bout de la Terre cet homme qu'il déteste (En effet, Wavell était opposé à l'expédition en Grèce continentale en 1940-1941) tout en pouvant utiliser ses grandes compétences pour gérer une crise grave (n'a-t-il pas vaincu les Italiens en Libye d'abord et en Afrique orientale ensuite?)…

Mais à peine installé à Delhi que déjà l'action du Maréchal entraîne le courroux du Premier Ministre britannique. En effet, Wavell libère les membres du Congrès emprisonnés en Février et reprend les discussions avec Nehru tout en nommant l'Hindou et plusieurs de ses amis comme membres du Conseil du gouverneur général des Indes, véritable gouvenrment du Raj. Jinnah et plusieurs leaders de la « Ligue musulmane » sont également nommés à ce conseil comme représentants de la communauté musulmane .

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Sur le Front, l’État-major britannique décide de s'appuyer, et c'est une première depuis la révolte des Cipayes en 1857, massivement sur les populations musulmanes, et sur les Bengalais en particulier, pour s'opposer à l'avance nippone et des « Indiens libres ». Ainsi, les Bengalais, passent du statut de personnes considérées comme efféminés et de faibles combattants à celui de « Lions du Gange » (c'est comme ça que la propagande coloniale qui les souillaient depuis presque 1 siècle les appelle désormais et ce, du jour au lendemain) et grands défenseurs de l'Inde.

Pendant ce temps, Winston Churchill et Georges Mandel (accompagnés d'Anthoy Eden et de Charles de Gaulle) se rendent en urgence à Moscou afin de s'entretenir avec Staline de la situation dans les Balkans et en Europe de l'Est. L'entretien est nettement plus tendu que les précédents, Staline se montrant intraitable sur le maintien de Tito au pouvoir en Yougoslavie (assimilant les Tchéniks, et au-delà Pierre II, à des Fascistes ne valant guère mieux que les Nazis), son rejet du gouvernement Sikorski concernant la Pologne (les Polonais n'ont-ils pas pactisé avec Hitler lors de « l'affaire » Katyn ? Sikorski n'est-il pas à la tête d'un État ayant participé, aux côtés de l'Allemagne, au démantèlement de la Tchécoslovaquie ? ) tout en critiquant « l'Alliance » entre Londres et Alger d'un côté et le Roi qui nomma Mussolini Président du Conseil de l'autre…

Après cette diatribe, le Vojd fait dresser une carte de l'Europe sur son bureau. La carte d'une Europe qu'il a déjà redessiné ! Les 2 dirigeants occidentaux peuvent voir que non content d'annexer de nouveau à l'URSS les territoires polonais à l'est de la Ligne de démarcation définie par Molotov et von Ribbentrop en 1939 ainsi que les États baltes, le dirigeant soviétique incorpore également la Ruthénie subcarpatique, territoire tchécoslovaque envahi par les Hongrois en 1939 à son pays. Le Tyran rouge compte également dévorer la Carélie finnoise et la Moldavie roumaine.

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Staline redessinant les frontières de l'Europe

Mais, c'est en tournant ses yeux vers l'ouest que le Premier ministre britannique et le chef du gouvernement français faillirent attraper une syncope…

Non seulement un immense trait rouge longeant l'Elbe, suivant la frontière entre la Tchécoslovaquie et la Bavière, coupant l'Autriche en deux puis longeant la frontière italo-yougoslave (une seconde ligne séparant l'Albanie et la Grèce de la Yougoslavie et la Bulgarie) tranche l'Europe en deux mais tous les territoires allemands à l'est de l'Oder et de la Neisse occidentale sont incorporés à la Pologne !

Le Français et le Britannique protestent. Churchill conclut « qu'il ne faut pas trop gaver l'oie polonaise de terres allemandes, car elle risque une indigestion », propos auxquels Staline répond en expliquant que « le problème des nationalités n'est qu'une question de transport, Messieurs »…

Certes Churchill était prêt à accepter une influence russe en Europe de l'Est ainsi que certains arrondissements territoriaux à l'URSS (ne s'était-il pas félicité de l'invasion de la Pologne orientale par Staline en 1939 ?) mais il ne voulait certainement pas d'un Empire totalitaire stalinien sur la moitié de l'Europe !

Les dernières discussions ne furent que de pures formes, Chuchill et Mandel ne faisant même pas semblant d’acquiescer lorsque Staline proposa un gouvernement allemand post-nazisme dont les membres seraient à moitié pris parmi ceux du « Comité de l'Allemagne libre », pour l'autre désignés par les Occidentaux, ce qui donnerait à Staline autant d'influence sur la nouvelle Allemagne que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France réunis ! En rentrant à Londres, le Premier Ministre commença la planification de l'Opération « Unthinkable », de l'Impensable…

Rien moins qu'une Troisième guerre mondiale contre l'URSS sur les cendres encore fumantes de la Seconde !

Mais pour Churchill, comme pour les Français rapidement mis dans la confidence (Roosevelt, jugé trop proche « d'Uncle Joe », n'étant quant à lui pas encore informé), l'« Impensable » ne doit être qu'un ultime recours.

Dans le même ordre d'idée, les dirigeants britanniques et français, s'ils rejettent toute idée d'accord avec les dirigeants nazis dans l'optique de la future opposition entre l'Occident et l'URSS (et c'est plus généralement une opposition au moindre accord avec l'Allemagne en ce qui concerne Mandel), commencent à envisager une sortie de guerre « honorable » pour le Japon impérial ! D'ailleurs, le Premier ministre japonais Higashikuni était un opposant à la guerre.

Ce n'est pas comme si l'on allait négocier avec Tojo !

D'ailleurs, les Franco-Britanniques laissent comme concession principale le maintien de l'institution impériale accompagnée du respect de l'intégrité territoriale de la métropole japonaise. De Gaulle propose également, comme unique entorse à la déclaration du Caire (si on excepte que le Japon ne se rendra donc pas sans conditions), de laisser au Japon impérial ses îles du Pacifique, « des poussières » comme il les qualifie lui même, « qui permettront aux Japonais de garder le plus important pour eux, la face ».

Quant au reste de l'Empire que s'est taillé le Japon depuis la Restauration Meiji, la puissance nippone devra évacuer l'ensemble de ses conquêtes, que ce soit dans le Pacifique ou en Chine, mais également restituer la Mandchourie à la Chine et évacuer la Corée.

Mais le maintien de l'intégrité territoriale du Japon même signifie que l'Empire du Soleil levant conserve les îles Kouriles mais surtout, et cela ne plaira pas à Staline, la Préfecture de Karafuto, le sud de l'île de Sakhaline, conquise par le Japon lors de la guerre Russo-Japonaise de 1904-1905…

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Reste à convaincre les Américains...

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Mai 1944

Dans le Pacifique, les Américains achèvent la conquête de Saipan, après 2 mois de durs combats et au prix de pertes très lourdes. Notons que les Alliés découvrirent sur cette île que le refus de la reddition et la folie suicidaire qui en découle ne touchait pas seulement les militaires, mais également les civils japonais ! Des milliers d'entre eux préfèrent mettre fin à leurs jours plutôt que de se livrer aux Américains en dépit des tentatives de ces derniers de les sauver.

C'est à Saipan que s'illustrèrent les Indiens Navajos, dont la langue, inconnue des Japonais, servait de moyens de communications et, au-delà, de code, pour la transmission des messages américains. Cependant, au-delà du racisme anti-indien aussi vivace, l'autre cause de leur manque de reconnaissance après-guerre fut le simple fait que l’État-major américain ne voulait pas dévoiler son secret au Monde et réutiliser le Code Navajo à l'avenir.

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Conformément aux plans alliés, les Soviétiques déclenchent à leur tour une offensive quelques semaines après le début d'Anvil/Enclume, le débarquement de Normandie. C'est l'Opération Béria, une gigantesque offensive en Biélorussie, comme l'avait prédit justement Hitler. Guderian fait son maximum pour tenter d'enrayer la ruée soviétique vers l'ouest et sa région natale, la Prusse occidentale et y parvient au début avec un relatif succès. Cependant, le Général allemand comprend vite que la Biélorussie est perdue et supplier d'ordonner un repli a minima sur la frontière polono-soviétique de 1939 mais tout en proposant plusieurs options plus à l'ouest, et notamment un repli sur une ligne s’appuyant notamment sur le Niémen et le Boug.

Pour seule réponse, Heinz Guderian apprend son remplacement par un falot totalement soumis au Führer, Ernst Busch.

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Ce dernier applique à la lettre les ordres d'Hitler consistant à ne plus reculer. Ces consignes désastreuses pour le Reich ne font qu'augmenter l'ampleur du succès soviétique. La lente et coûteuse progression de l'Armée rouge devient subitement un triomphe complet qui l'amène rapidement à la reconquête complète de la Biélorusse et au-delà, à pénétrer de nouveau en Lituanie de 1940 (dans la région de Wilno/Vilnius donc) tandis que plus au sud, la frontière polonaise de 1939 est également franchie en de multiples endroits.

Mais partout, c'est l'administration soviétique qui reprend ses droits, Staline, comme il l'a dit aux Occidentaux le mois précédent, considérant ces territoires comme soviétiques.

En dépit des avertissements des Occidentaux, consécutifs à la Conférence de Moscou et donc trop tardifs, l'AK déclenche l'Opération Tempête dans les confins polonais. C'est dans ce cadre que se produit « La Trahison de Wilno » comme l’appelleront entre eux les Polonais. En effet, c'est en grande partie grâce à l'action de l'Armée secrète polonaise que l'Armée rouge parvient à chasser les Allemands de la ville. Or, à peine la ville sécurisée, que, comme à Belgrade, les Soviétiques attaquent les Résistants non communistes en arrêtant par surprise leurs commandants puis en écrasant par la force ceux qui refusaient de se rendre. Et comme en Yougoslavie, ceux que les Communistes considèrent comme des Fascistes sont bientôt traqués et contraints à la clandestinité.

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Avant la trahison...

Notons qu'à l'origine, Anvil/Enclume aurait dû être déclenchée en ce mois de Mai et Béria suivre de quelques jours mais que la déroute allemande à l'ouest a donc permis aux Alliés occidentaux de déclencher un assaut plus rapidement. Cependant, le type de préparatif n'étant pas le même à l'est, les Soviétiques n'ont pu avancer Béria d'un mois…

Paris est libérée par les Américains. De Hauteclocque a pourtant tout fait pour essayer, depuis la région lyonnaise, d'atteindre la capitale en même temps que l'Américain mais Eisenhower, pragmatique, considérant la 2ème DB comme épuisée par les combats, la retire du front. Mais De Hauteclocque n'oublie pas le serment d'El-Agheila, et Strasbourg restent dans son viseur, faisant tout pour que le repos forcé de sa division soit le plus court possible. Mais les Allemands ne l'entendent pas de cette oreille et ne le laisseront pas le Français libérer Strasbourg aussi facilement.

D'ailleurs, l'autre raison qui empêche les troupes alliées de la pince sud, et donc les troupes de l'armée régulière de la République française, de libérer Paris et qu'elles font face aux divisions de Panzers expédiées depuis le Pas-de-Calais et qui les bloquent en Bourgogne.

La France se libère, d'ailleurs, en partie elle-même. C'est notamment le cas du Sud-Ouest de notre pays. Tandis que la Wehrmacht entame une fuite éperdue en direction du Reich. D'ailleurs, pour empêcher l'invasion de l'Allemagne, Hitler a rameuté en urgence des forces du front de l'est vers le front de l'ouest, accélérant ainsi la victoire soviétique dans Béria, déjà bien entamée.

Paris s’est également insurgé contre les Allemands peu avant l'arrivée des troupes de Patton et a entamé de furieux combats contre l’Armée allemande qui avait reçue l’ordre d’Hitler de tenir la ville jusqu’au bout ou de la détruire. Cependant, Paris ne subira pas le même sort que Lyon, la cité martyre. En effet, le Général Carl-Heinrich von Stülpnagel, commandant du « Gross Paris », est un anti-nazi convaincu. Il négocie en secret avec la Résistance via l'ambassadeur de Suède auprès de l’État français, Raoul Nordling, une trêve et bientôt la capitulation de la garnison allemande de la capitale. Hitler, furieux, le fera juger par contumace par le « Tribunal du Peuple » et condamner à mort.

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C'est une foule en liesse qui accueille Mandel, de Gaulle, Blum, Daladier et Noguès lors de leur arrivée dans la Capitale de la France.

« Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière : c'est-à-dire de la France qui se bat. C'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. » s'écrira de Gaulle depuis le balcon de l'Hôtel de Ville, lieu symbolique pour toute restauration républicaine, que ce soit en 1848, en 1870 et maintenant en 1944, après la remontée triomphale par les hauts dirigeants républicains des Champs-Élysées sous les vivats amplement mérités du peuple de Paris.

Les grands moments de la célébration de la Libération de Paris seront notamment immortalisés par Robert Capa, dépêché en urgence par Mandel dans la Capitale alors qu'il suivait jusque là les combats de la 2ème DB.

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Quelques jours après la fuite de Pierre Laval, c'est donc Mandel, son ennemi intime, qui s'installe dans son bureau à Matignon (tandis qu’Albert Lebrun remplace Pétain à l’Élysée). Commence pour lui la tâche immense de réformer la France vaincue en 1940 mais qui, aujourd'hui, triomphe. Mandel a dans ses valises le vaste programme émis par la Commission préparatoire aux grandes réformes politiques et sociales, surnommé par les Français « Programme d'Alger ». Le Président du Conseil a peser de tout son poids pour rendre ce programme encore plus audacieux. Les grandes réformes prévues consistent en la création d'une sécurité sociale, à accorder aux femmes le droit de vote, et en la transformation de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de la Réunion, des Établissements français dans l'Inde, de la Nouvelle Calédonie, des Établissements français d'Océanie et de Saint-Pierre et Miquelon en Départements d'Outre-mer. Est également prévue une série de nationalisation a minima et uniquement punitive, le chef du gouvernement restant un homme de droite. Ainsi, la plus grande entreprise qui sera nationalisée sera Renault, l'entreprise félonne dont le directeur a servi sans vergogne le Reich. Mais Mandel profitera de l'euphorie de la Libération pour faire passer ce train de réformes au Parlement dans les semaines qui suivent. Notons que la République n'ayant jamais cessé d'exister, la restauration de celle-ci en Métropole annule automatiquement l'intégralité des mesures prises par Vichy, les mesures antisémites notamment.

Mais Paris est certes une conquête d'importance, mais reste une étape sur le chemin de la victoire totale sur le Nazisme. L'Armée allemande, quoi qu'en retraite, est toujours présente dans la partie septentrionale de la France. Ce secteur, et, au-delà, la Belgique et les Pays-Bas, sont dévolus à l'Armée britannique, aux forces du Commonwealth ainsi qu'à l'Armée tchécoslovaque du gouvernement dirigé par Benes.

Certes les Allemands ont évacués en urgence le Sud-Ouest de la France et ce sous les assauts furieux de l'aviation tactique alliée tout en étant harcelés par la Résistance intérieure mais la majeure partie de leur unités sont parvenues à passer et à rejoindre la Champagne en passant entre les troupes de Patton engagées en Île de France et les divisions alliées combattant en Bourgogne.

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Après ce petit exploit, Von Rundstedt et Rommel décident d'un commun accord d'ordonner aux troupes allemandes une retraite générale sur les positions suivantes.

-Au nord, l'Armée allemande évacuera la Belgique, à l'exception notable d'Anvers, que les 2 Allemands ont décidés de conserver en vue de perturber les lignes logistiques alliées. Concernant le reste de la partie septentrionale du futur Front, la Wehrmacht se repliera sur les Pays-Bas et le long de la Ligne Siegfried après avoir évacué la Belgique et le Luxembourg.

-Plus au sud, l'Armée allemande se repliera sur la frontière franco allemande de 1871. Sa défense s'appuiera sur les fortifications du Moselstellung et les hauteurs des Vosges.

Hitler, furieux, fera limoger les 2 hommes. C'est Model qui devient Commandant des forces allemandes à l'ouest. Celui-ci maintiendra les ordres de repli donnés par ses prédécesseurs. D'ailleurs, les Alliés talonnent les soldats allemands en retraite…

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Dans le même temps, en Provence, des éléments de l'Armée polonaise dite de l'Ouest, en réalité la seule aux ordres du gouvernement légal de Sikorski, libèrent Nice, dont la population s'est spontanément révoltée contre l'occupant. Mais les Alliés ne poussent pas plus loin leur avantage et après avoir symboliquement libérés Menton, s'arrêtent à la frontière italienne. Notons que l'essentiel des forces polonaises libres combattent au sein de la 1ère Armée française.

La fibre patriotique française est ainsi exaltée par le fait que la Libération de la France a été effectuée en partie par les FFI et les armées d’Alger et cette dernière ne compte plus les engagements volontaires en son sein à l’heure où l’assaut final contre le Reich se précise. Cet afflux de volontaires permet à la France de créer une « Second armée », confiée au Général Delestraint, grand maître dans l'art de diriger des blindés à l'instar d'un de Hauteclocque.

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Pétain et les membres du Gouvernement Laval ont été emmené en Allemagne, à Sigmaringen, dès le déclenchement du soulèvement, échappant ainsi à la capture par la Résistance. Ils y formeront un gouvernement en exil qui n'arrivera jamais, bien entendu, à la cheville de celui de Mandel. Pire, les Collaborateurs passeront leur temps à se disputer entre eux tandis que Pétain fera la « grève » du pouvoir même si celui-ci n'aurait été de toute façon que théorique…

La Libération est également synonyme d'épuration. Certains profitent de la situation pour se venger des traîtres et des bourreaux tandis que certains règlent simplement des comptes personnels… Mais le gouvernement républicain avait prévu ses éventualités et l'ordre est rapidement rétabli. C'est la Justice de la République qui jugera et punira dans l'immense majorité des cas, ceux qui ont trahis la patrie grâce aux Juges, Procureurs et autres Avocats ayant fuis la Métropole depuis 1940 ou étant en poste dans l'Empire durant l'invasion.

Le mois de Mai 1944 voit également se dérouler l'un des épisodes les plus empreints de mystère de la guerre. La fuite de Rudolf Hess. Progressivement mis à l'écart au sein des élites nazies au profit de Bormann, celui-ci, désireux de retrouver son rang par un coup d'éclat et de sauver également son maître, vole un Focke-Wulf Fw 190 et s'envole pour négocier en personne avec les Occidentaux. Vomissant la France, ses institutions et, surtout, son Président du Conseil, ce n'est donc pas vers ce pays en pleine libération qu'il s'envole, mais bien vers le sud de l'Angleterre et Londres. Cet orgueilleux espère pouvoir négocier avec le lion Churchill qui, même en Juin 1940, alors qu'il avait l'intuition que Pétain allait gagner et mener la France dans les bras d'Hitler, refusait l'idée de discuter avec les Nazis ! Alors en ce mois de Mai 1944 où les troupes nazies sont en pleine débâcle… Hess s'est à peine posé dans un champs qu'il est arrêté comme un simple bandit (et après tout, c'est ce qu'il est…) et jeté en prison, sans voir Churchill bien évidemment…
Cependant, encore de nos jours, certains historiens se demandent si Hess n'a pas agi sur ordre d'Hitler, à l'heure où la défaite du Reich semblait inévitable mais où, également, la crise commençait à couver entre l'Est et l'Ouest.

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Hitler a-t-il voulu tester les Occidentaux sur une éventuelle alliance anti-bolchevique ? Après tout, il a plusieurs fois parlé de cette éventualité à ses généraux mais a mis comme condition sine qua non la mise à l'écart de Mandel. Or, c'est vers Londres que s'est envolé Hess…

À Sofia débute la procès pour « Collaboration avec l'ennemi » du Prince Kiril, de Bogdan Filov et du Général Nikola Mikhov, les 3 anciens régents. Bien évidemment, et cela n'est pas une surprise, le procureur réclame la Peine de mort pour les 3 accusés. Si ce procès est organisé dans l'urgence, que dire du « référendum populaire » portant sur l'abolition de la monarchie qui confère 97 % des suffrages au oui... La République populaire est proclamée dans la foulée des résultats et Kimon Georgiev et élu Président dans les jours qui suivent. L'ancien dictateur tombe dans un piège puisque la Constitution rapidement adoptée conférera l'essentiel des pouvoirs au Premier ministre, à savoir un certains Georgi Dimitrov, qui, on le sait, a réalisé l'exploit d'être relaxé par la justice nazie ! Dans les mois qui suivront, les Partis indépendants du « Front patriotique » seront déclarés illégaux et leurs dirigeants bientôt jetés dans des camps pour les plus chanceux (?) ou exécutés pour les autres.

Néanmoins cette tactique montre que Staline est pressé. En effet, il craint la présence occidentale en Grèce et en Albanie qui pourrait donner de « mauvaises idées » aux pays d'Europe de l'Est. Les événements montreront aussi que le natif de Gori avait également comme volonté de faire tomber la Roumanie dans ses filets en l’encerclant de toute part. En effet, le lendemain de la proclamation de la République en Bulgarie, des manifestations éclatent à Bucarest, réclamant la déchéance du Roi Michel Ier et la mise en place d'un Régime « populaire » en Roumanie, similaire à celui mis en place par les Bulgares et s'inspirant du modèle du grand frère soviétique et du glorieux Staline. Rapidement, les manifestations dégénèrent mais la police roumaine est empêchée d'intervenir par les soldats soviétiques. Les Occidentaux n'ayant pas d'ambassadeurs en Roumanie, c'est le représentant de la Suède qui par son intercession, permet au Roi de quitter son palais puis de prendre un vol pour la Suisse d'où il passera rapidement en France, terre de son exil royal, la seule condition étant qu'il signe au préalable son acte d'abdication.

Son Premier ministre n'aura pas la même chance et sera jeté en prison par les Communistes. La République populaire sera de même que dans l'ancien rival méridional, proclamée très rapidement.

Pour les dirigeants français, c'est la stupeur. En 2 mois, Staline a donc pris ouvertement le contrôle de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Yougoslavie et prendra bientôt celui de la Tchécoslovaquie, de la Hongrie et de la Pologne selon toute vraisemblance.

Des centaines de milliers de Français sont donc morts inutilement, car malgré leur sacrifice, un Empire totalitaire va donc bientôt prendre le contrôle de la malheureuse Pologne et, au-delà, de l'Europe orientale donc.

Mais le pire n'est pas là. Pour éviter d'autres pertes, la France ne peut pas faire grande chose pour le moment pour s'y opposer car en effet, c'est bientôt entre les mains de Staline que tomberont les millions de prisonniers français cantonnés en Allemagne orientale. Or, pour Mandel, leur probable déportation par Staline, s'il allait trop loin aux yeux du Soviétique pour sauver l'Europe de l'Est, ne serait pas une statistique, mais bien une tragédie...

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il y a 44 minutes, Napoléon III a dit :

En effet, le Général Carl-Heinrich von Stülpnagel, commandant du « Gross Paris », est un anti-nazi convainc

J'ai toujours cru que c'était von Choltiz :tongue: d'ailleurs en août 44 Carl Heinrich Von Stülpnagel est arrêté après sa tentative de suicide suite à l'attentat du 20 juillet et sera exécuté le 30 août il n'a jamais été gouverneur militaire de Paris c'est son cousin Otto qui le fut jusqu'en 42

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Salut Pascal !

Merci de ton passage et de ta réaction tout d'abord !

Et bien disons que LFC n'est pas l'IRL :p

Juin 1944

Proclamation de l'indépendance de l'Islande sous la forme d'une République. Ainsi prend fin l'Union personnelle avec le Danemark dont le gouvernement est le seul d'un pays occupé à ne pas s'être exilé lors de l'invasion par les Armées du IIIème Reich.

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Sveinn Björnsson. Régent puis Président de la République d'Islande.

L'Armée rouge, épuisée, avait été stoppée à proximité de la ligne Curzon. Partout la soviétisation reprenait ses droits tandis que ces terres polonaises, mais marquées par une grande diversité de populations, en grande partie respectée par l’État polonais avant-guerre, était déjà en cours de rattachement aux RSS biélorusse et ukrainienne, rattachement qui ne se limitera bientôt plus seulement au domaine administratif…

Cependant, Staline ne rejette pas complètement l'idée de s'appuyer sur l'AK, du moins à l'ouest de la ligne Curzon de 1939. Voyant l'effondrement du Reich à l'ouest tandis que son Armée est momentanément enlisée, il craint que Berlin, son joyau, ne tombe entre les mains des Occidentaux et souhaite donc s'associer partiellement à l'Armée des Ombres polonaises. En revanche, la Résistance intérieure polonaise devra se rallier au gouvernement pro-soviétique que Staline est en train d'organiser et ne plus obéir à Sikorski.

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Bien évidemment, les concessions qu'il accorderait aux Polonais se limiterait à une satellisation « douce », dans le style de celle qu'accepte volontairement Benes pour la Tchécoslovaquie. Cette satellisation serait par ailleurs accompagnée de l'annexion par la Pologne des « territoires recouvrés », c'est à dire les terres allemandes à l'est de la Ligne Oder-Neisse et qui étaient polonaises il y a 1000 ans...

Pendant ce temps, en France, comme on le sait, au sein de la Résistance française se trouve une part importante de Communistes. Le Président du Conseil de la République française décide, comme avec les autres FFI, de les incorporer à l'Armée française, bien qu'il se méfie d'eux. Cependant, suite aux premiers soubresauts de ce qu'on connaîtra bientôt comme étant la « Quasi-Guerre » (terme inventé par de Gaulle en référence au conflit Franco-américain de la période révolutionnaire, véritable guerre non déclarée), le chef du gouvernement de la France libérée décidera d'engager les divisions composées de Communistes à la mission de second ordre consistant à assiéger les poches de l'Atlantique, le reste des troupes issues des rangs FFI, des Socialistes aux Conservateurs, se voyant placés dans des divisions qui marcheront bientôt vers le cœur du Reich et à une mission nettement plus glorieuse donc.

Malheureusement, la guerre ne se terminera pas dans quelques semaines.

En effet, après la rapide Libération de la France, les Allemands bloquent depuis plusieurs semaines les troupes alliées le long de la frontière entre l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique (sauf Anvers, fermement tenue par eux) tandis que leurs troupes positionnées plus au sud sont enlisées devant Metz et au pied de Vosges. Cependant le raidissement de la défense allemande n'est qu'une des causes de l'enlisement allié. Les difficultés logistiques des Alliés en sont la seconde cause. En effet, la logistique alliée est au bord du point de rupture car elle n’arrive en Europe que via les ports artificiels construits sur les plages du débarquement de Provence et des Normandie. Il faudra du temps avant que les ports comme Marseille, Toulon ou bien Cherbourg et Le Havre soient reconstruits tandis que d’autres comme Brest, Lorient ou bien Bordeaux sont toujours tenus par des garnisons allemandes.

Face à la menace d'une invasion imminente de l'Allemagne, Hitler ordonne la levée du Volksturm.

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Tremblez soldats alliés !

Mais sur un autre « Front », l'Allemagne passe à l'attaque…

En effet, les premiers V-1 sont lancés sur l'Angleterre depuis les Pays-Bas. En effet, malgré la capture de nombreux sites de lancement dans le nord de la France et en Belgique, les sites néerlandais sont toujours aux mains des Nazis qui peuvent donc commencer à faire pleuvoir la mort sur Londres et sa région ! En parallèle, d'autres sites sont en construction en Rhénanie, objectif ? Paris…

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Churchill entre dans une rage noire dès la chute des premiers missiles nazis. Il faut toute la force de persuasion de son État-major pour l'empêcher de gazer les villes allemandes en représailles !

Cependant, le blocage de la situation sur le Front n'empêche pas Georges Mandel, désormais fermement installé au palais de Matignon, de continuer la réforme des institutions de la République française.

Dans le Pacifique, les Américains envahissent l'île de Guam. Ils font presque immédiatement face à une résistance acharnée de la puissante garnison nippone.

Plus à l'Ouest, l'Armée japonaise est enfin stoppé sur le Gange par une Armée majoritairement composée d'Indiens mais encadrée, pour ne pas dire surveillée, par des soldats venus des colonies « blanches » du Commonwealth. Même l'Afrique du sud a daignée envoyer des soldats. L'Armée nippone est de son coté complètement épuisée, ses lignes de communications sont plus qu'étirées tandis que les exactions qu'elle commet en « Inde libre » fait que le cycle des défections indiennes commence petit à petit à changer de sens, au grand désespoir de Bose et Yamashita...

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Juillet 1944

Les Alliés englués aux frontières de l'Allemagne par les soldats de Model, la mort pleuvant de nouveau du ciel sur Londres, et l'idée paraissant maligne sur le papier, Eisenhower décide de se rallier au projet britannique dénommé Market Garden d'une offensive à travers les Pays-Bas en vue de contourner la Ligne Siegfried, point d'appui de la défense allemande.

Heureusement, les Alliés ont eu le temps de transférer les divisions parachutistes depuis l'Afrique du nord en direction de l'Angleterre depuis qu'Eisenhower a validé le projet en Juin et la chute des premiers V1. Les Paras seront le fer de lance de l'opération.

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La première vague est larguée sur les Pays-Bas à la toute fin de Juillet. Le temps de peaufiner l'Opération et de préparer les hommes.

La fixation du front ouest permet à Staline, qui avait un temps envisagé de négocier avec Helsinki mais sur des bases si rudes qu'elle avait rejeté l'offre, en vue de pouvoir rameuter un maximum de troupes pour la ruée sur Berlin, de déclencher son offensive contre ce petit pays. D'ailleurs, bien qu’ayant largement pris le dessus sur l’envahisseur nazi et ayant mis fin au blocus de Leningrad donc, l’URSS voit toujours l'armée finnoise positionnée non loin de l'ancienne Saint-Petersbourg, sur la frontière Soviéto-finlandaise de 1939.

Si en 1941, l'Armée finlandaise a stoppé son offensive sur la frontière d'avant-guerre, ne la franchissant que de quelques kilomètres en certains endroits (uniquement pour des raisons de stratégie militaire), sa principale ligne de défense en Carélie est la ligne VT (Vammelsuu-Taipale), située en retrait du front. Les Finlandais et le génie du Maréchal Mannerheim ont mis toute leurs ressources dans la conception de cette ligne de défense et ce, depuis 1941.

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Staline le sait et oppose aux Finnois une concentration d'artillerie formidable. Mais, le gros du corps de bataille finlandais s'est déjà retiré sur la ligne VT, seule quelques unités d'élite tenant le « front ». Mieux, celles-ci décrochent dès que le pilonnage soviétique apparaît imminent et se retirent par étape sur la ligne VT tout en harcelant les avants-gardes soviétiques (ce qui leur inflige de lourdes pertes).

Pressé par le « Vojd », le commandement soviétique lance ses unités désorganisées par le harcèlement finlandais contre les fortifications finnoises dès ces dernières atteintes. C'est une véritable catastrophe pour les Russes et les Finlandais repoussent facilement le premier assaut.

Mais plus dur sera la seconde manche.

Le Maréchal commandant l'Armée finlandaise a rameuté ses réserves et peut donc mener un roulement de ses unités qui défendent directement la ligne VT. Ainsi, ce sont des unités fraîches auxquels font face les soldats de Staline. Mais les Soviétiques ont un net avantage en terme de puissance de feu. Lors du second assaut, ce n'est qu'en effectuant des contre-attaques forts habiles que les soldats de Mannerheim parviennent à conserver l'intégralité de la ligne VT et à empêcher un percée soviétique qui les auraient contraint à reculer sur la seconde ligne, la ligne VKT, ce qui aurait placé Viipuri et ses habitants en première ligne.

Plus à l'est, les forces finlandaises commandées par le Général Karl Lennart Oesch et qui défendent la partie de la Carélie située entre les lacs Ladoga et Onega reculent certes, mais maintient leurs cohésions tout en épuisant les assaillants soviétiques. Sortavala est toujours sous contrôle de la Finlande.

À Berlin, où l'OKW pensait que la Finlande s'écroulerait rapidement, on est ravis. En effet, alors que partout l'Axe recule, les dirigeants allemands se satisfont de voir un « allié » (en fait les Finlandais sont plutôt des co-belligérants de l'Allemagne) rejeter un assaut massif d'une Armée rouge qui use et abuse de la force blindée. Ainsi, les Nazis savent que les troupes finlandaises ne tiendront pas éternellement sans un apport en armements anti-char, que ce soit sous forme de Panzerfausts ou d'escadrons de Stukas. Ils voient donc là l'occasion d'en profiter pour accroître leur pouvoir sur la Finlande tout en la maintenant dans la guerre contre la livraison de ses armements vitaux à la défense de ce pays.

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Mannerheim en est également conscient tandis qu'un troisième assaut d'envergure est en préparation et que celui-ci risque de provoquer la rupture de la ligne VT. Le Maréchal pousse ainsi le Président Ryti à se compromettre en acceptant un accord avec Ribbentropp, venu en personne à Helsinki tout en préparant son éviction une fois l'armement reçu, dans une sorte de version finlandaise de l'opération Berthelot (sauf que Ryti ne sera pas jeté en prison contrairement à Antonescu).

Juillet 1944 se termine et la Finlande est toujours debout.

Mais pour combien de temps ?

Pourtant, la guerre a bien failli s'arrêter en ce mois de Juillet 1944. En effet, des officiers antinazis tentent un putsch contre Hitler le 15, mais la bombe échoue à tuer le Führer. En effet, alors qu'il réunit son État-major pour discuter, justement, de la situation de la Finlande, le Colonel von Stauffenberg dépose une mallette contenant les explosifs destinés à tuer Hitler puis se retire. Or, peu avant le déclenchement du détonateur, le dirigeant nazi est pris d'une envie pressante et interrompt la réunion. La bombe explose mais Hitler n'est même pas blessé, du fait de son absence. En revanche, Goering, Himmler et Keitel, entre autres, sont foudroyés. Les antinazis, informés à tort de la mort du Führer (l'explosion a été d'une puissance terrifiante), déclenche le coup d'état, l'Opération Walkyrie. Mais la tentative de renverser Hitler échoue dès que la radio berlinoise retransmet un discours d'Hitler, en direct, déblatérant sa haine de « la clique d'officiers ambitieux ». La répression contre les conjurés, qui se sont révélés au grand jour, sera impitoyable et touchera même Rommel, qui sera pendu à croc de boucher, dans le plus pur style hitlérien. Malheureusement, l'échec du coup d’État sera si rapide, que les Alliés n'auront aucun temps de flottement à exploiter côté allemand.

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Claus von Stauffenberg

En Inde, l'heure est à la contre-attaque côté allié. Tandis que l'Armée britannique reprend l'ascendant sur les Japonais et reprend pied dans l'Assam, les Chinois chassent les Japonais du Yunnan et avancent dans le Nord de la Birmanie. Dans le Pacifique, les combats, extrêmement violents, continuent à Guam.

À Berne, les premiers échanges, qui se déroulent dans le plus grand secret, ont lieu entre les représentants français, britanniques et japonais, conformément au souhait d'une paix de compromis entre le Japon et les Alliés. Le choix de la Suisse, pays neutre, et du au fait que les voyages des diplomates entre Londres et Paris d'un côté, Berne de l'autre, sera facilité par le fait que la France est, comme on le sait, en grande partie libérée. Les diplomates japonais expliquent que la plupart des dirigeants civils, à commencer par le Premier Ministre, seraient prêt à accepter dès maintenant les conditions des Européens mais, ceux-ci avaient bien compris que les Américains n'étaient pas au courant de ses pourparlers du fait de l'absence de leurs représentants à Berne. Côté nippon, restait à convaincre les militaires, prêt à aller jusqu'au sacrifice suprême, celui du Japon, comme l'avait montré l'exécution de Yamamoto.

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Août 1944

L'opération Market Garden tourne au désastre pour les Alliés. En effet, les Parachutistes se font massacrer par les Allemands solidement retranchés. Pire, alors qu'au prix de très lourdes pertes, certains ponts sont pris par les Parachutistes américains, français et britanniques, la phase blindée, conduite par les chars de sa gracieuse majesté, fait face à des unités de Panzers rééquipées et est repoussée et ce, quasiment sur sa ligne de départ. C'est une immense victoire pour Model, qui a suivi les opérations depuis son PC d'Aix-la-Chapelle tandis que des milliers de soldats d'élite alliés partent pour les Stalags, étant à court de munitions tandis que tout espoir de secours s'est désormais évanoui. Les Allemands se vengeront de la population néerlandaise qui a soutenu les Alliés en l'affamant...

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Hitler s'emballe alors. Ayant constaté l'ampleur des moyens alliés engagés en Belgique et aux Pays-Bas, il ordonne aux Généraux qu'il n'a pas fait fusiller après « Walkyrie » de préparer « Garde sur le Rhin », riens moins qu'une réédition du « Coup de faucille » de 1940 ! Model sait que cette décision conduira l'armée du Reich à sortir de sa « coquille » et la mènera à la catastrophe. Il préférerait mener des encerclements tactique et limités par leur ampleur mais n'ose, vu le contexte, s'opposer à Hitler...

Libération d'Anvers mais le port est dans un trop piètre état pour être utilisé tandis que les Allemands tiennent encore fermement l'estuaire de l'Escaut.

Après l'échec de Market Garden, Eisenhower décide de revenir à la stratégie plus « classique » d'une percée à travers les lignes de défense vosgiennes de la Wehrmacht. Pour réussir celle-ci, il décide de renvoyer au front le fer de lance des Alliés, la 2ème DB de de Hauteclocque. L'offensive est déclenchée fin Septembre. C'est le début de la ruée sur Strasbourg, digne d'une manœuvre de
Turenne.

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En effet, le génial picard décide de passer en force à travers la trouée de Belfort, comme son génial prédécesseur. La manœuvre osée de 1944 est un aussi grand triomphe que celle de 1674.

Pendant ce temps, désormais largement équipée en armement anti-chars, l'armée finlandaise parvient à repousser la troisième offensive de l'Armée rouge contre ses positions.

Auréolé de cette victoire, Mannerheim succède donc logiquement à un Ryti démissionnaire. Officiellement pour raison de santé. Le corps électoral finlandais n'étant pas consultable, c'est par le Parlement que le Maréchal francophile et francophone est élu à la tête de l’État finlandais.

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Mais alors que les cadavres des combattants tués sont encore chauds, les plénipotentiaires ont déjà pris le relais. Staline, qui ne veut pas s'engluer de nouveau en Finlande alors qu'il craint toujours d'être doublé par les Occidentaux à Berlin et que mêmes ses propres ressources en hommes ne sont pas illimitées, accepte de négocier avec les Finlandais.

C'est l'Armistice de Moscou.

En attendant la signature d'un Traité de paix définitif, la frontière est fixée temporairement le long de la ligne de cessez-le-feu, ce qui constitue une immense victoire pour les Finlandais, qui conservent la majeure partie de la Carélie finnoise de 1938.

Voici les autres clauses de l'armistice :

-L’armée finlandaise devra chasser les forces allemandes encore présentes sur son sol. Notons que Mannerheim, soucieux de ne pas complètement trahir sa parole, fut tentée de laisser partir pacifiquement l'Armée allemande de Finlande et de se contenter de poursuivre « mollement » les troupes nazies stationnées en Laponie. Il fallut toute la force de persuasion de celui qui a désormais rang d'ambassadeur à Helsinki, René Cassin, pour convaincre le Maréchal d'effectuer une vraie poursuite. Cependant, les exactions commises dès l'annonce de l'armistice par les troupes du Führer en Laponie montrèrent qu'aucun compromis de ce style n'aurait pu de toute façon tenir longtemps avec un Régime comme celui d'Adolf Hitler.

-La Finlande devra se doter d’un gouvernement politiquement favorable à l’URSS. Ainsi, les éléments « grands finlandais » et philogermaniques doivent être écartés du pouvoir (ce qui est déjà le cas depuis la prise du pouvoir par Mannerheim).

-La Finlande accepte de louer la base navale de Porkkala pour 50 ans à l'URSS.

-De nouvelles élections, ouvertes au Parti communiste (qui redevient autorisé), auront lieu une fois le conflit terminé.

Dans le Pacifique, les Américains achèvent la reconquête de l'île de Guam. Des milliers de Boys sont morts pour la reprendre aux Japonais. Ainsi, 1/4 des soldats américains engagés ont été soit tués, soit blessés ! Cependant, bien que l'île soit déclarée officiellement « sécurisée », des petits groupes de soldats japonais continueront à effectuer des actions de guérillas dans les mois suivants.

En Asie, les Japonais sont pratiquement chassés du Raj. L'Azad Hind perd ainsi toute assise territoriale...

Modifié par Napoléon III
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Septembre 1944

Rien n'arrête de Hauteclocque. Le Picard se rue en avant et libère presque toute l'Alsace dans la foulée de sa percée belfortoise, contraignant ainsi les Allemands à abandonner leurs lignes de défense vosgiennes. Le serment d'El-Agheila est honoré. Se rappelant la victoire de 1675 qui donna l'Alsace à la France, c'est le char Turckheim qui sera en tête du défilé de la victoire dans les rues de Strasbourg, juste devant son propre véhicule de commandant. Cependant, la position du Picard est précaire logistiquement tandis qu'Hitler jure de détruire la 2ème DB et prépare une contre-attaque sur Strasbourg. De Hauteclocque annoncera dans un message qu'il rédigera lui-même la Libération de la ville au gouvernement.

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Mais, comme nous le savons, le Führer ne prépare pas qu'une contre-attaque en Alsace…

Il faut d'ailleurs faire au plus vite pour écraser le Reich car, déjà, les premiers V2 commencent à pleuvoir sur Paris !

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Suite à leur défaite dans les Mariannes et au débarquement américain à Peleliu (où ont lieu de terribles combats), les Amiraux japonais et leur chef, l'Amiral Toyoda, n'ont plus aucun doute sur le prochain objectif des Américains. Les Philippines et le plus glorieux prisonnier du monde, Douglas Mc Arthur. Quant aux Américains, toujours dans l'idée de préparer le terrain à leur assaut sur les Philippines, lancent un assaut aérien dévastateur avec leur aviation embarquée sur les installations nippones des Philippines bien sûr, mais également de Formose et d'Okinawa.

En Nouvelle Bretagne, la progression alliée continue, isolant chaque jour un peu plus la garnison japonaise de Rabaul. Notons que cette garnison, affamée, en est réduite à pratiquer le cannibalisme sur les travailleurs coréens et les Indigènes !

En Laponie, l'Armée allemande pratique la politique de la terre brûlée dans sa retraite vers la Norvège (durant laquelle elle et harcelée par les Finlandais). Ainsi, Rovaniemi est détruite ainsi que plusieurs villages ! Plus au sud, Hitler tente de saisir plusieurs îles du Golfe de Finlande via un coup de main. C'est un échec cuisant, des centaines d'Allemands sont fait prisonniers par leurs anciens partenaires.

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Octobre 1944

L'aube. Les opérateurs radar alliés en Belgique et dans le nord de la France sont surpris de voir soudain apparaître sur leurs écrans une masse en provenance de l'est. Si tous pensent au retour d'un énième raid nocturne britannique sur le Reich, la plupart prennent la peine de contacter l'état-major. Cependant, quelques-uns, inconscient des risques, certains qu'il s'agit d'Anglais, ne donnent pas l'alerte… Ailleurs, les sirènes hurlent.

La Luftwaffe attaque en force !

Escortés par les premiers Me-262, les bombardiers et les chasseurs s'en prennent aux pistes alliés afin d'obtenir pour un temps la supériorité aérienne sur les Ardennes !

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C'est l'Opération Bodenplatte au cours de laquelle des centaines d'appareils alliés sont abattus.

Bodenplatte a pour but de préparer le terrain à un assaut majeur du IIIème Reich à l'ouest.

Le dirigeant nazi ayant, en effet, regroupé ses Panzers, a déclenché « Garde sur le Rhin », la contre-attaque de son Armée dans les Ardennes. Elle est si puissante qu'elle entraîne une débâcle digne des pires heures de Mai 1940 côté allié ! L'objectif allemand est de rééditer l'exploit de 1940 en encerclant les force alliées en Belgique et aux Pays-Bas pour gagner assez de temps pour permettre la mise en ligne des fameuses « Armes miracles » dont le Me-262 et les V1, V2 ne furent que les prémices. Hitler a pris un énorme risque, comme à son habitude, en massant l'essentiel de la Panzerwaffe dans la région (facilitant la progression soviétique à l'est notamment…).

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Les fantassins alliés sont non seulement attaqués de face par des Allemands largement supérieurs en nombre mais également sur leurs arrières, les Parachutistes allemands étant de nouveau utilisés dans leur véritable emploi. Ces derniers s'emparent des principaux carrefours et de plusieurs dépôts d'essence américains (qui serviront à abreuver les redoutable Tigres royaux).

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1 semaine après le déclenchement de l'opération, les Allemands sont de nouveau sur la Meuse mais ils n'iront pas plus loin. Ceux-ci sont en effet stoppés par l'association d'une pénurie d'essence et du raidissement de la résistance alliée. Cette fois, contrairement à 1940, ce sont les Allemands qui finiront écrasés sous les bombes de l'aviation de leurs ennemis, qui après une série de furieux combats, a repris le dessus sur son homologue allemande.

Pire pour les Nazis, Patton a confié le front de Metz aux Français de la Seconde Armée de Delestraint et déclenche le lendemain sa ruée vers le nord pour couper les Panzers de leurs arrières.

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Son objectif ? Une petite ville dont les Allemands se sont emparés sans combats. Bastogne…

O'Connor, soucieux de se racheter de l'échec de Market Garden, lance ses propres chars vers le même objectif mais cette fois, depuis le nord. Le but étant de prendre en tenaille les Panzers du IIIème Reich bloqués sur la Meuse.

Mais Hitler n'a pas tout misé sur « Garde sur le Rhin ». Il déclenche également « Vent du nord » en direction de Strasbourg. En dépit des ordres de retraite d'Eisenhower, échaudé par la déroute alliée dans les Ardennes, de Hauteclocque, soutenu par Mandel, reste sur place et repousse l'assaut nazi.

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De Gaulle aura ses mots envers les décisions stratégiques d'Hitler.

« Hitler n'est pas seulement un monstre, il est aussi un imbécile. N'ayant de Bismarck que la brutalité politique, il n'en a absolument pas la clairvoyance dans ce domaine. Par sa haine démesurée du Judaïsme, il préfère attaquer à l'Ouest en y regroupant ses dernière forces que de tout faire pour bloquer Staline à l'Est. Les Russes seront les premiers à Berlin ! »

Staline, de son côté, n'en attendait bien évidemment pas tant ! Le Tyran rouge, lance l'Opération Kościuszko contre le cœur de la Pologne. Les Allemands du Général Georg-Hans Reinhardt n'ont bien évidemment pas les moyens de stopper la ruée rouge sur la Pologne.

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L'AK décide de montrer sa présence en lançant une série d'attaques d'ampleur limitée contre les troupes allemandes en retraite, mais de garder cachée la majeure partie de sa force. En Pologne, on connaît très bien Staline…

Après avoir rapidement chassé les Allemands du désormais défunt Gouvernement général, le corps de bataille soviétique oblique brusquement vers le Nord, en direction du Corridor et de Gdansk/Dantzig ! Le Groupe d'Armée Nord et la Prusse orientale sont isolées !

Qu'à cela ne tienne, Hitler mobilise sa Flotte. Tandis que d'Hambourg partent des renforts et du ravitaillement, de Königsberg repartent les Prussiens, évacués vers le cœur du Reich…

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À peine la Prusse orientale et les États baltes coupés du reste du Reich que Staline déclenche contre le groupe d'Armée du Nord l'Opération Kalinine qui se transforme rapidement en un immense succès. Narva, la ville symbole, tombe aux mains des Soviétiques presque sans combats. Notons que Vlassov, comme n'importe quel Général soviétique ordinaire, rétabli l'ordre rouge en Estonie...

Plus au sud, la Slovaquie se soulève contre l'occupation allemande et le gouvernement Tiso. Ses partisans, quoi que Slovaques, souhaitent rétablir la Tchécoslovaquie et sont proches de l'URSS politiquement. Sur ordre de Staline, d'importantes forces soviétiques soutiennent les insurgés. La majeure partie de la Slovaquie est reprise. Benes, voyant une partie de son pays libérée, quitte Londres avec son gouvernement pour Kosice. Notons que la Ruthénie subcarpatique est quant à elle rattachée à la RSS d'Ukraine…

Dans leur marche victorieuse à travers la Pologne martyre, les Soviétiques découvrent toute l'horreur et la barbarie du Régime nazi. En effet, Auschwitz est libéré par les troupes de Staline, confirmant ce que les Alliés savaient déjà (notamment grâce aux informations transmises par le Pasteur Bonhoeffer et par la Résistance polonaise). L'existence de camps de la mort dans lequel les Nazis exterminaient les Juifs !

Pendant ce temps, Goebbels fait sortir sur tous les écrans du Reich son dernier film de propagande, « Le sac du Palatinat ». Le ministre de la propagande du IIIème Reich veut en effet provoquer un sursaut patriotique en montrant aux Allemands ce qui arriverait si les Français entraient en Allemagne. Notons que Louvois est présenté comme Franc-Maçon dans le film tandis que l'Armée de Louis XIV est montrée comme utilisant des Tirailleurs sénégalais (joués par des prisonniers de guerre africains), dans une volonté manifeste de provoquer la terreur au sein du peuple allemand en réutilisant le thème de la « Honte noire »... Au passage, Goebbels a mobilisé un nombre important de soldats du Front pour servir de figurants dans « Le sac du Palatinat » à l'heure où il vide les bureaux de leurs fonctionnaires pour combler les trous béants dans les divisions de la Heer !

En Amérique, le président Roosevelt est très préoccupé. Pas seulement par sa propre réélection (la campagne bat son plein) mais aussi par les rapports faisant état de négociations secrètes en Suisse entre Européens et Japonais ! Malgré sa maladie et sa faiblesse qui grandit de jour en jour, il décide de convoquer les ambassadeurs britanniques et français pour demander des explications et, surtout, pour leur rappeler qui est le patron et que le Japon sera puni pour Pearl Harbor !

Malgré son amitié envers lui, Roosevelt eut un entretien orageux avec Paul Reynaud dans ce sens, au cours duquel il rappela que jamais l'Amérique, elle, n'aurait entreprise la moindre négociation avec un partenaire de l'Allemagne hitlérienne, quelque fusse les circonstances, qu'il ne fallait pas provoquer Staline, dont l'Armée avait anéantie à elle seule 80 % de la Werhmacht et qu'au contraire, il valait mieux voir avec lui pour en obtenir des concessions concernant la tenue d’élections libres en Europe orientale.

Paul Reynaud subit la tempête sans broncher et ses talents d'avocat parviennent à calmer le Président américain.

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Du soir, Reynaud envoie le code secret « Il fera bientôt nuit à Tokyo » à Georges Mandel pour signifier que les États-Unis sont opposés à tout compromis avec l'Empire du Soleil levant et que sans capitulation de la part des Japonais, leur pays sera voué à la destruction totale…

Mais l'ancien Président du conseil sait que tous les Américains ne partagent pas l'enthousiasme pro-soviétique de Franklin Roosevelt. Henry Wallace, son Vice-Président, a ainsi été écarté au profit de l'inconnu Harry Truman, moins Stalinobéât.

Pendant ce temps, les Américains débarquent dans les Philippines et, plus précisément, sur l'île de Leyte. Cette île a été choisie car elle est l'une des plus grandes de l'archipel. De plus, elle présentait de nombreuses plages qui rendaient le terrain adapté pour un assaut amphibie. Les routes du détroit de San Juanico, reliant Leyte à Samar, étaient en outre adaptées pour des opérations de blindés et d'infanterie. La prise de Leyte permettrait à l'United States Army Air Forces d'installer des bases d'où l'ensemble de l'archipel pourrait être bombardé. De nombreuses opérations de guérilla avaient en outre été menées à Leyte par la résistance philippine, ce qui laissait augurer d'un bon soutien de la population locale.

L'Amiral Toyoda, commandant de la Flotte japonaise, avait expliqué au Haut commandement naval japonais que la perte des Philippines signifierait la fin de la guerre, le Japon étant dès lors isolé de ses ressources en pétrole.

Mais les Japonais ne cherchent même plus à obtenir une victoire totale mais seulement à infliger des pertes telles aux Américains que ces derniers accepteraient de s’asseoir à la table des négociations et de signer avec le Japon une paix proche de ce que Tokyo négocie depuis plusieurs mois avec Paris et Londres.

Toyoda a donc conçu dans ce but le « Sho Ichigo sakusen », le Plan de la victoire. Un nom ronflant pour un Empire moribond...

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Tandis que ce qui reste de la force aéronavale japonaise devra attirer à elle la fureur de l'armada US, la force cuirassée nippone devra foncer vers la Flotte d'invasion et l'anéantir à grands coups de canon. Plan risqué pour ne pas dire suicidaire…

Or, l'océan est à ce point couvert par les sous-marins alliés qu'à peine sortie de mer intérieure, la force aéronavale de l'Empire du Japon est détecté et est harcelé par les sous-marins.

Malheureusement pour les Nippons, les Cuirassés partis des Indes orientales, sont également très vite repérés… Ce diable d'Halsey scinde alors sa force en deux. Il lance la majeure partie de la puissante IIIème Flotte contre l'armada japonaise qu'il pense être la force principale de l'ennemi mais laisse une partie de ses Cuirassés couvrir les principaux détroits séparant les îles de l'archipel philippin.

Toyoda fait contre mauvaise fortune bon cœur de Samouraï et décide d'ordonner à Kurita et Nishimura de continuer leur marche en avant, et ce en dépit du harcèlement continuel de leurs Flottes par les sous-marins alliés.

Que ce soit dans le détroit de San Bernardino ou dans celui de Surigao, les Américains exploitent la géographie des lieux et l'étroitesse des détroits pour barrer le T aux Cuirassés nippons.

Cependant, les monstres japonais, le Musashi et le Yamato sont si puissants qu'ils parviennent à passer et, cette fois, ce sont les Cuirassés américains qui sont pris par le flanc !

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Alors qu'au loin apparaît la Flotte de débarquement alliée, l'objectif à détruire, Kurita prend la décision surprenante d'engager les Cuirassés américains, laissant ainsi la VIIème Flotte s'enfuir !

Au sud, Nishimura, dont les vaisseaux sont beaucoup plus anciens, est balayé par les Américains. Une fois ce dernier écrasé, les Cuirassé vainqueurs se ruent au nord pour affronter les Super-cuirassés japonais qui finiront pas plier sous le poids du nombre. Leurs épaves gisent encore au fond de la Mer des Philippines.

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Notons qu'en dépit de sa retraite, la VIIème Flotte a lancé ses courageux pilotes à l'assaut des monstres de Hito Hito. Certes, équipés de Bombes explosives (inefficaces contre les blindages), leurs intrépides assauts n'en ont pas moins déstabilisés les Japonais.

Bien plus au nord, Halsey continue à traquer comme un fou furieux la Flotte de diversion d'Ozawa. Et pourtant… Ce sont les Japonais qui attaquent les premiers. Le raid est cependant massacré sans casse pour les vaisseaux US. Halsey lance alors sa propre offensive qui balaye les Cuirassés Porte-avions et expédie au fond de la mer le plus gros porte-avion de l'époque, le monstrueux Shinano !

Halsey crie victoire et s'exclame. « Messieurs, n'ai-je pas tenu parole ? ». L'instant suivant, une série d'explosions anéantissent le Douglas Mac Arthur ! Un sous-marin japonais, le I-58, est parvenu à s'infiltrer au sein de la Flotte et à exécuter le Porte-avion américain ! Notons que le I-58 sera détruit lors de la contre-attaque des destroyers américains.

Mais là n'est que la première mort du Général américain… En effet, il est exécuté 3 jours plus tard par décapitation par ses geôliers japonais, ulcérés par la déroute de leur Flotte.

L'Amérique crie vengeance. Yamashita et Higashikuni sont effondrés. Ils comprennent déjà les conséquences de la cruauté de leurs soldats...

Pendant ce temps, la VIIème Flotte n'est revenue à proximité de Leyte que pour y subir un nouveau cauchemar… Le « Vent divin » !

Les attaques suicides japonaises !

En dépit du travail encore une fois formidable des pilotes de la Flotte, rejoint par ceux d'Halsey, plusieurs unités nippones sont parvenues à passer le rideau de feu et à se précipiter sur des Porte-avions d'escorte US !

Plusieurs sont fortement endommagés, certains mêmes coulés !

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Conscient de leur débâcle, les militaires nippons commencent à transformer ce qui était l'acte désespéré d'un officier détruit par la défaite en véritable stratégie militaire !

Plus à l'ouest, les Britanniques reprennent pied en Birmanie. Leur axe de progression logique consiste à permettre la réouverture de la Route de Birmanie en vue de remettre en marche le robinet ravitaillant les Chinois.

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Novembre 1944

Aux États-Unis, Franklin Roosevelt emporte l’élection présidentielle face au Républicain Thomas Dewey.

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Dans les Ardennes, Patton et O'Connor font leur jonction à Bastogne. L'intrépide américain n'écoute pas son chef qui lui intime de se contenter d'encercler les Allemands, le temps que l'aviation n'anéantisse les unités allemands encerclés, et lance ses Boys à l'assaut des Allemands isolés du Reich. Certes, les pertes sont lourdes pour les Alliés, mais l'Armée du Reich ne se remettra plus de ce désastre.

Alors que ce qui reste de la force blindée allemande est engluée dans les Ardennes, Staline déclenche la seconde phase de Vistule/Oder qui doit conduire l'Armée rouge aux portes de Berlin ! La concentration de matériel est formidable côté soviétique et est un immense succès qui les permet de se ruer sans difficultés en direction de la capitale du Reich dans laquelle Hitler se replie en urgence, espérant que sa présence galvanisera les derniers défenseurs du Nazisme. Las, les Soviétiques atteignent l'Oder. Cependant, Staline, devenu prudent, et l'URSS faisant face à des difficultés logistiques ordonne de stopper la marche sur Berlin et d'attaquer la Poméranie et la Silésie afin de protéger les flancs de son Armée rouge non sans que plusieurs têtes de pont n'ai été installé sur la rive occidentale du fleuve.

En Hongrie, offensive conjointe des Soviétiques et des Roumains en direction de Debrecen. La ville est prise par l'Armée rouge après de furieux combats. Staline met en place dans la cité un Gouvernement provisoire qui proclame la « République démocratique de Hongrie ». Cependant, la plupart des soldats hongrois restent fidèles au gouvernement fasciste de Szalasi , installé par Hitler à la tête du pays. Notons que c'est au cours de cette offensive que les Hongrois sont chassés d'Arad, ville célèbre pour avoir vu être célébré en son sein la « Cérémonie de renaissance de la Grande Hongrie ». Fort de ce succès, l'Armée rouge se dirige vers Budapest...

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Plus au nord sur la Front de l'Est, l'Armée Rouge s'empare de Riga. Des centaines de milliers d'Allemands et de collaborateurs baltes se retranchent en Courlande. En Prusse, le territoire sous contrôle allemand s'amenuise de jour en jour tandis qu'une contre-attaque désespérée du Reich pour rétablir le lien avec le Groupe d'Armée du Nord échoue, du fait de l'absence de moyens. Là, pire qu'ailleurs, et cela est encore possible, les dirigeants nazis font preuve de leur bassesse. En effet, le Gauleiter de Konigsberg, Erich Koch, a fui, abandonnant la population à son sort peu enviable. On n'a d'ailleurs cessé de recenser les cas de morts par suicide dans la population allemande tandis que l'Armée rouge multiplie ses exactions, Staline voulant offrir un exutoire à ses hommes et provoquer la terreur, son arme favorite, chez ses ennemis. La conquête de la Prusse orientale, dont le transfert à la Pologne est déjà acté en secret, porte le nom d'Opération Jagiellonowie, Jagellon en Français, du nom de la dynastie lituanienne qui régna sur la Pologne et dont le membre le plus illustre, Ladislas II, mit fin aux prétention des Teutoniques et vassalisa la Prusse. D'ailleurs, l'Armée polonaise aux ordres de Staline, rejointe par certains éléments de l'AK, participe à la bataille.

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En Norvège, les bombardements alliés en général, et les bombes perforantes Tallboy en particulier, ont finalement raison du Cuirassé allemand Tirpitz.

Dans le Pacifique commencent les bombardements du Japon par les B-29 partis des Îles Mariannes. Notons que seulement 4 bombardiers US participant au premier raid sont abattus par les Japonais en dépit d'une chasse impressionnante ! Côté japonais, l'armée impériale lance ses premiers ballons incendiaires vers l'Amérique. Cette prouesse est permise par le fait que les Japonais ont une connaissance extrêmement poussée des vents de la haute atmosphère ce qui permet aux ballons de pouvoir atteindre les côtes américaines. Dans le même temps, les combats, très rudes, se poursuivent aux Philippines.

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En Indochine, l'invasion des Philippines donne du baume au cœur des résistants et inquiète les Japonais. Yuichi Tsuchihashi, fraîchement nommé commandant de la 38ème Armée qui occupe la région, décide de déclencher une vaste offensive contre les troupes de Salan qui, voyant la défaite du Japon se rapprocher de plus en plus, entreprennent des actions chaque jour plus audacieuses. Les Japonais mettent de côté pour l'opération les troupes des Collaborateurs locaux, auxquels ils ne font plus confiance.

À Tokyo, le Premier ministre Naruhiko Higashikuni a un entretien avec son neveu, l'Empereur Hiro-Hito, suite au premier raid américain sur le Japon (si on excepte l'attaque audacieuse de Doolittle en 1942).

Higashikuni supplie son neveu d'accepter les termes de la Déclaration du Caire mais ce dernier tergiverse, craignant de perdre son trône du fait du déshonneur de la défaite. De plus, il explique que les Américains voudront certainement se venger de lui et des dirigeants japonais (donc d'Higashikuni…) pour Pearl Harbor et, plus récemment, l'exécution de Mc Arthur.

Le Premier Ministre rétorque que les conditions de paix seront bien pires si on attend encore quelques mois, que le redressement d'un pays détruit par les futurs raids US seraient bien plus compliqué et, enfin, que les Soviétiques risques d'occuper le nord du Japon si la guerre se prolonge et ce, sans compter que l'horreur de la guerre touchera pour la première fois le sol sacré du Japon lorsque débutera l'inéluctable invasion américaine !

« Certes, comparativement à l'offre des Européens, nous perdrons nos îles du Pacifique, mais l'intégrité du VRAI Japon sera préservée. De plus, l'Empire pourra maintenir son rang de Puissance mondiale au sein de la grande coalition anti-soviétique à venir ! » Conclue le Premier Ministre.

L'Empereur réfléchit quelques instants puis dit.

« J'entends bien, mais ne craignez-vous pas la réaction de l'Armée ? »

Hiro-Hito craint donc de subir le même sort que le défunt Amiral Yamamoto.

« La purge consécutive à « l'exécution » du « Maudit » nous a permit de nous débarrasser des éléments les plus extrémistes et déloyaux de l'Armée. Une simple déclaration de votre part, à condition d'y mettre les formes bien sûr, suffira, Votre Majesté. »

« D'accord, mais que faire face à l'esprit de vengeance des Américains consécutif à la mise à mort de leur Général ? »

« Châtions les coupables, Votre Majesté. Cela devrait favorablement impressionner les Américains, du moins, les plus ouverts d'entre eux, et les Européens nous ont certifiés qu'il y en avait un certain nombre. »

« Très bien Monsieur le Premier Ministre, je pense que cette décision est la plus sage à prendre. Prenons immédiatement contact avec nos représentants à Berne pour informer les Alliés de nos intentions. Quant à vous, je vous charge de tenir une conférence de Presse durant laquelle une question « arrangée » vous permettra de glisser subtilement notre intention d'accepter la Déclaration du Caire afin de leur confirmer nos intentions. Quant à ces maudits officiers qui m'ont discrédités, leur tête ne tiendra plus longtemps sur leurs épaules... ».

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Modifié par Napoléon III
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Décembre 1944

Alors que l'Armée allemande est rejetée bien au-delà de sa position de départ dans les Ardennes, prélude à la déroute finale du Nazisme et à la bataille d'Allemagne, Georges Mandel, accompagné inévitablement par le charismatique Général, effectue une visite diplomatique au gouvernement belge. Celle-ci s'avère triomphale mais l'accueil des bruxellois n'est rien comparé à celui que fait Liège aux 2 Français ! Tandis que Spaak parle « Confédération européenne » avec Mandel. « Monsieur le Président, si vous faîtes l'Europe maintenant, vous ferez l'Europe française ! » dit le Ministre des affaires étrangères belge au Président du Conseil français, le Bourgmestre de Liège va plus loin 2 jours plus tard en demandant en privé à de Gaulle le rattachement de la Wallonie à la France ! À cette demande, le Général répond « Tout ce que vous demande la France, Monsieur le Bourgmestre, c'est d'être à jamais ses plus fidèles alliés et amis ! ».

Les Alliés, et plus particulièrement les troupes de Patton, parviennent enfin à chasser définitivement les Allemands du territoire français en expulsant l'Armée du Reich du département de la Moselle, qu'elle occupait encore, libérant Metz au passage où Mandel fera une entrée triomphale.

Tandis que les Anglo-Américains développent leur offensive en direction de la rive gauche du Rhin, la 1èreArmée française, renforcée par la Seconde Armée française composée comme on le sait d'anciens FFI mais dont les effectifs ont également été gonflés grâce à un afflux massif de volontaires, traverse le Rhin en force (comme Napoléon en 1805) et envahie le Bade et le Wurtemberg.

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Partout, la société édifiée par les Nazis s'effondre comme un château de cartes, en dépit des actions brutales de ceux-ci pour conserver le pouvoir et maintenir le « moral » de la population et de la résistance de quelques fanatiques. Hitler, furieux, limoge Model et le remplace par Kesselring, rappelé d'Italie pour commander à l'Ouest. En effet, le Führer surestime les compétences du Général d'aviation qui bloque les Alliés depuis des mois en Italie et l'imagine capable d'une telle performance face aux Alliés de l'ouest. Ce dernier, bien évidemment, n'a plus les moyens d'empêcher l'invasion de l'Allemagne par les Occidentaux et ses succès italiens, s'ils sont partiellement dû à son talent, sont aussi le fait que le front italien est considéré comme secondaire par les Alliés… Il est remplacé en Italie par von Vietinghoff.

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Kesselring

À l'Est, Konigsberg capitule tandis que Breslau est totalement isolé. La bataille de Breslau sera un des combats les plus durs de la guerre.

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Troupes allemandes à Breslau

Plus au sud, l'Armée rouge lance son assaut sur Budapest, tenue par les Croix-fléchées et une garnison allemande.

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En Indochine, la 38ème Armée lancent son attaque contre les hommes de Salan et se met à quadriller le pays. Certes des revers locaux sont infligés à la Résistance, plusieurs bases sont de même abandonnées, mais les pertes sont assez importantes pour les Nippons et la cause de la liberté finit par en ressortir renforcée. Notons l'aide massive apportée à la Résistance franco-indochinoise par les Américains.

Tandis que son Armée peine face à des Résistants en guenilles, Higashikuni tient une conférence de Presse à Tokyo, qui commence à craquer sous les bombes américaines.

À une question portant sur l'ultimatum Franco-Britannique ordonnant au Japon de se plier à la Déclaration du Caire, le Premier Ministre répond par le terme « Mokusatsu ». Compris par les militaires nippons comme un refus méprisant de se plier à l'ultimatum, les Alliés, informés par les représentants japonais à Berne, y voit là le « Oui » tant attendu concernant le fait que le Japon capitulerait dans les 2 semaines. Restait la déclaration impériale annonçant la situation au peuple japonais.

Dans le même temps, les officiers ayant ordonnés la mort de Mc Arthur étaient au fer dans un navire de transport en route vers le Japon pour y être jugés.

Le 22 Décembre, l'Empereur lit sur Radio-Tokyo une allocution appelant à la cessation des hostilités.

« ... Bien que chacun ait fourni ses meilleurs efforts – en dépit des vaillants combats menés par nos forces militaires et navales, de la diligence et de l'assiduité de nos serviteurs et dévouement de nos cent millions de sujets – la guerre a suivi son cours, mais pas nécessairement à l'avantage du Japon, tandis que les tendances générales prévalant dans le monde se sont toutes retournées contre ses intérêts.

En outre, l'ennemi a mis en œuvre une force aérienne d'une capacité de destruction incalculable et qui décime, au cours de raids d'une extrême cruauté, bien des vies innocentes. Si nous continuions à combattre, cela entraînerait l'effondrement et l'anéantissement de la nation japonaise.

Cela étant, comment pouvons-nous sauver les multitudes de nos sujets ? Comment expier nous-mêmes devant les esprits de nos ancêtres impériaux ? C'est la raison pour laquelle nous avons donné l'ordre d'accepter les termes de la Déclaration commune des Puissances.

Les maux et les douleurs auxquels notre nation sera soumise à l'avenir vont certainement être immenses. Nous sommes pleinement conscients des sentiments les plus profonds de vous tous, nos sujets.

Cependant, c'est en conformité avec les décrets du temps et du sort que nous avons résolu d'ouvrir la voie à une ère de paix grandiose pour toutes les générations à venir en endurant ce qui ne saurait être enduré et en supportant l'insupportable. »

À l'annonce de la capitulation, si aucune tentative de Coup d’État n'est sérieusement envisagée, les militaires les plus jusqu'au boutiste ayant été exécutés en 1943, on recense une multitude de cas de suicides au sein des forces armées nippones tandis que certains militaires nippons décident de poursuivre quand même les hostilités, ne les cessant qu'après un sévère rappel à l'ordre de Tokyo.

Et ne parlons pas des « soldats fantômes » que l'on ne retrouvera que bien des années plus tard…

Le 26 Décembre 1944 se tient une entrevue secrète entre le Général Tsuchihashi, qui commande les troupes japonaises en Indochine comme on le sait, et Hô Chi Minh ! L'officier nippon informe le vietnamien que c'est à sa milice que se rendront ses forces et qu'elles lui céderont ses armes ! Hô ne se fait pas prier et double les Résistants français en occupant les grandes villes du Vietnam. Le Communiste proclame la « République démocratique du Vietnam » à Hué, la capitale impériale occupée par ses hommes le 28. Notons que les troupes du gouvernement collaborateur rallient Hô...

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Commence alors, dans tout le Vietnam, le drame des « Vêpres indochinoises », en fait, vietnamiennes seulement. Soucieux de rendre le retour de la France impossible, le Viet-Minh attaque les Résistants français tandis que ses troupes massacrent les civils français détenus dans des camps depuis 1941-1942 !

C'est avec une horreur facile à deviner que Salan, entré en triomphateur à Vientiane, apprend le carnage. En effet, tandis que le Laos et le Cambodge font un accueil grandiose à leurs résistants, le Vietnam trahit la cause commune !

Les événements sont presque similaires en Indonésie. Les Japonais livrent leur matériel aux hommes de Sukarno qui se tiennent prêt à recevoir à grands coups de canon les Néerlandais dès que ceux-ci enverront un corps expéditionnaire et décident de montrer les dents aux Australiens et aux Britanniques, afin que ceux-ci ne se fassent pas les agents du retour de l'autorité coloniale dans l'archipel. Curtin, le Premier Ministre australien convint Churchill de négocier avec l'Indonésien.

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Sukarno

D'autant que les Britanniques font face à une situation très proche en Birmanie. Aug San ne promettant de ne déposer les armes qu'en cas d'autonomie immédiate suivie d'une indépendance dans les 3 ans !
L'Asie prend feu…

Pendant ce temps, les Américains, pragmatiques (et c'est peu dire), tout en préparant leur débarquement au Japon, négocient le transfert des « chercheurs » de la redoutable Unité 731 vers l'Amérique avec le gouvernement impérial.

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Shirō Ishii

Pendant ce temps, les dirigeants collaborateurs les plus en danger sont soit en route, soit déjà arrivés au Japon. En effet, tandis que le Chef du gouvernement collaborateur chinois sait qu'il est condamné s'il reste dans son pays, d'autres, comme Bose ou Pu-Yi, sont également rapatriés au Japon, le premier n'ayant plus aucune base territoriale sur laquelle s'appuyer tandis que le second verra bientôt son Empire réintégré à la Chine de Tchang. La situation est par contre beaucoup plus terrible pour les Collaborateurs de plus bas niveau, qui doivent souvent se débrouiller par eux-même pour fuir ou se cacher afin d'échapper à la juste revanche de leurs compatriotes opprimés.

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Janvier 1945

Alors qu'à l'ouest de l'Allemagne, les Anglo-Américains franchissent en masse le Rhin, prenant en tenaille les importantes mais démoralisées troupes allemands défendant la Ruhr, au sud du Reich mourant, c'est la ruée française sur la Bavière et, au-delà, l'Autriche. De Hauteclocque et la 2ème Division blindée se ruent sur le « Nid d'aigle » du Führer et s'en empare sans combat. Le glorieux Picard aimerait ensuite foncer sur Berlin mais Mandel lui donne l'ordre, tout comme Eisenhower, son supérieur direct, de continuer à marcher sur l'Autriche, à la fureur du général français et de son grand ami, Patton. Malheureusement, des vétérans français se battant parfois depuis la première campagne de France en 1940 tombent sous les balles d'embusqués allemands fanatisés.

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En dépit du fait que son Empire de 1000 ans craque de toute part, Hitler n'en oublie pas moins ses ennemis. L'Amiral Canaris, l'ancien chef de l'Abwehr, le Général Oster, son ancien adjoint et le pasteur Bonhoeffer, antinazi notoire qui a transmis des preuves du Génocide juif aux Français, sont pendus sur ses ordres après une parodie de procès…

À l'Est, en Poméranie, Kolberg, connue pour avoir résisté héroïquement à Napoléon en 1807, et désormais défendue par… la Division SS Charlemagne, tombe aux mains des Soviétiques. Immédiatement, les Polonais y reproduisent la cérémonie du « Mariage de la Pologne et de la mer ».

Visite triomphale de Churchill à Paris. Celui-ci remonte les Champs-Élysées aux côtés de Georges Mandel.

Mais Mandel est préoccupé. Le Premier ministre de Sa Gracieuse Majesté n'a en effet pas très envie d'envoyer ses troupes au Vietnam pour y désarmer les Japonais, conscient que cela entraînerait une guerre avec le Viet-Minh, guerre dans laquelle il n'aurait rien à gagner et cela suffit pour un Britannique pour en rester à l'écart, et ce, même pour un Britannique comme Churchill…

Ainsi, alors que l'Armée britannique reprend pied à Rangoon, en Malaisie et au nord de Bornéo, elle évite soigneusement l'Indochine...

Pire, Roosevelt se venge de ses « arrogants de Frenchies » qui ont osé presque lui imposer un compromis avec le Japon impérial en nommant un « Commissaire spécial » auprès d'Hô Chi Minh !!! Un certain Archimedes Patti. Un membre de l'OSS, chaud partisan d'Hô, en qui il voit rien moins qu'un nouveau Georges Washington...

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Reste la carte chinoise, mais elle est à double tranchant. En effet, Tchang qui vient de se réinstaller à Nankin pourrait certes envoyer un Corps expéditionnaire au Vietnam, mais rien ne dit qu'il ne finirait pas par vouloir le conserver. Pire, les soldats chinois les plus proches sont ceux du Seigneur de la guerre Long Yun qui est donc encore plus imprévisible que son « Président ».

De toute façon, les Chinois ont rapidement d'autres chats à fouetter. En effet, s'inspirant de l'action de Tsuchihashi au Vietnam, le commandant en chef de la redoutable Armée du Guandong basée au Mandchoukouo, Otozō Yamada, désireux de rallumer les feux de la guerre civile chinoise, laisse Mao doubler Tchang et occuper l'ex-Empire de Pu-Yi, lui fournissant au passage un important matériel. Déjà stratège brillant, voilà maintenant le Communiste à la tête d'une troupe non seulement très motivée, mais désormais bien équipée. En effet, Tchang a trop tergiversé et son vaste programme de réformes sociales n'est toujours pas publiée là où Mao promet « 3 vrais repas par jour » aux paysans chinois.

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Or, chaque jour passé renforce la mainmise des Communistes sur le Vietnam.

Reste le courageux Salan et les héroïques cambodgiens et laotiens. Bien que la guerre ne soit pas terminée, Mandel nomme son ami Maréchal de France et le place à la tête de « L'Armée d'Extrême-Orient », en fait de la Résistance renforcée des troupes françaises qui avaient pu fuir en Chine en 1942.

C'est alors que le Président du Conseil prend une de ses décisions qui change la face du Monde d'une manière presque aussi considérable que le fit Paul Reynaud le 16 Juin 1940…

Georges Mandel accorde par décret l'indépendance complète au Royaume du Laos, au Royaume du Cambodge et à… l'Empire du Vietnam ! Dans les heures qui suivent, c'est un Bao Daï dont l'émotion est nettement perceptible qui s'adresse à son peuple à la radio. Au delà de célébrer l'indépendance, l'Empereur du Vietnam, désormais indépendant, appelle la France à l'aide et demande « aux citoyens vietnamiens » d’accueillir l'Armée française à bras ouverts.

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Hô fera punir de mort quiconque célébrera l'indépendance de l'Empire ou transmettra l'appel de Bao Daï.

Mais comme le dira de Gaulle, dont l'intelligence politique prend le pas sur le principe sentimental du maintien de l'intégrité de l'Empire colonial, « le Président du Conseil a fait à Hô Chi Minh la pire chose que la France, en l'état actuel des choses, pouvait lui faire. Offrir sûrement à l'Indochine, et au Vietnam en particulier, tout ce que les Communistes ne pouvaient que lui promettre. »

Mais comme en 1940, la flamme de la Résistance vietnamienne s'allume et ne s'éteindra plus. Rapidement, les groupes opposés à Hô, qu'ils soient Chrétiens, Vietnamiens pro-Français, anti-communistes et même métis, tous victimes de la brutalité des Communistes, prennent contact avec Salan qui a l’intelligence de faire couvrir par ses troupes la frontière occidentale du Vietnam, pour éviter des incursions Viet-Minh, sans pour autant la franchir.

Pour le moment…

C'est à Vientiane que s'installent Bao Daï et Vinh San. Le Maréchal de France a l'intelligence de ne pas marcher sur les plates bandes du fraîchement indépendant Laos et c'est bien le Roi Sisavang Vong qui accueille et installe l'Empereur et son Premier Ministre dans un palais de la capitale, et non l'officier français.

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Quant au Cambodge, le héros de 1940, le Monarque Sisowath Monireth, y fait un retour triomphal. Certes, le Roi aimerait lancer de suite la tâche primordiale de modernisation de son pays, mais il sait que la priorité est la création d'une « Armée royale cambodgienne ». Or, ce ne sont pas les volontaires qui manquent, simplement les armes…

Modifié par Napoléon III
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Février 1945

Soucieux d’appliquer le principal point de son programme qui est tout bonnement le rétablissement de la démocratie en France, le gouvernement Mandel organise des élections générales pour renouveler l’ensemble des Corps élus de l’État. Si ces élections sont seulement interdites aux anciennes forces de la Collaboration, on distingue 3 principales forces. À savoir, le Mouvement républicain populaire qui regroupe l’Alliance démocratique, le Parti démocrate populaire, le PSF et les débris des formations de droite anéanties par la collaboration d'une partie de leurs cadres à l'instar de la Fédération républicaine. Il coalise les forces de droite qui ont rallié Alger ou résisté donc. Les meneurs du MRP sont Mandel, Maurice Schumann et le Colonel de la Rocque. La seconde force est le Front républicain. Il regroupe la SFIO et le Parti radical. Il est dirigé par Blum (qui prendra la tête du gouvernement si le Front républicain l’emporte) et Daladier. Enfin la troisième force est représenté par les Communistes qui ont résisté bien après les deux autres forces. Ces derniers, qui n'ont aucune vergognes, n'hésite pas à se présenter sous l'étiquette de leur principal mouvement de résistance. Front national...

A l’issue du scrutin, si des indépendants sont élus, c’est bien ces 3 forces qui se partagent la part du lion mais sans majorité claire ce qui oblige à une coalition. Cependant, si le gouvernement de la République française a des membres communistes en son sein depuis Octobre 1941, il est inutile de préciser que la méfiance vis à vis des Communistes, ou plutôt des Frontistes, est de mises au sein des autres coalitions. En effet, elles n'ont pas oubliées qu’elles ont été pendant près d’un an les seules à avoir résisté à l’Allemagne et à Pétain. Pire, leurs membres voient avec horreur la mainmise de Staline sur l’Europe de l’est. C’est donc tout naturellement que le Front républicain et le MRP s’entendent pour former un nouveau gouvernement afin de faire barrage aux Communistes. Mais quelle personnalité peut à la fois se considérer comme apolitique tout en rassemblant dans une large mesure les Français ?

C'est dans cette perspective que Mandel et Blum se mettent d'accord sur le nom de Charles de Gaulle.

Blum et Maurice Schumann (Le Colonel étant jugé comme allant effrayer la gauche) deviennent Vice-président du Conseil. Au poste de Ministre de la guerre, le Général nomme Raoul Salan, rappelé du Laos. Salan prépara bientôt activement sa revanche et celle de la France contre le Viet-Minh en fournissant à de Lattre, son successeur à la tête de l'Armée d'Extrême-Orient, les moyens d'écraser Hô.

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Que devient donc Mandel ? Il est tout simplement élu Président de la République française après la démission d’Albert Lebrun, soucieux de laisser une place d’honneur au héros de la nation française.

Notons que de la Rocque aura ses mots fameux et terribles envers l'Allemagne dans une entrevue accordé au quotidien « Le Figaro ».

À une question concernant la situation militaire, il répondit.

« Il paraîtrait que l'Allemagne perd la guerre. Il me semble que c'est effectivement le cas. J'ai vu les images de ces flots de réfugiés pitoyables venus de Prusse et des provinces orientales du Reich. Jamais spectacle aussi beau ne fut offert à mes yeux. Vous allez me dire qu'il y a la Libération de Paris. Certes, mais Paris, c'est notre liberté. La Prusse, c'est leur destruction, leur débâcle, leur écrasement ! Sedan, les 2 Sedan, sont effectivement sur le point d'être vengés. Les cortèges de fuyards, des ces Prussiens hier si arrogants, aujourd'hui si pathétiques, est la plus belle revanche accordé à nos pious-pious de 1870, 1914 et 1940 ! La cruauté de Bismarck a donc trouvé ici sa punition, que dis-je, son juste châtiment ! L'Allemagne est au bord du gouffre. Poussons là !"

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Peu de temps après les élection générales françaises, à Yalta, en Crimée (en RSS de Russie donc) se tient une conférence historique. La volonté farouche de De Gaulle de limiter l'influence de Staline en Europe de l'Est est manifeste.

Pourtant, Staline a un « gage » qui lui permet de faire pression sur son homologue français…

Le million et demi de prisonniers français détenus en Pologne et en Allemagne orientale !

Le dictateur de l'URSS pourrait retarder leur libération, voire pire, si le Général se montre trop ferme, surtout avec un Roosevelt malade et complètement aveugle face au Soviétique.

Mais le nouveau Président du Conseil de la République française joue finement son jeu. S'il est prêt à montrer les crocs quand il s'agit de la Pologne, il se rapproche de Staline quand celui-ci propose le démantèlement économique et politique de l'Allemagne. Mieux, il se déclare secrètement prêt à accepter la Ligne Oder-Neisse comme frontière orientale de la nouvelle Allemagne et la ligne Curzon comme frontière polono-soviétique. En échange, De Gaulle obtient du dictateur soviétique la promesse de l'inclusion de membres du gouvernement polonais en exil à Paris au sein du gouvernement pro-soviétique (qui administre déjà de facto le pays) et la formation d'une « coalition ». Secrètement, le dirigeant français demande aux membres du gouvernement Sikorski de refuser l'offre, se doutant du piège mais Mikołajczyk, un de ses membres les plus éminents, accepte l'offre ! Ce dernier devient Vice-président du gouvernement polonais qui siège à Varsovie tandis que celui en poste à Paris continue de fonctionner en exil.

Lors de ces mêmes échanges secrets, Charles de Gaulle accepte de faire pression sur ses Alliés pour que les prisonniers de guerre soviétiques qui seraient du côté occidentale de l'Europe à la fin de la guerre reviennent rapidement en URSS. En échange, Staline n'offre que de vagues garanties concernant leur sécurité et accepte de faire du transport vers leur pays dans de bonnes conditions des prisonniers français.

Pour les zones d'occupation, la France reçoit la rive gauche du Rhin, le Bade et le Wurtemberg. Paris abandonne cependant son projet de faire participer la Belgique à la Commission interalliée d'occupation de l'Allemagne tout en laissant l'armée belge installer des bases le long d'une bande de territoires située du côté allemand de sa frontière.

Les accords conclus à l'issue des rencontres prévoient :

- Des élections libres dans les États européens libérés, les quatre alliés s'engageant à « constituer des autorités gouvernementales provisoires largement représentatives de tous les éléments démocratiques des populations et qui s'engageront à établir, dès que possible, par des élections libres, des gouvernements qui soient l'expression de la volonté des peuples ».

- L'organisation en avril 1945 de la conférence de San Francisco.

- La destruction du militarisme allemand et du nazisme.

- La division de l'Allemagne en quatre zones occupées par les quatre vainqueurs : États-Unis, URSS, Royaume-Uni et France.

- Déplacement de la Pologne vers l'ouest : elle cède des territoires à l'URSS et reçoit en compensation des territoires enlevés à l'Allemagne.

- L'établissement de la frontière soviéto-polonaise sur la ligne Curzon.

- La réorganisation du Comité de Lublin en vue d'intégrer des personnalités du gouvernement polonais en exil à Paris.

- Quelques modalités concernent le fonctionnement de l'ONU, dont la création a été décidée en 1944 à la conférence de Dumbarton Oaks : le droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité jouera pour tous les cas sauf pour les questions de procédure ; l’URSS demande autant de sièges qu'elle compte de provinces et de régions (soit 16), mais en obtient « seulement » trois (Russie, Ukraine, Biélorussie) ; les Nations unies auront un droit de regard sur l'organisation de l'Europe.

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En ce mois de Février 1945, Staline déclenche son assaut final sur la capitale du Führer.

Le maréchal Joukov donne son ordre de bataille :

« L'ennemi doit être écrasé sur la route la plus courte qui mène à Berlin. Vous devez vous emparez de la capitale de l'Allemagne fasciste et hisser le drapeau de la victoire au-dessus de la ville ! »

En dépit d'une ligne de fortifications bien pensée autour de Seelow, rien n'arrête l'Armée rouge. Le fanatisme des SS et autres Jeunesse hitlérienne, des enfants de 14 ans qui n'ont connus que le Nazisme, ne peut rien contre la puissance de feu des troupes soviétiques.

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Après l'effondrement du Front de Seelow, Hitler envisage de se replier en direction du nord de l'Allemagne, pour y poursuivre la « lutte ». Cette proposition est vivement rejetée par Goebbels qui convint Hitler de rester à Berlin, car dit-il, « Le Führer ne doit pas mourir dans une station balnéaire. »

Les combats dans les ruines de Berlin sont meurtriers. Les derniers défenseurs du Bunker d'Hitler et du Reichstag sera un conglomérat de traîtres venus de toute l'Europe. Dans ce maelstrom de criminels, on compte les derniers survivants de la Division Charlemagne, composée des traîtres FSL qui ont jurés fidélité à l'Hitlérisme.

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La désorganisation et la folie sont telles côté allemand qu'au cours de la bataille, les Soviétiques prennent d'assaut un cinéma et se battent dans une salle obscure dans laquelle on diffusait encore « Le sac du Palatinat »...

Ainsi, en dépit de la résistance désespérée de la garnison de la Capitale du Reich, Berlin tombe aux mains des Soviétiques. Hitler se suicide (ainsi que Goebbels, devenu Chancelier du Reich, qui a tenté en vain de négocier une paix séparée avec les Soviétiques !) mais son successeur à la Présidence, l'Amiral Donitz (qui a déclaré à la radio « mon devoir est de sauver le peuple allemand de la destruction des Bolcheviques »), décide de continuer la guerre le temps qu'un maximum de troupes puissent se rendre aux Occidentaux et que ces derniers puissent avance le plus rapidement possible vers l'est. Staline est furieux et menace les Occidentaux de « mesures de rétorsion » s'ils acceptent de négocier séparément avec les « autorités » de Donitz. Roosevelt, Churchill et De Gaulle le rassurent sur ce point. D'ailleurs, n'ont-ils pas fait cesser la marche en avant de leurs propres forces en direction de la capitale du Reich allemand ? C'est ainsi que les troupes alliées font leur jonction avec les Russes sur l'Elbe.

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À certains de ses ministres qui le poussaient à demander aux Alliés la ruée sur Berlin, afin que la victoire finale revienne aux Occidentaux, Mandel (encore Président du Conseil à la veille des élections) donne cette réponse.

« Messieurs, c'est l'honneur qui vous pousse à demander cela. Moi, ce qui me pousse à renoncer à Berlin, c'est l'avenir.

En 1940, Weygand était prêt à sacrifier la France en poussant le gouvernement à un Armistice purement politique pour sauver l'honneur de l'Armée. C'est pour sauver notre avenir que nous nous sommes exilés !
Si nous prenons Berlin, non seulement Staline ne nous le pardonnera jamais, mais l'Allemagne amputée de ses provinces orientales sera entièrement aux mains des Alliés occidentaux et deviendra un partenaire de l'Occident.

Pour faire face à Staline, nous serons contraint d'accepter, suite aux « amicales pressions » de nos partenaires, son réarmement. Cela est contraire à nos intérêts et donc à notre avenir.

Staline à Berlin, l'Allemagne sera coupée en deux.

Cette situation est déjà plus conforme aux intérêts de la France.

Au pire, nous aurons une Allemagne encore plus affaiblie et constituée de 2 entités rivales.

Au mieux, nous la pousserons à la neutralité dans cette « Quasi-guerre ». Elle sera isolée et sans armée.
La France sera dès lors en tête de file des puissances européennes car, comme vous l'avez tous compris, l'Angleterre tourne le dos au continent pour se tourner vers la puissante Amérique.

Car voilà ses véritables intérêts.

Comme me l'a dit M. Spaak, « si vous faîtes l'Europe maintenant, vous ferez l'Europe française. ».
Messieurs, nous avons l'occasion de rayonner du Cap nord à la Sicile (car oui, l'Italie sera notre alliée dans la nouvelle Europe que nous allons bâtir). De Brest aux palais de Vienne (si De Hauteclocque maintient son allure actuelle, ce dont je ne doute pas).

Dans l'entre-deux-guerres, nous avons échoués à bâtir une Europe française avec nos frères d'Europe de l'est. Ils sont aujourd'hui perdus pour toujours pour la France.

(De Gaulle a un léger rictus, lui croit en la chute irrémédiable de l'Empire soviétique)

Messieurs, tâchons de réussir à unir autour de nous la partie occidentale du continent ! »

Notons ce trait d'humour devenu célèbre au sein d'un peuple allemand qui n'avait plus que ça pour oublier où les Nazis l'avaient conduits.

À des soldats construisant une barricade à Berlin, une civile rétorque que les Russes vont mettre 1 heure et 5 minutes à la défaire. Demandant pourquoi, le soldat se voit répondre que les Russes vont la détruire en 5 minutes après avoir était pliés de rire pendant 1 heure en la voyant.

Staline propose de négocier le sort définitif de l'Allemagne dans une conférence qui devra se tenir à Potsdam et d'y partager le défunt Reich sur les bases des décisions prises à Yalta.

En Autriche, Vienne est capturée par l'Armée française tandis que Karl Renner proclame pour la seconde fois (après 1918) la République autrichienne. Les avants gardes françaises font jonction avec les Soviétiques à la frontière austro-hongroise. Pour éviter que l'Autriche subisse une occupation quadripartite, et donc éviter d'en laisser un morceau à Staline, il lui faut un gouvernement digne de ce nom, une autorité morale, qui doit de plus être assurément anti-bolchévique. Or, Renner ne répond absolument pas à ce dernier critère. C'est alors que Paul Reynaud propose un nom, celui d'une personne correspondant à ces critères et qui, en plus, a le mérite d'être Francophile.

Otto de Habsbourg-Lorraine.

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Ainsi, la France, contrairement à la tradition monarchique depuis François Ier (sauf pour la période située entre la guerre de Sept ans et la Révolution française bien sûr), contrairement à Clemenceau, le maître à penser du Président Mandel, va désormais soutenir les Habsbourg en leur redonnant leur trône ! Mandel, craignant une sorte de délire « Charles-Quintois » chez le Habsbourg, insistera pour que le titre du souverain restauré soit celui « d'Archiduc » et non « d'Empereur ». C'est 1918 à l'envers !

Plus au nord, voulant par là punir Benes qui s'est volontairement livré à Staline, les Alliés font en sorte de ne franchir nulle part la frontière Tchécoslovaque.

Au cours de leur marche en avant à travers la Bavière en direction de l'Autriche, les soldats français libèrent Dachau et diverses autres structures de morts bâties par les criminels nazis. Toute l'horreur et la barbarie dont sont capables les Allemands sautent au visage des courageux soldats de la République qui n'en avaient donc vu que les prémices en France avec ce flot de villages détruits et de civils massacrés dans la Vallée du Rhône, les destructions de Lyon et de Tulle etc. Ce n'est qu'avec peine que de Hauteclocque se retient de faire passer par les armes les gardiens des camps libérés qui ont l'outrecuidance de s'être déguisés en détenus pour échapper à la juste revanche des Alliés !

En Italie, les Partisans, quoi que retardés par la résistance des troupes allemandes en Croatie (alors que de leur côté, les troupes allemandes en Italie ont jetées leurs armes conformément aux ordres de Doenitz) n'en franchissent pas moins l'ancienne frontière italo-yougoslave en plusieurs points et proclament l'annexion des villages ainsi occupés à la Yougoslavie. Le lendemain de la capitulation allemande, des troupes alliées débarquent à Fiume, considérée comme cité italienne.

On aurait pu croire que l'opposition du Général à Staline aurait au moins satisfait le dirigeant anglais. Mais Churchill est mécontent contre la France et l'a fait savoir à De Gaulle à Yalta. Accorder l'indépendance aux 3 nations de la défunte Indochine accentue en effet la pression des indépendantistes des colonies britanniques sur Londres.

« Nous allons devoir vous imiter » Conclue le « Prime Minister ».

Première cible, et cette accession au statut de Dominion est cependant assez facile à accorder car le pays sera verrouillé par un dirigeant qui aurait facilement ses accès dans les meilleurs salons londoniens… Le Sarawak. En effet, c'est une dynastie britannique, surnommée les « Rajas blancs », qui règne sur le pays. Churchill fait rapidement voter par le Parlement britannique l'abandon du protectorat sur le Royaume et lui cède même la pointe nord de Bornéo. Churchill est conforté dans ce choix par le retour triomphale du « Raja blanc » à Kuching, sa capitale.

Au Laos, Salan et bientôt de Lattre, n'auront pas à affronter que la crise vietnamienne. En effet, ce diable de Phibun est toujours au pouvoir à Bangkok et n'a toujours pas évacué les régions laotiennes et cambodgiennes annexés par son Armée ! Pire, s'appuyant sur les unités de l'Armée japonaise encore présente dans l'ex-Siam, il a fait prendre d'assaut l'Assemblée nationale qui avait voté la défiance contre lui puis a fait purger l'Armée de ses opposants. Étant aux premières loges de l'incendie de l'Orient, il sait que les Occidentaux oublieront bien vite son alliance avec Tokyo au profit de son anti-communisme et, sûr de sa force, il abolit la monarchie. Néanmoins, la Thaïlande ne portera pas le titre d’État thaï, dans le plus pur style fasciste, mais bien celui de République, il faut quand même s'adapter à l'ère du temps…

Ce mois de Février 1945 voit également le débarquement des forces d'occupation américaines au Japon impérial ainsi qu'en Corée où Yo Unhyŏng a proclamé, à l'annonce de la capitulation japonaise, la « République populaire coréenne ». Jeté en prison par les Japonais, il y est maintenu à l'arrivée des GI's, Roosevelt préférant installer à la tête du pays son jouet, Syngman Rhee. Le despote sera bientôt l'instrument de la lutte anti-communiste dans la péninsule et engagera une lutte sans merci contre Kim-Il-Sung, qui dirigera l'insurrection communiste contre Rhee depuis Vladivostok.

En Birmanie, les Britanniques acceptent d'entamer des négociations avec Aung San sur l'indépendance future de son pays. Londres évite ainsi une guerre de décolonisation grâce à l'intelligence politique de Wavell qui a poussé au compromis avec le Birman.

Notons que tout comme avec l'Indochine, les Britanniques évitent soigneusement le territoire sous contrôle de Sukarno. Des défuntes Indes orientales néerlandaises, seule la Papouasie occidentale a vu le retour des troupes alliées.

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