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La France d'Outre-mer et son voisinage


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http://www.opex360.com/2022/02/28/indo-pacifique-selon-un-rapport-la-chine-pourrait-exploiter-la-fragilite-des-forces-francaises-pour-imposer-un-fait-accompli/

extrait :

Dans le même registre, les députées préconisent d’accélérer et de renforcer le renouvellement des frégates de surveillance par le « lancement d’un programme de corvettes [en cohérence avec le programme de corvette européenne], navires de classe moyenne mais dotés d’une valeur militaire plus solide afin d’afficher une présence militaire prépositionnée de plus forte crédibilité opérationnelle ». Et d’estimer qu’il en faudrait deux par plot, au lieu d’une.

 

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http://www.opex360.com/2022/03/04/aux-antilles-les-forces-francaises-se-preparent-a-une-eventuelle-rupture-des-cables-sous-marins-de-communication/

À peine l’offensive russe contre l’Ukraine venait-elle d’être annoncé par Vladimir Poutine, le chef du Kremlin, qu’une attaque informatique a visé le satellite de communications KA-SAT qui, exploité par la société américaine Viasat, fournit un accès Internet à haut débit à plusieurs opérations européens, dont Nordnet en France.

...

Quoi qu’il en soit, cette affaire montre, s’il en était encore besoin, l’importance prise par les systèmes de télécommunications. Outre les satellites, les câbles sous-marins sont aussi vulnérables. Et la Russie s’y intéresse depuis déjà un bon moment, le navire Yantar ayant souvent été repéré près de ceux reliant l’Europe au continent américain.

D’ailleurs, les forces françaises se préparent à une rupture de ces câbles de communication sous-marins. Rupture qui peut être accidentelle, comme cela est arrivé à celui qui relie la Guadeloupe à Antigua, en décembre 2020, ou provoquée sciemment.

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  • 1 month later...

Un brise glace scientifique qui pourrait être comme l'Astrolabe opéré par la Marine + 2 Avions de desserte des bases au départ de Hobart opéré par l'armée de l'air.  

 

400 à 700 millions d’euros de crédits publics dédiés au polaire d’ici 2030.

Pourquoi ce delta ? Les 300 millions d’euros de différence correspondent à la possibilité de construire un brise-glace scientifique. Il s’agit d’un des premiers projets concrétisés dans les mois à venir. Une étude va être lancée pour déterminer la meilleure option en la matière. Nous avons plusieurs alternatives, avec notamment la possibilité d’augmenter les jours de mer dédiés à la recherche polaire du patrouilleur L’Astrolabe en l’équipant de nouveaux apparaux scientifiques, reprendre un brise-glace d’occasion comme par exemple l’ancien Astrolabe, construire un navire à capacité glace pour un montant compris entre 50 et 60 millions d’euros ou alors un brise-glace qui pourrait mener des campagnes scientifiques en Arctique ou en Antarctique. Et dont le coût est estimé à 300 millions d’euros.
 

Outre le brise-glace, quels sont les projets scientifiques prioritaires en matière polaire ? D’abord maintenir, rénover et améliorer nos bases existantes, en Arctique, Antarctique et Subantarctique. Il s’agit également de faciliter la logistique antarctique, avec l’attribution de deux avions de desserte des bases au départ de Hobart. L’armée de l’Air est mobilisée sur la question. Ensuite, si les négociations se poursuivent positivement avec les autorités locales, la France ouvrira des bases au Groenland. Une base logistique à Nuuk et une scientifique en baie de Disko. Il s’agit pour nos scientifiques d’être présents au plus près des changements climatiques pour pouvoir les documenter précisément.

© Mer et Marine https://www.meretmarine.com/fr/science-et-environnement/plusieurs-centaines-de-millions-d-euros-pour-la-strategie-polaire

@capmat

 

Tu vois quoi comme avion ? un A 320 ? ou plus gros ? 

 

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Il y a 2 heures, Scarabé a dit :

Il existe une piste pour avions à Dumont d'Urville mais elle n'a jamais été homologuée.

La desserte logistique entre Dumont D'urville et Europa se fait par convois terrestres et la desserte humaine se fait par avions.

La desserte avion est actuellement sous la responsabilité des Italiens, Europa étant franco-italienne. Les passagers pour Europa passent par Christchurch en Nouvelle Zélande, puis la base américaine de Mac Murdo avec des avions Hercules

et ensuite, la liaison Mac Murdo-Europa se déroule avec des DC3 équipés de moteurs a turbine. La raison de ce choix d'avion vient probablement du fait que Europa est à 2100 mètres d'altitude.

Donc un choix d'avion pour desservir nos bases antarctiques suppose un cahier des charges que je ne saurai imaginer sans plus d'informations précises.

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  • 4 weeks later...
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L'ancien ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, vient de remplacer Florence Parly à la tête du Minarm. Il est lui-même remplacé par Yaël Baun-Privet, ancienne militante PS qui a rejoint LReM en 2016. 

Elle est le deuxième ministre des Outre-Mer à ne pas être issu des régions et départements ultramarins. Si la nomination de Lecornu avait eu des relents de retour du Ministère des Colonies, les critiques avaient bien vite disparu quand il était apparu qu'il connaissait très bien les dossiers et était compétent tout en étant à l'écoute des besoins particuliers des DROM-COM. Baun-Privet va donc être doublement jugée, d'une parce qu'elle ne vient pas de l'Outre-Mer, et de deux parce qu'elle va devoir succéder à un métropolitain qui avait bien fait son job.

Edited by Heorl
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il y a 6 minutes, Heorl a dit :

L'ancien ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, vient de remplacer Florence Parly à la tête du Minarm. Il est lui-même remplacé par Yaël Baun-Privet, ancienne militante PS qui a rejoint LReM en 2016. 

Elle est le deuxième ministre des Outre-Mer à ne pas être issu des régions et départements ultramarins. Si la nomination de Lecornu avait eu des relents de retour du Ministère des Colonies, les critiques avaient bien vite disparu quand il était apparu qu'il connaissait très bien les dossiers et était compétent tout en étant à l'écoute des besoins particuliers des DROM-COM. Baun-Privet va donc être doublement jugée, d'une parce qu'elle ne vient pas de l'Outre-Mer, et de deux parce qu'elle va devoir succéder à un métropolitain qui avait bien fait son job.

Pas convaincu. On a bien vu le fossé immense qui s'était crée avec la métropole au vu des résultats des élections. Les émeutes en Guadeloupe, le non-règlement de dossiers urgents et en souffrance (l'eau, les problèmes environnementaux, les inégalités) n'ont pas été bien perçus sur place. A voir aussi le bordel ambiant qui demeure en Nouvelle-Calédonie et les conséquences du Covid qui amènent même des territoires pondérés comme Saint-Pierre-et-Miquelon à évoluer de façon très particulière.

 

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(La1ère [FranceTV], 24juin)

Exploration des fonds marins : les Outre-mer (insuffisamment) au cœur des enjeux, selon un rapport du Sénat

La mission d’information du Sénat sur "L’exploration, la protection et l’exploitation des fonds marins : quelle stratégie pour la France ?" a présenté son rapport mardi. Soulignant une "évidence oubliée" - la France possède le deuxième espace maritime au monde grâce à ses Outre-mer - le document prône notamment une association plus importante des territoires ultramarins dans la mise en œuvre de projets relatifs à la mer.

C’est un rapport plutôt détonnant que vient de livrer la mission d’information du Sénat sur "L’exploration, la protection et l’exploitation des fonds marins : quelle stratégie pour la France ?", présidée par Michel Canévet (Union centriste – Finistère), avec pour rapporteur Teva Rohfritsch (Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants – Polynésie). Le document, intitulé "Abysses : la dernière frontière ?", est en effet très critique sur la gouvernance actuelle des grands fonds marins par l’Etat.

Il rappelle notamment "Une évidence oubliée : les Outre-mer sont au cœur des enjeux". Grâce à ses derniers, la France possède le deuxième espace maritime au monde et abrite 10% de la diversité des espèces connues. "Couvrant au total près de 11 millions de km2, la Zone économique exclusive française (ZEE) est principalement située en Polynésie (44%), autour des Terres australes et antarctiques française (20%), en Nouvelle-Calédonie (13%) et dans l'ouest de l'océan Indien (10%). La France métropolitaine ne représente que 3% de cette ZEE", soulignent les auteurs du texte. Les milieux aquatiques ultramarins abritent par ailleurs une richesse exceptionnelle : 55.000 km2 de récifs coralliens et de lagons, 10% des écosystèmes récifo-lagonaires de la planète et 20% des atolls du monde.
 

Cependant, le rapport relève que les territoires d’Outre-mer sont insuffisamment associés aux stratégies et projets de l’Etat concernant les grands fonds marins, alors que "la question de l'exploration des fonds marins dans la ZEE française, en vue d'une éventuelle exploitation des ressources minérales est de facto une question exclusivement ultramarine." Le document précise que sur le plan juridique, hors minerais ou produits utiles à l'énergie atomique, les collectivités d'Outre-mer sont compétentes en matière de droit minier, tandis que les régions d'Outre-mer le sont pour la délivrance des titres miniers en mer.

Témoignages de nombreux représentants de territoires d’Outre-mer à l’appui, le rapport indique que ces derniers demandent à être mieux informé et associés. Lors des tables rondes organisées par la mission d’information, et dans les contributions écrites, "le manque de transparence de l'État sur le sujet des grands fonds marins a été souligné à de multiples reprises", écrivent les auteurs. Les collectivités veulent plus d'informations sur les données disponibles, elles souhaitent mieux connaître leur environnement maritime et en particulier leurs grands fonds, préalablement à tout questionnement sur l'exploration ou l'exploitation de leurs richesses minières éventuelles.

—-

“Par conséquent, rien ne pourra se faire sans un consensus politique et sociétal dans les territoires concernés. Ce sont ces territoires qui ont vocation à porter et à mettre en œuvre les projets, avec l'aide de l'État. Il convient de privilégier le développement de projets dont l'initiative viendrait des territoires dans leurs domaines de compétence. Tenter d'y mettre en œuvre des plans préétablis à Paris ne peut déboucher que sur un échec.” (Mission d’information du Sénat sur les fonds marins)

—-

D’autres enjeux sont d’importance. La connaissance de leurs grands fonds marins constitue un levier essentiel pour les territoires d’Outre-mer, d'un point de vue géopolitique, économique (nécessité de trouver des dynamiques de développement endogènes) mais aussi social et éducatif (renforcement des compétences locales grâce à la présence de structures de formation adaptées). Il y a aussi de forts enjeux environnementaux quant aux impacts des activités économiques liées à l’exploitation éventuelle des grands fonds marins, dans des contextes ou nature et culture sont profondément liées. Par ailleurs, la préservation de l’environnement "est considéré comme d'autant plus fondamental qu'il est déjà fragilisé par le changement climatique."

Dans ses recommandations, la mission d’information préconise notamment de "Nommer un député et un sénateur représentant les Outre-mer au sein du comité de pilotage de la stratégie et associer les délégations parlementaires aux Outre-mer, ainsi que les exécutifs ultramarins, à chaque étape de mise en œuvre de cette stratégie et notamment aux décisions concernant la localisation et le déroulement des missions d’exploration ainsi qu’à la diffusion de leurs résultats." Elle prône également la reconstitution d’un ministère de la Mer de plein exercice, la nomination un délégué interministériel aux fonds marins, ainsi que le renforcement des moyens humains et financiers de l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) et de l’Office français de la biodiversité, en particulier dans leurs implantations ultramarines.

L’intégralité du rapport d’information: http://www.senat.fr/rap/r21-724/r21-7241.pdf

https://la1ere.francetvinfo.fr/exploration-des-fonds-marins-les-outre-mer-insuffisamment-au-c-ur-des-enjeux-selon-un-rapport-du-senat-1297864.html

 

 

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(thediplomat, 22juin)

Les militaires français peuvent-ils être  à la Hauteur de leurs ambitions dans l'Indo-Pacifique ?

La France a la souveraineté, les citoyens et des intérêts plus larges en jeu dans la région, mais sa présence militaire reste faible et dépassée.

 

Dans le contexte des turbulences actuelles aux frontières orientales de l'Europe et compte tenu des récentes élections en France, la question des capacités de défense françaises est de retour au centre de la scène politique, après des décennies de coupes budgétaires et de sous-investissement. Le spectre de la guerre qui se profile à nouveau aux portes de l'Europe devrait être un signal d'alarme pour que les décideurs politiques français réévaluent les besoins du pays compte tenu de ses ambitions stratégiques et de l'état de ses capacités actuelles.

L'Indo-Pacifique, bien qu'il soit actuellement dépassé dans le cycle de l'information par l'Ukraine, en est un bon exemple. Comme l'a récemment réaffirmé le ministre français des forces armées Sébastien Lecornu dans son discours au dialogue Shangri-La de 2022 à Singapour [youtube] : « Alors que certains craignent que la crise en Ukraine ne nous aveugle et ne conduise la France à revenir sur ses engagements envers la région, ce ne sera pas le cas ». Et pourtant, bien qu'il s'agisse d'une pierre angulaire de la stratégie française, il apparaît aujourd'hui évident que les forces armées françaises, et notamment la marine française, ne disposent pas des ressources nécessaires pour répondre à ces ambitions.

 

L'Indo-Pacifique : une question de souveraineté et d'intérêts stratégiques français

Rappelons d'abord les enjeux. La France est une puissance résidente dans l'Indo-Pacifique. Avec 1,65 million de citoyens français vivant dans les territoires français du Pacifique et de l'océan Indien, et une ZEE de 9 millions de kilomètres carrés, l'Indo-Pacifique n'est pas seulement une région d'intérêt stratégique, mais aussi une région où la souveraineté française est directement en jeu. De plus, ces territoires sont confrontés à plusieurs défis : le changement climatique et l'augmentation des événements climatiques extrêmes (typhons, élévation du niveau de la mer, etc.), la pêche illégale, le trafic de drogue et la migration illégale, entre autres.

Pour relever ces défis, 7 000 militaires, aux côtés de 20 navires et 40 avions, sont basés en permanence dans la région, organisés autour de cinq centres de commandement. Leur mission est triple : protéger la souveraineté française, intervenir pour la protection de la population en cas de crise, et affirmer la présence française dans la région, notamment pour maintenir la capacité de la France à opérer de manière autonome dans les biens communs mondiaux et à garantir son libre accès à l'Indo-Pacifique. La rivalité accrue entre la Chine et les États-Unis ajoute des tensions dans la région et alimente une accumulation d'armes entre les puissances locales.

Dans ce cadre, la France a adopté en 2018 sa " Stratégie pour l'Indo-Pacifique ", affinée l'année suivante par le ministère des Armées dans sa "Stratégie de défense française pour l'Indo-Pacifique." [pdf] Les objectifs énoncés dans ce document peuvent être résumés en trois catégories : la protection des intérêts fondamentaux de la France (assurer l'intégrité territoriale, le libre exercice de sa souveraineté et la protection de sa population) ; la sauvegarde des intérêts stratégiques de la France (garantir la liberté de navigation et l'accès aux biens communs mondiaux et soutenir la stabilité et le développement de ses régions voisines), et la défense de ses intérêts en tant que puissance mondiale, découlant de ses responsabilités en tant que membre permanent du Conseil de sécurité (lutter contre la prolifération nucléaire, assurer le respect des traités internationaux et la préservation de la stabilité stratégique).

 

Les forces françaises “étirées”  dans l'Indo-Pacifique
Pourtant, le principal obstacle à l'accomplissement des ambitions françaises dans l'Indo-Pacifique, ce sont les forces françaises elles-mêmes. Depuis les années 1990, le format des forces projetées dans l'Indo-Pacifique n'a cessé de se réduire, alors même qu'elles contribuent à la raison d'être de la défense française et sont essentielles pour soutenir sa posture de dissuasion. De fait, en juillet 2021, aucun des quatre bâtiments de la marine française basés en Nouvelle-Calédonie n'était opérationnel.

Un rapport [pdfpilepoil] de la Commission parlementaire de la défense nationale et des forces armées publié en février 2022 dresse un tableau sombre. Si les moyens militaires actuellement alloués correspondent à la situation dans l'Indo-Pacifique au début des années 2000, ils apparaissent désormais sous-dimensionnés dans un contexte de tensions accrues dans la région. On constate une diminution de la taille des forces déployées (par exemple, une contraction d'environ 30 % du personnel de l'armée de l'air au cours des dernières années), et le matériel disponible est vieillissant et mal adapté aux menaces probables, plus particulièrement celle posée par la marine et les garde-côtes chinois. De plus, le format de la Marine nationale métropolitaine et l'émergence de nouveaux théâtres d'opérations dans l'Atlantique Nord, la Méditerranée, le golfe Persique et le golfe de Guinée ne permettent pas d'envisager des déploiements significatifs à une fréquence ou un niveau supérieurs à ceux actuellement réalisés.

Des efforts sont actuellement en cours pour moderniser les moyens militaires déployés dans l'Indo-Pacifique, notamment le remplacement de la flotte Falcon 200, la livraison de six nouveaux "patrouilleurs de haute mer" (POM) à partir de 2022 et le renouvellement des frégates de surveillance de la marine après 2030. Cependant, ces remplacements sont insuffisants et semblent déconnectés de l'augmentation des moyens et capacités militaires de la Chine. Cette fragilité pourrait être exploitée par la Chine pour favoriser sa politique du fait accompli, notamment en matière de pêche dans la ZEE française, tout en exposant les marins français à de potentiels incidents armés.
Dans une interview accordée à La Tribune en juillet 2021, l'amiral Pierre Vandier, chef d'état-major de la marine française, est arrivé à peu près à la même conclusion. Selon lui, la Marine nationale est engagée bien au-delà des objectifs fixés par le Livre blanc de 2013 et est trop sollicitée pour remplir pleinement ses nouvelles missions dans l'Indo-Pacifique. Pour lui, la Marine française doit non seulement accroître ses moyens dans la région mais surtout augmenter son niveau de capacité. Les frégates de surveillance, par exemple, ont des systèmes d'armes dépassés et doivent être remplacées par des navires plus performants.

 

Combler le fossé entre la politique et les capacités françaises dans l'Indo-Pacifique
Alors que les tensions et le risque de conflit dans la région Indo-Pacifique devraient augmenter, les arguments en faveur d'une augmentation de la taille et des capacités des forces armées françaises dans la région sont clairs. Plusieurs propositions suggérées par le rapport parlementaire de février 2022 devraient être prises en considération en vue d'une révision de la Loi de Programmation Militaire sous la nouvelle administration française.


Tout d'abord, les plateformes prépositionnées dans les centres de commandement indo-pacifiques devraient être augmentées et améliorées. Le rapport parlementaire de 2022 recommande de doubler le nombre de patrouilleurs en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie et d'anticiper le remplacement des frégates de surveillance par un programme de corvettes assurant une présence militaire plus performante, ainsi que l'acquisition de navires amphibies pour assurer une capacité minimale de projection de forces au niveau local.

Deuxièmement, la disponibilité opérationnelle et la résilience de la flotte déployée devraient être accrues en améliorant les capacités de maintenance, de réparation et d'exploitation des bases navales locales.
Troisièmement, pour évaluer correctement la situation sur sa vaste ZEE, la connaissance de la situation française dans la région devrait être améliorée grâce à un programme de surveillance spatiale plus ambitieux et à une flotte accrue d'avions de surveillance maritime.

Et enfin, les forces françaises devraient être rendues plus visibles afin d'affirmer la présence de la France dans la région par des activités à haute visibilité. Le réchauffement des relations entre l'Australie et la France suite à l'élection du Premier ministre Anthony Albanese le mois dernier pourrait conduire à un renforcement de la coopération militaire franco-australienne, et être également l'occasion de relancer l'ambition d'une alliance Australie-Inde-France.


Globalement, l'ambition française dans l'Indo-Pacifique doit se traduire par un renforcement des moyens des forces armées déployées dans la région. Combler l'écart actuel entre politique et capacité implique des investissements capacitaires accrus, qui doivent être inclus dans la planification militaire actuelle et à venir, fixant les marges de manœuvre françaises pour la première moitié de ce siècle.
(deepL)

Sophie Perrot is a master’s student in Strategic Studies at S. Rajaratnam School of International Studies, Nanyang Technology University, Singapore. She is currently employed in the naval defense industry in Singapore.

https://thediplomat.com/2022/06/can-frances-military-live-up-to-its-ambitions-in-the-indo-pacific/

Edited by fraisedesbois
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il y a 13 minutes, Rochambeau a dit :

Pour qu'il est une augmentation de la taille, il faut encore en avoir la volonté ...

Pas seulement. Faut aussi avoir la matière humaine, et même si on a pas trop de problèmes pour recruter, y'a un plafond qu'on atteindra sans doute bien avant d'avoir doublé nos effectifs.

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Il y a 2 heures, Rochambeau a dit :

Pour qu'il est une augmentation de la taille, il faut encore en avoir la volonté ...

Le plan de renforcement actuel de nos bases OM d'ici  2025

C'est de construire une infrastructure capable d'acceuillir dans la durée et sous faible préavis des détachements déployés en renfort depuis la métropole. 

Dés 2023 l'armée de l'air dévrait d'ailleurs être capable de projeter en moins de 48h une force de combat de 20 Rafale et plusieurs A 330MRTT. 
Les renforcements air en infrastructure doivent se faire  autour de 3 pôles Cayenne Papeete Nouméa.     

https://outremers360.com/bassin-atlantique-appli/guyane-larmee-de-lair-et-de-lespace-souhaite-densifier-son-dispositif-sur-la-base-aerienne-367

 

Pour armée de terre 

Les RIMA des DOM en plus de leur materiel habituelle doivent pouvoir acceuillir  et équiper un GTIA Léger projeter en urgence via rotation avions. Avec l'arrivée des Griffons dans les régiments positionement de PVP et de VAB en NC et à la  Réunion. Et construction de casernement interarmées supplementaires sur 3 sites NC Papeete et Réunion. 

 

Pour la Marine 

Arrivée des 6 POM d'ici 2025, Anticipation du remplacement des FS par des EPC avec un positionement de 2 navires sur chaque zone.

Etude en cours pour positionner un Groupe Amphibie permanent dans le Pacifique ( Papeete) autour d'un PHA 140 Mêtres et 4 spots hélico . 

bpc_140_210_lhd_navy_dcns_concept.jpg

 La Marine doit également pouvoir soutenir depuis ses bases OM un GAN ou un groupe Amphibie qui viendrait en renfort depuis la métropole. 

Avec l'actualisation de la LPM 2019 2025 en cours d'élaboration le budget des armées pourrait prendre + 5 Milliards au lieu des 3 Mds prévu sur les 3 prochaine années.

Nous saurons bientôt :bloblaugh:.   

  

       

Edited by Scarabé
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Il y a 3 heures, Scarabé a dit :

positionner un Groupe Amphibie permanent dans le Pacifique ( Papeete) autour d'un PHA 140 Mêtres et 4 spots hélico  

Ho, tu lâches une grosse info la !

Ce serait une super nouvelle pour la région

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(édit) précisions sur la mission VA257:

Le lanceur Ariane 5 opéré par Arianespace a placé avec succès deux satellites de télécommunications en orbite géostationnaire : MEASAT-3d pour l’opérateur malaisien MEASAT, et GSAT-24 fabriqué par l’agence spatiale indienne ISRO pour le compte de NSIL. (…)

https://www.arianespace.com/wp-content/uploads/2022/06/Jun22-2022-VA257-success-FR.pdf

et (outremers360, 25juin):

Guyane : WWF présente les relevés de sa campagne de contrôle des eaux du Maroni, impactées par l’orpaillage illégal

(…) Laurent Kelle, responsable du bureau WWF France en Guyane, rappelle la nécessité d’une action transfrontalière de lutte contre l’orpaillage illégal, mettant en avant les résultats relevés et l’impact sur les populations du fleuve, au micro de nos confrères de Guyane la 1ère : « Côté français il y a des efforts de lutte contre l’orpaillage illégal, et sur les berges surinamaises du même fleuve il y a toute une logistique qui permet cet orpaillage illégal, juste en face. Là, il n’y a aucune cohérence entre les deux rives, et ce sont encore et toujours les trafiquants qui en profitent, et ce sont encore et toujours les communautés du fleuve qui en pâtissent, et bien sur la biodiversité. Donc pour nous ce genre de mission, c’est aussi l’opportunité d’un nouvel appel à la coopération transfrontalière ».

http://mobile.outremers360.com/page/article/undefined/guyane-la-wwf-presente-les-releves-de-sa-campagne-de-controle-des-eaux-du-maroni-impactees-par-lorpaillage-illegal.html

Edited by fraisedesbois
va257
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General_Putz_IDM_RRB_ab110a00b4.png

interview du  Général Putz, commandant supérieur des FANC

https://www.rrb.nc/podcast/invite-du-matin-29-06-22?fbclid=IwAR39t-grchUMAWJ3FjGxrLC3DlzjwrxAUHmEP7f1xLPbLhU4dJUPSkQ8pFY

 

Je viens d'écouter il annonce

2 200 hommes des 3 armées en Nouvelle Calédonie. 

Un exercice de projection de Rafale en 2022 sur l'ile ( Pégase 2022 ) avec interaction avec le GTIA sur place. 

Les FANC Travail également sur Croix du Sud 2023 qui revient post covid  

La aussi Fin Avril debut Mai 2023 plusieurs milliers d'hommes engagée avec surement le groupe JDC 2023 autour d'un PHA et d'une FLF  

 

  

 

 

Et une FREMM DA à RIMPAC 2024

https://www.navalnews.com/naval-news/2022/06/french-navy-plans-on-sending-fremm-frigate-to-next-rimpac/

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Je signale la publication par l’Ifri (juin2022) d’une “Note” présentant un panorama des enjeux et problèmes des pays du canal du Mozambique (les réserves d’hydrocarbures et de minerais, les ressources halieutiques, la circulation maritime, le trafic de drogue afro-asiatique et régional, les contentieux territoriaux et l’insurrection islamiste), suivi d’un panorama des acteurs internationaux qui s’intéressent à cet espace et s’efforcent de développer leurs influences respectives dans la région (France, États-Unis, Russie, Chine, Inde, …).

Un .pdf d’une trentaine de pages informatives et agréables à lire*, merci aux auteurs (Tristan COLOMA, Quentin René François YGORRA):

Le canal du Mozambique: un espace de compétition crisogène

 

*j’ai eu quelques fou-rires à la lecture de la partie “Russie” (entre autres les problèmes de heu «adaptation» des Wagner au Mozambique, selon une source anonyme informée :mechantc: )

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Il y a 7 heures, fraisedesbois a dit :

Je signale la publication par l’Ifri (juin2022) d’une “Note” présentant un panorama des enjeux et problèmes des pays du canal du Mozambique (les réserves d’hydrocarbures et de minerais, les ressources halieutiques, la circulation maritime, le trafic de drogue afro-asiatique et régional, les contentieux territoriaux et l’insurrection islamiste), suivi d’un panorama des acteurs internationaux qui s’intéressent à cet espace et s’efforcent de développer leurs influences respectives dans la région (France, États-Unis, Russie, Chine, Inde, …).

Un .pdf d’une trentaine de pages informatives et agréables à lire*, merci aux auteurs (Tristan COLOMA, Quentin René François YGORRA):

Le canal du Mozambique: un espace de compétition crisogène

 

*j’ai eu quelques fou-rires à la lecture de la partie “Russie” (entre autres les problèmes de heu «adaptation» des Wagner au Mozambique, selon une source anonyme informée :mechantc: )

 

 

Je ne suis pas excellemment informé et je ne tiens pas à l'etre pour ne pas indisposer certaines personnes que je rencontre localement, mais, il semble bien qu'apres l'arrivée des Chinois à Mada, ils s'interessent de plus en plus aux Comores (qui n'ont pas de poissons et pas grand chose à vendre (alors, pourquoi ??? si ce n'est le gaz ?))

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Il y a 10 heures, fraisedesbois a dit :

canal du Mozambique

Il serait temps de s'en occuper sérieusement, autrement que pour la gestion des petits oiseaux et des plantes exotiques.  Pourtant, renforcer nôtre présence ne serait pas si compliqué.  

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Il y a 1 heure, Fusilier a dit :

Il serait temps de s'en occuper sérieusement, autrement que pour la gestion des petits oiseaux et des plantes exotiques.  Pourtant, renforcer nôtre présence ne serait pas si compliqué.  

C'est pas les Malgaches, les Comoriens, voir les Mauriciens, qui vont débarquer de vive force sur nos ilots des iles eparses. 

Les Garnisons à 12 pax avec 12 FAMAS une Mag 58 et un FRF2 c'est largement suffisant pour empecher toute intrusion. Et des renfort peuvent arriver en mois de 4 heures depuis la Reunion ou Mayotte. 

Tu veux quoi de plus ?   

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il y a 10 minutes, Scarabé a dit :

C'est pas les Malgaches, les Comoriens, voir les Mauriciens, qui vont débarquer de vive force sur nos ilots des iles eparses. 

Les Garnisons à 12 pax avec 12 FAMAS une Mag 58 et un FRF2 c'est largement suffisant pour empecher toute intrusion. Et des renfort peuvent arriver en mois de 4 heures depuis la Reunion ou Mayotte. 

Tu veux quoi de plus ?   

Qui parle d'une attaque des malgaches ou des comoriens... ?  :rolleyes:  Je parle de contrôle de la ZEE, de connaissance - anticipation, de recensement des mouvements AIS et radar, des choses de marin quoi.  Mais, dans ce pays on marche sur la tête,  dans une zone où la problématique est à 99,99 maritime on confie ça à un général, et même un marin me parle de 4 FAMAS sur une île ... :rolleyes:

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