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... et surtout des catapultages en configurations légères à très légères.

Cette affirmation m'avait surpris mais en fait il m'a été expliqué que ces configurations: lisse avec peu de pétrole avaient été dans un premier temps laissées de côté car moins urgentes pour les opérationnels que les configurations avec emports mais aussi parce qu'on appréhendait un peu le comportement de l'avion léger (11.5 t de mémoire) au catapultage (forte accélération, incidence ...)

Bref à priori cet aspect des choses a été "déverminé" cet été.

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Ont-ils prévu de développer une capacité d'appontage en automatique jour/nuit du Rafale afin de diminuer ces difficultés de disponibilités et le coût de ces qualifications ?

C'est très loin d'être facile à faire et c'est encore plus dur à le rendre opérationnel pour une armée non US. Si on ne veux pas utiliser le GPS (système américain pouvant être coupé ou brouillé sur la zone d'opération ou les américains ne veulent pas qu'on opère) il faudra attendre la mise en service du gallileo pour avoir l'équivalent. Sinon ce serra beaucoup plus compliqué. Mais je crois que les F18 ont un système d'appontage automatique, il ne doit pas être vraiment au point et est encore en essai, mais c'est un début.

La qualification du pilote deviendrait alors moins importante car ce serait uniquement un mode de back-up en cas de défaillance du système automatique utilisé en nominal. De toute façon, il faudra un jour se poser la question de l’atterrissage automatique sur PA si on veut y mettre un jour des UAV voir même des UCAV.

Cela permettrait aussi/surtout d'utiliser des pilotes "non formés" de l'armée de l'air et donc d'avoir assez facilement assez d'avions et de pilotes pour remplir autant de porte-avions que la marine pourrait se payer.

Sinon avant qu'on voit des UCAV d'opérationnels (pour les UAV presque consommable c'est pas grave s'il se rate à l'appontage) sur le pont d'un porte-avions français, on devrait assister à la mise en service de gallileo donc on pourra se baser sur un système utilisant le GPS (enfin gallileo)

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Cela permettrait aussi/surtout d'utiliser des pilotes "non formés" de l'armée de l'air et donc d'avoir assez facilement assez d'avions et de pilotes pour remplir autant de porte-avions que la marine pourrait se payer.

J'adore, c'est complètement dans l'air du temps ça ;)

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Si on ne veux pas utiliser le GPS (système américain pouvant être coupé ou brouillé sur la zone d'opération ou les américains ne veulent pas qu'on opère) il faudra attendre la mise en service du gallileo pour avoir l'équivalent.

Je ne pense pas que le GPS ou Galileo soit très utile pour apponter sur un navire en mouvement avec du roulis et du tangage ...

Le Rafale est équipé d'un radar et d'un système optique tout à fait capable de déterminer sa position relative par rapport au PA en approche finale. Reste à obéir également aux ordres du PA en temps réel en particulier aux ordres d'abandon de la procédure qui peuvent très bien avoir des raisons indépendantes de l'appontage lui même. A mon avis, un redondance entre les calculs auto à bord, les ordres auto du PA et une surveillance pour abandon du pilote et des officiers d'appontage permettrait surement de garantir une sécurité suffisante avec un mode back-up pilote + officier d'appontage comme actuellement plus le deuxième niveau de back-up par détournement vers un aéroport terrestre avec éventuellement un ravitaillement en vol et le dernier back-up étant l'éjection du pilote avec perte de l'avion si on ne veut pas faire prendre de risque au PA ...

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De toute manière le GPS c'est une précision décamétrique donc sur une surface grande comme un court de tennis (la zone des brins) çà peut très bien signifier le brin 3, le bolter, ou l'arrondi de pont ...

DALAS semble plus précis de ce point de vue.

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Dispositf d'Appontage assisté par LASer

Ce n'est pas le dispositif que les Rafales F1 ne possédaient pas et donc ne pouvaient (ou du moins n'avaient l'autorisation)pas apponter sur les PA US (Système comblé avec les F2) ?

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Ce n'est pas le dispositif que les Rafales F1 ne possédaient pas et donc ne pouvaient (ou du moins n'avaient l'autorisation)pas apponter sur les PA US (Système comblé avec les F2) ?

Non, le problème des Rafales F1 c'est leur centrale inertielle sans recalage GPS qui ne fonctionnait qu'avec le système du CdG.

Les F1 pouvaient donc parfaitement apponter sur un PA US mais n'auraient alors pas pu redécoller (pas de centrale inertielle à jour = on reste au sol).

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Cela permettrait aussi/surtout d'utiliser des pilotes "non formés" de l'armée de l'air et donc d'avoir assez facilement assez d'avions et de pilotes pour remplir autant de porte-avions que la marine pourrait se payer.

Le problème c'est pas le nombre de pilotes: c'est le nombre de rafales M disponibles ...

Parce que faire apponter un rafale C/B ça me parait déjà pas possible, et encore moins avec un pilote non formé...

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Les F1 utilisaient le système Télémir (SUE like) basé sur une liaison de donnée infrarouge qui recalait la centrale inertielle de l'avion sur celle du bâtiment avant le catapultage.

C'était un problème de calibration de la centrale inertielle ou un problème de recalage de la position absolue ?

Pour la position absolu, le pilote doit pouvoir être capable de se débrouiller en tenant compte du décalage constaté ou de se recaler au dessus d'obstacle à l'ancienne.

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Je ne pense pas que le GPS ou Galileo soit très utile pour apponter sur un navire en mouvement avec du roulis et du tangage ...

Le Rafale est équipé d'un radar et d'un système optique tout à fait capable de déterminer sa position relative par rapport au PA en approche finale.

Les données GPS sont une information supplémentaire. Si on connait la position (et donc la vitesse) de l'avion et du PA (ainsi que son inclinaison vu qu'on connait la position des extrémités du PA) ça permet de fortement compléter les informations disponible autrement. En plus utiliser un radar en courte finale n'est pas très bon pour la santé des mécanos. Et je crois

De toute manière le GPS c'est une précision décamétrique donc sur une surface grande comme un court de tennis (la zone des brins) çà peut très bien signifier le brin 3, le bolter, ou l'arrondi de pont ...

Tu parles du GPS de ta voiture qui a une dizaine d'année ? Parce que le GPS utilisé par les militaires américains est beaucoup plus précis. Je crois qu'on atteint actuellement une précision de l'ordre de 20 cm pour la version militaire.

Maintenant avec le principe du GPS, on peut significativement améliorer sa précision en doublant le nombre de satellites (ceux du GPS, ceux du Galileo et pourquoi pas ceux du Glonass) et si on rajoute des signaux émis par le PA, ça doit nous permettre d'avoir une précision bien plus que métrique.

Le problème c'est pas le nombre de pilotes: c'est le nombre de rafales M disponibles ...

Parce que faire apponter un rafale C/B ça me parait déjà pas possible, et encore moins avec un pilote non formé...

Cela sous-entendait que l'armée de l'air changerait ses rafales C pour des M. 
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Pour la précision du GPS, cela dépend de quoi on parle ! En particulier, la précision absolu et relative des GPS est très différente. Pour un avion proche du PA, une grande partie de l'erreur est commune entre le PA et un avion car elle provient de la position identique des satellites, des mêmes erreurs de synchronisation, de l'atmosphère similaire, ... Donc même si la précision absolu militaire est plutôt de l'ordre de 10 m, la précision relative entre 2 GPS proche pourra être de l'ordre du mètre. Simplement, se servir du GPS pour atterrir sur un PA mobile implique une transmission du PA de sa position vers l'avion.

Au final, pour qu'un tel système fonctionne en sécurité, il est obligatoire d'avoir des systèmes redondants. le GPS ne me semble pas suffisant en lui même et il faut au moins que soit le PA ou l'avion (idéalement les 2) détermine d'une autre manière la position relative des 2.

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Pour la précision du GPS, cela dépend de quoi on parle ! En particulier, la précision absolu et relative des GPS est très différente. Pour un avion proche du PA, une grande partie de l'erreur est commune entre le PA et un avion car elle provient de la position identique des satellites, des mêmes erreurs de synchronisation, de l'atmosphère similaire, ... Donc même si la précision absolu militaire est plutôt de l'ordre de 10 m, la précision relative entre 2 GPS proche pourra être de l'ordre du mètre. Simplement, se servir du GPS pour atterrir sur un PA mobile implique une transmission du PA de sa position vers l'avion.

Au final, pour qu'un tel système fonctionne en sécurité, il est obligatoire d'avoir des systèmes redondants. le GPS ne me semble pas suffisant en lui même et il faut au moins que soit le PA ou l'avion (idéalement les 2) détermine d'une autre manière la position relative des 2.

Ca s'appelle le GPS differentiel et la precision peut meme etre bien meilleure que cela en relatif.

En aviation civile non plus le GPS n'est toujours pas considere comme un instrument de navigation primaire. dommage d'ailleurs, car ca reglerait le probleme de la visibilite a l'atterrissage et au roulage. (Neanmoins, les choses bougent doucement a ce sujet)

Pour un appontage il n'y a pas que le deplacement du PA qui compte, il y a aussi les mouvements du pont dus a la mer...

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Je crois qu'on atteint actuellement une précision de l'ordre de 20 cm pour la version militaire.

Juste pour info, on peut être beaucoup plus précis (facteur de 10) en civil à partir du moment ou tu peux avoir une liaison avec une base fixe de position connue. Pour plus de détails : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9matique_temps_r%C3%A9el

En open source :

http://gpspp.sakura.ne.jp/paper2005/isgps_2009_rtklib_revA.pdf

Voir aussi EGNOS, DGPS & Co.

Ca marche dans le civil car les stations fixes existent ou peuvent être ajoutées temporairement, leur accès et même gratuit dans certains pays.

Maintenant un PA c'est pas terrestre et c'est pas fixe...Est-ce que cela peut s'appliquer entre deux mobiles, je n'en sais rien.

En aéro, cela peut par exemple ouvrir des horizons en terme de micro-drones de surveillance autonomes. L'autonomie étant un problème si le drone est capable de se poser avec assez de précision on peut imaginer un système de rechargement automatique et donc en multipliant les drones et les stations avoir une couverture H24 ce qui est difficilement possible avec un GPS de base.

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Au final, la gestion de l'appontage automatique est plus problématique que l'appontage en "manuel"

Je doute que laisser une dizaine de tonnes de métal, de carburant et d'explosif se poser automatiquement sur notre unique PA  soit sécuritaire. Un drone passe encore, mais pour le momment je pense que la technologie n'est pas assez aboutie pour prendre le risque alors que nous avons d'excellent pilotes qualifié pour faire ce job.

Si même les US ne s'y mette pas, il doit y avoir une très bonne raison.

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Au final, la gestion de l'appontage automatique est plus problématique que l'appontage en "manuel"

Je doute que laisser une dizaine de tonnes de métal, de carburant et d'explosif se poser automatiquement sur notre unique PA  soit sécuritaire. Un drone passe encore, mais pour le momment je pense que la technologie n'est pas assez aboutie pour prendre le risque alors que nous avons d'excellent pilotes qualifié pour faire ce job.

Si même les US ne s'y mette pas, il doit y avoir une très bonne raison.

Avec une redondance de système indépendant, il est tout à fait possible de développer ce genre de système automatique, avec un taux de défaillance plus faible qu'un pilote. La question n'est pas là. La question est de savoir si un tel investissement serait rentable vis-à-vis du coût de qualification des pilotes de l'aéronavale à l'appontage jour/nuit et des problèmes de disponibilité du PA quand il est en opération de guerre et en maintenance. Effectivement, un effet de bord d'une telle fonction serait que les pilotes de l'armée de l'air pourrait facilement faire des opérations sur les Rafale M si nécessaire, après une courte formation et non une longue qualification. Pour moi, un tel développement ne serait pas idiot si il est fait dans l'optique d'acquérir au passage et en avance la technologie d'appontage automatique d'UAV.

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L'effet de bord c'est que même les pilotes de l'aéronavale ne perdraient plus de temps à s'entraîner à l'appontage. La conséquence suivante, c'est qu'en perdant cette spécificité ils perdraient aussi leur principale raison d'être puisque tout pilote serait alors capable de ramener un avion sur le porte-avions.

Globalement, un tel automatisme impacte potentiellement une multitude de domaines, et ses effets sur l'ensemble de la fonction "aéronavale" sont imprévisibles.

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La conséquence suivante, c'est qu'en perdant cette spécificité ils perdraient aussi leur principale raison d'être puisque tout pilote serait alors capable de ramener un avion sur le porte-avions.

Ou au contraire, ils pourraient se concentrer sur leur mission principale qui est l'attaque des navires (le tir d'exocet et il ne serra plus du tout question que l'armée de l'air s'en charge) ou le combat au dessus des flots, mais ils seront beaucoup moins concernés par les missions au dessus de l'Afghanistan quand sur un vol de plus de 10 heures il n'y a que l'appontage, le catapultage et un vol assez court au dessus des flots.

Globalement, un tel automatisme impacte potentiellement une multitude de domaines, et ses effets sur l'ensemble de la fonction "aéronavale" sont imprévisibles.

Personnellement je préfèrerais que la marine ait moins d'avions et de pilotes mais plus de PA (l'armée de l'air compensant pour les missions de projection forces qui ne concerne pas le combat maritime) et qu'elle se servent vraiment de son aéronavale (pour la défense aérienne de la flotte par exemple, ce n'est pas forcement plus cher que des frégate AA

Je ne pense pas que la marine national fera entièrement confiance au système. Si un jour il tombe en panne le pilote aura bien l'air con au dessus du porte avion ....

Donc du coup son intérêt est faible.

L'éjection ça existe aussi (si les cours sur simulateur ne suffisent pas) Et ce n'est pas plus dangereux que d'effectuer un appontage "manuel" alors que le pilote est vraiment fatigué après des semaines de missions intensive. Vu qu'on a qu'un seul PA et qu'on est en guerre les rares pilotes qui ont eu le temps de s'entraîner sont en permanence en mission surtout s'il y a eu des pertes et on n'a plus le temps d'en former de nouveaux. Avec un système automatique, on a autant de pilotes qu'on veut (et même d'avions si l'armée de l'air remplace quelques dizaines de C par des M)
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