Kiriyama

La Suisse dans les guerres (Deuxième Guerre mondiale, Guerre froide...)

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Il y a 19 heures, kalligator a dit :

Guisan avec un seul s.

Pas de faute sur le nom de NOTRE général.

 

Merci pour la leçon de moral et d’orthographe !

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Dans La Chute de Berlin, d'Antony Beevor, il semblerait que Staline ait suggéré aux Alliés d'envahir l'Allemagne en passant par la Suisse. 

Mais je n'arrive pas à trouver des détails à ce sujet.

Il y a aussi eu des négociations entre Alliés et les Allemands au sujet d'une capitulation des forces allemandes en Italie. Les négociations ont eu lieu à Bernes. 

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Bonsoir, 

On le sait peu, mais la Suisse a connu des conflits internes. 

Les Freischaren (Corps-francs) se manifestent en 1477, lors de l’expédition de Folle Vie, où ils se rassemblent sans ordre de mobilisation et assiègent Genève pour obtenir leur part de butin.

Les Corps-francs ont aussi menés deux tentatives de coup d'État contre le canton de Lucerne, en 1844 et 1845, qui échouèrent toutes les deux.

En 1860, ils vont aussi mener une expédition en faveur du rattachement à la Suisse de la zone neutralisée de Savoie.

 

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Un aspect peu connu de la Seconde guerre mondiale : de nombreux avions alliés se sont posés en Suisse.

  • Entre 1939 et 1945 plus de 250 avions se sont écrasés ou ont atterri en Suisse ;
  • Ces atterrissages de fortune attiraient souvent les enfants, qui n'avaient jamais vu d'avions aussi gros que les B-17 ou B-24 ;
  • Certains avions sont restés exposés plus de 20 ans après la guerre : un B-17 a ainsi été exposé à la gare de Saint-Gall jusque dans les années 1960 ; 
  • Personne n'a jamais été blessé en Suisse par le crash de ces avions ; 
  • En 1944, un pilote allemand qui voulait atterrir en catastrophe dans un champ près de Waldkirch (canton de Saint-Gall) a dû s'y reprendre à deux fois à cause des vaches qui y paissaient ;
  • Les pilotes internés passaient par un interrogatoire et une quarantaine avant d'être envoyés dans des hôtels de Davos pour la plupart, certains allant à Adelboden ou Wengen ;
  • D'après les témoignages, les équipages "avaient beaucoup à manger, mais s'ennuyaient beaucoup" ; 
  • Certains pilotes ont essayé de s'enfuir avec l'aide de la résistance française ;
  • Tous les avions en état de vol (120 appareils) sont retournés en Angleterre et convoyés par des équipages américains ;
  • Aucun des avions internés n'existe encore aujourd'hui ;
  • Des bombes anglaises et américaines sont tombées sur la Suisse, tuant 84 personnes ;
  • Les villes touchées sont Schaffhouse (40 morts), et Bâle, Genève, Renens et Zurich ;
  • Ces bombardement ont été attribués à des erreurs de navigation ;
  • Mais certaines rumeurs disent que certains de ces bombardements aient pu être délibérés pour faire payer à la Suisse ses bons liens avec l'Allemagne. 

Ici, des B-17 et B-24 internés sur la base de Dübendorf :

Forced_Landing_-_Flugplatz_D%C3%BCbendor

Ici, un B-17 qui est sorti du lac de Zoug.

Il faisait partie d'un groupe de 7 avions qui se sont retrouvés en Suisse après une mission sur Augsbourg, en Allemagne. Il est resté dans le lac jusqu'en 1952, date à laquelle on l'a renfloué, restauré et exposé dans toute la Suisse. 

Un homme d'affaire l'a ensuite racheté et voulait faire un parc à thèmes autour des avions bombardiers et le stationne à Saint-Gall. Mais, faute d'intérêt, il est envoyé à Saint-Moritz et est ferraillé en 1970.

190626112245594071.jpg

 

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On ne parle pas ici de ce camp horrible où des pilotes américains ont été maltraités par des prisonniers, pendant qu'ils étaient soumis à des gardes sadiques eux-mêmes placés sous le commandement d'un fou furieux à peine condamné après guerre ?

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Quand la Suisse maltraitait très durement certains soldats américains...

Si les internés étaient globalement bien traités en Suisse, il y a une exception notable. Ceux qui tentaient de s'évader des lieux où ils étaient internés étaient envoyés au camp de Wauwilermoos (canton de Lucerne), dirigé par le capitaine André Béguin qui était pro-nazi. 

Il avait pris l'habitude de dépouiller les prisonniers et n'envoyait pas leurs colis, les gardant pour lui afin d'éponger ses nombreuses dettes. 

Les prisonniers devaient dormir sur de la paille, n'avaient pas accès à de vraies toilettes et étaient parfois livrés aux sévices d'autres détenus sans que la direction du camp ne cherche à intervenir. 

Après guerre, en 1946, le capitaine Béguin sera condamné à 3 ans et demi de réclusion, à la dégradation et l’expulsion de l’armée.

La petite-fille de Béguin enverra une lettre à un détenu qui avait été violé par ses codétenus afin de lui présenter ses excuses.

Environ 70 ans après les faits, tous les prisonniers de ce camp recevront la médaille des prisonniers de guerre, y compris à titre posthume. 

Le capitaine André Béguin :

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Vue aérienne du camp de Wauwilermoos :

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Représentation informatique du camp :

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L'entrée du camp :

190626073209293293.jpg

L'intérieur d'un baraquement, avec les "toilettes" :

190626073209546357.jpg

(Je donnerai plus d'informations sur ce sujet quand j'aurai le temps.)

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Malgré un passé parfois compromettant avec le nazisme, la Suisse a aussi aidé beaucoup de persécutés.

On a déjà vu le rôle de Paul Grunninger, mais il n'est pas le seul à s'être opposé au nazisme.

Plus d'infos plus tard.

 

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La maternité suisse d'Elne (bien qu'elle soit située à Elne, dans les Pyrénées-Orientales), située dans le château d'en Bardou, a été un refuge pour ceux fuyant le franquisme, puis le nazisme. 

A la base, les Républicains espagnols qui fuyaient l'Espagne furent parqués dans des camps de rétention, dont les plus importants des Pyrénées-Orientales étaient sur la plage d'Argelès, celle de Saint-Cyprien, le camp Joffre et à Prats de Mollo.

Les femmes qui devaient accoucher le faisaient dans des conditions épouvantables, avec un gros taux de mortalité aussi bien chez la mère que chez l'enfant.

Des associations humanitaires américaines, mais aussi suisses, ont donc décidé de créer une vraie maternité. 

Élisabeth Eidenbenz, une jeune institutrice (née à Wila, en Suisse) âgée de seulement 24 ans va trouver les fonds nécessaires à Zurich et, avec l'aide de fonds privés venant d'organisations humanitaires suisses et sous l’égide du Secours suisse aux enfants victimes de la guerre, diriger cette « Maternité suisse d’Elne » de septembre 1939 à avril 19443.

La maternité accueillera aussi des mères juives, tziganes et d'autres origines fuyant le nazisme pour donner naissance à leur enfant.

Toutefois, la maternité étant officiellement sous contrôle suisse, la jeune femme reçoit l'ordre de ne pas se mêler de politique et il lui est donc interdit d'offrir l'asile à des réfugiés politiques. Mais elle passera à outre, ce qui lui vaudra d'être sanctionnée par le gouvernement helvétique après la guerre. À Jacques Amal, un journaliste qui fait un reportage sur la Maternité elle déclare en 1941 : "Nous accueillons les femmes de n ‘importe quelle nationalité. La misère n’a pas de patrie, ni le malheur".

Lorsque la Gestapo débarque, à partir de novembre 1942, au château pour appréhender les femmes juives, Élisabeth Eidenbenz leur répond "Hier ist Schweiz!" (Ici c'est la Suisse) devant des nazis ébahis de rencontrer une résistance aussi farouche.

Mais Élisabeth Eidenbenz se souviendra aussi de son impuissance lors de l’arrestation d’une jeune femme juive allemande par la Gestapo durant l’été 1943.

Ainsi, 597 enfants de 22 nationalités différentes naîtront dans le calme de cette maternité.

Des femmes travaillant pour la maternité vont également arriver à faire sortir des femmes enceintes du camp de Rivesaltes pour leur permettre d'accoucher à la maternité.

En plus de ces naissances, Élisabeth Eidenbenz cachera des juifs et apportera de l'aide aux prisonniers des camps environnants. 

La maternité est fermée en 1944 sur décision allemande et la maternité trouvera refuge à Montagnac dans l’Aveyron.

La guerre terminée, Élisabeth Eidenbenz retournera en Suisse.

Élisabeth Eidenbenz recevra le tire de Juste parmi les nations en 2002 par Israël et décédera le 23 mai 2011 à Zurich à l''âge de 97 ans. 

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Élisabeth Eidenbenz :

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Le bâtiment de la maternité :

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Des nourissons à la maternité :

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