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Il y a 4 heures, Nemo123 a dit :

Autre aspect secondaire (où tu as raison), c'est que ça pourrait casser l'image d'une success story financière sur laquelle est faite le roman de la mèche blonde. Alors oui, on peut maquiller ses bénéfices pour ne pas payer d'impôts, mais pas sûr que l'électeur moyen de Trump soit en mesure de comprendre ça. C'est pas des flèches les mecs. Et puis le supporter de Trump est complètement imperméable aux arguments d'un Biden (cf : de toutes manière corrompu par l'establishment)

Théoriquement ca devrait être vrai mais je pense que Trump a réussi à passer ce cap lors de la précédente élection. On le savait depuis 2016 que l'argument de Trump " je suis plein aux as donc je suis incorruptible" déjà plus que vaseux de base était complètement forieux pour lui vu la montagne de dette qu'il avait. Pratiquement tout ses projets se sont écroulés et sans l'argent de papa il aurait été très mal barré. . .

Sinon as expected un débat d'une nullité affligeante. . .

Avec Biden qui  va sur le terrain de Trump dans l'invective et le non débat. . .

 

Edited by elannion

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@Akhilleus @g4lly @Bruno (et d'autres....)

sérieusement on ne pourrait pas réouvrir les fils USA/criaillerie ? Je sais  que le ton était trop monté et qu'il y a eu de l'abus, mais si on promet d'être sage, ça permettrait de ne pas polluer ce fil... 

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surtout qu'on parle de politique intérieur sur le fil de politique étrangére :biggrin: . Bon vu que les deux autres fils sont fermés on a guère le choix. Quand (oui quand pas si :chirolp_iei:) celui la sera fermé on parlera des élection US sur le fil "Russie et dépendance" :bloblaugh:

Edited by nemo

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https://foreignpolicy.com/2020/09/29/american-leaders-sold-changing-china-engagement/

Pendant près de 20 ans, les dirigeants américains ont vendu l'ouverture diplomatique vis à vis de Pékin comme un changement de la Chine. Cela ne veut pas dire que les États-Unis n'auraient pas dû passer des accords avec la Chine, mais plutôt que les Américains ne peuvent pas tirer de leçons des succès et des échecs de cette ouverture s'ils se voilent la face devant les motivations qui sous-tendaient deux décennies de politique américaine à l'égard de la Chine.

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Il y a 1 heure, pascal a dit :

Le bar USA est réouvert ... ainsi que la boîte à gifle ...:tongue:

Pascal, le post le plus populaire du forum juste en annonçant que le bar est ouvert ! :chirolp_iei:

B9723472819Z.1_20200515144838_000+G5CG12

par contre est ce qu'une boite à gifles est compatible avec les gestes barrières, ou même avec l'écart nécessaire à la distanciation sociale ? :bloblaugh:

Quoiqu'il en soit, merci !

 

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il y a 2 minutes, rendbo a dit :

par contre est ce qu'une boite à gifles est compatible avec les gestes barrières, ou même avec l'écart nécessaire à la distanciation sociale ? :bloblaugh:

Oui, à condition d'avoir le bras long !

long-distance-slapping-of-stretching-arm

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https://www.washingtonpost.com/opinions/global-opinions/erdogans-reckless-intervention-is-fueling-fighting-in-azerbaijan-and-armenia/2020/10/02/328b05ea-0407-11eb-a2db-417cddf4816a_story.html

éditorial

Il est dans l'intérêt des États-Unis d'arrêter les combats et de relancer les négociations. Pour ce faire, il faudra maîtriser M. Aliyev et M. Erdogan et leurs ambitions exagérées. M. Trump, qui a été un admirateur ouvert de l'homme fort turc, devrait lui dire de se retirer.

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https://www.politico.com/news/magazine/2020/10/09/bidens-first-diplomatic-mission-427230

Joe Biden, alors vice-président de Barack Obama, observe avec inquiétude la ferveur révolutionnaire en Egypte. Il sympathisait avec le désir de la jeunesse égyptienne d'avoir une vraie démocratie et plus d'opportunités économiques. Mais lors de réunions à la Maison Blanche, selon d'autres personnes présentes, il était parmi ceux qui s'inquiétaient du fait qu'un départ soudain de Moubarak pourrait conduire à un régime islamiste hostile, voire au chaos total. M. Biden a estimé que Moubarak avait bien travaillé avec les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme, le maintien de la paix avec Israël et d'autres intérêts stratégiques. De plus, il connaissait depuis toujours l'homme fort égyptien de 82 ans et ne pensait pas qu'il était si mauvais que ça. En fait, alors que les protestations se déroulaient, Biden a déclaré à PBS : "Je ne le qualifierais pas de dictateur".

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Il y a 2 heures, Kerloas a dit :

Le podium est intéressant... :

 

 

Apparemment, la source de ce document est la suivante :

Report: Foreign Funding of Think Tanks in America by Ben Freeman, 29 janvier 2020

https://static.wixstatic.com/ugd/3ba8a1_4f06e99f35d4485b801f8dbfe33b6a3f.pdf via https://www.internationalpolicy.org/publications

Voir aussi : 

Le 05/11/2014 à 11:52, Wallaby a dit :

http://www.nytimes.com/2014/09/07/us/politics/foreign-powers-buy-influence-at-think-tanks.html?_r=0 (6 septembre 2014)

L'article examine le financement des Citernes de la Pensée (à moins que ce ne soient les Chars d'Assaut de la Pensée) (Think Tanks) soi-disant « indépendants » par les gouvernements étrangers. L'enquête fournit des détails sur les cas du Japon, du Qatar, des Émirats, et, ce qui est moins connu : de la Norvège notamment pour réhausser le rôle de ce pays au sein de l'OTAN et obtenir la protection militaire des Etats-Unis dans la région arctique, en particulier les plates-formes pétrolières. En violation de la loi sur l'enregistement des agents étrangers.

 

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Du coup je ne sais plus où mettre cet article très intéressant:

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/et-si-le-diable-trump-gagnait-malgre-tout-20201015

 

Révélation

 

Et si le «diable» Trump gagnait malgré tout?

ANALYSE - Malgré la grande muraille d’attaques que ses adversaires et la presse ont érigée pour le délégitimer pendant ses quatre ans de mandat, le président américain a fait preuve d’une incroyable résistance politique, survivant à l’excommunication médiatique et même au Covid.

Par Laure Mandeville

Publié hier à 20:14, mis à jour il y a 5 heures

Donald Trump, le 14 octobre à Des Moines, dans l’Iowa. ALEX EDELMAN/AFP

Si les sondages restent très défavorables à Donald Trump, et si la pandémie l’a affaibli, l’enthousiasme qu’il avait suscité en 2016 ne semble pas faiblir dans les États pivots, suscitant même de nouvelles adhésions. L’hypothèse d’une nouvelle surprise électorale trumpienne n’est pas à exclure…

À lire aussi : Présidentielle américaine: «Donald Trump demeure une formidable force politique»

Depuis que Donald Trump a fait son entrée fracassante en politique à la mi-juin 2015, en annonçant qu’il allait remettre en cause la globalisation et l’immigration illégale au nom de «l’intérêt national», les élites politiques et médiatiques américaines ont oscillé entre condescendance et diabolisation,le présentant tour à tour comme un clown insignifiant et narcissique, ou comme un Hitler «raciste», «fasciste», «sexiste» et manipulé par Moscou ; bref, comme un homme dangereux, indigne de la fonction présidentielle et inapte à gouverner.

En 2016, cette «grande muraille» d’attaques n’a pas arrêté la vague de la révolte trumpienne que portait l’étonnant mariage du milliardaire décomplexé new-yorkais et de l’Amérique populaire et conservatrice, ce pays profond régulièrement oublié et raillé par ce que l’intellectuel californien Joel Kotkine décrit comme le «nouveau clergé» progressiste des élites technocratiques. Déjouant tous les pronostics et tous les sondages qui l’annonçaient perdant, Trump a réussi l’exploit de gagner la présidentielle à la seule force de son instinct politique, de son compte Twitter et d’une poignée de conseillers. Cet uppercut asséné à l’establishment tout entier a plongé les classes dirigeantes d’Amérique dans la sidération. Comment avait-on pu en arriver là? Dans les rédactions, les think-tanks et au sein du Parti démocrate, où tout ce que l’Amérique compte d’autorités intellectuelles et morales s’était prononcé contre Trump, on a beaucoup pleuré, tonné et peiné à expliquer «l’inexplicable». Le New York Times, conscient du ratage retentissant essuyé par la profession journalistique qui avait soutenu Hillary Clinton à plus de 95 %, et martelé que Trump ne pouvait gagner, a promis de «faire mieux» dans une lettre à ses lecteurs. Quelques reporters ont été envoyés dans les provinces, et le service Débats de la «Grey Lady» new-yorkaise s’est étoffé de quelques voix conservatrices et centristes comme la jeune journaliste Bari Weiss (finalement forcée de jeter l’éponge, vu le virage identitaire radical du quotidien).

Le pilonnage irraisonné et infantile qui a tenu lieu de couverture de Trump n’a jamais permis de démêler ce qu’il y avait de dangereux ou de pertinent dans la révolution nationaliste trumpienne et ses choix politiques

Mais ces bonnes résolutions ont vite été déroutées par les voix de l’émotion et de l’indignation systématique qui ont déferlé. Au Parti démocrate, nul, sinon le social-démocrate Bernie Sanders, ne s’est appliqué à un examen critique de la défaite de Hillary Clinton, ni à comprendre le phénomène Trump et l’espoir qu’il avait allumé dans les classes populaires paupérisées. Ayant depuis longtemps abandonné le social pour embrasser le multiculturalisme, le parti de l’âne a préféré brandir à nouveau la carte identitaire, qui avait si peu réussi à Hillary Clinton, et s’accrocher à l’interprétation (selon nous erronée) du trumpisme comme racisme et tentation «suprémaciste blanche» à relent «patriarcal». Dès le lendemain de l’élection, la «RÉSISTANCE» s’est mise en place au cri de «Ce n’est pas notre président!». Quant à la presse, elle est vite retombée dans la diabolisation de Trump, traquant jusqu’à l’obsession le moindre tweet ou geste critiquable de ce turbulent nouveau venu en politique, pour mieux le délégitimer. Selon les études régulières publiées par l’université de Harvard, près de 95% de la couverture de Trump aurait été négative depuis son entrée à la Maison-Blanche. Tandis que s’ouvrait la séquence de la «collusion» russe - ce lourd soupçon d’une collaboration illégale du candidat et de son équipe avec la Russie (montagne qui allait finalement accoucher d’une souris)- les breaking news ont succédé aux breaking news jusqu’à l’indigestion, annonçant l’imminence de la destitution du président, le poussant à des surenchères permanentes, et entretenant un climat hystérique au sommet de l’État. Un jour, il allait déclencher une guerre nucléaire avec la Corée du Nord, le lendemain, c’était une source anonyme (!), qui dans le New York Times, annonçait qu’il n’était pas apte à gouverner et qu’une partie du staff de la Maison-Blanche envisageait l’invocation de l’article 25 de la Constitution pour l’écarter en raison de sa santé mentale… Ce biais catastrophiste a occulté l’essentiel: la révolte nationaliste contre la globalisation, l’immigration massive et le politiquement correct, qui l’avait couronné.

À lire aussi : «Biaisés», «radicalisés», «illisibles»: les médias américains sont-ils dans une surenchère anti-Trump?

Trump méritait-il un examen critique? Bien sûr! Ses tweets rageurs, ses approximations et sa rhétorique tour à tour blessante ou fanfaronne, sa vantardise, ses attaques contre les journalistes «ennemis du peuple», ses diatribes déstabilisantes contre ses alliés de l’Otan, son étrange conférence de presse d’Helsinki dans laquelle il affirmait croire autant le président russe que ses propres services de renseignement, ont créé une inquiétude légitime et exigeaient évidemment critiques, analyses et opposition. Mais le pilonnage irraisonné et infantile qui a tenu lieu de couverture de l’ère Trump, n’a jamais permis de démêler ce qu’il y avait de dangereux ou de pertinent dans la révolution nationaliste trumpienne et ses choix politiques. Au-delà de sa rhétorique désordonnée, on aurait pu lui reconnaître un réalisme et une intuition précieuse sur la nécessité d’aller à la confrontation avec une Chine qui profite de la naïveté et de l’âpreté au gain de l’Occident, pour construire les bases d’une future domination technologique ; ou encore une forme de bon sens roboratif face aux vigies «woke» du multiculturalisme qui ne veulent même plus dire «Joyeux Noël», invitent les professeurs d’université à se repentir de «leur blanchité» et déboulonnent sans discernement les grands noms de l’histoire américaine et occidentale de Lincoln à George Washington en passant par l’abolitionniste Frederick Douglass! De même, les mérites de la critique trumpienne de la globalisation et de la renégociation des traités de commerce avec le Mexique et le Canada, auraient pu être discutés au lieu d’être d’emblée disqualifiés. Le phénomène Trump appelait une réponse et un déchiffrage. Il n’a reçu qu’une excommunication.

Cette attitude pourrait peser lourd sur le destin de l’Amérique le 3 novembre si ce matraquage, loin d’affaiblir Trump, soude à nouveau autour de lui, malgré ses travers, l’Amérique nationaliste, ouvrière et conservatrice, qui n’en revient toujours pas d’avoir trouvé quelqu’un - pas toujours présentable mais indomptable - pour la défendre.

Peut-on faire confiance aux instituts de sondage, qui n’avaient pas vu venir la percée trumpienne il y a quatre ans? Ou faut-il se méfier, alors qu’une multitude de signaux à bas bruit plaide pour un tableau plus complexe?

Certes, l’hypothèse d’une victoire du président est jugée marginale par la plupart des observateurs, alors que les principaux médias mettent en avant chaque jour la large et persistante avance de 8 à 15 points de Biden dans les sondages. Ils invoquent, à raison, «l’épuisement» que Trump, sa gestion politique chaotique et son corps à corps avec l’establishment suscitent. Et bien sûr, la pandémie, qui aurait changé toute la donne. David Goldman, analyste républicain avisé, qui avait prédit le succès de Trump en 2016 et votera pour lui le 3 novembre, affirme par exemple qu’il «va perdre largement», à cause des gens âgés, qui après l’avoir plébiscité, migreront vers les démocrates à cause du Covid.

Mais est-ce si sûr? Le rejet que suscite Trump sera-t-il plus fort que la colère que provoquent toujours les élites? Peut-on faire confiance aux instituts de sondage, alors qu’ils n’avaient pas vu venir la stupéfiante percée trumpienne il y a quatre ans? Ou faut-il, au minimum, se méfier, alors qu’une multitude de signaux à bas bruit plaide pour un tableau plus complexe? Parmi les indicateurs, qui portent à réfléchir, il y a ce que le sondeur Richard Baris, directeur de Big Data Poll, appelle le critère de «l’enthousiasme». Oscillant aujourd’hui autour de 66%, l’intense enthousiasme que suscite la tornade Trump chez ses électeurs n’a jamais faibli, alors que Biden - âgé, frêle, masqué et très peu actif en campagne, s’en tenant à des discours scriptés et peinant à trouver ses mots - n’a généré qu’un très faible intérêt pendant les primaires de 2020 et suscite un taux d’enthousiasme d’à peine 43%. Kamala Harris, qui avait des sondages tellement bas après les premiers débats des primaires qu’elle n’a même pas pu se présenter dans l’Iowa, ne semble pas susciter beaucoup plus d’engouement. Les océans d’affiches pour Trump que l’on peut apercevoir sur les routes de Pennsylvanie ou d’Ohio, alors que les pancartes Biden sont rares, révèlent aussi un hiatus intrigant entre le terrain et les pronostics. «Historiquement, l’enthousiasme pour Trump est très élevé, alors que celui pour Biden est faible, - si faible que les démocrates risquent de voir se rejouer 2016», affirme Richard Baris.

À lire aussi : Présidentielle américaine: Trump contre Biden, le face-à-face des frères ennemis

Dans un livre à paraître, le journaliste Daniel Allott, qui a passé trois ans à voyager dans les États pivots du Midwest, qui ont fait gagner le milliardaire en 2016, explique que «le lien qui lie Trump à ses électeurs, n’a fait que se renforcer dans la plupart des cas, à cause du bashing dont il a fait l’objet dans les élites médiatiques, l’élite culturelle de Hollywood, et l’élite sportive», parce que «ses soutiens se sentent eux aussi méprisés par ces élites…». Une remarque de terrain qui montre combien l’acharnement médiatique contre le président a été contre-productif. Trop de critiques pourraient avoir tué la critique! À Fredericksburg, dans Ohio, l’enthousiasme pour Trump aurait même gagné la communauté traditionnelle amish, qui a organisé une parade avec calèche, bœufs et chevaux, sous le slogan «Faisons pleurer les libéraux [La gauche, dans le vocabulaire politique américain, NDLR] à nouveau». Cette mobilisation inédite d’un groupe social d’ordinaire à l’écart du monde moderne, pourrait indiquer que de nouveaux réservoirs de voix pourraient être en train d’apparaître. Leur non-prise en compte dans les bases de données des sondages, fausserait le tableau, comme en 2016, affirme-t-on côté Trump. Dans un article paru ce mercredi à la une du New York Times, l’analyste Thomas Edsall met d’ailleurs en garde contre un pronostic trop hâtif en faveur de Biden, notant que dans les États pivots, le nombre de nouveaux électeurs qui s’inscrivent sur les listes est très supérieur côté républicain, comme en Pennsylvanie, où 135.619 nouveaux votants sont apparus à droite, contre seulement 57.985 à gauche. Une tendance que confirmait au Figaro il y a quelques jours une militante trumpiste, affirmant continuer à «voir d’anciens démocrates s’inscrire sur les listes républicaines, comme en 2016, car ils ne se reconnaissent plus dans un parti bien éloigné de celui de JF Kennedy».

À lire aussi : En Floride, le retour tonitruant de Trump

Edsall parle à ce sujet, d’un problème de fond «sérieux» pour un parti s’étant déporté très à gauche, et donc éloigné de la vision du monde de l’électeur «médian» américain. De ce point de vue,la transformation des manifestations pacifiques contre les violences policières en émeutes violentes dominées par des radicaux prêts à mettre à bas tout l’héritage culturel de l’Amérique au nom du «racisme systémique», pourrait jouer pour le candidat Trump, qui s’est posé en rempart du «projet américain» alors que le vice-président Joe Biden restait silencieux pendant près de trois mois pour éviter de déplaire à la gauche de son parti et au mouvement Black Lives Matter. «Les Américains sont furieux contre les élites globalistes qui ont détruit la classe moyenne et qui ont encore le front de les traiter de racistes», décrypte le professeur de théorie politique Joshua Mitchell, persuadé que Trump gagnera le 3 novembre. «Les Américains ont été indignés par l’affaire Floyd et soutiennent l’idée de combattre l’injustice sociale. Mais ils n’aiment pas voir leurs villes et leurs business brûler, ils ne soutiennent pas la destruction de l’Amérique», poursuit-il, rappelant, en citant Tocqueville, que «les Américains préfèrent la prose du commerce à la poésie de la révolution».

À lire aussi : Présidentielle américaine: pourquoi la victoire de Trump est désormais possible

Une large inconnue concerne aussi le vote des minorités, que les démocrates tiennent pour acquis. Si la presse s’est acharnée à peindre Trump en raciste, certains sondages soulignent en effet que 30% à 40% de Latinos (28% en 2016) pourraient voter pour lui, en raison de leur attachement à la loi et l’ordre, mais aussi possiblement de leur rejet de l’obsession identitaire présente dans la culture «woke» radicale, qui s’est enracinée au Parti démocrate. Une enquête d’un groupe progressiste soulignait récemment que seulement 1 Latino sur 4 s’identifiait avec la couleur «marron» que leur a assignée la gauche et que 3 sur 5 étaient pour un strict contrôle migratoire. Même le vote noir massivement démocrate en théorie, pourrait réserver des surprises, si une partie des 20 à 25% d’Afro-Américains, qui disaient voir Trump positivement avant l’épidémie de Covid, se décidaient à aller voter en sa faveur, pour des raisons similaires à celles des Latinos. Ce serait une véritable révolution politique. La seule, peut-être, susceptible de pousser la presse américaine et les démocrates à réfléchir aux dangers de la croisade culturelle identitaire dans laquelle ils se sont engagés tête baissée, envers et contre Trump.

 

 

PS: je bosse en ce moment avec... Pittsbugh :biggrin:

Ca n'a pas été simple. Car zoom a ses limites au bout d'un moment. Je n'ai pas pu aller là-bas, on a dû faire venir Dean plus ou moins clandestinement en utilisant les dérogations pour les instituts de recherche (ce que nous ne sommes pas) et en faisant pour ainsi dire un faux en utilisant les logo de la BPI et de la Chambre de commerce. Tout ça pour pouvoir bosser.

Enfin... maintenant on a la combine pour la prochaine fois: via l'Italie ça passe.

Par contre pour aller là-bas c'est même pas la peine. Si on se fait chopper c'est black-listé sur le territoire US à vie et il ne faut surtout pas s'imaginer que via le Canada c'est tout du pareil au même. Canada == USA: et bien NON. C'est pas comme ça.

 

Edited by c seven
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https://www.washingtonpost.com/opinions/global-opinions/joe-biden-doesnt-have-a-perfect-foreign-policy-record-but-unlike-trump-hes-learned-from-his-mistakes/2020/09/27/62b417f6-fe77-11ea-9ceb-061d646d9c67_story.html (27 septembre 2020)

Alors que Biden est "un homme intègre" qu'il est "impossible de ne pas aimer", [Robert] Gates a écrit dans ses mémoires publiées en 2014, "il a eu tort sur presque toutes les grandes questions de politique étrangère et de sécurité nationale au cours des quatre dernières décennies".

Gates ne détaille pas son accusation, mais elle n'est pas difficile à reconstituer. Biden a voté contre la campagne militaire américaine réussie qui a expulsé Saddam Hussein du Koweït en 1991. En Irak, il a compilé un trio de gaffes : Il a voté pour l'invasion de 2003, s'est opposé à la "poussée" (surge) de 2007 qui a sauvé la mission d'un désastre total et a supervisé le retrait prématuré en 2011 des dernières troupes américaines, ce qui a ouvert la voie à l'État islamique.

Biden s'est opposé à la décision d'Obama de renforcer les troupes américaines en Afghanistan en 2009, proposant que la mission se limite plutôt à la lutte contre le terrorisme. Mais selon Gates, il a levé la main contre la plus importante opération antiterroriste de ces dernières années, le raid des forces spéciales de 2011 qui a tué Oussama Ben Laden. (M. Biden a déclaré qu'il avait ensuite encouragé Obama à aller de l'avant).

 

https://www.lenouvelespritpublic.fr/podcasts/232 (18 octobre 2020)

Matthias Fekl : Enfin, quel sera l’impact sur l’Europe ? La solidarité assez forte qui est née dans l’opposition à Trump se prolongera-t-elle si c’est Biden qui est élu ? Est-ce que de meilleures relations entre les Etats-Unis et l’Allemagne affaibliront le moteur franco-allemand ?

Nicole Gnesotto : Les Européens sont toujours divisés, et tout porte à croire que Biden les divisera encore davantage. Je pense que l’élection de Biden est souhaitable, mais que ce n’est pas une bonne nouvelle pour les Européens : les USA feront le forcing pour qu’on les suive sur la menace chinoise, en particulier sur les questions technologiques, et réduiront à néant les efforts d’identité politique européenne.

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https://www.leparisien.fr/international/presidentielle-americaine-hubert-vedrine-pointe-les-risques-d-une-crise-institutionnelle-19-10-2020-8403989.php

Hubert Védrine :

Quant aux Démocrates, ils se mordent les doigts d'avoir cru naïvement que la Chine allait se démocratiser en entrant dans l'OMC (Organisation mondiale du commerce, NDLR) et pensent, comme les classes populaires américaines, qu'ils ont été les dindons de la farce.

Les Européens sont déjà victimes de l'impérialisme judiciaire américain, avec ses sanctions scandaleuses. S'il l'on ajoute la volonté de la Chine et des Etats-Unis de sommer les Européens de choisir entre les deux, cela devient encore plus difficile, car la plupart ne sont pas en état de le faire, pour des raisons technologiques, économiques ou mentales. J'avais dit, il y a longtemps, que les Européens devraient cesser d'être des bisounours dans le monde de Jurassic Park !

Avec Joe Biden à la Maison Blanche, la situation s'améliorerait-elle ?

Il y aurait un soulagement énorme à voir Trump écarté (pas dans tous les pays !)… mais avec le risque paradoxal que, les Européens estimant que « le cauchemar est fini », cela affaiblisse l'effort que le président Macron, l'Allemagne et la Commission essaient de déclencher en Europe.

Un deuxième mandat Trump aurait-il plus d'effet ? En matière de sécurité, les Européens redoutent d'avoir à assumer le premier rôle. Une Europe puissante n'est toujours pas dans leur ADN.

Croyez-vous possible un retrait américain de l'Otan ?

Non. Tout le système stratégique, militaire et industriel américain est favorable au maintien de cette relation très avantageuse pour les Etats-Unis, même s'ils payent 70 % de l'Otan. Donald Trump peut afficher son désintérêt, être désinvolte, mais les Américains ne se priveront pas de cet instrument.

Mais si les Etats-Unis se trouvaient au bord d'une vraie fracture, avec une moitié du pays rejetant la conclusion de la Cour suprême, ce serait une situation inédite très dangereuse pour les Américains, et pour le monde…

Si les Etats-Unis connaissaient une vraie crise institutionnelle, ce serait un coup terrible pour l'idée démocratique dans le monde et encouragerait les prétentions de ses rivaux.

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c'est assez intéressant que l'administration Trump signe des traités à moins d'un mois des élections. Même si ceux ci ne sont pas "engageants", la portée internationale (et symbolique) du truc me laisse aussi pantois que de nommer une Juge à la Cours Suprême, candidature qui sera examinée en express par les mêmes sénateurs qui pensaient qu'un juge proposé par les démocrates l'année d'une élection ne pouvait pas être examiné.

Citation

Le gouvernement Trump a signé ce jeudi une déclaration affirmant que les femmes n'avaient aucun droit intrinsèque à l'avortement.

La Déclaration du Consensus de Genève a été signée ce jeudi 22 octobre à Washington D.C., lors d'une conférence virtuelle. Il s'agit d'une initiative menée par Mike Pompeo, le secrétaire d'Etat américain, dans l'objectif de protéger la santé et les «droits inaliénables» des femmes. «L'avortement ne doit en aucun cas être considéré comme une méthode de planning familial», peut-on lire dans la Déclaration. «Il n'existe aucun droit international à l'avortement, comme il n'existe aucune obligation pour les Etats de la faciliter ou de le financer». 

Trente-deux autres pays, dont beaucoup sont réputés pour leur retard en matière de droit des femmes, ont également signé ce document. Outre les Etats-Unis, quatre pays (le Brésil, l'Egypte, l'Indonésie et l'Ouganda) ont parrainé cette Déclaration. En tout, elle a été signée par trente-trois pays, dont le Pakistan, le Soudan du Sud, l'Iraq, la République démocratique du Congo et le Soudan, qui figurent dans la liste des dix pays où les femmes sont les moins bien traitées. Plusieurs autres - l'Arabie saoudite, la Libye, le Bahreïn et les Emirats arabes unis - sont considérés comme des régimes autoritaires par un classement de l'hebdomadaire britannique The Economist datant de 2019. 

[...]

Bon bien sûr l'article est orienté, et ne parle pas de ce que sont ces fameux droits inaliénables des femmes, mais je trouve ça un peu fort de café quand même...

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