Groenland et Arctique : actifs strategiques très convoités


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Pas besoins de changé les bottes, si il marche dans la niege ca m etonnerais que tu les vois plus que ca, vus que qu il en serra recouvert preceque jusqu au genoux et les bottes serrons souvant dans la niege..., bin oui c est pas 2 CM de niege a ces latitudes , donc les bottes pas un probleme...

Petite image du sujet :

Image IPB

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<on va se detendre rapido sinon c'est moi qui vais faire de l'adaptation de membres en dehors du forum, vu ?!>

j adore tes petites phrases quand il s agit de calmer tout le monde Akhi le jour ou je part a la retraite je t appelles pour ma reconversion je peut?

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  • 1 month later...

http://www.corlobe.tk/article14135.html

L’Arctique dans la mire de la nouvelle stratégie russe

Lorsqu’ils ont pris connaissance de la version définitive de la nouvelle stratégie de sécurité nationale russe jusqu’en 2020, signée le 13 mai par le président Dmitri Medvedev, bien des Occidentaux ont été refroidis. On n’avait pas vu depuis longtemps une telle réaction à la formulation par la Russie de ses intérêts nationaux. Un sentiment commun d’effroi a été suscité, de l’autre côté de la ligne de partage géopolitique, non pas par l’évaluation portée sur la politique des Etats-Unis, de l’OTAN, de l’Iran, de la Corée du Nord, ou bien encore par la politique adoptée dans le domaine nucléaire, mais par le chapitre de cette stratégie consacré à une région très froide, l’Arctique, appelée à devenir très rapidement, semble-t-il, une région chaude.

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  • 1 month later...

http://www.corlobe.tk/article15254.html

Dans le but de cartographier d’éventuels champs pétroliers, des sous-marins russes ont participé en juin à une opération de recherche dans les eaux s’étendant de l’île norvégienne de Jan Mayen et l’Islande. Selon le journal norvégien Dagbladet, 2 des sous-marins étaient à propulsion nucléaire.

Les sous-marins participant à la cartographie du fond ont pénétré à la fois dans les eaux islandaises, norvégiennes et internationales. Interrogé par le Dagbladet, la chef de l’agence islandaise de défense, Ellisif Tinna Vigdisdottir, a indiqué que les sous-marins étaient au nord-est de l’Islande. Le site internet de l’agence indique que les sous-marins naviguaient dans l’Atlantique Nord entre les îles Féroe au sud et la région du Spitzberg au nord.

Aucun des ministères des affaires étrangères des 2 pays n’a officiellement réagi ou fait de déclarations contre la cartographie d’éventuelles ressources de gaz ou de pétrole dans leur zone économique.

Selon l’article paru dans le Dagbladet, 2 sous-marins participaient aux activités de recherche et 2 autres, à propulsion nucléaire, effectuaient des taches de soutien. Le nom des sous-marins n’est pas connu.

en juin dernier, BarentsObserver indiquait que le plus récent des sous-marins russes à mission spéciale, le B-90 Sarov, naviguait dans les eaux nordiques. Pendant la Guerre Froide, la Flotte du Nord soviétique utilisait plusieurs sous-marins à mission spéciale pour des opérations d’espionnage en plongée. Officiellement, on ignore si l’un d’entre eux est encore en activité.

Référence :

Barents Observer (Norvège)

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A midi je regardais les "Questions au gouvernement" sur Fr3 en présence d'une délégation Canadienne (la même qu'a du inviter Morin d'après l'article de la page précédente ^^) et malheureusement je n'ai pu la suivre entièrement . Je voulais vous demander s'il y avait eu des questions en rapport avec le sujet (celui de ce topic ) .

Pourquoi ? Car j'ai entendu parler, en question d'ouverture , d'une demande devant l'ONU d'extension de la Zone d'exclusivité Française  à St Pierre et Miquelon . Des infos sur ce sujet ? Ce n'est pas vraiment l'Arctique je sais bien , mais il n'y a pas de sujets adéquat .

Pourquoi cette envie ? (ressources ?) Qu'en pensent nos amis Canadiens ?

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A midi je regardais les "Questions au gouvernement" sur Fr3 en présence d'une délégation Canadienne (la même qu'a du inviter Morin d'après l'article de la page précédente ^^) et malheureusement je n'ai pu la suivre entièrement . Je voulais vous demander s'il y avait eu des questions en rapport avec le sujet (celui de ce topic ) .

Pourquoi ? Car j'ai entendu parler, en question d'ouverture , d'une demande devant l'ONU d'extension de la Zone d'exclusivité Française  à St Pierre et Miquelon . Des infos sur ce sujet ? Ce n'est pas vraiment l'Arctique je sais bien , mais il n'y a pas de sujets adéquat .

Pourquoi cette envie ? (ressources ?) Qu'en pensent nos amis Canadiens ?

C'est pas une envie, c'est la nouvelle reglementation qui permettrait d'étendre la ZEE a toute l'étendu du plateau océanique prolongeant la terre émergé.

Le probleme c'est que les canadiens en face ne veulent pas en entendre parler et que c'est la bagarre entre pecheur.

http://www.extraplac.fr/FR/extensions/StPierre.php

http://www.extraplac.fr/FR/juridique/delimitations.php

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C'est pas une envie, c'est la nouvelle reglementation qui permettrait d'étendre la ZEE a toute l'étendu du plateau océanique prolongeant la terre émergé.

Le probleme c'est que les canadiens en face ne veulent pas en entendre parler et que c'est la bagarre entre pecheur.

http://www.extraplac.fr/FR/extensions/StPierre.php

http://www.extraplac.fr/FR/juridique/delimitations.php

Logique de la part des Canadiens . Y a des ressources dessous ? Gaz non ?

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http://www.defpro.com/news/details/8761/

12:13 GMT, July 23, 2009 WASHINGTON |The United States and Canada will begin in August a 42-day joint expedition to the Arctic to survey the continental shelf in the Arctic, the U.S. State Department has announced according to RIA Novosti.

Hydrocarbon deposits and other natural resources under the Arctic Ocean, made increasingly accessible by new technology and climate change, have made the extent of the continental shelf a matter of national interest as countries vie for sovereignty over the seabed.

"The mission, scheduled from August 6 to September 16, will continue the collaboration in extended continental shelf data collection in the Arctic started during last summer's joint survey, with plans for further cooperation in 2010," the State Department said on Wednesday.

The second U. S.-Canadian Arctic expedition will involve the U.S. Coast Guard Cutter Healy and the Canadian coast defense ship Louis S. St-Laurent.

Under international law, the five Arctic Circle countries - the U.S., Canada, Denmark, Norway and Russia - each have a 322-kilometer (200-mile) exclusive economic zone in the Arctic Ocean.

However, under the United Nations Convention on the Law of the Sea, if a country can show its continental shelf extends beyond the 200-mile limit, it can claim rights to more of the ocean floor.

The question of conflicting territorial claims on the arctic seabed has become a point of dispute between the United States, Russia, Canada, Norway and Denmark, especially after Russia undertook two Arctic expeditions - to the Mendeleyev underwater chain in 2005 and to the Lomonosov ridge in the summer of 2007 - to support its territorial claims in the region.

A titanium Russian flag was planted on the seabed of the Arctic Ocean and researchers conducted deepwater seismic probes.

The expedition to the Lomonosov ridge irritated a number of Western countries, particularly Canada, whose foreign minister accused Moscow of making an unsubstantiated claim to the area.

The Arctic region is believed to contain vast oil and gas reserves and other mineral riches, likely to become accessible in future decades due to the global warming.

Russia first claimed the territory in 2001, but the UN demanded more evidence. Moscow has pledged to submit an official claim on the external boundaries of Russia's territorial shelf by 2013.

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http://www.defpro.com/daily/details/360/

Countries push further into the High North to secure territorial claims

06:05 GMT, July 22, 2009 A topic that does not often make it into the news, due to more imminent military matters, is the so-called high north. However, the more or less unintentionally concealed evolution of the political and military situation in the Arctic region and its surrounding countries slowly approaches an inevitable clash of undetermined intensity. This especially relates to the rivalry of European and North American countries with Russia and its rather unhesitating actions in the region.

Russia’s claims on Arctic territory and its presumed resources, so far covered by perpetual ice, has raised multiple concerns and protests in other countries, which are all part of the NATO alliance. The sovereignty claims of Canada, Denmark, Norway, Russia and the US, based upon geological and other data, are now being examined by the UN.

Denmark to establish Arctic military command

One of the most recent phenomenons of this lingering development has been the news about Denmark’s decision to set up an Arctic military command and task force. As different press sources reported in recent days, details of the Danish government’s plan for the period 2010 to 2014 had become public. According to these reports, Denmark is considering expanding its activities at the USAF Thule air base in northern Greenland. The Arctic Command is to be established as a joint service and to lead a new Arctic task force.

In addition to the use of existing Danish military capabilities that are adapted for operations in arctic conditions, the plan also considers using combat aircraft for surveillance tasks and to safeguard Danish sovereignty in and around Greenland. The Danish Air Force operates some 60 license-built and USAF surplus F-16 fighter aircraft.

According to the defence plan, which had been approved by Danish MPs last month, the increased military activities will be focused on Greenland and the Faroe Islands, which are strategically located between Island and Great Britain. Greenland, which has been ruled by Copenhagen over the past three centuries, has recently been granted increased autonomy by which it will receive a greater share of revenues from its natural resources.

However, the recent push from Copenhagen does not raise understanding everywhere in the western countries. According to the Copenhagen Post, Axel Fiedler, former head of the Greenland Command, called for a more cautious approach. “Why start talking about fighters to Greenland? There is no threat whatsoever towards Greenland and no one denies the sovereignty of Greenland,” he recently said.

Placing the stakes – first come, first serve

The “unnecessary militarization,” as Fiedler calls it, is not a unilateral phenomenon, which is also the official justification of the Danish plan, stating that the increasing activity “will change the region's geostrategic significance and thus entail more tasks for the Danish Armed Forces.”

The effects of global warming will disclose new vital sea lanes for maritime trade and access to what is presumed one of the world’s richest areas for natural resources – as much as 25 % of the world’s untapped oil and gas are thought to be in the Arctic – and will lead to an inevitable run on this last terrestrial frontier.

Next to Russia, which earlier this year published its plan to set up a military force to protect its interests in the Arctic, Canada is also greatly involved in increasing high north activities. In addition to smouldering border disputes with Denmark, Canada announced in 2007 plans to build two military facilities in the country’s north to underscore its sovereignty in the region.

On the other side, Russia has carried out two Arctic expeditions (to the Mendeleyev underwater chain in 2005 and to the Lomonosov ridge in the summer of 2007) to support its territorial claims. Moscow has pledged to submit documentary evidence to the UN by 2010 on the external boundaries of Russia's territorial shelf. The United States, with a direct access through the Alaskan peninsula and its Air Force Base at Thule, is also preparing to deploy forces more frequently to the Arctic. As the NavyTimes reported early this year, Rear Admiral David Gove, the oceanographer and navigator of the Navy, said increased maritime traffic, combined with international disputes over resources, would mean US sailors would soon have to expect more deployments to the icy North. Gove stated that “it’s going to affect how we operate and how we deploy forces. Within a few years it will be more routine.” Increasing activities of Canadian and US forces in the Arctic will expectedly be answered by a show of force by Russian submarines and long-range bomber flights.

However, according to RIA Novosti, a Russian Foreign Ministry spokesman yesterday said, in response to Denmark’s plans, that “Russia is opposed to the unleashing of an arms race in the Arctic Region and suggests as an alternative the boosting of bilateral cooperation in issues of navigation safety, search and rescue and the prevention of ecological disasters.”

As defpro.com reported in May (see: http://www.defpro.com/daily/details/310/), the Norwegian Minister of Defence, Anne-Grete Strøm-Erichsen, emphasised in a speech at the Atlantic Council of Finland the importance of “bilateral and multilateral interaction between Russia and the other states.” She further said, “The [NATO] Alliance is at the core of the security and defence strategies of all but one Arctic Ocean state. It therefore cannot avoid defining its role in the area. The challenge will be to devise policies that address fundamental Western security interests, while at the same time recognising Russian concerns.”

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  • 4 months later...

Video sur le changement climatique:

http-~~-//www.youtube.com/watch?v=Ef5O48_sPzM&feature=player_embedded

L'Otan doit s'adapter aux enjeux du changement climatique dans l'Arctique, a souligné le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen lors de sa visite en Islande, la première dans un Etat membre de l'Alliance depuis sa prise de fonction."Le fait que la fonte des glaces ouvre de nouvelles voies maritimes polaires et rende les ressources minérales dans cette partie du monde plus accessible aura bien entendu un impact sur la sécurité et nous devons nous occuper de ça", a-t-il dit.

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  • 7 months later...

Arming the artic

The environmental changes occurring in the Arctic are as dramatic as they are significant for security cooperation and competition among Arctic nations. With the polar ice cap receding 25 percent since 1978, vast tracts of unexplored ocean rich with natural resources are opening up. In 2009, the U.S. Geological Survey estimated that the Arctic contains over 90 billion barrels of oil, 1,669 trillion cubic feet of natural gas, and some 44 billion barrels of natural gas liquids—of which the USGS estimates a whopping 84 percent may wait "offshore."

While there may not be a “great race” north just yet, there is enough movement — politically, militarily and commercially — to make things interesting. Last year, two German ice-strengthened merchant ships sailed from South Korea over the Eurasian coast to the Atlantic Ocean, and that same year, 13 ships traversed the Northwest Passage in the Canadian Arctic, making 2009 a record-setting year for full transits in the austere region in a summer season. Of the 135 full Northwest Passage transits since 1903, almost half — 60 — have come since 2000.

Still, the waters of the Arctic won’t be clogged with shipping any time soon. At an event in Washington, D.C., in April to discuss the emerging strategic significance of the region, Stephen Carmel, senior vice president for maritime services of shipping giant Maersk Line, warned that navigation in the area is still extremely difficult. “Decent charts really don’t exist,” he said, “aids for navigation don’t exist, emergency response capability does not exist, so there’s things that need to be done before you can really support shipping up there.” In general, “there are a lot of things overall that are still far from certain in terms of the practicalities of working” in the Arctic, he concluded.

But where there are economic opportunities, military thinkers start to see potential hot spots. The U.S. has always retained the most robust military presence in the Arctic of all the Arctic Council members — including Canada, Russia, Denmark, Norway, Sweden, Iceland and Finland — and in January 2009 the George W. Bush administration released an Arctic Strategy paper that placed security as the U.S.'s primary concern in its Arctic territory (think Alaska). The U.S. Navy followed suit by issuing an Arctic Road Map that — thanks to Coast Guard help — laid out the direction that the lead naval service wants to pursue to meet the demands of U.S. maritime Arctic security.

But U.S. allies have also been busy. Norway has made massive investments in modernizing its Navy, including building five Aegis-capable frigates, and the country’s ground forces have started conducting the yearly Exercise Cold Response that involves more than 10,000 Norwegian and NATO troops, including U.S. Marines who practice cold-weather warfare.

Meanwhile, in the 2008 Canada First Defense Strategy and then again with its Northern Strategy in 2009, the Stephen Harper government has called for up to eight Arctic Offshore vessels, a $720 million icebreaker, a new satellite to map the region, a new deepwater resupply port, an army training base, and larger local militias in the region.

While the plans Ottawa have outlined look great on paper, Rob Huebert, a PhD Fellow at the Canadian Defence & Foreign Affairs Institute, says none of the programs have made much, if any, headway. “We’re still in project definition” he tells AVIATION WEEK's Defense Technology International. “The problem is we’re already seeing signs of the government trying to cut back on expenditures,” and some of the projects have been postponed. “Many people on the inside worry that [the Joint Support Ship] has been cancelled,” and “we haven’t seen anything about the Arctic Offshore Patrol Vessels…you get the sense that it hasn’t even moved up to the point where it is going to be put up for bidding and the icebreaker seems to be even further behind that.” The Russians, meanwhile, with their already large icebreaker fleet have announced plans for more nuclear-powered icebreakers, more ice-capable submarines, and as of 2008, had resumed surface naval patrols in Arctic waters. Moscow has also announced plans to land paratroopers on the North Pole some time this year.

While no one sees the outbreak of hostilities in the Arctic as a real possibility, and cooperation among the Arctic Council is becoming more and more common, the military buildup in the North is still something to watch.

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  • 3 weeks later...

le Canada démarre ses manoeuvres de souveraineté annuelles en zone arctique.

quelques passages intéressants:

The Canadian Forces’ largest annual demonstration of Canada’s sovereignty in the Arctic, known as Operation NANOOK, began today as the Canadian-led Naval Task Group crossed the 60th parallel en route to the High Arctic.

This year, the 20-day event will be based out of Resolute, Nunavut—the northernmost location to host the operation since its inception in 2007. Operation NANOOK will feature sovereignty and presence patrolling, military exercises, and will culminate with a whole-of-government exercise that focuses on fuel spill containment and remediation of a simulated leak in the Resolute Bay area.

Operation NANOOK is a clear demonstration of the Canadian Forces fulfilling our primary mission as stated in the Canada First Defence Strategy,” said General Walt Natynczyk, Chief of the Defence Staff. “We are committed to ensuring the security of all Canadians and to enhancing our presence in the Arctic by conducting sovereignty exercises and operations in cooperation with other government departments.”

As part of the Arctic Reserve Company Group, members of southern-Ontario Army Reserve units will conduct training exercises with Canadian Rangers in Resolute Bay and Pond Inlet. The Air Force  will be providing air movement and mission support through the CC-177 Globemaster III, CC-130 Hercules, CP-140 Aurora, CH-146 Griffon, and CC-138 Twin Otter aircraft. The maritime component will include Her Majesty’s Canadian Ships (HMCS) Montreal, Glace Bay and Goose Bay; and Canadian Coast Guard Ships CCGS Des Groseilliers and CCGS Henry Larsen;

Canada has also invited the American naval destroyer USS Porter from theUnited States Second Fleet; the United States Coast Guard Cutter (USCGC) Alder; and the Royal Danish Navy ocean patrol vessel HDMS Vaedderen and offshore patrol vessel HDMS Knud Rasmussen for the purpose of exercising and increasing our interoperability with Arctic allies.

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  • 4 weeks later...

http://fr.rian.ru/discussion/20100904/187360597.html

La fièvre pétrolière en Arctique pourrait se déclarer plut tôt que prévu. Elle serait accompagnée par les problèmes graves qui suivent toujours les déclarations du genre : « De nouveaux gisements de pétrole et de gaz ont été découverts ». La compagnie pétrolière britannique Cairn Energy a déclaré la semaine dernière que son forage d'essai avait mis en évidence la présence de pétrole et de gaz dans la mer de Beaufort, près des côtes du Groenland.

Elle devra présenter le bilan définitif de ses recherches sur le plateau seulement en octobre. On ne se demande plus s'il y a du pétrole au Groenland. La question est maintenant de savoir quand le pétrole jaillira.

Au début de la semaine prochaine, le bureau des minéraux et des hydrocarbures du Groenland devrait annoncer les autres compagnies qui ont remporté les appels d'offres pour le forage d'essai dans la mer de Beaufort. Des « enchères d'offre » supplémentaires seront organisées l'année prochaine et les troisièmes sont également prévues pour l'année d'après. Les principaux acteurs sur le marché pétrolier avec une grande expérience d'extraction dans les latitudes nord et dans l'océan sont déjà dans la file d'attente pour le droit de forage : les américains ExxonMobil et Chevron, la compagnie anglo-hollandaise Shell et le géant pétrolier et gazier norvégien StatOil.

Plusieurs facteurs nous montrent l'importance de la situation. Par exemple, Cairn Energy (dont le siège se situe à Edimbourg, elle est spécialisée dans le forage du plateau dans des conditions difficiles; son chiffre d'affaires annuel est d’environ 600 millions de dollars, le bénéfice net cette année s'évalue à près de 180 millions de dollars). Elle a déclaré qu'il n'y avait pas pour le moment de pétrole et de gaz à profusion. La compagnie n'est entrée que dans les couches de sables, riches en gaz thermogénique, premier signe de la présence d'hydrocarbures en grande quantité. En même temps, la compagnie a déclaré qu'elle mettait en vente la part majoritaire de sa filiale Cairn India (extraction et recherche de pétrole et de gaz en Inde et dans l'océan Indien) pour 9,6 milliards de dollars. Le contrat avec l’acheteur a déjà été signé. Cairn a l'intention d’utiliser toutes les recettes pour l'exploitation des hydrocarbures dans les régions arctiques de l'Atlantique et du Groenland.

Cairn possède déjà deux plateformes mobiles de forage dans la mer de Baffin, près des côtes ouest du Groenland, à 400 kilomètres au nord du cercle polaire, et s'apprête à forer quatre puits supplémentaires. Le coût de chaque forage d'essai s'élève à 100 millions de dollars. Il est clair qu'on ne plaisante pas avec de telles sommes.

Entre-temps, des « mini-conflits militaires » ont éclaté entre les écologistes de Greenpeace, les gardes-côtes, la marine de guerre et les polices du Danemark et du Groenland en mer de Baffin (le Groenland est un territoire d'outre-mer du Danemark). Le navire Espranza, le vaisseau amiral de la protection écologique de Greenpeace, s’est déjà avancé dans la région. Les autorités du Groenland avaient déjà instauré une zone exclusive autour de la plateforme de forage de Cairn Energy dans un rayon de 500 mètres. Mais le 31 août, certains activistes de Greenpeace ont réussi à franchir les cordons de sécurité et ont débarqué sur la plateforme de forage, dont le travail est interrompu jusqu'à présent.

Kuupik Kleist, le premier ministre du gouvernement autonome du Groenland, a déclaré que l'assaut est une violation flagrante des droits constitutionnels du Groenland, de sa souveraineté, la violation de toutes les libertés et des droits démocratiques, un scandale, une insolence etc. Globalement, il est probable que dans les mois ou les années à venir, le gouvernement du Groenland, misant apparemment sur les réserves de pétrole et de gaz, devienne l'ennemi numéro un de Greenpeace et des écologistes dans le monde entier.

Les Groenlandais ont toutes les raisons de manifester leur « indignation pétrolière » anti-écologique. La plus grande île du monde accueille 57 000 personnes qui vivent principalement grâce à la pêche et aux allocations annuelles de la métropole à hauteur d'environ 600 millions de dollars, ce qui représente 55% du budget groenlandais (0,75% du budget d'État du Danemark). Les petits frères du nord du Danemark (or, le territoire du Groenland pourrait accueillir une dizaine de royaumes danois) n'éprouvent plus depuis longtemps d’amour pour la mère-métropole. Ces trente dernières années ils tentent d’ « envoyer balader » Copenhague mais l’autonomie est tout ce qu’ils ont obtenu pour le moment. Ils espèrent que le pétrole leur rapportera suffisamment d'argent pour se séparer enfin des « usurpateurs » danois, d'en finir pour toujours avec leur « héritage colonial » et même vivre très agréablement grâce aux dollars du pétrole et du gaz. Le rêve est tout à fait clair : devenir un très grand Koweït au-delà du cercle polaire.

Les chances d'y arriver existent et sont même très bonnes.

Les recherches de la compagnie pétrolière écossaise qui a misé si courageusement son avenir sur les hydrocarbures du Groenland confirment toutes les prévisions de l’Institut d'études géologique des États-Unis (the United States Geological Survey). Il y a deux ans, il a commencé et il y a un an terminé les évaluations des réserves de « la reine des neiges ». D’ailleurs, des scientifiques russes, ainsi que les experts du Canada, du Danemark, du Groenland et de la Norvège ont également participé à ce travail. Selon les informations de l’Institut, on peut dire avec une certitude de 95% que les réserves de la région arctique constituent 90 milliards de barils de pétrole et 50 milliards de mètres cubes de gaz. Peut-être même plus. Quoi qu'il en soit, les américains affirment qu'en Arctique se trouvent 22% de toutes les réserves mondiales de minéraux, incluant 30% de gaz naturel et 13% de pétrole. Et si le pétrole se trouve majoritairement dans les parties du Groenland et de l'Alaska, le gaz devrait être concentré près ou dans le secteur arctique de la Russie.

Qu'il soit dit en passant, le 3 septembre, les brise-glace arctiques des services côtiers des États-Unis et du Canada partiront dans une nouvelle expédition de recherche et « d'arpentage ». Depuis le milieu de l'été l’expédition russe, chargée de la même mission, s'y trouve déjà. Les trois groupes s'occupent des études sismiques, des sondages, des recherches géologiques. Globalement, il est question de la préparation de la « démarcation » des frontières arctiques nationales sectorielles et d'une meilleure étude de ce qui se trouve sous la glace, les eaux et le fond. Et dans quelles quantités.

Le « partage » de l'Arctique devrait commencer très rapidement. «L'arpentage pétrolier » nécessite, bien sûr, beaucoup d'efforts et de dépenses mais ne souffre aucun délai.

Quant aux écologistes, ils sont surtout préoccupés, comme lors de chaque forage sur le plateau continental, par le danger sur l'environnement du dernier recoin vierge (ou presque) de la nature, l'Arctique. Et il n'est pas nécessaire d'aller chercher des exemples bien loin : les Américains n'ont pas encore définitivement remédié aux conséquences de la catastrophe écologique dans le golfe du Mexique causée par la plate-forme BP Deepwater Horizon. Près de 5 millions de barils de pétrole se sont écoulés dans les eaux de l'océan suite à l'accident. Les experts avertissent que les conséquences d'un déversement de pétrole en Arctique seraient bien plus graves que dans les eaux chaudes. L'eau froide est incapable de désagréger les hydrocarbures et leur vaporisation dans l'air glacé sera pratiquement bloquée. Tous les déchets iraient alors au fond et infecteraient l'océan pour de très nombreuses années.

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Je ne savais pas qu'il y avait des velléités indépendantistes chez les Groenlandais. Vu la manne financière je ne sais pas si le Danemark lâchera le bifteck facilement. C'est sûr ça va sentir la poudre dans le cercle arctique.

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  • 2 weeks later...

http://pourconvaincre.blogspot.com/2010/09/nouvelles-frontieres-en-europe.html

Une nouvelle frontière maritime vient d'être définie en Europe. C'est dans le cercle polaire, en Arctique et en mer de Barents, entre la Norvège et la Russie. Cela constitue un nouveau motif de paix dans cette région dont les frontières sont hautement sensibles pour l'exploitation des ressources... comme partout ailleurs. Lire aussi.

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  • 1 year later...

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=117902

La saison de navigation en Arctique - la plus longue de l'histoire du passage du Nord-Est qui relie l'océan Atlantique à l'océan Pacifique via le détroit du Béring- vient de se terminer.

La Douma s'est donc récemment penchée sur cette route maritime, que certains considèrent comme une future voie commerciale majeure. Alors que jusqu'à présent, cette route était majoritairement utilisée par des navires russes, les parlementaires veulent désormais garantir un accès à l'ensemble des compagnies maritimes le souhaitant. Ils envisagent même l'abaissement du tarif de transit. Actuellement, celui-ci est de 5 dollars par tonne transportée.

En revanche, la Russie prévoit de garder le monopole sur la sécurisation de la route, notamment assurée par la flotte de brise-glace nucléaires. Et pour garantir cette sécurité, la Russie prévoit désormais le renouvellement de cette flotte, qu'elle pourrait notamment financer grâce au péage.

Cette année, il y a eu 29 convois entre Mourmansk et le détroit de Béring. Ce chiffre devrait augmenter dès l'année prochaine.

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  • 1 year later...

http://www.meretmarine.com/fr/content/un-methanier-franchit-avec-succes-le-passage-arctique-du-nord-est

Gazprom a annoncé que le méthanier Ob River, géré par la compagnie grecque Dynagas et affrété par le groupe russe, avait réalisé avec succès un transit entre l’Europe et l’Asie via le passage du Nord-Est. Il s’agit de la première livraison de GNL par cette route arctique et cette initiative ouvre plus largement la perspective du développement du trafic commercial au nord de la Sibérie en hiver, alors que, jusqu'ici, les précédentes tentatives avaient essentiellement eu lieu durant la saison estivale. Après une navigation à vide entre le Japon et l’Europe au moins d’octobre, l’Ob River a chargé 134.000 m3 de gaz naturel liquéfié à Hammerfest, en Norvège, d’où il a appareillé le 7 novembre pour arriver, jeudi dernier, au port japonais de Tobata. Un périple de 6000 kilomètres à travers la mer de Barents, la mer de Kara et le détroit de Dejnev. Durant le transit, le navire de 288 mètres de long et 44 mètres de large, construit en 2007 et conçu pour naviguer en zones polaires (certification Ice Class 1A), a été escorté par trois brise-glaces nucléaires, le Vaygach, une unité de classe Taimyr (150 mètres, 23460 tonnes à pleine charge, 38.000 kW de puissance) et deux bâtiments du type Arktika, les Rossiya et 50 Let Pobedy (148 mètres, 23460 tpc, 55.125 kW).

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  • 4 months later...
  • 1 year later...

http://www.45enord.ca/2014/12/apres-la-russie-et-le-canada-le-danemark-revendique-a-son-tour-le-pole-nord/

 

Le Danemark revendique le pôle Nord s’appuyant des données scientifiques qui prouveraient que l’île danoise du Groenland est reliée au pôle Nord par une dorsale océanique sous l’océan Arctique.
 
Ce qui amène le Danemark à la conclusion que le territoire – et toutes les ressources qui s’y trouvent- lui appartient.
 
Pour faire reconnaître ses droits sur le pôle Nord, un pays doit prouver scientifiquement que le plateau continental extérieur est une extension de son territoire, par exemple avec des analyses prouvant la même composition géologique des roches.
 
Les États-Unis, la Russie, la Norvège, le Canada et le Danemark possèdent tous des territoires à proximité du pôle Nord, mais seulement le Canada et la Russie ont formulé des revendications territoriales dans la région.
 
...
 

 

 

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  • 4 weeks later...
  • 2 weeks later...

En ce moment sur Thalassa un reportage intéressant sur le pôle Nord .

Allez retour entre plusieurs reportages ,entre se voyage de touristes chinois sur un brise glace russe ,une tribu d'éleveur de rennes de Russie ,les inuits du Groenland ,et la mission de présence effectué par l' armée canadienne (terre ,air ,mer ) ,l' unité infanterie étant le Royal 22éme Régiment ,unité francophone.

Un croisement de reportages qui met bien en avant ,les enjeux

économiques,climatique,territoriaux ,bouleversement sociologique pour les habitants de l'Arctique.

J'ai reconnu un caporal qui était passé dans un reportage sur le R22R lors d'une rotation en Afghanistan.

Séance de tir au FA ,PA ,fusil à pompe ,fusil de sniping gros calibre ,FM MAG .

Entrainement aux conditions arctique ,plongée en eaux froide pour des plongeurs .

Un effectif de 80 et quelques personnes ,avec 3 inuits servant d'éclaireur et de formateur au milieux .

Très intéressant et qui peut-être visionner en replay .

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