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Bechar06

La FRANCE devint une puissance spatiale: étapes symboliques

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Avec ce nouveau fil, je propose une RETROSPECTIVE et des REFERENCES HISTORIQUES  + des liens pour ceux qui voudraient approfondir le sujet 

( le fil :     Armée de l'air  > Armées de l'air nationales  > Europe   > SPATIAL MILITAIRE France et Europe ( actualités )   suit l'actualité ) 

***************** Pour commencer: Véronique avant  les Pierres précieuses et Diamant, puis Ariane ... ***********************************************************

https://www.air-cosmos.com/article/il-y-a-60-ans-vronique-agi-emmenait-la-france-dans-lespace-partie-1-la-campagne-de-tirs-490

"sur le champ de tir d’Hammaguir, dépendant du Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux de Colomb-Béchar .... Le mardi 10 mars  [ 1959 ] , à 19h38, Véronique AGI-17 décolle enfin… monte verticalement… puis créé un nuage d’or qui illumine le Sahara, formant une sorte de « clé de sol ». Emu à chaque fois qu’il repense à l’expérience de mars 1959, Jacques Blamont témoigne : « Tout le monde a vu le nuage de sodium. La France l’a vu ! L’Algérie l’a vu ! On l’a fait au crépuscule, lorsque le ciel était sombre. Après l’éjection du sodium, il s’est formé une sorte de grand nuage orange qui a pris des formes spectaculaires, car il se déplaçait rapidement entre 90 et 200 km d’altitude ».

"Le plus surprenant est que les Américains, qui avaient déjà réalisé des expériences similaires avec des fusées-sondes Aerobee, n’avaient pas découvert la turbopause. Aujourd’hui encore, Jacques Blamont en parle avec fierté : « Les Américains disposaient même de photographies spectaculaires sur les nuages de sodium réalisés quelque temps auparavant. On y voyait bien la turbopause, mais les scientifiques américains n’avaient pas compris ! ».

Souvenir inoubliable:  j ' y étais  et j'ai vu cette superbe "clé de sol"  se déployer après avoir suivi la fusée qui montait dans la nuit, éclairée par le soleil couchant.... 

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Edited by Bechar06
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Il y a 7 heures, collectionneur a dit :

pour les fusée Véronique

En effet Erreur !  car  le site http://www.sat-net.com/serra/sahara_f.htm  mentionne ( au moins lui ) des Véronique dès   1952 !    Je te laisse corriger wiki ? 

Je répertorie les divers sites où j'ai trouvé pas mal de bonnes infos sur   le thème du présent fil et je viens compléter bientôt

Edited by Bechar06
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Références « La France devint une puissance spatiale » :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_spatial_français  et son histoire

Jalons récents de Air & Cosmos  et Philipp Varnoteaux:

https://www.air-cosmos.com/article/il-y-a-60-ans-le-comit-des-recherches-spatiales-engageait-la-france-dans-laventure-spatiale-939

Pour situer les organismes principaux et leurs acteurs : LRBA (Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques ), DEFA (Direction des études et fabrications d’armement), Comité d’action scientifique de la Défense nationale (CASDN), l’Année géophysique internationale (AGI), Committee on Space Research (COSPAR), le Comité des recherches spatiales (CRS) (  et la part de contributions des CNRS et CENT )

CRS (Comité des Recherches Spatiales  ) à qui l’on doit en 1959 un premier rapport qui définit les grands axes de la première politique spatiale française :

-       Etudes scientifiques

-       Installations au sol requises : équipements, bases de lancement

-       Un ambitieux programme des moyens de lancements : fusées

L’échec pour faire aboutir  à la création ... d'un « Institut de la Haute atmosphère »  et du  « Haut-commissariat à l’espace » ( qui aurait été le pendant du CEA )

Et quelques engins : Véronique (VERnon électrONIQUE), Véronique N, Véronique NA,  Véronique AGI, Véronique 61 ( cf. http://www.sat-net.com/serra/lrba_f.htm)

Pour le LRBA :   créé en 1946 à Vernon https://fr.wikipedia.org/wiki/Laboratoire_de_recherches_balistiques_et_aérodynamiques

Le caractère DUAL des ambitions et des moyens mis en œuvre apparaît partout dans ces historiques : à la fois Civil ET Militaire

Un remarquable travail de Jean Jacques SERRA sur http://www.sat-net.com/serra/index.htm

Centres de lancement de fusées pour la France :

Le Sahara avec le CIEES  ( Centre Inter armées d’Essais des Engins Spéciaux ) utilisait les sites suivants  (http://www.sat-net.com/serra/sahara_f.htm )    ( et lancements associés )

-          Colomb Béchar  ( Sud Ouest Algérie, 750 km de Oran )

-          Hammaguir  ( 120 km au sud de Colomb Béchar )

-          Reggane

Pour le CIEES :    https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_interarmées_d’essais_d’engins_spéciaux

Ile du Levant et Biscarosse ( CEPA, CEM, CERES, GTES, DTEn, CEL ) : http://www.sat-net.com/serra/cemcel_f.htm ( et lancements associés )

Guyane et le CSG http://www.sat-net.com/serra/kourou_f.htm

Véhicules suborbitaux : http://www.sat-net.com/serra/subor_f.htm

Pour la France : Eole ( étude dès 1941, premiers lancements : 1945 ), Véronique, Vesta, Pierres précieuses, Bélier et Eridan, Bérénice et dérivés, Cora

Autres pays européens :  voir cette page http://www.sat-net.com/serra/subor_f.htm

Lanceurs  spatiaux : http://www.sat-net.com/serra/lance_f.htm

      France : Diamant

       Europe et autres pays européens : Black Arrow, Europa, Ariane s, Vega

Autre travail de compilation et d’érudition : http://marc.mistral.free.fr/aventure/aventure.htm sur l’aventure spatiale, qui fait référence aux documents de COMAERO

Contexte spatial avant-guerre

Contexte  spatial européen après-guerre… Petit extraits :  

« Recrutement d’ingénieurs allemands («  Les français eux récupèrent 250 ingénieurs, dont la moitié participeront plus tard aux programme de fusées sonde Véronique. Parmi eux, Heinz Bringer, qui inventera le moteur Viking des Ariane, Helmut Haberman, spécialiste des paliers magnétiques ou encore Otto Muller, spécialiste du guidage » )  

CNES : Le 1er mars 1962, le CNES Centre National d'Etudes Spatiale nouvellement crée entreprend de poursuivre les programmes de lancements de fusées sondes  prévus par le Comité de recherches spatiales en intensifiant l'étude de la haute atmosphère et les recherches apparentées, télécommunication, biologie...

Fin 1962, le CNES dispose de deux familles d'engins : 

- La première famille à propulsion à poudre avec les Constellations Belier, Centaure, Dragon, puis Dauphin et Eridan. La facilité de stockage, la rapide mise en oeuvre en font un grand avantage. Par contre la "brutale" propulsion et les fortes accélérations au décollage en font un engin dangereux.

- La seconde famille à propulsion liquide avec les Véronique du LRBA suivie de Vesta.

Par rapport aux fusées à poudre, la propulsion liquide procure un réel avantage : la poussée est contrôlable et la performance augmentée. »

L’histoire en 115 pages :   http://marc.mistral.free.fr/aventure/contexte/France espace 59 79.pdf

Le militaire, moteur de la recherche ( pdf Comaero disponible )

Activités du LRBA ( plusieurs PDF disponibles ) ( EA, Eole, Parca, Véronique et Vesta, AGI, Moteurs Viking, Europa, Diamant s )

Fusées de l’ONERA ( OR, VD, OPd, Essais de rentrée atmosphérique – Antarès, Bérénice, Tibère – Fusées sonde  - Daniel et Tacite – Titus )

Fusées de Sud Aviation ( Bélier, Centaure, Dragon, Dauphin, Eridan : sous l’égide du CNES – Engin SE-1500, SE-4200, SE-4100, SE-4400 )

Fusées de l’ECAN  (Établissement de constructions d'armes navales) de Ruelle : Malafon, Masurca

Autres fusées  [ peu connues ]  : NC 3500 ( Première fusée française, Premier tir : 29 sept. 1949), MONICA ( 1954 )

http://www.sat-net.com/serra/onera_f.htm évoque le rôle de l’Onera :

« L'ONERA fut créé en mai 1946 en tant qu'Office National d'Etudes et de Recherches Aéronautiques. Ses attributions, qui couvraient tous les domaines de l'aéronautique, furent étendues au domaine spatial en 1963. L'ONERA devint alors l'Office National d'Etudes et de Recherches Aérospatiales. »

Jalons récents de Air & Cosmos et  Philippe Varnoteaux:

http://www.air-cosmos.com/il-y-a-60-ans-l-onera-s-engageait-dans-l-aventure-spatiale-119791

https://www.air-cosmos.com/article/il-y-a-60-ans-lonera-rpondait-aux-premiers-spoutnik-sovitiques-3505

Jalons récents de Air & Cosmos  et  Philippe Varnoteaux:

https://www.air-cosmos.com/article/il-y-a-60-ans-vronique-agi-emmenait-la-france-dans-lespace-partie-1-la-campagne-de-tirs-490

« Les conséquences de ce succès seront nombreuses, tant au niveau médiatique, scientifique que politique…. Jusqu’à présent, les commentateurs de l’aventure spatiale étaient habitués à ce que les tirs de fusée soient réalisés par les Etats-Unis et l’Union soviétique. Or, l’annonce de la première campagne scientifique française intrigue. Les médias en général, la presse en particulier se prend au jeu ; avec Véronique, la conquête de l'espace n’est plus un domaine réservé des grandes puissances.. En effet, avec peu de moyens - « avec des bouts de ficelle » comme le disent certains ingénieurs ou techniciens de l’époque - les résultats engrangés par les Véronique ont été spectaculaires…. « Avant 1958, les politiques ne s'intéressaient pas aux fusées. Seuls, les militaires appartenant au CASDN (…) en étaient passionnées. Ce sont eux qui ont financé Véronique-AGI et qui l'ont sortie de l'obscurité totale pour la projeter dans une lumière de sodium jusqu'au général de Gaulle ! …. je crois que c’est cela qui a joué un rôle important dans l’esprit du général de Gaulle qui, trois ou quatre mois après le tir, a décidé que la France se doterait d’un missile balistique pour la force de frappe pour la bombe atomique » » 

=>

https://www.air-cosmos.com/article/il-y-a-60-ans-vronique-agi-emmenait-la-france-dans-lespace-partie-2-consquences-mdiatique-scientifique-et-politique-486

S’en suivra : la création de la Société d’études et de réalisations d’engins balistiques (SEREB)

Autre référence autorisée : http://www.eurosae.com/comaero/ du COMITE POUR L’HISTOIRE DE L’AERONAUTIQUE 

Sur les missiles balistiques et leur histoire : http://www.eurosae.com/wp-content/uploads/2017/09/Les_missiles_balistiques.pdf

Centres et moyens  d’essais :

http://www.eurosae.com/wp-content/uploads/2017/09/Centres_et_moyens_d_essais_tome_1.pdf dont notammentCIEES , SECT ( Service des Equipements de Champs de tirs ) Et

http://www.eurosae.com/wp-content/uploads/2017/09/Centres_et_moyens_d_essais_tome_2.pdf  ( CEL, CEM, CAEPE, LRBA, CEG Gramat, CELAr, ONERA )

Edited by Bechar06

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Le lancement d'une fusée aéroportée testé depuis Kourou

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-lancement-d-une-fusee-aeroportee-teste-depuis-kourou-20190907

L'avion expérimental Eole a décollé samedi 7 septembre depuis le centre spatial guyanais emportant avec lui la réplique d'une fusée aéroportée, une nouvelle étape dans l'étude des lancements à bas coût des nano-satellites, a constaté un photographe de l'AFP.

 

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Edited by zx
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Il y a 18 heures, zx a dit :

Le lancement d'une fusée aéroportée testé depuis Kourou

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-lancement-d-une-fusee-aeroportee-teste-depuis-kourou-20190907

L'avion expérimental Eole a décollé samedi 7 septembre depuis le centre spatial guyanais emportant avec lui la réplique d'une fusée aéroportée, une nouvelle étape dans l'étude des lancements à bas coût des nano-satellites, a constaté un photographe de l'AFP.

Pour l'instant, on ne parle bien que d'un "modèle réduit" ? De ce drone : https://aviation-design-uav.fr/demonstrateur-eole/

Donc très loin d'être capable de larguer une fusée assez grande pour emporter un nano-satellites. Il faudra attendre les prochains développements pour voir si ça vaut le coût de faire des fusées aéroportées. A ce moment, on pourra se poser la question d'utiliser un avion spécifique (comme le drone Eole mais au moins  100 fois plus gros) ou d'utiliser un Rafale.

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https://air-cosmos.com/article/alliance-franaise-dans-les-nanosatellites-21671?   

Citation

ArianeWorks (plateforme d’innovation lancée en février dernier par ArianeGroup et le Cnes) et Newspace Factory (rassemblement de dix PME spatiale du pôle de compétitivité toulousain Aerospace Valley) souhaitent faire émerger ensemble « des solutions globales, agiles et compétitives » pour l’accès à l’espace des nanosatellites   

L’idée est de combiner l’héritage technique du domaine des lanceurs d’ArianeGroup et du Cnes avec celui du domaine des satellites de Newspace Factory.

L’objectif est de présenter les résultats de cet atelier les projets retenus lors du premier congrès Global Space, qui se tiendra en juin 2020 à Toulouse

 

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Ce projet lancé en 2015 d’un montant global de 4 millions d’euros est d’ailleurs soutenu par la Commission européenne, à hauteur de 3,5 millions d’euros.

https://www.usinenouvelle.com/article/l-onera-teste-avec-succes-son-drone-lanceur-de-fusees.N882045

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avion-experimental-eole-fusee-aeroportee

 

il a une bonne aérodynamique, ca pourrait faire un bon drone bombardier ou de reconnaissance en terme de variante . y a une mine d'idées à creuser.

 

Citation

"Tout a bien fonctionné, le drone a assuré un vol hors vue et il est parvenu à larguer une maquette de fusée, assure un porte-parole de l’Onera. Nous avons démontré qu’il était possible de mettre en œuvre un tel système." Les essais, qui ont démarré mercredi 4 septembre, ont été assuré par un drone de 7 mètres d’envergure constitué de deux fuselages, mais le projet envisage un aéronef avec une envergure comparable à celle d’un Airbus A320, soit environ 34 mètres. "Cette campagne réussie marque la fin du développement de notre démonstrateur", insiste le porte-parole de l’ONERA.

 

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complet, maintenant j'attends de voir son grand frère

Edited by zx
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11 et 12 février 2020, fa France décide de rejoindre l'initiative Opérations spatiales interalliées (Combined Space Operations (CSpO),). Cette initiative a pour objectif de coordonner les efforts des sept nations participantes dans le domaine de la défense spatiale :

https://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/la-france-integre-l-initiative-combined-space-operations-cspo

https://www.air-cosmos.com/article/dfense-spatiale-la-france-intgre-les-oprations-spatiales-interallies-22567

Cette initiative rassemblait initialement les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, et la Nouvelle-Zélande. La France et l’Allemagne l’ont rejointe en qualité d’observateurs en 2016, puis comme membres associés en 2017. 

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Edited by collectionneur

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https://www.air-cosmos.com/article/hommage-jacques-blamont-un-des-pres-du-spatial-franais-22941    CASDN  Véronique Hammaguir  CIEES  Aubinière 

Citation

Jacques Blamont apprend que le Comité d’action scientifique de la Défense nationale (CASDN), organisme militaire en charge des premières activités « spatiales », souhaite également effectuer des expériences dans la haute atmosphère à l’aide de fusées-sondes Véronique AGI, dans le cadre de l’Année géophysique internationale (annoncée pour 1957-58). Blamont propose alors la réalisation de nuages artificiels de sodium et devient sous-directeur du service d’Aéronomie qui est mis en place en décembre 1958 au sein du CNRS – c’est le premier laboratoire spatial français. Ses premières expériences en direction de l’espace sont effectuées en mars 1959, depuis les champs de tir militaires d’Hammaguir (Sahara algérien) du Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux (CIEES). Elles permettent la découverte de la turbopause.

Ce succès attire l’attention des Américains et Blamont profite de l’occasion pour négocier avec eux la mise sur orbite du premier satellite scientifique français, FR-1 (qui sera lancé le 6 décembre 1965), ainsi que la formation aux activités spatiales de spécialistes français, envoyés outre-Atlantique. Cela favorisera l’émergence d’une communauté scientifique spatiale, dont sortiront plusieurs dirigeants du spatial français et même européen. Enfin, le succès des fusées Véronique convainc les responsables politiques d’engager plus en avant notre pays dans l’aventure spatiale, en le dotant de son propre lanceur, Diamant (réalisé par la SEREB), et la création en décembre 1961 d’une agence spatiale, le Centre national d’études spatiales (CNES). Son président est le géophysicien Jean Coulomb et son directeur le général Aubinière, qui a dirigé le CIEES en 1957-1959. Quant à la carrière de Jacques Blamont, elle est littéralement propulsée : au 1er mars 1962, il est à la fois directeur du service d’Aéronomie, professeur titulaire à la Faculté des sciences de Paris et directeur scientifique et technique du CNES.

L’âme du CNES

Aux côtés du général Aubinière, pour lequel il voue une immense admiration, Jacques Blamont contribue à la mise au point des premiers satellites artificiels français (lancés par Diamant A à partir de 1965) mais aussi à la formation du premier tissu industriel français capable de concevoir les technologies pour le spatial. Il joue également un rôle dans le choix du nouveau site de lancement de fusées spatiales au moment où le gouvernement décide de quitter l’Algérie. Blamont fait alors partie de ceux qui ont très vite compris que le site idéal ne pouvait être que la Guyane, et la décision officielle d’y construire le Centre spatial guyanais (CSG) intervient en avril 1964.

 

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En ces temps confinés:

AIR & COSMOS papier du 24 avril 2020, n°2685 : pages 11, 30 et 31 ,  ( Extraits et soulignés par moi )    Jacques BLAMONT, un des pères du Spatial Français  ( né en 1926, décédé à 93 ans ), personnalité du CNES

1958 à 2020 : sous-directeur, puis directeur scientifique et technique, puis conseiller des présidents du CNES »

« Jeune physicien », issu du CNRS, « s’est intéressé aux fusées-sondes dès 1956, après avoir découvert aux Etats-Unis les expériences au sodium menées dans la haute atmosphère. Dans le cadre de l’Année de Géophysique Internationale 1957 – 1958, il a proposé que la France mène des expériences similaires à l’aide de fusées Véronique AGI. Ses travaux … ont permis la découverte de la turbopause. »

« Ce succès attire l’attention des autorités, mais également celle des américains. La réussite des fusées Véronique convainc les responsables politiques de doter la France de son propre lanceur, Diamant, et de créer le Centre National d’Etudes Spatiales ( CNES ) dont Jacques Blamont devient le premier directeur scientifique et technique…. L’une de ses premières actions sera de négocier avec la Nasa la mise en orbite du premier satellite scientifique français, FR-1, ainsi que la formation aux activités spatiales de spécialistes français, dont plusieurs dirigeants du spatial français et même européen. »

« Aux côtés du général Aubinière, Jacques Blamont bâtit les fondations du spatial national… mise en place du tissu industriel capable de concevoir les technologies nécessaires… dès 1962 …choix du nouveau site de lancement en Guyane… prochaines générations de lanceurs sous responsabilité du CNES, et non des militaires. Il veille … que toutes les technologies d’exploration soient exploitées, y compris des ballons …centre opérationnel  à Aire-sur-Adour 1963. »

« Dès l’origine, Jacques Blamont a été partisan d’une « coopération élargie »…  avec .. superpuissances [ et ] pays émergents…tout particulièrement l’Inde… »

«  …nombreux projets internationaux engagés …côté américain Pioneer-Venus Multiprobe … Voyager … Clémentine  première cartographie numérique de la Lune…compresseur d’images …CNES)…côté soviétique … ballons sur Vénus avec Vega 1 et 2. »

« A lancé le projet Fédération en 2017, dans le but d’enclencher une dynamique collective…pour exploiter la révolution numérique et développer une intelligence collective .»

Divers commentaires de Jacques BLAMONT lors d’un ultime interview à A&C :

-          Apollo : «  pas un triomphe technique, encore moins scientifique », mais « le triomphe de la gestion et du management »… les Américains ont confié d’immenses responsabilités à d’anciens nazis, des vrais  ( Son livre « Le chiffre et le Songe » ) « la création de l’espace : l’exploit le plus sublime de l’humanité est dû au crime allemand. »

-          « Le vol habité ne sert à rien » « extrêmement coûteux »… mais « extrêmement populaire »  « Aujourd’hui je dois avouer que la médiatisation d’un garçon comme Thomas Pesquet fait du bien à l’ensemble des activités spatiales »

-          Pleine mutation aujourd’hui du spatial :  «C’est la révolution …  je regrette que les promoteurs du New Space s’intéresse d’abord à l’homme dans l’espace…Mars… on ne peut pas »

-          « J’essaie de promouvoir une idée, sans succès : les tubes de lave. Sur Terre … Sur la Lune et sur Mars…s’installer dans ces tubes, avec des structures gonflables »

-          Projet Fédération : « le CNES … les idées les plus originales viennent d’un type de 90 ans !  Fédération : une entreprise concrète, qui va drainer les dizaines d’ingénieurs et … makers … on leur apporte quelque chose de formidable : la technique et l’accès à l’orbite» ( Cnes et Fab  Labs )

-          Son petit livre : « Réseaux !  Le pari de l’intelligence collective»  a donné naissance à Fédération 

« Bon voyage parmi les étoiles, professeur ! »  dixit A&C 

 

 

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Divers autres sources autour de Jacques BLAMONT :

https://www.lhistoire.fr/la-france-spatiale-tout-commence-à-colomb-béchar

https://www.glunis.com/XX/Unknown/925976314113223/Latmos

Jacques BLAMONT prépare un instrument ( Colomb-Béchar 59 ), pour une fusée Véronique ( photo en dessous ), puis le nuage de Sodium dans la Turbopause ( photo de 59, couverture d' un Air & Cosmos de 64 )

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Après une base de lancement au Sahara, j'indique ce documentaire d'un YouTubeur sur celle en Antarctique pour le tir de fusées-sondes :biggrin:

Et un reportage du CNES de 1969 sur les campagnes de lancements de fusées sondes du CNES en Islande, Norvège, Argentine, Terre-Adélie, aux îles Kerguelen :

https://videotheque.cnes.fr/index.php?urlaction=doc&id_doc=3267

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Nouveau livre : "La base spatiale d'Hammaguir - Traversée culturelle dans les archives de l'Espace #1"

https://www.decitre.fr/livres/la-base-spatiale-d-hammaguir-9782854400403.html?

"Avec, en toile de fond, les accords d'Evian, l'indépendance de l'Algérie et l'emploi des techniciens et ingénieurs du IIIe Reich dans un laboratoire français au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le lecteur suit les trois membres du groupe dans la découverte de paysages disparus, reconstruits avec opiniâtreté à travers la collecte d'images, de documents et de témoignages. Ils arpentent ainsi Hammaguir, la première base spatiale française dans le Sahara, le laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques (LRBA) où étaient conçues les fusées françaises, à Vernon, dans l'Eure, et le Service d'aéronomie du CNRS, en région parisienne, où la science spatiale a vu le jour, en France.
D'étape en étape, l'exploration de ces infrastructures spatiales dévoile les relations sociologiques, scientifiques et économiques qui unissent ces lieux. La disparition ou l'inaccessibilité physique des lieux a été suppléée par la recherche et l'analyse d'archives inédites issues de fonds privés et de collections publiques. Publiés en regard, ces documents et les contributions des trois membres du GRACE tressent de multiples récits qui offrent au lecteur un panorama des premières années de la France spatiale, de 1947 à 1967.
Tantôt Michel Beretti et Jérôme Lamy méditent, l'un avec les outils de la littérature, l'autre avec ceux de la sociologie, aux diverses significations d'un livret d'accueil confié au personnel de la base d'Hammaguir, dont la localisation devait rester secrète ; tantôt Elise Parré s'interroge, à travers dessins et collages, sur le quotidien des enfants des ingénieurs allemands recrutés après la Seconde Guerre mondiale pour élaborer les fusées françaises, en pleine forêt normande.
A la beauté formelle et à l'intérêt historique des archives répond ainsi l'acuité d'un regard contemporain et pluridisciplinaire dépouillé de la nostalgie qui caractérise souvent le récit de l'aventure spatiale Cet étonnant voyage, scandé par des aperçus sur les béances de l'histoire, les questions coloniales et le rôle des institutions, dissipe, sans conteste, les brumes romantiques qui entourent les origines de l'épopée spatiale française."

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https://www.air-cosmos.com/article/quand-diamant-assurait-la-france-son-indpendance-spatiale-23906  EXTRAITS :

Le 26 novembre 1965, depuis le centre d’Hammaguir (Algérie), le lanceur Diamant plaçait sur orbite le premier satellite national. La France devenait la troisième puissance spatiale, après les Soviétiques (1957) et les Américains (1958).

La volonté politique ...    Société pour l’étude et la réalisation d’engins balistiques (SEREB), regroupant autour d’elle des entreprises spécialisées (Nord-Aviation, Sud-Aviation, SEPR, la SNECMA, Dassault, MATRA, CEA, ONERA).

Pour construire les premiers missiles, la SEREB développe à partir d’octobre 1960 des Véhicules d’Essais (VE) pour tester les techniques nécessaires à la maitrise du missile balistique. Au même moment, les Britanniques sollicitent des partenaires européens pour construire un lanceur européen (Europa) à partir de leur missile d’étude Blue Streak. Les autorités politiques françaises acceptent à la condition de réaliser le deuxième étage (les Allemands le troisième, etc.), ce qui inquiète les ingénieurs de la SEREB…

L’opportunité   Les gens de la SEREB préconisent la construction d’un lanceur de satellite national à partir de leurs VE sous le nom de Diamant. Si de Gaulle accepte la proposition britannique, avec notamment l’espoir d’arrimer un peu plus les Britanniques à l’Europe, il n’en soutient pas moins la suggestion de la SEREB car celle-ci apparaît comme une opportunité et à plusieurs titres : premièrement, étant un produit dérivé du programme balistique pour la Force de dissuasion, Diamant ne coûtera finalement pas cher ; deuxièmement, rien ne garantit le succès d’Europa (dont le premier tir n’est prévu qu’en 1966-67, alors que la SEREB souligne que Diamant peut-être réalisé en moins de cinq ans) ; enfin, si Diamant satellise en premier, seule la France en tirera la gloire… A l’été 1961, le gouvernement approuve Diamant, officialisé en décembre, en même temps que la création du Centre national d’études spatiales (CNES), à la demande des scientifiques qui souhaitent disposer d’une agence spatiale.

La DMA ( Délégation ministérielle pour l’Armement ) entre en scène: 

Dans le cadre du programme des Pierres précieuses, plusieurs engins sont mis au point avec les VE afin d’acquérir et de maîtriser toutes les techniques nécessaires à la réalisation d’un missile balistique et d’un lanceur de satellite : -

ainsi, le VE 111 Topaze est la première fusée française à poudre pilotée (décembre 1962-mai 1965),

le VE 121 Emeraude sert à mettre au point un puissant 1er étage à liquides pour Diamant (juin 1964-mai 1965), etc.

Avec le VE 231 Saphir, la SEREB expérimente en vol le pilotage d’un engin biétage, la séparation des étages, le guidage inertiel et la rentrée de l’ogive (juillet 1965-janvier 1967).

En ajoutant un troisième étage à Saphir, les ingénieurs obtiennent le lanceur Diamant capable de satelliser 40 à 80 kg à 500 km d’altitude.

Avec l’ambition balistique et la réalisation du lanceur, il devient alors nécessaire de réorganiser la tutelle de la SEREB. La volonté du gouvernement est de développer une force de frappe nucléaire dépendant du pouvoir politique, et non des militaires. Pour éviter toute polémique et toute tension entre les différents acteurs impliqués, le gouvernement décide dès le 5 avril 1961 la création de la Délégation ministérielle pour l’Armement (DMA).

Les accords CNES / DMA   Dès sa mise en place, le CNES négocie la part de sa responsabilité concernant Diamant. N’ayant pas encore les moyens d’influer la politique des lanceurs, celui-ci signe le 9 mai 1962 une convention avec la DMA chargée du développement de Diamant, c’est-à-dire le qualifier par quatre lancements en plaçant sur orbite des satellites technologiques. ...

Le lancement:  Le 26 novembre 1965, à 15 h 47, depuis la base « Brigitte » d’Hammaguir, Diamant décolle dans un nuage roux de vapeurs nitreuses. De nombreuses personnalités scientifiques, politiques et militaires suivent le vol depuis principalement le centre spatial de Brétigny. 10’22’’ plus tard, le satellite A1, rebaptisé Astérix, atteint son orbite. Le lancement est réussi, c’est le soulagement et la joie… mais très vite les responsables se rendent compte que le satellite est muet. Toutefois, le réseau de poursuite et de localisation d’Hammaguir confirme le passage du satellite au méridien de la station et les données du radar « Aquitaine » prouvent que A1 est bien sur orbite (apogée, 1.768 km ; périgée, 528 km). La défaillance s’explique par le fait qu’une ou plusieurs antennes ont été endommagées lors de la séparation de la coiffe. Quelques heures plus tard, des « Bip, bip, bip » retentissent sur les ondes radios ! Il s’agissait-là de la diffusion d’un enregistrement. Peu importait, la France était devenue la troisième puissance spatiale.

La fierté nationale  ...

 

 

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Avec un lanceur US :   https://www.air-cosmos.com/article/il-y-a-55-ans-fr-1-faisait-entrer-la-france-dans-la-technologie-spatiale-23947

Il y a 55 ans, FR-1 faisait entrer la France dans la technologie spatiale

Le 6 décembre 1965, le lanceur américain Scout plaçait sur orbite FR-1, le premier satellite scientifique français, quelques jours seulement après le A1 (par le lanceur national Diamant).

FR-1 D'une masse de 62 kg, FR-1 est équipé de quatre antennes destinées à étudier la propagation des ondes de très basse fréquence (TBF) dans l’ionosphère, permettant d’obtenir des renseignements sur la structure des couches ionisées qui entourent la Terre ; une cinquième antenne analyse le champ magnétique de l'onde et quatre autres petites émettent et reçoivent les données. D'autres instruments complètent le dispositif, comme une sonde de mesure de la densité électronique, un magnétomètre tri-axial, un senseur solaire, deux batteries, vingt-quatre panneaux de cent-soixante cellules solaires...

 

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La RDN a publié un numéro dédié à l'espace, avec que des pointures parmi les auteurs (Lecointre, Lavigne, etc...)

Décembre 2020 - n° 835

Les opérations dans l’espace : un enjeu pour la défense

https://www.defnat.com/revue-defense-nationale.php

Y'a plein de trucs dont un architecte adjoint de la DGA qui dit que l'alerte avancée à partir de l'espace c'est primordial pour connaitre la situation spatiale, et que ça devrait être développé en coopération dans le cadre de Twister.

 

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@collectionneur  nous a informé :biggrin:  sur le fil :  Engins spatiaux, Espace... >> France et ses projets dans l'espace...

Je recopie intégralement son post à valeur historique:

Retour sur les origines dans les années 1960. Vidéos disponible ce week end sur la base d'Hammaguir mit en ligne par les éditions de l'Observatoire de l'Espace

https://vimeo.com/user53519627

Première vidéo sur le lancement du satellite D1 ou Diapason lancé par une fusée Diamant le 17 février 1966. Satellite transporté par une camionnette Citroen Type H 

Le second est un récit sur le tout début des expériences françaises  une étude avorté dans les années, et le projet clandestin de la fusée EA-1941 avec des moyens dérisoires, et le recrutement des savants allemands après guerre qui ont ''fondé" le LRBA.

https://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Satellite_D1_1966

Lien reçu après que j'ai commandé ce gros bouquin de 200 pages chez eux cette semaine en promotion a 22,50€, soit 25% de réduction. 

https://cnesobservatoire-leseditions.fr/revue/42

 

hammag10.jpg

 

Edited by Bechar06
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Lecture seulement via ce lien :  https://www.air-cosmos.com/article/le-premier-satellite-technologique-franais-a-55-ans-24249 

55 ans du premier satellite technologique français  .... Où il est question de 

Après A1 lancé par le Diamant A n°1, puis le satellite FR1 lancé par le Scout US ) ( épisodes précédents ) Premier satellite technologique D1A  lancé le 17 février 1966  par la Diamant A  n°2, depuis Hammaguir ( Désert SO algérien ) Forte implication de Jacques BLAMONT et du CNES ( cf. un épisode précédent ) 

Infrastructures au sol de localisation, de suivi  ( réseau Diane ) et de récupération des informations du satellite ( Réseau Iris ) 

D1A : démonstrateur technologique + Géodésie spatiale + Orbitographie   ... d'où son surnom tardif de "Diapason"  ( horloge à quartz  dans un thermostat, effet doppler avec les signaux  radio électriques BF )

Technique qui sera dépassée avec les Satellites "Diadème" suivants  ( géodésie à partir de réflecteurs laser  )  

Plein succès de D1A ( qui annulera le lancement de son doublon D1B  ) et qui sera opérationnel jusqu'en 1972

A&C recommande diverses références dont cette vidéo :  https://www.youtube.com/watch?v=eXnPmFjTqNU

Pour en savoir +  l'incontournable livre "L'aventure spatiale française de 1945 à la naissance de Ariane" de Philippe VARNOTEAUX   ( Ed. Nouveau monde )  

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Lecture seulement via ce lien : https://www.air-cosmos.com/article/il-y-a-60-ans-le-cerma-faisait-voler-hector-le-premier-ratonaute-24263   

Ou le premier  passager biologiquement vivant  de l'espace français : un RAT au nom de Hector, lancé au sommet d'une fusée Véronique AGI24  le 22 février 1961 ... En fait le Hector en question a rongé, avant le départ,  les conducteurs auxquels il était relié. C'est sa doublure qui est parti dans la capsule.  Départ de Hammaguir, base spatiale en Algérie  du Sud Ouest. Montée à 109 km d'altitude. 5 minute de micro-apesanteur. 

Puis récupération sans problèmes !  SUCCES 

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