Clairon

La fidélisation et le recrutement de nos armées, des pistes ?

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Dans le sujet de l'organisation de l'AdT, l'on abordait les difficultés que nos armées rencontraient pour recruter et fidéliser ses engagés.

Pourquoi ne pas lancer quelques ballons d'essais, et qui sait peut-être que l'un ou l'autres responsables RH du Balardgone reprendra l'idée. Je vous propose donc d'échanger ici idées et points de vue visant à accroitre le réservoir de recrutement et a fidéliser les engagés.

Comme préambule, je vous propose un extrait du blog du Colonel Goya, qui illustre aussi bien ce que les armées rien que par leur "image" et "vécu" peuvent représenter en terme de recrutement et fidélisation des engagés :

Midas, ..... le Roi pas les garages

"- Et puis j’ai pas envie d’être civil. Quand je retourne en civil dans ma banlieue, je redeviens du rien. Quand je suis au régiment, je suis le caporal-chef Alami, j’ai des médailles, des brevets, plein de clignotants de bravoure. Les mecs me saluent, me vouvoient, me respectent. Le régiment me donne une part de son prestige, en contrepartie je ne peux pas le trahir, je suis obligé d’être courageux. « Être soi-même », c’est une grosse connerie comme slogan, c’est être un autre que l’on veut lorsqu’on s’engage.

- Le régiment, c’est comme Midas.

- Les garages ?

- Non, le roi. C’est une légende, le mec avait le pouvoir de changer en or tout ce qu’il touchait.

- Je déconnais, j’ai entendu parler de ce blaireau. Ce qui est sûr, c’est que l’armée ne nous couvre pas d’or. Je me contente du fer, mais quand c’est celui d’une épée, pas d’un canif. 

- Le chien ? Je déconne. Tu as raison, on raisonne tous pareils en fait. On est là pour faire partie des épées. Le système est quand même bien foutu pour nous obliger à faire des choses qui ne sont pas franchement naturelles. Et puis, on vivrait pas ce qu’on est train de vivre et de voir.

- C’est quand même plutôt des enfers ce qu’on mate et en touristes. Dans six mois, on n’est plus là. 

- Pas que, rappelle-toi quand on était il y a quelques mois au milieu des volcans, en pleine jungle, en face des gorilles. T’aurais imaginé pouvoir voir ça un jour ? Et vivre au milieu d’un village indien en Amazonie, tu l’aurais anticipé ? Et puis, oui on va par principe plutôt en enfer qu’au paradis, mais l’avantage de l’enfer c’est que les gens qu’on y rencontre sont quand même plus intéressants. Et ici on a de beaux spécimens. 

- Finalement, on n’est pas mal. La vie, c’est une courte suite de moments. Autant que ces moments soient gros, comme ce soir. 

Maintenant, si vous n’avez compris pourquoi on garde nos gars, tous des CDD, aussi longtemps dans une entreprise où on paye mal, où les horaires de travail sont sans limites, où on dort souvent par terre n’importe où par tous les temps, où il arrive d’être épuisé jusqu’à l’agonie, où surtout on se fait parfois transpercer dans sa chair et son âme, et bien relisez depuis le début. Sinon, retenez qu’on fait comme chez Midas, on essaie de transformer cette misère en or. Au pire, on en sort avec des pneus neufs.  "

Clairon

 

Edited by Clairon
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il y a 28 minutes, Clairon a dit :

Relever l'age maximal d'engagement : je sais que les armées sont atteintes par le "jeunisme", mais si l'on repousse l'age de la retraite et que l'on estime qu'il faut rester plus longtemps sur les bancs de l'école, il faudrait réhausser l'age maxi de recrutement.

L'ADLA le fait pour les officiers sous contrat (27 ans)

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D’accord avec tes idées, je rajouterai des passerelles et des facilités de recrutement vers les entreprises publiques ou du moins l’etat est actionnaire ( sncf, EDF... )

le systeme de bourse a l’américaine est une piste à creuser 

possibilite de conges sabbatiques?

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- Plus de souplesse sur l'aptitude médicale, trop de recalages aujourd'hui (scoliose >15%, yeux/oreilles, etc.)

- Mili du rang possible jusqu'à 35 ans (29 aujourd'hui).

- Augmenter le nombre de jours d'activité/an (à 120 avant le LBD de 2008, 90 après...)

- Redonner des moyens aux sous-off de faire tirer leurs sections plutôt que de les voir s'ennuyer en caserne (autorisation compliquée/bureaucratique pour tenir des exercices)

- Arrêter Sentinelle.

- Création de grands centres interarmées rassemblant une masse suffisamment critique pour éviter de muter les gens à tout va, même en cas de réorganisations. 

- Redéplacer la statue Opex du parc André-citroen pour la mettre à sa place initiale, avec un beau petit sourire banane pour les riverains de la place Vendôme dont les soldats défendent pourtant les fesses. Cela permet aussi de montrer qu'on les soutient. 

- Communiquer sur la vertu de la rusticité et le fait qu'ils vont l'apprendre.

- Arrêter les campagnes de recrutement du type "je suis ma voie". Il n'y a pas plus bateau et pire refouloir (avis perso). Pas beaucoup mieux que les slogans d'avant "avec ce casque, deviens sécrétaire".

- Réappropriation totale du matériel et véhicules par les pax. 

 

Edited by Rémy
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Je vais y mettre mon grain de sel dans la journée.  Faut que je réfléchisse,  il est 4 heures du matin et je découvre le fil.  :biggrin:

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10 hours ago, Rémy said:

- Création de grands centres interarmées rassemblant une masse suffisamment critique pour éviter de muter les gens à tout va, même en cas de réorganisations. 

En effet, mais ça risque aussi d'à nouveau fameusement chier dans le ventilo avec "la France périphérique" qui perdra encore des implantations de l'état ...

Car avec un tel scénario (logique à tout point de vue), on doit regrouper la quasi totalité des unités dans une dizaine/quinzaine de grands camps combinant présence d'un grand espace d'entrainement + bassin d'emploi à proximité (pour la reconversion, les conjoints, les études supérieures du fiston, ...)

En clair les Garrigues, Carpiagne, le Ruchard, Souge, la Valbonne, Fontvraud, Coëtquidan, ... vont exploser ... Bien sûr faudra aussi encore garder certains espaces irremplacables comme Canjuers et les grands camps de Champagne, de même que les implantations dans les Alpes (plus aisées pour instruire les Ralpins que la Manche ou les Landes), mais sinon les joyeuses garnisons d'Epinal, Brive, Bitche ou Saint Locdu le vieux sont promises à une mort certaine.

10 hours ago, Rémy said:

- Plus de souplesse sur l'aptitude médicale, trop de recalages aujourd'hui (scoliose >15%, yeux/oreilles, etc.

Faut en effet se poser des questions 23 à 28 % des candidats à l'engagement inaptes médicalement

Clairon

Edited by Clairon

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1) Il me semble que l'on doit sérier la réflexion.  Les questions ne se posent pas tout à fait dans les mêmes termes, selon que l'on a faire des spécialités nécessitant peu ou pas de formation (ou d'équivalence dans le civil) ou à des spécialités directement en concurrence avec le marché du travail civil. 

La logique professionnelle  d'un pilote ALAT ou de l'AdA / MN  n'est pas la même que celle d'un fantassin; et ça vaut pour les techniciens, mécanos etc qui concurrent à faire voler les machines;  Ou encore le service de santé (j'aimerais bien connaître les chiffres sur le flux formation médecins du SSA, suite à la fermeture d'hôpitaux militaires et du centre de formation de Bordeaux la Navale ou encore Toulon pour les  infirmiers et paramédicaux) 

Notez qu'une des difficultés que rencontre la Légion à propos du manque de francophones, est la montée en puissance de Scorpion, qui nécessite une bon niveau en français (semble-t-il)

Evidemment, c'est encore à ventiler selon les armées. Dans la Marine entre une spé comme fusilier (laquelle va être proche par certains aspects des logiques AdT) et une micro spé comme atomicien, il y a un monde. 

2) Avant de se poser la question du regroupement des régiments, se poser la question de la formation, de son implantation, des cursus.   

Notez que les difficultés de recrutement liés à l'état de santé , ne se ventilent pas de la même manière, selon que l'on parle des candidats officiers,  sous-officiers, MDR.  Là il y a des questions qui dépassent les armées,  qui renvoient au mode de vie des populations et y compris l'alimentation, l'accès aux piscines et installations sportives,  que sais je encore. Une agglo comme Toulouse 700 000 hab compté environ 17 piscines, Marseille avec 800 000 hab, peut-être 8 (je n'ai pas fait le ratio été / hiver , mais ça risque d'être pire) 

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32 minutes ago, Fusilier said: 

Notez que les difficultés de recrutement liés à l'état de santé , ne se ventilent pas de la même manière, selon que l'on parle des candidats officiers,  sous-officiers, MDR.  Là il y a des questions qui dépassent les armées,  qui renvoient au mode de vie des populations et y compris l'alimentation, l'accès aux piscines et installations sportives,  que sais je encore. Une agglo comme Toulouse 700 000 hab compté environ 17 piscines, Marseille avec 800 000 hab, peut-être 8 (je n'ai pas fait le ratio été / hiver , mais ça risque d'être pire) 

Visiblement les gros problèmes liés à la santé sont moins prégnants pour les candidats officiers et sous-officiers. De même les problèmes majeurs de santé des jeunes (hygiène dentaire et surpoids) sont nettement plus représentés dans les classes sociales "défavorisées" (j'aime pas le terme) > Jusqu'à 25 % d'obésité contre 8 % dans les classes favorisées. Et les MDR ont les recrute plutôt dans les classes les moins favorisées.

Le gros problème de recrutement étant plus important sur les MDR.

Clairon

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il y a 9 minutes, Clairon a dit :

Le gros problème de recrutement étant plus important sur les MDR.

Ca dépend de quoi on parle.  Pour les sous-off et officiers le pb sera d'être en compétition avec le monde civil, dans les spécialités faisant appel à une formation sup.  

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Il y a 2 heures, Clairon a dit :

En effet, mais ça risque aussi d'à nouveau fameusement chier dans le ventilo avec "la France périphérique" qui perdra encore des implantations de l'état ...

Car avec un tel scénario (logique à tout point de vue), on doit regrouper la quasi totalité des unités dans une dizaine/quinzaine de grands camps combinant présence d'un grand espace d'entrainement + bassin d'emploi à proximité (pour la reconversion, les conjoints, les études supérieures du fiston, ...)

En clair les Garrigues, Carpiagne, le Ruchard, Souge, la Valbonne, Fontvraud, Coëtquidan, ... vont exploser ... Bien sûr faudra aussi encore garder certains espaces irremplacables comme Canjuers et les grands camps de Champagne, de même que les implantations dans les Alpes (plus aisées pour instruire les Ralpins que la Manche ou les Landes), mais sinon les joyeuses garnisons d'Epinal, Brive, Bitche ou Saint Locdu le vieux sont promises à une mort certaine.

Faut en effet se poser des questions 23 à 28 % des candidats à l'engagement inaptes médicalement

Clairon

 

La "France périphérique" n'a déjà plus de casernes, nous en Picardie il reste Sissonne et comme tout le monde le sait, c'est pas la ville ...

Quand on regarde les casernes qui reste, une bonne partie sont installé dans des villes... Donc quand on voit les trajets juste pour aller faire un tir... 

Justement, faudrait peut-être se poser la question du recrutement local au niveau  régionale ( vu qu'en plus on a pondu les nouvelles régions) comme on peut le voir chez les britanniques qui ont des unités qui font par tradition du recrutement local. 

L'importance c'est surtout d'avoir un endroit qui permet l'entraînement, et seul les campagnes offraient cela... Quand tu sors du camps, traverse la route et que est sur le terrain où tu peux faire du tir réel via un pas de tir, que tu as un terrain pour le drill  ou tu peux facilement entrainer une Cie, en véhicule ou simplement la base. Là au moins on est dans le concret...

Moi je suis de la France périphérique, et j'observe qu'avant dans les campagnes ont avait un paquet de boîtes de toute tailles, qui fabriqué un peu de tout... De facto quand on voit se qui a était muter à l'Est de l'Europe... 

Enfin bref, moi je pense justement une vision régionale permettrait d'attirer du monde, même si le régiment est en plein milieu de la campagne ou la c'est justement plus aisé d'avoir du terrain permettant le tir, et l'entraînement au niveau Cie pour les basiques. 

Seul les états-majors brigade serait installé dans la ville principale de la région, mais tout les autres dans les campagnes. 

Pour le reste la visio-conférence pour les grands patrons ça peut le faire sans pb pour les affaires courante... 

Justement le potentiel il y en a la campagne, mais faut que sa soit visible, comme on le voit en GB

Alors je veux bien qu'on est un système de centralisation, mais on aura soit pas la place pour installer des grandes bases optique US, sous peine de paralyser le système faute de place vu le nombre de régiments qu'on voudrait regrouper pour le tir, l'entraînement basique. Les terrains sont pas extensible. 

Donc moi c'est plutôt la migration dans la campagne qui justement offrirait de quoi s'entrainer au niveau régiment, au niveau basique, tout en étant aussi un moyen d'attirer les jeunes ou autre profils aptent vivant dans la région. 

Franchement l'optique au top c'était le quartier du RMT ( avant il y avait eu le RI) qui était en dehors de la petite ville de Noyon, tout était à porté de la main, et ça permettait de recruter aussi. 

Actuellement le RMT à bien remis en valeur son nouveau quartier, via l'ancienne base aérienne. 

Le regroupement c'est bien pour celui qui a de la place au niveau territoire, nous c'est pas aussi évident, qui plus est offrant la capacité d'entraîner les gens. 

De plus je pense justement qu'il sera plus simple d'installer des gens et des familles dans les campagnes que dans les villes, que sa developperait aussi pas mal de choses autour, dont la culture du régiment bien implanté au niveau régional. Les Brits ont toujours des régiments locaux, et ça ne nuie pas à leur capacité de déploiement, regroupement, nous c'est pareil on a bien des pôles permettant de récupérer aussi du matos pour une projection rapide. 

La problématique c'est plutôt les casernes en ville qui sont un pb pour l'entraînement... Rien que le tir peut parfois être emmerdant, et je parle pour tout type d'unités. 

Enfin voilà, n'oublions pas le tissus à l'échelle de pays comme la France et la GB, européens en général ne peut pas avoir la même vision que celle de base à l'américaine au vu du territoire immense , et qui au niveau régionale fonctionne avec une garde nationale par états... Sans oublier la réserve... 

Donc je pense justement qu'on peut miser sur le régional. Alors on me dira oui mais comment on fera pour les familles dans les campagnes. Justement on arrête de nous parler de modernisme ( apparemment c'est juste pour les grandes villes...) alors que du boulot fait par le net depuis la maison pourrait être de mise. Pour les écoles justement,et le transport on a plutôt miser sur comment relier les grandes métropoles... Alors que le tissus local dans les campagnes à étaient encore plus isolé... On le voit bien avec internet... 

De plus l'ancrage régionale aidera aussi pour la Réserve. 

Enfin voilà mon avis sur le sujet. Au final c'est pas la France périphérique qui posait de pb dans les campagnes où étaient installé les régiments ou ils avaient de quoi s'entrainer qui posé pb, c'était les grandes villes qui posaient pb pour le réaménagement du territoire... 

Ben oui, les villes sont beaucoup plus dans l'individualisme, alors qu'à la campagne, dans un contexte professionnel un régiment installé, bien ancré ça pèse sur la société campagnarde... 

Justement on fait erreur quand le recrutement n'est qu'une vision à gérer en mode DRH... En disant que l'armée n'est pas la pour être installé et faire plaisir aux élus, enfin si quand ça concerne les grandes villes.... Mais pas dans les campagnes qui ont vu fermer les régiments sans avoir grand chose à dire... 

Et puis bon, la campagne c'est quand même mieux pour l'esprit terrain... Être proche de la rusticité mais en ayant bien évidemment des casernes moderne, et de quoi permettre aux familles de gérer la scolarité, la vie de famille... Autre sujet qui paraît con mais c'est bien beau le modernisme, le progressisme, mais la vie de famille ça compte même si rien n'empêche d'avoir une vie professionnelle. Franchement il y a un paquet de choses à faire, et qui aurait de l'impact sur le recrutement, l'entraînement. Je pense que pouvoir entrainer pour les basiques, au niveau Cie serait déjà pas mal. Que ce soit au tir, le drill de combat, rusticité ( marche and Co) sans devoir se taper X km en véhicules pour juste aller faire un tir... 

Enfin voilà mon sentiment... 

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il y a 50 minutes, Gibbs le Cajun a dit :

comme on peut le voir chez les britanniques

Catterick, là où il a l'école d'infanterie,  c'est un truc énorme , dans les 13 000 pax  (faut vérifier, mais ça doit être dans cet ordre)  il y a plusieurs régiments en plus de l'école.  En fait la ville vit avec les militaires,  écoles, commerces, hotels, etc.. (en fait c'est la garnison qui a créée la ville)  Du coup tu as un truc cohérent, avec terrains d'exercice, locaux , gymnases etc...

C'est un peu paumé, juste en dessous de l'Ecosse, mais tu Leeds qui n'est pas loin et Manchester & Liverpool  à 2 heures , la Mer d'Irlande ou la Mer du Nord pas loin non plus 

il y a une heure, Gibbs le Cajun a dit :

Et puis bon, la campagne c'est quand même mieux pour l'esprit terrain..

Oui, mais tu as toujours le pb des collèges et lycées, voir du travail des conjoints. 

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Il y a 6 heures, Fusilier a dit :

Catterick, là où il a l'école d'infanterie,  c'est un truc énorme , dans les 13 000 pax  (faut vérifier, mais ça doit être dans cet ordre)  il y a plusieurs régiments en plus de l'école.  En fait la ville vit avec les militaires,  écoles, commerces, hotels, etc.. (en fait c'est la garnison qui a créée la ville)  Du coup tu as un truc cohérent, avec terrains d'exercice, locaux , gymnases etc...

C'est un peu paumé, juste en dessous de l'Ecosse, mais tu Leeds qui n'est pas loin et Manchester & Liverpool  à 2 heures , la Mer d'Irlande ou la Mer du Nord pas loin non plus 

Oui, mais tu as toujours le pb des collèges et lycées, voir du travail des conjoints. 

Tu sais, dans les campagnes on a des lycées et des collèges ( pas d'ironie dans mon message bien évidemment :wink:) . Mon bled a 2000 et quelques habitants, et on a un collège, 2 écoles primaire et une maternelle. Pour le lycée à moins de 15 km ça reste raisonnable. 

Je pense même que si demain on a une garnison type Catterick, il y aura forcément construction de lycée, et autres nécessité pour la vie de famille. 

D'ailleurs je pense que nombre de conjoints comme à Catterick ont sûrement des emplois lié à la défense, ou des sociétés externe travaillant pour se camp. 

Pour les conjoints je pense que la solution passera par la reconstruction du tissus local au niveau petite société, petites usines, commerces etc... Miser sur le travail via internet sans être enfermée dans un bureau ( déjà ça fait circuler moins de monde sur les routes ), réanimer des éléments qui permettraient de faire du lien sociale entre les unités et les villages. L'apport de civils extérieur ou conjoint sera aussi de mise.

Je pense que l'élément important c'est aussi l'internet comme le souligne Clairon et tant d'autres. Que ce soit pour les militaires célibataires ou les famille pour une vie normale, celle de personne du 21e siècle , mais aussi comme je le dis plus haut pour la possibilité de travailler. 

Moi je crois a cette capacité d'utiliser de manière exponentielle l'internet pour le travail à distance ( même si ça ne fera pas tout). 

Bon la on est dans le cas d'une base importante, mais ce serait intéressant de voir comment est organisé la vie autour des régiments plus dispatché dans le reste de la GB

Je pense sincèrement que les armées qui ont fonctionné par le lien armée-nation, adapté à l'armée de conscription doit justement garder un lien, mais qui sera enraciné au niveau régional, sous peine de ne jamais remplir les effectifs. 

Donc sa jouera sur le recrutement local. Et quoi de mieux que pouvoir bénéficier du tissus locale, les vocations aussi permettront de faire baigner le reste de la famille, et cela pouvant amener à des possibilités, commedisons créer une forme de tradition locale, que ce soit pour un petit contrat ou un plus long. 

Enfin voilà mon sentiment. 

 

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Il y a 23 heures, Clairon a dit :

Bon, vu que ça n'intéresse pas les foules, je vais alors discuter avec moi-même de mes idées pour la fidélisation ....

1° Relever l'age maximal d'engagement : je sais que les armées sont atteintes par le "jeunisme", mais si l'on repousse l'age de la retraite et que l'on estime qu'il faut rester plus longtemps sur les bancs de l'école, il faudrait réhausser l'age maxi de recrutement. 

2° Véritablement lier/favoriser l'accès à des professions comme gendarme ou policier au passage par l'armée, des BAC avec des gonziers ayant 10 ans d'Infanterie, 6 OPEX, et l'expérience des IED ça vous aide à supporter les pétards et jets de pavés

3° Maximiser les primo-engagés dans les fonctions purement militaires (Infanterie, Cavalerie, Génie, Artillerie), pour qu'ils aient une première partie de carrière purement mili, pour qu'ils soient par la suite prioritaires vers des jobs plus transposables dans le civil pour le 2e partie de leur carrière (pour une reconversion aisée qui pousse les cocos a rester 10 à 15 ans), un 7 ans GV suivi de 4 ans cuistot ou mécano, peu ou le moins possible de primo-engagés dans les armes spécialisées a forte correspondance avec le civil (Transmissions, logistique, santé, ...)

4° S'adapter le plus possible à certaines exigences des "djeuns", par exemple la généralisation du wifi sur tous les sites militaires, c'est con, pas si cher, et pas si difficile a mettre en oeuvre

5° Passerelles Active-Réserve-Active : après 7 ans de crapahut, Jim le para, voit naitre sa fille, il est versé 2 ans dans la réserve, revient quelques semaines sur l'année encadrer des réservistes, et puis revient au régiment sans avoir perdu ses avantages quand sa fille part en classe maternelle

6° Limiter les mutations au strict minimum du moins pour les sous-offs, on est plus du temps de la conscription, dans bien des cas c'est possible

J'attends vos idées

Clairon

  

1) oui, mais il faudrait revoir les cursus

2) oui mais pour tout emploi fonctionnaire il faudrait arriver à réellement valoriser quelqu'un qui a passé des années sous les drapeaux 

3) oui, je suis contre les CCH et CC1 qui ont passé leur carrière en état major, de vrais plaies. Mais dans l'absolu il faudrait valoriser (financièrement ?) les postes en unités de combat à grade égal

4) non pour des raisons de sécu (pas généralisé) et pour éviter que les recrues restent trop en contact avec leurs proches. Les recrues et jeunes MDR doivent passer un max de temps ensemble pour la cohésion. 

5) Les british avaient une procédure similaires pour les SAS, afin qu'ils soufflent ça marchaient bien apparemment

6) non (en tout cas pour les sous off bstat). Avoir des mutations permet de brasser la population, que ceux-ci fassent autres choses pendant 2-3 ans (je pense à des mutations types TSHM, en centre de formation, en école pour une durée limitée)

 

 

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Il y a 8 heures, Fusilier a dit :

Oui, mais tu as toujours le pb des collèges et lycées, voir du travail des conjoints. 

Et surtout, n'est-ce pas compliquer la reconversion professionnelle des militaires que de les localiser en campagne ? Car une fois que l'on a acheté la maison, que les enfants ont leur école, que la compagne a son boulot, pas simple de quitter une région dans laquelle le gisement d'opportunités professionnelles risque d'être assez limité...

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Il y a 23 heures, Clairon a dit :

Bon, vu que ça n'intéresse pas les foules, je vais alors discuter avec moi-même de mes idées pour la fidélisation ....

1° Relever l'age maximal d'engagement : je sais que les armées sont atteintes par le "jeunisme", mais si l'on repousse l'age de la retraite et que l'on estime qu'il faut rester plus longtemps sur les bancs de l'école, il faudrait réhausser l'age maxi de recrutement.

2° Véritablement lier/favoriser l'accès à des professions comme gendarme ou policier au passage par l'armée, des BAC avec des gonziers ayant 10 ans d'Infanterie, 6 OPEX, et l'expérience des IED ça vous aide à supporter les pétards et jets de pavés

3° Maximiser les primo-engagés dans les fonctions purement militaires (Infanterie, Cavalerie, Génie, Artillerie), pour qu'ils aient une première partie de carrière purement mili, pour qu'ils soient par la suite prioritaires vers des jobs plus transposables dans le civil pour le 2e partie de leur carrière (pour une reconversion aisée qui pousse les cocos a rester 10 à 15 ans), un 7 ans GV suivi de 4 ans cuistot ou mécano, peu ou le moins possible de primo-engagés dans les armes spécialisées a forte correspondance avec le civil (Transmissions, logistique, santé, ...)

4° S'adapter le plus possible à certaines exigences des "djeuns", par exemple la généralisation du wifi sur tous les sites militaires, c'est con, pas si cher, et pas si difficile a mettre en oeuvre

5° Passerelles Active-Réserve-Active : après 7 ans de crapahut, Jim le para, voit naitre sa fille, il est versé 2 ans dans la réserve, revient quelques semaines sur l'année encadrer des réservistes, et puis revient au régiment sans avoir perdu ses avantages quand sa fille part en classe maternelle

6° Limiter les mutations au strict minimum du moins pour les sous-offs, on est plus du temps de la conscription, dans bien des cas c'est possible

J'attends vos idées

Clairon

  

Relever l'âge du recrutement ne va pas élargir drastiquement le vivier, déjà rare d'avoir un militaire du rang de 28 ans, alors je n'imagine pas 35, a cet âge là, bien difficile de se faire prendre de haut par un sergent ou un caporal de 19-20 ans, d'autant plus que la beaucoup auront une vie familiale et professionnelle assez stable. Le cas de la légion est un cas à part qui ne reflète pas la société française.

Le cap du recrutement s'effectue à la sortie du système scolaire, c'est là qu'on doit prendre les recrues. L'idéal serait même de largement faire un travail avant, de tisser des liens (apprentissages et autres) pendant les études, quitte à faire des lycées militaires spéciaux offrant des branches utiles pour les personnels spécialisés (mécanique etc.), garantissant un emploi et pourquoi pas un emploi en CDI de ces personnels. Ces métiers techniques ne sont pas et ne doivent pas être une deuxième vie pour des combattants, ils doivent au contraire être bien à part dès le départ, ils devraient même être chouchoutés, eux ils ne doivent pas partir, ce sont les premiers à fidéliser, il est plus facile de former un soldat qu'un mécanicien et le départ d'un mécanicien est bien plus emmerdant qu'un combattant. Non, on doit recruter dès le départ ces personnels, on doit aussi mettre en avant des civils de la défense pour ces places, des personnels sans contraintes militaires qui mettront à profit leurs compétences sur le long terme.

Les militaires ont déjà des facilités à se diriger vers la police ou la gendarmerie (emplois réservés etc...) mais la réalité c'est que le militaire qui en a marre il ne se redirigera pas dans un milieu qui est pesant, lourd et ou les suicides dénotent un certain malaise. Alors vu de l'extérieur, on peut se dire qu'un militaire subissant des opex, peut subir des jets de pavés, dans la réalité un militaire qui en a déjà bien marre de patrouiller à sentinelle sans rien recevoir sur la gueule, ne cherchera certainement pas à poursuivre cela.

La généralisation du wifi se fait, mais hormis les zones "mortes" , militaire ou non, quel jeune n'a pas internet dans son abonnement mobile? Intéressant oui, mais ça ne va pas révolutionner grand chose, ils ne sont pas coupés du monde et d'internet sans wifi.

Dans le point 5, vous ne faîtes que créer des problèmes, des "trous" permanents et partout qu'il faut combler, des cassures de cohérences, de rythmes qui sont néfastes même si ça part d'une bonne intention pour le personnel, il y a besoin toujours d'avoir une perspective d'avenir.

 

 

 

Il est évoqué le remise en question des garnisons en villes, on prend l'exemple de grosses bases britanniques (mais les américains en ont aussi), je pense personnellement que notre modèle, que ce modèle là n'est plus adapté aux besoins opérationnels. Pourquoi avons nous historiquement des unités militaires dans les villes ou dans certains endroits? Car par le passé nous avions une stratégie logique de défense du territoire et on devait avoir un maillage d'unités, on devait pouvoir faire face dans les villes frontalières à une invasion, il fallait avoir des hommes pour éviter à l'ennemi d'avancer sans obstacles, d'avoir des garnisons capables de défendre une ville le temps qu'une armée se forme et arrive à faire front.

Hors, dans la réalité d'aujourd'hui, nous n'avons plus besoin de cela, nous avons besoin d'un vivier de forces projetables et de toute façon nous ne sommes plus à l'ère du cheval, les déplacements se font très rapidement, le réseau routier est vaste et les moyens de renseignements permettent de ne plus soupçonner ce qui se place de l'autre côté de la frontière. Je pense effectivement que nous avons besoin de grands centres militaire dans la France ou l'on optimise tout et ou tout peut se renforcer. Pour moi on devra avoir des bases militaires englobant toute une brigade, disposant d'un camp d'entraînement, d'un centre de formation pour tout, (dont les permis par exemple), d'une zone de tir, d'un parc de véhicules pour l'entraînement et d'une large majorité sous cocon (qu'on peut faire tourner). D'avoir une brigade amphibie au plus près de Toulon pour embarquer en un claquement de doigt, d'avoir la brigade para articulée autour d'une piste d'aviation, d'avoir en un lieu l'ensemble des moyens de l'Alat. Le reste des brigades peuvent commencer par se dispatcher sur les différents camps que l'on a déjà, Bitche, Mailly, Courtine, Valdahon, Canjuers, on a déjà des sites, des zones sur lesquels on a la place pour avoir ce qu'il faut. Je pense aussi qu'il serait intéressant d'avoir une brigade légion étrangère, là aussi l'ex Ceito ou la 13e DBLE s'est installé offre ce qu'il faut. On doit arrêter de circuler de droite à gauche, se concentrer sur ces centres, se concentre sur l'interopérabilité de toutes les unités (artillerie, génie, infanterie....) qui les composent, leur donner à chacun un contrat opérationnel, qu'ils soient à même d'une projection globale ou d'offrir des GTIA déjà constitués et qui se connaissent. Un centre de commandement local qui gèrent tout cela avec un centre administratif, de soutien (comme une BDD) intégrés.

Les entraînements optimisés dans ces camps, les tirs, dans ces camps, il faut avoir et faire le maximum la dedans, créer une masse humaine et matériel qu'on ne grattera pas pour y puiser une compagnie ici ou là comme on le fait actuellement. Il suffit d'avoir un modèle type, puis d'investir par ambition, en acceptant d'avoir investit pour rien dans les régiments actuels. Il y a toujours des possibilités de tirer profit des garnisons en villes qui peuvent se vendre aux communes. Dans les coins un peu plus vides on peut toujours chercher des solutions nouvelles, pour mettre en oeuvre un service militaire ou pour établir des unités de gendarmerie mobile, un camp de rééducation pour jeunes ou j'en sais rien.

Cela consentirait à un investissement certain de plusieurs milliards sur quelques années, mais je le juge très appropriés à nos besoins et au monde moderne. On disposerait d'infrastructures neuves, adaptées. Les militaires auraient une vie moins mouvementées, ils n'iront pas de droite à gauche pour plusieurs semaines afin de profiter d'un terrain de manoeuvre et d'entrainement, tout se faisant sur place et ça peut se faire sur quelques jours, donc on peut faire plus souvent. En fonction des zones d'implantations, penser à créer un super-marché local, qui pourrait même être en lien avec le privé.

Gibs parle du RMT, il est vrai que le régiment a réussit a bien prendre possession d'une ancienne base aérienne et son espace lui offre de bonnes capacités d'entrainements et de développements. Pas loin de ce régiment on a le 152e RI, bien intégré à la ville de Colmar, il a la structure d'un vieux régiment d'infanterie, c'est à dire un régiments d'hommes avec des fusils. Aujourd'hui pourtant l'infanterie ce n'est plus seulement ça, le 152e RI dispose de VBCI, mais il n'a pas la place pour les stocker, pour les entretenir, pour les faire bouger, tout leurs engins sont regroupés au...RMT. Cet exemple montre parfaitement que certains régiments de villes sont clairement "hors temps" inadaptés. Cette situation du 152e RI fait que constamment ils s'emmerdent à faire des trajets, monter des demandes de véhicules et j'en passe de complexités pour des navettes avec le RMT. Le RMT représente à mes yeux un modèle à plus petite échelle de ce que j'imagine avec mes camps de taille brigade, même si la zone du RMT reste trop petite pour tout avoir (infra + terrain de manoeuvre), il préfigure malgré tout aussi l'idée de la brigade para articulé autour d'une piste fonctionnelle ou les avions viendraient chercher les paras et non l'inverse, ou les avions viendraient se poser pour les largages d'entraînements, le SEA assurant sur place un service ravitaillement (en plus des engins terrestres)

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Réfléchir à une forme de calinotherapie pour nos engagés surtout après opex , au delà de la petite semaine à Chypre , un vrai suivi des soldats de retour d’opex 

validations des acquis professionnels avec une bourse pour poursuivre la progression professionnelle 

et surtout relayer le respect, la confiance  et l’amour que ressentent 80% des français pour leur armée ...c’est important de le dire

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@Jésus

Voilà se que je pointais avec mon explication sur les régiments installé en ville, l'exemple du 15 2 est effectivement très concret. 

Pour la brigade Légion, moi aussi à une époque j'y ai pensé mais je pense que l'optique régiment d'artillerie légion ne sera pas de mise, l'optique étant surtout les unités de mêlés. Non par incapacité  mais par une volonté de rester sur se format unités de mêlés tel que le Génie, la cavalerie et l'infanterie, la culture de choc étant de mise. 

Notre modèle n'est pas la pour avoir une spécialité, mais un double emploi au niveau des brigades, se qui fait que les TAP comme les Alpins sont en mode spécialiste dans leur domaine, mais aussi le rôle d'unités médiane. Donc pour les Alpins pas de soucis pour leur environnement et l'entraînement en Montagne , pour les TAP de toute façon l'optique restera occasionnelle en terme d'OAP, le mode prépositionné sur nos zones d'intérêts en Afrique and Co étant de mise aussi. La gestion de crise de montée en puissance de renfort reste gérable au niveau Guepard ( je connais pas le nouveau nom de l'alerte). 

De toute façon la 11ème BP sera surtout axé vers la Méditerranée et l'Afrique, et si les Alpins sont rattaché à la même Division que la 9eme BIMa et les autres brigades plus au nord, il y a cohérence au vu de leur capacité de gestion du milieu froid et montagneux, des spécialistes qui seront très utiles en case de crise dans le futur vers la zone polaire. Les TAP seront le pendant des Alpins avec leur division, qui bien évidemment est surtout la pour gérer le commandement, le lien avec les états-major alliés, la gestion des brigades etc... Donc hors cadre format division de combat  comme par le passé. Je pense qu'on reste la dans capacité de graduation, et qui pourra géré la petite crise géré par un GTIA, ou l'association de plusieurs éléments de brigades de cette division, via un paquet de GTIA issus de ces brigades. 

Je pense que l'optique amphibie  est celle de travailler auprès des alliés pour intégrer des unités alliés, d'où les liens entre la 9e BIMa et la Brigade Commando Brits, et la 6e BLB avec l'USMC en Méditerranée. On est sur des méthodes différente au niveau amphibie entre Brits et USMC dans l'approche, même si bien évidemment ils sont apte à travaillet ensemble bien évidemment. 

La logique voudrait que la 9eme BIMa déménage vers le Pas de Calais, facilitant les échanges avec les Brits ( c'est le plus court chemin) tout en étant prête pour le futur, car l'avenir montre que le pôle nord sera un jour un territoire qui suscitera toute les convoitises pour son sous-sol. 

Je pense que la vision installation au niveau brigade serait effectivement intéressant, mais je pense que c'est la place au niveau terrain qui pourrait poser pb, vu comment les villes grandissent et bouffe du terrain, les terres agricoles etc ... Donc est-ce que l'optique ne serait pas plutôt un regroupement brigade au niveau d'une région, les anciennes ( voir sur 2 départements ). Après on aura peut être le risque d'avoir une brigade avec tout ces régiments mais le terrain sera peut être limité ( selon la région, l'espace urbain qui s'est agrandi, terre cultivables etc...) mais faute de place on aura peut être de l'embouteillage pour toute les unités quand il faudra s'entrainer. 

Donc est-ce que l'optique n'est pas plutôt une vision ou chaque régiment aurait l'optique du RMT pour se faire, place etc... Tout en ayant une Brigade regroupée sur une région, enfin les anciennes régions, chaque Régiments étant sur le format RMT question place, endroit etc... 

Pour l'internet, si on parle facilité c'est aussi pour les familles (vie courante et travail) , de facto installé des régiments dans des zones mal couverte, et sa sera le cas à la campagne, ça doit pas être à négligé je pense. 

Moi je pense que ce serait un bon compromis, car on doit prendre en compte le changement du territoire via les villes plus grandes, les terres cultivables, etc...  Je crains que tout une brigade sur le même endroit ( la même base) finira par être au final trop petite pour permettre d'entraîner tout les régiments au vu des évolutions géographique entre urbanisation, terres cultivables, réseau routier plus dense etc.... D'où ma vision plutôt régionale, ancienne région, ou sur 2 départements pour l'installation d'une brigade . 

Je pense que le pour le recrutement locale, ça sera aussi intéressant en terme de proximité. Quand je vois la 9ème BIMa, qui se retrouve éclatée, alors la que la logique voudrait que son positionnement devrait être au plus près de la Manche, donc des Brits pour travailler avec eux et nous adapté à leur gestion de l'amphibie ( on se complète en fait via notre capacité médiane, et eux apporte leur capacité de haut niveau dans l'amphibie ) comme expliqué plus haut dans mon message, et aussi des possibles situation de crise dans le futur via les ressources naturelles dans l'Arctique. 

Donc voilà, je pense que c'est là que ça pourrait être intéressant. Au final, la BB qui appartient a la même Division que la 9ème BIMa, Alpins etc... Est proche du nord, donc en cas de déploiement l'idée est qu'elle soit proche pour être transité vers le nord Arctique, via l'allemagne. 

Désolé pour le débord, mais quand on voit l'affectation des brigades au 2 Divisions, il y a une cohérence par rapport aux zone à risque dans le futur. 

Le plus logique serait donc d'avoir la BB de cette division ( je me rappel jamais si c'est la 1ere ou 3e division celle ou est affecté la 9e BIMa and Co) dans le nord  et non plus à l'Est, plus cohérent pour expédier via la voie maritime en mode expéditionnaire vers la zone nord Arctique, via du transport maritime qui compléterait la Marine Nationale. 

Enfin voilà en gros se qui serait intéressant. 

Bon j'ai pas mal disgressé, désolé Clairon mais je pense que cela doit aussi être pris en compte, le côté opérationnel, mais tout en ayant en perspective le recrutement régional ( ou sur 2 départements).

 

 

 

 

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Il y a 6 heures, Skw a dit :

Et surtout, n'est-ce pas compliquer la reconversion professionnelle des militaires que de les localiser en campagne ? Car une fois que l'on a acheté la maison, que les enfants ont leur école, que la compagne a son boulot, pas simple de quitter une région dans laquelle le gisement d'opportunités professionnelles risque d'être assez limité...

On risque d'aller loin dans la réflexion... :biggrin: Dans cet ensemble brit que j'ai cité (Catterick) il y a des logements pour le personnel marié (je suppose plus ou moins à la façon des bases US)  Puis, à la limite, vendre et acheter une maison, un appartement,  ce n'est pas forcement un pb s'il y a un marché.  Combien de retraités vendent pour aller vivre dans le midi, voir dans d'autres pays?  Dans le cas des militaires, tu as des chances d'avoir des personnels originaires d'autres régions, où est située la maison familiale (parents etc)  

Perso,  être propriétaire ça n'a jamais été un objectif.  S'emmerder toute sa vie pour être propio à la retraite (ou pas loin) alors qu-a ce moment là on a peut-être envie d'aller voir ailleurs.  C'est d'ailleurs un des problèmes de mobilité en France, le gars qui est propio dans une région  en crise et qui se retrouve avec un bien dévalorisé, attaché à sa maison comme un serf à la glèbe.  Les ricains eux ils ont résolu le pb, ils déménagent les maisons (maisons étonnement bon marché comparées aux prix européens) mais elles sont à structure en bois.   

 

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Il y a 7 heures, Jésus a dit :

D'avoir une brigade amphibie au plus près de Toulon pour embarquer en un claquement de doigt,

S'il suffisait d'avoir une brigade près d'un port...  :rolleyes:  Aujourd'hui on a deux brigades "dédiées"   (dont une pas si loin de Toulon) mais c'est plus de l'affichage "politique" vis-à-vis des autres pays amphibies (voyez comme on est gros) qu'une réalité matérielle. 

La 3 brigade RMC est installée majoritairement au Sud de l'Angleterre entre Plymouth et le Somerset (au sud de Bristol environ 130 km de Plymouth  ) avec le Devon et Lympstone (training centre)  au milieu et on trouve deux  commandos en Ecosse  (43 et 45)  

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Il y a 3 heures, Fusilier a dit :

Puis, à la limite, vendre et acheter une maison, un appartement,  ce n'est pas forcement un pb s'il y a un marché.  Combien de retraités vendent pour aller vivre dans le midi, voir dans d'autres pays?  Dans le cas des militaires, tu as des chances d'avoir des personnels originaires d'autres régions, où est située la maison familiale (parents etc)  

Vu les critères établis par Gibbs, les clients potentiels à la revente seront vraisemblablement d'autres militaires... à moins qu'une nouvelle réorganisation des implantations sur le territoire tue tout simplement la demande potentielle.

 

Il y a 3 heures, Fusilier a dit :

Perso,  être propriétaire ça n'a jamais été un objectif.  S'emmerder toute sa vie pour être propio à la retraite (ou pas loin) alors qu-a ce moment là on a peut-être envie d'aller voir ailleurs.  C'est d'ailleurs un des problèmes de mobilité en France, le gars qui est propio dans une région  en crise et qui se retrouve avec un bien dévalorisé, attaché à sa maison comme un serf à la glèbe. 

On est bien d'accord. La propriété n'a pas de pertinence, y compris économiquement parlant, dans nombre de cas. Néanmoins, quand tu développes une politique, tu ne le fais pas en fonction de ce que tu penses être le plus rationnel, mais en fonction des comportements et stratégies anticipables des acteurs. Tu pourrais faire venir un conseiller en patrimoine avant installation des ménages de mili autour du site que cela ne changerait sans doute pas grand chose.

Edited by Skw

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il y a 25 minutes, Skw a dit :

tu ne le fais pas en fonction de ce que tu penses être le plus rationnel, mais en fonction des comportements et stratégies anticipables des acteurs.

On est bien d'accord qu'il faut intégrer ça.  Mais, tu peux l'anticiper en fournissant des logements pour familles.  Libre à chacun de dépenser son argent comme il entend, en achetant une villégiature à "tataouine les bains" ou un pavillon en bordure du camp, mais dans ce cas là, il assume.   

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Il y a 4 heures, Fusilier a dit :

On risque d'aller loin dans la réflexion... :biggrin: Dans cet ensemble brit que j'ai cité (Catterick) il y a des logements pour le personnel marié (je suppose plus ou moins à la façon des bases US)  Puis, à la limite, vendre et acheter une maison, un appartement,  ce n'est pas forcement un pb s'il y a un marché.  Combien de retraités vendent pour aller vivre dans le midi, voir dans d'autres pays?  Dans le cas des militaires, tu as des chances d'avoir des personnels originaires d'autres régions, où est située la maison familiale (parents etc)  

Perso,  être propriétaire ça n'a jamais été un objectif.  S'emmerder toute sa vie pour être propio à la retraite (ou pas loin) alors qu-a ce moment là on a peut-être envie d'aller voir ailleurs.  C'est d'ailleurs un des problèmes de mobilité en France, le gars qui est propio dans une région  en crise et qui se retrouve avec un bien dévalorisé, attaché à sa maison comme un serf à la glèbe.  Les ricains eux ils ont résolu le pb, ils déménagent les maisons (maisons étonnement bon marché comparées aux prix européens) mais elles sont à structure en bois.   

 

Je pense que c'est une vision qui exonère une volonté dans le passé de faire évoluer l'idée que l'ouvrier aussi pouvait être propriétaire. Tant que le tissu industrielle, qui était présent hors des grandes villes fonctionnait, présent, tout en prenant en compte toute les sociétés, ateliers, qui travaillaient aussi pour ces industries, commerces etc... Les gens travaillant pour vivre et non l'inverse, de facto cela à inciter les gens qui pensaient aussi laissé quelques choses avec un patrimoine. 

Perso je ne suis pas propriétaire, donc j'ai pas de soucis avec ça, mais je comprend que mes parents aient fait se choix, ils ont toujours leur maison, et dans le bâtiment Il en a fait des boîtes, et c'était pas simple à une époque avant sa retraite. Maintenant, ils verront bien la suite, et vendre ne leur posera pas de pb selon comment la vie viendra, car on peu pas tout anticiper, mais si ils le font ce sera pour se rapprocher de l'Espagne . Ils ont put acquérir une maison dans le village où est né mon père en Espagne qu'll à retapé. Entre son travail, et le partage des terres, cela lui a permis de faire se projet, qui lui offre la possibilité de vivre plusieurs mois en Espagne puis le reste de l'année en France. Et pourtant dans sa vie il a pas mal bougé, dès ces 15 ans pour le travail avant de s'installer. L'accès à la propriété en France, il y a été en plein dedans, vu qu'il a bâti un paquet de maison pour l'accès à la propriété, puis ensuite la phase rénovation de vieilles maisons. Mais au départ sa famille en Espagne a toujours était ancré, enraciné, des paysans ayant leur lopins de terre. 

Actuellement au Portugal on commence à contrôler la vente vu comment les prix ont fait augmenter les coûts à Lisbonne au niveau prix du mètre carré . 

Pour l'enracinement, ça n'a rien à voir avec le fait d'être propriétaire... Donc on est dans autre choses quand j'observe que le système locataire voit aussi des gens enracinés. 

Et c'est la qu'on oubli que quand bien même le monde change, les gens dans les campagnes même si le monde a changé ont gardé l'enracinement issu du monde paysan, attaché à un lieu. Car la France a était longtemps un pays où la paysannerie, le travail de la terre a était de mise, et cela étant dû à la qualité des terres, pas un hasard si on reste quand même le pays de la qualité de produit du terroir en Europe. Notre position géographique est vraiment unique en Europe, se qui fait que l'on aura pas la même vision du monde, c'est pas un hasard si la France a était régulièrement considéré comme un territoire riche via ces terres, ces accès, sa position géographique en Europe. 

On oubli que le français, il est à part d'une certaine manière puisque étant un carrefour entre monde latin et nordique, l'Est. On a eu des influences venant de ces parties de l'Europe , qui au final a vu une société fortement enracinée. 

Tout le monde parle de bouger, mais moi je pense justement qu'il faudra revenir à une logique d'enracinement. 

Donc moi je comprend cet enracinement, il n'est pas uniquement le fruit de la propriété pour tout le monde qui fut de mise à la fin du 20e siècle , mais une vieille histoire. Néanmoins je vois quand même pas mal de jeunes partir dans d'autres régions pour le boulot, mais j'en vois aussi qui reviennent, car beaucoup de faux espoirs... Et pas de meilleurs travails, ni meilleur niveau de vie... J'ai des collègues qui ont voulu allez au sud, et c'était pas la même vision dans le travail, ce n'est pas une question de valeur, mais sur la manière de faire, de mentalité , idem pour le fait qu'on est pas forcément intégré dans la vie locale malgré tout les efforts pour se faire. C'est comme ça, alors ça pourrait être vu comme un pb mais d'un côté l' intégration, l'assimilation reste un phénomène qui se fait dans le temps, dans la durée. Parfois la greffe ne prend pas malgré les efforts , parfois il faut du temps, mais c'est comme ça. 

Je me vois mal être un "nomade" dans mon propre pays. C'est con peut être mais pour moi non. Je pense que les gens veulent du boulot et vivre de leur boulot, et que l'enracinement reste de mise car c'est viscéral. Donc au lieu de voir des villes devenir plus grosse, tout en ayant pas empêché la délocalisation d'outils de travail, tout comme il y a eu aussi des erreurs de gestion pour remplacer des types d'industries, travail minier, haute sidérurgie etc... 

De facto, la vision de bouger colle peut-être à une couche de la société, se qui peut s'entendre, mais elle ne sera pas adaptée à d'autres couches, propriétaire ou pas. 

Moi je reste enraciné, et j'ai deux endroits, la Picardie et la Galice. Je ne me vois pas vivre ailleurs, quand bien même j'ai eu l'occasion de vivre ailleurs quand j'ai été affecté dans d'autres régions, en tant que militaire c'était pas l'idée de m'enraciner, ni comme proprio ou simple locataire. 

Au final j'ai vu beaucoup de migrants galicien toujours finir par revenir sur leur terre, et malgré une très longue absence à l'étranger. 

Enfin voilà, je voulais défendre le point de vue de l'enracinement, qui je pense pour recoller au sujet est un facteur important pour le recrutement. Il suffit de voir les anglais pour se rendre compte que ça leur a permit de toujours garder du monde, même si il y a des périodes difficile, selon le contexte du moment ( économique, , difficulté à gérer l'effet "j'ai joué le match de ma vie avec une opération réelle", et donc j'ai du mal avec la vie en caserne. 

Quand j'observe la chose, les anglais ont du mal à attirer les gens de la diversité qui est dans l'optique communautariste, bien souvent ont trouve plus de gens issus du commonwealth comme des fidjiens and Co. Le cas des Gurkhas étant encore différent ( une magnifique force). 

Déjà je pense que le pb pour les anglais vient aussi de cette donne, une population des villes communautarisés... Un vivier qui ne se sent pas britannique pour un sou... Le système anglo-saxon à son effet pervers... La DRH de la defense britannique a essayé de jouer la carte du manque de minorités visible majoritaires dans des quartiers des villes britanniques , mais ils ont fini par comprendre que le pb n'était pas ça, puisqu'il n'y a pas de pb majeur d'intégration pour les personnels vu la présence de pas mal de fidjiens and Co, mais que c'est surtout des populations qui refusent l'idée d'appartenance à l'identité britannique, donc allez servir dans l'armée britannique... 

Quand je vois qu'ils ont mis en avant l'arrivé du premier officier noir dans la Garde Royale... Ou des quelques Sikh ( idem aux USA)... Je me dis que chez nous ça fait longtemps que c'est intégré... Idem pour le moment où on a des gens issus des banlieues qui ont servi à plus grande échelle dans nos Armées depuis longtemps déjà. La problématique, c'est que le communautarisme qui au final n'est que le résultat de l'influence communautaire présent en GB ( et qui explique aussi le Brexit) dès les années 90. Plus le temps passe et moins on verra de recrues venant des banlieues ou le communautarisme s'est mis en en place dans les années 90, entre l'arrivé de la parabole pour le câble qui a encore plus couper les banlieues via les programmes étranger ( et Al Jazeera... Merci le Qatar...)... 

Je pense que ce qui arrive en GB avec une difficulté de recruter chez les minorités majoritaire des banlieues des villes britanniques , va finir par nous arriver et tarir le recrutement pour nos Armées, vu que le communautarisme sera devenu pareil que celui des anglais... Et l'avantage qu'on avait via notre vision ou il y avait un ciment d'intégration, d'assimilation va disparaître, alors qu'il avait fonctionné très bien. Aujourd'hui c'est plus le cas, vu le côté revendicatif qui est l'exact copié-collé  de se qui s'est passé en GB... 

A méditer je pense. 

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Il y a 1 heure, Gibbs le Cajun a dit :

Je pense que c'est une vision qui exonère une volonté dans le passé de faire évoluer l'idée que l'ouvrier aussi pouvait être propriétaire.

Ca n'exonère rien,  c'est un fait que l'on a poussé les prolos à devenir propriétaires Peut-être pas autant que dans certains pays, mais suffisant pour transformer des villes équilibrées en ghettos (la "banlieue rouge" de Paris par exemple)  par le départ en pavillonnaire des ouvriers qualifiés, contremaîtres, employés, etc..  Le mouvement hygiéniste du 19e siècle a aussi milité contre les mœurs dissolues et la promiscuité qui régnait parmi les ouvriers (un scandale tous ces gens qui vivaient à la colle et non mariés)  la maisonnette avec son jardin potager était dans cette lignée. Mais personne n'est obligé de tomber dedans. 

Je suis un urbain indécrottable, cher Gibbs :biggrin: j'aime les villes avec leurs populations mélangées et déracinées,  en général ça fait des très jolies filles :wub: en tout cas à Toulouse c'est le cas. 
 

Mais, tout ceci nous éloigne du sujet. Bien que j'entends ton hypothèse d'enracinement régimentaire. Je crains  que dans une France où 80 % de la population est urbaine, dont une part notable dans les grandes agglos (même si  dans les 80 % il y a des petites villes et bourgs) elle ne soit un voeu pieux. 

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