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https://www.lepoint.fr/monde/climat-le-chili-renonce-a-organiser-la-cop25-sur-fond-de-crise-sociale-30-10-2019-2344375_24.php (30 octobre 2019)

La COP25 ne sera finalement pas organisée par le Chili. Mercredi, le président Sebastian Piñera a fait savoir que son pays renonçait à organiser la conférence mondiale sur le climat, qui devait avoir lieu en décembre, mais aussi le forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec).

https://www.humanite.fr/amerique-du-sud-le-basta-des-chiliens-etrangles-par-lorthodoxie-neoliberale-679214 (25 octobre 2019)

À l’image de ses homologues latino-­américains conservateurs confrontés à des soulèvements populaires, le président, Sebastian Piñera, a déclaré la guerre à ses concitoyens : couvre-feu, état d’exception, militarisation des rues. Le pays n’avait pas connu un tel arsenal martial depuis la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), artisan du modèle néolibéral que rejettent les manifestants. Méprisé par la rue qui exige sa démission, vilipendé par l’opposition de gauche et les organisations sociales, le multimilliardaire, qui occupe le palais de la Moneda depuis mars 2018 après un premier mandat (2010-2014), a été contraint de changer de ton. Le 22 octobre, il a procédé à une série d’annonces : l’augmentation immédiate de 20 % du salaire minimum, la création d’un impôt complémentaire sur les revenus supérieurs à 9 886 euros et la stabilisation des tarifs électriques…

La réforme des retraites, qui était une promesse phare de Sebastian Piñera lors de sa campagne électorale en 2017, est actuellement bloquée au Parlement. Pour rappel : le grand artisan de ce système conspué n’est autre que José Piñera, ministre du Travail de Pinochet et frère du chef de l’État.

En 2016, le gouvernement de la présidente socialiste, Michelle Bachelet, s’est engagé à financer l’université aux étudiants les plus pauvres du pays. Deux ans plus tard, en avril, un mois après l’investiture de Piñera, les étudiants se sont de nouveau mobilisés contre la décision du Tribunal constitutionnel de retoquer une mesure qui aurait empêché les universités de faire du profit. Ce même Piñera qui avait osé déclarer en 2011 que l’éducation était un bien de consommation comme un autre. 70 % des étudiants sont de fait endettés, parfois à vie, tout comme leurs familles. Selon une étude de la Banque centrale chilienne datant de ce mois-ci, 74 % des revenus des foyers sont destinés à rembourser des dettes. C’est « No Future » pour nombre de jeunes contraints d’abandonner leurs études sans pouvoir se délester de leurs prêts faramineux. L’entrée de plain-pied dans la vie active rime pour beaucoup avec précarité.

Selon une étude de l’université Diego-Portales, le Chili occupe le neuvième rang des transports les plus chers par rapport au revenu moyen de ses habitants sur un total de 56 pays. L’autre service de base très rentable, l’électricité. L’exécutif de Piñera, qui gèle désormais les tarifs, a acté une augmentation de 10,5 % en octobre.

Ces deux dernières décennies, la consommation d’antidépresseurs a explosé de plus de 470 %, les sociologues faisant un trait d’union entre cette béquille médicamenteuse et les inégalités sociales.

https://www.rts.ch/info/monde/10825849-les-manifestants-chiliens-maintiennent-la-pression-sur-le-gouvernement.html (30 octobre 2019)

Le sous-secrétaire chilien à la Justice, Hernan Larrain, a reconnu mardi que certaines interventions des forces de sécurité "semblaient être des violations des droits de l'homme". Vingt personnes sont mortes depuis le début de la contestation, dont cinq par l'intervention des forces de sécurité. Plus d'un millier de personnes ont été blessées.

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https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/chili-remaniement-levee-de-l-etat-d-urgence-le-president-pinera-lache-du-lest_2105050.html (26 octobre 2019)

"J'ai demandé à tous les ministres de remettre leur démission pour pouvoir former un nouveau gouvernement et pouvoir répondre à ces nouvelles demandes", a déclaré le chef de l'État

Sebastián Piñera a également annoncé une levée de l'état d'urgence dimanche si "les circonstances le permettent" afin de "contribuer à cette normalisation que tant de Chiliens désirent et méritent". L'état d'urgence avait été décrété le 18 octobre à la suite de violentes émeutes, point de départ d'une vague de contestation sociale sans précédent dans ce pays de 18 millions d'habitants, réputé en Amérique latine pour sa stabilité politique et économique. 

La mesure avait été très décriée par les manifestants. Elle avait permis le déploiement de milliers de militaires dans les rues de la capitale et de plusieurs régions du pays pour assurer l'ordre public, une première depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet (1974-1990). Le Chili est un pays encore très marqué par une dictature qui a fait 3200 morts et disparus. 

Le couvre-feu en vigueur à Santiago depuis une semaine a également été suspendu, a annoncé ce samedi l'armée chilienne dans un communiqué.

https://www.liberation.fr/planete/2019/10/21/chili-pour-l-instant-l-etat-d-urgence-est-surtout-social_1758969 (21 octobre 2019)

« Pour l’instant, la principale violence est celle de l’Etat, ajoute Franck Gaudichaud. L’état d’urgence est surtout social ». Et d’insister : « Penser le Chili actuel revient à penser les héritages de la dictature. Piñera lui-même s’est enrichi pendant la dictature. Son frère était le principal ministre de l’Economie dans les années 80, c’est lui qui a privatisé le système de retraite et le code du travail, qui est un des plus néolibéraux au monde ». Plusieurs ministres du gouvernement étaient membres des Jeunesses militaires sous Pinochet, comme l’actuel ministre de l’Intérieur, Andrés Chadwick. Le modèle néolibéral, où la santé, les retraites, le transport et l’éducation sont privatisés a été bâti pendant la dictature.

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https://www.lefigaro.fr/flash-actu/chili-les-manifestations-s-etendent-aux-quartiers-aises-de-santiago-20191107 (7 novembre 2019)

Une pharmacie et deux agences bancaires ont été pillées, et du mobilier urbain a été endommagé. « Nous vivons un niveau de violence et de destruction jamais vu auparavant » dans le centre de la capitale, s’est indigné la maire de Providencia, Evelyn Matthei.

À Renca, un quartier populaire du nord de Santiago, une vingtaine de personnes ont attaqué un commissariat de la police. Cinq policiers y ont été blessés. Des routiers et des automobilistes ont également bloqué plusieurs routes.

En parallèle, les accusations de violation des droits de l’Homme par les forces de l’ordre se multiplient. Mardi, deux lycéennes ont été blessées par des tirs de plombs de chasse effectués par des policiers. L’un d’eux a été arrêté et doit être traduit en justice. Le parquet chilien a annoncé mercredi l’inculpation de 14 policiers pour des actes de torture commis contre deux personnes dont un mineur.

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