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poti

L'armée brésilienne lors de la Guerra de la triple aliance (1864-1870)

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Obrigado Poti pour cet excellent post.

Je conseille aux lecteurs en complément l'excellente BD "les enfants soldats du Paraguay"

https://www.bedetheque.com/serie-62422-BD-Guarani-Les-enfants-soldats-du-Paraguay.html

De superbes planches, une histoire crue, brutale qui rappelle celle des jeunes "immigrés" européens arrivant à NY en pleine guerre de sécession.

 

 

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Posted (edited)

A titre de préliminaires. 

C'est dans cette zone, non définie par des frontières, qu'étaient situées les missions jésuites au XVI  / XVII siècles  (décrit dans le film Mission) qui protégeaient les amérindiens des razzias des "portugais -brésiliens" ,  ces derniers soutenus parfois par les hispanos de la Vice-royauté de la Plata; 

Prendre en compte que durant la période 1580-1640 , Portugal et Espagne étaient réunis sous une même couronne 

Edited by Fusilier
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Il y a 9 heures, SPARE a dit :

Je conseille aux lecteurs en complément l'excellente BD "les enfants soldats du Paraguay"

https://www.bedetheque.com/serie-62422-BD-Guarani-Les-enfants-soldats-du-Paraguay.html

De superbes planches, une histoire crue, brutale qui rappelle celle des jeunes "immigrés" européens arrivant à NY en pleine guerre de sécession.

De même ! Très bonne bande dessinée.

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Il y a 5 heures, Fusilier a dit :

A titre de préliminaires. 

C'est dans cette zone, non définie par des frontières, qu'étaient situées les missions jésuites au XVI  / XVII siècles  (décrit dans le film Mission) qui protégeaient les amérindiens des razzias des "portugais -brésiliens" ,  ces derniers soutenus parfois par les hispanos de la Vice-royauté de la Plata; 

Prendre en compte que durant la période 1580-1640 , Portugal et Espagne étaient réunis sous une même couronne 

Certaines missions étaient dans l'actuel Paraguay, mais beaucoup de situaient plus au sud, dans l'actuelle Argentine et dans le rio Grande do Sul brésiliens. 

L'église (ou les ruines) à São Miguel est um vrai bijou.

Il y a 14 heures, SPARE a dit :

Obrigado Poti pour cet excellent post.

Je conseille aux lecteurs en complément l'excellente BD "les enfants soldats du Paraguay"

https://www.bedetheque.com/serie-62422-BD-Guarani-Les-enfants-soldats-du-Paraguay.html

De superbes planches, une histoire crue, brutale qui rappelle celle des jeunes "immigrés" européens arrivant à NY en pleine guerre de sécession.

 

 

J'essayerai de mettre la main sur la BD. 

Lopez a été un jusqu'auboutiste. Cette bataille d'Acosta Nu est bien triste, il n'avait plus d'armée, des jeunes ados partaient au combat contre une armée ayant l'expérience de 4 ans de guerre. Ça a été un massacre davantage qu'une bataille..

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Posted (edited)

Quand j'aurai le temps je ferai un long post sur quelques batailles marquantes.

Sur la composition de l'armée brésilienne (exército imperial) au début de la guerra il y avair 14000 hommes. L'assemblée nationale permettait 24000 em temps de guerre. Des 14000, près de 10 000 étaient des troupes opérationnelles qui venaient d'envahir l'Uruguay. Les autres 4000 étaient éparpillées dans ce pays continental et avaient des tâches administratives et de police. 

L'armée de Lopez selon les sources avait de 45 000 à 80 000 hommes. Je doute beaucoup des 80 000, autour de 50 000 me paraît plausible (lors de l'invasion de corrientes il y avait 24000 hommes dans le Paraná, 12 000 dans l'Uruguay, 5000 dans le Mato Grosso, sans compter les réserves). 

Les gardes nationaux de l'empire, à l'exception du Rio Grande étaient déstinés aux caudillos locaux. Je m'explique, toutes les provinces avaient des troupes (milices a l'époque du Portugal et garde nationale après l'independance) qui ne dependaient pas du gouvernement central mais des provinces. Le parlement (composé de l'élite économique) avait peur de donner trop de pouvoir et laissait les gardes nationaux aux mains de l'élite économique des provinces. Après la guerre l'Histoire leur donnera raison car l'armée deviendra puissante et prendra le pouvoir.

Le fait est qu'il a fallu des hommes pour combattre. 120 000 seront disponibles en 1 an,  50 000 gardes nationaus, près de 55 000 volontaires et 15-20 000 esclaves affranchis (donnés à l'armée) et pris de force. De ces 120 000 hommes beaucouo n'iront pas au front car pour des raisons logistiques et de terrain le Brésil n'a jamais mis beaucoup plus que 35 000 sur le terrain.

Le gouvernement a crée les corps de volontaires, qui étaient des régiments d'infanterie de 600 hommes, 8 compagnies à être formés et habillés par les provinces. Chacune devait en donner au moins 1. Le recrutement à été inégal, dans certaines régions comme á Rio de janeiro, Pernambuco ou Bahia les volontaires affluaient. Dans d'autres cela a été plus difficile et des jeunes hommes pauvres étaient recrutés de force. 

Chaque régiment de volontaires avait des officiers issus de la garde nationale et de l'armée. Tout officier de l'armée montait d'office d'un ou deux postes allant au régiment de volontaires. 

Je viens de lire le journal du colonel uruguayen Leon de Palleja qui commandait 3 bataillons uruguayens combattant avec des bataillons brésiliens. Selon lui l'armée régulière du Brésil avait les soldats les plus disciplinés et les plus froids de l'amérique du sud. Les corps de volontaires pâtissaient selon lui du patriotisme. C'étaient des notables régionaux qui combattaient avec les hommes de leur région, mais le patriotisme ne fait des bons soldats qu'avec l 'entrainement ce que ces notables ne savaient faire correctement. 

Ces corps de volontaires étaient disparates, certains valaient la ligne, d'autres ne sont même pas entres en combat. Je prends comme exemple un des corps venus d'amazonie. Il était commandé par le chef de la police, Albuquerque Belo qui était à 42 ans encore lieutenant. Il monte à major et est parti de Belém prennant des hommes dans le Maranhão un peu plus au sud. Après près de 6000 km pour arrives au théâtre d'opérations il ne restait pas plus de 200 hommes. La plupart morts de la variole, de froid ou du choléra. Les hommes des climats tropicaux du nord vont em baver. 

De l'autre côté certains corps seront hargneux au combat et combattaient avec acharnement. 

Je fais l'extrait de Cerqueira lors de la bataille de Tuyuti  (19 000 pertes tous camps confondus en 6h de combat), 

A l'avant du secteur central de la bataille les 2 bataillons uruguayens qui faisaient l'avant garde se font tailler en pièce par les 7000 hommes qui afluent. Les 2 brigades brésiliennes sous le Géneral Sampaio reculaient en ordre mais un lac a séparé le régiment de gauche des autres. Et lá cerqueira qui était sous-lieutenant (Alferes) au 4ème bataillon d'infanterie décrit ce qu'il voit.

A la gauche, le 6ème bataillon de volontaires de Rio de Janeiro recule faisant face á l'ennemi, le lac sur sa droite entre les hommes de Rio et ce bataillon de ligne de Cerqueira. 

Les uniformes rouges paraguayens avancent peu à peu dans la boue et la distance se retraicit. Cerqueira voit le commandant du corps de volontaire, Agnello Valente sur son cheval se lever et regarder pendant près de 20 secondes. Il dit au soldat de la clairinette de faire sonner le son de halte. Les 600 hommes s'arrêtent. Cerqueira a froid dans le dos voyant la masse rouge avancer doucement. Agnello Valente fait sonner l'ordre d'avancer, Cerqueira entend le cri des soldat brésiliens faisant le VIVA.  Les deux masses s'approchent. Le lieutenant Valente fait sonner le pas rapide, les soldats avancent plus vite. Puis sonne a la clairinette la charge, les deux masses vont à la bayonnette. Les hommes du 4ème bataillon voient les hommes se trouer de par et d'autre dans le choc de bayonnettes. Les guaranis tournent le dos et fuyent, beaucoup se prendront la bayonnette des fluminenses (habitants de la province de Rio) dans le dos. 

Les hommes du 4ème bataillon applaudissent et crient comme des tarés. 

C'est un des innombrables combats de ce 24 mai 1866 à Tuyuti. 

 

 

 

Edited by poti

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