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Oui, dans le cas de la covid ça n'aurait pas changé grand chose sur le principe, mais ça permet de justifier de taper sur les hauts fonctionnaires qui ont fait des choix budgétaires discutables par le passé.

C'est pas très efficace ni constructif, mais ça détend.

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Il y a 3 heures, herciv a dit :

Alors dans le cas du Var il y a apparemment une convention de passée entre le sdis et la dd du Var préparée par ma femme depuis un mois. Les infirmiers travailleraient en heures sup en ehpad avec le statut infirmier (et pas pompier) sur la base du volontariat. Elle passe des appels nominatifs sur la base de la liste fournie par le capitaine du sdis. Mais pour l'instant elle a fait choux blanc pour le premier.

Quand je te dit qu'ils essayent tous les réservoirs possibles même les quelques personnes des SDIS oui on en est là.

Je pense qu'il y a une confusion dans les termes.

Le volontariat chez les sapeurs-pompiers est un moyen de rémunération dans les SDIS. Un statut très particulier qui permet d'indemniser les agents de service public "à temps partiel" que sont juridiquement les sapeurs-pompiers volontaires sans charges patronales, ni cotisations sociales, ni impôts pour le bénéficiaire. C'est du "black légal", le seul que je connaisse d'ailleurs. Même les soldes des réservistes de l'armée connaissent quelques prélèvements.

Les sapeurs-pompiers volontaires (qu'ils soient sapeur, adjudant, infirmier, commandant, médecin) sont TOUS rémunéré à l'heure ou à la tâche avec ce système. Le très gros avantage c'est que tes "heures sup'" idemnisées en vacations volontaires te coûtent (pour un infirmier indemnisé au tarif officier) en tout et pour tout 11€ de l'heure que tu verses au mec directement. Point. Pas de cotisations, pas d'impôts, imbattable en terme financier. Donc plutôt que de payer tes infirmiers en réelles heures sup' qui coûtent €€€, tu les indemnises en vacations volontaires qui coûtent €.

Évidemment il faut en plus que le mec soit "volontaire" pour y aller, ça on est d'accord.

Il y a 2 heures, herciv a dit :

Le problème de ma femme c'est les EHPAD. Et je peux t'assurer que le besoin est aussi important qu'en réa.

Je plussoie. Ma femme Infirmière libérale est sollicitée toutes les semaines pour aller faire des heures sup' en EHPAD.

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il y a 34 minutes, FATac a dit :

Et l'on suppose que les hauts fonctionnaires (ou les patrons dans d'autres cas, enfin tout ce que l'on peut avoir d'élite, d'huiles lourdes ou de décideurs) se sont levés le matin, ou se sont rasés devant la glace en se disant "Tiens, et si je supprimais une maternité ou un service de réa, aujourd'hui ?".

Non, bien sûr. Ils se disent, "aujourd'hui, je supprime une maternité et un service de réa, il faut bien se faire plaisir parfois."

Faut bien voir que la suppression d'emplois (et de services) est une idéologie chevillée au corps de ces gens-là. Aux dernières présidentielles, la suppression de milliers de postes de fonctionnaires était l'une des promesses de campagne pour Fillon (500 000 !) et pour Macron (seulement 120 000, un "modéré" donc). Avant il y a déjà Sarkozy et sa politique du non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. On est bien dans une politique du chiffre. C'est pas chercher des postes superflus à supprimer, c'est un quota de postes à supprimer. Et pourquoi pas, après tout, c'est ce que de très nombreux français veulent : 44% des suffrages exprimés au premier tour de 2017 était pour Macron et Fillon, les deux candidats dont le cheval de bataille était la destruction de la fonction publique.

Ou ce chef d'ARS (Lannelongue) qui annonçait que la pandémie ne remettait pas en cause l'objectif de fermeture d'hôpitaux. Bon, d'accord, il s'est fait viré pour ces propos, mais c'est juste parce que l'optique était mauvaise à ce moment précis, donc il a servit de fusible. Mais ça ne change rien sur le fond, car la mentalité de ses collègues et des ses supérieur reste la même. Moins de services publics, moins de fonctionnaires, moins d'engagement de l'état auprès du peuple. Après on s'étonne qu'une partie croissante de la population française ne se sente plus française... Mais en sabotant l'état, on sabote la nation.

Et pour le privé, c'est pareil : dégraissage à foison, et le Médef qui demande en permanence de faciliter le licenciement encore plus. C'est de toute façon inévitable, parce que les humains sont chers et agaçants. Les robots avec intelligence artificielle peuvent les remplacer pour un travail plus efficace et à moindre coût. L'avenir est au chômage de masse !

 

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il y a 9 minutes, Kelkin a dit :

44% des suffrages exprimés au premier tour de 2017 était pour Macron et Fillon, les deux candidats dont le cheval de bataille était la destruction de la fonction publique.

[...]

le Médef qui demande en permanence de faciliter le licenciement encore plus. C'est de toute façon inévitable, parce que les humains sont chers et agaçants

Hahahaha... Et sinon tu vois des couleurs dans le monde ou c'est juste du blanc (un peu ) et du noir (beaucoup) ?

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Il y a 2 heures, FATac a dit :

Et c'est d'autant plus facile que l'on ne sait rien du contexte dans lequel ces choix budgétaires ont été pris (ou que l'on s'est empressé de l'oublier, ce contexte).

Je ne suis pas tout à fait d'accord, je m'en explique : globalement, l'information est assez accessible au grand public en ce qui concerne l'enveloppe du budget de l'état, sa répartition à travers les différents ministères, et les centres de dépenses avec coûts associés dans les sous administrations. Il est également bien connu pour les connaisseurs ce qu'il est intéressant de prioriser. Bien entendu, tout le monde ne rentre pas facilement dans al catégorie des-dits connaisseurs. Après, que les gens fassent l'effort d'analyse de l'ensemble des budgets des ministères, il y a un fossé, ou dirais-je, une vallée que (presque) personne ne traverse (le travail est immense, la tâche ardue, et probablement que personne sur ce forum ne maitrise). Mais l'analyse des budgets, séparés, des différents ministères, pas mal de gens le font. Je crois même qu'il y a des connaisseurs du budget de l'armée sur ce forum.

En ce qui concerne les hauts fonctionnaires et leurs cabinets, c'est très exactement leur coeur de métier et théoriquement, ça devrait même être leur principale activité.

En tous cas, ce qui est sûr, c'est que les arguments des priorisations budgétaires dans la balance à un instant "t" peuvent globalement être connus de tous.

 

Il y a 2 heures, FATac a dit :

C'est bien un truc qui me sidère dans le complotisme ambiant et la recherche à tous crins de responsables : on juge une situation du passé non pas avec les critères du passé, mais avec l'expérience de ce qui nous a amené au présent. Et l'on suppose que les hauts fonctionnaires (ou les patrons dans d'autres cas, enfin tout ce que l'on peut avoir d'élite, d'huiles lourdes ou de décideurs) se sont levés le matin, ou se sont rasés devant la glace en se disant "Tiens, et si je supprimais une maternité ou un service de réa, aujourd'hui ?".

Je suis bien d'accord avec toi, on juge trop souvent avec des éléments d'informations révélés a posteriori, ce qui fausse l'analyse initiale du politique ou du haut fonctionnaire.

MAIS ... comme tout individu qui a des responsabilités d'encadrement et d'évaluation de prospectives dans une entreprise, ce qu'on demande à un "responsable" (et c'est bien là la genèse du mot), c'est de décider, d'acter, de piloter, selon des informations valides à un instant "t", afin d’optimiser les situations futures.

Je ne dis pas que c'est facile, je dis que c'est là l'essence et la difficulté du job. Si tous les indicateurs te permettent de croire que tu prends sans aucun doute la bonne décision, le job est facile et le sens de la responsabilité se dilue (car tout le monde aurait fait le même choix). En revanche, si les indicateurs donnent des signaux qui ne permettent pas de prendre une décision évidente, c'est là que toute la performance et le métier de décideur s'exerce. Corolaire, quand t'es bon, c'est normal de récolter les bonus, mais quand t'es mauvais, c'est normal de te faire défoncer. Même si c'est pas facile et que probablement plein de gens auraient fait le mauvais choix. Mais c'est là l'essence de la fonction de décideur. Donc si t'es pas prêt à te faire défoncer parce que tu as fait le mauvais choix, que le contexte soit compliqué ou non, c'est que tu n'acceptes pas le deal de la fonction, et il faut démissionner du poste de décideur / haut fonctionnaire que tu occupes par honnêteté intellectuelle.

Par cette voie, il me semble nécessaire de prendre en compte les éléments d'informations non disponibles au fameux instant "t" et qui se sont révélés plus tard, pour évaluer la performance d'un décideur :

  • Parce que même si c'est complètement injuste, pour la simple raison que ça fait parti du deal de la fonction,
  • Parce que dans toutes les analyses de risques, il y a toujours en dernier le scénario "comète" (la comète imprévue qui vient raser Paris) qu'il faut faire accepter en risque résiduel, et derrière lequel tu es censé te couvrir pour les éléments vraiment imprévisibles.

 

Il y a 2 heures, FATac a dit :

Personne ne se dit que certains d'entre eux ont été rongés aux tripes d'avoir à prendre des décisions qui n'étaient pas conformes à leurs convictions propres, mais qu'ils ont dû les prendre néanmoins parce que, dans le contexte de l'époque, leurs convictions étaient indéfendables ?

Pour en connaitre personnellement certains, ils sont généralement plus rongés aux tripes qu'on ne le pense. Malheureusement pour eux (et leur entourage).

 

Il y a 2 heures, FATac a dit :

De nos jours, être en responsabilité, c'est être coupable par avance. On ne sait pas de quoi, mais à la fin, on le saura.

Non. Surtout en politique.

Moi, si je fais un mauvais choix professionnel en tant que responsable, je peux assez vite me retrouver condamnée à de la prison, et c'est arrivé à des collègues dans d'autres boites (même si ça reste exceptionnel).

Alors que les politiques d'antan ont assez bien ficelé les petites lignes de leurs contrats pour ne risquer globalement rien en cas de mauvais choix dans le cadre des décisions de leur mandat. Aujourd'hui, un ministre ou un haut fonctionnaire peut faire d'assez belles conneries (dans le cadre de sa fonction, qu'on s'entende bien) sans risquer aucune conséquence, ni judiciaire, ni dans sa carrière.

Après, je peux comprendre que si le politique était judiciairement exposé, il y aurait des tas d'enquêtes impartiales après des changements de pouvoir pour se dégommer entre politiques, la séparation des pouvoirs n'étant pas si bonne que ça (bien que meilleure que l'immense majorité des pays du monde). Donc je veux bien entendre qu'il doit exister une irresponsabilité juridique dans le cadre de la mission d'un haut fonctionnaire (même si ça me troue le cul de l'admettre). Mais le fait qu'il n'y ait aucune conséquence dans sa carrière, ça, non. On se retrouve avec des mecs complètement incompétents au pouvoir, appuyés par une armée de consultants pour leur apporter des arguments de décision. Donc le système survit, mais si la compétence est portée par le cabinet du haut fonctionnaire ou des consultants recrutés, à quoi sert le fameux haut fonctionnaire ? Il n'a même pas la "responsabilité" de ses actes... !

 

**************

Désolé pour le HS, mais il me semble intéressant de discuter de ceci dans la mesure où le gouvernement est, dans le cadre de la crise de la covid, très exactement en train d'exercer un pouvoir exceptionnel (non suivi de la roadmap politique prévue en début de mandat suite aux repriorisations de la pandémie), ce qui rend intéressant d'analyser la manière dont des décisions sont prises.

 

Edited by Nemo123
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Il y a 3 heures, Nemo123 a dit :

Fin novembre, le nombre de places en réa sera de l'ordre de 6 000 et des patates. Le chiffre de 10 000, c'est le projet à (très) long terme.

Pour rappel, au milieu de la première vague, on avait 5 000 places et l'objectif affiché a été de passer à 15 000 dans les délais les plus brefs. Force est de constater que ce chiffre objectif a été un coup de com' et que rien n'a été fait pour l'obtenir, puisqu'au lieu d'avoir +10 000 lits on en a eu + 1000.

Hey sérieux, tu crois qu'il y a 10000 "lits" réa qui attendaient dans un hangar ? Ou que personne d'autre n'en commande, ce qui fait que la production actuelle est entièrement pour nous ? Ou bien même que la machinerie des lits se construit en 10 jours, donc en cas de forte demande il peuvent y répondre instantanément en augmentant la cadence ?

il y a 58 minutes, Kelkin a dit :

Faut bien voir que la suppression d'emplois (et de services) est une idéologie chevillée au corps de ces gens-là. Aux dernières présidentielles, la suppression de milliers de postes de fonctionnaires était l'une des promesses de campagne pour Fillon (500 000 !) et pour Macron (seulement 120 000, un "modéré" donc). Avant il y a déjà Sarkozy et sa politique du non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. On est bien dans une politique du chiffre. C'est pas chercher des postes superflus à supprimer, c'est un quota de postes à supprimer. Et pourquoi pas, après tout, c'est ce que de très nombreux français veulent : 44% des suffrages exprimés au premier tour de 2017 était pour Macron et Fillon, les deux candidats dont le cheval de bataille était la destruction de la fonction publique.

pareil dans le privé lors des PSE.. et après tout c'est logique vu que pour "ces gens là", il faut "manager" et "challenger" les Services Publics comme si ils étaient des entreprises, et réduire les coûts vu que les bénéfices ne sont pas intégrés au calcul du PIB, donc invisibles

Edited by rendbo
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il y a 5 minutes, rendbo a dit :

Hey sérieux, tu crois qu'il y a 10000 "lits" réa qui attendaient dans un hangar ? Ou que personne d'autre n'en commande, ce qui fait que la production actuelle est entièrement pour nous ? Ou bien même que la machinerie des lits se construit en 10 jours, donc en cas de forte demande il peuvent y répondre instantanément en augmentant la cadence ?

Je n'ai jamais dit que j'y avais cru (on s'en fiche de mon avis), j'ai dit que c'est ce qui a été annoncé par le gouvernement.

Le seul principal limitant pour faire des lits de réa opérationnels pour les patients covid c'est les respirateurs. On aurait largement pu en acquérir plus de 1000. Là encore, il y a un responsable haut fonctionnaire (teasing, ils étaient plusieurs) qui avait des éléments d'informations à un instant "t", pour prendre sa décision, qui, je l'espère, va avoir quelques remords (à défaut qu'on puisse lui demander des comptes).

Edited by Nemo123
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il y a 3 minutes, Nemo123 a dit :

Là encore, il y a un responsable haut fonctionnaire (teasing, ils étaient plusieurs) qui avait des éléments d'informations à un instant "t", pour prendre sa décision, qui, je l'espère, va avoir quelques remords (à défaut qu'on puisse lui demander des comptes).

t'as un remord toi quand t'écrase une fourmi :rolleyes: ?

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il y a 5 minutes, Nemo123 a dit :

Je n'ai jamais dit que j'y avais cru (on s'en fiche de mon avis), j'ai dit que c'est ce qui a été annoncé par le gouvernement.

Le seul principal limitant pour faire des lits de réa opérationnels pour les patients covid c'est les respirateurs. On aurait largement pu en acquérir plus de 1000. Là encore, il y a un responsable haut fonctionnaire (teasing, ils étaient plusieurs) qui avait des éléments d'informations à un instant "t", pour prendre sa décision, qui, je l'espère, va avoir quelques remords (à défaut qu'on puisse lui demander des comptes).

Tu lis pas quand e te donnes des infos. Alors je répètes. 

Il n'y pas de problème de lit, ni de respirateur ni de stock de consommable. Ils ont été largement approvisionne depuis février dernier. Par contre il y a de très gros problèmes de personnel medical. 

Pour information il y a un gros fabricant de lit d'hospit près de Lorient.

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Il y a 11 heures, koojisensei2 a dit :

Oui enfin, la tu compare la France avec 3 îles sauf

Désolé @Akhilleus mais j'ai eu du mal a résister, ça a été plus fort que moi :biggrin:

Tu as eu raison c'est moi qui suis fatigué et fait plus demarrer le moteur fusée quand il faut. Promis je reregle le pas de tir

il y a 24 minutes, Nemo123 a dit :

Je n'ai jamais dit que j'y avais cru (on s'en fiche de mon avis), j'ai dit que c'est ce qui a été annoncé par le gouvernement.

Le seul principal limitant pour faire des lits de réa opérationnels pour les patients covid c'est les respirateurs. On aurait largement pu en acquérir plus de 1000. Là encore, il y a un responsable haut fonctionnaire (teasing, ils étaient plusieurs) qui avait des éléments d'informations à un instant "t", pour prendre sa décision, qui, je l'espère, va avoir quelques remords (à défaut qu'on puisse lui demander des comptes).

C'est effectibement dommage qu'on ait plus de -1 sur le fofo.

Avant d'affirmer on se renseigne. La tension n'est pas sur le materiel mais sur personnel (comme précisé au dessus et une page avant)

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il y a 46 minutes, Akhilleus a dit :

C'est effectibement dommage qu'on ait plus de -1 sur le fofo.

Avant d'affirmer on se renseigne. La tension n'est pas sur le materiel mais sur personnel (comme précisé au dessus et une page avant)

Les gars... Je ne suis pas là pour essayer d'avoir raison ou faire le beau, je ne connais personne ici et personne ne me connait. Penser que la tension des hôpitaux provient uniquement du manque de personnel est foncièrement faux.

Il ne me reste plus qu'à prendre congé de ce thread, si mon avis n'est plus le bienvenu et que vous jugez mes affirmations (vérifiées) comme erronées.

Bonne continuation sur ce sujet.

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Israël :

https://fr.timesofisrael.com/avec-un-faible-taux-de-survie-les-respirateurs-ne-sont-quun-dernier-recours/ (22 octobre 2020)

Avec un faible taux de survie, les respirateurs ne sont qu’un dernier recours

Selon certains rapports préliminaires, le taux de mortalité des personnes qui utilisent ces appareils est d’environ 90 %.

Les médecins affirment que le traitement a progressé, notamment grâce à l’utilisation de médicaments et d’autres thérapies, mais lorsque les patients arrivent au stade de l’incapacité à respirer sans machine, c’est encore souvent le point de non-retour.

Ces mêmes machines qui, au début de la crise, étaient considérées comme un remède presque magique, sont maintenant abordées avec beaucoup plus de prudence. Mme Mashavi rejette la croyance selon laquelle les ventilateurs causent des dommages, mais elle essaie quand même de les éviter parce qu’elle pense que des moyens moins invasifs de faire respirer les patients sont meilleurs. Sheleg souscrit à une opinion, de plus en plus populaire depuis la première vague, selon laquelle l’action du respirateur peut en fait endommager le poumon.

« Le monde entier pensait que les respirateurs seraient une solution à cette maladie, mais au fil du temps, il a réalisé que ce n’était pas le cas », a commenté Sheleg.

 

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il y a une heure, Nemo123 a dit :

Les gars... Je ne suis pas là pour essayer d'avoir raison ou faire le beau, je ne connais personne ici et personne ne me connait. Penser que la tension des hôpitaux provient uniquement du manque de personnel est foncièrement faux.

Il ne me reste plus qu'à prendre congé de ce thread, si mon avis n'est plus le bienvenu et que vous jugez mes affirmations (vérifiées) comme erronées.

Bonne continuation sur ce sujet.

N'importe qui peux ecrire  "affirmations verifiées". Le souci c'est qu'on est deux (avec sources verifiées egalement) qui te disent le contraire et qui contrairement a toi cites les endoits. Pour ma part je peux te confirmer qu'on ne manque pas de lits, moniteurs et respirateurs sur Montpellier pour l'instant. Par contre il a fallu rappeler les etudiants infirmiers.

Si tu affirmes un truc a l'encontre de faits sourcés, a toi d'etre precis. Peux etre qu'effectivement a Mende ou a Ganges ca manque mais c'est le trou du cul du monde et ca manque deja en temps normal.....

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il y a 7 minutes, Akhilleus a dit :

Peux etre qu'effectivement a Mende ou a Ganges ca manque mais c'est le trou du cul du monde et ca manque deja en temps normal.

Pour Ganges, d'accord, mais pour Mende, je trouve que tu y vas un peu fort ... :biggrin:

Par contre, on est bien d'accord, même si c'est hors sujet, que ce n'est pas normal que cela manque déjà en temps normal - et là, je peux rejoindre la critique sur les sabreurs de postes de coûts, même si dans le même temps je cultive le paradoxe français du refus de l'impôt (c'est aux autres d'en payer plus, moi je fais bien assez d'efforts :rolleyes:)

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Il y a 6 heures, Nemo123 a dit :

Quant aux infirmières d'école (et la majorité des infirmières), elles n'ont pas les compétences pour aller dans un service de réa, qui nécessite des gestes techniques très spécifiques. Quant à challenger leur volonté d'aller se confronter à la violence du monde de la réa, je te trouve bien arrogant

Mon aînée est sortie d'école d'infirmière en juin dès sa sortie elle est partie en CDD à hosto en cardio; il y a 3 semaine elle a été testée positive, TOUT son service a été contaminé par des patients non testés ou asymptomatiques, son service est devenu COVID du jour au lendemain personnels et patients regroupés tous plombés, il lui a été demandé de ne pas s'arrêter de travailler malgré le mal au crâne la fièvre et la perte de goût et d'odorat. Travaillant en 12 heures sur un rythme 3-3-2-2 elle a pu se reposer 3 jours avant de repartir au mastic ...

Il y a 6 heures, Nemo123 a dit :

Le réactif limitant à moyen terme, c'est le personnel médical, quand ce dernier sera rincé par la quantité de boulot

Tout à fait et on y est, déjà ma compagne est chef de service au pôle biologie du CHU de Saint-Étienne les premiers arrêts de travail pour cause d'épuisement dans les labos (traitement des tests PCR) ont été signés.

Il était prévu qu'avec l'organisation actuelle et les moyens dont il dispose le pôle de biologie traite 800 prélèvements COVID (sans compter les autres) par jour ... il en traite 1000/j actuellement

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il y a une heure, Akhilleus a dit :

Si tu affirmes un truc a l'encontre de faits sourcés, a toi d'etre precis. Peux etre qu'effectivement a Mende ou a Ganges ca manque mais c'est le trou du cul du monde et ca manque deja en temps normal.....

Sois respectueux envers ces beaux coins à champignons s'il te plaît...

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https://www.parismatch.com/Actu/Sante/Confinement-Le-professeur-Delfraissy-expose-le-scenario-du-mois-de-decembre-1709385 (29 décembre 2020)

Sur France Inter jeudi matin, le président du conseil scientifique a écarté un déconfinement général au 1er décembre, car l'objectif fixé par Emmanuel Macron ne sera sans doute pas atteint.

Jean-François Delfraissy ne court pas les plateaux médiatiques. Le président du conseil scientifique était longtemps resté discret après la fin du premier confinement. Lorsqu'il a pris la parole, il l'a fait pour alerter sur les dangers imminents d'une deuxième vague, notamment début septembre et début octobre. Ce jeudi matin sur France Inter, il a précisé l'objectif fixé mercredi soir par le président de la République d'atteindre 5000 contaminations par jour d'ici quatre semaines.

Lors de son allocution, Emmanuel Macron avait annoncé : «Notre objectif à terme est simple : réduire très fortement les contaminations –de 40 0000 contaminations par jour à 5000, ralentir significativement le rythme des entrées à l’hôpital et en réanimation.» Jean-François Delfraissy a indiqué que cet horizon est encore lointain. «Les données que nous avons dans nos modélisations montrent qu'au 1er décembre, nous ne serons pas à 5000 contaminations par jour, ça je peux vous le dire d'emblée aujourd'hui. Il va falloir plus de temps. Le scénario est plutôt d’avoir un confinement pendant une période d’un mois, de regarder les différents marqueurs, et puis ensuite de sortir de ce confinement via, par exemple, un couvre-feu qui pourrait se poursuivre pendant le mois de décembre, éventuellement couvrir Noël et le Jour de l’An, et sortir du couvre-feu uniquement début janvier. Je pense que le chiffre inférieur à 5000 ou 8000 nouvelles contaminations est atteignable à ce moment», a exposé le scientifique. «Pourquoi ce chiffre? Je comprends très bien que vos auditeurs se disent "mais d'où ils sortent ces chiffres?" On sort ces chiffres parce que c'est la quantité de personnes contaminées chaque jour et avec ce niveau-là, la seule stratégie que nous ayons contre le virus, qui est tester, tracer, isoler, elle est atteignable», a-t-il ajouté.

https://www.lci.fr/sante/coronavirus-confinement-d-ou-vient-cet-objectif-de-5000-contaminations-par-jour-a-ne-pas-depasser-2168497.html (29 octobre 2020)

De fait, dans un avis qu'elle avait rendu fin septembre, l'instance chargée d'éclairer les décisions du gouvernement avait alerté sur l'impossibilité de tenir la tactique française au-delà d'un certain nombre de cas quotidiens. "Avec plus de 10.000 cas par jour, le traçage manuel des contacts devient très difficile à effectuer de façon rapide et exhaustive", observait-t-il alors dans un avis rendu le 22 septembre.  

Reste à savoir si cet objectif reste atteignable avec les écoles ouvertes et la poursuite de l'activité dans de nombreux secteurs professionnels. Pour rappel, la France n'a jamais été sous ce seuil depuis le 24 août dernier.

Et puisqu'on avait atteint le 24 août ce fameux seuil où tout devient gérable, pourquoi n'a-t-on pas su s'y maintenir ?

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il y a 4 minutes, pascal a dit :

responsabilité collective ÉVIDENTE ... Comportements aberrants, refus de se plier aux mesures de bon sens, affirmations d'atteintes intolérables aux "libertés" insouciance, égoïsme, individualisme forcené de nos sociétés ... etc etc ... 

Refus de se plier au recommandations de l'autorité, discours irresponsables de certains professionnels de santé ...

Cocktail détonnant qui associé au fait qu'il faut envers et contre tout faire tourner le pays et au caractère virulent de la pandémies n'a fait qu'en renforcer les effets.

Le problème c'est que même en admettant que les Français manquent des qualités nécessaires, ou d'avoir fait les bons investissements pour avoir les bons outils et être prêts et compétents, cela n'explique pas pourquoi ni les Allemands, (ou les Néerlandais, etc...) n'ont réussi à se maintenir sous cette barre des 5000 cas par jour. Les Allemands sont maintenant à 16000.

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il y a 5 minutes, pascal a dit :

égoïsme, individualisme forcené de nos sociétés

Je discutais à table avec un collègue Hong Kongais ce soir sur la question du masque, et il me sort :

"Ici, on a accepté de fait et depuis longtemps que le masque protége plutôt les autres de nous que nous des autres, alors que vous, dès que quelque chose ne vous protége pas personnellement vous êtes dans le refus total, je ne comprend pas ça..."

Avant de rajouter :

"Vous vous posez trop de questions. On sait qu'il faut le faire alors tout le monde le fait, et on passe à autres choses. Je ne vois pas ce qu'il y a de difficile à comprendre..."

A vrai dire, je ne sais pas quoi lui répondre.

Henri K.

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Il y a des activistes anti-masques qui profitent d'Internet pour avoir beaucoup plus d'audience qu'ils n'en méritent.

 

Je pense que si c'était arrivé il y a vingt ans, il y aurait eu beaucoup moins de problèmes pour faire accepter les gestes barrières et le port du masque. Et en plus, l'hôpital était en meilleure forme, et il y avait encore des industriels en France pour produire lesdits masques ainsi que les respirateurs, les bouteilles d'oxygène médical, et toutes ces sortes de choses.

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il y a 19 minutes, pascal a dit :

responsabilité collective ÉVIDENTE ... Comportements aberrants, refus de se plier aux mesures de bon sens, affirmations d'atteintes intolérables aux "libertés" insouciance, égoïsme, individualisme forcené de nos sociétés ... etc etc ... 

Refus de se plier au recommandations de l'autorité, discours irresponsables de certains professionnels de santé ...

Cocktail détonnant qui associé au fait qu'il faut envers et contre tout faire tourner le pays et au caractère virulent de la pandémies n'a fait qu'en renforcer les effets.

Et individuelle.

Un collègue de mon frère développe les symptômes un dimanche mais décide quand même d'aller sur son lieu de travail et croiser toute une mâtiné ses collègues avant de rentrer chez lui.
Peut être est-ce une coïncidence mais c'est aussi quelqu'un qui ne portait pas le masque de façon systématique et volontaire.

Avec ce genre de pratique, pas facile de ne pas avoir des clusters de partout et des contaminations qui explosent.

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