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Coronavirus - Covid 19


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Je suis bien d'accord, le confinement est une bonne solution mais si il intervient avant la flambée de l'épidémie, pas comme on l'a pratiqué en France depuis deux ans en attendant que la vague soit incontrôlable, juste pour la freiner un peu. En fait, c'est comme si au moyen-âge on mettait les équipages des bateaux en quarantaine quand on constatait qu'il y avait des centaines de malades dans le port ... Avec les confinements post démarrage des vagues actuels, on a à la fois des vagues fortes de malades et les dommages économiques, bref on a les deux problèmes à la fois au lieu de choisir entre les deux. 

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il y a 2 minutes, Deres a dit :

Je suis bien d'accord, le confinement est une bonne solution mais si il intervient avant la flambée de l'épidémie, pas comme on l'a pratiqué en France depuis deux ans en attendant que la vague soit incontrôlable, juste pour la freiner un peu. En fait, c'est comme si au moyen-âge on mettait les équipages des bateaux en quarantaine quand on constatait qu'il y avait des centaines de malades dans le port ... Avec les confinements post démarrage des vagues actuels, on a à la fois des vagues fortes de malades et les dommages économiques, bref on a les deux problèmes à la fois au lieu de choisir entre les deux. 

Si je suis, globalement, d'accord, il faut aussi envisager que l'acceptabilité sociale du confinement n'est pas la même chez-nous et aujourd'hui qu'au Moyen Âge ou que dans un pays totalitaire.

En gros, si tu confines quand la vague ne se voit pas, tu peux être certain que tu auras manqué de respect à un bel instrument de musique, et que personne ne respectera ta consigne vu le niveau de défiance vis-à-vis de l'autorité.

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La vague actuelle, on la voyait très bien venir, il suffisait de regarder les courbes belges et néerlandaise verticales au 15 novembre alors que les nôtres commençaient à frémir ...

Pareil en mars 2020. Dès la fin février on savait que le virus était arrivé au Japon et que cela explosait en Italie. On avait mêm déjà des cas chez nous. Mais il a fallut attendre en ne faisant quasiment rien la mi mars 2020 pour brutalement confiner dans la panique. Pire Macron incitait publiquement à aller au théatre et ne surtout pas changer nos habitudes. 

Le niveau de défiance aux autorités vient au contraire je pense du fait que toutes ces mesures prises avec des grands voix martiales ne sont finalement pas si efficaces que les promesses politiques permanentes le dise. "On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps." (Lincoln mais il y a une version Chabat plus amusante ...)

 

 

Edited by Deres
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Il y a 1 heure, FATac a dit :

Si je suis, globalement, d'accord, il faut aussi envisager que l'acceptabilité sociale du confinement n'est pas la même chez-nous et aujourd'hui qu'au Moyen Âge ou que dans un pays totalitaire.

Ne pas oublier non plus - et cela vient appuyer ton propos - que la mobilité en période médiévale était l'apanage de quelques métiers et élites. En d'autres termes, les voyages étaient très restreints et entravés par de nombreux dispositifs : droits de péage et autres droits féodaux rendant compliqués/coûteux les passages, lettres de recommandation que le voyageur devait obtenir auprès de nobles, ecclésiastes ou autres notables pour que l'on daigne lui laisser le passage sur les territoires à traverser, impossibilité économique de quitter son domicile et son activité économique, etc. Autrement dit, il était assez aisé de faire accepter le confinement à toute une partie de la population puisque elle n'avait finalement pas accès à la mobilité. Ce sont plus les répercussions économiques de ces confinements qui devaient être difficiles à faire accepter.

Edited by Skw
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Moi, perso, je m'auto-confinait depuis la fin février 2020, c'est pour cela que je me permets de critiquer ce manque de réactivité. Je connais bien les italiens donc les discours disant que l'épidémie chez eux était explicable parce que c'est toujours le bordel chez les ritals qui ont un système de santé déplorable alors que le notre est au firmament et que cela allait se passer différemment chez nous avec notre organisation au cordeau, cela me faisait plus paniquer que de me rassurer. 

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Je salue la lucidité.

Mais ça ne prouve pas qu'en tant que président tu aurais confiné ton pays "pour 3 chinois qui toussent" et une maladie "qui fait moins de morts que les accidents de trottinette". Parce que c'était ça aussi février 2020...

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Salut les amis,

Alors ? On parle plus de Raoult ? :)

Article du Monde du 12/01/2022

Jusqu’où ira Didier Raoult, l’idole des antivax qui s’accroche à son poste ?

EnquêteLes enquêtes judiciaires et administratives visant le microbiologiste se multiplient. Sa fille a porté plainte pour diffamation contre un de ses proches. Pourtant, le professeur, qui ne quittera pas l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille avant la fin de l’année, ne désarme pas.

Même sa famille se fracture. La querelle couvait à bas bruit chez les Raoult, elle éclate désormais au grand jour. Le prénom de la fille de Didier, Magali (Carcopino-Tusoli), avait déjà disparu de la fiche Wikipédia de son père. Gommée du CV paternel, comme répudiée en ligne : elle n’est plus qu’« une fille née d’une précédente union » au côté de Sacha et Lola, les deux autres enfants du microbiologiste marseillais. Mais depuis que cette spécialiste en médecine vasculaire, qui ­officie à l’hôpital public marseillais de Sainte-Marguerite, s’est opposée aux avis médicaux du célèbre professeur, la guerre a pris un nouveau tour.

Magali Carcopino-Tusoli, la fille de Didier Raoult, connaît les ravages causés par le coronavirus. Son regard sur les prises de position de son « géniteur », comme elle l’appelle en privé, devient chaque jour plus sévère. Notamment celles sur les vaccins contre le Covid-19.
La fille de Didier Raoult a décidé de citer en comparution directe pour « diffamation et injures » l’un des plus proches collaborateurs du fondateur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille : le biochimiste Eric Chabrière, sniper chargé par l’institut de le défendre sur les réseaux sociaux. Une première audience doit se tenir le 4 février devant la 11e chambre du tribunal judiciaire de Marseille, a appris Le Monde. Et, pour la première fois, l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM), membre fondateur de l’IHU et l’un de ses principaux soutiens financiers, se portera partie civile aux côtés de Magali Carcopino-Tusoli ainsi que de son époux, Xavier Carcopino, gynécologue-obstétricien à l’hôpital Nord, à Marseille.

L’histoire n’est pas banale. En 2020, dès le début de la pandémie, la fille du premier mariage de Didier Raoult a intégré les unités Covid-19 pour prêter main-forte à ses collègues. Gardes au SAMU, oxygénothérapie à haut débit, la jeune femme s’est épuisée comme tant d’autres à sauver des patients qui décompensaient en une simple journée. Elle connaît les ravages causés par le coronavirus. Son regard sur les prises de position de son « géniteur », comme cette mère de famille de 44 ans l’appelle en privé, devient chaque jour plus sévère. Notamment celles sur les vaccins contre le Covid-19.

Le professeur marseillais n’y a jamais cru. En avril 2020, dans Paris Match et sur BFM-TV, il expliquait de manière péremptoire qu’on n’en trouverait aucun rapidement : « C’est un défi idiot. Près de 30 milliards de dollars ont été dépensés pour celui contre le VIH, voyez le résultat ! (…) La chance qu’un vaccin pour une maladie émergente devienne un outil de santé publique est proche de zéro. » Depuis qu’ils ont été développés et ont montré leur efficacité sur la mortalité, Didier Raoult, directeur de l’IHU, refuse d’inciter à une vaccination en masse et, à l’été 2021, c’est sans enthousiasme, et par un simple tweet, qu’il a appelé à celle des soignants. « Parce que je lui avais demandé », se souvient le nouveau patron de l’AP-HM, François Crémieux. Raoult refuse, en revanche, de signer tout communiqué sur le sujet avec lui. Une escarmouche dans ce qui est devenu une guerre de tranchées.

Un retraité bénévole très actif

Officiellement, Didier Raoult, qui aura 70 ans en mars, vogue vers sa fin de carrière. L’AP-HM l’a mis à la retraite de son poste de praticien hospitalier le 31 août 2021, et sa requête en référé a été rejetée en novembre par le tribunal administratif de Marseille, qui, pandémie ou pas, n’a vu aucune nécessité à son maintien en « cumul emploi-retraite ». A la fin de l’été, Aix-Marseille Université l’a également rayé de ses cadres actifs, lui octroyant tout de même le titre de professeur émérite. Didier Raoult n’est donc plus désormais que directeur bénévole de l’IHU, géré par une fondation privée.

Didier Raoult, dans son bureau de l’IHU, à Marseille, en janvier 2021.
Didier Raoult, dans son bureau de l’IHU, à Marseille, en janvier 2021. OLIVIER MONGE / MYOP
Auréolé de son Grand Prix Inserm, obtenu en 2010, il l’avait taillé à sa mesure. A la présidence, il a nommé Yolande Obadia, une de ses meilleures amies, médecin épidémiologiste âgée de 68 ans qui accompagne le projet de l’IHU depuis ses débuts. Puis placé des proches au conseil d’administration, dont il occupe – une anomalie – un des sièges.

« Nous avons donc un retraité bénévole à la tête du plus important institut d’infectiologie de France, en plein cœur d’une pandémie mondiale », résume, un brin désemparé, le patron des hôpitaux marseillais, François Crémieux. Un retraité bénévole qui s’accroche à son fauteuil. Bien décidé à tirer les ficelles de sa succession, Raoult louvoie, ruse, s’amuse, sème le doute, provoque. Dernier tweet en date : « N’oubliez pas de vous faire vacciner contre le pneumocoque, qui revient actuellement, qui donne des pneumonies mortelles. Ce vaccin, lui, marche pendant dix ans », écrit le patron de l’IHU le 5 janvier, quand Emmanuel Macron confie qu’il a « très envie d’emmerder » les non-vaccinés.

Désormais, c’est clair : « Les vaccins ont augmenté l’épidémie », vient-il de lâcher sur Sud Radio, mardi 11 janvier. La veille, dans l’émission « TPMP » de la chaîne C8, il explique sans ciller à Cyril Hanouna que, jusqu’à 54 ans, « on ne peut pas dire aux gens qu’on met sa propre santé en danger en ne [se] vaccinant pas », et que « c’est dans les pays où l’on a fait le plus de vaccins qu’il y a le plus de cas ». Depuis quelques semaines, il laisse aussi entendre que la vaccination, en produisant des « anticorps facilitants », fait exploser les contaminations, comme dans une vidéo publiée le 4 janvier et déjà visionnée par près de trois ­millions de personnes. Un nouvel argument pour les antivax, qui brandissent son portrait dans leurs manifestations…

Un crime de lèse-majesté

A l’opposé, sa fille et son gendre s’investissent et militent à coups de #VaccinezVous. Avec son fils âgé de 16 ans, Magali Carcopino-Tusoli a imaginé une bande dessinée à la gloire des vaccins à ARN messager, mise en ligne par l’AP-HM. Elle taxe de « vision de l’enfer » le Doctothon, une rencontre organisée en décembre 2021 par le site France Soir pour promouvoir des traitements alternatifs réunissant entre autres l’antivax Louis Fouché, anesthésiste-réanimateur mis en disponibilité par l’AP-HM, la députée du Bas-Rhin anti-passe sanitaire et ex- « marcheuse » Martine Wonner, et le complotiste Christian Perronne, démis de ses fonctions de chef du service des maladies infectieuses à Garches.

Avec plus de 500 praticiens hospitaliers marseillais, les époux Carcopino ont aussi signé l’appel à la vaccination lancé dans le journal La Provence daté du 3 janvier. Une tribune que seuls deux praticiens de l’IHU, dont Pierre-Edouard Fournier, propulsé par l’AP-HM à la tête du laboratoire de bactériologie et de virologie à la place de Didier Raoult, ont osé rejoindre.

La jeune femme aurait aimé croire aux vertus de la chloroquine, la molécule si chère à son père et qui devait endiguer l’épidémie. « Je suis tombée de ma chaise en voyant les résultats de la première étude publiée par l’IHU : seuls six patients sur vingt-six avaient reçu le protocole complet » qui s’était avéré efficace, explique-t-elle. Elle ne fait pas davantage confiance au nouveau traitement que l’institut continue à délivrer, cette fois à base d’ivermectine, un médicament antiparasitaire.

L’air de rien, Magali Carcopino-Tusoli distille sur son compte Twitter quelques petites appréciations sur ces scientifiques qui « ne doivent pas être idolâtrés », ou encore sur un virus qui « se fout complètement des fantasmes de grandeur ». Venant de la propre fille du patron, ces descriptions psychologiques pèsent leur poids et alertent les amis de Didier Raoult. Il y a là tout du crime de lèse-majesté.

Un « shérif » des réseaux sociaux

« Shérif », c’est le surnom que s’est donné Eric Chabrière. Ce collaborateur de Didier Raoult n’est pas médecin, mais biochimiste. Il a inventé l’enzyme annihilateur du gaz sarin. C’est par lui et quelques autres que le cyberharcèlement, encore embryonnaire dans la communauté médicale, se serait déployé au printemps 2020, depuis l’IHU où il est en poste. Officiellement, il s’agit de combattre la « harcèlosphère », le nom donné par France Soir et Didier Raoult aux adversaires du microbiologiste, qui ont aussi l’insulte facile.

Eric Chabrière consacrait 20 % de son temps au service de l’AP-HM. Et bien qu’il prétende avoir « été averti le 31 août [2021] que [son] contrat était renouvelé », l’administration des hôpitaux marseillais assure formellement y avoir mis fin à l’été 2021. C’est toujours lui, en tout cas, qui mène la guerre au nom de son patron sur les réseaux sociaux.

Chaque post qui déplaît à l’IHU se voit « trollé » de manière organisée par une armée de voltigeurs du Web, acculant souvent les cibles de ces raids en ligne au silence. Un mystérieux compte, Le Professionnel (« Défense IHU, Humour, antitroll, antidefakemed »), aujourd’hui suspendu pour avoir enfreint les règles de Twitter, se met à répandre des mensonges sur la vie privée de Xavier Carcopino. Agrémentés de quelques insultes misogynes réservées à la fille du professeur marseillais : « Magali, le vilain petit canard. Dans une famille de chênes brillants, il y a forcément des glands. » Mêmes fautes d’orthographe, même style virulent, mêmes références au film avec Belmondo…

Comme beaucoup d’autres, Magali Carcopino-Tusoli et son avocat sont persuadés qu’Eric Chabrière se cache derrière. Ce que le biochimiste nie : « Encore les délires de Twitter !, répond-il au Monde. Ce n’est pas moi. Je n’ai qu’un compte. J’ai peut-être retweeté des choses sur elle, mais c’est tout. » Il juge cette citation en justice, qu’il a reçue mardi 11 janvier, à la fois « ubuesque et grotesque. »

La fille de Didier Raoult apprécierait que d’autres médecins victimes se joignent à sa plainte. « Ma position sur le Covid n’a rien à voir avec cette filiation, et je n’ai pas envie que cela soit le message. Mais il se trouve que le contexte familial a déclenché les foudres d’Eric Chabrière. » Son mari renchérit : « Cette guerre, on n’est pas allés la chercher. Nous agissons aussi au nom des collègues qui ont dû fermer leurs comptes. » Les époux Carcopino ont demandé à leurs employeurs respectifs la mise en place d’une « protection fonctionnelle » : une assistance juridique et financière due par l’administration à un agent visé par une plainte dans l’exercice de ses fonctions. L’université a refusé pour lui, l’AP-HM n’a pas hésité pour elle.

Pour son directeur, François Crémieux, il ne s’agit « ni d’un conflit privé ni d’une querelle de bac à sable » : les attaques répétées venues de l’IHU rendent difficile l’application des consignes sanitaires nationales et perturbent la pratique des médecins. Il a donc demandé aux services juridiques de se porter partie civile aux côtés des Carcopino.

Le médecin français le plus connu au monde

Voici le dernier épisode de la guerre à laquelle se livre un des temples de la virologie française. Lorsque, il y a deux ans, le Covid-19, responsable aujourd’hui de près de cinq millions et demi de décès, dont 123 000 en France, fait son apparition dans la province chinoise du Hubei, l’IHU de Marseille a pourtant tout pour devenir le centre névralgique de la lutte contre cette pandémie hors normes. Doté chaque année de 3 millions d’euros de subventions de l’Etat, il accueille dans ses laboratoires plusieurs centaines de chercheurs.

Le 21 janvier 2020, sur YouTube, Didier Raoult explique pourtant : « Moi, le fait que des gens soient morts de coronavirus en Chine, je ne me sens pas tellement concerné. » Le 25 février, il brandit les résultats chinois du traitement du coronavirus par la chloroquine (réalisés in vitro, c’est-à-dire en laboratoire) en promettant : « C’est probablement l’infection respiratoire la plus facile à traiter. »

En quelques semaines, Didier Raoult devient le médecin français vivant le plus connu au monde. Mais pas forcément comme on l’attendait. Dans son fan-club : Donald Trump et Jair Bolsonaro, séduits par son remède, et aussi le président de la République, Emmanuel Macron, descendu de Paris à Marseille le 9 avril 2020 pour consulter le professeur dans son bureau. Mais, dès l’été 2020, les études attestent de l’inefficacité du protocole à l’hydroxychloroquine contre le coronavirus. Puis Didier Raoult se félicite de ne voir « nulle part de deuxième » vague, quand l’épidémie déferle dès septembre 2020 en commençant par… Marseille.

Beaucoup auraient choisi la discrétion. Pas Didier Raoult. Trop orgueilleux. Trop narcissique. Embarqué dans une surenchère, il espère finir par tirer parti un jour du grand chaos de la pandémie actuelle : expliquer qu’il avait compris ceci, vu cela avant les autres. Qu’on se souvienne… En 2020, il est le sauveur pour beaucoup. Davantage même pour certains. « Un personnage hors du ­commun, bigger than life » (le philosophe Bernard-Henri Lévy), un « héros » qui pourfend ces « mercenaires des labos » (Michel Onfray). Les retournements publics, comme celui d’Onfray plus tard, demeurent rares à ce jour.

Des provocations tous azimuts

Enivré par son exposition médiatique, Didier Raoult peine à revenir dans l’ombre. La grande bataille pour la vaccination se poursuit en ce début 2022, et lui multiplie les provocations. « Je leur aurais dit d’aller se faire vacciner », se défend-il dans le « Morandini live » sur la chaîne CNews après la mort des ex-animateurs de « Temps X », Grichka et Igor Bogdanoff, décédés l’un après l’autre du Covid-19 sans avoir été vaccinés, a révélé Le Monde. Pas un mot de compassion pour ceux qui, trois semaines avant d’être emportés par le coronavirus, lui avaient ainsi rendu hommage sur l’antenne de France Bleu : « Quand Raoult dit “je fais davantage confiance aux vaccins des générations qui vont suivre”, il se fait tomber dessus, mais (…) il a largement raison. »

Quatre jours après la mort du second des célèbres jumeaux, un témoignage inédit pointe nommément les responsabilités du patron de l’IHU. Le 7 janvier, dans les colonnes de La Provence, Sandrine Franchomme, veuve d’un médecin retraité dans le Vaucluse mort du Covid-19 en mai 2021, s’en prend à Didier Raoult. « Pas parce qu’il s’est trompé, confie alors cette ex-­responsable administrative dans la région toulousaine, mais parce qu’il n’avait pas à asséner ces messages péremptoires, sachant qu’il fait autorité. » Son mari, Alain, un ancien médecin chef à la Sécurité sociale, décédé à 76 ans, n’était ni un antivax ni un hurluberlu, explique-t-elle, mais « un praticien sérieux qui n’a jamais cru aux thèses du complot » et « a toujours vacciné ses filles, y compris pour des injections non obligatoires ». « La parole de Raoult avait une valeur pour lui, il était une référence », explique cette épouse en colère.

Didier Raoult « pourrait au moins se taire, mais cet homme est inarrêtable. Il ne reconnaîtra jamais son tort. Se sent-il responsable des décès comme celui de mon mari ? » Sandrine Franchomme
Quand, en avril 2021, le directeur de l’IHU explique dans une vidéo que le vaccin Pfizer produirait « 70 % d’effets secondaires », le docteur Franchomme s’interroge. Puis il visionne le documentaire Hold-up, qui livre une analyse complotiste de la pandémie et dans lequel apparaissent l’ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy, un ami de Didier Raoult, membre du conseil d’administration de l’IHU, ou encore le médecin Christian Perronne, invité régulier des cycles de conférences de l’institut. Il se convainc alors qu’il ne veut pas de vaccin à ARN messager et s’éteint en « réa ».

Au Monde, Sandrine Franchomme confie qu’elle conserve dans son téléphone les textos que son mari, isolé à l’hôpital, lui a envoyés pour regretter son erreur et lui enjoindre de se faire vacciner. Les dernières sorties du patron de l’IHU la mettent « hors d’elle ». « J’aimerais savoir combien de personnes sont mortes parce qu’elles ont cru que le protocole de Didier Raoult allait les protéger… Il pourrait au moins se taire, mais cet homme est inarrêtable. Il ne reconnaîtra jamais son tort. Se sent-il responsable des décès comme celui de mon mari ? »

« Pour moi, c’est un criminel », osent certains, comme l’historienne Mona Ozouf, invitée en mai 2021 sur le plateau de « C à vous », sur France 5. Le 9 janvier, dans Le Parisien, l’avocat Benjamin Fellous et l’hématologue David Smadja ont réclamé des poursuites judiciaires contre les non-vaccinés transmettant le virus, appelant également à « une mise en œuvre pondérée et mesurée de la loi pénale qui permettrait de rechercher ­intelligemment la responsabilité des distributeurs de poudre de perlimpinpin ». Le nom de Didier Raoult n’est pas cité, mais l’un de ses avocats, Fabrice Di Vizio, chantre des antivax et imprécateur régulier de l’émission de Cyril Hanouna, voit rouge. « Cette tribune odieuse me scandalise, nous confie-t-il. C’est un quasi-appel à la haine et à la discrimination. Je vais engager des poursuites contre ce professeur et cet avocat. »

Une onction élyséenne

Est-ce parce qu’il reste populaire ? Que l’élection présidentielle approche et qu’une jacquerie marseillaise serait mal venue ? Les politiques continuent de ménager le patron de l’IHU.

Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a attrapé le Covid-19 en août 2021. A 62 ans, malgré sa double vaccination, l’ex-­secrétaire d’Etat avoue avoir « dégusté ». Cloué au lit plus d’un mois et demi, il a raté les deux visites d’Emmanuel Macron à Marseille, début septembre et à la mi-octobre. Il flotte encore un peu dans son costume lorsque, fin décembre, il nous reçoit dans son bureau de l’hôtel de région. Il confie s’être soigné au protocole vanté par Didier Raoult, celui à l’hydroxychloroquine. « Je le soutiens toujours, c’est mon ami et à la sortie, vous verrez, l’histoire lui donnera raison ! »

Au sommet de l’Etat aussi, Didier Raoult bénéficie d’une sacrée mansuétude. Le 2 septembre 2021, le président se trouve sur le Vieux-Port pour présenter son plan « Marseille en Grand » : près de 3 milliards d’euros qui doivent permettre à la deuxième ville de France de combler une partie de son retard en matière de transports, d’écoles ou de sécurité.

Un peu plus tôt, une conseillère santé du chef de l’Etat a rassuré quelques interlocuteurs locaux : non, Emmanuel Macron ne dira pas un mot sur le microbiologiste. Le moment venu, devant les micros qui se tendent, le président rend pourtant sa sentence : « Didier Raoult est un grand scientifique français. » La phrase fait les bandeaux des chaînes d’info en continu. La raison de cette onction élyséenne ? Didier Raoult, pourtant en déplacement au Gabon, a fait savoir à l’entourage du chef de l’Etat, par le biais de deux intermédiaires, que, « si Crémieux ne levait pas le pied, il ne maîtriserait pas les complotistes et autres antivax qui pourraient gâcher la visite du président ».

Un ex-casque bleu pour gérer le « cas » Raoult

La menace, c’est l’arme fétiche de Raoult. François Crémieux l’a appris très tôt. En juillet 2021, il prend ses fonctions de directeur général de l’AP-HM. Cet ancien casque bleu qui a dirigé l’hôpital de Mitrovica, en pleine guerre du Kosovo, n’est pas là par hasard. Le ministre de la santé, Olivier Véran, et le patron de l’AP-HP, Martin Hirsch, l’ont expédié à Marseille pour tenter de résoudre pacifiquement le « cas » Raoult.

Dès son arrivée, l’ex-numéro deux de l’AP-HP prend rendez-vous avec le « druide » de l’IHU. Impressionné, il visite en sa compagnie la formidable machine de soins et de recherche que le professeur a fait construire par l’Etat et les collectivités territoriales pour près de 50 millions d’euros. Raoult n’est pas dupe. Mais, quand il lit dans Le Monde, le 18 août 2021, que François Crémieux souhaite vite « tourner une page » de l’IHU, son ton change. « Ne vous inquiétez pas pour moi, lance-t-il sur l’antenne de la chaîne C8. Des gens qui s’imaginaient qu’ils allaient me dicter leur loi depuis trente ans, j’en ai vu [passer] quelques-uns. Moi, je serais plus inquiet pour le DG [directeur général]. »

François Crémieux, le directeur général de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille, en juillet 2021.
François Crémieux, le directeur général de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille, en juillet 2021. MAXPPP
François Crémieux s’est pourtant installé à Marseille sans tapage. Ce fonctionnaire a refusé d’habiter la belle propriété sur la corniche réservée à ses prédécesseurs et vit dans un Apparthotel en centre-ville. Il n’a décoré son bureau que d’une simple affiche rapportée de Sarajevo, capitale de la Bosnie. Il n’imagine pas encore ce qui l’attend ici.

Fin août 2021, au détour d’une vidéo postée sur la chaîne YouTube de l’institut (« Mortalité et vaccination, qui faut-il vacciner ? »), Didier Raoult glisse sur un ton badin que le bâtiment qui abrite la direction de l’AP-HM est une ancienne prison réquisitionnée par « les nazis », où son propre grand-père, résistant et « désobéissant », aurait selon lui été détenu. « Il faut faire attention que la mémoire des bâtiments ne se transmette pas trop », prévient-il. Le 4 septembre, quelques jours après ces insinuations, des manifestants anti-passe sanitaire quittent leur cortège pour bomber la façade d’un immeuble qu’ils pensent habité par ce « Parisien » cherchant des noises à leur idole. L’homonyme de François Crémieux découvre à son retour de week-end les tags qui ornent sa maison : « Collabo », « Crémieux dégage », « Marseille aura ta peau »…

Comme toujours, Didier Raoult explique qu’il n’y est pour rien. Mais refuse longtemps, malgré des courriers de l’avocat de l’AP-HM, de retirer la vidéo en question. Elle est depuis passée en mode privé. Le directeur général des hôpitaux marseillais a porté plainte pour « injures publiques » et « menace de crime ou délit contre les personnes à l’encontre d’un chargé de mission du service public ». Il reçoit le soutien public de Michèle Rubirola, l’ex-maire (Europe Ecologie-Les Verts) de Marseille devenue première adjointe, qui a usé ses blouses d’externe dans les services du professeur Raoult. En septembre 2020, encore maire, elle avait animé avec Didier Raoult une spectaculaire conférence de presse au sein de l’IHU pour protester contre le couvre-feu imposé par le ministre Olivier Véran aux restaurateurs de sa ville. Aujourd’hui, elle concède « qu’il devrait faire marche arrière sur le vaccin », comme elle l’a fait elle-même. L’enthousiasme des élus du sud de la France commence à retomber. Mais on ne critique pas un gourou. On ne réclame pas le départ de Raoult.

Sous la pression de François Crémieux, le conseil d’­administration de la fondation qui pilote l’IHU a validé, en novembre 2021, le lancement d’un appel d’offres international pour le poste de directeur. Louis Schweitzer, haut fonctionnaire tout-terrain, est appelé à la rescousse pour mettre son expérience au service de ce dossier brûlant. Président non exécutif du conseil d’administration du laboratoire AstraZeneca de 2004 à 2012, il connaît bien le monde de la santé. Il a aussi suivi la création des IHU lorsqu’il était commissaire général à l’investissement. Il sait enfin combien, en général, le « vieillissement d’une star est un problème ». Il doit aider à dénicher, en France ou ailleurs, la perle rare qui acceptera, fin 2022, de prendre la tête d’un institut à la réputation scientifique internationale sacrément écornée.

Un institut sur la sellette

Raoult est donc encore là pour un an. « Je suis reposé, en pleine forme, nous ne nous coucherons pas, je n’ai pas peur et je suis avec vous », tweete le microbiologiste le 1er janvier, sans un mot sur les procédures qui le visent.

Avant Noël, on croisait des émissaires parisiens un peu partout à Marseille. Depuis les révélations, à l’automne 2021, du site Mediapart sur les traitements délivrés par l’IHU à des patients atteints de tuberculose et victimes d’importants effets secondaires, le parquet de Marseille planche sur une enquête préliminaire. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a envoyé des enquêteurs sur place pour éclaircir les faits. De sources concordantes, ils « ont été d’emblée pris de haut ».

L’IHU est sur la sellette. Les fonctionnaires de l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche tournent aussi autour de l’institut. Ils ont été missionnés par Olivier Véran et Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, pour « examiner le contexte social de l’IHU, les pratiques managériales et plus généralement les relations de travail en son sein ». La feuille de route a été cosignée par les deux ministres le 4 novembre 2021, afin d’enquêter sur « de possibles manquements à la réglementation et à l’éthique concernant des prescriptions, des études et des essais cliniques menés à l’IHU Méditerranée infection ».

Le parquet de Marseille a également ouvert une enquête préliminaire au sujet des conventions signées entre l’IHU et l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Arrivée en février 2020 à la tête de cette agence d’Etat qui pilote près de 300 chercheurs à travers le monde, Valérie Verdier a eu la désagréable surprise de voir, en juin 2021, la police perquisitionner son siège, basé à Marseille. « Jusqu’à mon arrivée, les conventions entre l’IHU et l’IRD étaient du domaine réservé du précédent président », assure cette scientifique spécialiste des végétaux dans son bureau donnant sur le port industriel. Le PDG auquel elle a succédé, Jean-Paul Moatti, n’est autre que le mari de Yolande Obadia, la présidente de la fondation IHU. Une proximité, révélée par le site Marsactu, qui a fait tiquer dès 2018 l’Agence française anticorruption.

Tailleur strict, épaulettes volontaires, Valérie Verdier est un des rares membres fondateurs de l’IHU à ne pas cacher son agacement. Les déboires judiciaires, le déficit de parité au sein des hauts postes de l’IHU et les accusations de harcèlement ou de management brutal qui frappent l’institut la sidèrent. « On me réclame des comptes en interne. On veut savoir pourquoi nous continuons à soutenir l’IHU », concède-t-elle. Chaque année, l’IRD verse près de 350 000 euros au vaisseau de Didier Raoult, dont un loyer de 296 000 euros pour l’hébergement de seize chercheurs. Pour 2022, elle fixe déjà un ultimatum : « Si, au 31 décembre, le processus de succession n’a pas abouti à l’IHU, nous ne renouvellerons pas nos conventions. » L’IRD retirera alors ses billes, comme l’Inserm et le CNRS, lassés des méthodes internes, l’ont fait avant lui.

Un simple blâme

De son Aventin, Didier Raoult fait mine de s’amuser de cette agitation, comme si elle n’était que règlements de comptes de la fameuse « complosphère ». Sa dernière audience publique, devant la chambre disciplinaire de l’ordre des médecins, en novembre 2021, a même réussi à apaiser sa légendaire paranoïa. Signe des passions qu’il déchaîne, elle a été délocalisée à Bordeaux, afin d’échapper au chaudron marseillais. « Mon client est jugé comme un criminel », peste Me Di Vizio. Pour se défendre, Didier Raoult a ôté sa blouse blanche. Veste en velours côtelé et pull vert, il a fait le déplacement avec sa première fan : son épouse, Natacha Raoult-Caïn, psychiatre et mère de ses deux autres enfants.

Didier Raoult, sa femme, Natacha Raoult-Caïn, et son avocat, Fabrice Di Vizio, à Bordeaux, le 5 novembre 2021.
Didier Raoult, sa femme, Natacha Raoult-Caïn, et son avocat, Fabrice Di Vizio, à Bordeaux, le 5 novembre 2021. THIBAUD MORITZ / ABACAPRESS.COM
Les plaintes émanent cette fois de ses collègues de l’ordre des médecins des Bouches-du-Rhône et de l’ordre national. Ils l’accusent de « charlatanisme », de « mise en danger des patients » et de « manquements à ses devoirs de confraternité ».

Ses adversaires rêvaient d’une radiation, le professeur s’en sort avec un simple blâme et s’en est ravi dans un premier temps. La chambre disciplinaire estime que le patron de l’IHU n’a pas fait de faute en prescrivant de l’hydroxychloroquine puisque, en 2020, « il n’existait pas de données scientifiques acquises concernant le virus SARS-CoV-2 ». Elle sanctionne néanmoins la promotion de ce remède miracle « sans faire preuve de la prudence nécessaire » et la « manière peu correcte, discourtoise, voire agressive » de s’adresser à ses pairs, « de nature à déconsidérer la profession de médecin ». L’ordre national a fait appel pour aggraver la sanction. En riposte, Fabrice Di Vizio a fait de même au nom de Didier Raoult.

Des frais de justice pris en charge par l’IHU

D’autres procès s’annoncent, et avec eux de nouveaux frais de justice. Il n’a pas du tout l’intention de payer la facture. Ceux qu’il a engagés culminent à 56 000 euros. Le microbiologiste a lancé plusieurs procédures, notamment pour « harcèlement moral » contre la microbiologiste néerlandaise Elisabeth Bik, qui a relevé des erreurs dans les publications de l’IHU, ou pour « diffamation » contre Karine Lacombe, chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Il a réclamé lui aussi la fameuse protection juridique.

La scène se déroule le 23 novembre 2021 dans l’une des salles attenantes à l’amphithéâtre de l’IHU de l’infectiopôle Sud. Derrière ce pupitre nommé « autel », le professeur Raoult a l’habitude de faire ses présentations de microbiologie aux internes ou d’annoncer des grandes nouvelles. Il a imaginé chaque détail de cette pièce pour mieux copier le rituel antique de l’Académie d’Athènes, où Platon enseignait à ses disciples : chacun peut s’allonger sur les gradins pour écouter le maître. Il ouvre la réunion du conseil d’administration par une présentation fleuve de son œuvre à l’IHU, qu’il s’empresse de diffuser sur les réseaux sociaux, sans prévenir les administrateurs ­présents.

C’est alors que son amie Yolande Obadia fait mettre aux voix la demande de « protection juridique » de « Didier ». Il s’agit de voter une enveloppe supplémentaire de 80 000 euros maximum. Une fois n’est pas coutume, le vote se déroule à bulletin secret, dans une autre salle. Pas n’importe laquelle : un portrait intimidant de Didier Raoult, offert par un artiste colombien, veille sur chacun des administrateurs passant la porte pour déposer son bulletin dans l’urne. Résultat du vote ? Cinq contre (dont l’AP-HM et l’IRD), treize pour. Les fonds publics paieront donc les frais d’avocat du « patron ».

Jusqu’à quand Didier Raoult fera-t-il la loi dans son infectiopôle, s’invitera-t-il dans le débat public, narguera-t-il la communauté médicale avec des prises de position aux conséquences ravageuses ? Le 10 novembre 2021, Bruce Toussaint l’interroge sur la chaîne BFM-TV à propos de la « fin de sa carrière mouvementée ». Le journaliste est venu de Paris – Didier Raoult ne se déplace plus vers la capitale – pour l’interviewer à nouveau. Mais cette fois, sans la spécialiste des questions médicales de la chaîne : le professeur refuse de recevoir Margaux de Frouville, qui l’a très habilement mis en difficulté à plusieurs reprises.

« Fin de carrière » ? La question de Bruce Toussaint paraît presque dérisoire, alors que le variant Omicron ne cesse de se répandre : les avis de son « pôle d’excellence » ne sont même plus considérés par la communauté scientifique, les recherches de l’IHU n’apportent rien à la connaissance de l’épidémie… La question déplaît néanmoins au microbiologiste marseillais. A nouveau, il menace. « Faites attention, lance Didier Raoult au journaliste, le destin est imprévisible. Peut-être allez-vous traverser la rue, mourir, et votre fin de carrière [viendra] avant la mienne ? »

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Mais vu le profil du personnage, comment a-t-il été nommé à un tel poste ? 

C'est ce que je n'ai jamais compris : on le présente comme un charlatan alors qu'il est mondialement connu et réputé et dirige l'IHU.

Tout ça semble incompatible.

Edited by Kiriyama
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Mais vu le profil du personnage, comment a-t-il été nommé à un tel poste ? 

C'est ce que je n'ai jamais compris : on le présente comme un charlatan alors qu'il est mondialement connu et réputé et dirige l'IHU.

Tout ça semble incompatible.

@Kiriyama

C'est tout à fait normal. Ça s'appelle l'égo.

Et le sien l'a mené dans le mur, lui a fait falsifier ses résultats, l'a fait s'entêter dans ses erreurs.

Ego et intelligence sont deux notions différentes.

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Il y a 1 heure, Kiriyama a dit :

Mais vu le profil du personnage, comment a-t-il été nommé à un tel poste ? 

C'est ce que je n'ai jamais compris : on le présente comme un charlatan alors qu'il est mondialement connu et réputé et dirige l'IHU.

Tout ça semble incompatible.

C'est pas parce qu'un individu est arrivé à un haut niveau qu'il mérite d'y rester pour toujours. Les exemples de gens qui furent très compétents dans leur domaines et puis qui, en vieillissant, devinrent très mauvais, il y en a tout plein.  Tiens, dans le même domaine de la médecine, on peut citer Luc Montagnier ou Jacques Benveniste, par exemple. Tout deux éminents chercheurs aux carrières brillantes avant de malheureusement se discréditer en sombrant ensuite dans le n'importe quoi le plus total.

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il y a une heure, Kelkin a dit :

C'est pas parce qu'un individu est arrivé à un haut niveau qu'il mérite d'y rester pour toujours. Les exemples de gens qui furent très compétents dans leur domaines et puis qui, en vieillissant, devinrent très mauvais, il y en a tout plein.  Tiens, dans le même domaine de la médecine, on peut citer Luc Montagnier ou Jacques Benveniste, par exemple. Tout deux éminents chercheurs aux carrières brillantes avant de malheureusement se discréditer en sombrant ensuite dans le n'importe quoi le plus total.

Il y a aussi des gens mauvais qui arrivent très haut, qui le restent mais qui y restent...

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Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres il est important de savoir ne pas dépasser son domaine de compétence ... Raoult est semble-t-il à la base un bactériologiste, un spécialiste dans son domaine peut-être, mais son domaine de compétence ou d'expertise ne lui permet pas d'appréhender l'ensemble du problème posé par la pandémie. C'est en grande partie pour cela que les progrès réalisés sont souvent le fruit de travaux d'équipes pluridisciplinaires et surtout d'équipes qui COMPARENT leurs résultats ... Il en va de même pour Montagné et l'âge n'arrange rien ... SANS PARLER DE L'EGO SOUVENT SURDIMENSIONNE DE CES PONTES DE LA MÉDECINE ...

Sortir de son domaine de compétence quand on devient une star médiatique c'est un risque connu et malheureusement un miroir aux alouettes dont seule une minorité parvient à se garder ...

Cela me rappelle Anne Sinclair interviewant Johnny Halliday dans son émission du dimanche à propos de l'actualité politique et économique du moment ... navrant

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Il y a 2 heures, pascal a dit :

SANS PARLER DE L'EGO SOUVENT SURDIMENSIONNE DE CES PONTES DE LA MÉDECINE ...

J'avais rapporté une petite anecdote la dessus récemment :wink:

Le problème c'est en partie le fait, que plus on monte et plus les responsabilités se concentre. On fini avec des pontes qui ont des responsabilités qui devraient les écarteler, au lieux de ça ils en jouissent plus encore. 

Comment voir quelqu'un d'intellectuelement honnête quand celui ci à un haut poste de gestion administrative (directeur d'institut), un poste de chercheurs et un poste d'enseignement. A tout ça s'ajoute les postes dans d'autres institutions et le fait que ce genre de responsabilité se garde jusqu'à la retraite.

Il en résulte des gradés aux responsabilités tentaculaires incapable structurellement de bien les réaliser et les gardant pendant des années voir des décennies.

A côté de ça les jeunes chercheurs sont condamnés à enchaîner des post-doc (CDD de 2, 3 ans) jusqu'à 30, 35 ans des fois même plus... Et pour quel salaire... sachant que déjà un titulaire est rémunéré sur la même grille qu'un prof... 

Je suis vraiment pas du genre à pousser à la décentralisation toussa toussa mais la c'est juste malsains et démoralise pas mal de monde et en plus de donner des Raoult qui n'est pas tant que ça un cas à part.

Edited by Nec temere
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La propagation d’Omicron en France bouscule la stratégie du « tester-alerter-protéger »

Avec près de 12 millions de tests PCR et antigéniques en une semaine, sans compter les autotests, les capacités de prélèvement et d’analyse ont été en surchauffe.

Entre le 3 et le 9 janvier, près de 12 millions de tests PCR et antigéniques ont été réalisés en France, soit une augmentation de 44 % en une semaine. Un volume record, qui a mis en surchauffe les capacités de prélèvement et d’analyse des laboratoires et pharmacies. Pour éviter la paralysie du système, le gouvernement a décidé d’adapter en urgence sa stratégie de dépistage.

Dès le 7 janvier, la direction générale de la santé (DGS) appelait à « prioriser » l’accès aux tests PCR et antigéniques aux personnes symptomatiques, aux contacts à risque et aux malades ayant un autotest positif. Deux jours plus tard, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, annonçait la livraison de 10 millions d’autotests dans les pharmacies, en plus des 6 millions déjà en stock, afin d’inciter les Français à les utiliser en première intention en cas de doute, et pour tester leurs enfants lorsqu’un cas positif est détecté dans leur classe. Un virage qui pourrait être le prélude à une réflexion plus large sur l’évolution du « tester-alerter-protéger » en vigueur.

Jusqu’où alléger le dépistage ?

Le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge, a mis en garde mardi : « A ce rythme, (…) plus de 50 % de la population de la région sera infectée par Omicron dans les six à huit prochaines semaines ». Cette proportion est issue d’une modélisation du centre de recherche statistique Institute for Health Metrics and Evaluation, dont le directeur, Christopher J.L. Murray, estime qu’« il y a peu de chances de parvenir à contrôler les contaminations, si bien que tester les personnes asymptomatiques n’est peut-être pas utile ».

Dans un point hebdomadaire, le 8 janvier, il assure que « de nombreux gouvernements vont devoir envisager d’arrêter les tests sur les asymptomatiques et réviser les protocoles pour les travailleurs essentiels, et notamment le moment où les symptomatiques dont le test est positif peuvent retourner au travail ». Le débat a notamment été lancé en Espagne par le chef du gouvernement, afin de considérer le Covid-19 comme une maladie endémique.

Si le gouvernement français ne semble pas encore prêt à franchir le pas, la question doit rester ouverte, selon Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail permanent Covid-19 au Haut Conseil de la santé publique (HCSP) et l’un des principaux auteurs de l’avis sur lequel s’est fondé l’exécutif pour édicter les nouvelles règles. « Si l’épidémie s’aggrave et qu’on se retrouve dans une situation où on n’aurait plus les moyens de tester la population, où il y aurait trop de gens en isolement, de nouveaux protocoles vont s’imposer d’eux-mêmes », anticipe l’expert. C’est déjà en partie le cas en Israël, où les tests PCR sont désormais réservés aux plus de 60 ans et aux personnes fragiles et immunodéprimées. Les autotests sont, eux, devenus la norme chez les moins de 60 ans.

...

https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/14/omicron-bouscule-la-strategie-de-depistage_6109442_3244.html

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@Kelkin

Citation

C'est pas parce qu'un individu est arrivé à un haut niveau qu'il mérite d'y rester pour toujours. Les exemples de gens qui furent très compétents dans leur domaines et puis qui, en vieillissant, devinrent très mauvais, il y en a tout plein.  Tiens, dans le même domaine de la médecine, on peut citer Luc Montagnier ou Jacques Benveniste, par exemple. Tout deux éminents chercheurs aux carrières brillantes avant de malheureusement se discréditer en sombrant ensuite dans le n'importe quoi le plus total.

Oui mais peut-être ont-ils les qualités de leurs défauts. C'est peut-être grâce à leur capacité de ne pas écouter ce qu'on leur dit, et de n'en faire qu'à leur tête qu'ils ont pu remettre en question les paradigmes acceptés et s'aventurer dans des domaines jusqu'alors inexplorés.

28 décembre 2019

Je suis en train de lire la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson. Je me demande si ce passage ne serait pas, en première approximation, une description du rapport de Trump avec la post-vérité  (J-C Lattès p.148) :

D'une certaine manière, parler de distorsion de la réalité était une façon pudique de dire que Jobs mentait. Mais il s'agissait d'une forme plus complexe de dissimulation : il affirmait des assertions, au regard d'un fait historique ou de la paternité d'une idée lancée par quelqu'un au cours d'une réunion - sans qu'à aucun moment la vérité n'entre en ligne de compte. Il voulait défier la réalité, pas seulement pour les autres, mais aussi pour lui-même, « Il pouvait se leurrer lui-même, raconte Bill Atkinson. S'il parvenait à duper les gens, à les faire adhérer à sa vision, c'est parce qu'il l'avait faite sienne, parce qu'il était le premier à y croire ».

p.285 : « J'ai été élevé chez les baptistes dans le sud, relate Alvy Ray Smith, et je retrouvais ces sermons enflammés avec des prêtres charismatiques mais corrompus. Steve avait cette force : le pouvoir de l'orateur, et les mots qu'il fallait pour capter son auditoire ».

Autres détails ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Champ_de_distorsion_de_la_réalité

 

 

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(EDIT: message de prudence à ceux qui suggèrent de se laisser contaminer par le variant Omicron, censé être moins grave, pour augmenter l'immunité)

A côté du matraquage sur les effets secondaires des vaccins (rarement graves),
les études sur les effets secondaires du covid sont beaucoup moins mises en avant (je parle en dehors du taux de mortalité, et du covid long lui totalement invisible des articles ...)

En voilà une, portant sur les séquelles de 450 malades covid légers de 45 à 75 ans (variant non spécifié, sans doute alpha / delta)

https://www.lindependant.fr/2022/01/14/cerveau-coeur-poumons-reins-quelles-sont-les-sequelles-dun-covid-leger-tel-quomicron-10045676.php

 

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/meme-en-cas-de-symptomes-legers-le-covid-19-laisse-des-sequelles-internes_160630

doc scientifique brut preprint

https://academic.oup.com/eurheartj/advance-article/doi/10.1093/eurheartj/ehab914/6499078

En résumé, y a des séquelles détectables sur la plupart des organes, notamment des dégâts sur le coeur (précurseur de myocardite?), et des signes précurseurs de thrombose (x2 ou x3 plus fréquents que sur le groupe témoin).
Note : cet échantillon n'est pas équilibré, car a fait appel à des volontaires.
Note 2 : information peu connue des sceptiques : les malades du covid ont un risque de thrombose ou de myocardite > x10 même par rapport aux vaccinés ...
https://www.liberation.fr/societe/sante/thrombose-avc-beaucoup-plus-de-risques-a-cause-du-covid-quavec-le-vaccin-20210827_PZVUDUMKOZF6LLCBNIED6U77CA/

A rajouter aux études précédentes montrant des atteintes cérébrales même pour les cas sans symptômes (réduction de la matière grise, et lésion type Alzheimer ...)
https://www.medisite.fr/coronavirus-les-malades-de-la-covid-19-perdent-en-matiere-grise.5620002.806703.html


Poke @jean-françois, à propos du rapport risque - bénéfice de la vaccination , sur les enfants :
Pour avoir tous les éléments pour décider sans biais
S'ils ne sont pas vaccinés, ajouter dans la colonne risque:

------------------

Article en spoiler

Révélation

Cerveau, cœur, poumons, reins… Quelles sont les séquelles d’un Covid léger tel qu’Omicron?

Un Covid même léger n'est pas sans conséquence sur les organes vitaux. Pixabay

Coronavirus, Sciences et techniques, Santé

Publié le 14/01/2022 à 11:06 , mis à jour à 11:35

Des séquelles à long terme peuvent survenir après une infection par le Sras-CoV-2. Une étude allemande s’est concentrée sur les patients qui avaient fait un Covid léger. Sujet éclairant à l’heure où Omicron, variant moins agressif, balaye tous les autres.

C’est sans doute l’étude la plus exhaustive sur le sujet qu’a publié, il y a une semaine, une équipe de chercheurs sur la santé des habitants de la ville de Hambourg (Allemagne).

C’est pour son focus sur les fonctions spécifiques des organes d’individus après une infection légère à modérée par le SRAS-CoV-2 par rapport aux témoins de la population générale que l’étude est particulièrement intéressante.

Ainsi 443 personnes, âgées de 45 à 74 ans, ont été suivies dix mois après leur infection au Sras-CoV-2 avec une infection légère ou modérée. Tous les sujets pour lesquels l’infection a nécessité une hospitalisation ont été exclus de l’étude.

Séquelles aux poumons, cœur, reins...

Pour comparer leurs résultats, les chercheurs ont constitué un groupe témoin de 1.328 individus suivis depuis longtemps (même avant le Covid). Ils ont alors évalué, pour chaque groupe, l'état pulmonaire, cardiaque, vasculaire, rénal et neurologique.
Ainsi, ils ont pu mesurer l’impact du Covid “léger” sur le corps humain et leurs résultats sont assez édifiants comme le résume Science et Avenir.

- Poumons : réduction d’environ 3% du volume pulmonaire et légère augmentation de la résistance des voies respiratoires.
- Cœur : diminution moyenne de la force de pompage de 1 à 2% (et donc nette augmentation des risques); augmentation de 14% du taux de troponine (protéine qui sert à réguler la contraction cardiaque), et de 41% du peptide natriurétique NT-proBNP, dont l'élévation peut être le signe d'une insuffisance cardiaque ou d'autres pathologies.
- Reins : diminution de la fonction rénale d’environ 2%.
- Système cardiovasculaire : signes d’antécédents de thrombose veineuse deux à trois fois plus fréquents que dans le groupe témoin.
- Cerveau : aucune détérioration n’a été observée dans la structure ni dans les performances cognitives.
- Qualité de vie (dépression, anxiété, symptômes somatiques) : aucune différence significative entre le groupe de patients Covid et le groupe témoin.

L'importance d'un suivi post-Covid

En conclusion, les auteurs évoquent des dégâts mineurs mais non négligeables. “Les sujets se sont apparemment remis d'une infection légère à modérée par le SRAS-CoV-2” mais ils “présentent des signes d'affection multi-organes liée à la fonction pulmonaire, cardiaque, thrombotique et rénale sans signe de lésion cérébrale structurelle, d'altération neurocognitive ou de qualité de vie”.
Et les auteurs d’appeler les services de santé à réaliser un suivi post-Covid pour tous les plus de 45 ans. “Un dépistage systématique de la fonction multi-organes, même après une infection légère à modérée par le SRAS-CoV-2 permettra d’identifier les personnes à risque et d’initier des thérapies préventives appropriées.”

Et Omicron là-dedans?

Très éclairante, cette étude permet d’évaluer les conséquences d’un Covid même léger comme semble l’être le variant Omicron. Son extraordinaire transmissibilité devrait ainsi être un signal. Ce Covid touchera beaucoup plus de sujets et provoquera, mécaniquement, plus de séquelles. Dire qu’un variant est plus doux friserait alors à l’hérésie comme le martèle le docteur Katherine J. Wu. “Le Covid-19 n'a pas besoin d'être grave sur le plan médical pour faire des ravages.”

Reste une limite à cette étude: l’âge des sujets suivis (45 à 74 ans). Autant dire qu’on ne connaît toujours pas les conséquences d’une évolution légère ou modérée de Covid-19 chez les enfants, les adolescents et les

adultes de moins de 45 ans.

Edited by rogue0
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Nouvelle étude The twin-beginnings of COVID-19 in Asia and Europe – One prevails quickly

https://academic.oup.com/nsr/advance-article/doi/10.1093/nsr/nwab223/6459751

Citation

Abstract

In the spread of SARS-CoV-2, there have been multiple waves of replacement between strains, each of which having a distinct set of mutations. The first wave is a group of 4 mutations (C241T, C3037T, C14408T, and A23403G [this being the amino acid change D614G]; all designated 0 to 1 below). This DG (D614G) group, fixed at the start of the pandemic, is the foundation of all subsequent waves of strains. Curiously, the DG group is absent in early Asian samples but present (and likely common) in Europe from the beginning. European data show that the high fitness of DG1111 requires the synergistic effect of all four mutations. However, the European strains would have no time to evolve the 4 DG mutations (0 to 1), had they come directly from the early Asian DG0000 strain. Very likely, the European DG1111 strain had acquired the highly adaptive DG mutations in the pre-pandemic Europe and had been spreading in parallel with the Asian strains. Two recent reports further support this twin-beginning interpretation. There was a period of two-way spread between Asia and Europe but, by May of 2020, the European strains had supplanted the Asian strains globally. This large-scale replacement of one set of mutations for another has since been replayed many times as COVID-19 progresses.

Henri K.

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Je précise les auteurs de l'article ci-dessus et la revue : National Sciences Review

Citation

Yongsen Ruan, Haijun Wen, Mei Hou, Ziwen He, Xuemei Lu, Yongbiao Xue, Xionglei He, Ya-Ping Zhang, Chung-I Wu

National Science Review, nwab223, https://doi.org/10.1093/nsr/nwab223

Revue sur les Sciences en Chine avec un impact factor de 17 environ qui le place au niveau d'une revue internationale de sous-specialité médicale, tout cela malgré le côté hypergeneraliste de la revue.

Citation

National Science Review is a peer-reviewed journal aimed at reporting cutting-edge developments across science and technology in China and around the world. The journal covers all areas of the natural sciences, including physics and mathematics, chemistry, life sciences, earth sciences, materials sciences, and information sciences.

Pour comparaison le top-moumout est 90.

https://impactfactorforjournal.com/jcr-2021/

Comment dire... j'ai quelques réticences sur le caractère objectif de cet article ...:rolleyes:

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Ca ne va pas plaire

Une autre vidéo par son fils, il y a quelques semaines, assez aligné avec ce que j'ai entendu de mes collègues en Chine. Ce qu'il dit à partir de la 7ème minute est également ce que je pense, mais pas uniquement de maintenant :

Henri K.

Edited by Henri K.
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