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La technologie contre la démocratie ?


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3 hours ago, MIC_A said:

Quand cette génération a à son tour des enfants, que peut-elle transmettre ?

La "bonne nouvelle" c'est que généralement, elle ne souhaite pas à avoir d'enfant... elle a une vision du futur très peu attractive... et n'envisage pas de faire subir ça à ses gosses. Il suffit de regarder la quantité de gens qui s'étiquette eux même childfree ... pour tout un tas de raison.

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il y a 12 minutes, g4lly a dit :

C'est "normal" chez l'enfant ... mais l'éduction est sensé alors les confronter au réel et les transformer en adulte ... qui sont sensé abandonner ce caractère. A l'époque la sélection naturelle faisait le reste ... un adulte non fonctionnel ne vivait pas bien longtemps.

Aujourd'hui se comportement se prolonge de plus en plus ...

... il suffit de voir dans l’éducation. Des enfants qui pensent qu'on peut savoir sans apprendre. C'est typique de l'incapacité du deuil de la toute puissance ... quand tu te retrouve confronter à ça en fac de médecine, face à des gamins qui refusent tout apprentissage "par cœur" ... tu tombes de haut concernant leurs fonctions exécutive notamment leur flexibilité cognitive, et leur mémoire de travail.

Et tu trouve des promos entière t'expliquant qu'en clinique auprès du lit du malade ... il vont sortir leur tablette pianoter sur Google ... pour que chatGPT leur donne la posologie idéal à prescrire au patient. En gros des promos entière de futur médecin qui n'ont absolument rien compris à la clinique. Et on parle plus vraiment de gamins de mais d'adulte de 20 ans et plus ... patiemment sélectionné par l'EN puis par concours.

Et comme le drame c'est qu'en général après l'adolescence les gens ne change plus vraiment ... ils risquent de traîner ces traits de comportement toute leur vie.

Socrate ne parle pas des mêmes enfants que toi.

L'enfant, jusqu'à très récemment (en fait l'époque contemporaine), n'existe pas. Il est considéré comme un individu en devenir, mais pas comme une personne.

A l'époque de Socrate, on désigne par le mot "enfant" les jeunes, à savoir les jeunes adultes vivant encore sous le toit de leur père et encore soumis à sa loi (ce qu'ils seront toute leur vie jusqu'à la mort de celui-ci). De même, lorsque Platon parle de fils (ou Socrate, parce que ce dernier n'a rien écrit et Platon se sert souvent de sa figure pour mettre ses propres idées dans sa bouche), il ne parle pas d'enfants, mais de jeunes hommes. 

https://www.plato-dialogues.org/fr/faq/faq003.htm

Grosso merdo, un enfant au sens moderne du terme n'existe pas aux yeux des civilisations antiques, il est confiné au quartier des femmes jusqu'à un âge variable (entre 7 et 11 ans, souvent) où il est récupéré par son père et où il apprend à être un homme, jusqu'à un âge situé entre 16 et 22 ans où il est désormais considéré comme adulte mais encore jeune et enfant.

C'est une chose qui est restée longtemps dans les civilisations occidentales : un jeune ou un enfant, c'était souvent un célibataire, sans aucun rapport avec l'âge de l'intéressé. Un des cas les plus connus est celui de Guillaume le Maréchal, comte de Pembroke, qui était encore considéré comme jeune à 40 ans car célibataire non marié (il se mariera pour la première fois à 43 ans).

L'enfant pouvait être aussi simplement un homme sans possession : au Moyen-Age comme dans l'Antiquité, il n'y avait pas grande différence entre les deux étant donné qu'un homme sans richesses n'était pas considéré comme un adulte plein. La "Croisade des Enfants" fut le fait de paysans pauvres, pas d'adolescents boutonneux de 14 ans.

Edited by Heorl
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19 minutes ago, Heorl said:

A l'époque de Socrate, on désigne par le mot "enfant" les jeunes, à savoir les jeunes adultes vivant encore sous le toit de leur père et encore soumis à sa loi (ce qu'ils seront toute leur vie jusqu'à la mort de celui-ci). De même, lorsque Platon parle de fils (ou Socrate, parce que ce dernier n'a rien écrit et Platon se sert souvent de sa figure pour mettre ses propres idées dans sa bouche), il ne parle pas d'enfants, mais de jeunes hommes.

C'est quoi un jeune homme vivant chez ses parents dans une société ou tu es sensé quitter le foyer tot?! Dans le tous les cas dans la philosophie platonicienne c'est l’être inachevé avant l'adulte ... qu'il ait 10 ans ou 20 ans.

Le probleme étant qu'en neuro-psy ont considère achevé la plupart des humains entre 20 et 25 ans ... résultat si tu es encore un enfant - donc inachevé - à 25 ans ... tu risques fortement de l’être - inachevé - tout le reste de ton existence.

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Il y a 1 heure, g4lly a dit :

C'est "normal" chez l'enfant ... mais l'éduction est sensé alors les confronter au réel et les transformer en adulte ... qui sont sensé abandonner ce caractère. A l'époque la sélection naturelle faisait le reste ... un adulte non fonctionnel ne vivait pas bien longtemps.

Aujourd'hui se comportement se prolonge de plus en plus ...

... il suffit de voir dans l’éducation. Des enfants qui pensent qu'on peut savoir sans apprendre. C'est typique de l'incapacité du deuil de la toute puissance ... quand tu te retrouve confronter à ça en fac de médecine, face à des gamins qui refusent tout apprentissage "par cœur" ... tu tombes de haut concernant leurs fonctions exécutive notamment leur flexibilité cognitive, et leur mémoire de travail.

Et tu trouve des promos entière t'expliquant qu'en clinique auprès du lit du malade ... il vont sortir leur tablette pianoter sur Google ... pour que chatGPT leur donne la posologie idéal à prescrire au patient. En gros des promos entière de futur médecin qui n'ont absolument rien compris à la clinique. Et on parle plus vraiment de gamins de mais d'adulte de 20 ans et plus ... patiemment sélectionné par l'EN puis par concours.

Et comme le drame c'est qu'en général après l'adolescence les gens ne change plus vraiment ... ils risquent de traîner ces traits de comportement toute leur vie.

A nuancer largement pour plusieurs raison.

D'abord les difficultés arrivent. L'explosion du nombre de gens dépendant de l'aide alimentaire en est le meilleur témoin or les comportements les plus "inadaptés" ne survivront pas longtemps face à ce genre de difficultés. Ensuite la dépendance à la technologie n'a pas que des inconvénients elle se manifeste aussi par une utilisation souple et imaginative. Ensuite quand les "jeunes" réfléchissent aux problèmes que posent l'organisation sociale actuelle on voit très vite poindre des critiques et des réflexions qui visent les points que tu soulèves. Autrement dit si nos bureaucrates lobotomisés sont mis hors d'état de nuire il me parait probable que des solutions serait très vite trouvés et mis en place. Les obstacles à un retour d'humanité et à une gestion non purement comptable sont pas dans les choix de la jeunesse mais bien dans ceux des boomers.

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2 mars 2023. Asma Mhalla :

14:52 Pour faire rebond sur la question de la technosurveillance, il ne faudrait pas que, par ces outils-là, par cette technologie qui est par nature duale, voire même omni-usage, qu'elle devienne en réalité un outil de coercition, qui nous fasse converger vers les modèles [Chine, Russie] qu'on critique.

18:28 [Sam Altman, le patron d'OpenAI] pense que ça [l'IA générale] va casser le capitalisme, qu'il va falloir penser le post-capitalisme, quand il n'y aura plus de travail pour tout le monde.

24:40 Récemment l'Union Européenne a ouvert un bureau de représentation à San Francisco dédié à la Silicon Valley, aux Start Ups et aux Big Tech. Traditionnellement, la diplomatie c'était bien entre deux États Nations ?

25:22 Ils sont une extension de la puissance américaine. Sam Altman a dit qu'il ne rechignerait absolument pas du tout à travailler avec le Pentagone.

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26 minutes ago, nemo said:

A nuancer largement pour plusieurs raison.

D'abord les difficultés arrivent. L'explosion du nombre de gens dépendant de l'aide alimentaire en est le meilleur témoin or les comportements les plus "inadaptés" ne survivront pas longtemps face à ce genre de difficultés. Ensuite la dépendance à la technologie n'a pas que des inconvénients elle se manifeste aussi par une utilisation souple et imaginative. Ensuite quand les "jeunes" réfléchissent aux problèmes que posent l'organisation sociale actuelle on voit très vite poindre des critiques et des réflexions qui visent les points que tu soulèves. Autrement dit si nos bureaucrates lobotomisés sont mis hors d'état de nuire il me parait probable que des solutions serait très vite trouvés et mis en place. Les obstacles à un retour d'humanité et à une gestion non purement comptable sont pas dans les choix de la jeunesse mais bien dans ceux des boomers.

On ne doit pas fréquenter les même "jeunes" ...

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il y a une heure, nemo a dit :

A nuancer largement pour plusieurs raison.

D'abord les difficultés arrivent. L'explosion du nombre de gens dépendant de l'aide alimentaire en est le meilleur témoin or les comportements les plus "inadaptés" ne survivront pas longtemps face à ce genre de difficultés. Ensuite la dépendance à la technologie n'a pas que des inconvénients elle se manifeste aussi par une utilisation souple et imaginative. Ensuite quand les "jeunes" réfléchissent aux problèmes que posent l'organisation sociale actuelle on voit très vite poindre des critiques et des réflexions qui visent les points que tu soulèves. Autrement dit si nos bureaucrates lobotomisés sont mis hors d'état de nuire il me parait probable que des solutions serait très vite trouvés et mis en place. Les obstacles à un retour d'humanité et à une gestion non purement comptable sont pas dans les choix de la jeunesse mais bien dans ceux des boomers.

Je suis d'accord avec G4lly. Viens voir dans mon collège la capacité d'adaptation des jeunes face à la technologie défaillante, tu seras désagréablement surpris.

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J'ai dis que c'était à nuancer pas que c'était complétement faux.

il y a une heure, g4lly a dit :

Le pire c'est qu'il ne sont même pas adapté à la numérisation ils se comporte comme de vulgaire consommateur primaire ... comme l'automobiliste qui n'a jamais ne serait -ceque lu le manuel de sa bagnole et qui doit appeler l'assistance pour changer un roue ...

... et les génération qui ont été abreuvé à "l'app" c'est pire encore, il n'ont aucune idée de ce qu'est une systeme d'exploitation, un environnement ... ni de compression des flux dans un ordinateur, rien que la structure de fichier leur est étrangere, je ne parle meme pas de l'usage des outils de bureautique ... ils sont persuadé que le seul usage du bidule c'est en lui parlant et en laissant google s'occuper du reste.

Ils sont en plein dans l'économie de la paresse.

ça aussi c'est beaucoup à relativiser : pour continuer avec ton exemple combien de personne était capable de réparer une voiture il y a 40 ans? je serais pas surpris que les proportions soient très comparable avec ceux ayant des compétences techniques "adéquate" en info.  

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14 février 2023 - Laurence Devillers

04:11 Et là, il faut faire très attention : pour l'instant en fait, GPT3, qui parle notre langue, parle en fait avec 50% de connaissances en anglais. On risque d'arriver, si on n'est pas conscients, nous, qu'il faut en faire un en Europe, sur des connaissance, sur notre culture, sur nos opinions, qui serait de la même taille, on risque en fait d'être submergés par des générations de syntaxe juste, mais avec un contenu sémantique qui vient soit de l'Asie, soit des États-Unis. Donc il y a une guerre, en ce moment.

06:35 J'étais dans le laboratoire où l'on travaillait sur le Google français. On ne peut pas dire que c'est lié à la recherche. [On n'a pas réussi] parce que l'industrie ne s'est pas mobilisée, les banques en Europe ne savent pas risquer sur ces sujets. C'est un problème d'argent mis sur la table.

07:09 OpenAI qui a réalisé cet exploit avait peut-être un milliard de dollars. Derrière ça va être l'optimisation, l'agrégation de plus de données, et je pense qu'il faut absolument monter dans ce train, parce que c'est pas terminé, tout ça. Ça va continuer.  La trajectoire, elle est vers un infini de mots et de concaténations qui font la syntaxe correctement et qui petit à petit vont agréger des idées, derrière. Donc il est évident qu'on a tout intérêt à y aller et qu'on peut le faire, que financièrement c'est possible, et qu'on a de grands leaders en Europe pour le faire.

08:23 Il est urgent qu'on comprenne qu'il faut absolument réglementer, comprendre ce que sont les notions d'éthique, mais en même temps créer et innover très très fortement en Europe.

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Pour ma part, la technologie ne s'oppose pas à la démocratie. C'est l'usage de celle ci qui s'oppose à la démocratie.

La génération actuelle est le fruit de la politique sur plusieurs dizaines d'années. Maintenant, il n'y a plus de sens critique vu que tout est fait comme Apple le voulait, des consommateurs idiots.

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42 minutes ago, Tyrex said:

Pour ma part, la technologie ne s'oppose pas à la démocratie. C'est l'usage de celle ci qui s'oppose à la démocratie.

A partir du moment ou la technologie en question à pour objectif d'éliminer l'homme de la boucle de la plupart des processus de décision ...

... c'est juste la suite de l'abandon du gouvernent des hommes ... au profit de la gouvernance par les nombres ... demain ces même nombres ne seront juste plus compilés par des hommes qui définissaient arbitrairement des indicateurs et des corrections ... mais par des automates - programmé par quelques hommes, les plus "puissants" au sens de la maitrise de l'information - qui produiront eux même les indicateurs et les corrections à appliquer.

La démocratie c'était avant tout une organisation politique ou les hommes décidaient de l'avenir de la collectivité ... aujourd'hui on s'en est déjà passablement éloigné avec la gouvernance par les nombres ... ou on te jette trois indicateur au visage pour t'expliquer à chaque fois qu'il n'y a pas d'alternative.

---

Le principe de base en psychologie c'est que si l'homme peut, l'homme fini par faire ...

... Pour éviter qu'il fasse le plus simple c'est d'éviter qu'il puisse, et donc de ne pas produire, ou de mettre sous cloche la techno en question, c'est ce qu'on fait dans le nucléaire par exemple.

Mais en pratique si tu ne met pas en place un contrôle aussi drastique que la prolifération nucléaire ... la technologie atterrira forcément rapidement aussi dans de "mauvaise" mais c'est inéluctable.

Ici même si tu souhaitais "contrôler" sévèrement les usages des "technologie du contrôle" ... c'est tout de suite le serpents qui se mort la queue ... puisque tu vas devoir employer ces même "technologie de contrôle" ... que tu ne contrôle déjà plus, puisqu'elle ne sont l'apanage que de quelques états et des "capitalistes du contrôle" qu'ils contrôlent.

---

On aura le même problème avec les transhumanisme ... à partir du moment ou tu peux tu fais ... et rapidement on va voir des transformations sauvage bien au delà de changer de "sexe" à l'envie en s'autointoxiquant aux hormones.

Un des exemples à ce sujet c'est la FIV ... Testard en 1980 qui invente la FIV ... certes ça prend du temps à être "dévoyé" - c'est impropre parce que la technologie elle même n'a pas de volonté propre - mais c'est cette technologie qui permet aujourd'hui et demain de faire naitre un bébé dans plus ou moins n'importe qu'elle condition biologique - y compris du patrimoine de deux père, voir même du patrimoine d'un seul même père, ou tout autre arrangement, géniteurs et "porteur" -, et qui permet ainsi des bouleversement sans précédent de la famille de la filiation, et par la de la structure de la société au niveau supérieure jusqu'à l'état lui même.

Ici sans la FIV ... tout cela serait resté un impensé ...

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Il y a 6 heures, collectionneur a dit :

Pour la fécondation in vitro, le meilleur des mondes date de 1931...

Très bonne référence également concernant l'administration de substances psychotropes aux populations pour les "calmer".

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Il y a 7 heures, Tyrex a dit :

Pour ma part, la technologie ne s'oppose pas à la démocratie. C'est l'usage de celle ci qui s'oppose à la démocratie.

La génération actuelle est le fruit de la politique sur plusieurs dizaines d'années. Maintenant, il n'y a plus de sens critique vu que tout est fait comme Apple le voulait, des consommateurs idiots.

De manière générale, ce que tu dis est vrai. Le problème auquel nous sommes confrontés est qu'apparemment, les technologies numériques auxquelles nous sommes confrontées ne marchent - jusqu'à preuve du contraire - que sous la forme de monopoles. Ou bien c'est ce qu'on nous fait croire ?

Une sous-question qu'on se pose alors, c'est : "est-ce que les monopoles s'opposent à la démocratie" ?

La question s'est posée aux États-Unis durant la période du Gilded Age et des Barons Voleurs, aboutissant à la législation antitrust, augurant ce qu'on a appelé l'ère progressiste (progressive era) :

https://en.wikipedia.org/wiki/History_of_United_States_antitrust_law

À la fin du XIXe siècle, des centaines de petits chemins de fer à voie courte ont été rachetés et regroupés en systèmes géants. Des lois et des politiques distinctes sont apparues pour les chemins de fer et les entreprises financières telles que les banques et les compagnies d'assurance. Les partisans d'une législation antitrust stricte font valoir que, pour que l'économie américaine soit prospère, il faut que la concurrence soit libre et que chaque Américain ait la possibilité de créer sa propre entreprise. Comme l'a dit le sénateur John Sherman, "si nous ne tolérons pas un roi en tant que pouvoir politique, nous ne devrions pas tolérer un roi pour la production, le transport et la vente des produits de première nécessité". En 1890, le Congrès a adopté à la quasi-unanimité la loi antitrust Sherman, qui reste au cœur de la politique antitrust. Cette loi rend illégale toute tentative de restreindre le commerce ou de former un monopole. Elle donne au ministère de la justice le mandat de saisir les tribunaux fédéraux pour obtenir des ordonnances visant à mettre fin à un comportement illégal ou à imposer des mesures correctives.

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https://www.theguardian.com/film/2023/mar/23/ai-change-hollywood-film-industry-concern

Olcun Tan, un superviseur d'effets visuels d'origine allemande installé à Los Angeles, explique : "Dans le domaine de la robotique, dans les années 80 et 90, toute l'industrie automobile a été bouleversée et Detroit a subi des conséquences très négatives : la ville entière s'est transformée en ville fantôme. C'est ce qui se passe aujourd'hui avec la classe moyenne grâce à l'IA.

"Beaucoup de gens n'en sont même pas conscients. Je me demande parfois si les réductions d'effectifs que l'on observe chez Microsoft ou Google ne sont pas également motivées par le fait que l'on n'a pas besoin de trois personnes, mais d'une personne qui, avec l'aide de l'IA, peut accomplir la charge de travail de trois personnes. Dans le contexte de la production cinématographique, il faudra beaucoup moins de personnes pour faire le travail qu'il n'en fallait à l'origine.

"Cela réduit les perspectives pour les personnes qui entrent sur le marché du travail en tant qu'assistant ou en tant que personne effectuant des recherches pour démarrer leur carrière. Si l'IA fait un meilleur travail, comment les gens peuvent-ils commencer à entrer dans une industrie pour apprendre à partir de la base, afin d'évoluer vers une position d'expertise à terme ?

L'IA est déjà comparée à la révolution agricole, à la révolution industrielle et à la révolution de l'internet. Elle évolue rapidement et prend de la vitesse. Les effets les plus profonds pour Hollywood et ailleurs n'ont probablement pas encore été imaginés.

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Il y a 3 heures, Wallaby a dit :

https://www.theguardian.com/film/2023/mar/23/ai-change-hollywood-film-industry-concern

Olcun Tan, un superviseur d'effets visuels d'origine allemande installé à Los Angeles, explique : "Dans le domaine de la robotique, dans les années 80 et 90, toute l'industrie automobile a été bouleversée et Detroit a subi des conséquences très négatives : la ville entière s'est transformée en ville fantôme. C'est ce qui se passe aujourd'hui avec la classe moyenne grâce à l'IA.

"Beaucoup de gens n'en sont même pas conscients. Je me demande parfois si les réductions d'effectifs que l'on observe chez Microsoft ou Google ne sont pas également motivées par le fait que l'on n'a pas besoin de trois personnes, mais d'une personne qui, avec l'aide de l'IA, peut accomplir la charge de travail de trois personnes. Dans le contexte de la production cinématographique, il faudra beaucoup moins de personnes pour faire le travail qu'il n'en fallait à l'origine.

"Cela réduit les perspectives pour les personnes qui entrent sur le marché du travail en tant qu'assistant ou en tant que personne effectuant des recherches pour démarrer leur carrière. Si l'IA fait un meilleur travail, comment les gens peuvent-ils commencer à entrer dans une industrie pour apprendre à partir de la base, afin d'évoluer vers une position d'expertise à terme ?

L'IA est déjà comparée à la révolution agricole, à la révolution industrielle et à la révolution de l'internet. Elle évolue rapidement et prend de la vitesse. Les effets les plus profonds pour Hollywood et ailleurs n'ont probablement pas encore été imaginés.

C'est le fondement de toute révolution industrielle, cela n'a rien de nouveau.

Ce qui doit être mis en avant est l'homme et non pas l'argent. Ce qui est souvent courant.

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6 hours ago, Tyrex said:

C'est le fondement de toute révolution industrielle, cela n'a rien de nouveau. Ce qui doit être mis en avant est l'homme et non pas l'argent. Ce qui est souvent courant.

Ton discours à peu de sens à vrai dire ... si l'homme devient dispensable en tant qu'acteur de production ... mais ne devient plus qu'une matière première à "vendre" ... c'est Matrix ... pas n'importe qu'elle "révolution".

C'est le principe des "intelligences artificielles" apprenantes, dont l'objectif est justement d'imiter essentiellement l'homme ... elles se nourrissent de l'homme, du moins son comportement, sans jamais être rassasié, elles n'en ont besoin que comme intrant ... à la manière du pétrole pour l'industrie du plastique.

Normalement à terme l'automate pourrait dépasser le stade de l'imitation par apprentissage laborieux pour produire une sorte de conscience exécutive permettant de la substituer purement et simplement à l'homme dans la plupart de ses fonctions évoluées.

A ce moment la l'homme devient quasi complétement dispensable dans le modèle de production ...

... c'est d'ailleurs le rêve de certain ... des usines entierement robotisé - idéal Tesla - ... produisant elle même des automatisme - la voiture complétement autonome - ... pour servir quelques usagers capable de générer encore assez de richesses pour s'offrir ces usages. Si demain l'usine en question est imaginer par un automate ... et l'automate produit aussi ... à quoi tu sers? De singe dans un zoo humain?

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il y a 7 minutes, g4lly a dit :

Ton discours à peu de sens à vrai dire ... si l'homme devient dispensable en tant qu'acteur de production ... mais ne devient plus qu'une matière première à "vendre" ... c'est Matrix ... pas n'importe qu'elle "révolution".

L'inquiétude pour l'IA rejoint celle des ordinateurs puis celle du taylorisme etc... c'est normal que les métiers changent mais ce qui devient aberrant. L'homme est devenue un kleenex alors que c'est une ressource précieuse qui demander de à s'épanouir. 

Certes cela n'est pas nouveau mais l'espoir fait vivre.

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30 minutes ago, Tyrex said:

L'inquiétude pour l'IA rejoint celle des ordinateurs puis celle du taylorisme etc... c'est normal que les métiers changent mais ce qui devient aberrant. L'homme est devenue un kleenex alors que c'est une ressource précieuse qui demander de à s'épanouir. 

Certes cela n'est pas nouveau mais l'espoir fait vivre.

Absolument pas ... c'est toute l'incompréhension qui en découle ... même si aujourd'hui les IA ressemblent au mieux à des chien savant ... il n'y a aucune raison pour que rapidement elles ne fonctionne pas de manière bien plus pertinente.

Toutes les planètes sont alignés pour cela.

  • Puissance de calcul suffisante.
  • Alimentation gratuite en donnée primaire largement suffisante.
  • Société complaisante.

Balayer cette évolution d'un revers de la main est à mon sens une foncière erreur... d'autant plus dans un mode ou les hommes ne gouverne déjà presque plus. Demain la loi c'est l’algorithme, le producteur c'est l'automate ... et toi tu seras le producteur de fumier du systeme.

Il n'y a pas de transfert de ta force de travail possible vers des fonctions notablement plus évoluées que celle développé concernant les "IA" ... en gros tu n'auras rapidement plus grand chose à vendre à part ton âme, mais la plupart le font déjà gracieusement.

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Le pire avec l'IA c'est qu'elle se construit sur du matériel volé. Dans le graphisme c'est particulièrement violent. L'IA apprend à dessiner en mimant le style graphique d'artistes dont les productions sont utilisées sans aucun consentement. Il y a des groupes sur de nombreux réseaux sociaux qui sont organisés dans ce but: nourrir les IA et leur dire où elles se plantent.

Alors certes ça n'est pas encore ça et les rendus sont encore trop ternes pour menacer les vrais artistes, mais ça avance VITE, et à terme des gens sans talent n'auront probablement qu'à faire appel à l'IA pour produire images, musique, films... Chat GPT sait déjà écrire des livres entiers avec quelques instructions!

La seule planche de salut pour les sachants et les vrais pros sera alors de verrouiller l'accès aux fonctions les plus subtiles de l'IA et aux connaissances les plus critiques permettant d'aboutir à un résultat probant. Sauf qu'en attendant ça aura quand même créé un plafond de verre indépassable qui interdira l'acquisition de ces savoirs et compétences-métiers spécifiques "sur le tas" aux débutant(e)s qui n'auront simplement pas la possibilité de produire quoi que ce soit sans que ça soit noyé sous une marée de productions toutes plus absconses les unes que les autres, avec notamment un développement accéléré du plagiat et des sous-versions d'oeuvres afin de les modifier selon le plaisir de chacun, pour le meilleur (expériences interactives novatrices type "l'histoire dont vous êtes le héros") et pour le pire (oeuvres tellement galvaudées qu'il deviendra difficile de faire valoir le poids de l'original par rapport aux innombrables fan-fictions variées).

L'artiste du futur devra être psychologue, sociologue, influenceur, ultra-réactif, et constamment sur la brèche pour faire valoir son talent.

L'art moderne avait déjà en partie tué le game, mais là l'IA risque fort de simplement tuer l'art tout court, notamment parce qu'elle va rendre caduc toute notion d'effort.

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Il y a 8 heures, g4lly a dit :

Ton discours à peu de sens à vrai dire ... si l'homme devient dispensable en tant qu'acteur de production ... mais ne devient plus qu'une matière première à "vendre" ... c'est Matrix ... pas n'importe qu'elle "révolution".

C'est le principe des "intelligences artificielles" apprenantes, dont l'objectif est justement d'imiter essentiellement l'homme ... elles se nourrissent de l'homme, du moins son comportement, sans jamais être rassasié, elles n'en ont besoin que comme intrant ... à la manière du pétrole pour l'industrie du plastique.

Normalement à terme l'automate pourrait dépasser le stade de l'imitation par apprentissage laborieux pour produire une sorte de conscience exécutive permettant de la substituer purement et simplement à l'homme dans la plupart de ses fonctions évoluées.

A ce moment la l'homme devient quasi complétement dispensable dans le modèle de production ...

... c'est d'ailleurs le rêve de certain ... des usines entierement robotisé - idéal Tesla - ... produisant elle même des automatisme - la voiture complétement autonome - ... pour servir quelques usagers capable de générer encore assez de richesses pour s'offrir ces usages. Si demain l'usine en question est imaginer par un automate ... et l'automate produit aussi ... à quoi tu sers? De singe dans un zoo humain?

Mais dans ce monde là il n'y a plus rien à échanger. Quelle valeur aura une quelconque production ? Qui sera capable d'analyser ce qui a de la valeur ou pas ? Quelle valeur à un oeuvre artistique si ce n'est son unicité ? Mais personne pour en comprendre la complexité et la beauté ? Quelle valeur à un travail intellectuel ?

Dans le fond je pose la question de l'argent.

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Il y a 22 heures, g4lly a dit :

Absolument pas ... c'est toute l'incompréhension qui en découle ... même si aujourd'hui les IA ressemblent au mieux à des chien savant ... il n'y a aucune raison pour que rapidement elles ne fonctionne pas de manière bien plus pertinente.

Toutes les planètes sont alignés pour cela.

  • Puissance de calcul suffisante.
  • Alimentation gratuite en donnée primaire largement suffisante.
  • Société complaisante.

Balayer cette évolution d'un revers de la main est à mon sens une foncière erreur... d'autant plus dans un mode ou les hommes ne gouverne déjà presque plus. Demain la loi c'est l’algorithme, le producteur c'est l'automate ... et toi tu seras le producteur de fumier du systeme.

Il n'y a pas de transfert de ta force de travail possible vers des fonctions notablement plus évoluées que celle développé concernant les "IA" ... en gros tu n'auras rapidement plus grand chose à vendre à part ton âme, mais la plupart le font déjà gracieusement.

 

Il y a 15 heures, Patrick a dit :

Le pire avec l'IA c'est qu'elle se construit sur du matériel volé. Dans le graphisme c'est particulièrement violent. L'IA apprend à dessiner en mimant le style graphique d'artistes dont les productions sont utilisées sans aucun consentement. Il y a des groupes sur de nombreux réseaux sociaux qui sont organisés dans ce but: nourrir les IA et leur dire où elles se plantent.

Alors certes ça n'est pas encore ça et les rendus sont encore trop ternes pour menacer les vrais artistes, mais ça avance VITE, et à terme des gens sans talent n'auront probablement qu'à faire appel à l'IA pour produire images, musique, films... Chat GPT sait déjà écrire des livres entiers avec quelques instructions!

La seule planche de salut pour les sachants et les vrais pros sera alors de verrouiller l'accès aux fonctions les plus subtiles de l'IA et aux connaissances les plus critiques permettant d'aboutir à un résultat probant. Sauf qu'en attendant ça aura quand même créé un plafond de verre indépassable qui interdira l'acquisition de ces savoirs et compétences-métiers spécifiques "sur le tas" aux débutant(e)s qui n'auront simplement pas la possibilité de produire quoi que ce soit sans que ça soit noyé sous une marée de productions toutes plus absconses les unes que les autres, avec notamment un développement accéléré du plagiat et des sous-versions d'oeuvres afin de les modifier selon le plaisir de chacun, pour le meilleur (expériences interactives novatrices type "l'histoire dont vous êtes le héros") et pour le pire (oeuvres tellement galvaudées qu'il deviendra difficile de faire valoir le poids de l'original par rapport aux innombrables fan-fictions variées).

L'artiste du futur devra être psychologue, sociologue, influenceur, ultra-réactif, et constamment sur la brèche pour faire valoir son talent.

L'art moderne avait déjà en partie tué le game, mais là l'IA risque fort de simplement tuer l'art tout court, notamment parce qu'elle va rendre caduc toute notion d'effort.

j'ajouterais à tous ça que les critére de qualité vont aussi baisser. Si la société refuse de payer pour maintenir un savoir faire (voire comment les artisanats pointus ont simplement disparus) alors exactement comme on achète du t-shirt qui tienne 3 fois au lavage puis sont bon à jeter il en sera de même pour des gammes de plus en plus varier de production artistique et intellectuelle. La qualité se refugiera dans la marge ou elle ne survivra qu'en vivotant mais avec la contrainte supplémentaire que les gens capable de les financer seront de moins en moins nombreux.

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