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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires


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il y a 5 minutes, Poivre62 a dit :

Visiblement les Uk continuent de foncer vers Kupiansk.; Ils auraient (sources Russes) contourné  Schevchenkowe  sans forcément vouloir la contrôler totalement comme ils l'ont fait avec Balakliya.
Pour l'instant les Russes semblent totalement dépassés. A voir ce que donnera leur réaction quand ils se seront un peu ressaisis.



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C'est à la fois prometteur et risqué. Si ça permet de saisir la ville dans un coup de main, c'est brillant, mais en cas de résistance, même molle, ça implique de combattre avec l'ennemi derrière soi et ses propres lignes beaucoup plus loin. En cas de contre-attaque ça peut être catastrophique. 

 

EDIT : D'ailleurs il semble que Balakliya soit en passe de tomber 

 

Edited by CortoMaltese
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il y a 2 minutes, Mangouste a dit :

A se demander si les Ukrainiens n'engagent pas tous les matériels disponibles.

Ils n'ont pas vraiment le choix. Après les pertes initiales, l'arsenal ukrainien est devenu très hétéroclite, composé de ce qu'ils reçoivent, ce qu'ils capturent, et ce qu'ils improvisent.

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il y a 3 minutes, Kelkin a dit :

Ils n'ont pas vraiment le choix. Après les pertes initiales, l'arsenal ukrainien est devenu très hétéroclite, composé de ce qu'ils reçoivent, ce qu'ils capturent, et ce qu'ils improvisent.

Ce serait le souci. Se lancer à l'offensive sans réserve. Ne pas voir les vab tout de suite aurait pu être rassurant.

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il y a 3 minutes, Mangouste a dit :

Ce serait le souci. Se lancer à l'offensive sans réserve. Ne pas voir les vab tout de suite aurait pu être rassurant.

Enfin on voit les Husky, les YPR... depuis quelques temps déjà...

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Les chiffres rapportés par les recrutements dans les deux prisons me paraissent assez significatifs. A voir ce que ça va donner par la suite.

Autre info intéressante: les entreprises publiques Russes sont de plus en plus sous pression pour fournir des volontaires. Par contre, et pour ce qui concerne le témoignage rapportée, toujours dans des régions périphériques à la capitale. 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/07/moscou-peine-a-regarnir-les-rangs-de-son-armee-decimee-en-ukraine_6140549_3210.html

Citation

La Russie peine à regarnir les rangs de son armée décimée en Ukraine

Le Kremlin multiplie les efforts pour recruter des « volontaires » et ratisse large : repris de justice, employés d’entreprises publiques et même dans les hôpitaux psychiatriques de Saint-Pétersbourg.

Par Emmanuel Grynszpan

Publié aujourd’hui à 12h00, mis à jour à 19h12 

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Un panneau de propagande de l’armée sur lequel est écrit « Gloire aux héros de la Russie », dans une rue de Saint-Pétersbourg, le 20 août 2022. DMITRI LOVETSKY / AP

Le chef d’Etat russe Vladimir Poutine, qui s’efforce depuis six mois de réorganiser l’économie et la société autour de l’effort de guerre en Ukraine, presse ses concitoyens de prendre les armes. Le 5 septembre, pendant un déplacement au Kamtchatka, dans l’Extrême-Orient russe, il a ordonné au gouvernement de garantir aux volontaires engagés dans l’opération militaire spéciale leur emploi précédent. Durant ce déplacement à 7 000 kilomètres du front, le chef d’Etat a aussi déclaré que ces volontaires « se battent mieux que des soldats professionnels ».

Pour glorifier le sacrifice de combattants russes tombés dans le conflit qu’il a déclenché, Vladimir Poutine distribue à certains d’entre eux des médailles. Ces « exemples » ont parfois des destins tortueux. Le 16 août, il a décerné celle du « courage » à un certain Ivan Neparatov, un assassin multirécidiviste condamné à vingt-cinq ans de prison. Le fondateur de l’ONG de défense des droits de l’homme Gulagu.net, Vladimir Ossetchkine, qui a découvert cette information, souligne que le dernier meurtre commis par Neparatov remonte à 2010. L’assassin avait alors lardé sa victime de 88 coups de couteau. Agé de 34 ans au moment de sa mort sur le front du Donbass, Ivan Neparatov n’avait purgé que douze ans de prison avant de se retrouver sur le champ de bataille.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Corée du Nord et Iran pour la Russie, Pakistan pour l’Ukraine : Moscou et Kiev se tournent vers des fournisseurs d’armes inattendus

La présence de repris de justice sur le terrain n’est pas un accident. Vladimir Ossetchkine a recueilli de nombreux témoignages montrant qu’une campagne de recrutement est organisée depuis plusieurs mois dans les prisons russes pour regarnir les rangs des forces russes en Ukraine.

Groupes de mercenaires

Alors que le ministre de la défense, Sergueï Choïgou, clamait, le 2 septembre, que « le système actuel de préparation des cadres de l’armée permet de former une large armée de professionnels hautement qualifiés », la société militaire privée surnommée Wagner visite un par un les lieux de détention du pays pour y dénicher des « cadres », rapporte le site d’information russe The Insider.

Vladimir Ossetchkine signale que la campagne de recrutement bat son plein actuellement dans la région de Rostov, qui jouxte l’Ukraine. Cette nouvelle est confirmée par un site d’informations locales, 161.ru, qui a recueilli les témoignages de détenus ayant assisté aux réunions d’enrôlement et obtenu la confirmation – anonyme – de représentants des structures de sécurité. Le service pénitentiaire russe, en revanche, nie tout recrutement dans les prisons.

Un détenu raconte que, le 30 août à 6 heures du matin, tous les pensionnaires de la prison n° 2 de Rostov ont reçu l’ordre de se mettre en rang pour écouter une proposition de recrutement. On leur a promis des salaires compris entre 100 000 roubles et 300 000 roubles par mois (de 1 600 euros à 5 000 euros). « Le service dure six mois, puis tu es libéré avec un casier vierge. Si tu es tué, ta famille reçoit 5 millions de roubles », raconte un prisonnier au site 161.ru. En recoupant les témoignages, le site estime le nombre de détenus ayant accepté la proposition à environ 400 dans la prison n° 2 et à 600 dans la prison n° 15.

Des séances de recrutement ont été observées également dans trois autres prisons de la région. Les salaires et les primes sont versés sur les comptes bancaires de proches, tout comme les compensations en cas de décès. Les volontaires pour le Donbass sont prévenus : ils formeront les unités d’assaut et combattront en première ligne. Ils garnissent les rangs de groupes de mercenaires et ne sont pas inclus dans les forces armées officielles, ni dans les rangs d’unités appartenant au ministère de la défense.

Besoins énormes en soldats

Les pressions du pouvoir sur les grandes entreprises publiques sont un signe supplémentaire que la campagne de recrutement patine. Le géant d’Etat du transport ferroviaire RZD a reçu l’ordre de fournir « au moins 10 000 volontaires » pour l’invasion de l’Ukraine, affirme le média d’opposition The Insider, qui a obtenu l’information du défenseur des droits de l’homme russe Alexeï Tabalov. Le document a été transmis à M. Tabalov par des représentants de RZD en Sibérie orientale, qui affirment que l’ordre émane de Vladimir Poutine.

La fébrilité des responsables du recrutement aboutit parfois à des situations cocasses. Le journaliste d’investigation Andreï Zakharov a ainsi repéré, début septembre, des annonces de recrutement – effacées depuis – sur les sites Internet de deux hôpitaux psychiatriques de Saint-Pétersbourg. Une ONG d’aide aux sans-abri dans la même ville s’est vu proposer de distribuer des tracts de recrutement auprès de son « public ».

Les besoins en soldats sont énormes : la ligne de front s’étend sur 2 000 kilomètres, l’adversaire ukrainien se défend avec une très grande détermination, équipé d’armes parfois très sophistiquées, précises et de longue portée. Le contingent russe participant directement à l’invasion de l’Ukraine compterait entre 150 000 et 200 000 militaires. En six mois, les pertes russes se chiffrent quelque part entre 25 000 (moyenne des estimations des services de renseignement européens) et 80 000 selon le Pentagone, qui agrège aux morts les blessés dans l’incapacité de reprendre les armes. Mardi, l’état-major ukrainien annonçait que les pertes russes venaient de franchir la barre des 50 000 morts. Moscou a cessé de communiquer sur ses pertes. Officiellement, 1 351 soldats russes sont morts au cours de l’« opération militaire spéciale », selon la phraséologie du Kremlin. Un chiffre divulgué le 25 mars par le ministère de la défense russe, qui n’a plus rien dévoilé par la suite.

 

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il y a 15 minutes, Mangouste a dit :

Ce serait le souci. Se lancer à l'offensive sans réserve. Ne pas voir les vab tout de suite aurait pu être rassurant.

Sait-on finalement combien on en a fourni ? 30 ? 300 ?

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il y a 1 minute, Mangouste a dit :

On n'a pas fait 40 ans d'opérations en taxi.

Je parle de leur rôle en Ukraine, la demande des ukrainiens c'est des APC pour protéger son infanterie, notamment lors des grandes manœuvres.

Les productions nationales et les BTR soviétiques ne semblent pas suffire à absorber la masse de combattants

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il y a 12 minutes, Mangouste a dit :

On n'a pas fait 40 ans d'opérations en taxi.

On avait pas des hélicos, des canons, ou des douzaines d'opérateurs de missiles antichars relativement moderne en face non plus.

C'était surtout du bouseux avec un AK, un IED ou une ceinture d'explosifs, et parfois oui un vieil antichar, et encore. Les deux grosses exceptions c'est l'Irak et la Syrie. Mais au Mali ou en Afgha, souvent l'armement le plus lourd que les djihadistes avaient c'était une mitrailleuse.

Sinon, apparemment Rybar dit n'importe quoi et les Ukrainiens seraient devant Kostromka. 

Edited by Heorl
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il y a 14 minutes, Heorl a dit :

On avait pas des hélicos, des canons, ou des douzaines d'opérateurs de missiles antichars relativement moderne en face non plus.

C'était surtout du bouseux avec un AK, un IED ou une ceinture d'explosifs, et parfois oui un vieil antichar, et encore. Les deux grosses exceptions c'est l'Irak et la Syrie. Mais au Mali ou en Afgha, souvent l'armement le plus lourd que les djihadistes avaient c'était une mitrailleuse.

En Afgha les RPG-7 ne manquaient pas. Ce n'est pas de l'armement lourd, mais vu d'un passager VAB cela ne rassure que peu.

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Il y a 8 heures, Heorl a dit :

On avait pas des hélicos, des canons, ou des douzaines d'opérateurs de missiles antichars relativement moderne en face non plus.

C'était surtout du bouseux avec un AK, un IED ou une ceinture d'explosifs, et parfois oui un vieil antichar, et encore. Les deux grosses exceptions c'est l'Irak et la Syrie. Mais au Mali ou en Afgha, souvent l'armement le plus lourd que les djihadistes avaient c'était une mitrailleuse.

Sinon, apparemment Rybar dit n'importe quoi et les Ukrainiens seraient devant Kostromka. 

Un peu Daguet, quelques années de Bosnie. Quelques prises à partie au Tchad, à Beyrouth ou en Côte d'Ivoire.

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il y a 26 minutes, Banzinou a dit :

Je parle de leur rôle en Ukraine, la demande des ukrainiens c'est des APC pour protéger son infanterie, notamment lors des grandes manœuvres.

Les productions nationales et les BTR soviétiques ne semblent pas suffire à absorber la masse de combattants

Si je comprends ton propos, le vab étant un APC, les Ukrainiens voulaient un véhicule de combat d'infanterie en fait ou un APC chenillé ?

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Un autre article du Washington Post sur les blessés Ukrainiens. Les combats sont durs et l’artillerie Russe cause encore beaucoup de blessures… certaines légères et d’autres plus graves (mutilés etc). Cela dit peu de morts dans l’ensemble mais des unités entières peuvent être décimées par les blessures.

Toujours bon de se rappeler des hommes au milieu de cet enfer.

 

Des soldats ukrainiens blessés révèlent le lourd bilan de l'offensive de Kherson

https://www.washingtonpost.com/world/2022/09/07/ukraine-kherson-offensive-casualties-ammunition/

Spoiler

SUD DE L'UKRAINE - Dans des chambres d'hôpital faiblement éclairées du sud de l'Ukraine, des soldats aux membres sectionnés, blessés par des éclats d'obus, aux mains mutilées et aux articulations brisées ont raconté les désavantages déséquilibrés auxquels leurs unités ont été confrontées au début d'une nouvelle offensive visant à expulser les forces russes de la ville stratégique de Kherson .

Les soldats ont déclaré qu'ils n'avaient pas l'artillerie nécessaire pour déloger les forces retranchées de la Russie et ont décrit un fossé technologique béant avec leurs adversaires mieux équipés. Les entretiens ont fourni certains des premiers récits directs d'une poussée pour reprendre un territoire capturé qui est si sensible que les commandants militaires ukrainiens ont interdit aux journalistes de se rendre sur les lignes de front.

"Ils ont tout utilisé sur nous", a déclaré Denys, un soldat ukrainien de 33 ans dont l'unité s'est repliée d'un village sous contrôle russe après un long barrage de bombes à fragmentation, de munitions au phosphore et de mortiers. "Qui peut survivre à une attaque pendant cinq heures comme ça?" il a dit.

Denys et huit autres soldats ukrainiens de sept unités différentes ont fourni de rares descriptions de la contre-offensive de Kherson dans le sud, l'opération militaire la plus ambitieuse de Kyiv depuis l'expulsion des forces russes du périmètre de la capitale au printemps. Comme dans la bataille de Kiev , le succès de l'Ukraine n'est guère assuré et les récits des soldats signalent qu'un long combat et de nombreuses autres victimes nous attendent.

"Nous avons perdu cinq personnes pour chacun d'entre eux", a déclaré Ihor, un commandant de peloton de 30 ans qui s'est blessé au dos lorsque le char dans lequel il se trouvait s'est écrasé dans un fossé.

Ihor n'avait aucune expérience militaire avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février. Il gagnait sa vie en vendant des aliments pour animaux aux élevages de porcs et de vaches. Son remplaçant en tant que commandant de peloton n'a également aucune expérience militaire antérieure, a-t-il déclaré.

Les soldats ont été interrogés sur des civières et des fauteuils roulants alors qu'ils se remettaient de blessures subies lors de l'offensive de la semaine dernière. Certains ont parlé sous couvert d'anonymat pour éviter des mesures disciplinaires. D'autres, comme Denys et Ihor, ont accepté de ne dévoiler que leurs prénoms. Mais la plupart ont parlé clairement des inconvénients auxquels ils étaient confrontés.

Les drones russes Orlan ont exposé les positions ukrainiennes à plus d'un kilomètre au-dessus de leurs têtes, ont-ils dit, une altitude qui signifie qu'ils n'ont jamais entendu le bourdonnement de l'avion traquant leurs mouvements.

Des chars russes ont émergé des fortifications en ciment nouvellement construites pour faire exploser l'infanterie avec de l'artillerie de gros calibre, ont déclaré les soldats ukrainiens blessés. Les véhicules reculeraient alors sous les abris en béton, à l'abri des tirs de mortier et de roquettes.

Les systèmes radar de contre-batterie ont automatiquement détecté et localisé les Ukrainiens qui visaient les Russes avec des projectiles, déclenchant un barrage de tirs d'artillerie en réponse.

Des outils de piratage russes ont détourné les drones des opérateurs ukrainiens, qui ont vu leurs avions dériver impuissants derrière les lignes ennemies.

 

L'Ukraine a découragé la couverture de l'offensive, ce qui a entraîné un retard d'information sur un point d'inflexion potentiellement crucial dans le conflit de près de sept mois.

Quand Ihor a tiré sur des soldats russes avec son fusil Kalachnikov cette semaine, a-t-il dit, c'était la première fois qu'il tirait sur un être humain. « Tu ne penses à rien, dit-il. "Vous comprenez, si vous ne le faites pas, ils le feront."

Malgré les défis, Ihor a déclaré qu'il avait hâte de retourner en première ligne dès qu'il serait guéri. "Mon peuple est là-bas. Comment puis-je les quitter ? il a dit.

D’autres soldats ne retourneront pas sur le champ de bataille.

Oleksandr, un ancien ouvrier du bâtiment de 28 ans, a perdu son bras dans une explosion de mortier lors de la contre-offensive de la semaine dernière. Il a grimacé de douleur fantôme dans son lit d'hôpital dimanche, disant avoir ressenti une piqûre des doigts et de la main qui n'étaient plus connectés à son corps.

Oleksandr a déclaré que les tirs d'artillerie russes étaient implacables. "Ils nous frappaient tout le temps", a-t-il déclaré. "Si nous tirons trois mortiers, ils tirent 20 en retour."

Les soldats ukrainiens ont déclaré qu'ils devaient soigneusement rationner leur utilisation des munitions, mais même lorsqu'ils tiraient, ils avaient du mal à atteindre leurs cibles. "Quand vous donnez les coordonnées, c'est censé être précis mais ça ne l'est pas", a-t-il dit, notant que son équipement remontait à 1989.

Oleksandr ne s'était jamais rendu à Kherson avant la guerre, mais il a déclaré que l'objectif d'expulser les envahisseurs russes valait la peine de sacrifier un membre. « C'est notre pays, dit-il.

Le président Volodymyr Zelensky a déclaré que les forces ukrainiennes avaient repris deux villages de la région de Kherson, et l'un de ses collaborateurs a publié une image du drapeau ukrainien hissé sur le village de Vysokopillya au cours du week-end.

"Les drapeaux ukrainiens reviennent aux endroits où ils devraient être", a déclaré Zelensky dans une allocution vidéo. Mais il était impossible d'évaluer les progrès réalisés par les forces ukrainiennes dans leur effort pour expulser les envahisseurs russes de Kherson.

La région, qui a été capturée par la Russie au début de la guerre, constitue une partie cruciale du "pont terrestre" convoité du président russe Vladimir Poutine vers la Crimée, la péninsule que la Russie a envahie et annexée en violation du droit international en 2014.

Aussi sanglant que soit le combat, les soldats ukrainiens ont déclaré qu'ils ne voyaient pas d'alternative.

"Si nous ne les arrêtons pas, ils vont simplement violer et assassiner notre peuple comme ils l'ont fait partout ailleurs", a déclaré le colocataire d'Oleksandr à l'hôpital, un soldat conscrit de 49 ans qui a demandé à être appelé par son surnom. , « Pinochet ».

Pinochet a déclaré que son genou avait été brisé par des éclats d'un mortier qui a été tiré après qu'un drone l'ait repéré lors de la contre-offensive de la semaine dernière. Il a déclaré que même si les pertes ukrainiennes sont importantes, la partie qui mène une offensive perd toujours plus de soldats.

"Nous ne pouvons rien y faire", a déclaré Pinochet. "Et nous pouvons encore gagner."

La guerre électronique russe constituait également une menace constante. Les soldats ont décrit avoir mis fin à leurs quarts de travail et allumé leur téléphone pour appeler ou envoyer des SMS aux membres de leur famille – une décision qui a immédiatement attiré le feu de l'artillerie russe.

"Lorsque nous allumons les téléphones portables ou la radio, ils peuvent immédiatement reconnaître notre présence", a déclaré Denys. "Et puis le tournage commence."

Malgré l'interdiction des visites des médias sur la ligne de front, il y avait des signes que l'emprise de la Russie sur Kherson pourrait se relâcher.

Dans un communiqué publié lundi, une autorité d'occupation soutenue par le Kremlin a déclaré que les plans d'un référendum organisé dans la région de Kherson, précurseur de l'annexion russe, avaient été suspendus en raison de problèmes de sécurité. La déclaration russe a ensuite été rejetée, mais elle a donné de l'optimisme aux Ukrainiens et a suggéré que, au moins, la contre-offensive provoquait un certain désarroi chez les Russes.

Kyiv espère que la contre-offensive de Kherson remontera le moral national et démontrera aux gouvernements occidentaux que leurs milliards de dollars d'aide économique et militaire portent leurs fruits, alors même que les sanctions contre la Russie ont fait grimper les prix de l'énergie et l'inflation et fait craindre un hiver encore plus cher .

Les affirmations ukrainiennes de reprendre des villages tels que Vysokopillya n'ont pas pu être confirmées, bien que les soldats interrogés aient déclaré avoir pu avancer dans certains villages auparavant contrôlés par la Russie. Ces soldats ont refusé de nommer les villages, citant les instructions de leurs supérieurs.

Un groupe de journalistes du Washington Post qui s'est rendu lundi à moins de cinq kilomètres de Vysokopillya, dans le nord de Kherson, a été empêché d'entrer dans le village par les troupes ukrainiennes et n'a pas pu vérifier son statut. Un responsable local a déclaré que les forces ukrainiennes et russes se battaient toujours pour le contrôle.

Une image claire des pertes de l'Ukraine n'a pas pu être évaluée de manière indépendante.

Denys, assis bien droit sur son lit d'hôpital, a déclaré que presque tous les membres de son unité de 120 personnes avaient été blessés, bien que seulement deux aient été tués.

Un soldat de 25 ans soigné pour des blessures causées par des éclats d'obus a déclaré que, dans son unité de 100 soldats, sept ont été tués et 20 blessés. Ihor, le commandant du peloton, a déclaré que 16 des 32 hommes sous son commandement avaient été blessés et un avait été tué.

Les soldats ukrainiens blessés ont été répartis dans différents hôpitaux du sud de l'Ukraine afin de libérer les principales installations médicales près de la région de Kherson pour les patients entrants.

Le Post retient les noms des hôpitaux traitant des soldats parce que ces installations médicales ont été ciblées par les forces russes au cours de la guerre.

Dimanche, un hôpital de Mykolaïv, une ville proche de Kherson, a essuyé des bombardements russes. La clinique pédiatrique de l'établissement a été si gravement endommagée qu'elle n'était plus fonctionnelle.

En ce qui concerne les pertes, Rob Lee, analyste militaire au Foreign Policy Research Institute, a déclaré que l'Ukraine devait s'assurer qu'elle conservait une force de combat suffisamment importante pour repousser les avancées russes à l'est, étant donné les forces armées beaucoup plus importantes de Moscou.

"S'ils subissent de lourdes pertes et que cela dure pendant une longue période, cela peut être un problème", a déclaré Lee.

La dépendance de l'Ukraine à l'égard de soldats inexpérimentés est également une vulnérabilité, mais pas exclusive à ses forces.

Au début du conflit, la Russie et l'Ukraine se sont battues avec des unités militaires professionnelles. Après avoir subi de lourdes pertes dans la région orientale du Donbass, chaque camp a commencé à déployer des unités de volontaires ou de réservistes moins expérimentées.

La contre-offensive de Kherson teste maintenant les forces ukrainiennes de nouvelles manières, a déclaré Lee.

Les soldats ukrainiens qui ont affronté les Russes au cours des derniers mois ont acquis un nouveau sens du champ de bataille "mais une grande partie de cette expérience a probablement impliqué la tenue de positions défensives", a-t-il déclaré. "Conduire des opérations offensives est beaucoup plus difficile, et cela prend du temps et de la formation."

La vague d'action dans les hôpitaux a clairement montré que les soldats n'étaient pas seuls dans le combat. Les médecins, les infirmières et le personnel hospitalier ont travaillé 24 heures sur 24 pour prodiguer des soins à l'afflux massif de soldats blessés. Une infirmière a introduit un chaton dans l'unité de traumatologie d'un soldat nommé Oleh, qui a sauvé le félin des lignes de front après que sa mère a été tuée par des éclats d'obus.

Les volontaires ont apporté des articles de toilette, notamment des brosses à dents et du déodorant, ainsi que des sacs de vêtements neufs que les soldats devaient porter après que les médecins aient utilisé des ciseaux pour couper leurs chemises et leurs pantalons afin d'exposer leurs blessures.

Chaque soldat a déclaré qu'il était impossible de prédire quand Kherson pourrait être libéré, et beaucoup ont dit que cela dépendrait du moment où les Ukrainiens recevraient suffisamment d'artillerie des alliés.

Lorsqu'un soldat a semblé incertain si la contre-offensive en valait le prix, Oleksandr, qui s'est forgé une réputation de "comique de l'hôpital", a déclaré qu'il était important de maintenir une attitude positive.

« Il faut faire des blagues pour garder le moral. Nous pouvons avoir cette perspective parce que nous sommes Ukrainiens », a-t-il déclaré. "Nous sommes gentils si vous ne nous touchez pas."

Edited by collectionneur
Texte de l'article en double
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il y a 30 minutes, Banzinou a dit :

Sans surprise, très lourdes pertes pour la Russie sur les deux derniers jours (la liste n'avait pas été mise à jour hier)

 

A vrai dire, c'est même ça qui est le plus inquiétant pour les russes, plus encore que les pertes territoriales. Les ukrainiens, même quand ils souffraient beaucoup dans le Donbass avec Lysychansk, Popasna, Severodonetsk et co. n'ont jamais laissés tant de matos que ça en reculant (un peu bien sûr, mais peu). Là ça signale quand même des positions qui s'effondrent totalement, alors que les ukrainiens parvenaient la plupart du temps à retraiter en bon ordre. Autant Kherson j'ai été (et je suis toujours) très sceptique sur la possibilité pour les Ukrainiens d'accomplir des gains significatif, autant il faut admettre que cette offensive vers Kharkiv commence à avoir beaucoup de gueule et est pas très loin d'atteindre des résultats opératifs sensibles (s'ils prennent et tiennent Koupiansk, Izium est virtuellement condamnée à terme) 

Edited by CortoMaltese
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il y a 8 minutes, CortoMaltese a dit :

A vrai dire, c'est même ça qui est le plus inquiétant pour les russes, plus encore que les pertes territoriales. Les ukrainiens, même quand ils souffraient beaucoup dans le Donbass avec Lysychansk, Popasna, Severodonetsk et co. n'ont jamais laissés tant de matos que ça en reculant (un peu bien sûr, mais peu). Là ça signale quand même des positions qui s'effondrent totalement, alors que les ukrainiens parvenaient la plupart du temps à retraiter en bon ordre. 

Ca fait dans les 70 véhicules et systèmes recensés pour le moment. Cela ne me semble pas si énorme.

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il y a 4 minutes, Mangouste a dit :

Ca fait dans les 70 véhicules et systèmes recensés pour le moment. Cela ne me semble pas si énorme.

Dont 14 Tanks et 32 IFV, pour une offensive de 9 000 hommes en 48h. Ca commence quand même à piquer, même pour la Russie. 

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Il y a 22 heures, Deres a dit :

La précision est proportionnelle à la portée. Ils tirent de près pour être plus précis. C'est tout. 

Rien à voir, il s'agit de guidage GPS et inertiel, la seule munition non guidée pour le HIMARS c'est la M28 à... fragmentation  sous-munitions (qui est un crime de guerre au passage), du coup, pour la précision c'est carrément secondaire et ça ne peut donc justifier  seul d'exposer aussi dangereusement un matériel aussi précieux pour les ukrainiens si en face il y a encore de la capacité de riposte. La contre batterie russe est pour le moment insuffisante, voire antique, face à des armes aussi mobiles et ces derniers doivent en plus faire avec le renseignement US intouchable qui peut localiser à loisir les unités russes.

Du coup je ne vois pas le rapport avec vos sur-machins et sous-machins donc vos sous-entendus, vous pouvez vous les garder.

Le 06/09/2022 à 23:29, Boule75 a dit :

Tirés ainsi, seraient-ils beaucoup moins facile à détecter / localiser pour d'éventuels radars russes, favorisant la surprise et minorant les risques de contre-batterie ?

Favoriser la surprise c'est possible mais vous vous exposez aussi a plus de moyens de détection et de surveillance comme les drones, sans compter les unités infiltrées surtout que les lanceurs sont beaucoup trop proches les uns des autres. On peut aussi voir la chose dans le sens inverse, exciter l'arti adverse avec un équipement qui a un maximum de chance de ne plus être là quand ça va tomber et du coup plomber la contre-batterie en retour. Et si les gars en face sont prudents, à défaut, leur exploser un drone.

Edited by collectionneur
M28 a sous-munitions
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2 hours ago, Arland said:

Favoriser la surprise c'est possible mais vous vous exposez aussi a plus de moyens de détection et de surveillance comme les drones, sans compter les unités infiltrées surtout que les lanceurs sont beaucoup trop proches les uns des autres. On peut aussi voir la chose dans le sens inverse, exciter l'arti adverse avec un équipement qui a un maximum de chance de ne plus être là quand ça va tomber et du coup plomber la contre-batterie en retour. Et si les gars en face sont prudents, à défaut, leur exploser un drone.

C'est peut être juste une vidéo pour la communication ... filmé très en arrière du front.

2 hours ago, Arland said:

Rien à voir, il s'agit de guidage GPS et inertiel, la seule munition non guidée pour le HIMARS c'est la M28 à... fragmentation (qui est un crime de guerre au passage), du coup, pour la précision c'est carrément secondaire et ça ne peut donc justifier  seul d'exposer aussi dangereusement un matériel aussi précieux pour les ukrainiens si en face il y a encore de la capacité de riposte. La contre batterie russe est pour le moment insuffisante, voire antique, face à des armes aussi mobiles et ces derniers doivent en plus faire avec le renseignement US intouchable qui peut localiser à loisir les unités russes.

Les M26 sont aussi compatible HIMARS ... La M28 c'est la munition d'entrainement avec un petit fumigene dedans.

Ni les USA ni l'Ukraine n'ont signé d'arrangement sur les sous munition ... donc il peuvent bien arroser avec des bomblets.

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