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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires


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Le 29/01/2024 à 15:42, Banzinou a dit :

Si quelqu'un à accès à l'article complet... -> https://www.lemonde.fr/international/article/2024/01/29/en-ukraine-la-defense-aerienne-rempart-de-kiev-si-un-missile-entre-dans-notre-zone-il-est-a-nous_6213613_3210.html

En Ukraine, la défense aérienne rempart de Kiev : « Si un missile entre dans notre zone, il est à nous »

Une batterie Crotale s'appelle « Mélanie », du nom de l'interprète de lors de leur formation en France

 

Révélation

 

En Ukraine, la défense aérienne rempart de Kiev : « Si un missile entre dans notre zone, il est à nous »

Par Florence Aubenas (Kiev, envoyée spéciale)

 

 

Alors que le front terrestre semble figé, les combats se poursuivent dans le ciel, à coups d’armes à longue portée. Démunie au début de la guerre, l’Ukraine dispose désormais d’armes occidentales, mais seul Kiev bénéficie encore d’un véritable bouclier aérien.

Avec son allure de jeune homme rangé, rien ne distingue Gueorgui des autres buveurs de thé dans ce café romantique, au milieu d’un parc sous la neige, en janvier. On se croirait à Vienne. On est à Kiev, en pleine guerre. Militaire de carrière, 24 ans, Gueorgui raconte une journée particulière : le 29 décembre 2023. Bien avant l’aube, à 2 h 19 du matin, des bombardiers russes MiG-31 K viennent de décoller de la mer Caspienne, à quatre-vingt-dix minutes de la frontière ukrainienne. Dans le pays, l’alerte est donnée. La région de Kiev, où se concentrent les pouvoirs militaires et politiques, est au centre de la mire.

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C’est là où travaille l’officier Gueorgui, promotion 2022, même année que le début de l’invasion russe. Il explique avoir rejoint son poste posément, selon son habitude, comme d’autres vont au bureau. Sa fonction fait pourtant partie des plus exposées : opérateur de Patriot, le puissant système américain de protection aérienne, un des rares capables de contrer les missiles balistiques et de croisière, que le président Volodymyr Zelensky a réclamé des mois durant à ses partenaires occidentaux. A chaque bombardement russe, les Patriot sont eux-mêmes devenus des cibles prioritaires.

Dans le poste de contrôle, ce 29 décembre, ils sont deux militaires aux commandes, concentrés à l’extrême, la tête vidée de toute pensée autre que les ordres du commandant, troisième homme de l’équipage. Les Russes vont-ils tirer ? Il leur arrive de faire tourner leurs avions pendant cinq ou six heures, au point de devoir les ravitailler en vol, juste pour affoler la défense et la population ukrainiennes.

 

Ce 29 décembre, les frappes commencent vers 5 h 15, dont cinq missiles hypersoniques Kinjal tirés à 6 h 30, une bataille à la vitesse du son, missile contre missile. Temps de réaction : quelques secondes, dont chacune est cruciale. Gueorgui dit ne ressentir aucune tension, plutôt une sorte d’apesanteur dans le bourdonnement de l’habitacle, aussi léger que celui de l’air conditionné.

Prodigieux sang-froid

Avant l’arrivée des Patriot, les Russes avaient proclamé qu’aucun système ne pourrait abattre leur Kinjal, qui avait provoqué l’effroi au début de l’invasion, en frappant un entrepôt de munitions dans l’ouest de l’Ukraine. Gueorgui, lui, n’a jamais cru à l’invincibilité du Kinjal. Visage impassible : « On connaît les Russes : avec eux, on peut tout diviser par deux. » Selon un de ses supérieurs, c’est le prodigieux sang-froid de ce jeune officier qui lui a valu d’être parmi les quelques élus sélectionnés pour la formation Patriot aux Etats-Unis, pendant dix semaines.

 

Le 29 décembre 2023, quand l’alerte est levée, à 10 heures du matin, Gueorgui n’a pas eu le temps d’analyser ce qui venait de se passer. C’est seulement en quittant son poste qu’il réalise : la plus grande attaque aérienne vient d’avoir lieu dans le pays, touchant une dizaine de grandes villes. Moscou a utilisé une combinaison de drones et de différents missiles – 98 missiles de croisière et vingt missiles balistiques dont cinq Kinjal – lancés de plates-formes terrestres, maritimes ou aériennes pour submerger les défenses ukrainiennes. Certains engins volaient en rond avant d’atteindre leur cible, d’autres changeaient sans cesse de cap ou dépassaient Kiev pour faire ensuite demi-tour et attaquer la capitale. A l’échelle nationale, quarante civils ont été tués et cent soixante blessés.

 

Alors que la situation sur la ligne de front terrestre semble aujourd’hui figée, les combats pourraient se poursuivre dans le ciel, à coups d’armes à longue portée. Le 30 décembre, en réponse, Kiev a ciblé les régions russes frontalières et la Crimée occupée par Moscou. Mais, faute de pouvoir atteindre les lanceurs et les bombardiers ennemis, l’Ukraine doit avant tout compter sur sa défense aérienne. Autour de la capitale s’est peu à peu construit un réseau complexe, perfectionné, avec une multitude d’armes différentes, des plus puissantes aux plus artisanales, des vieux stocks hérités de l’Union soviétique à un arsenal de pointe, livré par les partenaires occidentaux. Un « système d’interaction unifié » s’efforce aujourd’hui de partager les données sur l’ensemble du territoire, réparti en quatre régions pour la défense aérienne.

Dans le secteur de Kiev toujours, Andri, 39 ans, se revoit aux premiers jours de l’invasion. Ingénieur dans le civil, militaire volontaire, il a été affecté à la défense aérienne : « C’était désespérant. On regardait les écrans, on voyait les projectiles voler partout et on ne pouvait rien faire. » A l’époque, l’Ukraine tournait encore sur son maigre arsenal, d’antiques équipements sous le feu constant de l’armée russe, soucieuse de se rendre maîtresse du ciel. Des transferts de matériel en lieu sûr avaient alors permis de garder un squelette de défense aérienne.

 

A l’automne 2022, les bombardements russes contre les infrastructures civiles – électricité ou chauffage – font redouter une évacuation de Kiev, déclenchant les premières promesses occidentales de livraisons importantes de matériel. Andri se souvient de son commandant, lançant alors dans le QG : « La France va nous envoyer des Crotale », une batterie de missiles à courte portée, capable de détruire tout ce qui vole, sauf les fusées balistiques. « L’espoir a commencé à revenir : on ne nous abandonnait pas », poursuit Andri. Il se trouve que son épouse, réfugiée à l’étranger, était venue en visite le jour où un Crotale leur a été livré. « Je n’ai pas pu tenir, je suis reparti à la base, j’étais comme un fou », ajoute-t-il. Dans l’équipe, l’engin a été baptisé « Mélanie », prénom de leur interprète pendant la formation, en France.

Face à ces nouvelles défenses, Moscou se met à sonder les lignes ukrainiennes, mois après mois, pour déceler la meilleure manière de les percer, entre autres grâce à des drones iraniens Shahed. « Au début, ils étaient lancés en plein jour, donc faciles à tirer », explique un chauffeur routier, volontaire lui aussi, sur un autre point dans la région de Kiev. Désormais, les Shahed ont appris à voler de nuit, souvent en essaim de cinq ou six, tous peints en noir, longeant le lit du Dniepr à basse altitude, pour échapper aux radars.

Char des années 1970

« Il a fallu tout reprogrammer », reprend le routier. Lui pilote un Gepard, char antiaérien allemand des années 1970, dirigé par radar. Conçu pour contrer les hélicoptères, il est devenu une vedette inattendue de cette guerre, un symbole de la capacité ukrainienne à transformer toute occasion en aubaine. Même après cinquante ans, le Gepard s’est révélé un redoutable « tueur de drones » – son nouveau surnom –, voire de missiles de croisière. « Les Allemands n’en reviennent pas. Là-bas, l’armée l’avait mis au rancart », continue le chauffeur routier.

A sa façon, le char aide à résoudre une des équations les plus tragiques du champ de bataille : le prix de la guerre. Un Shahed coûte environ 20 000 dollars (plus de 18 000 euros), alors qu’un tir de missile pour l’abattre se chiffre de 150 000 à 500 000 dollars pièce, un terrible déséquilibre sur lequel joue Moscou. Pas question d’économies s’agissant de vies humaines ou de sites hautement stratégiques, qui seraient encore plus chers à reconstruire, a toujours dit Kiev. Il n’empêche. Les quelques dizaines d’obus de 35 mm tirés par un Gepard pour détruire un Shahed représentent un rapport économique bien plus favorable à l’Ukraine.

 

Dans les faubourgs de Kiev, le groupe mobile de Mikhaïlitch, Volodia, Boomer et Manu forme le plus modeste maillon de la chaîne de défense aérienne : une mitrailleuse soviétique plantée dans le recoin secret d’un terrain vague. Ici, pas de radar. Sous le commandement de Manu, l’un scrute le ciel à la jumelle, l’autre tient un projecteur, le troisième tire. Mission principale : empêcher les drones de pénétrer dans la zone urbaine de la capitale.

Eux aussi se souviennent du 29 décembre 2023. Il était 7 h 49 ce matin-là, plus que dix minutes avant la relève, lorsque la petite équipe a soudain entendu un bruit au loin. Rien à voir avec celui des drones, qui pétaradent comme des Mobylette. C’était un missile de croisière, impossible de se tromper : ça bruisse à la façon d’un froissement de feuilles. « S’il entre dans notre zone, il est à nous. Mais, pour nous, c’est impossible à abattre ou presque, ça dure quelques secondes à peine », raconte Boomer. L’adrénaline était quand même montée d’un coup. Ciel clair, bonne visibilité : « Feu ! », avait crié Manu. Et le missile, touché au niveau du réservoir, était tombé dans une traînée de feu et une volée de jurons ukrainiens. L’exploit a aussitôt été consigné par le commandant. « Il fallait prouver que nous l’avions fait, sinon personne ne nous aurait crus », dit-il. Il a félicité les hommes, en comptant les cartouches. « Il y en a peu, c’est bien, vous avez fait des économies. »

Aujourd’hui, seule Kiev bénéficie d’un véritable bouclier aérien, faute d’armement occidental suffisant. « L’Ukraine doit prendre des décisions difficiles sur la manière de déployer ses ressources limitées : au moment où la capitale était protégée, Odessa était frappée de plein fouet », explique un gradé. Le 23 janvier, un nouveau bombardement massif touchait huit régions ukrainiennes.

Je ne suis pas doué avec les forums, question de génération.

L'article est masqué.

Edited by Mastea
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Il y a 1 heure, CortoMaltese a dit :

C'est bien la peine de s'emmerder à faire du standard OTAN pour ensuite que chacun fasse sa tambouille niveau poudre...

Le standard OTAN est une base minimal de fonctionnement. Mais c'est tres contraignant et long à mettre en plus. Les industriels pour avoir un avantage, propose donc aussi des solutions plus avancées permettant d'aller au delà des performances standard, et donc de rendre leur matériel plus attrayant. Parfois à terme ca créer un nouveau standard, ou pas.

D'autant qu'en 95 il ne me semble même pas qu'il y ait déjà une norme OTAN sur les 155/52 ... et que le Japon n'est pas l'OTAN. Il me semble que le Pzh2000 à inauguré la JBMOU à l'époque par exemple.

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Il y a 8 heures, Cyrano500 a dit :

ça a toujours été comme ça. Les 20x102 standard OTAN (problème mun US/ mun FR) pas toujours compatible. Le standard 20x139 avait des obus non compatibles chez tout le monde (rien que deux versions incompatibles MN/AdT du même canon pour le cas franco-français). Le 30x170 courant avec les HS830 même histoire, un standard Fr un standard Suisse et un standard UK. Les 105 OTAN qui avant des obus pas toujours compatible avec les autres suivant la poudre (GIAT a dû faire une nouvelle poudre pour le  105 G3 d'export car la poudre française faisait mal aux L7s). Parlons des canons OTAN des Abrams qui ne supportent pas les charges des obus allemands. (question de pression) 

Où les déconvenues de nos Caesar avec les charges allemandes en Afghanistan…

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"Destinus, la start-up qui arme secrètement l’Ukraine en drones militaires"

"Connue pour ses projets de drones hypersoniques, la start-up suisse Destinus livre depuis 2023, dans le plus grand secret, des centaines de drones militaires à l’Ukraine. Son fondateur Mikhail Kokorich, qui vient de renoncer à sa citoyenneté russe, va installer le groupe en France."

Comme le dieu romain Janus, Destinus a deux visages. Le premier, largement médiatisé, est celui d’une start-up prometteuse, basée en Suisse, qui veut développer des drones et avions hypersoniques (vitesse supérieure à Mach 5), à la fois pour les marchés cargo et passagers. L’autre visage, que Challenges révèle aujourd'hui, était jusqu’à présent resté dans l’ombre : depuis l’année dernière, Destinus, fondé par l’entrepreneur d’origine russe et opposant anti-Poutine Mikhaïl Kokorich (qui vient de renoncer à sa citoyenneté russe), est également un des principaux fournisseurs européens de drones militaires à l’Ukraine."

... article payant.

https://www.challenges.fr/entreprise/defense/destinus-la-start-up-qui-arme-secretement-l-ukraine-en-drone-militaire_881527

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Ou alors le truc brûle :laugh:

Blague à part ce dont être efficace s'ils le font, mais il reste toujours la possibilité de venir le taper par l'avant en face à face ou par le haut. 

Ça doit tout de même être plus tendu de viser un point d'impact en rapprochement plutôt qu'en poursuite. 

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Tiens d'ailleurs, sans supériorité aérienne existe-t-il une possibilité de recouvrir leur territoire pour les Ukrainiens ?

Je pensais que la supériorité aérienne était à oublier définitivement pour les Ukrainiens même avec des livraisons de chasseurs occidentaux, et Maïsterdorf a récemment dit dans un autre sujet que les chasseurs russes avaient tout à craindre des missiles air air longue portée type AIM 120 ou Meteor. 

Si la chasse ukrainienne est capable de monter en compétence avec des sweep qui tiennent en respect la chasse russe à longue portée et que derrière il y a un espace de manœuvre pour des chasseurs bombardiers à haute altitude une fois les SAM longues portées nettoyés, les Ukrainiens peuvent-ils avoir l'espoir de changer le cours de la guerre ?

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il y a 27 minutes, Teenytoon a dit :

Tiens d'ailleurs, sans supériorité aérienne existe-t-il une possibilité de recouvrir leur territoire pour les Ukrainiens ?

Je pensais que la supériorité aérienne était à oublier définitivement pour les Ukrainiens même avec des livraisons de chasseurs occidentaux, et Maïsterdorf a récemment dit dans un autre sujet que les chasseurs russes avaient tout à craindre des missiles air air longue portée type AIM 120 ou Meteor. 

Si la chasse ukrainienne est capable de monter en compétence avec des sweep qui tiennent en respect la chasse russe à longue portée et que derrière il y a un espace de manœuvre pour des chasseurs bombardiers à haute altitude une fois les SAM longues portées nettoyés, les Ukrainiens peuvent-ils avoir l'espoir de changer le cours de la guerre ?

Aujourd'hui les Russes semblent maitriser les CAP depuis leur propre territoire empêchant (grâce aux Mig-31 et Su-35) les Ukrainiens de réaliser des missions de CAS ou Interdiction d'ampleurs (ce qui ne veut pas dire qu'aucun raid d'interdiction ne passe cf. les missions SCALP). Ils auraient donc une certaine supériorité aérienne. Mais en aucun cas une suprématie aérienne car ils sont eux mêmes limités dans leurs propres missions de CAS/ AI non pas du fait de l'aviation ukrainienne mais du fait de la DSA ukrainienne.

Quand bien même les ukrainiens obtiendrait la parité capacitaire aérienne (ce qui a priori devrait nécessiter plus qu'une trentaine de F16 A/B MLU et des AMRAAM de versions initiales), cela n'ouvrirait pas pour autant drastiquement le champs des actions possibles en CAS.

Je me trompe peut être mais cela peut améliorer la situation globale, mais de là à la transfigurer ...

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Il y a 11 heures, CortoMaltese a dit :

Ou alors on reste avec des normes "temps de paix" absurdes en terme de risque d'incident de tir et de conformité. 

Je mettrais une grosse piécette la dessus. Surtout que le tour de passe passe veut que les munitions Japonaises aillent aux UK et pas aux Ukrainiens.

Si les munitions allaient directement aux Ukrainiens, à mon avis, ils seraient plus enclin à prendre le risque.

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il y a une heure, Teenytoon a dit :

Par rapport au risque de blue on blue ?

Pas spécifiquement. La DSA ukrainienne empêche les forces aériennes russes d'évoluer dans sa bulle. Ou a minima les limite fortement.

On peut "dominer" totalement la composante Air/ Air et être incapable de pénétrer durablement la bulle DSA adverse. Qu'elle soit sur les centres stratégiques (AI) ou sur la ligne de front (CAS).

A ce stade, les raids AI des 2 belligérants tapent de loin avec des missiles et des drones. Donc les lanceurs/ porteurs/ vecteurs restent hors de portée des DSA. Qui traitent seulement les munitions. Donc l'attrition des forces aériennes est faible finalement. Par contre son efficacité aussi. Etre capable de challenger la supériorité aérienne adversaire peut soit empêcher l'adversaire de déployer ses propres missions d'AI/CAS soit permettre de déployer les siens dans le cadre d'une domination limitée (dans le temps et l'espace). Donc avant que l'équilibre bascule significativement dans un sens (ou l'autre) il faudrait une supériorité technique et numérique ET nettoyer la DSA. Dont la densité actuelle est telle que cela semble a minima très compliquée.

Entre nous soit dit, je ne crois pas que qui que ce soit n'ai jamais eu (ni même eu l'intention de l'obtenir) la suprématie aérienne dans des combats de HI. 

PS : En fait, en me relisant, je me dis qu'il faut peut être rappeler que supériorité aérienne et a fortiori suprématie aérienne sont des concepts très occidentaux et uniquement valables face à des adversaires peu ou pas capable en AA (Lybie, Serbie, Irak, ...). Qui sont donc inadapté à ce conflit entre pairs/ quasi pairs.

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Après je ne parlais pas de suprématie aérienne, mais bien de supériorité aérienne de l'Ukraine sur la zone de guerre. 

Si des sweep de F16 / AMRAAM peuvent tenir la chasse russe à distance, la DSA russe ne sera plus couverte par le haut, ça fait un échelon défensif de moins et une brèche pour taper la DSA russe avant de revenir faire du CAS eu donc in fine avoir un impact sur l'orientation de la guerre. 

Si la défense sol-air se suffisait à elle-même, à quoi servirait l'aviation de chasse ?

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il y a 1 minute, Teenytoon a dit :

Après je ne parlais pas de suprématie aérienne, mais bien de supériorité aérienne de l'Ukraine sur la zone de guerre. 

Si des sweep de F16 / AMRAAM peuvent tenir la chasse russe à distance, la DSA russe ne sera plus couverte par le haut, ça fait un échelon défensif de moins et une brèche pour taper la DSA russe avant de revenir faire du CAS eu donc in fine avoir un impact sur l'orientation de la guerre. 

Si la défense sol-air se suffisait à elle-même, à quoi servirait l'aviation de chasse ?

A compléter la DSA et aller où elle n’est pas notamment. Mais son absence n’ouvre pas forcément une brèche.

Et compter sur l’aviation pour neutraliser des défenses sol-air conséquentes est un art complexe et risqué. Je ne crois pas que ce soit imaginable de sitôt en Ukraine…

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il y a 3 minutes, ksimodo a dit :

Dans sans remplaçant, il n'est pas encore tout à fait démissionné, c'est çà ? 

Selon ce qui circule, il y'avait une réunion entre Zelenesky et Zaluzhny, et ce dernier aurait critiqué le point de vue 'optimiste' de la présidence sur le déroulement des opérations militaires, ce qui a amené Zelensky a demandé sa démission, Zaluzhny a refusé. Zelensky voulait mettre Budalov (chef du FSB) ou Kriniyi (chef de l'armée de terre) au poste de Zaluzhny, mais les deux ont refusé.

Ce qui fait qu'on revient a la case départ et chacun reste a sa place

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Il y a 10 heures, Teenytoon a dit :

Tiens d'ailleurs, sans supériorité aérienne existe-t-il une possibilité de recouvrir leur territoire pour les Ukrainiens ?

Je pensais que la supériorité aérienne était à oublier définitivement pour les Ukrainiens même avec des livraisons de chasseurs occidentaux, et Maïsterdorf a récemment dit dans un autre sujet que les chasseurs russes avaient tout à craindre des missiles air air longue portée type AIM 120 ou Meteor. 

Si la chasse ukrainienne est capable de monter en compétence avec des sweep qui tiennent en respect la chasse russe à longue portée et que derrière il y a un espace de manœuvre pour des chasseurs bombardiers à haute altitude une fois les SAM longues portées nettoyés, les Ukrainiens peuvent-ils avoir l'espoir de changer le cours de la guerre ?

Certains on expliquait que pour l'aim 120 la capacité d'interception baissée rapidement au delà de 50 km... C'est un missile avec une forte impulsion après c'est quasiment du vol libre pour choper un gros avion peut manœuvrant sa passe un chasseur c'est beaucoup plus compliqué. 

Les américains ne vont sûrement pas donner les dernières version donc la porté et la précision risque d'être moins bonne...

Ca combiné avec le radar des F16 A et B qui ne porte cas 70 km sa sera loin d'être suffisant dans tout les cas ils ne pourront pas exploiter les missiles à pleine porté...  ils ont plus de chance de faire des cartons avec du patriot PAC 2 qu'avec les aim 120. 

Surtout s'ils veulent éviter de s'exposer au sol air russe, ils vont déjà tirer de loin.

Sachant que les Russes larguent les Fab autours des 50 km sa n'aura pas forcément une grande influence sur le cours de la guerre...

Sa serait des missile meteor là ça pourrait changer un peux les choses la poussé est beaucoup plus linéaire qui permet de garder de la précision même à longue portée...

Edited by Vince88370
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Il y a 1 heure, metkow a dit :

Zelensky voulait mettre Budalov (chef du FSB) ou Kriniyi (chef de l'armée de terre) au poste de Zaluzhny, mais les deux ont refusé.

Faut dire que le poste est hyper bandant en ce moment ( pardon, je voulais dire attractif ). 

Mais peut être que VZ trouvera son petit Attal à lui. Il est probable que pour trouver un candidat, il devra aller chercher plus bas que 2 grands "chefs" en poste.

  • Confused 2
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il y a 58 minutes, ksimodo a dit :

Faut dire que le poste est hyper bandant en ce moment ( pardon, je voulais dire attractif ). 

Mais peut être que VZ trouvera son petit Attal à lui. Il est probable que pour trouver un candidat, il devra aller chercher plus bas que 2 grands "chefs" en poste.

Normalement ca aurait du être Krinly, VZ avait déja commencé a court-circuiter Zalyzhny en lui donnant durectement des directives, mais apparement personne ne veut risquer de se mettre a dos toute l'armée en prenant le poste

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Sinon, je ne sais pas si c'est avéré, mais ... problème :

"Fatigue" et "entraînement insuffisant"

Ces derniers ajoutent que la cause de ces incidents n’est pas claire : s’agit-il d’une mauvaise procédure d’armement des avions avant les sorties ou d’une défaillance des pilotes au cours de la mission ? "Il s’agit probablement d’une combinaison des deux. La fréquence croissante de ces incidents indique probablement un certain niveau de fatigue parmi le personnel aérien et au sol sur le front russe. Mais on peut aussi supposer qu’il s’agit d’une preuve d’un entraînement insuffisant", conclut le ministère britannique de la Défense dans sa mise à jour sur la situation en Ukraine."

Le Telegram :

https://t.me/astrapress/46607

Repris par la presse Fr :

https://www.lindependant.fr/2024/01/30/guerre-en-ukraine-un-certain-niveau-de-fatigue-et-un-manque-dentrainement-pour-la-quatrieme-fois-du-mois-la-russie-bombarde-accidentellement-deux-de-ses-propres-villages-11731981.php

https://www.ouest-france.fr/europe/ukraine/guerre-en-ukraine-la-russie-largue-des-bombes-sur-ses-villages-et-ce-nest-pas-la-premiere-fois-1d52a164-c04d-11ee-882e-8b437adc6b55

Edited by jojo (lo savoyârd)
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Il y a 8 heures, Teenytoon a dit :

Ce n'est pas la doctrine de l'OTAN ?

La supériorité aérienne si peut être. Mais c'était au mieux un objectif ponctuel (dans le temps et l'espace) face à un adversaire comme le pacte de Varsovie.

Mon propos portait cependant sur la suprématie aérienne. Qui n'est valable que face à des ennemis beaucoup moins consistant comme des adversaires non étatiques (Daesh) ou des états quasi défaillant.  

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