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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires


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il y a 45 minutes, Banzinou a dit :

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Ils trouvent encore le temps de faire de belles photographies ! :biggrin:

Il y un photographe reconnu parmi le bataillon Azov. C'est lui qui immortalise cette épopée là-bas. Il a aussi, entre-autres, photographié les blessés (parues dans les médias) ...

Edited by jojo (lo savoyârd)
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Il y a 2 heures, olivier lsb a dit :

Autre information de première importance. Sources occidentales, reprises par la Guardian. Poutine ferait du micro-management et contribuerait à la direction des troupes, à un assez bas niveau.

https://www.theguardian.com/world/2022/may/16/putin-involved-russia-ukraine-war-western-sources

ça corrobore ce que je disais l'autre jour : contrairement à Zelensky qui s'occupe de ce qu'il sait faire, Poutine se mêle de tout, de A à Z, et son état major n'ose pas le contredire 

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Et bien, voila une bonne mise en garde : si vous trouvez un lance roquettes en vous promenant, soyez prudent !

"...Pourquoi il est déconseillé de prendre des objets sur le champ de bataille : Aujourd'hui, un lanceur suédois Pansarskott 86 (AT-4) a explosé dans le coffre d'une voiture civile - non pas en Ukraine, mais à Mytishchi, en Russie. Il a été pris sur les champs de bataille de l'Est de l'Ukraine, peut-être comme souvenir ou pour la vente..."

 

 

Edited by Métal_Hurlant
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il y a 6 minutes, Clemor a dit :

En maintenance aéronautique, les vieux mécanos ont ce dicton : "Système inconnu, touche à ton c..." :happy:

En atelier, chez moi, c'est simplement "si tu sais pas, tu touches pas" (et accessoirement, on a plusieurs machines avec, dans le capot, un panneau "ne touches pas à ça, petit con" qui s'est montré très vexant et aussi dissuasif).

il y a 21 minutes, Métal_Hurlant a dit :

Et bien, voila une bonne mise en garde : si vous trouvez un lance roquettes en vous promenant, soyez prudent !

"...Pourquoi il est déconseillé de prendre des objets sur le champ de bataille : Aujourd'hui, un lanceur suédois Pansarskott 86 (AT-4) a explosé dans le coffre d'une voiture civile - non pas à UA, mais à Mytishchi, en Russie. Il a été pris sur les champs de bataille de l'Est de l'Ukraine, peut-être comme souvenir ou pour la vente..."

 

 

Je suis surpris de ne pas voir déjà un narratif comme quoi ce serait une cinquième colonne ukrainienne, des terroristes passés en Russie avec des armes occidentales pour mener des opérations terroristes.

Tout se perd...

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il y a 47 minutes, Métal_Hurlant a dit :

Et bien, voila une bonne mise en garde : si vous trouvez un lance roquettes en vous promenant, soyez prudent !

"...Pourquoi il est déconseillé de prendre des objets sur le champ de bataille : Aujourd'hui, un lanceur suédois Pansarskott 86 (AT-4) a explosé dans le coffre d'une voiture civile - non pas à UA, mais à Mytishchi, en Russie. Il a été pris sur les champs de bataille de l'Est de l'Ukraine, peut-être comme souvenir ou pour la vente..."

 

 

Il devrait déposer plainte.

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il y a 5 minutes, Métal_Hurlant a dit :

Un bon nettoyage de printemps à Irpin !

FS6-Dt-HHXw-AAYAID.jpg

Il serait sympa que toutes cette ferraille soient recyclée en outils agricoles !

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ça commence déjà à se gâter....

https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-nous-avons-besoin-de-heros-vivants-affirme-volodymyr-zelensky-20220517

Le Parlement russe pourrait refuser l'échange de combattants d'Azov contre des soldats russes

La Douma d'Etat, la chambre basse du Parlement russe, envisage d'interdire l'échange de combattants du régiment ukrainien Azov contre des militaires russes, a annoncé mardi la chaîne Telegram qui diffuse les débats parlementaires.

Selon l'agence de presse TASS, le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, a déclaré que les «criminels nazis» ne devraient pas être échangés.

 

https://air-cosmos.com/article/pas-de-missile-antinavire-blue-spear-pour-l-ukraine-35803

Pas de missile antinavire Blue Spear pour l'Ukraine
Plusieurs rumeurs et annonces dans la presse annonçaient une prochaine livraison de missiles antinavires Blue Spear à l'Ukraine. Cependant, le 14 mai dernier, Israël et l'Estonie ont tous deux nié toutes autorisations de livraisons ou livraisons de ces nouveaux missiles à l'Ukraine.

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à l’instant, Métal_Hurlant a dit :

https://air-cosmos.com/article/pas-de-missile-antinavire-blue-spear-pour-l-ukraine-35803

Pas de missile antinavire Blue Spear pour l'Ukraine
Plusieurs rumeurs et annonces dans la presse annonçaient une prochaine livraison de missiles antinavires Blue Spear à l'Ukraine. Cependant, le 14 mai dernier, Israël et l'Estonie ont tous deux nié toutes autorisations de livraisons ou livraisons de ces nouveaux missiles à l'Ukraine.

Non, non, promis c'est pas nous. Et puis on n'a pas fait de SAV. Et pour les vedettes de Cherbourg c'est pas nous non plus. 

On est bon, là? 

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Il y a 1 heure, Vincent777 a dit :

Incroyable! Ça se fissure en Russie "GUERRE EN UKRAINE: À LA TÉLÉVISION RUSSE, UN ANCIEN MILITAIRE MET EN DOUTE LA VICTOIRE DE SON ARMÉE"

https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/guerre-en-ukraine-a-la-television-russe-un-ancien-militaire-met-en-doute-la-victoire-de-son-armee_AV-202205170280.html

Lu également. On se demande qui joue à quoi.

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il y a 1 minute, Mangouste a dit :

Lu également. On se demande qui joue à quoi.

Logiquement, ce devrait-être "dirigé" par le Kremlin et donc VP ... Mais à contre-courant, donc ... Après, çà doit comencer à gronder en musique de fond dans les armées (impréparation généralisée, niveau du matériel insuffisant etc ...) ... Enfin je le verrais assez sous cette approche-là.

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Un article très intéressant et lucide sur les capacités actuelles de l'armée ukr

Malheureusement seul le début est en accès libre, si quelqu'un peut l'afficher merci 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/16/guerre-en-ukraine-le-discours-triomphaliste-de-kiev-se-heurte-a-des-limites-sur-le-terrain_6126312_3210.html

Guerre en Ukraine : le discours triomphaliste de Kiev se heurte à des limites sur le terrain

Selon des experts, les livraisons d’armes étrangères sont insuffisantes pour repousser durablement les forces russes dans le Donbass et le Sud.

 

 

idem pour cet article :

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/17/le-donbass-aujourd-hui-c-est-la-somme-en-1915-en-ukraine-la-bataille-des-obus_6126413_3210.html#xtor=AL-32280270-[default]-[android


« Le Donbass aujourd’hui, c’est la Somme en 1915 » : en Ukraine, la bataille des obus
Alors que le conflit est entré dans une phase plus statique, où chacun essaie d’infliger un maximum de dégâts à l’autre, l’artillerie joue un rôle central.
« Mes gars connaissent la valeur de l’artillerie. » En visite le 13 mai sur le front, le chef d’état-major de l’armée ukrainienne, le général Valerii Zaluzhnyi, a remercié publiquement le « peuple américain » de lui avoir livré une centaine de ses obusiers M777. « C’est une arme de haute précision et très efficace », a vanté le plus haut gradé ukrainien dans un message sur Facebook, accompagné de plusieurs photos présentant le canon de 155 mm en action.

Alors que les images venues d’Ukraine montrent principalement des frappes effectuées par des drones ou des missiles antichars portatifs, la réalité de la guerre s’apparente aujourd’hui davantage à un gigantesque combat d’artillerie. Après une première phase de mouvement, liée à la tentative de prise de Kiev, le conflit est entré au Donbass dans une phase plus statique, où chacun essaie d’infliger un maximum de dégâts à l’autre, même si la contre-offensive ukrainienne menée à Kharkiv pourrait faire tache d’huile.

« On voit les drones et les missiles antichars parce qu’ils sont filmés. Mais plus de 80 % des destructions causées par les Ukrainiens le sont aujourd’hui grâce à leur artillerie », assure Léo Péria-Peigné, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales. « Le Donbass aujourd’hui, c’est la Somme en 1915 : un affrontement d’artillerie à l’ancienne », abonde Olivier Kempf, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.

Après presque trois mois de guerre, les troupes russes comme ukrainiennes doivent être renouvelées et ravitaillées en vivres et en munitions. Autant d’éléments qui incitent les belligérants à multiplier les « frappes d’interdiction », afin de désorganiser la chaîne logistique adverse. « L’artillerie joue un rôle tactique, pour éliminer des forces ennemies, mais aussi opérationnel, pour détruire les lignes de ravitaillement », rappelle Joseph Henrotin, chargé de recherche au Centre d’analyse et de prévision des risques internationaux.

(à suivre...)

Edited by Métal_Hurlant
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il y a 1 minute, bubzy a dit :

C'est même l'objet d'une prophétie ;)

Et ce sera la fin de Air-Defense...

Non, j'ai suffisamment confiance en l'être humain pour espérer que la violence continue à être un mode de réglement valide des différents

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Les frappes Russes s'étendent à des infrastructures économiques dont le lien avec l'action militaire n'est pas évident.

 

Après l'industrie pétrolière et les réseaux de chemins de fer qui ont un lien très directe avec les combats,

de nombreuses frappes sont recensées sur des infra agricoles (silo à grain, ferme de taille notable, dépôt d'engrais), également l'usine de ciment de Knauf Gips Donbass à Bakhmut a été détruite.

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à l’instant, Chaps a dit :

Les frappes Russes s'étendent à des infrastructures économiques dont le lien avec l'action militaire n'est pas évident.

 

Après l'industrie pétrolière et les réseaux de chemins de fer qui ont un lien très directe avec les combats,

de nombreuses frappes sont recensées sur des infra agricoles (silo à grain, ferme de taille notable, dépôt d'engrais), également l'usine de ciment de Knauf Gips Donbass à Bakhmut a été détruite.

ça a été mentionné plus haut, mais ce genre de grands hangars a apparemment plusieurs fois servi de lieux de rassemblement avant une manoeuvre. Depuis la chute de Popasna, Bakhmut est le coeur de la défense de Sievierodonetsk et donc on peut légitimement soupçonner que beaucoup de gros bâtiment servent à regrouper les troupes avant leur déploiement, surtout avec les rotations qui semblent avoir lieu sur le front du Donbas chez les Ukrainiens.

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Il y a 1 heure, Mangouste a dit :

Lu également. On se demande qui joue à quoi.

On en avait déjà parlé non de cette intervention ? Contrairement à ce que vous dites, la conclusion n'était elle pas plutôt que le personnage militait avec lucidité pour un accroissement de l'engagement Russe ? 

Il y a 1 heure, Métal_Hurlant a dit :

Un article très intéressant et lucide sur les capacités actuelles de l'armée ukr

Malheureusement seul le début est en accès libre, si quelqu'un peut l'afficher merci 

Ah.... On a demandé l'article du Monde ??! J'arrête là, content de voir que la perception change un tout petit peu

Citation

Guerre en Ukraine : le discours triomphaliste de Kiev se heurte à des limites sur le terrain

Selon des experts, les livraisons d’armes étrangères sont insuffisantes pour repousser durablement les forces russes dans le Donbass et le Sud.

Par Emmanuel Grynszpan

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L’Ukraine se prend à rêver d’une libération complète de son territoire, non seulement des zones occupées depuis le 24 février, mais aussi du Donbass « séparatiste » et de la Crimée annexée en 2014. Une succession de revers tactiques russes et le piétinement dans la bataille du Donbass depuis un mois et demi génèrent un discours triomphaliste à Kiev. Le haut responsable du renseignement militaire ukrainien, le général Kyrylo Boudanov, a déclaré à Sky News, samedi 14 mai, que « le point de rupture se situera dans la seconde partie du mois d’août » et que « la plupart des actions de combat actives seront terminées d’ici à la fin de cette année. (…) En conséquence, nous allons réinstaurer le contrôle du gouvernement ukrainien sur tous les territoires perdus, y compris le Donbass et la Crimée ».

Le ministre de la défense, Oleksiy Reznikov, estimait la semaine dernière que la guerre « entre dans une nouvelle phase à long terme », dans laquelle les forces russes prendront une posture défensive pour conserver les territoires capturés. Moscou a d’abord échoué début mars à prendre d’assaut Kiev puis à encercler le gros des troupes ukrainiennes dans le Donbass au cours du mois d’avril.

L’afflux d’aide militaire occidentale pourrait favoriser ou accélérer un basculement du rapport de force en faveur des forces ukrainiennes. Le président américain, Joe Biden, a promulgué le 9 mai un programme d’aide de 40 milliards de dollars (38,4 milliards d’euros). Les alliés occidentaux de l’Ukraine ont fourni environ 120 canons à longue portée, capables en principe d’attaquer les positions russes profondément derrière les lignes de front.

« Partir à l’offensive, c’est coûteux »

Pour l’expert militaire ukrainien Alexander Musienko, il ne fait aucun doute qu’une contre-attaque ukrainienne majeure aura lieu. « Cette contre-attaque dépendra des armes qui seront fournies par l’Occident. C’est un point fondamental. Il s’agit des canons Caesar, qui sont d’excellente qualité. Il est très important pour nous de pouvoir les utiliser. Nous disposerons également de l’obusier Panzerhaubitze 2000 et des lance-roquettes multiples américains Himars et M270, qui possèdent une portée supérieure à celle de l’artillerie russe. C’est juste 3 à 5 kilomètres supplémentaires, mais ça fait une grosse différence. C’est suffisant pour que les forces ukrainiennes puissent conserver des positions sécurisées tout en frappant les positions de tir de l’adversaire. »

L’expert souligne également le rôle-clé que joueront « des armes plus spécifiquement destinées à l’offensive, comme les drones d’attaque, les blindés et les chars d’assaut de conception soviétiques qui seront fournis par la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie et la Pologne ».

D’autres observateurs sont plus circonspects. « Les livraisons d’armes sont déterminantes pour reconstruire la défense ukrainienne de demain. En revanche, je doute qu’elles influent significativement sur le champ de bataille », estime l’expert militaire Pierre Grasser, spécialiste de la défense russe. « Globalement, je pense que c’est un peu trop tard pour influer sur la bataille du Donbass qui se dessine : je vois bien un encerclement de Severodonetsk ces prochains jours. Moscou donne ses coups de boutoir maintenant et va se calmer à l’été. Or, l’arrivée des nouvelles unités ukrainiennes se fera à l’été justement. En attendant, ce sont des forces engagées depuis le début qui tiennent la ligne, et en effet, depuis quelques semaines, c’est difficile. Et quand bien même cette offensive russe s’enliserait, les équipements ukrainiens ne permettraient guère de sérieuses contre-attaques. Partir à l’offensive, c’est coûteux, car les pertes seront très difficiles à remplacer. En revanche, pour remplacer le matériel perdu, pour une remise en condition après la guerre, c’est tout à fait pertinent. »

Hypothèse d’enlisement

L’aide militaire occidentale est numériquement insuffisante pour faire pencher la balance en faveur de l’Ukraine, estime un expert militaire russe qui désire garder l’anonymat. « Pour mener une large offensive, il faudrait à l’Ukraine un grand nombre de chars d’assaut et de blindés. Elle n’en a que 200 de chaque, ce qui constitue plusieurs brigades et n’est pas suffisant pour une contre-offensive de grande envergure. Les drones kamikazes américains peuvent aider à neutraliser l’artillerie russe, mais un grand nombre est nécessaire pour contrebalancer l’artillerie russe, qui est numériquement très supérieure. En outre, l’Ukraine a besoin d’avions de combat, de drones armés et de défenses aérienne

Des contre-offensives ukrainiennes ont déjà été menées avec succès autour de Kiev, Tchernigov, Soumy, Mikolaïv et une autre est en cours dans la région de Kharkiv. Il s’agit d’opérations, souvent très ciblées, menées par des forces spéciales avec le soutien de l’artillerie, et dont l’objectif était principalement de couper les lignes d’approvisionnement ennemies. Ces attaques ont frappé des forces russes n’ayant pas eu le temps de creuser des positions défensives. La réaction russe a consisté à effectuer un repli tactique et à construire des défenses.

« A la différence des Russes, nous procédons à des offensives limitées et prudentes, car nous économisons au maximum la vie de nos soldats, explique M. Musienko. L’armée ukrainienne est plus efficace et mieux préparée que l’armée russe aux combats en zone urbaine. » L’expert ukrainien reconnaît en revanche que mener une grande offensive dans le Sud sera difficile. La reconquête de la région de Kherson impose de traverser la frontière naturelle constituée par le Dniepr et de combattre sur la steppe, qui n’offre guère de moyens de se dissimuler. « Kherson est la zone la moins favorable à l’emploi de la tactique des “petits groupes” menant des raids contre l’ennemi. A Kherson, il est sans doute préférable d’utiliser une tactique plus classique, avec de l’artillerie lourde de longue portée, des tanks, l’aviation d’attaque au sol et les drones de combat. » Ces moyens massifs faisant aujourd’hui défaut à l’Ukraine, l’hypothèse d’enlisement débouchant sur une guerre de position paraît plus probable.

 

Citation

« Le Donbass aujourd’hui, c’est la Somme en 1915 » : en Ukraine, la bataille des obus

Alors que le conflit est entré dans une phase plus statique, où chacun essaie d’infliger un maximum de dégâts à l’autre, l’artillerie joue un rôle central.

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« Mes gars connaissent la valeur de l’artillerie. » En visite le 13 mai sur le front, le chef d’état-major de l’armée ukrainienne, le général Valerii Zaluzhnyi, a remercié publiquement le « peuple américain » de lui avoir livré une centaine de ses obusiers M777. « C’est une arme de haute précision et très efficace », a vanté le plus haut gradé ukrainien dans un message sur Facebook, accompagné de plusieurs photos présentant le canon de 155 mm en action.

Alors que les images venues d’Ukraine montrent principalement des frappes effectuées par des drones ou des missiles antichars portatifs, la réalité de la guerre s’apparente aujourd’hui davantage à un gigantesque combat d’artillerie. Après une première phase de mouvement, liée à la tentative de prise de Kiev, le conflit est entré au Donbass dans une phase plus statique, où chacun essaie d’infliger un maximum de dégâts à l’autre, même si la contre-offensive ukrainienne menée à Kharkiv pourrait faire tache d’huile.

« On voit les drones et les missiles antichars parce qu’ils sont filmés. Mais plus de 80 % des destructions causées par les Ukrainiens le sont aujourd’hui grâce à leur artillerie », assure Léo Péria-Peigné, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales. « Le Donbass aujourd’hui, c’est la Somme en 1915 : un affrontement d’artillerie à l’ancienne », abonde Olivier Kempf, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.

Après presque trois mois de guerre, les troupes russes comme ukrainiennes doivent être renouvelées et ravitaillées en vivres et en munitions. Autant d’éléments qui incitent les belligérants à multiplier les « frappes d’interdiction », afin de désorganiser la chaîne logistique adverse. « L’artillerie joue un rôle tactique, pour éliminer des forces ennemies, mais aussi opérationnel, pour détruire les lignes de ravitaillement », rappelle Joseph Henrotin, chargé de recherche au Centre d’analyse et de prévision des risques internationaux.

« Un cas d’école d’une bonne utilisation de l’artillerie »

La semaine dernière, les forces de Moscou ont ainsi tenté de franchir la rivière Donets, pour encercler leur adversaire au nord de Louhansk. S’ils ont réussi dans un premier temps à installer un pont flottant, les Russes ont été violemment pilonnés par l’artillerie ukrainienne. Résultat : le pont a été coulé et plus de 80 blindés, dont une quinzaine de chars T72, auraient été détruits, selon des images satellites transmises par le ministère ukrainien de la défense. « Les Ukrainiens ont fait un carton sur une zone de plusieurs kilomètres, un vrai revers tactique pour les Russes », estime M. Péria-Peigné. « C’est un cas d’école d’une bonne utilisation de l’artillerie », apprécie une source militaire française.

Selon les spécialistes, l’apport des armes occidentales dans cette bataille d’artillerie est important. Sur les 90 obusiers M777 promis par les Etats-Unis, 74 sont entrés en action, selon Washington. Fabriqué aux Etats-Unis par le britannique BAE Systems, ce canon de 155 mm est capable d’envoyer des obus à 30 kilomètres, alors que les équipements russes et ukrainiens équivalents se limitent à 20 kilomètres. « Cela permet aux Ukrainiens de frapper leurs adversaires en restant hors de portée », assure M. Henrotin. Une affirmation à relativiser, la Russie possédant aussi des lance-roquettes à long rayon d’action, comme les Smerch ou les Tornado, même s’ils sont moins précis.

De son côté, Paris a promis de livrer à l’Ukraine « plusieurs » canons Caesar de 155 mm, pris sur les 77 que possède l’armée française – le chiffre de « huit à douze » unités est évoqué mais non confirmé. Fabriqués par Nexter, ils peuvent envoyer des obus à plus de 40 kilomètres de distance. Surtout, ils ont l’avantage d’être montés directement sur des camions, ce qui les rend mobiles et difficiles à atteindre par les tirs de contrebatterie, alors que les M777 américains doivent être posés au sol pour tirer. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Kiev réclame à Washington l’envoi d’obusiers automoteurs comme le M109 Paladin.

Pour alimenter leurs M777, les Etats-Unis ont déjà livré à l’Ukraine quelque 183 000 obus de 155 mm, via la base américaine de Dover (Delaware), d’où 450 vols sont partis depuis le début de la guerre. Aucune indication n’a été donnée sur la nature des obus fournis mais les spécialistes estiment qu’une partie pourrait être des munitions dites intelligentes, qui décuplent l’efficacité des obusiers. « Associés à des obus Excalibur, qui sont guidés par GPS, les M777 peuvent frapper des cibles à plus de 40 kilomètres tout en ayant une précision de quelques mètres », détaille M. Henrotin.

Formation accélérée pour l’utilisation d’obusiers

L’armée américaine affirme avoir formé 370 artilleurs ukrainiens, plus une trentaine pour l’entretien des M777. Cette formation accélérée de deux semaines s’est tenue sur une base européenne tenue confidentielle et serait toujours en cours pour d’autres soldats. La formation des artilleurs pour les Caesar est également terminée, indique-t-on côté français. Les Etats-Unis ont aussi fourni une vingtaine de radars de contrebatterie à l’Ukraine, très efficaces pour détruire les canons russes.

Reste à savoir qui l’emportera dans cette guerre d’artillerie. Les Russes ont l’avantage d’un stock de munitions gigantesque et la proximité du Donbass avec leur frontière, qui leur permet d’être ravitaillés, même si la ville russe de Belgorod, un axe logistique majeur, se trouve désormais à portée de tir des Ukrainiens. A l’inverse, les obus utilisés par Kiev doivent être acheminés depuis la Pologne, à plus d’un millier de kilomètres du front, et il est difficile de connaître l’état des réserves ukrainiennes.

Surtout, le président russe, Vladimir Poutine, a compris qu’il ne pourrait pas conquérir l’Ukraine et se livre désormais sans retenue à des destructions massives. « Au début de la guerre, les Russes ne voulaient pas détruire le pays et retenaient leur artillerie. Ils n’ont plus les mêmes scrupules et pilonnent les dépôts de pétrole, les relais de téléphonie, les nœuds ferroviaires… tout ce qui peut permettre de diminuer la résistance militaire ukrainienne », assure M. Kempf. Comprendre : même si Kiev devait gagner la guerre, ce sera au prix d’un pays dévasté.

 

Et puis comme je suis de bonne humeur, ça c'est cadeau :bloblaugh:

 

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