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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires


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Je suis désolé je n'ai plus le tweet sous la main mais en gros un responsable américain a déclaré que la question des MLRS est bien toujours sur la table, simplement que les USA ne fourniront pas, pas à ce stade, de missile à + de 100km de portée, et se limiteront à des missiles "tactiques" frappant à environs 70km.

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il y a 17 minutes, CortoMaltese a dit :

Je suis désolé je n'ai plus le tweet sous la main mais en gros un responsable américain a déclaré que la question des MLRS est bien toujours sur la table, simplement que les USA ne fourniront pas, pas à ce stade, de missile à + de 100km de portée, et se limiteront à des missiles "tactiques" frappant à environs 70km.

Biden ne serait plus le chef des armée. Son tweet est très clair pourtant. Pas de truc qui vont trop loin. Donc aucun avantage à envoyer des MLRS.

Edited by herciv
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il y a 20 minutes, Akhilleus a dit :

Si un ATACMs tombe sur Belgorod, il faudra penser à stocker de l'écran solaire 20000

Non je ne pense pas que si un ATACMS, lancé par les ukrainiens atteignait belgorod, cela se traduirait par une riposte nucléaire contre l'OTAN ... le pouvoir décisionnel Russe n'est pas stupide ...

en effet l'avantage d'une guerre nucléaire c’est que tout le monde sait qu'il n' y aura ni vainqueur ni vaincu, en tout cas Russie versus Otan ...

Pourquoi ne pas livrer des ATACMS à l'Ukraine est une question/ un réel besoin tactique? la nécessité de les conserver pour eux? .. pas de certitudes ...

Edited by leclercs
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Les vidéos qui arrivent de Severodonetsk sont assez suréalistes ... il y a des habitants en vélo ou en voiture ... et des soldats russes qui semblent se balader.

Les combattants ukrainiens se seraient repliés dans la zone industrielle.

 

1 hour ago, herciv said:

Donc aucun avantage à envoyer des MLRS.

A priori ils voudraient bien le refourguer les fusée M26 - 35 ou 45km dispersant des bomblets - plus les lanceurs. Mais je ne sais pas s'ils peuvent brider les lanceurs, au cas ou quelqu'un de plus leur file d'autre fusée à plus longue portée.

Or je ne suis pas certain que ce soit les fusée M26 qui intéressent les militaires ukrainiens. Peut être les AT-2 allemandes ... si ceux ci voulaient bien les céder - à supposé qu'ils ne les aient pas encore détruites -

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Il y a 3 heures, Coriace a dit :

J'ose espérer qu'on va en produire de nouveaux, pas seulement pour remplacer les partant mais aussi car maintenant on sait qu'il faut de la masse... 

 

Il y a 3 heures, Mangouste a dit :

La cible serait 109 caesar. Soit tout en NG soit rénovés et complété par du neuf. Pas d'info sur la base sherpa ou autre 

De ce que j'ai compris, le nombre de 76 Caesar en service - avant transfert de 12 à l'Ukraine - correspondait à 9 régiments [ EDIT : batteries ] d'artillerie (hors brigades blindées) équipés de 8 Caesar chacun, plus 5 unités pour les écoles, moins 1 perdue. Il est d'autre part prévu de remplacer les 32 AUF1 restant en service dans les régiments d'artillerie des brigades blindées par autant de Caesar NG Mk 2

A comparer avec les artilleries des autres pays européens, ou celle des Etats-Unis, les forces françaises ont en effet une "densité de canons" plutôt faible. Ceci avant même de prendre en compte d'éventuelles leçons du conflit en cours... alors même qu'il confirme la valeur de l'artillerie, qui serait à l'origine de plus de la moitié des pertes d'un côté comme de l'autre !

J'imagine qu'il pourrait être pertinent de renforcer les régiments [ EDIT : batteries ] d'artillerie, avec non plus 2 x 4 mais 3 x 4 = 12 Caesar en dotation chacun. Plus constituer un volant de matériel en réserve apte à remplacer rapidement des pertes résultant d'un conflit de haute intensité. On arriverait alors à 13 régiments [ EDIT : batteries ] d'artillerie x 12 + 5 en écoles = 161 Caesar NG plutôt que 109 prévus dans le plan actuel, et si tous ces exemplaires sont neufs, les Caesar actuels Mk 1 pourraient être gardés en réserve - soit une soixantaine.

Il y aurait un coût, mais à 5 millions le Caesar, 161 exemplaires nouveaux coûteraient 800 millions environ... le rapport efficacité / coût semble plus que correct.

 

Et il faudrait probablement aussi s'interroger sur la quantité de LRU, la version de LRM M270 en service en France à raison de... 13 exemplaires. Est-ce vraiment sérieux si l'on prétend être capable de faire face à un combat de haute intensité :dry: ?

Compléter ce nombre, peut-être par des HIMARS la version sur camion - chacun portant un panier de roquettes soit la moitié du chargement d'un M270 - pourrait être pertinent. Ou bien construire un équivalent français, si le nombre d'exemplaires le justifie - ce qui n'est pas certain.

Edited by Alexis
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il y a 7 minutes, Alexis a dit :

 

 

De ce que j'ai compris, le nombre de 76 Caesar en service - avant transfert de 12 à l'Ukraine - correspondait à 9 régiments d'artillerie (hors brigades blindées) équipés de 8 Caesar chacun, plus 5 unités pour les écoles, moins 1 perdue. Il est d'autre part prévu de remplacer les 32 AUF1 restant en service dans les régiments d'artillerie des brigades blindées par autant de Caesar NG Mk 2

A comparer avec les artilleries des autres pays européens, ou celle des Etats-Unis, les forces françaises ont en effet une "densité de canons" plutôt faible. Ceci avant même de prendre en compte d'éventuelles leçons du conflit en cours... alors même qu'il confirme la valeur de l'artillerie, qui serait à l'origine de plus de la moitié des pertes d'un côté comme de l'autre !

J'imagine qu'il pourrait être pertinent de renforcer les régiments d'artillerie, avec non plus 2 x 4 mais 3 x 4 = 12 Caesar en dotation chacun. Plus constituer un volant de matériel en réserve apte à remplacer rapidement des pertes résultant d'un conflit de haute intensité. On arriverait alors à 13 régiments d'artillerie x 12 + 5 en écoles = 161 Caesar NG plutôt que 109 prévus dans le plan actuel, et si tous ces exemplaires sont neufs, les Caesar actuels Mk 1 pourraient être gardés en réserve - soit une soixantaine.

Il y aurait un coût, mais à 5 millions le Caesar, 161 exemplaires nouveaux coûteraient 800 millions environ... le rapport efficacité / coût semble plus que correct.

 

Et il faudrait probablement aussi s'interroger sur la quantité de LRU, la version de LRM M270 en service en France à raison de... 13 exemplaires. Est-ce vraiment sérieux si l'on prétend être capable de faire face à un combat de haute intensité :dry: ?

Compléter ce nombre, peut-être par des HIMARS la version sur camion - chacun portant un panier de roquettes soit la moitié du chargement d'un M270 - pourrait être pertinent. Ou bien construire un équivalent français, si le nombre d'exemplaires le justifie - ce qui n'est pas certain.

Ce conflit confirme, si besoin est, que dès que le front se fige un peu sur des positions relativement fixes, l'artillerie redevient la reine des batailles. On peut compenser un manque d'artillerie par l'aviation, mais c'est cher et forcément limité en terme de quantité de munition délivré, sans compter le fait que dans un environnement aérien contesté, je suis pas sûr qu'on aille risquer un Rafale pour chaque position retranchée à détruire ou chaque nid de mitrailleuse à faire taire. 

Il y a 1 heure, herciv a dit :

 

Biden ne serait plus le chef des armée. Son tweet est très clair pourtant. Pas de truc qui vont trop loin. Donc aucun avantage à envoyer des MLRS.

Justement non, la signification était pas si claire que ça et un responsable américain interrogé sur la question a bien confirmé, après la déclaration de Biden, que la question des MLRS était toujours sur la table. Je vais essayer de te retrouver ça. 

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Il y a 1 heure, herciv a dit :
Biden ne serait plus le chef des armée. Son tweet est très clair pourtant. Pas de truc qui vont trop loin. Donc aucun avantage à envoyer des MLRS.

Biden se fait souvent contredire ou corriger par son administration aussi.

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Il y a 2 heures, Alexis a dit :

De ce que j'ai compris, le nombre de 76 Caesar en service - avant transfert de 12 à l'Ukraine - correspondait à 9 régiments [ EDIT : batteries ]

Moi être perdu...Théoriquement il y a 4 régiments, 2 "médians" + 2 "légers" à trois (3) batteries. Chaque régiment est doté de 16 x 155 mm + 16 x 120 mm (MO double dotation) Soit 64 pièces au total, restent donc 12 pour arriver à 76: école + parc opex (edit 1 batterie de 6 au 40 RA)   Le RIOM de Djibouti a des TRF1  et prévu passer au Caesar.   

NB L'avenir c'est aussi les MO 120 mm sur Griffon:  2 batteries de 155 (16 pièces)+ 1 batterie de 120 Griffon?  

Edited by Fusilier
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3 hours ago, Alexis said:

 

 

De ce que j'ai compris, le nombre de 76 Caesar en service - avant transfert de 12 à l'Ukraine - correspondait à 9 régiments [ EDIT : batteries ] d'artillerie (hors brigades blindées) équipés de 8 Caesar chacun, plus 5 unités pour les écoles, moins 1 perdue. Il est d'autre part prévu de remplacer les 32 AUF1 restant en service dans les régiments d'artillerie des brigades blindées par autant de Caesar NG Mk 2

A comparer avec les artilleries des autres pays européens, ou celle des Etats-Unis, les forces françaises ont en effet une "densité de canons" plutôt faible. Ceci avant même de prendre en compte d'éventuelles leçons du conflit en cours... alors même qu'il confirme la valeur de l'artillerie, qui serait à l'origine de plus de la moitié des pertes d'un côté comme de l'autre !

J'imagine qu'il pourrait être pertinent de renforcer les régiments [ EDIT : batteries ] d'artillerie, avec non plus 2 x 4 mais 3 x 4 = 12 Caesar en dotation chacun. Plus constituer un volant de matériel en réserve apte à remplacer rapidement des pertes résultant d'un conflit de haute intensité. On arriverait alors à 13 régiments [ EDIT : batteries ] d'artillerie x 12 + 5 en écoles = 161 Caesar NG plutôt que 109 prévus dans le plan actuel, et si tous ces exemplaires sont neufs, les Caesar actuels Mk 1 pourraient être gardés en réserve - soit une soixantaine.

Il y aurait un coût, mais à 5 millions le Caesar, 161 exemplaires nouveaux coûteraient 800 millions environ... le rapport efficacité / coût semble plus que correct.

J'ai déjà fait un post là dessus ici:

Mais toute discussion sur le sujet devrait probablement se faire dans le fil sur l'Ordre de bataille de l'Armée de Terre

3 hours ago, Alexis said:

Et il faudrait probablement aussi s'interroger sur la quantité de LRU, la version de LRM M270 en service en France à raison de... 13 exemplaires. Est-ce vraiment sérieux si l'on prétend être capable de faire face à un combat de haute intensité :dry: ?

Compléter ce nombre, peut-être par des HIMARS la version sur camion - chacun portant un panier de roquettes soit la moitié du chargement d'un M270 - pourrait être pertinent. Ou bien construire un équivalent français, si le nombre d'exemplaires le justifie - ce qui n'est pas certain.

Il faudrait avoir au moins un élément MLRS par division. Si on part sur 3 batteries de 6 par régiment, on a 36 unités. Des munitions rôdeuses seraient bien aussi, pour les régiment de mêlée comme d'artillerie.

Et avec ce conflit, je me demande si on va voir des gens qui vont retrouver un intérêt pour les MLRS à plus courte portée mais plus grand volume de feu comme le 122mm Grad (ou un truc entre le Grad et le M270). Je sais que les Israéliens utilisent des pods de 20 122mm dans leurs M270 par exemple.

58 minutes ago, Fusilier said:

L'avenir c'est aussi les MO 120 mm sur Griffon:  2 batteries de 155 (16 pièces)+ 1 batterie de 120 Griffon?  

C'est l'idée. Je crois par ailleurs que la batterie MEPAC compte 12 pièces mais je ne suis pas sûr.

 

Mais on est dans le mauvais fil pour tout ça...

Edited by mehari
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Article payant sur le site du Monde.fr dans lequel ils donnent des chiffres des pertes aeriennes Russes: ''Au 30 mai, la Russie a perdu 29 avions, 42 hélicoptères et 79 drones''. On est tres loin des chiffres donnees precedement qui parlaient de centaines de pertes d'avions. 

Donbass : l’aviation, clé de la percée de la Russie dans l’Est de l’Ukraine (lemonde.fr):  https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/30/l-aviation-russe-fait-la-difference-dans-le-donbass_6128180_3210.html

 

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Le Monde cite les pertes selon Oryx (avec confirmation photographique).
Les centaines d’avions/ helicos c’est les revendications ukrainiennes.

cela dit le chiffrage Oryx est peut être sous-estimé quand il concerne les avions, car un avion/helico endommagé ou qui s’écrase en zone russe n’aura pas forcément une confirmation visuelle.

Edited by vince24
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il y a 29 minutes, vince24 a dit :

Le Monde cite les pertes selon Oryx (avec confirmation photographique).
Les centaines d’avions/ helicos c’est les revendications ukrainiennes.

cela dit le chiffrage Oryx est peut être sous-estimé quand il concerne les avions, car un avion/helico endommagé ou qui s’écrase en zone russe n’aura pas forcément une confirmation visuelle.

De mémoire, on aurait peut-être une demie-douzaine d'avions russes endommagés ou perdus hors Ukraine, notamment en Biélorussie. Mais impossible à certifier. En tout état de cause, les chiffres ukrainiens pour les avions sont fantaisistes.

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Il y a 5 heures, CortoMaltese a dit :

Ce conflit confirme, si besoin est, que dès que le front se fige un peu sur des positions relativement fixes, l'artillerie redevient la reine des batailles.


Ce que l'on voit est tout de même un cas à part. Une artillerie pléthorique qui bénéficie encore presque uniquement d'un stock soviétique dans ses dotations, qui peut encore tirer des milliers d'obus en hachant chaque carré d'une carte topographique sur un front tout de même très limité et n'ayant face à elle peu de contre batterie et aucune aviation.

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il y a une heure, vince24 a dit :

Le Monde cite les pertes selon Oryx (avec confirmation photographique).
Les centaines d’avions/ helicos c’est les revendications ukrainiennes.

cela dit le chiffrage Oryx est peut être sous-estimé quand il concerne les avions, car un avion/helico endommagé ou qui s’écrase en zone russe n’aura pas forcément une confirmation visuelle.

Oryx a tweeté il y a 3 jours indiquant selon lui que ça ne dépassait pas une petite trentaine au maximum.

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Certes mais maintenir un feu relativement précis et dense est toujours moins cher (et moins risque) avec de 'artillerie qu'une aviation. Que ce soit en terme de coût de la perte (combien de Caesar pour un Rafale?), en infrastructure au sol et en formation du personnel

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Il y a 3 heures, lum a dit :

Article payant sur le site du Monde.fr dans lequel ils donnent des chiffres des pertes aeriennes Russes: ''Au 30 mai, la Russie a perdu 29 avions, 42 hélicoptères et 79 drones''. On est tres loin des chiffres donnees precedement qui parlaient de centaines de pertes d'avions. 

Donbass : l’aviation, clé de la percée de la Russie dans l’Est de l’Ukraine (lemonde.fr):  https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/30/l-aviation-russe-fait-la-difference-dans-le-donbass_6128180_3210.html

 

L’aviation, clé de la percée russe dans le Donbass

La cadence effrénée des attaques aériennes semble avoir contribué au récent recul des forces ukrainiennes sur le front du Donbass, dans l’est du pays.

Par Emmanuel Grynszpan

 

Trois mois après le début de l’invasion de l’Ukraine, les forces aériennes russes intensifient leurs opérations. L’augmentation des sorties et le recours à de nouvelles tactiques pourraient avoir joué un rôle crucial dans la percée effectuée par l’armée russe, depuis la mi-mai, dans l’est du Donbass, au niveau de la ville de Popasna. De nombreuses images diffusées par le ministère de la défense russe, la télévision d’Etat ainsi que des vidéos postées sur les réseaux sociaux russes montrent des tirs de roquettes et de missiles guidés depuis des Su-25 [avions d’attaque au sol] et des hélicoptères d’attaque contre les lignes de défense ukrainiennes, sur toute la ligne de front entre Donetsk et Sloviansk. Des images montrent aussi l’usage de plus en plus fréquent de drones suicides KUB, commandés à partir de drones ZALA, contre des positions ukrainiennes.

L’aviation militaire russe, pourtant dix fois supérieure à son équivalente ukrainienne, avait échoué jusqu’ici à prendre le contrôle intégral du ciel, faute d’avoir pu éliminer le danger représenté par la défense antiaérienne ukrainienne. Au 30 mai, la Russie a perdu 29 avions, 42 hélicoptères et 79 drones. Soit près de trois fois les pertes de l’aviation ukrainienne qui, malgré son infériorité numérique et l’âge moyen plus élevé de ses appareils, est loin d’avoir été anéantie.

« L’aviation a probablement joué un rôle important dans la percée effectuée dans le Donbass », explique Jean-Christophe Noël, chercheur au Centre des études de sécurité de l’IFRI. D’un rythme de 250 sorties par jour, on est passé à une cadence de 400 sorties. Il s’agit de procéder à des frappes d’interdiction, avec des bombes qui écrasent tout. Le rôle de l’aviation, dans ce cas de figure, double celui de l’artillerie. C’est une arme de saturation et non de précision. Avec leurs salves de roquettes de 122 millimètres, les Su-25 vont raser toute une zone et faire de gros dégâts « , indique l’expert.

Ecraser l’adversaire sous un déluge de feu

Sur une chaîne Telegram, un pilote de Su-25 russe, qui se présente comme « Ivanovitch », a diffusé la vidéo d’une attaque et décrit la manœuvre consistant à tirer une salve de roquettes : « D’une hauteur de 200 à 250 mètres, j’ouvre le feu, je quitte le piqué à une altitude de 20 à 25 mètres et je change de régime moteur pour générer une accélération maximale jusqu’à une vitesse de 900 à 950 kilomètres à l’heure. C’est pour éviter les ennuis, car l’ennemi va certainement me tirer dans le derrière avec un Stinger [missile guidé de fabrication américaine]. »

L’Ukraine a reçu un nombre important de Manpads, ces systèmes portatifs de défense aérienne (ou missiles sol-air) de type Stinger. Le pays dispose aussi d’un très vaste arsenal de systèmes portatifs soviétiques Igla, qui sont la hantise des pilotes d’avions et d’hélicoptères volant à basse altitude. « Comme les Russes ont encaissé des pertes importantes au début du conflit, ils sont désormais plus prudents et prennent soin de tirer à la plus grande distance possible des lignes ennemies », poursuit M. Noël. « Le Su-25 est le cheval de bataille de l’aviation russe. Cet appareil est un véritable “camion à bombes”. »

La tactique russe reste basique et consiste, comme durant la seconde guerre mondiale, à écraser l’adversaire sous un déluge de feu, afin de percer des brèches dans lesquelles des colonnes de blindés vont aussitôt s’engouffrer. Contrairement à la doctrine occidentale, les Russes se contentent d’affirmer très localement leur supériorité aérienne. C’est une méthode éprouvée en Afghanistan, puis en Syrie.

Les aéronefs russes doivent aussi prendre garde à ne pas tomber sous le « feu ami » de leur propre artillerie. C’est pourquoi, selon M. Noël, « lorsque l’aviation de Moscou passe à l’attaque, les tirs d’artillerie sont remplacés par le feu d’armes légères comme des mitrailleuses. Celles-ci obligent les soldats ukrainiens à rester abrités dans leurs tranchées, ce qui les empêche de saisir leurs missiles sol-air pour abattre les avions ».

« L’aspect le plus compliqué du conflit »

Les experts admettent qu’il est très difficile d’évaluer le rôle de l’aviation dans la guerre menée à l’Ukraine par la Russie. « C’est précisément l’aspect le plus compliqué du conflit parce que c’est là où il existe le moins de sources ouvertes d’information », signalait l’expert militaire américain Michael Kofman dans le podcast « War on the Rocks » du 14 mai. Pour lui, il est clair que les Russes ont augmenté leurs sorties aériennes. Mais il observe aussi que « la supériorité aérienne russe sur les champs de bataille du Donbass ne s’est pas transformée en puissance de feu substantielle à cause du déficit de munitions guidées et d’équipages capables de mener des frappes de précision ».

Il n’est pas exclu que l’introduction progressive du drone suicide KUB change la donne en termes de précision. Une vidéo récente montre l’un de ces appareils fondre sur une batterie d’obusiers américains M777 fournis à l’Ukraine courant mai. Le KUB semble rater sa cible de quelques mètres. Une vidéo plus récente montre un autre exemplaire de ce même drone s’écraser au beau milieu d’un commando de neuf soldats ukrainiens, qui semblent tous tués ou au moins mis hors de combat par l’explosion.

L’expert indépendant russe Pavel Luzin reste toutefois dubitatif sur l’efficacité du couple de drones KUB/ZALA. « Les ZALA [fabriqués dans l’Oural] avaient initialement une vocation civile et commerciale. Ils sont entièrement constitués de composants importés. L’armée les a achetés en raison de la pénurie aiguë de drones militaires, qui n’a été compensée ni par les drones israéliens Forpost ni par les drones [russes] Orlan-10. » Selon lui, la tactique russe ne change pas : les percées ne se réalisent qu’au prix de la démolition totale des villes ukrainiennes.

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il y a 55 minutes, olivier lsb a dit :

Clip de recrutement vidéo de la 45e Brigade d'artillerie.... Un début de version terrienne de Top Gun. 

... Manque encore le beach volley, les Ray Ban Aviator et l'anthem avec la cloche sonnant le glas et la gratte électrique qui s'envole ! :biggrin:

... En attendant une nouvelle plus rythmée de la 55e brigade d’artillerie « Zaporizhzhya Sich » avec leurs CAESAR

Bon, faut bien sourire un peu par ces temps bien sombres ...

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Il y a 2 heures, ChristoK4 a dit :

L’aviation, clé de la percée russe dans le Donbass

La cadence effrénée des attaques aériennes semble avoir contribué au récent recul des forces ukrainiennes sur le front du Donbass, dans l’est du pays.

Par Emmanuel Grynszpan

 

Trois mois après le début de l’invasion de l’Ukraine, les forces aériennes russes intensifient leurs opérations. L’augmentation des sorties et le recours à de nouvelles tactiques pourraient avoir joué un rôle crucial dans la percée effectuée par l’armée russe, depuis la mi-mai, dans l’est du Donbass, au niveau de la ville de Popasna. De nombreuses images diffusées par le ministère de la défense russe, la télévision d’Etat ainsi que des vidéos postées sur les réseaux sociaux russes montrent des tirs de roquettes et de missiles guidés depuis des Su-25 [avions d’attaque au sol] et des hélicoptères d’attaque contre les lignes de défense ukrainiennes, sur toute la ligne de front entre Donetsk et Sloviansk. Des images montrent aussi l’usage de plus en plus fréquent de drones suicides KUB, commandés à partir de drones ZALA, contre des positions ukrainiennes.

L’aviation militaire russe, pourtant dix fois supérieure à son équivalente ukrainienne, avait échoué jusqu’ici à prendre le contrôle intégral du ciel, faute d’avoir pu éliminer le danger représenté par la défense antiaérienne ukrainienne. Au 30 mai, la Russie a perdu 29 avions, 42 hélicoptères et 79 drones. Soit près de trois fois les pertes de l’aviation ukrainienne qui, malgré son infériorité numérique et l’âge moyen plus élevé de ses appareils, est loin d’avoir été anéantie.

« L’aviation a probablement joué un rôle important dans la percée effectuée dans le Donbass », explique Jean-Christophe Noël, chercheur au Centre des études de sécurité de l’IFRI. D’un rythme de 250 sorties par jour, on est passé à une cadence de 400 sorties. Il s’agit de procéder à des frappes d’interdiction, avec des bombes qui écrasent tout. Le rôle de l’aviation, dans ce cas de figure, double celui de l’artillerie. C’est une arme de saturation et non de précision. Avec leurs salves de roquettes de 122 millimètres, les Su-25 vont raser toute une zone et faire de gros dégâts « , indique l’expert.

Ecraser l’adversaire sous un déluge de feu

Sur une chaîne Telegram, un pilote de Su-25 russe, qui se présente comme « Ivanovitch », a diffusé la vidéo d’une attaque et décrit la manœuvre consistant à tirer une salve de roquettes : « D’une hauteur de 200 à 250 mètres, j’ouvre le feu, je quitte le piqué à une altitude de 20 à 25 mètres et je change de régime moteur pour générer une accélération maximale jusqu’à une vitesse de 900 à 950 kilomètres à l’heure. C’est pour éviter les ennuis, car l’ennemi va certainement me tirer dans le derrière avec un Stinger [missile guidé de fabrication américaine]. »

L’Ukraine a reçu un nombre important de Manpads, ces systèmes portatifs de défense aérienne (ou missiles sol-air) de type Stinger. Le pays dispose aussi d’un très vaste arsenal de systèmes portatifs soviétiques Igla, qui sont la hantise des pilotes d’avions et d’hélicoptères volant à basse altitude. « Comme les Russes ont encaissé des pertes importantes au début du conflit, ils sont désormais plus prudents et prennent soin de tirer à la plus grande distance possible des lignes ennemies », poursuit M. Noël. « Le Su-25 est le cheval de bataille de l’aviation russe. Cet appareil est un véritable “camion à bombes”. »

La tactique russe reste basique et consiste, comme durant la seconde guerre mondiale, à écraser l’adversaire sous un déluge de feu, afin de percer des brèches dans lesquelles des colonnes de blindés vont aussitôt s’engouffrer. Contrairement à la doctrine occidentale, les Russes se contentent d’affirmer très localement leur supériorité aérienne. C’est une méthode éprouvée en Afghanistan, puis en Syrie.

Les aéronefs russes doivent aussi prendre garde à ne pas tomber sous le « feu ami » de leur propre artillerie. C’est pourquoi, selon M. Noël, « lorsque l’aviation de Moscou passe à l’attaque, les tirs d’artillerie sont remplacés par le feu d’armes légères comme des mitrailleuses. Celles-ci obligent les soldats ukrainiens à rester abrités dans leurs tranchées, ce qui les empêche de saisir leurs missiles sol-air pour abattre les avions ».

« L’aspect le plus compliqué du conflit »

Les experts admettent qu’il est très difficile d’évaluer le rôle de l’aviation dans la guerre menée à l’Ukraine par la Russie. « C’est précisément l’aspect le plus compliqué du conflit parce que c’est là où il existe le moins de sources ouvertes d’information », signalait l’expert militaire américain Michael Kofman dans le podcast « War on the Rocks » du 14 mai. Pour lui, il est clair que les Russes ont augmenté leurs sorties aériennes. Mais il observe aussi que « la supériorité aérienne russe sur les champs de bataille du Donbass ne s’est pas transformée en puissance de feu substantielle à cause du déficit de munitions guidées et d’équipages capables de mener des frappes de précision ».

Il n’est pas exclu que l’introduction progressive du drone suicide KUB change la donne en termes de précision. Une vidéo récente montre l’un de ces appareils fondre sur une batterie d’obusiers américains M777 fournis à l’Ukraine courant mai. Le KUB semble rater sa cible de quelques mètres. Une vidéo plus récente montre un autre exemplaire de ce même drone s’écraser au beau milieu d’un commando de neuf soldats ukrainiens, qui semblent tous tués ou au moins mis hors de combat par l’explosion.

L’expert indépendant russe Pavel Luzin reste toutefois dubitatif sur l’efficacité du couple de drones KUB/ZALA. « Les ZALA [fabriqués dans l’Oural] avaient initialement une vocation civile et commerciale. Ils sont entièrement constitués de composants importés. L’armée les a achetés en raison de la pénurie aiguë de drones militaires, qui n’a été compensée ni par les drones israéliens Forpost ni par les drones [russes] Orlan-10. » Selon lui, la tactique russe ne change pas : les percées ne se réalisent qu’au prix de la démolition totale des villes ukrainiennes.

J'ai été, durant mon service militaire, tireur au canon de 20 sur trm2000 dans une compagnie antichar (vab hot).

Le rôle de l'artillerie anti-aerienne "de proximité" dans l'armée de terre n'était pas de détruire l'aviation adverse mais de l'empêcher de réaliser sa mission. Et je pense que les manpads jouent aussi se rôle : gêner le plus possible......la destruction de l'avion n'étant qu'un "bonus". 

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