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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques


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La même chose peut être dite pour les micro-flottes envoyées par les pays qui contribuent à doter l'Ukraine en blindés.

Pas d'accord, il y a une cohérence sur les T-72 envoyés par les polonais et les tchèques car le même modèle équipe déjà l'Ukraine, il faut juste quelques adaptations au niveau de certains éléments

 

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Le Jaguar arrive et il y a probablement des ex-légionnaires ukrainiens qui ont été entraînés sur 10RC au sein du 1er REC.

Les ukrainiens ont-ils réellement besoin d'AMX-10RC et de Sagaie ? C'est aussi la question, accessoirement je trouve que tu abuses un peu trop des ex-légionnaires ukrainiens qui seraient capables de piloter tous les véhicules précités, ça me semble être très très optimistes.

Citation

Les conducteurs d'AMX30 sauront au moins piloter les deux engins, et les ukrainiens s'en sortent déjà avec des M777, des Zuzana, des Caesar, et bientôt des KRAB polonais (qui sont un engin frankenstein de châssis de K-9 et de tourelle d'AS90 britannique avec un 52 calibres)

J'ai pas dit que ce n'était pas possible, j’émets juste quelques réserves.

 

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Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Les AUF1 équipent les régiments d'artillerie des deux brigades blindées. Les donner à l'Ukraine, c'est priver ces brigades de toute artillerie lourde en attendant l'arrivée des Caesar Mk2 prévus pour les remplacer... dans plusieurs années. Affaiblissement grave et de longue durée des forces blindées françaises

J'ai envie de demander à quoi et contre qui étaient supposés servir ces matériels en premier lieu? Si c'était le PAVA et les russes, et bien... c'est maintenant.

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Les VBCI c'est peut-être davantage envisageable. Mais là encore c'est affaiblir nos deux seules brigades "lourdes", et contrairement à l'artillerie longue portée précise... ça n'aiderait pas vraiment l'Ukraine.

C'est l'option qui me semble la plus irréaliste mais je suis surpris de voir qu'elle n'est pas considérée comme telle par toi ou Banzinou.

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Les AMX30 B2 combien sont vraiment disponibles, quelles contraintes logistiques... comme déjà dit par d'autres.

AMX10 RCR et ERC90, on n'en a pas beaucoup... et toujours besoin en unité, en attendant les Jaguar dont la livraison est lente. Peut-être certaines unités sont-elles disponibles, déjà remplacées par les premiers Jaguar - mais ce sont alors les plus anciennes ==>Peut-être là une possibilité réelle, mais ce serait peu d'exemplaires.

Je viens de répondre plus haut.

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Il ne s'agit pas d'un tabou, mais d'une ligne rouge. Celle définie et répétée par Vladimir Poutine à plusieurs reprises depuis son discours initial d'invasion le 24 février.

Les Etats-Unis n'envisagent pas de franchir cette ligne rouge. Joe Biden l'a plusieurs fois exclu, et une nouvelle fois dans son article de "doctrine" sur l'Ukraine publié mardi. Et ce sont les Etats-Unis... la superpuissance herself.

D'autres lignes rouges avaient été tracées, l'ouest les a toutes franchies parce qu'en absence d'une capacité (et surtout d'une légitimité) des russes à les faire respecter, elles ne valent rien.
Qui croit aujourd'hui à une attaque conventionnelle russe sur l'Ukraine?

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Si Emmanuel Macron donnait un tel ordre, quelles seraient les conséquences ? C'est un exercice théorique et je suis persuadé qu'il le restera, mais à mon avis :

- Poutine n'aurait pas l'option pratique d'ignorer ce défi. En effet, s'il refusait une réaction dure, il perdrait la crédibilité de ses lignes rouges. De plus, une fois une brèche créée par un escadron de Rafale français, d'autres s'y engouffreraient probablement, Britanniques, Américains... d'où un grave problème pour continuer sa guerre en Ukraine, le laissant devant la seule alternative d'attaquer tous ces pays à la fois, ou de reculer piteusement en une défaite qui lui ferait perdre le pouvoir voire la vie

C'est tout aussi valable si on se cantonne au duel d'artillerie et aux défenses AA faisant des cartons sur les avions et hélicos russes.

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

- Il resterait déraisonnable de son point de vue d'utiliser du nucléaire tactique en réponse à une simple quinzaine ou vingtaines de chasseurs occidentaux stationnés en Ukraine. Donc probabilité faible que la réaction soit nucléaire (je ne dis pas qu'elle serait nulle)

Une fois encore après les pertes accumulées jusqu'ici la Russie aurait déjà dû avoir recours au nucléaire tactique en toute logique.

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

- Le plus probable serait un bombardement massif de la base aérienne utilisée par l'escadron français. Qui serait probablement en Ukraine - limitant le risque d'escalade du point de vue de Poutine. Si elle était en Pologne - ce qui supposerait en premier lieu que Paris ait réussi à convaincre Varsovie... - la chose serait plus risquée. Mais je ne vois pas d'autre option pour Poutine que de prendre ce risque

Les avions ne seraient pas utilisés à partir d'une base mais plutôt de tronçons de route et d'autoroute. Un Rafale gréé léger air-air décolle en 200m et se pose en 400m. Les russes vont-ils consteller chaque route rectiligne de l'ouest de l'Ukraine d'un cratère tous les 200 mètres?

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Perdre une partie importante d'un de nos peu nombreux escadrons Rafale, un certain nombre de militaires de l'AdAE, pour se retrouver devant le choix entre retrait piteux et escalade (frappes aux missiles de croisière sur la Russie ? raids longue distance contre les navires russes ?)... je ne suis pas convaincu.

Aucune escalade de notre côté, je reprécise qu'il s'agirait de faire respecter une zone d'exclusion aérienne, que les ukrainiens réclament depuis le DÉBUT du conflit (pour rappel).
Et nous stopperions aux frontières de la Crimée et de la ligne de front du Donbass pré 24 février parce que la Crimée est une ligne écarlate plutôt que rouge, et que chercher à récupérer tout le Donbass serait entrer en guerre aux côtés de l'Ukraine de 2014 et non de celle de 2022, ce qui est très différent.

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Si l'objectif est de répondre aux propagandistes excités des chaînes TV publiques de Russie, il est tout à fait possible de dépêcher quelque général CR voire même un porte-parole militaire pour détailler à la télé française les conséquences physiques et humaines d'une TNA explosant au-dessus de Mourmansk, ou des 6 TNO d'un M51 bien réparties sur la zone urbaine de Moscou.

Mais je ne suis pas sûr que ce soit utile, ni même souhaitable. Nous n'avons pas de propagandistes chargés de travailler la population à l'excitation meurtrière et apocalyptique, et je crois que c'est mieux comme ça.

Je suis d'accord. Mais souvenons-nous de l'émoi provoqué en Russie par la sortie de Le Drian à ce sujet il y a 3 mois.
Amusant non quand on compare avec la logorrhée russe sur les chaînes publiques? Aggressivité et sensibilité iraient-elles de pair chez les russes?

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Le fond des choses, c'est que la France se trouve dans une bien meilleure situation stratégique - bien plus calme - que la Russie, sans parler bien évidemment de l'Ukraine. Nous n'avons pas besoin de partir en vrille médiatique.

Et ce sera plus tard, dans plusieurs mois et années, au moment de tirer les leçons de toute cette histoire, perçu comme étant d'une lâcheté incommensurable. Une tâche indélébile sur notre histoire. Et ce d'autant plus que nous ne sommes pas censés avoir d'excuse. Nous sommes supposés, sur le papier, être la puissance militaire dominante d'Europe.

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Participer à la curée :huh: ? Je crois qu'on n'en est vraiment pas là. Ni la Russie, ni même Vladimir Poutine, n'est dans la position d'un animal traqué promis à bientôt tomber sous les balles des chasseurs.

Vraiment pas, je dirais.

Il ne s'agit pas de Poutine mais bien de son outil militaire. D'autre part, ça reste SON problème, et non pas le nôtre. C'est lui qui a lancé cette guerre. Autant lui ménager une porte de sortie est une bonne idée, autant nous plier en quatre au détriment de l'Ukraine serait hors de propos et impardonnable une fois encore.

Il y a 3 heures, Alexis a dit :

Quant à l'image de la France, je ferais une différence entre les RS, ou certains commentateurs d'attaque des médias - qui ressemblent assez à des chiens de chasse se croyant à la curée en effet - et les opinions publiques. Sans parler des diplomaties, et des dirigeants et hommes de pouvoir.

Et bien navré mais tout cela est lié. Après avoir tant tergiversé, non seulement nous perdrons économiquement en Europe de l'est, mais aussi diplomatiquement très gros. Le marché russe quant à lui est d'ores et déjà redevenu une chimère malgré ce qu'en pensent nos grands groupes. Il n'y a pas plus de stratégie pour y revenir que pour revenir en Iran.

De même, comment, d'autre part, après toute cette histoire, prétendre faire "l'Europe de la défense" soit par nous-même, soit auprès d'une Allemagne dont les élites se sont encore plus décrédibilisées que les nôtres, mais aussi prétendre évincer les USA du marché européen? Sur ce front c'est déjà une défaite française en rase campagne complète et absolue. Attendons-nous à ne plus vendre un avion, un char, un canon à qui que ce soit. Non pas que ça ait été différent par le passé, mais là, on peut faire une croix sur le marché est-européen (Ukraine comprise) pour les 50 prochaines années.

Même la Grande Bretagne va sortir incroyablement renforcée de cette histoire, et ce malgré le Brexit. Se sont-ils demandé une seconde s'ils en faisaient trop à l'encontre des russes? Non.

il y a 10 minutes, Mangouste a dit :

Une armée pléthorique, c'est une certaine image de la France certes, pas convaincu que cela corresponde à une nécessité opérationnelle quand on bénéficie de l'armée nucléaire et que l'on paye déjà très cher pour entretenir cette dernière. Les russes peinent au conventionnel mais l'arme nucléaire garantit d'aucun soldats de l'OTAN ne fera le premier pas sur leur territoire et même que Joe évitera de fournir des Roquettes trop performantes.

Alors comment les ukrainiens, réputés être le bras armé de l'OTAN dans l'esprit russe, ont-ils pu se permettre de mener des attaques sur le territoire russe à quelques dizaines de km de la frontière ukrainienne sur des dépots logistiques?
Idem pour les sabotages presque sûrs et certains de dépots et de diverses installations.
Où est la riposte nucléaire russe? Où est même un simple essai nucléaire sur une partie désolée et inhabitée du territoire russe pour calmer un peu tout le monde et jouer le rôle de fous furieux qu'ils adorent se donner? Du genre "la prochaine fois c'est sur vos têtes que ça tombe"?

il y a 9 minutes, Banzinou a dit :

Pas d'accord, il y a une cohérence sur les T-72 envoyés par les polonais et les tchèques car le même modèle équipe déjà l'Ukraine, il faut juste quelques adaptations au niveau de certains éléments

Et les KRAB? Et les Zuzanna? Et les M777? Et les futurs HIMARS? Et les Bushmaster? Etc etc etc.

il y a 9 minutes, Banzinou a dit :

Les ukrainiens ont-ils réellement besoin d'AMX-10RC et de Sagaie ? C'est aussi la question, accessoirement je trouve que tu abuses un peu trop des ex-légionnaires ukrainiens qui seraient capables de piloter tous les véhicules précités, ça me semble être très très optimistes.

Ils ont besoin de tout ce qui peut tirer et rouler. Et on a besoin de montrer qu'on fait quelque chose d'utile plutôt que de jouer les Machiavels d'opérette.
Est-ce que c'est la course à l'échalotte? Oui.
Est-ce que c'est un peu ridicule? Oui aussi.
Est-ce que c'est nécessaire? Malheureusement oui si on veut être pris au sérieux par la suite dans les négociations.
Staline 1945: "la France, combien de divisions?"

il y a 9 minutes, Banzinou a dit :

J'ai pas dit que ce n'était pas possible, j’émets juste quelques réserves.

Moi de même. Mais les réserves doivent valoir pour tout le monde et pour tous les matériels. Or les faits démontrent que les ukrainiens se sont appropriés des systèmes qu'ils ne connaissaient pas précédemment.

Edited by Patrick
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il y a 4 minutes, Banzinou a dit :

Pas d'accord, il y a une cohérence sur les T-72 envoyés par les polonais et les tchèques car le même modèle équipe déjà l'Ukraine, il faut juste quelques adaptations au niveau de certains éléments

 

Les ukrainiens ont-ils réellement besoin d'AMX-10RC et de Sagaie ? C'est aussi la question, accessoirement je trouve que tu abuses un peu trop des ex-légionnaires ukrainiens qui seraient capables de piloter tous les véhicules précités, ça me semble être très très optimistes.

J'ai pas dit que ce n'était pas possible, j’émets juste quelques réserves.

 

Effectivement des Ukrainiens, anciens d'un escadron blindé du REC, je crois qu'il ne suffit pas de traverser la rue pour en trouver suffisamment pour constituer un peloton.

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C'est l'option qui me semble la plus irréaliste mais je suis surpris de voir qu'elle n'est pas considérée comme telle par toi ou Banzinou.

Je qualifierais plutôt ça de "hautement improbable", car finalement il y a 3 mois personne n'aurait imaginé qu'on donne des CAESAR à l'Ukraine tandis qu'on faisait tout pour cacher le fait qu'on envoyait 10 pauvres MILAN

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Et les KRAB? Et les Zuzanna? Et les M777? Et les futurs HIMARS? Et les Bushmaster? Etc etc etc.

Ah mais je reste convaincu que c'est un cauchemar logistique et organisationnel, par contre prenons des exemples vraiment parlant, de former à piloter un Bushmaster ça ne doit pas prendre plus que quelques heures, et encore, c'est une grosse voiture blindée.

Pour le reste ça demande de l'adaptation, la preuve les servants de CAESAR et de M777 sont partis plusieurs semaines se former, ça prend du temps et ça prive un certains temps des ressources humaines.

 

Citation

Ils ont besoin de tout ce qui peut tirer et rouler. Et on a besoin de montrer qu'on fait quelque chose d'utile plutôt que de jouer les Machiavels d'opérette.

Ils ont besoin d'une cohérence dans ce qu'ils reçoivent pour s'organiser au mieux, Zelensky le premier avait établi une liste qui a été fournie aux ambassades afin de demander certains types de matériels spécifiques, leur donner n'importe quoi pour vider nos bases n'a aucun intérêt.

 

Citation

Moi de même. Mais les réserves doivent valoir pour tout le monde et pour tous les matériels. Or les faits démontrent que les ukrainiens se sont appropriés des systèmes qu'ils ne connaissaient pas précédemment.

Non, un BMP ou un T-72 donnés par la Pologne s’intègre beaucoup plus facilement dans l’organisation et la logistique de l'armée ukrainienne qu'un Abrams qui serait donné par les USA, ça ne demande pas de formation donc ça ne prive pas l'armée ukrainienne d'hommes qui doivent aller se former, les munitions sont déjà là, les mécaniciens aussi, et ça remplace facilement du T-72 détruits sur le front.

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Il y a 4 heures, olivier lsb a dit :

 

J'ai tendance à croire (en gras) que c'est précisément çà le narratif, pour masquer le sous-investissement chronique sur l'armée de terre. Personne ne croit sérieusement qu'en cas de conflit de HI, on tiendra des bulles d'interdiction terrestre avec le format actuelle de notre AdAE et la Royale. 

Ca parle de conflit, de conflit.... mais contre QUI, le conflit? Et en plus conflit SANS alliés puisque sinon on déborde de tout.

Il y a 4 heures, olivier lsb a dit :

 finalement la menace était surévaluée

ben... oui.

Il y a 4 heures, olivier lsb a dit :

Gouverner, c'est prévoir et anticiper.

Dit la personne qui, comme les autres (moi y compris) aurait voté contre le premier gouvernement qui aurait sabré dans je ne sais pas quelle aide ou réduction d'impot pour financer l'armée. Ah ben oui, on peut pas tout avoir.

Il y a 4 heures, olivier lsb a dit :

Une armée conventionnelle pléthorique, c'est de la dissuasion conventionnelle.

Ben euhhh..... non. Va dire ça aux Irakiens ou à n'importe qui.

Il y a 4 heures, olivier lsb a dit :

La dissuasion conventionnelle, c'est de la puissance diplomatique donc de la défense de nos intérêts.

Non plus. Sauf évidemment à avoir une posture où tu menaces les autres d'invasion, et dans ce cas c'est pas de la puissance mais de la tentative d'extorsion. 

Il y a 4 heures, olivier lsb a dit :

Et avec du crédit/crédibilité politique, on impose nos vues

Non plus. Tu as une vision assez simpliste de la réalité politique. 

 

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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

Si leur sujet était la Chine, ils chercheraient à mettre la Russie dans leur poche. Visiblement leur façon d'y parvenir est compliquée.

Les Américains sont binaires et absolutistes, on est soit leurs serviteurs, soit leurs ennemis. Même chose pour l'Iran.

 

Pour l'Ukraine, je pense que ce qu'il faudrait leur donner maintenant, ou à défaut de leur donner, déployer chez eux, c'est des systèmes anti-aériens pour intercepter les missiles russes. Surtout dans l'ouest de l'Ukraine, protéger toute les zones de transfert entre l'Union Européenne et l'Ukraine.

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Le PDG de JPMorgan met en garde contre un "ouragan" économique à venir

02/06/2022 | 09:06

NEW YORK (Agefi-Dow Jones)--Le président-directeur général de JPMorgan, Jamie Dimon, a mis en garde mercredi contre "l'ouragan" économique qui se prépare, tout en précisant que les consommateurs américains disposaient encore de six à neuf mois de pouvoir d'achat sur leurs comptes en banque.

"Cet ouragan est juste là, au coin de la rue, et se dirige vers nous", a déclaré le patron de la plus grande banque des Etats-Unis lors d'une conférence dédiée aux investisseurs mercredi. "Nous ignorons simplement s'il s'agit d'un petit ouragan ou de la super tempête Sandy. Il faut se préparer", a-t-il ajouté.

La guerre en Ukraine continue d'agiter les marchés des matières premières et pourrait faire grimper les prix du pétrole au-dessus de 150 dollars le baril, a-t-il averti. Le baril de Brent se négocie autour de 114 dollars le baril jeudi matin.

En dépit de ces vents contraires, le PDG de JPMorgan a indiqué que la récente baisse du taux d'épargne des Américains n'avait pas modifié son opinion selon laquelle les mesures de relance du gouvernement, destiné à contrer les répercussions économiques de la crise sanitaire, garnissaient toujours le portefeuille des ménages. Il a estimé que quelque 2.000 milliards de dollars de fonds attendaient encore d'être dépensés.

"Cette relance budgétaire se trouve toujours dans les portefeuilles des ménages. Ils la dépensent", a-t-il ajouté.

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Il y a 1 heure, jojo (lo savoyârd) a dit :

Cette fois on y est, il n'est plus question de rumeurs ...

"Vladimir Poutine opéré d'un cancer avancé : "Tout le monde sent que la fin est proche", confirme le renseignement américain"

"Trois responsables de trois services de renseignement américain distincts ont confirmé ce jeudi 2 juin les rumeurs selon lesquelles le président russe serait malade et aurait reçu un traitement en avril.

Depuis plusieurs semaines la santé de Vladimir Poutine est au centre de toutes les interrogations. Et notamment au sein de l'administration Biden aux Etats-Unis. Selon Newsweek, un rapport classifié du renseignement américain indique que le chef du Kremlin est réapparu sur le devant de la scène après avoir subi un traitement en avril pour un "cancer avancé".

Les trois responsables du renseignement américain - un du bureau du directeur du renseignement national, un officier supérieur à la retraite de l'armée de l'air et un de la Defense Intelligence Agency - ont aussi confirmé à Newsweek la tentative d'assassinat visant Vladimir Poutine en mars dernier.

Ces hauts responsables craignent que le président russe ne soit de plus en plus paranoïaque quant à son emprise sur le pouvoir. Mais si celle-ci "est forte elle n'est plus absolue", a notamment confié l'une des sources de Newsweek. "Les jeux de pouvoirs au Kremlin n'ont jamais été aussi intenses sous son règne, tout le monde sent que la fin est proche", a-t-il aussi affirmé.

https://www.newsweek.com/exclusive-putin-treated-cancer-april-us-intelligence-report-says-1710357

https://www.ladepeche.fr/2022/06/02/vladimir-poutine-opere-dun-cancer-tout-le-monde-sent-que-la-fin-est-proche-le-renseignement-americain-confirme-les-rumeurs-10334509.php

Je resterai prudent pour ma part avant d'affirmer que c'est certain à 100%. On reste sur des propos rapportés à propos d'un rapport secret que personne n'a pu vérifier indépendamment. En plus, quand bien même ce rapport existe et son contenu est exact, un cancer "avancé", selon l'organe atteint, son type et l'individu, ça peut laisser une espérance de vie résiduelle allant de quelques semaines à quelques années. Ce qui, dans le cas qui nous intéresse, change beaucoup de choses. Bref, restons prudents et n'oublions pas qu'on a lu à peu près tout et n'importe quoi sur la santé de Poutine depuis quelques mois. 

Mais oui, la piste du cancer est à priori la plus crédible, surtout après les révélations de médias d'investigation russes qui ont pu confirmer la présence de nombreux oncologues autour de Poutine, notamment quand il se rend à Sochi.

Edited by CortoMaltese
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Il y a 17 heures, Titoo78 a dit :

Il y a eu de nombreux retours ici sur l'état d'usure de certains matériels que tu mentionnes. Envoyer du matériel moderne (VBCI) serait un pas supplémentaire, mais on voit que c'est surtout d'artillerie dont les ukrainiens ont besoin.

A mon sens l'aide financière est aussi importante, mais certes moins visibles sur les RS : l'état ukrainien doit s'assurer que sa population a les moyens de manger, se loger, se soigner pour garder sa capacité humaine de répondre aux défis d'une guerre longue.

Juste comme ça, en passant : combien de VBCI avons nous en unité ? sommes nous full  (pourquoi donc avons nous encore des VAB........ qui ont quel age, déjà ?? (sous entendu, nous commençons à livrer les unités ; c'est déraisonnable ! de penser servir un pays étranger avant ses propres forces ! De meme, certains peuvent penser que nous devrions livrer plus de Caesar ; simplement, aujourd'hui, nous avons livré 16% de notre matériel et, s'il faut presque 2 ans pour en sortir un nouveau, nous sommes à poil pendant cette durée et plus pour reconstituer le stock.

Prenons un exemple imaginaire et excessif : la principauté de Monaco a 2 chars d'assaut ; elle décide d'en donner un à l'Ukraine. Un c'est quoi ? c'est d'la marde, parce que ça ne compte pas.... (pas faux) mais, quand cela représente 50% du matériel, on ne peut pas, décemment dire que ce n'est pas assez.

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Il y a 7 heures, jojo (lo savoyârd) a dit :

Cette fois on y est, il n'est plus question de rumeurs ...

"Vladimir Poutine opéré d'un cancer avancé : "Tout le monde sent que la fin est proche", confirme le renseignement américain"

 

Il y a 5 heures, CortoMaltese a dit :

Bref, restons prudents et n'oublions pas qu'on a lu à peu près tout et n'importe quoi sur la santé de Poutine depuis quelques mois. 

Cet article donne quelques précisions - et nuances.

Newsweek avance que Poutine aurait reçu un traitement pour un cancer «avancé» en avril

(...) Selon le magazine Newsweek, le sujet ferait l'objet d'intenses conversations au sein de la Maison Blanche. Le renseignement aurait fourni sa quatrième évaluation complète à la fin du mois de mai, dans lequel il indiquerait que Vladimir Poutine aurait subi en avril un traitement pour un cancer à un stade avancé, ont confié trois responsables du renseignement qui ont eu accès au rapport à Newsweek. Les mêmes sources ajoutent que le président russe aurait été la cible d'une tentative d'assassinat au mois de mars, sans toutefois livrer de détails. Ces hauts responsables craignent également que Poutine ne soit de plus en plus paranoïaque quant à son emprise sur le pouvoir, un état qui rendrait selon eux de plus en plus imprévisibles ses réactions et le cours des événements en Ukraine.

«L'emprise de Poutine est forte mais plus absolue», déclare l'un des officiers ayant lu les rapports. «Les luttes de pouvoir à l'intérieur du Kremlin n'ont jamais été aussi intenses sous son règne, tout le monde sentant que la fin est proche», ajoute-t-il. Ces trois hauts responsables admettent dans le même temps que l'isolement de plus en plus poussé du dirigeant russe rend de plus en plus compliquée la tâche d'évaluer son état de santé avec précision, et ne fait que renforcer les spéculations. «Nous devons prendre garde à ne pas prendre nos désirs pour des réalités», prévient l'une des sources de Newsweek. «Nous avons appris – ou pas – cette leçon de la manière dure avec Oussama ben Laden et Saddam Hussein.» Les informations que le renseignement américain croyait détenir sur l'état de santé de ces deux derniers personnages étaient en fait basées sur des rumeurs alimentées par les intéressés eux-mêmes – ou des proches – pour tromper l'ennemi.

Peu après la parution de l'article, le Conseil de Sécurité Nationale a fait parvenir un démenti ferme à Newsweek, affirmant : «Les informations selon lesquelles de telles évaluations de la communauté du renseignement existent ou qu'elles ont été communiquées au président ne sont pas vraies.» «Même s'ils conviennent que les renseignements [selon lesquels Poutine serait en train de mourir] sont fiables, ils ne peuvent pas miser sur une date ni signaler leur soutien à une Russie sans Poutine», commente une des sources de Newsweek, qui conclut : «Poutine est définitivement malade... S'il va bientôt mourir n'est que pure spéculation. Pour autant, nous ne devrions pas être rassurés. (...) Il est toujours dangereux, et le chaos nous attend s'il meurt. Soyez prêts.»

Résumons :

- Les sources de Newsweek disent avoir eu accès à un rapport du renseignement américain qui dirait que Poutine est atteint d'un cancer avancé. Ce n'est pas "le renseignement américain dit". C'est "Untel que je ne nomme pas dit que le renseignement américain dit"

- L'une des sources appelle elle-même à la prudence, rappelant que le renseignement américain a déjà été piégé dans le passé par des rumeurs de santé défaillante lancées par Saddam Hussein et Obama Ben Laden eux-mêmes pour les tromper

- L'idée que Poutine serait gravement malade pousse les sources de Newsweek à craindre davantage les décisions que pourrait prendre Poutine. Son état de santé le pousserait en effet à la "paranoïa", le rendrait davantage "imprévisible". Quant aux conséquences de sa disparition, ce serait le "chaos". En somme, il serait vraiment prudent de ne pas trop énerver Poutine, puisqu'il n'a plus rien à perdre ! Bref, cette idée... sert le gouvernement russe. Ou dans un autre genre, ceux des Américains qui veulent limiter au minimum le soutien de leur pays à l'Ukraine. L'idée pourrait très bien être une fabrication des uns comme des autres

- D'un autre côté, il est évidemment possible que ce soit vrai. Poutine n'a certes pas l'air mourant, il intervient en public régulièrement, la dernière fois c'était hier 2 juin la vidéo est là. Et il est fort loin de l'état d'un Tchernenko dans ses derniers mois - aux yeux du non-médecin que je suis, il a l'air d'un homme de presque 70 ans dans un état de santé normal. Mais bien sûr, il pourrait mourir le mois prochain, après tout il existe paraît-il des cancers où on a l'air en bonne santé jusqu'au dernier moment. Voire demain par exemple en cas d'assassinat - on ne sait jamais

- La même chose peut d'ailleurs être dite d'Emmanuel Macron par exemple, après tout on peut aussi mourir de cancer avant 50 ans, n'est-ce pas, et d'ailleurs l'un de nos présidents n'a t il pas gardé secret un cancer pendant presque 14 ans, la quasi-totalité de la durée de ses deux mandats :happy: ?

La prudence est de mise, effectivement.

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Le 01/06/2022 à 15:40, Alexis a dit :

Citant Joseph Biden :

L'objectif de l'Amérique est simple : Nous voulons voir une Ukraine démocratique, indépendante, souveraine et prospère, dotée des moyens de dissuader et de se défendre contre toute nouvelle agression.

Une petite explication de texte est nécessaire. Que veut dire « démocratique » dans ce contexte ou en newspeak orwellien ?

Eh bien, « démocratique » veut tout simplement dire "l'ennemi de notre ennemi". Ainsi donc l'Arabie Saoudite est démocratique.

Et la Pologne, naguère en froid avec les parangons de la démocratie, a reçu l'absolution :

https://www.ouest-france.fr/europe/pologne/l-union-europeenne-est-elle-en-train-de-ceder-face-a-varsovie-40b7ccea-e270-11ec-a665-c765ae49fc18 (2 juin 2022)

La Commission européenne a donné son feu vert mercredi 1er juin 2022 au plan de relance polonais. Une décision controversée car il s’agit d’une victoire pour le gouvernement nationaliste polonais dans son bras de fer avec l’UE.

Et ce qu'on reproche à Orban, ce n'est pas sa mise en oeuvre des principes constitutionnels, c'est qu'il n'est pas suffisamment l'ennemi de notre ennemi :

Cette victoire dans son bras de fer avec l’UE arrive pour Varsovie alors qu’elle n’est plus en phase depuis le début de la guerre en Ukraine avec son allié illibéral à Budapest. En cajolant la Pologne, la Commission espère isoler encore plus la Hongrie de Viktor Orban, aux rapports ambiguës avec la Russie et l’Europe.

Pour mémoire, le tempérament "démocratique" de Zelensky a pu s'illustrer par exemple dans cet épisode :

Le 04/11/2020 à 13:42, Wallaby a dit :

https://courrierdeuropecentrale.fr/une-crise-constitutionnelle-met-le-president-ukrainien-dos-au-mur/ (3 novembre 2020)

C’est sans doute la plus importante crise politique à laquelle Volodymyr Zelensky, élu en avril 2019, doit faire face depuis le début de son mandat : le président ukrainien a demandé le 30 octobre au parlement de soutenir un projet de loi qui prononcerait le renvoi des juges de la Cour Constitutionnelle, accusés d’avoir porté la semaine dernière un coup fatal à la lutte contre la corruption dans le pays. Quelques jours plus tard, il s’est aussi dit prêt à dissoudre le parlement si le projet de loi n’était pas voté.

Il y a, au départ, la plainte déposée en août par 47 députés (provenant en majorité du parti pro-russe “Plateforme d’Opposition — Pour La Vie”) qui voient dans l’obligation faite aux fonctionnaires et politiciens de déclarer publiquement leurs revenus une atteinte à leurs droits constitutionnels. Le 27 octobre, la Cour Constitutionnelle leur donne raison et abroge les peines inscrites pour non-déclaration ou déclaration frauduleuse des revenus et actifs. La Cour considère en effet que les actions de l’Agence Nationale pour la Prévention de la Corruption remettent en cause la séparation des pouvoirs. Elle en profite aussi pour dépouiller de tout pouvoir cette Agence chargée de contrôler ces déclarations et de les rendre accessibles au public.

La décision “met dans les faits fin à la majorité de la réforme anticorruption” s’insurge dès le lendemain Transparency Internationale Ukraine.

Mais si l’opposition à la décision de la Cour est générale, la solution poussée par Volodymyr Zelensky ne fait quant à elle pas consensus : “c’est un cirque légal, qui n’est en accord ni avec la Constitution ni avec la loi” dénonce  dans les pages du média Ukrainien Liga le juriste Sergeï Panasiouk. Très protégés, les juges de la Cour Constitutionnelle ne peuvent en effet être démis de leurs fonctions ni par le parlement, ni par le président.

https://nationalinterest.org/feature/how-ukraine-will-destroy-rule-law-while-claiming-defend-it -171900 (3 novembre 2020)

La réponse occidentale est divisée en raison de ses propres conflits d'intérêts en Ukraine. D'une part, les dirigeants des principales institutions juridiques occidentales, comme la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise) et le Groupe d'États contre la corruption (GRECO), ont déclaré sans équivoque que "mettre fin au mandat des juges est une violation flagrante de la Constitution et du principe fondamental de la séparation des pouvoirs. Violer la Constitution, même si c'est pour une cause sans doute valable, ne peut conduire à une culture du constitutionnalisme et du respect de l'État de droit, que poursuit la lutte contre la corruption".

D'autre part, le chef de la faction du président au Parlement, David Arakhamia, a déclaré que le Parlement européen et les ambassadeurs du G7 sont tout à fait d'accord pour dissoudre l'actuelle Cour constitutionnelle. On peut comprendre pourquoi. Le système actuel de mécanismes de lutte contre la corruption a été mis en place sous leur supervision et constitue un mécanisme important d'influence étrangère sur les décisions politiques des hommes politiques ukrainiens.

Détruire la Cour constitutionnelle qui, contrairement à ce que Zelensky a laissé entendre dans son article du Financial Times, avait en fait une cote de confiance supérieure à celle de toutes les nouvelles agences de lutte contre la corruption, ne peut que renforcer la méfiance des Ukrainiens envers leur gouvernement et envers l'Occident. 

 

 

 

 

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il y a 4 minutes, Wallaby a dit :

Et ce qu'on reproche à Orban, ce n'est pas sa mise en oeuvre des principes constitutionnels,

Non on lui reprocherait plutôt cela selon Amnesty international ... ce n'est pas la même chose

Citation

HONGRIE 2021

Le Parlement a adopté en juin une loi homophobe et transphobe. La Hongrie s’est trouvée impliquée dans le scandale du logiciel espion Pegasus. La Cour européenne des droits de l’homme a condamné les pratiques de la Hongrie consistant à placer les personnes demandeuses d’asile dans des zones de transit et à effectuer des renvois forcés illégaux (pushbacks). Le droit à la liberté de réunion pacifique a été restreint jusqu’au 23 mai et l’état d’urgence déjà en place a été prolongé jusqu’au 1er juin 2022. Le gouvernement a refusé d’adopter des mesures permettant de protéger réellement la liberté d’expression des magistrat·e·s, et plus généralement leurs droits, des manœuvres d’ingérence.

Contexte

Par un arrêt à portée rétroactive rendu en juillet, la Cour constitutionnelle de Hongrie a confirmé l’interdiction pour six mois de tout rassemblement et de toute manifestation. Un nouveau système d’asile, de nature restrictive, a été mis en place au titre de l’état d’urgence. L’Autorité pour l’égalité de traitement, organisme officiel de protection des droits humains, a été dissoute en janvier, sans la moindre concertation, et ses prérogatives ont été transférées au Bureau du commissaire aux droits fondamentaux. En septembre, l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme a recommandé de rétrograder le Bureau du commissaire aux droits de l’homme du statut « A » au statut « B » au regard des Principes de Paris, dans la mesure où il ne s’était pas employé à remédier à toutes les préoccupations relatives aux droits humains dans le pays. La Hongrie a pris la présidence du Comité des ministres du Conseil de l’Europe en mai pour six mois.

Discrimination

Les lesbiennes, les gays et les personnes bisexuelles, transgenres ou intersexes

La Hongrie a adopté en juin 2021 une loi homophobe et transphobe, interdisant aux personnes de moins de 18 ans l’accès aux contenus promouvant ou représentant « des divergences par rapport à l’identité personnelle correspondant au sexe à la naissance […] ou l’homosexualité ». Cette nouvelle loi bafouait les droits à la liberté d’expression, à la non-discrimination et à l’éducation1. La Commission européenne a enclenché en juillet une procédure d’infraction contre la Hongrie.

Les femmes

Le gouvernement était toujours réticent à ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul), signée par la Hongrie en 2014, au motif que ce texte faisait la promotion de l’« idéologie du genre » et de l’« immigration illégale »2.

Les femmes restaient en butte à une discrimination liée au genre très répandue. Bon nombre de politiques et de communications officielles renforçaient les stéréotypes de genre, en mettant en avant le rôle des femmes dans les tâches domestiques et en minimisant l’importance de l’égalité des genres.

Le peu d’empressement des employeurs à proposer des horaires de travail flexibles, allié à la répartition traditionnelle des tâches au sein de la famille, a accentué les conséquences négatives de la pandémie de COVID-19 en matière d’égalité des genres.

Les Roms

Les Roms faisaient toujours l’objet de discriminations. Les enfants roms appartenant à des familles pauvres continuaient d’être séparés de leurs parents et placés en institution pour des durées prolongées, alors même que cette pratique était interdite par la Loi sur la protection de l’enfance.

Le Groupe de travail du Conseil des droits de l’homme [ONU] chargé de l’EPU, qui s’est réuni du 1er au 12 novembre, a alerté sur la fréquence des discours de haine racistes contre les Roms et d’autres minorités.

Droit au respect de la vie privée

Plus de 300 Hongrois·es ont été identifiés parmi les cibles possibles du logiciel espion Pegasus de la société NSO Group, spécialisée dans les technologies de surveillance. Plusieurs médias ont désigné les autorités hongroises comme client potentiel de cette entreprise. Des spécialistes d’Amnesty International ont pu confirmer, en s’appuyant sur des éléments techniques, plusieurs cas d’installation du logiciel espion sur des téléphones en Hongrie, dont certains appartenaient à des journalistes. La Loi relative aux services de sécurité nationale contrevenait toujours à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, comme l’avait conclu la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans son arrêt rendu en 2016 dans l’affaire Szabó et Vissy c. Hongrie.

Dans un jugement rendu à l’unanimité au mois de juillet dans l’affaire Vig c. Hongrie, la CEDH a estimé que les contrôles de police renforcés réalisés en 2013, lorsque Dávid Vig, qui était à l’époque avocat et universitaire, avait été arrêté et fouillé au titre des dispositions de la Loi sur la police, constituaient une violation du droit au respect de la vie privée.

Droits des personnes réfugiées ou migrantes

L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) a suspendu ses activités en Hongrie en janvier, les autorités hongroises n’ayant pas donné suite à l’arrêt rendu en décembre 2020 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui condamnait la législation et les pratiques du pays en matière d’asile. La Cour avait notamment estimé que les renvois forcés illégaux de grande ampleur rendus possibles par une loi adoptée en 2016 constituaient une violation de l’obligation de la Hongrie de permettre aux personnes demandeuses d’asile d’avoir accès à une protection internationale. La Hongrie a procédé à plus de 71 000 renvois forcés illégaux à la frontière avec la Serbie durant l’année.

La CEDH a estimé en mars que le maintien en détention des personnes demandeuses d’asile dans des « zones de transit » relevait de la détention illégale. Elle avait été appelée à statuer sur une affaire concernant les cinq membres d’une famille irano-afghane, dont une femme enceinte et trois enfants mineurs, retenus dans la « zone de transit » de Röszke dans des conditions déplorables, sans nourriture ni soins médicaux appropriés, ce qui constituait un traitement inhumain et dégradant. Ces éléments, auxquels s’ajoutait le fait qu’aucune base juridique ne venait justifier la détention ni sa durée, étaient également constitutifs d’une détention illégale. Après avoir été une première fois déboutée de sa demande d’asile, cette famille s’est finalement vu accorder une protection subsidiaire.

La CEDH s’est prononcée pour la première fois sur les renvois forcés illégaux en juillet, dans le cadre de l’affaire Shahzad c. Hongrie, à la suite de la requête d’un ressortissant pakistanais qui s’était vu refuser en 2016 par des policiers hongrois le droit d’accéder à la procédure de demande d’asile, avant d’être expulsé violemment. La Cour a considéré que la Hongrie avait violé l’interdiction des expulsions collectives et le droit de toute personne de bénéficier d’un recours effectif. Les autorités n’ont pas pour autant renoncé à cette pratique.

Liberté d’expression, d’association et de réunion

La Loi sur « la transparence des organisations de la société civile susceptibles d’influencer la vie publique » est entrée en vigueur le 1er juillet. Elle se traduisait par une stigmatisation et un contrôle renforcés des ONG3. L’adoption d’une nouvelle législation avait été rendue nécessaire par un arrêt de la CJUE de juin 2020, qui disposait que la Loi de 2017 sur la transparence des organisations financées par des capitaux étrangers introduisait des restrictions discriminatoires et injustifiées à la liberté d’association. Toutefois, s’il a bien abrogé la loi en question, le Parlement a adopté de nouvelles règles qui, à leur tour, limitaient indûment l’exercice du droit à la liberté d’association. La nouvelle loi imposait un audit annuel à toutes les ONG dont les actifs dépassaient 20 millions de forints hongrois (55 000 euros). Plusieurs ONG se sont inquiétées de ces nouvelles dispositions, qui pourraient selon elles déboucher sur la réalisation par les autorités d’audits arbitrairement sélectifs, à des fins d’intimidation.

Dans sa décision du 16 novembre à propos d’une autre loi sur les ONG (la loi dite « Stop Soros » de 2018), la CJUE a conclu que la Hongrie avait violé les directives de l’UE relatives aux procédures d’asile et à l’accueil en introduisant un motif d’irrecevabilité lui permettant de rejeter presque systématiquement les demandes d’asile de personnes arrivant en Hongrie via un « pays de transit sûr ». La Cour a également jugé illégale la criminalisation par la Hongrie des activités des personnes et des organisations qui aidaient les demandeurs et demandeuses d’asile.

Droit à un procès équitable

Malgré un arrêt de 2016 de la CEDH estimant que la destitution du président de l’ancienne Cour suprême hongroise, András Baka, constituait une violation du droit à un procès équitable et du droit à la liberté d’expression, la Hongrie n’a toujours pas donné suite à cette décision ni pris de mesures générales pour protéger les droits des magistrat·e·s des tentatives d’ingérence, notamment leur droit à la liberté d’expression. Elle n’a pas soumis le plan d’action actualisé qu’elle devait remettre avant décembre 2021.

Dans un registre plus positif, la Cour constitutionnelle de Hongrie a conclu en mars que la disposition du Code de procédure pénale autorisant le maintien en détention provisoire pour une durée illimitée dans l’attente d’une première décision de justice était inconstitutionnelle, car elle violait le droit à la liberté, et que la détention provisoire devait être strictement limitée dans le temps. Cette disposition a par conséquent été abrogée en septembre.

Dans son Rapport sur l’état de droit, la Commission européenne a relevé plusieurs problèmes qui menaçaient sévèrement l’état de droit en Hongrie. Elle n’a constaté aucune amélioration substantielle par rapport aux conclusions de son rapport de 2020. Le système hongrois d’équilibre des pouvoirs ainsi que la transparence et la qualité des procédures législatives constituaient toujours des motifs de préoccupation.

Hungary: The Russian-style Propaganda Law Violates Human Rights and Threatens LGBTI People (EUR 27/4492/2021), 22 juillet

“Open Letter: Human rights violations in Hungary ahead of its Presidency of the Council of Europe Committee of Ministers”, 20 mai

Hungary Repeals Controversial Laws Restricting the Right to Association but Concerns Remain (EUR 27/4526/2021), 29 juillet

Je me permets également d'insérer la fin de l'article cité par Wallaby que ce dernier a fort malencontreusement oublié de recopier ... une étourderie sans doute (je n'ose BIEN ENTENDU pas accuser ceci de manœuvre)

Fin d'article dont la teneur en relativise le début du propos ...

Citation

L’ancien président Petro Porochenko, soutenu par une partie de la société civile, y voit ainsi une tentative “d’usurpation”, et accuse Volodymyr Zelensky de vouloir remplacer les juges de la Cour Constitutionnelle par des figures “qui déclareront ensuite toutes les décisions du président constitutionnelle”.

Comment sauvegarder l’État de droit lorsque l’un des piliers de cet État de droit —  la Cour Constitutionnelle — est lui-même accusé d’être sous la coupe de groupes corrompus ?

Mais une autre partie de la société civile s’est elle rangée derrière Volodymyr Zelensky, voyant dans le projet de loi l’une des seules manière de résoudre un dilemme bien connu des pays rongés par la corruption : comment sauvegarder l’État de droit lorsque l’un des piliers de cet État de droit —  la Cour Constitutionnelle — est lui-même accusé d’être sous la coupe de groupes corrompus ?

Pour Daria Kaleniouk, directrice d’ANTAC, l’une des ONG anticorruption les plus respectées du pays, « le peuple ukrainien est la source du pouvoir en Ukraine. La Cour Constitutionnelle a rompu avec cette règle fondamentale (…) le président élu Volodymyr Zelensky, garant de la Constitution, a le droit de restaurer ce principe ». Plusieurs figures du mouvement réformateur en Ukraine, dont l’ancien ministre des Finances Oleksandr Daniliouk et l’ancien procureur général Rouslan Riaboshapka, soutiennent aussi le projet de loi du président.

Celui-ci pourrait être débattu au parlement dès cette semaine. Mais malgré la majorité détenue par Slouha Narodou (Serviteur du Peuple), le parti du président, au parlement, l’adoption de la loi est loin d’être garantie, des luttes d’influence ayant largement divisé le groupe parlementaire depuis son élection.

 

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Les valeurs européennes modernes, de philosophie des lumières kantienne de paix perpétuelle ont un peu de mal à s'illustrer ces derniers temps, par contre une bonne vieille valeur qui nous vient des tréfonds du Moyen-Âge est en train de ressurgir : on part en croisade et surtout on excommunie le pape des hérétiques :

https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/union-europeenne-controverse-sur-le-plan-de-relance-polonais-02-06-2022-2478070_1897.php

Mais le paquet de sanctions bute encore sur un ultime refus de la Hongrie d'inclure le patriarche Kirill dans la liste des 80 nouvelles personnalités sanctionnées.

https://www.politico.eu/article/eu-envoys-approve-russia-sanctions-with-oil-ban-set-to-become-law/ (2 juin 2022)

Orbán gagne à nouveau et les envoyés de l'UE, furieux, retirent le patriarche de l'église de la liste des sanctions russes.

Donc Orban aggrave son cas en fricotant avec les hérétiques, et qu'est-ce qui est reproché au patriarche Kirill si ce n'est ses prises de paroles en faveur de l'armée russe en Ukraine ?

Donc en fait on lui reproche sa liberté d'expression, et comme chacun sait, la liberté d'expression n'est pas une valeur européenne. CQFD.

Je rappelais l'autre jour qu'on a même excommunié Dostoïevski dans une université italienne : http://www.air-defense.net/forum/topic/26674-guerre-russie-ukraine-2022-répercussions-géopolitiques-et-économiques/?do=findComment&comment=1529948

Et donc ce serait parfaitement « justifié » d'excommunier aussi Tolstoï, un horrible pacifiste qui a inspiré Gandhi, qui est donc une menace pour la croisade contre le pape hérétique et le diable en personne incarné dans le prince ennemi.

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Il y a 2 heures, Alexis a dit :

 

Cet article donne quelques précisions - et nuances.

Newsweek avance que Poutine aurait reçu un traitement pour un cancer «avancé» en avril

(...) Selon le magazine Newsweek, le sujet ferait l'objet d'intenses conversations au sein de la Maison Blanche. Le renseignement aurait fourni sa quatrième évaluation complète à la fin du mois de mai, dans lequel il indiquerait que Vladimir Poutine aurait subi en avril un traitement pour un cancer à un stade avancé, ont confié trois responsables du renseignement qui ont eu accès au rapport à Newsweek. Les mêmes sources ajoutent que le président russe aurait été la cible d'une tentative d'assassinat au mois de mars, sans toutefois livrer de détails. Ces hauts responsables craignent également que Poutine ne soit de plus en plus paranoïaque quant à son emprise sur le pouvoir, un état qui rendrait selon eux de plus en plus imprévisibles ses réactions et le cours des événements en Ukraine.

«L'emprise de Poutine est forte mais plus absolue», déclare l'un des officiers ayant lu les rapports. «Les luttes de pouvoir à l'intérieur du Kremlin n'ont jamais été aussi intenses sous son règne, tout le monde sentant que la fin est proche», ajoute-t-il. Ces trois hauts responsables admettent dans le même temps que l'isolement de plus en plus poussé du dirigeant russe rend de plus en plus compliquée la tâche d'évaluer son état de santé avec précision, et ne fait que renforcer les spéculations. «Nous devons prendre garde à ne pas prendre nos désirs pour des réalités», prévient l'une des sources de Newsweek. «Nous avons appris – ou pas – cette leçon de la manière dure avec Oussama ben Laden et Saddam Hussein.» Les informations que le renseignement américain croyait détenir sur l'état de santé de ces deux derniers personnages étaient en fait basées sur des rumeurs alimentées par les intéressés eux-mêmes – ou des proches – pour tromper l'ennemi.

Peu après la parution de l'article, le Conseil de Sécurité Nationale a fait parvenir un démenti ferme à Newsweek, affirmant : «Les informations selon lesquelles de telles évaluations de la communauté du renseignement existent ou qu'elles ont été communiquées au président ne sont pas vraies.» «Même s'ils conviennent que les renseignements [selon lesquels Poutine serait en train de mourir] sont fiables, ils ne peuvent pas miser sur une date ni signaler leur soutien à une Russie sans Poutine», commente une des sources de Newsweek, qui conclut : «Poutine est définitivement malade... S'il va bientôt mourir n'est que pure spéculation. Pour autant, nous ne devrions pas être rassurés. (...) Il est toujours dangereux, et le chaos nous attend s'il meurt. Soyez prêts.»

Résumons :

- Les sources de Newsweek disent avoir eu accès à un rapport du renseignement américain qui dirait que Poutine est atteint d'un cancer avancé. Ce n'est pas "le renseignement américain dit". C'est "Untel que je ne nomme pas dit que le renseignement américain dit"

- L'une des sources appelle elle-même à la prudence, rappelant que le renseignement américain a déjà été piégé dans le passé par des rumeurs de santé défaillante lancées par Saddam Hussein et Obama Ben Laden eux-mêmes pour les tromper

- L'idée que Poutine serait gravement malade pousse les sources de Newsweek à craindre davantage les décisions que pourrait prendre Poutine. Son état de santé le pousserait en effet à la "paranoïa", le rendrait davantage "imprévisible". Quant aux conséquences de sa disparition, ce serait le "chaos". En somme, il serait vraiment prudent de ne pas trop énerver Poutine, puisqu'il n'a plus rien à perdre ! Bref, cette idée... sert le gouvernement russe. Ou dans un autre genre, ceux des Américains qui veulent limiter au minimum le soutien de leur pays à l'Ukraine. L'idée pourrait très bien être une fabrication des uns comme des autres

- D'un autre côté, il est évidemment possible que ce soit vrai. Poutine n'a certes pas l'air mourant, il intervient en public régulièrement, la dernière fois c'était hier 2 juin la vidéo est là. Et il est fort loin de l'état d'un Tchernenko dans ses derniers mois - aux yeux du non-médecin que je suis, il a l'air d'un homme de presque 70 ans dans un état de santé normal. Mais bien sûr, il pourrait mourir le mois prochain, après tout il existe paraît-il des cancers où on a l'air en bonne santé jusqu'au dernier moment. Voire demain par exemple en cas d'assassinat - on ne sait jamais

- La même chose peut d'ailleurs être dite d'Emmanuel Macron par exemple, après tout on peut aussi mourir de cancer avant 50 ans, n'est-ce pas, et d'ailleurs l'un de nos présidents n'a t il pas gardé secret un cancer pendant presque 14 ans, la quasi-totalité de la durée de ses deux mandats :happy: ?

La prudence est de mise, effectivement.

Pour avoir vécu un an avec mes grands-parents, je t'assure qu'il ressemble moins à un septagénaire qu'à quelqu'un qui aurait dix ans de plus. Ses mouvements physiques sont typiques d'un homme qui atteint les 82-83 ans dans la force de l'âge mais qui commence à baisser sérieusement et s'en rend compte. 

C'est un exemple personnel, mais mon grand-père était très sportif, a continué à courir des marathons jusqu'à 76 ans et crapahuter en montagne jusqu'à 84. Il est décédé à 89 ans après un AVC fulgurant (accident, puis inondation du cerveau en quelques heures, puis trois semaines dans le coma à l'hôpital avant de décéder). Le déclin a été très rapide, il courait encore trois ans avant sa mort, conduisit jusqu'à la dernière minute (l'AVC est arrivé en revenant des courses, j'étais avec lui) et faisait encore du gros œuvre dans le jardin. 

Si un jour on voit Poutine marcher lentement en faisant attention à son équilibre, alors oui on peut se dire qu'il n'en a plus que pour quelques années avant de décéder ou de devenir une nouvelle momie façon Bouteflika. C'est le premier signe du fort déclin physique, et on en a déjà des signes inquiétants chez Poutine : des postures très fermes et le contrôle total de son corps pour éviter les gestes brusques qui pourraient le rendre nauséeux par exemple.

Edited by Heorl
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https://www.politico.eu/article/africa-reluctant-to-pick-sides-on-ukraine-russia-war-food-shortage-crises/ (3 juin 2022)

La semaine dernière, le président russe Vladimir Poutine a déclaré au dirigeant français Emmanuel Macron et au chancelier allemand Olaf Scholz qu'il était "prêt" à contribuer à atténuer la crise, mais qu'il n'était disposé à débloquer les stocks alimentaires qu'en échange d'un allègement des sanctions. Le Kremlin se plaint que les sanctions ont entraîné la fermeture des ports occidentaux aux navires russes et que les importateurs ont des difficultés à acheter des céréales en Russie en raison des obstacles pour assurer les navires et effectuer les paiements aux sociétés russes.  

Dans le même ordre d'idées, mardi, le ministre russe des affaires étrangères, Sergey Lavrov, a déclaré que si l'Ukraine déminait les eaux côtières d'Odessa, la Russie accorderait "la libre exportation des céréales ukrainiennes par les navires qui sont actuellement bloqués dans les ports ukrainiens".   

"Vous ne pourriez pas trouver un meilleur exemple de chantage", a été la riposte du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, qui considère que la guerre des céréales de la Russie est conçue pour tester la détermination de l'Occident et mettre à mal sa cohésion, un peu comme le sont les confrontations énergétiques, car avec le risque de famine vient la probabilité d'une autre crise migratoire.  

Mais les gouvernements d'Afrique et du Moyen-Orient sont de plus en plus frustrés d'être pris dans la ligne de mire et contraints de choisir leur camp. Comme l'a souligné l'International Crisis Group, en cette période de grands changements, ils ont leurs propres crises économiques, politiques et humanitaires immédiates et dangereuses à gérer.  

"Dans toute la région et dans les pays en proie à la guerre civile, les acteurs politiques évitent pour la plupart de s'aligner ouvertement sur le camp russe ou ukrainien/occidental, préférant pour l'instant couvrir leurs arrières", note le rapport.   

Alors que la visite de M. Scholz était en cours, M. Sall avait déjà prévenu que les Africains "ne veulent pas être alignés sur ce conflit, très clairement, nous voulons la paix. Même si nous condamnons l'invasion, nous travaillons pour une désescalade, nous travaillons pour un cessez-le-feu, pour le dialogue ... c'est la position africaine".  

Pour de nombreux dirigeants africains, la crise alimentaire est emblématique de la manière dont les puissances occidentales traitent le continent : elles lui prêtent attention lorsqu'elles veulent ou ont besoin de quelque chose, le négligent lorsqu'elles n'en ont pas besoin et attendent de lui qu'il voie le monde à travers les yeux de l'Europe.   

Si la violation des normes mondiales par la Russie a effectivement choqué de nombreux Africains, ceux-ci sont préoccupés par leurs propres besoins et intérêts immédiats - de la famine aux guerres et aux conflits. Les diplomates d'Afrique et du Moyen-Orient se plaignent de leurs homologues européens aux Nations unies et ailleurs, qui ramènent sans cesse les discussions sur l'Ukraine, préoccupés qu'ils sont par les événements qui se déroulent en Europe.   

"Ce qu'ils ne semblent pas comprendre, c'est qu'à nos oreilles, ils semblent dire que les vies européennes sont plus importantes que les vies africaines", m'a confié un envoyé africain à Bruxelles. Il a ajouté : "Scholz et [l'Italien Mario] Draghi viennent tous deux nous voir pour chercher des moyens de diversifier leurs sources d'énergie - eh bien, nous avons besoin d'aide pour la nourriture."  

Et ce n'est pas seulement en Afrique qu'il y a des signes alarmants d'insécurité alimentaire - au Sri Lanka, l'inflation croissante a conduit à une urgence économique et à des pénuries extrêmes de nourriture et de carburant également.   

Les dirigeants occidentaux commencent maintenant à essayer de souligner les similitudes entre la lutte de l'Ukraine pour être maître de son propre destin, sans ingérence d'une puissance impériale, et les luttes des nations africaines et asiatiques pour échapper au colonialisme.

Bonne chance à eux avec ce discours au Mali !

Ils ont également souligné que les denrées alimentaires, les engrais et les semences sont exemptés des sanctions imposées à la Russie.  

On peut se souvenir aussi que l'Afrique officielle : OUA et Afrique du Sud étaient déjà contre la guerre de l'OTAN en Libye.

https://www.france24.com/en/20110411-gaddafi-accepts-african-union-plan-end-libya-conflict (11 avril 2011)

Mouammar Kadhafi a accepté une feuille de route pour mettre fin au conflit en Libye, y compris un cessez-le-feu immédiat, a déclaré l'Union africaine lundi, mais un représentant de l'opposition a déclaré que cela ne fonctionnerait que si Kadhafi quittait le pouvoir.

Le président sud-africain Jacob Zuma, qui a rencontré Kadhafi à la tête d'une délégation de dirigeants africains, a exhorté l'OTAN à cesser ses frappes aériennes sur des cibles gouvernementales afin de "donner une chance au cessez-le-feu".

 

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il y a 23 minutes, Kelkin a dit :

La liberté d'expression absolue n'est en effet pas une valeur européenne. Julius Streicher, après tout, avait été condamné à mort par le tribunal de Nüremberg...

Quand à vouloir faire passer le Pope Kirill en équivalent de Tolstoï ou de Dostoïevski, faut pas pousser le bouchon trop loin, hein. Kirill a déclaré que l'invasion de l'Ukraine était une croisade métaphysique contre le péché.

On passera d'ailleurs sur les accusations de magie noire à Kyiv qui font passer l'Église orthodoxe russe pour une antiquité tout droit sortie du XVIIIème siècle.

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Il y a 6 heures, Heorl a dit :

On passera d'ailleurs sur les accusations de magie noire à Kyiv qui font passer l'Église orthodoxe russe pour une antiquité tout droit sortie du XVIIIème siècle.

oui oui, et sur l'arrivée de l'antéchrist portée par les hordes trans et homo de Kiev. C'est tellement what the fuck que je pensais à un troll.

Même le pape à l'issue d'un entretien avec lui a commenté diplomatiquement qu'il avait fumé la moquette.

 

 

Edited by cracou
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"L’Allemagne et la Pologne ont adressé au DDPS des demandes de transmission de matériel provenant d’anciens stocks ou de stocks actuels de l’armée. Le DDPS a décidé de la réponse à donner à ces demandes"

"L’Allemagne peut disposer librement des chars Leopard 2 déjà revendus à l’entreprise Rheinmetall il y a douze ans, car il n’y a plus de contraintes dans ce domaine."

"Par contre, les chars Leopard 2 désaffectés ne seront pas remis à la Pologne ; il faudrait pour cela une mise hors service et donc une décision du Parlement." (D'ailleurs en Suisse certains politiciens demandent à ce qu'ils soient remis en service).

"Le DDPS donne la préséance à la Grande-Bretagne pour une partie des armes polyvalentes commandées.  Les services gouvernementaux britanniques ont demandé au DDPS s’il serait prêt à céder à la Grande-Bretagne la première des deux livraisons à la Suisse et à la recevoir en échange au quatrième trimestre 2024 au lieu du premier trimestre 2023. La raison invoquée est que la Grande-Bretagne a besoin de ces systèmes pour augmenter ses propres stocks. Le DDPS a décidé de céder à la Grande-Bretagne la livraison des deux premiers lots de NLAW prévus pour la Suisse, ce qui correspond à 30% du volume commandé. La livraison de ces deux lots à la Suisse est donc retardée jusqu’à fin 2024 environ."

https://www.vtg.admin.ch/content/vtg-internet/fr/aktuell/medienmitteilungen.detail.nsb.html/89131.html

 

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https://news.cgtn.com/news/2022-06-03/Seven-ways-the-Ukraine-Russia-conflict-has-changed-the-world-1azo0Zxnj8c/index.html

Sept façons dont le conflit Ukraine-Russie a changé le monde
CGTN
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L'ordre mondial a subi des changements sismiques depuis le début de l'"opération militaire spéciale" de la Russie en Ukraine le 24 février, et les conséquences risquent de se faire sentir pendant des décennies à l'avenir.

Voici sept des façons les plus significatives dont le conflit Russie-Ukraine a changé le monde.


CFP

1. L'insécurité alimentaire

Selon les Nations unies, les prix mondiaux des denrées alimentaires ont augmenté de près de 30 % par rapport à l'année dernière. La crise alimentaire qui se prépare, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, sous l'effet de la pandémie de COVID-19 et du changement climatique, a été accélérée par le conflit en Ukraine.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), l'Ukraine fournit de la nourriture à 400 millions de personnes. 36 pays importent plus de 50 % de leurs céréales de la région, mais les exportations depuis les ports du pays ont été réduites pendant le conflit.

"Quand la guerre fait rage, les gens ont faim", a averti le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à la mi-mai. David Beasley, directeur exécutif du PAM, a ajouté que si les exportations de produits agricoles ukrainiens ne reprennent pas, "des famines, une déstabilisation et des migrations massives dans le monde entier" suivront.

Antonio Guterres a déclaré que l'insécurité alimentaire dans les pays pauvres s'aggravait et que certains pays pourraient être confrontés à des famines à long terme si les exportations ukrainiennes ne revenaient pas aux niveaux d'avant-guerre.

2. Les énergies alternatives

La lutte contre le changement climatique est une priorité mondiale, mais le passage à des formes d'énergie alternatives n'a été ni rapide ni sans heurts en Europe.

Le plan visant à éliminer les combustibles fossiles russes du bouquet énergétique de l'Union européenne d'ici à 2030 - en 2019, la Russie a fourni environ 40 % du gaz, la moitié du charbon et 27 % du pétrole importé de l'Union - a entraîné une accélération des plans de développement des infrastructures d'énergie renouvelable.

L'UE a annoncé un plan REPowerEU de 210 milliards d'euros (environ 220 milliards de dollars) pour s'éloigner de l'énergie russe en cinq ans et faire la transition vers des alternatives vertes, ainsi que pour trouver de nouveaux fournisseurs de gaz naturel liquéfié.

Des projets très médiatisés, comme le projet allemand Nord Stream 2, ont été abandonnés, et des pays comme la Grande-Bretagne, l'Italie et les Pays-Bas accélèrent leurs plans visant à accroître l'énergie éolienne et à diversifier leur bouquet énergétique. Si les conséquences sont loin d'être claires, l'Europe accélère sa transition vers des sources d'énergie durables. 

3. Le coût de la vie

L'une des conséquences de l'abandon soudain de l'énergie russe dont de nombreux pays européens étaient devenus dépendants - et des sanctions imposées à Moscou - est la hausse des prix pour les consommateurs, en particulier en Europe, et une offre potentiellement insuffisante en hiver.

Parallèlement à la hausse de l'inflation, qui frappe plus durement les plus pauvres, on craint de plus en plus qu'une période de stagflation ne s'annonce pour les économies occidentales et qu'elle ne soit très douloureuse pour les personnes qui y vivent.

Cela pourrait se traduire par une hausse continue des prix des produits de première nécessité et une baisse de l'emploi, exacerbant ainsi la crise du coût de la vie qui frappe déjà de nombreux pays européens.

4. Dépenser, dépenser, dépenser

L'une des principales tendances qui émergera du conflit sera probablement une augmentation des dépenses de défense. Les dépenses militaires mondiales ont dépassé les 2 000 milliards de dollars pour la première fois en 2021, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, et plusieurs pays ont promis de nouvelles augmentations dans l'année à venir à la suite du conflit en Ukraine.

L'Allemagne a déclaré qu'elle fournirait des armes à l'Ukraine, injecterait environ 100 milliards d'euros (environ 110 milliards de dollars) dans sa propre armée et augmenterait les dépenses de défense au-delà du niveau requis par l'OTAN, soit 2 % du PIB, un énorme revirement pour un pays qui a été critiqué à plusieurs reprises par les autres membres de l'alliance pour ne pas dépenser davantage pour la défense.

Selon Jefferies, si tous les membres de l'OTAN atteignent l'objectif de 2 %, leurs budgets de défense combinés (à l'exclusion des États-Unis) augmenteront de 25 % pour atteindre un total d'environ 400 milliards de dollars par an. La banque estime également que les achats de défense de ces États membres pourraient augmenter de 40 à 50 % au cours des prochaines années. 

Dans l'ensemble, le conflit a été bénéfique pour les fabricants d'armes - le cours de leurs actions a grimpé en flèche cette année, même si, à ce jour, l'énorme quantité d'armes fournies par les pays occidentaux à l'Ukraine ne s'est pas traduite par un afflux de nouvelles commandes, les armes provenant généralement des stocks existants. 

5. L'économie de la Russie

L'Occident a cherché à couper la Russie des marchés mondiaux de la finance, du commerce et de la technologie - lançant effectivement une guerre économique contre Moscou en imposant vague après vague des sanctions. 

La balance commerciale du pays est saine en raison de la hausse des prix des exportations de pétrole et de gaz - due en partie aux sanctions imposées par l'Occident - et bien que le Fonds monétaire international prévoie que l'économie russe se contractera de 8,5 % cette année, elle a jusqu'à présent mieux résisté que ne le prévoyaient de nombreux experts.

En avril, il est apparu que les sanctions commençaient à faire sentir leurs effets, puisque l'économie s'est contractée de 3 % par rapport à l'année précédente, tandis que l'économie russe s'est contractée de 2 % par rapport à l'année précédente. 

En avril, certains signes ont toutefois montré que les sanctions commençaient à porter leurs fruits, puisque l'économie s'est contractée de 3 % par rapport à l'année précédente, tandis que la production industrielle et les ventes au détail ont chuté. 

Si la Russie a des alliés et que son économie a jusqu'à présent résisté, les tentatives occidentales de "démondialisation" du pays risquent de s'intensifier tant que le conflit durera. Un changement majeur en Russie est l'exode des marques de consommation mondiales, tandis que plusieurs organismes internationaux ont coupé les liens avec les équipes sportives et les stars russes. 

6. La crise des réfugiés

Les Nations unies estiment que 6,8 millions d'Ukrainiens ont quitté leur pays depuis le 24 février, et que 7,7 millions d'autres ont été déplacés à l'intérieur du pays.

Cet exode a exercé une pression supplémentaire considérable sur les pays qui accueillent les réfugiés. Environ 3,6 millions ont fui vers la Pologne voisine, près d'un million vers la Roumanie et 750 000 vers l'Allemagne. Environ un million ont quitté la région de Donbas pour la Russie.

L'Union européenne a réagi de manière unifiée à cet exode, qui s'est avéré beaucoup moins litigieux que d'autres crises de réfugiés survenues au cours de la dernière décennie. Cette différence a été constatée dans d'autres pays en proie à des conflits, dont la population n'a pas reçu un accueil aussi chaleureux. 

Le Japon, de manière inhabituelle, a également accepté des centaines de réfugiés en provenance d'Ukraine. Le Royaume-Uni et les États-Unis ont toutefois été moins efficaces dans le respect des promesses initiales.

7. Une alliance renouvelée 

Une alliance occidentale qui avait été déchirée par la division et la complaisance ces dernières années a été revitalisée par le conflit en Ukraine, et de fait, le bloc occidental s'est élargi - pour l'instant, du moins.

Des pays traditionnellement neutres comme la Suisse se sont joints aux sanctions de l'UE contre la Russie, tandis que Singapour a également imposé des sanctions. La Finlande et la Suède sont en passe d'adhérer à l'OTAN, abandonnant leur statut de neutralité de longue date si leurs tentatives aboutissent.

L'un des changements les plus remarquables s'est produit au sein de l'UE, qui s'est transformée en une entité géopolitique opérationnelle. Tout n'a pas été facile, mais l'unité, la rapidité et l'esprit de décision avec lesquels les 27 membres du bloc ont agi ont surpris. Il s'agit maintenant de voir si cette unité peut être maintenue, mais cela pourrait conduire à des changements fondamentaux dans la façon dont le bloc se voit et agit à plus long terme.

Mais si l'unité a été surprenante, les États-Unis et leurs alliés ont également été amenés à modifier l'orientation de leur politique étrangère. M. Biden a tenté de relancer l'orientation "Asie-Pacifique" amorcée sous l'administration Obama, et les alliés européens accélèrent leur propre orientation vers l'Asie. La situation en Ukraine oblige toutefois à une réaffectation des ressources et des priorités, ce qui pourrait entraver ces tentatives.

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