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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques


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https://www.lefigaro.fr/societes/guerre-en-ukraine-l-industrie-francaise-de-la-defense-prete-a-accelerer-la-production-20220702

Guerre en Ukraine : l'industrie française de la défense prête à accélérer la production, selon Lecornu

Le ministre de la Défense a souhaité répondre aux inquiétudes concernant la capacité de la France à répondre aux besoins croissants de munitions de l'armée ukrainienne.

Les entreprises françaises du secteur de la défense sont «prêtes» à accélérer la production, comme voulu par le gouvernement, a indiqué samedi le ministre de la Défense Sébastien Lecornu, soulignant que l'un des obstacles était la difficulté à embaucher. Il s'exprimait à l'occasion d'une visite chez l'équipementier Aresia, qui a débuté en 2020 près de Valenciennes (Nord) la production de bombes de forte puissance pour l'aviation, pesant jusqu'à 1 tonne, auparavant importées des États-Unis.

«La base industrielle et technologique de défense française souhaite avancer vite» pour accélérer sa production, a souligné Sébastien Lecornu, interrogé au sujet de la capacité de la France à répondre aux besoins croissants de munitions de l'armée ukrainienne. «Pour pouvoir fournir une armée amie, il faut pouvoir produire», a-t-il néanmoins indiqué, soulignant qu'«il y a des enjeux d'emploi» dans certains territoires où «des industries ont du mal à embaucher et on se retrouve avec des retards dans la production».

«Produire davantage»

«Pour gagner plusieurs mois voire plusieurs années (...), ce sont une multiplicité de petites décisions qu'il faut prendre à divers niveaux», au sein des entreprises de la filière mais aussi de l'État, a-t-il souligné. Le ministre a indiqué qu'il allait écrire cette semaine aux acteurs de la filière défense française pour solliciter leurs propositions afin d'élaborer un «plan» dans ce sens, «qui viendra s'accoler à la loi de programmmation militaire».

Le président Emmanuel Macron avait estimé jeudi que l'industrie de défense française devait apprendre à «produire davantage» et «plus vite», disant vouloir «tirer les enseignements de la guerre en Ukraine» dans la prochaine loi de programmation militaire.

«On a une capacité d'accélération assez large» de la cadence de production, a déclaré de son côté à l'AFP Bruno Berthet, président d'Aresia, tout en indiquant travailler à «plus de réactivité» pour faire face à une augmentation brusque de la demande en cas de crise. Le budget du ministère des Armées est reparti à la hausse ces dernières années, et va croître de trois milliards d'euros par an d'ici 2025, pour atteindre 50 milliards en 2025.

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Alors que la Russie fait des profits record avec les exportations d'hydrocarbures, Gazprom n'a payé de dividendes aux actionnaires, une première en ce siècle. L'argent partira dans les caisses de l'État russe :

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/gazprom-chute-en-bourse-le-groupe-renonce-a-payer-un-dividende-7f38a37eabfe388beaf4f5abfbfba5b3

À la Bourse de Moscou, l'action Gazprom perdait plus de 29% en fin de séance après cette annonce, qui annule la recommandation par le conseil d'administration d'un dividende de 52,53 roubles par titre, qui aurait été le plus important de l'histoire du groupe.

"C'est un désastre pour l'action Gazprom car les dividendes constituaient le seul attrait de la société. Cette décision est liée en partie à la volonté du ministère des Finances d'augmenter (...) les recettes fiscales" ont commenté les analystes de Tinkoff Investments.

Les députés russes ont en effet approuvé jeudi un projet de loi qui devrait se traduire par une augmentation exceptionnelle de 1.200 milliards de roubles (près de 22 milliards d'euros) des impôts et taxes payés par Gazprom sur la période septembre-novembre.

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Selon le Spiegel allemand, la Commission européenne s'apprête à publier une clarification des règles des sanctions contre la Russie qui permettra à celle-ci de continuer à transférer toutes sortes de biens vers l'enclave de Kaliningrad en passant par le territoire de l'UE. La seule limite serait de ne pas transférer davantage de biens qu'avant la guerre.

Décision qui serait soutenue à Berlin, mais ne ferait pas que des heureux en Lituanie.

La clarification de la Commission européenne s'applique expressément à tous les États membres de l'UE, mais elle ne concerne essentiellement que la situation à Kaliningrad. Selon le document, la Russie sera autorisée à transporter des marchandises sanctionnées vers Kaliningrad, mais uniquement dans des quantités comparables aux livraisons d'avant l'invasion. (...)

Avec cette solution, la Commission espère offrir à la Lituanie un moyen de sauver la face en suspendant son blocus actuel. Néanmoins, certains à Vilnius la considèrent comme une défaite. 

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Je ne sais pas si certains ont vu ici le doc de Guy Lagache, dont on a eu quelques extraits avec les conversations téléphoniques rapportées du PR et VVP. 

Les conclusions de Piotr Smolar (dont j'ai partagé plusieurs de ses articles rédigés pour le Monde) rejoignent en creux ce que j'ai pu dire ici à plusieurs reprises: foi aveugle dans ses capacités de persuasion, négligence des services Diplo (et peut être rens ?), ignorance des partenaires Européens, naïveté confondante etc...

 

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https://www.rfi.fr/fr/europe/20220701-la-russie-reprend-en-main-le-projet-de-pétrole-et-de-gaz-sakhaline-2

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La Russie reprend en main le projet de pétrole et de gaz Sakhaline-2

Un décret de Moscou annonce une reprise en main du projet pétro-gazier Sakhaline-2. Deux entreprises nippones en sont parties prenantes aux côtés du russe Gazprom et de la société néerlandaise Shell. AFP - KIRILL KUDRYAVTSEV

Le Japon va « examiner attentivement » le décret de Moscou qui annonce une reprise en main du projet pétro-gazier Sakhaline-2. Deux entreprises nippones en sont parties prenantes aux côtés du russe Gazprom et de la société néerlandaise Shell. Dans la guerre économique qui oppose Moscou aux Occidentaux et leurs alliés, Vladimir Poutine n'hésite plus à s'en prendre aux actifs étrangers.

Le choc promet d'être immense pour le Japon, dont les importations de gaz naturel liquéfié proviennent à 8% de la Russie, pays où le climat des affaires s'est durci depuis le début de l'offensive contre l'Ukraine. Plusieurs groupes étrangers s'en sont d’ailleurs retirés.

Les Japonais, malgré la participation de leur État aux sanctions prises contre Moscou, ont maintenu leur présence dans le projet Sakhaline-2 mais ils risquent maintenant de devoir y renoncer contraints et forcés.

Le décret signé par Vladimir Poutine ce jeudi crée une nouvelle entreprise russe chargée de reprendre les droits et obligations de la Sakhalin Energy Investment Co, consortium dans lequel domine Gazprom. Un peu moins de 50% des parts étant détenues par deux sociétés commerciales japonaises Mitsui & Co et Mitsubishi Corp et l'anglo-néérlandaise Shell.

Ces partenaires étrangers ont un mois pour dire s'ils veulent prendre des parts dans la nouvelle entité russe, si oui ils devront alors attendre le feu vert des autorités. Autrement dit, le Kremlin prépare le terrain à une expropriation en règle. Shell, comme la partie japonaise, ont affirmé toutes deux, comme prises de court, qu'elles étudieraient les implications du décret présidentiel.

 

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https://www.rfi.fr/fr/europe/20220629-g7-le-plafonnement-du-prix-du-pétrole-russe-une-usine-à-gaz-à-visée-politique

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G7: «Le plafonnement du prix du pétrole russe, une usine à gaz à visée politique»

Les dirigeants des sept pays les plus industrialisés du monde (G7) se sont engagés à chercher un moyen pour plafonner le cours du pétrole russe afin de réduire les recettes du Kremlin. Les pays les plus industrialisés du monde veulent convaincre, notamment l'Inde, de ne pas payer trop cher l’or noir russe. Trois questions à Thierry Bros, spécialiste des questions énergétiques.

RFI : Les pays membres du G7 ont décidé de plafonner le cours du pétrole russe. Est-ce faisable ?

Thierry Bros : Non, c’est extrêmement compliqué à mettre en place. Les Russes vont essayer de vendre leur pétrole à d’autres. Et ces autres-là, qui ne respectent pas les règles de marché, en particulier la Chine ou l’Inde, ont aujourd’hui la capacité de demander une réduction à la Russie. Dans le G7, vous avez les États-Unis qui ont déjà un embargo sur le pétrole russe. Pourquoi dans ce cas mettre un prix maximum ? Vous avez le Canada qui est un exportateur, lui n’est donc pas touché pas cette mesure. Et enfin, l’Union européenne, elle, a décidé de mettre un embargo sur le pétrole russe d'ici à la fin de l’année.

Donc, on est en train de construire une usine à gaz qui va prendre plus de temps à se mettre en œuvre que notre sortie de la dépendance au pétrole russe. Il faut dire que certains leaders sont déconnectés des principes de marché. Pourquoi est-ce que les États-Unis font cela ? Ils pourraient interdire à ce que les transactions sur le pétrole russe se fassent en dollars. Ce qui en outre compliquerait la tâche de l’Inde et de la Chine. Je crois que tout cela vise plutôt à avoir bonne presse vis-à-vis de leur opinion interne, plus qu’autre chose.

L’embargo sur le pétrole et le gaz russe vous paraît-il plus efficace ?

Pour ce qui est de l’embargo sur le pétrole russe, ça marche déjà aux États-Unis. Je pense aussi que cela marchera au niveau européen, puisque nous avons décidé ce train de mesures collectivement, à l’exception de la Hongrie et de la République tchèque qui vont continuer d'importer du pétrole et des produits pétroliers russes. Ce sera marginal, donc on peut imaginer que l’Union européenne va suivre. Je crois que c’est cela qu’il faut voir. Nous, les Européens, on va sortir du charbon russe à la fin du mois d’août, on va sortir de notre dépendance au pétrole russe à la fin de l’année, et enfin de la dépendance au gaz russe d’ici à 2023. Aujourd’hui, l’Union européenne envoie à la Russie 400 millions de dollars par jour pour le pétrole et 100 millions de dollars par jour pour le gaz. L’idée est de réduire ces factures.

La grande question de ce concept flou de plafonnement du prix du pétrole russe, c’est à quel niveau on le fixe ? Vous voyez bien que pour le savoir, on va entrer dans les discussions à l’infini. Et puis, est-ce que ce plafonnement correspondra aux sept pays membres du G7, ou est-ce qu’il concernera aussi les 27 pays européens ? Vous voyez bien que c’est un système extrêmement compliqué que l’on est en train de mettre en place. Or, on n’a pas le temps. Le temps est contre nous. Il faut absolument réduire les flux financiers vers la Russie. La seule façon est celle de se dire qu’à moyen terme, nous n’allons acheter ni de pétrole, ni de charbon, ni de gaz russe.

Selon vous, cette guerre en Ukraine, elle se joue autant au niveau d’armes fournies aux Ukrainiens qu’au niveau de l’énergie ?

Nous ne gagnerons jamais une guerre si nous ne disposons pas d’énergie. Notre pensée magique depuis quinze ans, qui consistait à se dire que nous allions vers la seule énergie décarbonée, c’est-à-dire vers du solaire et de l'éolien, on voit bien que le G7 y a mis un terme. Nous avons finalement compris que pour gagner une guerre physiquement, nous allons avoir besoin de plus d’énergie, et non pas de moins. C’est là, je pense, la réalité que nous prenons en pleine face.

 

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Il y a 2 heures, olivier lsb a dit :

Je ne sais pas si certains ont vu ici le doc de Guy Lagache, dont on a eu quelques extraits avec les conversations téléphoniques rapportées du PR et VVP. 

Les conclusions de Piotr Smolar (dont j'ai partagé plusieurs de ses articles rédigés pour le Monde) rejoignent en creux ce que j'ai pu dire ici à plusieurs reprises: foi aveugle dans ses capacités de persuasion, négligence des services Diplo (et peut être rens ?), ignorance des partenaires Européens, naïveté confondante etc...

 

Oui vu. Comme quoi on peut avoir deux analyses différentes.

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il y a 26 minutes, MoX a dit :

J'espère que sur les fora étrangers, ils ne prennent pas en référence les conneries des plus cons de nos députés pour tirer des généralités sur la politique française ...

Il me semble hélas que fut un temps, Son-Forget passait sur RT.

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La Turquie profite pleinement de sa situation stratégique pour faire monter les enchères et son influence. Saisie d'un cargo Russe transportant du grain suspecté volé à l'Ukraine. C'est un vol d'influence Russe (arme diplomatique de la faim) par la Turquie, qui fera avancer son propre agenda avec les partenaires qui lui réclameront le blé en priorité. Pas sûr qu'à long terme ce soit une bonne nouvelle mais on ne peut constater que notre impuissance collective. 

Je me demande si en sortie de détroit des Dardanelles, les Grecs (pour le compte UE/bloc occidental) ne pourraient pas opérer des saisies similaires pour les navires que la Turquie laisserait passer.

Après, j'imagine que la flotte méditerranéenne Russe veille au grain...

 

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il y a 45 minutes, Ciders a dit :

La flotte russe en Méditerranée est coincée en Syrie. Elle n'a pas reçu de renforts depuis février.

J'entends, mais elle peut franchir Gibraltar ou Suez. La question n'était pas sur les accès à la mer noire mais sur la capacité à opérer une protection des cargos évacuant le grain pillé en Ukraine, depuis la mer Egée, au sortir des Dardanelles. Vu les nombreuses iles à proximité, j'ignore s'il existe un corridor d'eaux internationales ou si les Grecs peuvent légalement fermer cette mer par le truchement de leurs iles. 

Edited by olivier lsb
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il y a 3 minutes, olivier lsb a dit :

J'entends, mais elle peut franchir Gibraltar ou Suez. La question n'était pas sur les accès à la mer noire mais sur la capacité à opérer une protection des cargos évacuant le grain pillé en Ukraine, depuis la mer Egée, au sortir des Dardanelles. Vu les nombreuses iles à proximité, j'ignore s'il existe un corridor d'eaux internationales ou si les Grecs peuvent légalement fermer cette mer par le truchement de leurs iles. 

Si la flotte russe en vient à devenir une flotte pirate, au-delà des problèmes légaux d'une telle approche, il faudra s'attendre à des saisies de navires russes ailleurs.

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Il y a 4 heures, herciv a dit :

Les sanctions deviennent un sujet politique auX US. Pour ou contre la politique de Biden :

 

 

Marge Green n'est pas une députée républicaine pro-Trump ordinaire. C'est la députée Q-Anon. Unique en son genre.

Elle est bien représentative de la partie de la population américaine qui adhère à Q-Anon. Dont il ne faut probablement pas exagérer l'importance numérique.

Quant aux pro-Trump en général, je ne suis pas sûr qu'elle en soit bien représentative 

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Il y a 2 heures, olivier lsb a dit :

Citant Tatiana Jean-Kastouéva : Oui, mais le Kremlin voit partout la main de l’Occident. Or, sans germes de révolte dans la société, aucun soutien occidental ne peut faire chavirer la barque. C’est d’ailleurs au même problème que se heurte la Russie quand elle tente d’organiser le « printemps russe » (mouvement prorusse en faveur de l’autonomie) dans le Donbass en 2014. Même sous la contrainte militaire, l’impact est limité. A la différence des élites ukrainiennes, la société finit par se lasser et veut vivre différemment. La volonté de changement, les objectifs mobilisateurs concrets (annuler les résultats des élections frauduleuses en 2004, signer l’accord d’association en 2013), l’absence de verrouillage politique et de répressions comme en Russie, l’attraction de l’UE, le soutien occidental, tels sont les ingrédients des révolutions sociales ukrainiennes au nom d’une émancipation du « monde russe ».

Aussi bien l'affirmation "sans germes de révolte dans la société, aucun soutien occidental ne peut faire chavirer la barque" que l'inclusion du "soutien occidental" dans la liste des "ingrédients des révolutions sociales ukrainiennes" reviennent à admettre que l'Occident a financé un coup d'État. C'est honnête de le dire.

Il y a 3 heures, olivier lsb a dit :

Citant Tatiana Jean-Kastouéva : En dépit des sanctions et des livraisons d’armes à l’Ukraine, l’Occident ne cesse de souligner qu’il n’est pas en guerre contre la Russie. Il a peur de se laisser entraîner dans ce qui serait une troisième guerre mondiale, a fortiori nucléaire. Près de quatre mois après le début de la guerre, on touche à la limite de l’aide militaire à l’Ukraine sans vider ses propres stocks, et des sanctions qu’on peut imposer sans mettre en péril son économie. La solidarité occidentale est mise à l’épreuve, comme le montrent les discussions difficiles autour de l’embargo sur le pétrole russe dans le sixième paquet de sanctions.

Les fractures risquent de se creuser si la guerre dure, et la confiance peut s’amenuiser entre les Européens et les Américains, mais aussi entre Européens qui n’ont pas la même vision des buts de la guerre, de l’urgence des pourparlers et de l’avenir des relations avec la Russie. Cela fera le jeu de Vladimir Poutine, qui compte sur ces dissensions pour -affaiblir, voire casser, l’unité de l’Occident.

Ainsi donc, l'Occident "ne cesse de souligner qu'il n'est pas en guerre contre la Russie", mais "n’ont pas la même vision des buts de la guerre". Ils ont des buts de guerre, mais ils ne sont pas en guerre. C'est très clair. C'est limpide. C'est lumineux.

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il y a 4 minutes, Wallaby a dit :

Aussi bien l'affirmation "sans germes de révolte dans la société, aucun soutien occidental ne peut faire chavirer la barque" que l'inclusion du "soutien occidental" dans la liste des "ingrédients des révolutions sociales ukrainiennes" reviennent à admettre que l'Occident a financé un coup d'État. C'est honnête de le dire.

J'ignore ce que vaut cette reconnaissance implicite, car ce n'est pas le sujet de l'article. Il faut toutefois remarque que la phrase suivante met justement en lumière le fait que la Russie a tenté exactement la même chose, avec peu de succès puisqu'à la fin, l'interviewée dit que ce sont les peuples et non les puissances étrangères qui font les succès des révolutions. 

Après, quand on parle de soutien, faut voir de quoi il s'agit: entre une ONG financée par les USA qui imprime des flyers pour accompagner le mouvement, et les petits bonhommes verts de Crimée qui organisent manu militari le referendum sur l'indépendance, y'a un monde.... (Et ok pour la Crimée, même sans triche, on peut penser que les Russes auraient remporté les résultats à la loyal). 

 

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Il y a 3 heures, olivier lsb a dit :

Pourquoi les négociations entre l’UE, l’Ukraine et la Russie ont-elles échoué ?

Tatiana Jean-Kastouéva : Le texte des accords de Minsk II comporte d’emblée des problèmes insolubles. Pour les Russes, il s’agit d’un conflit civil interne à l’Ukraine et ils incitent Kiev à discuter directement avec les séparatistes, alors que pour les Ukrainiens, ce sont des marionnettes de Moscou, la seule et vraie partie au conflit. Les désaccords portent aussi sur le séquençage : Moscou veut d’abord organiser les élections locales dans le Donbass avant de rendre le contrôle de la frontière russo-ukrainienne à Kiev, qui demande l’ordre inverse. Les accords devaient donner à la Russie un levier de -pression : un statut spécial des deux régions séparatistes leur aurait permis de bloquer les choix stratégiques de l’Ukraine. C’est pour cela que l’Ukraine freine des quatre fers, car elle y voit une menace pour sa souveraineté.

C'est vraiment très décevant de la part d'une "experte" qu'elle n'explique pas que le séquençage avec les élections locales avant le contrôle de la frontière est écrit noir sur blanc dans l'accord de Minsk, et qu'il ne s'agit pas simplement de la volonté de Moscou, mais de quelque-chose qui a été signé par Kiev. C'est très décevant qu'elle n'explique pas la formule Steinmeier qui devait résoudre le problème et ce qui en est advenu.

il y a 1 minute, olivier lsb a dit :

ce sont les peuples et non les puissances étrangères qui font les succès des révolutions. 

Oui mais une révolution contre une démocratie (Ianoukovitch a été élu démocratiquement, et des élections sont prévues en 2015), c'est une révolution anti-démocratique, réactionnaire.

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