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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques


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Il y a 3 heures, Ciders a dit :

Il semblerait que les C-17 britanniques fassent régulièrement la navette entre le Pakistan et la Roumanie ces derniers temps.

Mouais, et le posteur émet l'hypothèse d'un transport d'obus de 155, en 6 voyages en 10 jours 465.000 kg bougés, soit 10.000 obus environ, à peine la conso ukrainienne pour 2 jours, pas très rentable ...

Clairon

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https://www.taipeitimes.com/News/editorials/archives/2022/08/16/2003783594

Poutine est en train de gagner la guerre de l'énergie

Le premier indicateur montrant comment Poutine a inversé la tendance est la production de pétrole brut russe.

Le mois dernier, la production du pays est revenue à des niveaux proches de ceux d'avant-guerre, avec une moyenne de près de 10,8 millions de barils par jour, soit une baisse marginale par rapport aux 11 millions de barils pompés en janvier, juste avant l'invasion de l'Ukraine.

Le deuxième indicateur est le prix du pétrole russe. Dans un premier temps, Moscou a été contraint de vendre ses variétés de pétrole brut à d'énormes rabais par rapport aux autres variétés afin d'attirer les acheteurs.

Cependant, ces dernières semaines, le Kremlin a retrouvé son pouvoir de fixation des prix et a profité d'un marché tendu.

Le dernier indicateur du succès russe est politique, plutôt que lié au marché. En mars et avril, les responsables politiques occidentaux étaient optimistes quant à la possibilité que le cartel de l'OPEP, dirigé par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, rompe son alliance avec la Russie.

C'est le contraire qui s'est produit. Malgré un voyage du président américain Joe Biden à Riyad, Poutine a conservé son influence au sein de l'alliance OPEP+.

Peu après le départ de Joe Biden d'Arabie saoudite, le vice-premier ministre russe, Alexander Novak, qui gère les relations du pays avec le cartel, s'est rendu dans le royaume.

Quelques jours plus tard, l'OPEP+ a annoncé une minuscule augmentation de la production de pétrole, maintenant la pression sur les marchés énergétiques mondiaux.

La victoire sur le marché pétrolier signifie que Poutine peut se permettre de renoncer à des revenus en limitant les ventes de gaz naturel à l'Europe, mettant ainsi la pression sur Berlin, Paris et Londres, qui se préparent à des augmentations massives des prix de détail de l'énergie et à des pénuries potentielles qui pourraient conduire à un rationnement cet hiver. Moscou gagne tellement d'argent en vendant du pétrole qu'il peut également se permettre de restreindre l'approvisionnement en brut des pays d'Europe de l'Est, comme il l'a fait la semaine dernière.

La combinaison d'un temps froid, d'une forte demande d'électricité et d'une flambée des prix plus tard dans l'année risque de saper le soutien occidental à l'Ukraine.

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Il y a 1 heure, Wallaby a dit :

https://www.taipeitimes.com/News/editorials/archives/2022/08/16/2003783594

Poutine est en train de gagner la guerre de l'énergie

Le premier indicateur montrant comment Poutine a inversé la tendance est la production de pétrole brut russe.

Le mois dernier, la production du pays est revenue à des niveaux proches de ceux d'avant-guerre, avec une moyenne de près de 10,8 millions de barils par jour, soit une baisse marginale par rapport aux 11 millions de barils pompés en janvier, juste avant l'invasion de l'Ukraine.

Le deuxième indicateur est le prix du pétrole russe. Dans un premier temps, Moscou a été contraint de vendre ses variétés de pétrole brut à d'énormes rabais par rapport aux autres variétés afin d'attirer les acheteurs.

Cependant, ces dernières semaines, le Kremlin a retrouvé son pouvoir de fixation des prix et a profité d'un marché tendu.

Le dernier indicateur du succès russe est politique, plutôt que lié au marché. En mars et avril, les responsables politiques occidentaux étaient optimistes quant à la possibilité que le cartel de l'OPEP, dirigé par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, rompe son alliance avec la Russie.

C'est le contraire qui s'est produit. Malgré un voyage du président américain Joe Biden à Riyad, Poutine a conservé son influence au sein de l'alliance OPEP+.

Peu après le départ de Joe Biden d'Arabie saoudite, le vice-premier ministre russe, Alexander Novak, qui gère les relations du pays avec le cartel, s'est rendu dans le royaume.

Quelques jours plus tard, l'OPEP+ a annoncé une minuscule augmentation de la production de pétrole, maintenant la pression sur les marchés énergétiques mondiaux.

La victoire sur le marché pétrolier signifie que Poutine peut se permettre de renoncer à des revenus en limitant les ventes de gaz naturel à l'Europe, mettant ainsi la pression sur Berlin, Paris et Londres, qui se préparent à des augmentations massives des prix de détail de l'énergie et à des pénuries potentielles qui pourraient conduire à un rationnement cet hiver. Moscou gagne tellement d'argent en vendant du pétrole qu'il peut également se permettre de restreindre l'approvisionnement en brut des pays d'Europe de l'Est, comme il l'a fait la semaine dernière.

La combinaison d'un temps froid, d'une forte demande d'électricité et d'une flambée des prix plus tard dans l'année risque de saper le soutien occidental à l'Ukraine.

En 2019 (avant covid....), les ventes globales de pétrole (incluant le pétrole brut et les différents produits pétroliers) ont rapporté près de 190 milliards de dollars à la Russie tandis que celles de gaz naturel ont rapporté un peu plus de 26 milliards de dollars au pays.

La somme est faible pour les russes mais ce gaz est essentiel pour l'Europe : le gaz représente 23% de la consommation énergétique européenne, dont environ la moitié viens de Russie. Mais la question qu'est en train de se poser la Russie est : si j'utilise le gaz comme une arme (une énergie difficilement transportable), quelles seront les conséquences à court/moyen/long terme.

A court terme, la gifle infligée à l'Europe ne coûtera pas cher : priver l'Europe de 11% de sa consommation énergétique pour à peine 26 milliards de dollars, (même si l'Europe pourra compenser partiellement par des restrictions et des achats extérieurs de gaz liquéfié) peut sembler profitable. 

Reste à voir sur le moyen et long terme : marquer au fer rouge dans l'esprit des européens que la Russie ne sera jamais un partenaire fiable, c'est s'engager sur un chemin difficile. Difficile de négocier avec d'autres puissances quand celle-ci savent qu'il n'y a pas d'autres choix........Difficile de penser que l'Europe ne fera pas tout ce qui est possible pour ne plus dépendre de la Russie....... 

 

 

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il y a 25 minutes, Minitel a dit :

En 2019 (avant covid....), les ventes globales de pétrole (incluant le pétrole brut et les différents produits pétroliers) ont rapporté près de 190 milliards de dollars à la Russie tandis que celles de gaz naturel ont rapporté un peu plus de 26 milliards de dollars au pays.

La somme est faible pour les russes mais ce gaz est essentiel pour l'Europe : le gaz représente 23% de la consommation énergétique européenne, dont environ la moitié viens de Russie. Mais la question qu'est en train de se poser la Russie est : si j'utilise le gaz comme une arme (une énergie difficilement transportable), quelles seront les conséquences à court/moyen/long terme.

A court terme, la gifle infligée à l'Europe ne coûtera pas cher : priver l'Europe de 11% de sa consommation énergétique pour à peine 26 milliards de dollars, (même si l'Europe pourra compenser partiellement par des restrictions et des achats extérieurs de gaz liquéfié) peut sembler profitable. 

Reste à voir sur le moyen et long terme : marquer au fer rouge dans l'esprit des européens que la Russie ne sera jamais un partenaire fiable, c'est s'engager sur un chemin difficile. Difficile de négocier avec d'autres puissances quand celle-ci savent qu'il n'y a pas d'autres choix........Difficile de penser que l'Europe ne fera pas tout ce qui est possible pour ne plus dépendre de la Russie....... 

 

 

Et donc l'Europe dépendra de l'Algérie,  du Qatar ou des USA ? 

Je sais qu'il n'y a pas que des lumières à la tête de la commission Européenne mais même eux comprendront que l'Europe a besoin de fournisseurs stratégiques qui aient besoin d'elle autant qu'elle a besoin d'eux et si possible d'une multiplicité de fournisseurs voir de revendeurs (le gaz Russe revendu par l'Inde doit être acceptable ?). 

 

 

Et vu que ce n'est pas demain la veille qu'on se débarrassera des Anti nucléaire L'UE et la Russie sont condamnées à s'entendre dans le temps long ou à crever séparément de leurs dépendances à des pays qui n'ont pas besoin d'elles. 

Ceci dit à ce jeu l'Europe à un marché riche de nombreux clients relativement riche et la Russie a des ressources illimitées. Pas certains que le moins durable soit les energies. 

Et c'est la qu'on comprends ce qui se joue dans ce conflit.  En appauvrissant largement les Européens la Russie fait bien plus mal au camp occidental qu'en bombardant jour après jours quelques centaines de km2 d'Ukraine. Mais elle se ferme aussi à un marché qui lui permettrait de n'être pas coincé entre Inde et Chine. Comme dirait Ate,  "c'est pas une situation d'avenir" 

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il y a 18 minutes, Minitel a dit :

Reste à voir sur le moyen et long terme : marquer au fer rouge dans l'esprit des européens que la Russie ne sera jamais un partenaire fiable

C'est les Européens qui ont sanctionné la Russie en premier.

C'est assez spécial cet exigence vis à vis d'un partenaire qu'il soit fiable quand on se montre soi-même non fiable en le ciblant par des sanctions.

Il y a un jeu de sanction et de contre-sanction. Si la sanction est supprimée - dans le cadre d'un accord de paix mettant un terme à la guerre - je ne vois pas pourquoi la Russie ne redeviendrait pas un partenaire aussi fiable qu'il a été avant cette guerre.

Dans le cas où la guerre se terminerait par une victoire ukrainienne sans équivoque, la Russie serait amenée à payer une indemnité de guerre à l'Ukraine. Je doute dans une telle hypothèse que l'UE refuserait d'acheter du gaz russe pour permettre à la Russie de payer à l'Ukraine l'indemnité prescrite.

 

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Comment ça un partenaire fiable ? Pas depuis 2014 en tout cas.

Pour le reste, il faudra expliquer à beaucoup de monde en quoi on peut faire confiance aux Russes. Et pas sûr que l'on trouve un De Gaulle, un Adenauer ou un Valentin Falin en ce moment.

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il y a 42 minutes, Coriace a dit :

Et donc l'Europe dépendra de l'Algérie,  du Qatar ou des USA ? 

Je sais qu'il n'y a pas que des lumières à la tête de la commission Européenne mais même eux comprendront que l'Europe a besoin de fournisseurs stratégiques qui aient besoin d'elle autant qu'elle a besoin d'eux et si possible d'une multiplicité de fournisseurs voir de revendeurs (le gaz Russe revendu par l'Inde doit être acceptable ?). 

 

 

Et vu que ce n'est pas demain la veille qu'on se débarrassera des Anti nucléaire L'UE et la Russie sont condamnées à s'entendre dans le temps long ou à crever séparément de leurs dépendances à des pays qui n'ont pas besoin d'elles. 

Ceci dit à ce jeu l'Europe à un marché riche de nombreux clients relativement riche et la Russie a des ressources illimitées. Pas certains que le moins durable soit les energies. 

Et c'est la qu'on comprends ce qui se joue dans ce conflit.  En appauvrissant largement les Européens la Russie fait bien plus mal au camp occidental qu'en bombardant jour après jours quelques centaines de km2 d'Ukraine. Mais elle se ferme aussi à un marché qui lui permettrait de n'être pas coincé entre Inde et Chine. Comme dirait Ate,  "c'est pas une situation d'avenir" 

Attends que le tabou du gaz de schistes saute...

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il y a 21 minutes, Ciders a dit :

Comment ça un partenaire fiable ? Pas depuis 2014 en tout cas.

On parle des livraisons d'hydrocarbures. Il y a eu des ruptures de livraisons entre 2014 et 2021 ?

Les transactions pétrolières et gazières entre la Russie et l'Europe sont une vieille histoire et ça a en fait toujours plutôt bien marché :

Le 18/02/2022 à 12:37, Wallaby a dit :

Les trois aspects décisifs amenant Ronald Reagan à céder dans le grand conflit des pipelines de 1982 furent principalement :

1. les entreprises américaines impliquées n'étaient pas du tout en accord avec la politique d'embargo de leur propre gouvernement et rendaient plausible le fait qu'elles étaient ainsi distancées dans la concurrence mondiale et sur le marché européen.

2. Le chancelier Helmut Schmidt, qui était connu à Washington comme un défenseur de la double décision de l'OTAN, a clairement soutenu le projet énergétique et a fait comprendre au président Reagan que l'Union soviétique ne pourrait pas acheter de céréales aux États-Unis sans les recettes en devises provenant des transactions gazières.

3. Schmidt pouvait compter sur le soutien unanime de chefs d'État européens tels que François Mitterrand, ainsi que sur la large approbation de l'économie et du public ouest-allemands. Helmut Kohl (CDU), le nouveau chancelier fédéral qui succéda à Schmidt à l'automne 1982, adhéra également à l'affaire du gazoduc. adhérait également à l'affaire des pipelines.

Le 13 novembre 1982, les sanctions américaines furent finalement levées.

Le processus de transformation en Europe de l'Est, les négociations prolongées sur l'utilisation des terres en Biélorussie et en Pologne et les défis climatiques extrêmes en Sibérie septentrionale ont ensuite entraîné un retard considérable du projet Yamal a été considérablement retardé. Ce n'est qu'en 1995 que le gazoduc de 5 000 kilomètres de long a été achevé, puis exploité par une coentreprise russo-polonaise.

La relation de confiance que les entrepreneurs et les hommes politiques allemands avaient établie avec Moscou depuis les années 1950 a peut-être été un élément décisif dans ce processus de transformation. Les Polonais, Slovaques, Tchèques, Biélorusses et Ukrainiens devenus indépendants ont pu bénéficier d'une infrastructure énergétique moderne et de droits de transit considérables grâce aux nombreux accords germano-soviétiques sur les gazoducs. Le fait qu'ils aient dû accepter en contrepartie la conversion graduelle des prix de l'énergie subventionnés à ceux du marché par la Russie est le revers de la médaille.

 

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il y a 43 minutes, Patrick a dit :

Attends que le tabou du gaz de schistes saute...

Exploitation des gaz de couche en Moselle : qui est pour et qui est contre à Forbach ?

Une demande de permis d’exploiter les gaz de couche de charbon, entre Faulquemont et Forbach, a été déposée. L’État doit donner son feu vert, ou pas, d’ici l’été. Les candidats aux élections législatives à Forbach sont très partagés sur ce sujet.

Stéphane MAZZUCOTELLI - 07 juin 2022 

https://www.republicain-lorrain.fr/elections/2022/06/07/exploitation-des-gaz-de-couche-en-moselle-qui-est-pour-et-qui-est-contre-a-forbach

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Il y a 8 heures, Wallaby a dit :

On parle des livraisons d'hydrocarbures. Il y a eu des ruptures de livraisons entre 2014 et 2021 ?

"Plutôt bien" sauf quand il interrompait les flux via l'Ukraine pour faire pression sur elle. Auparavant, tu as eu aussi une coupure totale (je ne sais plus en quelle année mais début années 2000) pour faire pression sur Loukachenko et qui a bloqué tout le transit vers l'Europe orientale par contrecoup.

Poutine n'est pas fiable parce qu'il a bien compris qu'il était le seul ou presque moyen de pression dont il disposait contre l'UE. Pas étonnant au passage que ce seul levier lui ait permis de contrôler quelques décideurs européens et d'amadouer toute la classe politique allemande.

Il y a 7 heures, Benoitleg a dit :

Exploitation des gaz de couche en Moselle : qui est pour et qui est contre à Forbach ?

Une demande de permis d’exploiter les gaz de couche de charbon, entre Faulquemont et Forbach, a été déposée. L’État doit donner son feu vert, ou pas, d’ici l’été. Les candidats aux élections législatives à Forbach sont très partagés sur ce sujet.

Stéphane MAZZUCOTELLI - 07 juin 2022 

https://www.republicain-lorrain.fr/elections/2022/06/07/exploitation-des-gaz-de-couche-en-moselle-qui-est-pour-et-qui-est-contre-a-forbach

Forbach en même temps. C'est pas les Appalaches mais clairement, ça ne respire pas le développement économique. Les vautours de l'industrie sont sûrement déjà attentifs.

Et non, je ne trolle pas. Je connais relativement bien Creutzwald, Saint-Avold ou L'Hôpital. C'est pas mieux.

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Vision britannique de la situation en Mer Noire de d’Azov…

https://www.navylookout.com/six-months-on-lessons-and-impacts-from-the-war-in-ukraine/
 

Pas vraiment de scoop. Je retiens pour ma part les 2 chasseurs de mines désormais ukrainiens bloqués en Ecosse et sui seraient bien utiles pour retablir le trafic commercial

https://www.navylookout.com/six-months-on-lessons-and-impacts-from-the-war-in-ukraine/

Révélation

Marrant comme tout le monde s’aperçoit brutalement qu’un stock de munitions est nécessaire…

 

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il y a 24 minutes, Hirondelle a dit :

 

Pas vraiment de scoop. Je retiens pour ma part les 2 chasseurs de mines désormais ukrainiens bloqués en Ecosse et sui seraient bien utiles pour retablir le trafic commercial

 

  Révéler le contenu masqué

Marrant comme tout le monde s’aperçoit brutalement qu’un stock de munitions est nécessaire…

 

 C'est la guerre la bas Si les chasseurs ukrainiens viennent en Mer Noire ils seront immediatement coulé par les russes. Et leur équipage tués. 

Ils intervindront à la fin de la guerre de toute facon le Bosphore est fermé aux navires de guerre donc pas possible   

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Il y a 1 heure, Ciders a dit :

"Plutôt bien" sauf quand il interrompait les flux via l'Ukraine pour faire pression sur elle. Auparavant, tu as eu aussi une coupure totale (je ne sais plus en quelle année mais début années 2000) pour faire pression sur Loukachenko et qui a bloqué tout le transit vers l'Europe orientale par contrecoup.

Parce que Loukachenko n'avait pas réglé ses factures.

D'où la pertinence de construire Nord Stream 1 et Nord Stream 2 qui évitent les scènes de ménages entre Russes et Ukrainiens.

C'est stupide de prendre son gaz sur le tuyau du voisin qui ne paye pas ses factures et qui se retrouve coupé par le fournisseur. Il vaut mieux avoir un tuyau branché directement sur le fournisseur.

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il y a 14 minutes, Scarabé a dit :

Ils intervindront à la fin de la guerre de toute facon le Bosphore est fermé aux navires de guerre donc pas possible   

Tu peux passer par le Rhin => Canal Main-Danube => Danube; de mémoire il y doit y avoir 4,5m d'eau et 6 m en tirant d'air, faut voir si ça passe pour des CdM.  C'est d'ailleurs une des voies alternatives d'exportation de céréales. 

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Que je sache, la Russie n'a pris aucun territoire à la France ou à un pays faisant partie de l'UE.

Donc, si on avait décidé que c'était un problème russo-ukrainien et donc pas intervenus, les contrats auraient continués.

Pour preuve, tous les pays qui n'ont pas pris position n'ont aucun souci dans leurs livraisons.

Sinon, pour les insultes, ça reste de l'affichage

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il y a 9 minutes, jean-françois a dit :

Que je sache, la Russie n'a pris aucun territoire à la France ou à un pays faisant partie de l'UE.

Dans le second cas, l'Europe serait déjà à feu et à sang.

Dans le premier, il n'est pas impossible que la saison des champignons aurait fini par être avancée.

Tu le sais, la remarque n'a donc pas d'autre but que d'introduire un biais.

il y a 9 minutes, jean-françois a dit :

Donc, si on avait décidé que c'était un problème russo-ukrainien et donc pas intervenus, les contrats auraient continués.

Pour preuve, tous les pays qui n'ont pas pris position n'ont aucun souci dans leurs livraisons.

Bien sûr.

Mais même s'il n'était pas s'agit spécifiquement de la Russie et de l'Ukraine, il n'est pas improbable que l'on aurait décidé que deux pays qui se foutent sur la tronche de manière aussi forte ne sont plus fréquentables. Et on aurait aussi, probablement, estimé que l'envahisseur est encore moins fréquentable que l'envahi.

Ainsi, même avec un problème Russo-Ukrainien - difficile à soutenir vu l'implication de Paris dans les accords de Minsk - on serait sûrement arrivé un niveau de tension proche des sanctions. Certes, moins développées que l'ostracisation actuelle, mais cependant de nature à ce que les livraisons finissent par être chaotiques.

Dans ce cas, l'issue étant la même, l'Europe a finalement choisi un camp.

il y a 9 minutes, jean-françois a dit :

Sinon, pour les insultes, ça reste de l'affichage

Ben... Diplomatiquement, c'est un affichage qui coûte cher.

C'est alors une connerie. En conséquence, les Russes sont des cons - j'ai droit, c'est juste de l'affichage, aussi insupportable que cela puisse paraître à un Russe ou un russophile, hein !?

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https://www.telos-eu.com/fr/ukraine-jusquou-la-guerre.html (13 juillet 2022)

La guerre d’Ukraine s’apparente à une guerre de soumission, car elle est le couronnement paroxystique d’une divergence idéologique croissante entre l’Occident libéral et la Russie poutinienne. La Russie était dans une logique de soumission en prétendant remplacer le gouvernement de Kiev par un régime pro-russe. Les Occidentaux sont dans une logique de soumission quand Joe Biden traite Vladimir Poutine de « tueur » et de « boucher » et souhaite explicitement qu’il quitte le pouvoir, ou quand son secrétaire à la Défense parle « d’affaiblir la Russie au point qu’elle ne puisse plus recommencer », ou quand de hauts diplomates américains parlent d’infliger une « défaite stratégique » ou un « échec stratégique » à la Russie, ou quand les responsables polonais considèrent que parler à Poutine, c’est comme parler à Hitler.

Entre la Russie et l’Ukraine, la guerre aurait pu se solder par une soumission de l’Ukraine (comme le souhaitait Vladimir Poutine) et elle pourrait maintenant se solder par une défaite de la Russie, suivie d’un changement de régime à Moscou. Néanmoins, elle ne peut pas monter vers une confrontation directe (sauf à risquer l’escalade nucléaire) et les changements politiques ne pourront venir que de l’intérieur de la Russie. Si le sort des armes ne décide pas d’une victoire décisive ukrainienne ou russe, le conflit peut évoluer vers une impasse. C’est ce qui s’est produit dans la guerre de Corée.

Les guerres géopolitiques n’ont pas d’enjeux idéologiques mais des enjeux de territoires et de rivalités de puissance. C’est le modèle classique des guerres européennes du passé, y compris les « guerres en dentelle » du XVIIIe siècle. Les rois de France cherchaient à protéger, arrondir et fortifier leur royaume (le « pré carré »).

Les deux guerres que la Russie a menées contre ses voisins rétifs à sa domination ont eu ou ont des enjeux territoriaux limités : le contrôle de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud dans le cas géorgien, le contrôle de la Crimée, du sud et de l’est de l’Ukraine dans le cas ukrainien. On peut aussi rattacher à cet exemple les guerres d’Israël, qui n’a jamais prétendu conquérir l’ensemble du monde arabe ou changer le régime des pays arabes (alors que les pays arabes ont prétendu au départ détruire l’Etat d’Israël), mais qui a utilisé la guerre pour renforcer sa sécurité et agrandir son territoire.

Les guerres géopolitiques sont plus faciles à arrêter que les guerres de soumission puisque, par définition, leurs objectifs sont limités et il est possible de les clôturer par des compromis territoriaux.

Les guerres sont rarement chimiquement pures, elles peuvent combiner de façon variable les trois motivations. Il n’en va pas différemment pour la guerre en Ukraine. Si l’on privilégie une lecture idéologique, alors le conflit d’aujourd’hui est le prélude d’une bataille mondiale pour les valeurs entre le bloc occidental d’un côté, la Russie et la Chine de l’autre, qui s’annonce comme une longue bataille, pourrait s’étendre à d’autres conflits (demain Taiwan ?) et ne pourrait s’achever que par la démocratisation de l’une comme de l’autre. Si l’on privilégie une lecture géopolitique, voire une lecture nationaliste, alors la question d’un arrêt de la guerre et de possibles compromis peut devenir beaucoup plus pertinente.

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Je ne m'en rappelle pas, mais par exemple il ne me semble pas que pour la guerre des Balkans l'Europe ait mis des sanctions lourdes sur la Serbie.

D'ailleurs, les sanctions actuelles contre la Russie sont les plus lourdes qui ont jamais été infligés à un pays, alors qu'un certain nombre ont fait la même chose que la Russie.

Pour le reste, je maintiens ce que j'ai dit : on ne peut pas pleurer et dire que la Russie n'est pas fiable pour le respect de ses contrats à partit du moment où on décide d'être acteur de l'affaire. C'était quelque chose qui était prévisible ou alors les décideurs sont des imbéciles de ne pas avoir envisagé cette possibilité.

Pour les insultes, là-aussi : quand ça vient médias russes, leurs valeurs est égales à zéro. L'important sont les échanges au niveau dirigeants et la vraie situation ne sort pas sur la place publique.

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