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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques


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17 minutes ago, pascal said:

Ben si au départ s'en est une ... une enquête qui débouche sur une note d'information ... délivrée à qui de droit et reprise par des organes désignés. C'est le mode de fonctionnement classique et cela ne signifie pas nécessairement que le contenu soit volontairement orienté.

Cet article prétendrait que Vladimir Poutine est zoophile ou qu'il avait Trump dans sa main (un peu comme le Prime Minister dans le roman The Ghost de Robert Harris) je dirais okay le trait est un peu gros.

Après dire que la Russie finance certains partis politiques notamment en Europe c'est enfoncer une porte ouverte. Il n'est que de voir chez nous quels sont les leaders qui ont refusé de mordre la main qui contribue en partie à les nourrir ... on est revenu au bon vieux temps de la Banque Commerciale d'Europe du Nord ...

Exactement. Je ne vois pas ce qu'il y d'invraissemblable dans le fait que la Russie finance des mouvement politiques en Occident (et ce ne sont pas les seuls à le faire), dans le fait qu'ils essayent d'infiltrer avec plus ou moins de succès les institutions ukrainiennes ou dans le fait que Medvedchuk a probablement vendu une guerre facile au parrain de sa fille et qu'il espérait être nommé Proconsul d'Ukraine comme l'espérait aussi Yanoukovitch, dont l'appel à déposer les armes (ou haute trahison) était public. Seuls les détails méritent plus de travail d'investigation, les grandes lignes sont presque de notoriété publique. Et puis, les personnages cités dans l'enquêtes refusent de répondre au WaPo.

Edited by Joab
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Il y a 5 heures, olivier lsb a dit :

Et la source du renseignement sont les services US, qui ont largement démontré la qualité de leur renseignement durant ce conflit et l'envie de garder une forme de crédibilité par rapport à ce qu'ils acceptent de rendre public. 

Au mieux, la critique qu'on peut leur adresser, c'est que les journalistes ne se sont pas trop foulés pour cet article (les investigations du WaPo restant des exemples à suivre d'une manière général), et se sont contentés de relayer ce qu'on leur a donné. Au moins leurs services alimentent le public en information digne d'intérêt citoyen, tout le monde peut pas en dire autant de ses services... (suivez mon regard vers Bd Mortier.) 

La critique qu'on peut leur adresser, c'est de faire de l'« access journalism » qui est une grave dégradation du journalisme et de la démocratie.

https://en.wikipedia.org/wiki/Access_journalism

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Sur le plafonnement du prix du pétrole russe :

"C'est entendu : en dépit du plafonnement des prix à venir du pétrole, la Russie ne pourra se payer le luxe d'en stopper la production."

Par Michel Santi, économiste.

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/echec-et-mat-pour-la-russie-932349.html

Edited by jojo (lo savoyârd)
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Il y a 5 heures, olivier lsb a dit :

ça par contre, à l'image de quasiment tout ce que tu relaies, c'est de la pur propagande:

- du conditionnel en veux tu en voilà

- Beaucoup de logiques cause/conséquence que l'on tient pour vrai dans un environnement au conditionnel

- pas de chiffres, une seule source d'origine douteuse (un analyste dont tout le monde se fout qui parle en son nom...)

Donc dans ton univers seuls sont habilités à s'exprimer les gens qui ont une boule de cristal 100% fiable ?

Dans ton univers on n'a pas le droit de parler des risques ?

Comment fais-tu une stratégie sans poser des conjectures sur les prochains coups de l'adversaire ? Si la riposte de Moscou aux dernières sanctions ne peut pas être celle explicitée par cet ancien de Gazprom, alors quelle peut-elle être ?

Si les propositions de cet analyste sont mauvaises, il faut en proposer de meilleures. Et chacun pourra juger de la valeur des différentes propositions. J'attends tes pronostics lumineux sur les réponses possibles de Moscou à l'annonce par Bruxelles d'un plafond sur le prix du pétrole russe.

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Il y a 2 heures, jojo (lo savoyârd) a dit :

Sur le plafonnement du prix du pétrole russe :

"C'est entendu : en dépit du plafonnement des prix à venir du pétrole, la Russie ne pourra se payer le luxe d'en stopper la production."

Par Michel Santi, économiste.

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/echec-et-mat-pour-la-russie-932349.html

Ça sent l'incantation. Dans l'est de la France on a déjà plein de pompe fermées. Difficile de savoir si c'est juste parce que les étrangers viennent profiter des tarifs bon marché ou que l'approvisionnement est compliqué, mais c'est déjà bien la merde.

Et ça dure depuis presque quinze jours.

https://5minutes.rtl.lu/actu/frontieres/a/1962130.html

Edited by collectionneur
Orthographe
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Il y a 3 heures, Alexis a dit :

C'est le moment de rappeler que la mission de la CIA, comme celle du MI6, de la DGSE, du FSB et de tous les autres, n'est PAS de fournir au public une information fiable et impartiale. Cette information doit bien être produite, mais elle est destinée au pouvoir politique national.

Les Américains lorsqu'il y a une guerre, parlent de "home front", le front interne. Au bon sens du terme, cela veut dire mobiliser la population générale, y compris civile dans des activités, des modes de vie, de travail, de consommation, qui aident l'effort de guerre. Au mauvais sens du terme, cela veut dire que les fonctionnaires sont en guerre contre leur propre population et se chargent de la désinformer comme il se doit, de miner la démocratie pour totalitariser le régime, créer une pensée unique, une orthodoxie, un McCarthysme.

https://en.wikipedia.org/wiki/United_States_home_front_during_World_War_II#Propaganda_and_culture

 

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Il y a 7 heures, Neuron a dit :

Merci pour le partage de l'article @U235

Pour le positionnement de certains intervenants qui est systématiquement pro-russe, laissez courir, vous vous fatiguez pour rien. Ils ne sont qu'une minorité même si ils sont actifs sur ce forum. 

L' immense majorité des intervenants sur ce forum souhaite une victoire claire et définitive de l'Ukraine contre la Russie, et c'est le cas de la majorité des Français.

https://www.google.com/amp/s/www.bfmtv.com/amp/international/sondage-bfmtv-7-francais-sur-10-approuvent-les-sanctions-contre-la-russie-mais-les-jugent-inefficaces_AN-202209070478.html

 

Il y a 4 heures, Neuron a dit :

Je crois que tu m'as confondu avec Wallaby.

Je suis au contraire parfaitement en ligne avec toi!

Du tout, je rebondissais sur ton message précédent conseillant de ne pas se fatiguer :)

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Une analyse de George Friedman (think tank Geopolitical Futures) :

https://www.cicero.de/aussenpolitik/george-friedman-ukrainekrieg-rueckeroberung-niederlage-putin

Poutine ne peut pas se permettre de perdre.

Le comportement de l'Europe n'est pas pertinent. L'Ukraine et les Etats-Unis continueront à se battre.

La Chine ne veut pas s'impliquer, elle a elle-même une situation économique difficile.

Aucune des deux parties ne peut négocier maintenant, ce serait une capitulation.

Seule possibilité réelle : l'un des deux camps doit l'emporter. La Russie prépare actuellement de nouvelles troupes en Extrême-Orient, qu'elle enverra sur le front avant ou après l'hiver.

 

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Il y a 7 heures, Neuron a dit :

L' immense majorité des intervenants sur ce forum souhaite une victoire claire et définitive de l'Ukraine contre la Russie, et c'est le cas de la majorité des Français.

https://www.google.com/amp/s/www.bfmtv.com/amp/international/sondage-bfmtv-7-francais-sur-10-approuvent-les-sanctions-contre-la-russie-mais-les-jugent-inefficaces_AN-202209070478.html

https://ecfr.eu/paris/publication/paix-ou-justice-la-fracture-europeenne-au-sujet-de-la-guerre-en-ukraine/ (16 juin 2022)

En France, le groupe majoritaire, avec 41 % des sondés, est le camp de la « paix ». Un peu plus d’une personne interrogée sur cinq (23 %) se range dans le camp de la « justice », tandis que les électeurs « indécis » représentent 13 % des citoyens.  

La plupart des Européens souhaitent que la guerre prenne fin le plus rapidement possible, même si cela implique des pertes territoriales pour l’Ukraine. Si les Européens sont solidaires de l’Ukraine, la Pologne est le seul pays interrogé où l’opinion la plus populaire est qu’il faut en priorité punir la Russie pour son agression.  

Les personnes interrogées qui souhaitent la « paix » sont plus enclines à croire que la situation de l’Ukraine sera pire que celle de la Russie à la fin du conflit. Cela indique que, bien que démographiquement diversifié, le camp de la paix est uni et motivé par ses préoccupations concernant l’impact de la guerre. 

Beaucoup pensent que la guerre en Ukraine finira par nuire à l’Union européenne, et que la Chine et les États-Unis éviteront toute retombée grave du conflit. Une majorité d’Européens (55 %) prévoit que l’Union européenne sera « légèrement » ou « beaucoup plus » mal en point à la suite du conflit.  

Le sentiment dominant est que les gouvernements se concentrent trop sur la guerre, au détriment d’autres problèmes auxquels sont confrontés leurs propres citoyens. 42 % des personnes interrogées ont déclaré que leur gouvernement consacrait trop de temps à la guerre en Ukraine, tandis que 36 % étaient satisfaits de l’attention accordée au conflit, et 4 % ont déclaré que la guerre était trop peu prise en compte. La Pologne et la Roumanie sont les seuls pays parmi ceux qui ont été interrogés où plus de la moitié des sondés ont déclaré que leur gouvernement accordait trop d’attention à la guerre en Ukraine. En France, l’opinion la plus répandue (43 % des sondés) est que leur gouvernement national a consacré « trop » de temps au conflit en Ukraine, par rapport à d’autres questions clés.

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Scholz a parlé 90 minutes au téléphone avec Poutine. Représentation allemande :

https://www.tagesschau.de/ausland/europa/scholz-putin-telefonat-ukraine-101.html

De nombreuses semaines se sont écoulées depuis que le chancelier Olaf Scholz a parlé pour la dernière fois au président russe Vladimir Poutine. Le chef du gouvernement allemand a désormais renoué le fil de la conversation. Au cours de l'entretien de 90 minutes, le chancelier a insisté sur une solution diplomatique à la guerre en Ukraine, a fait savoir le porte-parole du gouvernement Steffen Hebestreit.   

Celle-ci doit se baser sur un cessez-le-feu, un retrait complet des troupes russes et le respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine. Le chancelier a en outre clairement indiqué que "d'autres démarches d'annexion de la Russie ne resteraient pas sans réponse et ne seraient en aucun cas reconnues", a poursuivi Hebestreit.


Scholz insiste sur l'accord sur les céréales
Selon le gouvernement allemand, l'entretien a également porté sur la situation à la centrale nucléaire de Zaporizhia. Scholz aurait souligné la nécessité de garantir la sécurité de la centrale nucléaire occupée par les forces russes. Il a en outre demandé d'éviter toute escalade et de mettre en œuvre immédiatement les mesures recommandées dans le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique, a fait savoir Hebestreit.

Il a également été question de la situation alimentaire mondiale, particulièrement tendue suite à la guerre d'agression russe. Scholz a donc appelé Poutine à poursuivre la mise en œuvre intégrale de l'accord sur les céréales conclu avec l'ONU et la Turquie, afin de détendre la situation alimentaire mondiale aggravée par la guerre d'agression.

Vague promesse du Kremlin
Le communiqué du Kremlin sur l'entretien téléphonique ne laissait présager aucun assouplissement de la part de Poutine. Le président aurait attiré l'attention du chancelier sur les "violations flagrantes" du droit international humanitaire par les Ukrainiens, selon le communiqué. L'armée ukrainienne bombarde des villes dans le Donbass et y tue des civils.

Dans le conflit sur les livraisons de gaz, Poutine a souligné que la Russie souhaitait rester un fournisseur d'énergie fiable. Les sanctions occidentales empêchent toutefois une maintenance correcte du gazoduc Nord Stream 1 en mer Baltique. Berlin estime que cette justification, déjà avancée à plusieurs reprises, pour l'arrêt des livraisons via le gazoduc est un prétexte. Selon le Kremlin, Poutine aurait promis que la Croix-Rouge aurait accès aux prisonniers de guerre ukrainiens.

 

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il y a 26 minutes, Manuel77 a dit :

Une analyse de George Friedman (think tank Geopolitical Futures) :

https://www.cicero.de/aussenpolitik/george-friedman-ukrainekrieg-rueckeroberung-niederlage-putin

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises que la guerre n'était pas dirigée contre l'Ukraine, mais contre les États-Unis. En réalité, il avait raison, même s'il ne s'agissait que de propagande.

Ainsi donc la propagande russe... "avait raison". Intéressant.

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il y a 51 minutes, Wallaby a dit :

https://ecfr.eu/paris/publication/paix-ou-justice-la-fracture-europeenne-au-sujet-de-la-guerre-en-ukraine/ (16 juin 2022)

En France, le groupe majoritaire, avec 41 % des sondés, est le camp de la « paix ». Un peu plus d’une personne interrogée sur cinq (23 %) se range dans le camp de la « justice », tandis que les électeurs « indécis » représentent 13 % des citoyens.  

La plupart des Européens souhaitent que la guerre prenne fin le plus rapidement possible, même si cela implique des pertes territoriales pour l’Ukraine. Si les Européens sont solidaires de l’Ukraine, la Pologne est le seul pays interrogé où l’opinion la plus populaire est qu’il faut en priorité punir la Russie pour son agression.  

Les personnes interrogées qui souhaitent la « paix » sont plus enclines à croire que la situation de l’Ukraine sera pire que celle de la Russie à la fin du conflit. Cela indique que, bien que démographiquement diversifié, le camp de la paix est uni et motivé par ses préoccupations concernant l’impact de la guerre. 

Beaucoup pensent que la guerre en Ukraine finira par nuire à l’Union européenne, et que la Chine et les États-Unis éviteront toute retombée grave du conflit. Une majorité d’Européens (55 %) prévoit que l’Union européenne sera « légèrement » ou « beaucoup plus » mal en point à la suite du conflit.  

Le sentiment dominant est que les gouvernements se concentrent trop sur la guerre, au détriment d’autres problèmes auxquels sont confrontés leurs propres citoyens. 42 % des personnes interrogées ont déclaré que leur gouvernement consacrait trop de temps à la guerre en Ukraine, tandis que 36 % étaient satisfaits de l’attention accordée au conflit, et 4 % ont déclaré que la guerre était trop peu prise en compte. La Pologne et la Roumanie sont les seuls pays parmi ceux qui ont été interrogés où plus de la moitié des sondés ont déclaré que leur gouvernement accordait trop d’attention à la guerre en Ukraine. En France, l’opinion la plus répandue (43 % des sondés) est que leur gouvernement national a consacré « trop » de temps au conflit en Ukraine, par rapport à d’autres questions clés.

Ce que tu as surligné signifie uniquement que la majorité des Européens souhaite que la guerre finisse au plus vite, ce qui ne veut absolument pas dire qu'ils soutiennent la Russie.

En revanche tu n'as pas mentionné le passage suivant:

Citation

Des majorités dans toute l’Europe accusent la Russie d’être à l’origine du déclenchement de la guerre (c’est le cas de 62 % des citoyens français) et la considèrent comme le principal obstacle pour parvenir à un accord de paix (53 % des citoyens français partagent cette opinion). Le sondage révèle un soutien massif à la politique occidentale consistant à couper les ponts avec Moscou, mais aussi des inquiétudes quant au coût des sanctions économiques et à la menace d’une escalade nucléaire. 

 

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Citation

La volonté de l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN reste une menace pour la Russie, affirme le Kremlin

Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a déclaré ce matin, au cours d’une conférence téléphonique avec des journalistes, que l’hypothèse d’une adhésion de l’Ukraine à l’alliance militaire atlantique représentait la « principale menace » pesant contre la Russie.

Il a ajouté que ce potentiel futur élargissement de l’OTAN à l’est illustrait « la pertinence et la nécessité urgente de préserver [la] sécurité et [les] intérêts nationaux » russes – et donc de poursuivre l’« opération militaire spéciale », terme consacré en Russie pour évoquer l’invasion de l’Ukraine.

L'adhésion à l'OTAN principal obstacle à la Paix ? (D'après le porte-parole du Kremlin in live du journal Le Monde de ce jour).

Ce qui est intéressant n'est-il pas que le principal obstacle à la paix  n'est plus conditionnée par une quelconque réussite en gain de territoires (l'intégralité des 2 oblast de l'est comme énoncé par VVP en début de "l'opération speciale") mais accessible par des négociations ?

Est-ce que les revers récents de l'armée russe ne conduisent pas le Kremlin à entrouvrir une option diplomatique ? :happy:

 

Edited by BPCs
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7 minutes ago, BPCs said:

Est-ce que les revers récents de l'armée russe ne conduisent pas le Kremlin à entrouvrir une option diplomatique ? :happy:

Le problème reste entier. Le souci russe c'est l'ennemi a ses portes. L'ennemi étant à travers l'OTAN les USA et ses proxy.

Une négociation ne changera rien a ça... Malheureusement.

Au mieux ça mettra le couvercle sur la marmite.

La seule issue pour une paix c'est l'adhésion desa Russie à l'OTAN...

Comme ça normalement plus de problèmes d'ennemis ... Et donc plus de motif de guerre, du moins à l'ouest du pays.

Je doute qu'inviter la Russie dans l'OTAN soit au menu.

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il y a 10 minutes, g4lly a dit :

Le problème reste entier. Le souci russe c'est l'ennemi a ses portes. L'ennemi étant à travers l'OTAN les USA et ses proxy.

De toute façon, l'Otan est aux portes de la Russie et le sera encore plus avec l'adhésion de la Finlande et de la Suède.

Pour la Finlande,  on note que la réponse de la Russie a été que cela ne changerait rien si il n'y avait pas déploiement d'armes nucléaires ou autres armes agressives.

Moralité, on en revient à la question du déploiement dans le voisinage de la Russie d'armes potentiellement nucléaires ou  agressives, comme cela a été soulevé pour les silos MK41 du système AEGIS in Shore polonais... pour lequel le USA avaient proposé un système d'inspection dans le cadre des négociations pré-guerre.

Maintenant que les illusions de gains territoriaux conséquents via une bascule enthousiaste de l'Ukraine dans le giron du grand frère russe ne sont plus d'actualité, on pourrait peut-être passer à du concret ?

il y a 10 minutes, g4lly a dit :

La seule issue pour une paix c'est l'adhésion desa Russie à l'OTAN...

Comme ça normalement plus de problèmes d'ennemis ... Et donc plus de motif de guerre, du moins à l'ouest du pays.

Je doute qu'inviter la Russie dans l'OTAN soit au menu.

Et pas de l'irréaliste

Edited by BPCs
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Il y a 2 heures, g4lly a dit :

Dans l'est de la France on a déjà plein de pompe fermées. Difficile de savoir si c'est juste parce que les étrangers viennent profiter des tarifs bon marché ou que l'approvisionnement est compliqué, mais c'est déjà bien la merde.

Et ça dure depuis presque quinze jours.

Dans l'ouest, où l'on peut difficilement incriminer les frontaliers, c'est tendu aussi.

Rupture de Gazole et de Sans-Plomb plusieurs fois par semaine sur l'itinéraire Nantes-Saint Malo depuis le 1er septembre.

D'après les pompistes, ils font bien plus de ventes que d'habitude, mais sur de petites quantités. Dès qu'ils roulent, les gens viennent refaire un complément de plein tant que le carburant bénéficie de coups de pouce de l'état.

Il ne me reste que 1/4 de réservoir, et les stations n'ont que de l'E85... ça commence à se tendre pour moi...

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il y a une heure, Manuel77 a dit :

Scholz a parlé 90 minutes au téléphone avec Poutine.

Révélation

cest-pas-bien.jpg

Es ist nicht gut !

 

il y a 12 minutes, g4lly a dit :

La seule issue pour une paix c'est l'adhésion desa Russie à l'OTAN...

Comme ça normalement plus de problèmes d'ennemis ... Et donc plus de motif de guerre, du moins à l'ouest du pays.

J'ai le premier ministre grec au téléphone, qui souhaite partager quelques doutes :happy:

 

il y a 12 minutes, g4lly a dit :

Je doute qu'inviter la Russie dans l'OTAN soit au menu.

Ca n'est pas impossible, en fait.

C'est juste que l'étape préalable est celle-là

Révélation

Pas sûr que les Topol restent dans leurs silos...

 

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https://www.bloomberg.com/news/articles/2022-09-13/russia-energy-revenue-drops-to-14-month-low-on-sanctions-fallout

Les recettes énergétiques de la Russie ont diminué en août pour atteindre leur niveau le plus bas depuis plus d'un an, les sanctions occidentales contre l'Ukraine ayant incité le Kremlin à vendre du pétrole au rabais et à réduire les flux de gaz vers l'Europe.

Le refus d'acheter du pétrole russe par certains clients traditionnels en Europe signifie que Moscou a été contraint de vendre du pétrole à un prix fortement réduit sur les marchés asiatiques, ce qui le prive du plein bénéfice de la hausse des prix. Alors que le mois d'août a vu les prix du gaz au comptant atteindre un niveau record en Europe, les prélèvements sur le gaz, qui représentent une part moins importante du budget, n'ont pas pu compenser entièrement la baisse des recettes pétrolières. L'entreprise publique Gazprom PJSC a considérablement réduit ses exportations de gaz vers l'Europe cet été, accusant les sanctions de plafonner les flux.

Les revenus pétroliers et gaziers de la Russie, qui représentent plus d'un tiers du budget national, sont tombés à 671,9 milliards de roubles (11,1 milliards de dollars) le mois dernier, soit le niveau le plus bas depuis juin 2021, selon les données du ministère des finances publiées lundi. Il s'agit d'une baisse de près de 13 % par rapport à juillet. C'est également une baisse de 3,4 % par rapport à l'année dernière, même si les prix du brut de l'Oural ont augmenté de près de 10 %.

Un autre coup porté aux coffres du Kremlin pourrait résulter du plafonnement des prix que les pays du Groupe des Sept envisagent de fixer pour le brut et les produits pétroliers russes. Alors que le président Vladimir Poutine s'est engagé à stopper les exportations vers les pays qui introduiraient une telle mesure, le plafonnement des prix pourrait accroître encore le rabais pour les acheteurs restants de carburant russe.

La baisse mensuelle des revenus pétroliers et gaziers de la Russie en août est le résultat des règles de paiement des taxes, selon le ministère des finances. Les producteurs de pétrole russes paient normalement un impôt sur les bénéfices, ou NDD, pour le trimestre précédent en avril, juillet, octobre et janvier. En conséquence, le NDD a donné un coup de pouce supplémentaire de 306,3 milliards de roubles aux recettes pétrolières et gazières de juillet, selon le média RBC.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

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il y a une heure, g4lly a dit :

La seule issue pour une paix c'est l'adhésion desa Russie à l'OTAN...

Comme ça normalement plus de problèmes d'ennemis ... Et donc plus de motif de guerre, du moins à l'ouest du pays.

Tu veux rire. Cela voudrait dire que l'OTAN serait à la frontière chinoise, donc le début d'une nouvelle série de problème.

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Der Spiegel vient de publier dans son édition anglophone un tour d'ensemble de ce qui se profile pour l'économie allemande

Je conseille la lecture complète de ce roman d'horreur cette description riche et sourcée. Voici seulement quelques extraits

Quelle sera l'ampleur de la récession allemande ?

Les premières entreprises allemandes ont commencé à jeter l'éponge et la consommation s'effondre face aux retombées de la flambée des prix de l'énergie. L'économie glisse de manière quasi incontrôlée vers une crise qui pourrait affaiblir durablement le pays. (...)

Les PDG des entreprises et les dirigeants syndicaux parlent désormais ouvertement de leurs craintes. "Le pire est encore à venir", déclare Klaus-Dieter Maubach, PDG du géant allemand de l'importation de gaz naturel Uniper, en faisant référence aux prix de l'énergie. Et Yasmin Fahimi, chef du puissant syndicat DGB, a prévenu dans une interview accordée à DER SPIEGEL que si le gouvernement ne prend pas rapidement des contre-mesures, il y a un risque d'effet domino qui pourrait conduire à la désindustrialisation de l'Allemagne. "Ce serait un désastre".

La question n'est plus de savoir si la crise va arriver. Il s'agit de savoir quelle sera sa gravité et combien de temps elle durera. (...)

La question est de savoir si les responsables politiques parviendront à atténuer les conséquences - ou si la menace d'une crise économique pouvant durer plusieurs années avec "des pertes de prospérité d'une ampleur inimaginable auparavant", comme l'a dit Peter Adrian, le président de l'Association des chambres de commerce et d'industrie allemandes (DIHK). En d'autres termes, une crise qui pourrait ronger la substance du pays, miner les caisses de sécurité sociale et la capacité d'action de l'État. Elle pourrait également conduire à la disparition définitive de nombreuses entreprises. Une crise qui rendrait les Allemands plus pauvres.

Ces jours-ci, il est difficile de savoir où se situe la limite entre le pessimisme et la panique justifiée. Ce qui est certain, c'est que la guerre économique de Poutine frappe l'Allemagne là où ça fait le plus mal : un prix du gaz qui a déjà plus que quadruplé écrase la compétitivité, dans presque tous les secteurs.

La crise actuelle du gaz a tous les "ingrédients pour que ce soit le Lehman Brothers de l'industrie de l'énergie", a déclaré récemment le ministre finlandais des affaires économiques, Mike Lintilä. En 2008, les banques d'investissement ont déclenché une crise financière et économique mondiale en vendant des hypothèques immobilières toxiques liées à des constructions de titres sauvages. Cette fois, ce sont les prix élevés du gaz et de l'électricité qui pourraient déclencher un effondrement systémique. (...)

L'année dernière, la société a payé 120 millions d'euros pour l'électricité et le gaz. Si les prix restent au niveau actuel, les coûts grimperont en flèche pour atteindre 1,2 milliard d'euros l'année prochaine. Au pire, une perte d'un milliard d'euros serait enregistrée l'année prochaine. "Nous serions immédiatement en faillite", déclare M. Becker. Pour éviter cela, GMH devrait augmenter ses prix de l'acier de 50 %. "Les clients ne seront pas d'accord avec cela", dit Becker. (...)

"Notre production a été complètement arrêtée", déclare Torsten Klett, le codirecteur de SKW Stickstoffwerke Piesteritz. "Et nous ne pourrons redémarrer que si le prix du gaz baisse considérablement ou si les politiques nous apportent un soutien massif." L'entreprise chimique est l'un des principaux producteurs d'engrais et d'AdBlue en Allemagne. (...) 

Ce qui l'inquiète, c'est la nature des faillites d'entreprises. Alors que la pandémie a principalement touché le secteur des services, la crise actuelle frappe désormais le cœur industriel du pays. Quarante pour cent des emplois touchés par les plus grandes faillites sont des emplois industriels. (...)

"Nous ne pouvons pas traverser la crise énergétique à coups de plans d'aide", prévient Stefan Kooths, vice-président du respecté think tank économique IfW Kiel. Selon lui, l'Allemagne a besoin d'une "réorientation stratégique" de sa politique énergétique. "Comptons-nous sur le GNL à long terme ? Autorisons-nous le fracking ? Réévaluons-nous l'énergie nucléaire ?" Selon lui, les entreprises ne sauront à quels prix de l'énergie elles peuvent s'attendre à l'avenir que lorsque ces décisions fondamentales auront été prises.

On va rentrer dans le dur. 

Ce n'est pas la très "années 1970" stagflation (stagnation + inflation). Plutôt un combo forte récession + forte inflation. :sad:

Les Allemands, sans doute, davantage que nous, ou du moins plus tôt. Mais il ne faut pas imaginer une seconde que la France puisse en sortir indemne.

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il y a 19 minutes, Alexis a dit :

Les Allemands, sans doute, davantage que nous, ou du moins plus tôt. Mais il ne faut pas imaginer une seconde que la France puisse en sortir indemne.

Le gouvernement français va juste s'auto-féliciter pendant 6 mois à 1 an que la France soit moins touché que nos voisins (grâce à leurs actions magistrales bien entendu) en faisant semblant de ne pas très bien savoir que à cause de notre système économique plus rigide, nous entrons toujours en récession en retard mais en sortons aussi beaucoup plus difficilement. C'est comme cela à chaque crise.

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