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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques


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« Le choc de la guerre est en train de prendre le dessus », a constaté Paolo Gentiloni.

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-zone-euro-va-entrer-en-recession-en-fin-d-annee-previent-la-commission-europeenne-940456.html

La zone euro va entrer en récession en fin d'année, prévient la Commission européenne

La Commission européenne table sur une récession en fin d'année et prévoit « des mois difficiles » cet hiver. Aussi, Bruxelles a revu en forte hausse sa prévision d'inflation dans la zone euro pour 2023, à 6,1%, contre seulement 4% anticipé jusqu'ici. En conséquence, il existe un risque « de désindustrialisation » sur le Vieux continent.

latribune.fr

11 Nov 2022, 17:22

 

« Le choc de la guerre est en train de prendre le dessus », a constaté Paolo Gentiloni. (Crédits : Reuters)

Le scénario noir se confirme pour le Vieux continent. Sous le coup d'une inflation galopante depuis la sortie de la crise Covid, la zone euro s'apprête à entrer en récession en fin d'année, a prévenu ce vendredi la Commission européenne. De plus, elle anticipe une inflation plus forte que prévu à cause de la flambée des prix de l'énergie liée à la guerre en Ukraine.

« Nous avons des mois difficiles devant nous », a reconnu le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni, lors d'une conférence de presse.

Des signes avant-coureurs ont laissé présager de ce scénario pour l'UE. En Allemagne, première économie de la zone euro, l'inflation a en effet franchi un nouveau record en octobre, à +10,4%, soit le niveau le plus élevé depuis 70 ans.

Mais la contraction est généralisée sur le dernier trimestre de cette année et le premier de 2023, dans « la plupart des Etats membres » a confirmé Paolo Gentiloni.

En conséquence, la progression du PIB l'an prochain a été fortement revue à la baisse, à seulement 0,3% pour les pays partageant la monnaie unique, contre 1,4% attendu jusqu'ici, même si un retour de la croissance est attendu au printemps.

Les conséquences du « choc de la guerre »

L'Europe est particulièrement touchée par les conséquences de l'invasion russe de l'Ukraine. Elle « fait partie des économies avancées les plus touchées, en raison de sa proximité géographique avec la zone de guerre et de sa forte dépendance aux importations de gaz en provenance de Russie », a souligné la Commission dans un communiqué.

La reprise enregistrée depuis l'an passé, après la récession historique de 2020, a résisté jusqu'à cet été même si elle s'est ralentie. La zone euro a encore enregistré 0,2% de croissance au troisième trimestre, surprenant les analystes. De quoi relever de 0,5 point la prévision pour 2022 à 3,2%.

« Mais le choc de la guerre est en train de prendre le dessus », a constaté M. Gentiloni.

« L'inflation continue de dépasser nos prévisions, la forte érosion du pouvoir d'achat a fait chuter la confiance des consommateurs, comme celle des entreprises qui sont confrontées à des coûts de production élevés, des difficultés persistantes d'approvisionnement et un resserrement des conditions de financement ».

Bruxelles a revu en forte hausse sa prévision d'inflation dans la zone euro pour 2023, à 6,1%, contre seulement 4% jusqu'ici. Elle s'attend toutefois à ce que la hausse des prix commence à reculer après un point haut attendu fin 2022.

Sur l'ensemble de l'année 2022, Bruxelles table désormais sur une inflation plus forte que prévu à 8,5%, contre 7,6% précédemment.

Le risque d'une inflation persistante

« L'incertitude reste exceptionnellement élevée » en raison de la guerre et pourrait conduire à des chiffres encore moins bons, a cependant mis en garde Paolo Gentiloni.

Les stocks de gaz apparaissent suffisants pour l'instant, mais l'arrêt quasi total des livraisons russes et la difficulté à compenser ce manque par des importations d'autres pays rendra la reconstitution des stocks plus difficiles pour l'hiver 2023/2024, a-t-il estimé.

Si l'Europe échoue à se préparer correctement, les dégâts économiques pourraient être bien plus importants que prévu, a-t-il admis. Dans un scénario pessimiste, le PIB pourrait ainsi chuter de 0,9% en 2023 et l'inflation s'avérer bien plus persistante.

Enfin, existe selon le commissaire un risque « de désindustrialisation », a reconnu  Paolo Gentiloni. « Mais il ne me conduit pas à des prédictions catastrophiques, car les choix d'implantations industrielles dépendent de nombreux facteurs, pas seulement des prix de l'énergie », a-t-il nuancé.

L'Allemagne, première économie européenne, devrait enregistrer l'an prochain la plus faible performance des pays de l'UE, avec un recul de 0,6% de son PIB, contre une croissance de 0,4% en France, de 1% en Espagne et de 0,3% en Italie.

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Il y a 5 heures, herciv a dit :

L'Allemagne, première économie européenne, devrait enregistrer l'an prochain la plus faible performance des pays de l'UE, avec un recul de 0,6% de son PIB, contre une croissance de 0,4% en France, de 1% en Espagne et de 0,3% en Italie.

Ces chiffres me semblent extrêmement optimistes.

Les alertes notamment des industriels allemands, et d'autres, au sujet des prix et de la disponibilité de l'énergie, ainsi que du gaz naturel en tant que matériau servant à l'industrie chimique, alertes émises depuis plusieurs mois déjà, correspondaient plutôt à la description d'une catastrophe. Pas à "-0,6%" de récession.

Quand à la France, à l'Italie ou à l'Espagne, la situation pourra bien y être moins difficile, mais l'économie sera de toute évidence en récession l'année prochaine.

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2 hours ago, CortoMaltese said:

De toute façon, on rentre dans un monde à faible croissance voir de stagnation (au moins en occident) pour des raisons structurelles qui dépassent le seul cadre de la guerre en Ukraine. Le problème, c'est qu'un monde sans croissance c'est un monde ou tu ne peux pas promettre à tout le monde d'avoir "un peu plus qu'hier", et donc où les inégalités apparaissent d'autant plus intolérables. Je ne suis franchement pas certains que nos opinions publiques soient prêtes pour ce monde là, et c'est une faillite collective dans la mesure où c'est plus ou moins inévitable à court-moyen terme. 

Pas d'IPhone 17 pro plus extra pour tout le monde? Révolution !

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Ou alors il est désormais possible pour certains d'exprimer un très léger doute maintenant que les images ne laissent plus planer de doute. En tout cas, j'espère pour eux parce que sinon, cela voudrait dire qu'ils sont particulièrement crédibles, obtus et/ou bouffis par la propagande officielle.

Et ça laisserait peu d'optimisme pour la Russie post-conflit.

 

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il y a 14 minutes, Ciders a dit :

Ou alors il est désormais possible pour certains d'exprimer un très léger doute maintenant que les images ne laissent plus planer de doute. En tout cas, j'espère pour eux parce que sinon, cela voudrait dire qu'ils sont particulièrement crédibles, obtus et/ou bouffis par la propagande officielle.

Et ça laisserait peu d'optimisme pour la Russie post-conflit.

 

C'est ça, d'un côté ça m'a fait sourire mais de l'autre c'est effrayant si la surprise n'est pas feinte car ça veut dire que les types ont été totalement ravagé par la propagande russe et que les faire atterir est désormais plus du ressort de la psychiatrie qu'autre chose 

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Il y a 10 heures, prof.566 a dit :

Pas d'IPhone 17 pro plus extra pour tout le monde? Révolution !

Certes, comme le rappelait @CortoMaltese la croissance va cesser voire s'inverser, ceci dans le monde entier, car notre monde est fini et les ressources fossiles utilisables encore davantage.

Mais d'une part ce n'est pas ce dont il s'agit pour l'instant. Il faut plutôt s'attendre à ce que les industries qui ne continueraient pas en Europe continuent ailleurs. La récession mondiale, et peut être assez lente, ce n'est pas forcément pour tout de suite, ce qui est pour l'année prochaine c'est une récession probablement assez brutale mais surtout en Europe, c'est nous qui avons un problème d'énergie et de gaz naturel.

D'autre part, ce n'est pas la privation d'I Phone 17 ni de BMW série 7 dont nous parlons. C'est un peu plus sérieux, et plus dur :mellow:

 

Il y a 3 heures, Bocket a dit :

extrait de l'interview : Dans le même temps, le politicien du SPD s'est une fois de plus prononcé contre un cessez-le-feu basé sur les conditions russes : "Tout d'abord, la Russie doit se rendre compte que l'idée d'une paix dictée ne fonctionnera pas et que vous ne pouvez pas simplement passer outre le paysage avec un feutre et dire, c'est à moi maintenant ' a déclaré le chancelier. "Il n'y aura donc pas de paix dictée, mais il faudra qu'il y ait une autre entente." 

Les intentions sont bonnes. 

Reste que "la paix dictée ne fonctionnera pas" n'est qu'une déclaration en forme de voeu pieux, tant que la Russie n'a pas perdu la guerre. C'est à dire échoué définitivement à dicter une paix qui lui convienne, justement.

La guerre n'est pas finie. Et la Russie pourrait encore gagner, dans ce sens de dicter ses conditions. De même que l'Ukraine pourrait encore gagner, dans le sens d'empêcher la Russie de le faire.

Quand Scholz dit à Poutine "Vous n'y arriverez pas", la seule question qui se pose est... Comment on dit en russe "Chante, beau merle" !

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il y a une heure, Banzinou a dit :

20 000 milliards à la poubelle. Le plus grand programme de production d'armes d'État de l'histoire de la Russie interrompu en raison d'échecs en Ukraine

https://www.moscowtimes.eu/2022/11/11/20-trillionov-na-veter-krupneishaya-v-rossiiskoi-istorii-gosprogramma-proizvodstva-oruzhiya-ostanovlena-posle-provalov-v-ukraine-a26303

En fait c'est la suspension de leur LPM en cours. Rien d'étonnant (nous faisons de même) au vu de leur situation.

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Les Etats-Unis et la Russie négocient en secret le futur partage du nucléaire civil ukrainien

https://www.latribune.fr/economie/international/russes-et-americains-negocient-sur-l-ukraine-et-le-nucleaire-avant-le-g20-940488.html

Révélation

POLITISCOPE. En filigrane de la guerre en Ukraine, à l'heure où l'on commence à parler négociations de paix sur fond de bras de fer entre Biden et Zelensky, il se joue aussi une sourde bataille sur l'avenir du nucléaire civil et l'influence des industriels américains et russes dans ce secteur clef.

Après huit mois de combats intenses en Ukraine qui ont vu les Ukrainiens commencer à reprendre l'avantage sur les forces russes, les États-Unis semblent désormais faire pression pour que les deux parties en présence retrouvent le chemin des négociations. En début de semaine, plusieurs « fuites » dans la presse américaine sont allées dans ce sens. Lundi, on apprenait ainsi dans le Wall Street Journal que Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, s'était récemment entretenu, et à plusieurs reprises, avec deux hauts responsables russes qui ont « l'oreille du président » Poutine. Au sujet de ces discussions : la volonté américaine que la crise ukrainienne ne se transforme pas en conflit nucléaire généralisé.

Canal secret entre Washington et Moscou

De fait, derrière les postures de communication des uns et des autres, les discussions entre les deux superpuissances nucléaires que sont les États-Unis et la Russie n'ont jamais été rompues depuis le début de la guerre en février dernier. Ainsi, a été mis en place ces derniers mois un canal secret entre les deux pays, contournant à Washington le chef de la diplomatie Antony Blinken, patron du Département d'État (le ministère des affaires étrangères).

Le lendemain de la publication de l'article du Wall Street Journal, c'était au tour du Washington Post d'expliquer que le même Jake Sullivan s'était rendu à Kiev ces derniers jours pour convaincre Volodymyr Zelensky de ne pas fermer la porte à d'éventuelles négociations. Les Américains tenaient à faire comprendre aux Ukrainiens qu'ils ne pouvaient plus exiger le départ de Vladimir Poutine du pouvoir comme préalable à tout début de discussions. Clairement, Joe Biden pousse le président Zelensky à déclarer que l'Ukraine est ouverte à la négociation avec la Russie pour ne pas apparaître comme un facteur de blocage : « La fatigue de certains alliés envers l'Ukraine est une réalité », a ainsi déclaré anonymement un responsable américain au Washington Post. Si ces paroles se veulent bienveillantes, on assiste bien à un gros coup de pression de Washington sur Kiev.

« Une fenêtre d'opportunité pour la négociation » entre Moscou et Kiev

Quelques jours après la publication de ces articles, c'est Joe Biden lui-même qui a déclaré : « Il faut voir si l'Ukraine est prête à un compromis ». Cette déclaration intervient juste après les élections des midterms, qui a vu les Démocrates résister bien mieux que prévu face aux Républicains emmenés par Donald Trump. Au même moment, le chef d'état-major des armées américaines, le général Mark Milley, annonçait qu'il existait « une fenêtre d'opportunité pour la négociation » entre Moscou et Kiev. On est bien loin des déclarations guerrières du printemps dernier contre Vladimir Poutine. C'est qu'on est à quelques jours du sommet du G20 qui doit se réunir à Bali.

Le pays organisateur, l'Indonésie, a d'ailleurs appelé à « régler nos différends à la table de négociations, pas sur le champ de bataille ». Selon une source off, les Américains seraient aujourd'hui soucieux de contenir le vent d'anti américanisme qui souffle en dehors de l'Occident au sujet de la guerre en Ukraine. Au point que l'idée d'une rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine à l'occasion du G20 a été évoquée ces derniers jours. Un projet avorté, car le maître du Kremlin a préféré renoncer à se déplacer à Bali, envoyant à la place son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, pour le représenter. Et alors que les troupes russes se replient dans la région de Kherson, Poutine continue de bander les muscles dans ses discours en expliquant récemment que la Russie n'avait « pas encore commencé les choses sérieuses ». Lundi prochain, est néanmoins annoncée à Bali une rencontre déterminante entre les deux plus grands leaders mondiaux, Xi Jinping et Joe Biden. De leur côté, les Ukrainiens voient d'un mauvais œil ces agitations soudaines et ne cachent pas leur inquiétude. L'un des conseillers de Zelensky, Mikhaïlo Podolyak, a ainsi révélé récemment que lui et Zelensky avaient peur des négociations du G20 à Bali, et de ce qui pourrait s'y passer, en pointant clairement le président américain « flirtant avec l'agresseur ».

Tensions entre Washington et Kiev

Dans les coulisses, ce n'est pas la première fois que des tensions s'expriment entre Kiev et Washington. Si une partie de l'appareil sécuritaire américain, notamment la CIA, a toujours soutenu Zelensky, la Maison-Blanche a toujours veillé à maintenir la guerre en Ukraine dans un certain cadre. Depuis leurs élections respectives, les relations entre Zelensky et Biden sont d'ailleurs bien plus complexes que ne le laissent entrevoir les déclarations officielles. En juin 2021, les deux hommes s'étaient notamment confronté sur le dossier du gaz, lorsque les Américains avaient alors trouvé un compromis avec l'Allemagne et la Russie sur l'ouverture du gazoduc Nord Stream 2 en mer Baltique, ce qui avait provoqué l'ire des Ukrainiens.

Mais c'est aussi sur le dossier du nucléaire que Kiev et Washington ont des vues opposées. Alors que les Ukrainiens, avant l'invasion russe, n'ont cessé de réclamer leur intégration effective à l'OTAN pour pouvoir bénéficier du parapluie nucléaire américain, la Maison Blanche a préféré ignorer ces demandes. Car pour appréhender la guerre en Ukraine, il ne faut pas se limiter à la question du Donbass, comme je l'ai expliqué dans mon dernier livre Guerres cachées. Il convient en fait de revenir au mémorandum de Budapest de 1994, signé par l'Ukraine, la Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni (ainsi, plus tard, que par le reste des puissances nucléaires déclarées, soit la France et la Chine). Ce document avait amené les Ukrainiens à accepter le renvoi à Moscou de l'arsenal nucléaire présent sur leur sol, et hérité de l'URSS, contre des garanties strictes d'intégrité territoriale et de sécurité. Salué à l'époque comme un modèle de désarmement nucléaire (l'Ukraine signant en parallèle le traité de non-prolifération [TNP]), le mémorandum comporte pourtant une faille de taille : les garanties de sécurité ne sont accompagnées d'aucune obligation réelle de défendre l'Ukraine, et aucune sanction ou mesure contraignante n'est prévue en cas de violation du texte par l'un des pays. Or, depuis l'annexion de la Crimée en 2014, une partie des élites ukrainiennes ne cesse de regretter publiquement le désarmement intervenu une dizaine d'années plus tôt.

 

Révélation

Memorandum de Budapest

Ce débat dépasse les frontières de l'Ukraine. En juin dernier, Radosław Sikorski, l'ancien ministre de la défense et des affaires étrangères polonais, a déclaré que la Russie avait violé le memorandum de Budapest et que, par conséquent, l'Occident pouvait « offrir » des ogives nucléaires à l'Ukraine afin « qu'elle puisse défendre son indépendance ». Cinq jours avant l'invasion russe, le 19 février 2022, à la conférence de sécurité de Munich, Volodymyr Zelensky faisait lui aussi référence au mémorandum de Budapest de 1994 en expliquant que, si une renégociation ne s'enclenchait pas rapidement entre les parties signataires, son pays considèrerait qu'il n'était plus tenu de respecter ses engagements historiques : « L'Ukraine a reçu des garanties de sécurité pour avoir abandonné la troisième capacité nucléaire du monde. Nous n'avons pas cette arme. Nous n'avons pas non plus cette sécurité. »

Résultat, fin mars, les premières négociations de paix entre Russes et Ukrainiens, sous l'égide du président turc Recep Tayyip Erdoğan, concernaient uniquement cette question stratégique. Les dossiers du Donbass ou de la Crimée étaient alors renvoyés à plus tard. Lors de ces jours cruciaux, le président Zelensky se déclarait prêt à la neutralité de son pays et promettait de ne pas développer d'armes atomiques, comme l'écrivait à l'époque le Financial Times, si la Russie repliait ses troupes et si Kiev recevait des garanties de sécurité sérieuses tant de la Russie que de ses alliés : «Le statut non nucléaire de notre État, nous sommes prêts à y aller... Si je me souviens bien, c'est pour ça que la Russie a commencé la guerre [NDLR : la Russie refusant que l'Ukraine se nucléarise à terme militairement] », expliquait alors le président ukrainien.

Négociations secrètes sur le partage du nucléaire civil ukrainien

Tout en aidant les Ukrainiens dans le nucléaire civil (le groupe américain Westinghouse a décroché de nombreux contrats en Ukraine tant pour la fourniture de combustibles que pour la construction de futures centrales AP1000), les Américains ont, de fait, tenu à préserver le contact avec les Russes sur ce dossier. Tant sur le nucléaire militaire que sur la partie civile. Ainsi, selon nos informations, malgré la guerre, des négociations secrètes entre États-Unis et Russie sont en cours au sujet du futur partage du nucléaire civil ukrainien : «Ils savent qu'avant que les centrales AP1000 ne soient construites en Ukraine, pas plus qu'eux que les Ukrainiens ne pourront faire sans les Russes », commente en off un acteur de l'industrie nucléaire mondiale.

Parmi les dossiers sur la table de négociateurs : l'avenir de la centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, qui fournissait avant la guerre près de 20 % de l'électricité ukrainienne. Alors que Russes et Ukrainiens se disputent la connexion de cette centrale à leurs réseaux d'électricité respectifs, l'idée serait que la centrale fournisse à terme autant l'Ukraine que les territoires occupés et la Russie, ce qui était le cas avant l'invasion du 24 février. C'est pour avoir oublié que la question nucléaire est également au coeur du conflit entre la Russie et l'Ukraine que les Européens, et la France en particulier (pourtant puissance nucléaire), sont condamnés dans les prochains jours à jouer le rôle de figurants, laissant les États-Unis, la Turquie, et même Israël, négocier aux premières loges face à Moscou.

 

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C'est très raccourci comme titre "partage du nucléaire civil" Herciv. Et bon que les Américains discutent avec les Russes, je ne vois pas trop le côté inédit de la chose.

Sinon on va encore s'écharper pour des questions de taille supposée de bite ? C'est fatigant de toujours avoir les mêmes montées de sève.

 

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