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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques


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il y a 1 minute, cracou a dit :

Je dis que c'est possible mathématiquement. Je ne dis pas que c'est possible socialement.

Et ben la demande baissera car on est capable de payer plus cher que la Somalie. C'est ça la réalité. 

Exact et les semailles c'est maintenant (au plus tard ou presque en fait)

 

 

Oui la "demande" baissera ou plus exactement la consommation mais dans des économies drogués aux fossiles ça se fera pas dans la joie et la bonne humeur. Quant à la baisse de la consommation de blé... 

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il y a 3 minutes, Wallaby a dit :

Tu as raison, il ne vaut mieux pas les lire car tu risquerais de faire des cauchemars.

Ma capacité de cauchemars est très limitée, je ne me souviens jamais des rêves ou cauchemars.    

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il y a 39 minutes, cracou a dit :

Ce qui veut dire que pas mal de pays vont être très très gentil avec nous vu notre production de blé et la capacité à produire plus. On a beaucoup de surface en jachère? Sérieusement je me demande. 

 

 

Durant le premier confinement covid, il y a eu beaucoup d'interrogations sur l'approvisionnement intérieur. On produit beaucoup oui, mais pas forcément des choses correspondant à notre consommation quotidienne et les questions portées à l'époque sur notre capacité et le temps nécessaire pour transformer notre production agricole.

Je peux recommander un podcast que j'avais écouté à l'époque : résilience alimentaire et sécurité.

https://www.sismique.fr/post/résilience-alimentaire-et-sécurité-stéphane-linou

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Il y a 14 heures, Spit a dit :

Certain, peut-être reconnaîtra-t-on les personnes qui se lançaient des boules de neige sur le pont du Titanic après s'être mangé l'iceberg ? s'amusent de mon analyse expliquant l'ambition des US de s'emparer du marché énergétique mondial. US qui sont parvenu a tordre le bras des allemands pour faire fermer Northstream2, passent en contrebande le pétrole syrien, et nous vendent maintenant leur gaz 6 fois plus cher.

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Guerre en Ukraine : l'approvisionnement en gaz pourrait poser problème à l'été, prévient Engie

En étant totalement privé du gaz russe, l'Europe serait confronté à un réel problème de «remplissage des stockages au printemps et à l'été, en préparation de l'hiver 2022-2023», avertit la PDF du groupe français.

Si l'Europe venait à ne plus recevoir de gaz russe, les premières difficultés apparaîtraient avec le remplissage des cuves pour l'hiver prochain, a prévenu dimanche la directrice générale d'Engie Catherine MacGregor dans une interview aux Échos . «Le vrai problème, ce serait le remplissage des stockages au printemps et à l'été, en préparation de l'hiver 2022-2023», a souligné la DG du groupe français. «Il serait très difficile de trouver les volumes nécessaires et ce serait très dur en cas de conflit long en Ukraine».

«En réalité, nous entrerions alors dans un nouveau monde pour l'énergie, sous l'effet d'un choc physique et d'un choc de prix sans précédent qui transformerait sans doute durablement le paysage énergétique», analyse Catherine MacGregor. «Pour l'hiver qui se termine, il n'y aurait pas de problème d'approvisionnement, d'autant plus qu'il est plutôt clément. Même en étant totalement privés du gaz russe, nous pourrions faire face grâce aux fournisseurs d'autres pays, par gazoduc ou par navire méthanier pour le GNL», a souligné la DG d'Engie.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/guerre-en-ukraine-l-approvisionnement-en-gaz-pourrait-poser-probleme-a-l-ete-previent-engie-20220306

 

 

Il pourrait être prudent de leur part de se rendre en forêt pour couper un peu de bois...

Je note que tu t'es inscrit le 27 février et que depuis cette date tu passes ton temps à poster des messages pro-russes.

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il y a 1 minute, DAR a dit :

Je note que tu t'es inscrit le 27 février et que depuis cette date tu passes ton temps à poster des messages pro-russes.

Pas d'attaques ad hominem, on laisse faire la modération qui jugera sur le court-moyen-long terme

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Juste quelques trucs, pour être sûr d'avoir compris :

-La gaz russe : de 2 choses l'une, ou les Russes sous embargo ou trop en colère, renoncent à en produire et à l'acheminer, ou ils le vendent à qui veut bien désormais leur acheter. Dans le second cas, la marché se "déplace" sans que l'équilibre mondial soit forcément bouleversé. Evidemment, il y a une importante viscosité à prévoir, un terminal de liquéfaction ou un gazoduc ne se construit pas en 2 semaines, mais je suppose que les autres producteurs de gazs feront vite leur calcul "hausse des cours + nouvelle demande = gros miam-miam = augmentation de la production" pour augmenter leur production pendant la phase d'ajustement. J'aimerai bien savoir dans ce contexte ce que fera l'Algérie de son gazoduc qui traverse le Maroc. En attendant, un petit bilan tout récent:  https://www.le-gaz.fr/asie/07032022,gaz-naturel-la-russie-se-tourne-vers-la-chine,934.html. Ca va causer au FPEG et à l'OPEP...

-Le blé : ça craint surtout pour le PVD/PMA, non ? Et ceux là ne sanctionnent pas spécialement la Russie. N'y aurait-il pas moyen là encore d'imaginer de nouveaux débouchés aux blés ukrainiens et russes, avec déplacement des marchés subséquents et rétablissement des cours ? Et attendre que les ports de la mer noire réouvrent...

 

Il me semble que les mêmes raisonnements peuvent s'appliquer à beaucoup de domaines alors que Russie et Ukraine ne sont tout de même pas des piliers du commerce mondial. Ce que l'on constate aujourd'hui sur les cours, c'est pour l'instant peur+spéculation.

 

 

il y a 3 minutes, Castor a dit :

Les mines calédoniennes redeviennent rentables, il faut un nouveau référendum sur l'indépendance :biggrin:

Edited by Hirondelle
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Pas mal de réponses sur la question du gaz ici :
 

Révélation

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a présenté ce 3 mars un plan pour réduire d’ici l’hiver prochain la dépendance de l’Union européenne aux livraisons de gaz provenant de Russie.

Rappel sur les livraisons de gaz russe à l’Europe

En 2021, l’Union européenne a importé 155 milliards de m3 (Gm3) de gaz naturel à partir de la Russie (dont 140 Gm3 par gazoduc et environ 15 Gm3 sous forme de GNL), ce qui représente environ 45% des importations et près de 40% de la consommation de gaz naturel des États membres, rappelle l’AIE(1).

L’importance de ces livraisons de gaz russe constitue une « arme économique et politique qui montre que l'Europe doit agir rapidement pour être prête à faire face à une incertitude considérable sur l'approvisionnement en gaz russe l'hiver prochain », a réagi Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE.

En ce qui concerne la France, la Norvège est de loin le principal fournisseur de gaz (36% des entrées brutes de gaz en 2020), devant la Russie (17%), l’Algérie (8%), les Pays-Bas (8%) et le Nigéria (7%).

Une réduction possible de plus d’un tiers des livraisons de gaz russe d’ici un an

Le plan de l’AIE vise à « réduire en un an de plus d’un tiers» les importations européennes de gaz russe, en combinant dix mesures.

Sans surprise, la première recommandation de l’Agence est d’augmenter les importations de gaz provenant d’autres fournisseurs que la Russie : grâce à une hausse de la production au sein de l’UE et des importations par gazoduc provenant de Norvège et d’Azerbaïdjan notamment mais surtout en augmentant très fortement les livraisons de gaz naturel liquéfié (les États-Unis pourraient de façon « théorique » - compte tenu de la tension des marchés gaziers et des besoins d’autres importateurs « concurrents » - augmenter leurs livraisons annuelles de GNL vers l’Europe de 60 Gm3 par rapport à 2021). Au total, l’AIE estime que l’UE pourrait disposer d’un approvisionnement supplémentaire de gaz hors Russie de 30 Gm3 au cours de l’année à venir.

D’autres actions, dont l’impact potentiel est chiffré par l’AIE, doivent permettre de réduire les livraisons de gaz russe :

« maximiser » la production européenne d’électricité à partir de bioénergies et du nucléaire (l'AIE appelle au report de la fermeture prévue de 4 réacteurs nucléaires dans l’UE en 2022 et d’un supplémentaire en 2023), au détriment des centrales à gaz(2) (impact estimé au cours de la prochaine année : - 13 Gm3 de consommation gazière à l’échelle de l’UE) ;
 

accélérer le déploiement des nouveaux projets éoliens et solaires(3) pour augmenter la production de ces filières (impact estimé : - 6 Gm3) ;
encourager les consommateurs à réduire de 1°C le réglage de leurs thermostats (impact estimé : - 10 Gm3) ;
accélérer le remplacement des chaudières à gaz par des pompes à chaleur (impact estimé : - 2 Gm3) ;
accélérer les actions d’efficacité énergétique dans les bâtiments et l’industrie (impact estimé : - 2 Gm3) ;

Outre ces actions, l’AIE appelle les États membres à ne plus signer de nouveau contrat de fourniture de gaz avec la Russie, sachant que des contrats avec Gazprom portant sur la livraison de 15 Gm3 par an (soit environ 12% des livraisons du groupe russe à l’UE en 2021) arriveront à échéance fin 2022.

D’autres actions, une dépendance tenace…

L’Agence internationale de l’énergie recommande également de mettre en place des obligations de stockage minimal de gaz naturel d’ici l’hiver prochain (en remplissant à au moins 90% les capacités européennes de stockage au 1er octobre pour disposer d’une sécurité d’approvisionnement suffisante durant la saison de chauffage).

Le Plan de l’AIE souligne enfin la nécessité de diversifier les sources de flexibilité du système électrique européen (en remplacement du gaz, « première source de flexibilité » à l’heure actuelle) et à protéger les consommateurs d’électricité les plus vulnérables (en taxant les bénéfices exceptionnels des énergéticiens).

Parmi les autres pistes évoquées par l’AIE figure la possibilité d’avoir davantage recours... au charbon et au fioul en remplacement du gaz pour produire de l’électricité dans l'UE. Une possibilité qui augmenterait les émissions européennes de gaz à effet et que l’AIE n’inclut officiellement « pas dans son Plan ». Tout en soulignant que ce choix carboné transitoire pourrait réduire de près de 28 Gm3 la consommation annuelle de gaz de l’UE. Avec les 10 mesures énoncées précédemment, l’UE pourrait ainsi s’affranchir de près de la moitié de ses importations annuelles de gaz russe(4) selon l'AIE. Dans l’hypothèse de la mise en œuvre de toutes les recommandations de l’AIE, il resterait donc toujours la moitié des livraisons actuelles de gaz provenant de Russie à assurer…

source : https://www.connaissancedesenergies.org/gaz-russe-laie-presente-des-mesures-court-terme-pour-leurope-220303?sstc=u13821nl129773

 

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Citation

Guerre en Ukraine : ce que pense vraiment Vladimir Poutine

Victor Delage | 04 mars 2022

La traduction d'un article russe sur le site de Fondation pour l'innovation politique dévoile quelles sont les intentions expansionnistes de Vladimir Poutine.

Un texte de l’agence russe Ria Novosti, publié accidentellement en ligne le 26 février dernier, puis retiré, en dit long sur les intentions de Vladimir Poutine.

Un article publié en ligne par erreur
Fondapol, la Fondation pour l’innovation politique, a publié sur son site la traduction de cet éditorial signé de Pyotr Akapov et intitulé « L’avènement de la Russie et du nouveau monde ». Comment Fondapol a-t-elle obtenu cet article ? « Il faut savoir que Ria Novosti est une agence de presse russe, explique Victor Delage, responsable des études et de la communication de Fondapol. Elle appartient à l’État et est vraiment connue pour son soutien systématique au Kremlin. Cet article a été publié le 26 février 2022 de manière absolument accidentelle. Il était initialement prévu qu’il soit publié après l’occupation de l’Ukraine par la Russie », poursuit-il.

Cependant, cet article en ligne a été très rapidement effacé. « Mais Internet Archive, un site d’archive américain, a réussi à le sauvegarder avant sa disparition. C’est un texte que nous avons traduit du russe au français. » Dans cette période agitée, il est indispensable de le lire pour comprendre ce que pense Vladimir Poutine.

Poutine veut aller jusqu’à l’ex-mur de Berlin
La traduction de ce document en dit beaucoup sur les intentions de Poutine… Dès le départ, le but a été d’envahir l’ensemble de l’Ukraine. « Il y a l’envahissement par la Russie de l’Ukraine, pour récupérer un territoire considéré comme perdu depuis 1991. À cela s’ajoute « la redéfinition des relations entre la Russie et l’Occident. » L’auteur de ce texte nous dit que la Russie souhaite redéfinir totalement son espace mondial. Le Kremlin souhaite ensuite poursuivre sa position expansionniste, récupérer les territoires perdus depuis l’effondrement du bloc soviétique. Revenir aux anciennes frontières qui allaient anciennement jusqu’au mur de Berlin. » Nous assistons en fait à « la construction véritable d’un nouvel ordre mondial dans la perspective de la russification totale de l’Ukraine et de la Biélorussie. »

« L’Europe dans son ensemble est menacée »

Cette invasion est présentée comme le point de départ d’un nouveau monde. « Pyotr Akopov, nous parle de nouvel ordre mondial. Il nous dit que l’unification de l’Europe n’a été rendue possible que par celle de l’Allemagne, décrypte Victor Delage. On peut y voir une façon de prétendre que la partie est de l’Allemagne aurait pu, dû, être conservée par les Soviétiques. »

« Avec cette guerre en Ukraine, nous assistons à un retour de la Russie dans son espace historique, conclut-il. Cet article est véritablement une synthèse des mécanismes de la pensée de Poutine. On voit que le ton est belliqueux, dans cette idée de revanche par rapport aux Occidentaux. » Pour Pyotr Akopov, « la domination occidentale serait définitivement révolue. À la lecture de ce texte, « il est légitime de penser que l’Europe dans son ensemble est menacée par le président russe. »

 

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il y a une heure, rogue0 a dit :

(et ce n'est pas vraiment une bonne idée de faciliter les attaques en rentrant trop dans les détails)

Le problème est lorsque c'est la partie adverse qui vous révèle les détails... :wink:.

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il y a 30 minutes, Hirondelle a dit :

Il me semble que les mêmes raisonnements peuvent s'appliquer à beaucoup de domaines alors que Russie et Ukraine ne sont tout de même pas des piliers du commerce mondial. Ce que l'on constate aujourd'hui sur les cours, c'est pour l'instant peur+spéculation.

Mais non, tu n'as pas compris on va avoir beaucoup bobo, par ce que les ruses sont très méchants et nous très fragiles :rolleyes:  En fait devrait se coucher, prudence est mère de sûreté.   

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il y a 1 minute, Spit a dit :

Le problème est lorsque c'est la partie adverse qui vous révèle les détails... :wink:.

Un peu alors comme quand les Américains ont dévoilé les détails de l'invasion russe de l'Ukraine des mois à l'avance ?

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il y a 2 minutes, DAR a dit :

Un peu alors comme quand les Américains ont dévoilé les détails de l'invasion russe de l'Ukraine des mois à l'avance ?

Il y a de cela...

il y a 6 minutes, DAR a dit :

Guerre en Ukraine : ce que pense vraiment Vladimir Poutine

Par contre, là je suis extrêmement sceptique. Annoncer vouloir aller jusqu'à Berlin après n'avoir pris que l'Ukraine n'a aucun sens. Cela n'a jamais été dans la pratique des russes d'annoncer leur coup à l'avance. D'ailleurs, il semble qu'ils ont besoin des américains pour ça... quitte à ce que ces derniers déforment un peu les choses. Genre fiole d’anthrax...

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il y a 46 minutes, Hirondelle a dit :

Il me semble que les mêmes raisonnements peuvent s'appliquer à beaucoup de domaines alors que Russie et Ukraine ne sont tout de même pas des piliers du commerce mondial. Ce que l'on constate aujourd'hui sur les cours, c'est pour l'instant peur+spéculation.

Les cours s'établissent toujours sur les quantités marginales d'un marché (théorie du coût marginal). - 10%, c'est déjà une défaillance considérable des approvisionnements et la spéculation - en fait l'anticipation des risques - a déjà largement de quoi se nourrir avec ça. Après, il existe tous les phénomènes de rétention des marchandises dans l'espoir d'une augmentation des cours.

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Le 05/03/2022 à 08:42, herciv a dit :

ZELENSKY mesure à quel point il est seul et dezingue l'OTAN :

via le fil direct du Figaro :

 

Volodymyr Zelensky dénonce le rejet «délibéré» de l'Otan d'une zone d'exclusion aérienne en Ukraine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté vendredi la décision de l'Otan de ne pas instaurer de zone d'exclusion aérienne en Ukraine, en pleine invasion russe, dénonçant une forme d'«auto-hypnose» des membres de l'Alliance.

«Aujourd'hui, la direction de l'Alliance a donné le feu vert à la poursuite des bombardements sur des villes et villages ukrainiens, en refusant d'instaurer une zone d'exclusion aérienne», a-t-il affirmé dans une vidéo publiée par la présidence ukrainienne. «Nous pensons que les pays de l'Otan ont créé eux-mêmes un narratif affirmant qu'une zone d'exclusion aérienne au dessus de l'Ukraine provoquerait une agression directe de la Russie contre l'Otan», a-t-il poursuivi. «C'est un processus d'auto-hypnose pour ceux qui sont faibles, en insécurité intérieure, alors qu'ils ont des armes bien plus puissantes que les nôtres», a ajouté le président ukrainien.

Les membres de l'Otan ont rejeté vendredi la demande de Kiev de créer une zone d'exclusion aérienne en Ukraine, pour éviter de se retrouver engagés dans le conflit. «La question a été évoquée et les Alliés sont convenus que nous ne devrions pas avoir d'avions de l'Otan opérant dans l'espace aérien ukrainien ou des troupes de l'Otan au sol, car nous pourrions nous retrouver avec une guerre totale en Europe», a expliqué le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg. Mais Volodymyr Zelensky a jugé cette réunion de l'Otan «faible» et «confuse». «À quoi avez-vous pensé pendant cette rencontre ? Tout ces gens qui vont mourir à partir d'aujourd'hui vont aussi mourir à cause de vous. À cause de votre faiblesse, à cause de votre déconnexion.»

Cà c'est très difficile à anticiper dès maintenant.

1 - Pour qu'il y ait crack boursier il faut une bulle. Autrement dit beaucoup d'argent qui appel encore plus d'argent. La crise COVID a déjà commencé à faire atterrir les économies.

2 - Tu remarqueras qu'il va surtout y avoir de l'inflation. L'inflation tant qu'il y a de la modération salarial est aussi synonyme de marges records pour les sociétés si elles peuvent augmenter leurs tarifs.

3 - Il y a des masses monétaires très importantes qui circulent et donc des liquidités mobilisables pour couvrir une partie de cette inflation.

4 - Moi mon anticipation principale c'est la formation de 2 blocs étanches l'un à l'autre et d'un ensemble de roguestate qui ne veulent pas se soumettre à l'un ou à l'autre gravitant autours de l'Inde. 

 

Imaginons une entrée en action de l'OTAN, sous forme de zone d'exclusion aérienne.  La Russie ne pourrait pas, alors qu'elle est déjà pas à son aise avec la seule Ukraine, se mettre tous les pays de l'OTAN a dos.  Et la menace nucléaire, alors que la riposte est possible et qu'on ne passerait pas d'un coup d'un seul à l'envoi de toutes les têtes dispo, resterait juste une menace.

Ca ca aurait de la gueule. 

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il y a 4 minutes, DAR a dit :

Ton scepticisme est à géométrie variable. Les prétendues armes nucléaires mitonnées par l'Ukraine ne semblent pas avoir activé ce scepticisme aiguisé...

Mon scepticisme était dans la présentation de l'info : que penser de cela ? Soit : avez vous des infos là-dessus ?

Je me suis pris une vague de trollage, ce qui ne répond que très indirectement à la question. Donc, personne n'a d'info. Point barre.

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il y a 29 minutes, Spit a dit :

Le problème est lorsque c'est la partie adverse qui vous révèle les détails...

Les occidentaux (services de renseignement, analystes, universitaires) connaissent leur Poutine sur le bout des doigts cela fait plus de 15 ans qu'ils suivent ses agissement, qu'il ont appris à décrypter son mode opératoire ses ambitions, ses vues ... (J'écoutais à midi une émission de France Culture sur la guerre de l'information menée par la Russie, elle dure depuis plus de 10 ans ... Sputnik, RT, le Hacking tout y est passé ...)

Dès lors qu'en plus on possède le meilleur réseau ELINT, SIGINT, OPINT du monde il devient assez facile de prévoir les détails d'une opération à venir surtout quand elle est préparée depuis des mois.

S'il y a bien une corde sur laquelle nous ne pouvons pas jouer dans cette affaire c'est celle de la surprise ...

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il y a 18 minutes, Bon Plan a dit :

Imaginons une entrée en action de l'OTAN, sous forme de zone d'exclusion aérienne.  La Russie ne pourrait pas, alors qu'elle est déjà pas à son aise avec la seule Ukraine, se mettre tous les pays de l'OTAN a dos. 

pourquoi exactement?

il y a 18 minutes, Bon Plan a dit :

Et la menace nucléaire, alors que la riposte est possible 

Et toi tu défends un aéroport nuké en Pologne avec quoi exactement? Il y a des têtes en UK, USA et France. C'est tout. Lequel des trois bouge?

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il y a 12 minutes, pascal a dit :

Les occidentaux (services de renseignement, analystes, universitaires) connaissent leur Poutine sur le bout des doigts cela fait plus de 15 ans qu'ils suivent ses agissement, qu'il ont appris à décrypter son mode opératoire ses ambitions, ses vues ... (J'écoutais à midi une émission de France Culture sur la guerre de l'information menée par la Russie, elle dure depuis plus de 10 ans ... Sputnik, RT, le Hacking tout y est passé ...)

Dès lors qu'en plus on possède le meilleur réseau ELINT, SIGINT, OPINT du monde il devient assez facile de prévoir les détails d'une opération à venir surtout quand elle est préparée depuis des mois.

S'il y a bien une corde sur laquelle nous ne pouvons pas jouer dans cette affaire c'est celle de la surprise ...

Quand le vin est tiré, il faut le boire...

Souhaite tu développer ton propos plus en avant ( et j'avoue que je serais curieux de l'entendre )?

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il y a 13 minutes, pascal a dit :

Les occidentaux (services de renseignement, analystes, universitaires) connaissent leur Poutine sur le bout des doigts cela fait plus de 15 ans qu'ils suivent ses agissement, qu'il ont appris à décrypter son mode opératoire ses ambitions, ses vues ... (J'écoutais à midi une émission de France Culture sur la guerre de l'information menée par la Russie, elle dure depuis plus de 10 ans ... Sputnik, RT, le Hacking tout y est passé ...)

Dès lors qu'en plus on possède le meilleur réseau ELINT, SIGINT, OPINT du monde il devient assez facile de prévoir les détails d'une opération à venir surtout quand elle est préparée depuis des mois.

S'il y a bien une corde sur laquelle nous ne pouvons pas jouer dans cette affaire c'est celle de la surprise ...

Voici le genre de synthèse précieuse que je suis venu chercher sur ce forum. Très éclairant. Merci.

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https://www.bfmtv.com/economie/international/guerre-en-ukraine-comme-la-bulgarie-la-pologne-ne-donnera-pas-les-avions-de-combat-reclames-par-zelenski_AN-202203070231.html (7 mars 2022)

Le compte Twitter "chancellerie du premier ministre polonais" qualifie de "fake news" les révélations du Wall Street Journal sur un échange d'avions américains F16 contre les Mig 29 polonais qui seraient cédés à l'Ukraine :

Les deux pays n'ont pas trouvé d'accord ce sur deal pour deux raisons, selon Associated Press. Les Etats-Unis réclamaient en échange que Varsovie signe une reconnaissance de dette. D'autre part, le congrès craint que cette livraison non planifiée de F-16 retarde celle prévue pour Taïwan.

Il n'est pas non plus possible de prêter des pilotes sans devenir "cobelligérant" a rappelé Jean-Yves Le Drian.

http://www.opex360.com/2022/03/01/ue-la-bulgarie-ne-cedera-pas-ses-avions-mig-29-a-lukraine/ (1er mars 2022)

En annonçant, au nom des 27 États membres, le déblocage d’une enveloppe de 450 millions d’euros pour livrer des équipements à à l’Ukraine pour l’aider à contrer l’offensive lancée par la Russie, la présidente de la Commision européenne, Ursula von der Leyen, et le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, ont mis fin à un « tabou voulant que l’Union ne fournisse pas d’armes à des belligérants ».

Cela étant, on peut s’interroger si, avec cette annonce, l’UE ne s’est pas mise, avec ses membres, dans une situation de « cobelligérance » face à la Russie. D’autant plus que, au-delà de l’aide matérielle promise à Kiev, M. Borrell a indiqué que le Centre satellitaire de l’UE, installé à Torrejon [Espagne], fournirait des images au renseignement ukrainien. Et cela alors l’Ukraine ne peut pas prétendre à bénéficier de l’assistance prévue par l’article 42-7 du Traité de l’Union européenne pour la bonne raison qu’elle n’en est pas membre.

Le statut de cobelligérant peut avoir une interprétation assez large au regard du droit international. Par exemple, il peut valoir d’être inquiété dans le cas où une force à laquelle un appui a été fourni se rend coupable d’exactions [comme, par exemple, l’exécution sommaire de combattants adverses faits prisonniers]. Ainsi, un jugement de la cour spéciale créée après la guerre civile en Sierra Leone avait estimé que « l’aide pratique, l’encouragement et le soutien moral » sont suffisants pour être désigné responsable d’un crime de guerre.

« Aucun engagement n’a été pris pour les avions de combat bulgare. Nous en avons actuellement peu et ils ne peuvent pas être livrés à un autre pays », a affirmé Kiril Petkov, le Premier ministre bulgare, alors qu’il venait de limoger son minitre de la Défense, Stefan Yanev, accusé d’avoir exprimé des positions « pro-russes », même s’il avait parlé d’une « agression inadmissible » pour évoquer l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Et, après les annonces faites par l’exécutif de l’UE au sujet des livaisons d’armes à Kiev, M. Yanev avait mis en garde contre des décisions « dangereuses pour notre pays » qui « ne mérite pas d’être sacrifié dans les jeux des grandes puissances ».

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Il y a 4 heures, MoX a dit :

Pour les russophones, je recommande :

 

 

Est-ce que tu comprends dans quel pays cette vidéo a été tournée ? Est-ce que c'est en Russie et si oui, Boris Akounine et le journaliste ne risquent-ils pas d'avoir des ennuis avec les autorités ? Comment gèrent-ils ce risque ?

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il y a 3 minutes, pascal a dit :

@Niafron

Quand tu écoutes tout ce qui se dit maintenant aux heures de grande écoute mais qui avant circulait dans les cercles restreints et spécialisés et que tu installes tous ces éléments en connexion tu te rends compte de quoi ?

- Vladimir Poutine n'a jamais fait mystère de sa vision de la Russie et de son rejet viscéral de la notion de république ex-soviétique

-Psychologie du personnage - sa vision de l'occident et de la démocratie un système considéré comme perfectible et décadent

-mise en place en Russie d'un régime autoritaire (qui séduit tant les extrêmes européennes de Mélanchon à Zemmour chez nous  - ou américaines par son côté autocratique et viril ... que n'a-t-on entendu d'un Poutine qui lui avait des couilles), qui cadenasse l'opinion publique - sait-on par exemple que le Facebook russe une création privée a été annexé par le Kremlin après que son fondateur refusant de livrer les données de ses abonnés ait été contraint à l'exil ?

-Reprise en main de l'appareil militaire

-Il s'est inscrit comme nombre de ses prédécesseurs dans la vision d'une Russie menacée sur ses marches occidentales - personnellement la première fois que j'en ai entendu parler c'est au lycée quand mon prof' d'histoire parlait de la vision stalinienne des années 30 de la forteresse assiégée ... Un vocabulaire qui n'était qu'une déclinaison d'un sentiment récurent bien présent chez le président russe; cette vision est renforcée par l'existence de l'OTAN et le discours des pays occidentaux qui s'il n'excusent en rien l'action décidée en revanche apportent de l'eau au moulin du chef du Kremlin qui quitte à tordre le cou à la réalité n'hésitera pas à en faire un argument de poids dans sa stratégie

-mise en place d'une nébuleuse numérique et médiatique servant le discours officiel vis à vis de l'occident - RT/Sputnik nous ont abreuvé de discours orientés nous en avons ici souvent parlé - l'analyse de la ligne éditoriale de C-News vis-à-vis du Pdt russe est très intéressante

-soutien ouvert et très remarqué à la Biélorussie et à son autocrate récemment encore

-mise en place d'un dispositif militaire conséquent autour de l'Ukraine depuis plusieurs mois, organisation de manoeuvres; stationnement pour une durée indéterminée de troupes parmi les meilleures aux portes du pays ...

-montée en puissance du discours relatif à l'autodétermination dans les oblasts de Lugansk ou de Donetsk

-mise en exergue du caractère "nazi" et corrompu du régime de Kiev régime exécré depuis Maïdan et le renvoi manu militari en Russie de précédent président pro-russe

-opérations de hacking régulières depuis 2014 en Ukraine: perturbations de la distribution d'essence perturbations du système bancaire le tout via le réseau des cartes de crédit; attaques sur les sites ministériels etc etc ...

Quand tu y réfléchis çà fait quand même beaucoup de tendance très lourdes qui quand elles sont entrelacées commencent à faire sens. Si tu rajoutes à tout çà les interceptions radio, les images satellites et radar, le renseignement des agences spécialisées etc ... Je pense que tu peux éliminer toute notion de surprise. Après savoir si l'opération sera déclenchée le 15 janvier le 24 février ou le 1er mars çà ... Mais au final c'est secondaire. Mais une chose est sûre avant le dégel, car s'il y a bien une chose qui n'a pas changé dans le paysage russo-ukrainien depuis 1942 c'est la boue du dégel du début du printemps, la sècheresse de l'été et les pluies d'automne ...

Alors je suis pratiquement d'accord avec tout, c'est un constat aussi exhaustif que factuel.

Là où j'aimerais aller plus loin, c'est sur l'analyse de l'attitude des pays occidentaux depuis tout ce temps, étant aussi brillament démontré qu'ils avaient de très bonnes chances de prévoir cette guerre depuis belle lurette ( je dis bien de bonnes chances, pas qu'ils savaient à coup sûr, et par ailleurs, d'un pays occidental à l'autre, il y a sans doute des distinctions à faire ).

 

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