Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques


Recommended Posts

Il y a 11 heures, g4lly a dit :

Pour ce que j'en sait des investisseur en Ukraine, celle d'avant le bordel ... ils ont été très très très largement échaudé par leur investissement la bas. Donc à moins que le fonctionnement du pays change du tout ou tout, les capitalistes risquent quand même d'y aller à reculons - sauf si c'est pour bruler de l'argent gratuit -. Ça ne faisait pas rêver avant - même l'agro-industrie - ça risque de ne pas faire rêver plus après.

Pour connaitre 2 exemples, il y a nécessité de doubler les postes ( pas tous, mais en haut de la pyramide et en partie au milieu ) avec des expat' encadrants français. Sinon ben...pour la productivité et la viabilité sans dérives à court terme c'est pas la peine. Si les capacités ne sont pas à remettre sur un plan individuel, le comportement collectif peut assez vite dévier.

Comme pour tous projets à construire et ensuite à tenir une fois réalisé, il convient de tenir compte de dépenses imprévues....comme tout le temps, mais ici, faut prévoir plus large avec des interlocuteurs pas prévus à la base.

Le seul avantage réside donc dans une activité de production, soit la main d'oeuvre assez peu à moyennement qualifiée, sur son cout horaire ( augmentée de l'encadrement expat' nécessaire ), ou son avantage concurrentiels lié à ecrtains points trés sectoriels à voir au cas par cas. Cependant, vu la population qu'il reste, ce n'est pas demain que se ce sera l'usine de l'europe. En outre comme bcp de pays, il va falloir se mettre à l'énergie décarbonnée. La conso d'énergie par tête est modeste par habitant, mais rapportée au PIB c'est pas bon. En industrialisant il va falloir énergiser, et une centrale nuk coute le même prix partout dans le monde.

Blackrock a été cité. Il peut y avoir appel de fond par ce genre de structure, mais le rendement sera assuré par le siphonnage de fonds d'aide. BR met un peu, les aides internat mette autant ou plus, et BR se désengage rapido qq années plus tard quand le mouton est tondu. 

Enfin, vous me direz, si ça manque de travailleurs, peut être certaines boite de Fr ou d'ailleurs iront délocaliser et proposeront "gentillement" à des salariés d'aller travailler là bas en contrat et salaire droit local, sinon c'est pole emploi.....ca peut être un moyen de repeupler....

 

 

  • Upvote 3
Link to comment
Share on other sites

Il y a 11 heures, g4lly a dit :

Comme dirait Pascal ... Là il semble que tu sortes de ta zone de confort :bloblaugh: En fait le TP c'est vraiment très capitalistique ... c'est peu d'homme, des grosses machine tres couteuse, 

Exactement.

Il y a un part importante d'amortissement de matériel, et je ne crois pas Caterpillar fasse des prix  spécifique à perte pour un pays en reconstruction.:biggrin:

Il faut aussi compter sur les bureau d'études et frais fixes des services support, c'est pas le salaire des gus sur chantier et qui sont visibles qui font le cout. Et comme tu le dis, pour la partie consommable ciment acier, c'est mondial ( au taux de marge brute prés du pays, mais ça va pas changer la vie ).

Le truc c'est des investissement massifs se traduiront aussi par un "import" massif de cadres, et de travail de cerveau resté au siège du pays qui fera l'ouvrage. Ca dynamisera l'économie et la conso, mais aussi ( comme en Chine pendant sa croissance ), tu peux compter sur une inflat' forte et une hausse salaire qui prendra 10% par an. Au bout de qq années, y'en a qui se rendent compte que l'avantage main d'œuvre fond vite dans ces conditions.

Au delà d'une évolution nécessaire des mentalités locales sur certains points, il faudra aussi miser gros sur l'éducation, la formation plus massives de métiers techniques applicatifs à des niveaux variés de qualification. Et cà c'est sur un temps long.

Link to comment
Share on other sites

il y a 18 minutes, ksimodo a dit :

Au delà d'une évolution nécessaire des mentalités locales sur certains points, il faudra aussi miser gros sur l'éducation, la formation plus massives de métiers techniques applicatifs à des niveaux variés de qualification. Et cà c'est sur un temps long.

D'une manière générale, dans le scénario positif où l'Ukraine préserverait son indépendance, on peut se demander de quels avantages spécifiques et nouveaux elle disposerait pour "remonter la pente" après la guerre.

L'Ukraine avant la guerre, c'était le pays le plus pauvre d'Europe, avec moins de la moitié de la prospérité moyenne mondiale (Inde et Afrique noire incluses) Une Ukraine post-guerre indépendante aurait beaucoup de handicaps supplémentaires : destructions matérielles, pertes de population surtout par émigration, pertes éventuelles de territoires, de ces points de vue elle serait plus mal lotie. Et si le risque d'une nouvelle agression russe semblait ne pas être exclu, ça ferait encore plus fuir les investisseurs qu'avant la guerre.

 

Qu'est-ce qui jouerait dans l'autre sens ? Pas grand chose il me semble :

- Si on imagine une manne de 300 milliards de dollars confisquée à la Russie, c'est quelque chose, mais largement insuffisant pour compenser ne serait ce que les destructions matérielles à ce jour, sans parler de celles à venir

- Un capital de sympathie et d'admiration pour avoir fait reculer beaucoup plus fort que soi. Oui, mais au moment d'établir un business plan... ce n'est pas pris en compte

- La perspective de l'intégration à l'UE. Oui, mais ce genre de perspective, certains pays l'ont depuis dix ans et plus, la Serbie par exemple, ça ne bouge guère, et ça n'a pas l'air de beaucoup les aider. Et l'Ukraine serait un beaucoup plus gros morceau, et beaucoup plus pauvre... Les conflits d'intérêts reviendraient ils sur le devant de la scène une fois la guerre terminée ? Eh bien en Pologne, pays pourtant le plus pro-ukrainien de l'UE, ça n'a même pas attendu la fin de la guerre ! Duda n'a même pas attendu que l'Ukraine ait un peu la tête hors de l'eau, il a répondu à l'insulte de Zelenski contre la Pologne en tapant à bras raccourcis sur le "noyé" ! Si l'Ukraine entrait dans l'UE 20 ans après la fin de la guerre, ce serait déjà un très beau résultat 

 

Ces facteurs spécifiques et nouveaux ne semblent même pas suffisants pour compenser les handicaps prévisibles d'une Ukraine victorieuse. Certes une telle Ukraine serait un pays pauvre donc "où tout est à faire". Mais des pays dans cette situation... il y en a beaucoup dans le monde. Et l'Ukraine avant guerre en était déjà, ce qui ne l'a pas nécessairement beaucoup aidé.

Une Ukraine victorieuse aurait à mon sens besoin d'une génération pour se reconstruire. Une génération qui n'aurait pas la vie facile... de même que les Sud-coréens des années 1950 et suivantes n'avaient pas forcément beaucoup de roses :mellow:

Mais pour terminer sur une note positive, si une génération d'Ukrainiens travaillaient comme des Sud-coréens tout en élevant des enfants comme des Français du temps du baby-boom (les deux conditions sont nécessaires)... alors oui, ils arriveraient à faire sortir leur pays de l'ornière.

Ca serait vrai d'ailleurs aussi dans le scénario négatif où la Russie établirait son contrôle sur l'Ukraine (directement ou indirectement). La Pologne a disparu de la carte de l'Europe entre 1795 et 1918, si elle est parvenu à persister dans l'existence malgré l'occupation prolongée par les différents empires qui l'avaient bouffée c'est parce que les Polonais n'avaient pas cessé ni de travailler ni d'avoir des enfants. Ils ne s'étaient pas laissé aller au désespoir.

  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

il y a 5 minutes, Alexis a dit :

D'une manière générale, dans le scénario positif où l'Ukraine préserverait son indépendance, on peut se demander de quels avantages spécifiques et nouveaux elle disposerait pour "remonter la pente" après la guerre.

Aucun avantage spécifique nouveau et réel aprés conflit ( dans la situation favorable paix durable bla bla ); ça reste à construire.

90% se joue en interne. C'est un projet civil sur lequel le pays devrait DEJA se positionner, ou provoquer du débat. Mais là....ça a l'air timide. On verra si les élections approchent, si les candidats montent au créneau, etc...Un programme réaliste ne pourra PAS juste se baser sur le fait d'entrer dans l'OTAN et l'UE et attendre l'argent magique. 

- retour des émigrés, plus ou moins sans trop leur demander, ce qui passerait par le fait que l'UE stoppe l'accueil temporaire ( si il continue c'est un pays saigné ). La mesure sera impopulaire pour l'UE et pour l'Ukr mais c'est une nécessité. Inversement des émigrés restant en UE et qui rapatrie chaque mois qq centaines d'euros vers la famille là bas, c'est la continuation d'un pays perfusé sur la mauvaise pente, autant déplacer l'Ukr en centrafrique sur une carte économique virtuelle.

- mafia et corruption. Bon, ça rigole bcp quand on en parle, c'est juste bon pour les méchants russes. Sauf que c'est pareil en Ukr, voir même c'est pire en un sens car ça ne se manifeste pas de la même manière. En Ru ça concerne les "riches et puissants" en haut de la pyramide alimentaire. En Ukr ça concerne potentiellement tout le monde qui y va de sa petite grapille, c'est plus diffus et généralisé.

  • Confused 1
  • Upvote 4
Link to comment
Share on other sites

il y a 11 minutes, Alexis a dit :

D'une manière générale, dans le scénario positif où l'Ukraine préserverait son indépendance, on peut se demander de quels avantages spécifiques et nouveaux elle disposerait pour "remonter la pente" après la guerre.

L'Ukraine avant la guerre, c'était le pays le plus pauvre d'Europe, avec moins de la moitié de la prospérité moyenne mondiale (Inde et Afrique noire incluses) Une Ukraine post-guerre indépendante aurait beaucoup de handicaps supplémentaires : destructions matérielles, pertes de population surtout par émigration, pertes éventuelles de territoires, de ces points de vue elle serait plus mal lotie. Et si le risque d'une nouvelle agression russe semblait ne pas être exclu, ça ferait encore plus fuir les investisseurs qu'avant la guerre.

 

Comme tu l'indiques, l'Ukraine aura besoin de stabilité (une tutelle russe dans le pire des cas) et de davantage de natalité, c'est un minimum. Si la guerre devait conduire à une dépendance russe de l'Ukraine, j'ai peur que la générosité occidentale n'en pâtisse sérieusement : en somme la mise en oeuvre du discours de VZ mais à l'envers sur "ne pas aider l'Ukraine, c'est aider la Russie". 

Tant que l'Ukraine reste indépendante, elle peut quand même compter sur son agriculture en travaillant assez fortement sur la transformation des produits agricoles. Le pays est disfonctionnel sur un plan administratif , il y aurait  un gros travail la dessus. Avant-guerre on trouvait des informaticiens surpayés pour des standards français. L'écart de revenus entre ces personnes souvent jeunes et anglophones et les smicards locaux devaient être énormes.

 

 

Link to comment
Share on other sites

il y a 1 minute, ksimodo a dit :

- mafia et corruption. Bon, ça rigole bcp quand on en parle, c'est juste bon pour les méchants russes. Sauf que c'est pareil en Ukr, voir même c'est pire en un sens car ça ne se manifeste pas de la même manière. En Ru ça concerne les "riches et puissants" en haut de la pyramide alimentaire. En Ukr ça concerne potentiellement tout le monde qui y va de sa petite grapille, c'est plus diffus et généralisé.

C'est nouveau cette notion de corruption différentielle selon le niveau de la paie ? Bon c'est juste faux ceci dit, en Russie on paie aussi bien pour avoir un diplôme qu'un accès plus facile à l'administration. C'est partout pareil (sauf en France, en tout cas pour les brevets des collèges).

il y a 21 minutes, Alexis a dit :

Une Ukraine victorieuse aurait à mon sens besoin d'une génération pour se reconstruire. Une génération qui n'aurait pas la vie facile... de même que les Sud-coréens des années 1950 et suivantes n'avaient pas forcément beaucoup de roses :mellow:

 

Mais pour terminer sur une note positive, si une génération d'Ukrainiens travaillaient comme des Sud-coréens tout en élevant des enfants comme des Français du temps du baby-boom (les deux conditions sont nécessaires)... alors oui, ils arriveraient à faire sortir leur pays de l'ornière.

Oui. L'Histoire ne se mesure pas qu'en temps courts mais aussi en temps longs. Et quand on voit d'où sont partis les Sud-Coréens, on se dit qu'il y a de l'espoir.

Bon par contre, faudra pas effectivement s'attendre à ce que l'Ukraine devienne une superpuissance d'ici 2030.

  • Upvote 4
Link to comment
Share on other sites

Il y a 15 heures, Akilius G. a dit :

Ce n'est pas si simple pour une multitude de raisons. 

Nous sommes d'accord sur le fait que l'UE a vocation à soutenir la reconstruction de l'Ukraine, c'est le principe d'une communauté d'intérêts. Je suis plus partagé sur la "Russie payera", car on a vu ce qu'historiquement "l'Allemagne payera" a donné. Les sommes cosmiques affectables à la reconstruction sont en partie trompeuses. Les déluges d'argent génèrent de la corruption, et je ne fais pas référence à des travers spécifiquement ukrainiens. Dépenser des sommes folles, même pour le bien public, enflamme l'orgueil et la suffisance chez les décideurs, et l'inflation pour les travailleurs. Dans une certaine limite ça passe, mais ce sont des travers dangereux. L'âme humaine n'est pas façonnée dans un pays démocratique pour faire le bien pour des millions de concitoyens. C'est un HS de ma part.

Je crois que l'exemple historique de l'Allemagne, les Ukrainiens s'en cognent un peu ainsi que tous les pays qui ont saisi des avoirs. Qui ira rendre l'argent aux Russes après ce désastre, surtout après que la Russie de Poutine eut exproprié les actifs de la majorité des multinationales ? Je ne pense pas que ça va se bousculer au portillon. Mais j'irais même plus loin pour répondre à ton objection par rapport à l'exemple historique de "l'Allemagne paiera".

Oui elle n'a pas payé in fine, car on avait cru assez naïvement que la parole serait respectée. Le cas ici présent est considérablement différent, en ceci que l'argent est déjà payé. Après le traité de Versailles, on est reparti avec un papelard et une signature. Cette fois-ci, on aura peut être une signature Russe, mais surtout, on a déjà l'argent payé d'avance. Donc pas de risque de traîtrise à l'Allemande. 

Il y a 15 heures, g4lly a dit :

Comme dirait Pascal ... Là il semble que tu sortes de ta zone de confort :bloblaugh: En fait le TP c'est vraiment très capitalistique ... c'est peu d'homme, des grosses machine tres couteuse, des milliers de tonne d'acier et de béton.

Pour le bâtiment c'est un peu différent ... mais ce n'est pas le résidentiel ou le tertiaire qui a souffert ici. Et tout ce qui est du gros industriel c'est la problématique du dessus.

Dommage, c'est ma zone de confort. Que ce soit chez Bouygues construction ou chez Vinci, même constat. L'amortissement de ton capital de grosses machines super impressionnantes (et ça l'est en réalité, mais ça coute en relatif peu cher par rapport au personnel), c'est entre 1,7% (Bouygues) et 5,4% (Vinci) du chiffre d'affaires. Dans les deux cas, les charges de personnels pèsent pour 25% du chiffre d'affaires, par comparaison. Et il faut ensuite payer tout le reste, le béton, l'énergie, les gros ensembles, les prestations diverses.

Mais ces coûts, qui n'apparaissent pas ici comme des charges de personnels chez Bouygues ou Vinci, puisque ce sont des services achetés, quand tu les décortiques en cascade chez ces prestataires, tu réalises assez vite que c'est principalement des coûts de personnels. 

https://www.bouygues-construction.com/sites/default/files/bycn-rapport_financier_vf-pp-web-2022_0.pdf (page 28)

https://www.bouygues-construction.com/sites/default/files/bycn-rapport_financier_vf-pp-web-2022_0.pdf (page 28)

Mais bref, on s'en fout. Si les Ukrainiens doivent reconstruire le viaduc de Millau chez eux, ça leur coutera moins cher qu'en France. Après oui, je ne saurais dire dans quelle proportion, mais non, ils ne seront pas otage pour le reconstruction du prix du Caterpillar américain. 

  • Like 2
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

Il y a 7 heures, Alexis a dit :

Toutes ces discussions dépendent d'un même présupposé, que l'Ukraine gagne la guerre, c'est-à-dire préserve son indépendance face au projet russe de la satelliser.

Oui il y a un présupposé, mais dont la probabilité n'est pas de 50/50. Est-ce qu'on pense que l'indépendance de l'Ukraine reste théoriquement menacée, oui. Mais de façon importante ? Je n'y crois pas une seule seconde. 

Les Américains ont été très clairs sur le sujet, les Polonais ont sous-entendu qu'ils s'engageraient militairement en Ukraine si la situation devait tourner au vinaigre. Et ce n'est la brouille politico-politicienne sur le sujet agricole qui va y changer grand chose. Les Allemands ont tourné casaque sur la question et ne semblent plus rien espérer des Russes. 

L'Ukraine a gagné son indépendance et elle négocie militairement les territoires qu'elle va garder. Mais avec ou sans Zaporizhia, le Donbass ou la Crimée, son centre de gravité géopolitique et sociétal a basculé et ne retournera pas dans le giron Russe. Sans être catégorique et tranché, je donne quand même ce scenario à 90/10. 

  • Upvote 3
Link to comment
Share on other sites

il y a 29 minutes, olivier lsb a dit :

Mais bref, on s'en fout. Si les Ukrainiens doivent reconstruire le viaduc de Millau chez eux, ça leur coutera moins cher qu'en France. Après oui, je ne saurais dire dans quelle proportion, mais non, ils ne seront pas otage pour le reconstruction du prix du Caterpillar américain. 

La remarque sur le Cat c'était de moi :)

C'est une cascade de chose comme tu dis. Même en prenant 50% de MO ( pour prendre une valeur ) ça n'en fera pas tout à fait un coup réduit de 50%.

Donc pour reprendre les chiffres plus haut ( 300 Mds ou équivalent PIB d'un pays riche qui seraient bcp plus ) les 300 Mds ne deviendront pas 3000. Et puis dans la sous traitance, tu peux être sûr que l'ingénierie sera sous traitée pour un moment plus à l'ouest, sans gain de cout.

En outre il faudra compter sur la productivité actuelle de la MO et sauf changement futur, comment dire....il va falloir compter bcp plus d'heures que prévu :)

  • Thanks 1
Link to comment
Share on other sites

Le 22/09/2023 à 11:46, Alexis a dit :

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg appelle la Chine à soutenir la guerre de la Russie en Ukraine

Si les États-Unis sont préoccupés par la Chine et veulent pivoter vers l'Asie, ils doivent s'assurer que Poutine ne gagne pas en Ukraine. Car si l'Ukraine l'emporte, nous aurons la deuxième armée d'Europe, l'armée ukrainienne, aguerrie à nos côtés, et nous aurons une armée russe affaiblie, et nous aurons aussi une Europe qui augmentera vraiment ses dépenses de défense. Il vous sera donc plus facile de vous concentrer sur la Chine et de ne pas vous préoccuper uniquement ou moins de la situation en Europe. Et inversement si Poutine gagne. Il est donc dans l'intérêt de la sécurité des États-Unis d'assurer la victoire de l'Ukraine et de rendre plus facile de s'occuper de la Chine.

 

Bravo, Jens. Bravo.

Ah bon la deuxième? Et c'est qui la première?

Link to comment
Share on other sites

Il y a 19 heures, JeanPierre a dit :

Ils faisaient quoi avant la guerre ils s'astiquaient la nouille?

Ou c'est juste pour faire les parasites et manger de l'argent gratuit?

  • Haha 2
Link to comment
Share on other sites

il y a 3 minutes, g4lly a dit :

Ou c'est juste pour faire les parasites et manger de l'argent gratuit?

Je renifle TRES fortement cette hypothèse.....

C'est effectivement cyniquement cocasse que tout le monde y voit des opportunités alors qu'en 2021 personne n'y allait....y avait il des raisons, alors que par exemple des boites française installait des succursales en Ru ou bien achetaient à des usines sous traitantes en Turquie ( pour parler de pays voisins hors UE donc à même mode de taxation / échanges ) ? La corruption, faudra en parler à un moment, pas en comparant à la Ru mais au standards attendus par les voisins de l'ouest ( mais les voisins les plus proches ). Plus les lois, la collecte de l'impot, de la TVA et son débours quand il y a lieu, bref, tout ce qui fait la "sécurité" de l'investisseur.

Le textile par exemple, il a coulé dans les pays "chers", sauf relativement haut de gamme, HDG ou luxe. C'est un produit typique à ratio de main d'œuvre élevé. Avec une main d'oeuvre même moins chère qu'en Chine, il y avait pourtant des sacrés ingrédients pour délocaliser pas loin depuis l'Europe. Certes, des grands marques y sous traitent déjà un poil, mais le secteur pèse qq petits dizaines de milliers d'emploi ( textile chaussure confection ), donc pas grand chose. C'est bien que c'est "compliqué" d'envisager s'installer. La Turquie, avec des salaires modérés, à su sacrément se faufiler sur la branche du textile, par contre. 

Et remédier à celà, ça viendra de la société civile, pas du fait d'avoir été en guerre.

 

  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

il y a 11 minutes, ksimodo a dit :

Je renifle TRES fortement cette hypothèse.....

C'est effectivement cyniquement cocasse que tout le monde y voit des opportunités alors qu'en 2021 personne n'y allait....y avait il des raisons, alors que par exemple des boites française installait des succursales en Ru ou bien achetaient à des usines sous traitantes en Turquie ( pour parler de pays voisins hors UE donc à même mode de taxation / échanges ) ? La corruption, faudra en parler à un moment, pas en comparant à la Ru mais au standards attendus par les voisins de l'ouest ( mais les voisins les plus proches ). Plus les lois, la collecte de l'impot, de la TVA et son débours quand il y a lieu, bref, tout ce qui fait la "sécurité" de l'investisseur.

Le textile par exemple, il a coulé dans les pays "chers", sauf relativement haut de gamme, HDG ou luxe. C'est un produit typique à ratio de main d'œuvre élevé. Avec une main d'oeuvre même moins chère qu'en Chine, il y avait pourtant des sacrés ingrédients pour délocaliser pas loin depuis l'Europe. Certes, des grands marques y sous traitent déjà un poil, mais le secteur pèse qq petits dizaines de milliers d'emploi ( textile chaussure confection ), donc pas grand chose. C'est bien que c'est "compliqué" d'envisager s'installer. La Turquie, avec des salaires modérés, à su sacrément se faufiler sur la branche du textile, par contre. 

Et remédier à celà, ça viendra de la société civile, pas du fait d'avoir été en guerre.

 

Depuis 2014, la guerre larvée dans le Dombass a refroidi les ardeurs.

Avant cela,  c'était plutôt l'instabilité structurelle ukrainienne qui était très perturbatrice, en tout cas pour les quelques chefs d'entreprise que j'ai pu alors rencontrer.

Une guerre qui s'achève sur une situation "claire", cela devrait faire sauter ces verrous.

  • Upvote 3
Link to comment
Share on other sites

On peut parler d'instabilité structurelle avant 2014 si tu veux, c'est une formulation.

Un membre codir qui va la bas ( avant 14 et pas dans l'est ) et se fait rafaler la bagnole, je te confirme qu'il a eu un petit sentiment d'instabilité. Il y a là bas des services non officiels bcp plus performants et dissuasifs que le fisc pour te signaler qu'il y aura une contribution ( de l'huile dans les rouages dirons nous ) additionnelle hors plan concocté avec les officiels. Il fut prévu que ça arriverait, mais il était envisagé que le formulaire de demande avec LRAR arriverait d'une autre façon. Je crois que même les napolitains des affaires, il y a qq décennies, étaient plus civilisés.

Edited by ksimodo
  • Thanks 1
  • Haha 1
Link to comment
Share on other sites

Sans surprise, la diplomatie de derrière les rideaux suit son cours. J'en étais personnellement convaincu, mais je pose çà là pour toutes les fois où j'ai pu lire qu'on refusait tout dialogue avec Moscou, où qu'on essayait pas de dialoguer, à défaut d'avoir un mandat pour négocier (et même si on peut penser que ça négocie un peu malgré tout).

https://news.sky.com/story/ukraine-war-latest-fire-at-russian-oil-tank-ukrainian-forces-close-in-on-supply-road-into-key-battleground-zelenskyy-accuses-moscow-of-genocid-12541713

Citation

Le Royaume-Uni a tenu des discussions secrètes avec la Russie dans le cadre du conflit ukrainien
Des fonctionnaires britanniques ont engagé des discussions diplomatiques avec des représentants clés du Kremlin au sujet de la sécurité mondiale dans le contexte du conflit ukrainien actuel, rapporte le journal i. 

Les réunions discrètes ont eu lieu au cours des 18 derniers mois, dans divers endroits tels que Vienne et New York, dans le cadre d'efforts diplomatiques en coulisses. Les discussions ont principalement porté sur les problèmes de sécurité qui touchent à la fois le Royaume-Uni et la communauté internationale, et notamment sur des sujets tels que les pénuries de céréales et la sécurité nucléaire. 

Mais le Royaume-Uni n'a pas poursuivi activement les négociations de paix visant à une résolution diplomatique du conflit, comme l'a confirmé un diplomate britannique de haut rang qui a participé à certaines de ces conversations.

"Nous sommes restés en contact et nous pensons qu'il est essentiel de maintenir un dialogue ouvert pendant la guerre en Ukraine", a déclaré ce diplomate.

"Nous ne sommes en aucun cas en train de diviser des parties du pays ou de conclure des accords de paix au nom de qui que ce soit, mais il est d'une importance vitale de maintenir cette ligne de contact ouverte.

Un porte-parole du Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) a informé i que des réunions avec des fonctionnaires russes ont effectivement eu lieu, mais uniquement lorsqu'elles étaient considérées comme "absolument nécessaires". Le porte-parole a également rejeté toute affirmation suggérant que ces discussions visaient à négocier la fin du conflit ukrainien, estimant que de telles affirmations n'étaient "ni crédibles ni exactes".

 

 

  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

il y a 16 minutes, Julien416 a dit :

Un petit coup de rasoir d'Ockham : qu'est ce qui est le plus probable ? Que Zelensky, le président juif d'un pays en guerre avec la Russie, applaudisse un vieillard dont il ne sait rien ? Ou qu'il le fasse sciemment, avançant sournoisement son but caché : restaurer l'idéologie nazie en Ukraine, devant le parlement Canadien, au vu et au su de tous...

Zelenski n'a pas organisé le "spectacle". Devait-il se douter de quelque chose? Très probablement, car durant la SGM les nationalistes ukrainiens ne se sont pas bien comportés avec pas mal de population, dont les polonais...

On est quand même dans un sacré "foirage" pour rester poli ; faire applaudir un ancien SS par un parlement, ce n'est pas anodin. Déjà pour le Canada qui a combattu l'Allemagne nazi ; pas sur que les anciens combattants apprécient. On ne connait pas les motivations ni les faits d'armes de ce M Yaroslav Hunka, mais l'Ukraine ayant connu les pires atrocités durant la SGM, la plus grande prudence s'impose... La propagande russe en sort renforcée ; et les frictions Pologne / Ukraine n'en seront pas atténuées. 

Cela me donne le sentiment qu'au sein de l'Occident, on organise une "zone de malaise" autour de Zelenski, voire de l'Ukraine. 

  • Upvote 4
Link to comment
Share on other sites

Il y a 1 heure, prof.566 a dit :

Un certain nombre de "Nazis" ukrainiens l'étaient surtout par russophobie (l'incorporation dans l'armée allemande étant vue comme un moyen de "libérer" l'Ukraine). Faut nuancer un peu tout celà.

C'est comme les chasseurs, y a les bons et les mauvais ... mais de toute évidence ce bon chasseur s'était bien caché d’être un bon chasseur. Il devait être un chouilla morveux quand même.

  • Haha 1
Link to comment
Share on other sites

  • pascal locked this topic
  • pascal unlocked this topic

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
 Share

  • Member Statistics

    5,986
    Total Members
    1,749
    Most Online
    Personne
    Newest Member
    Personne
    Joined
  • Forum Statistics

    21.5k
    Total Topics
    1.7m
    Total Posts
  • Blog Statistics

    4
    Total Blogs
    3
    Total Entries
×
×
  • Create New...