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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : répercussions géopolitiques et économiques


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il y a 53 minutes, Patrick a dit :

Je n'ai pas vu que ça ait déjà été posté mais la Transdnistrie a publié sur un site officiel gouvernemental un message de soutien à l'Ukraine et d'appel à l'aide à celle-ci pour la débarasser des russes désignés comme occupants.

https://gos-pmr.org/ukraine.html

APPEL DES RÉSIDENTS DE LA TRANSNISTRIE AU PEUPLE FRÈRE UKRAINIEN
21 avril 2022, Vues : 11431

Cher Président d'Ukraine Volodymyr Zelensky, chers membres du Gouvernement d'Ukraine, députés de la Verkhovna Rada d'Ukraine, chers commandants et soldats des Forces armées d'Ukraine, cher peuple ukrainien !

Nous, habitants de la Transnistrie,
De nombreux membres de collectifs de travailleurs, d'associations publiques, d'organisations de jeunesse et de représentants des médias regardent avec douleur la guerre de libération de tout le peuple ukrainien contre les occupants russes, les assassins, les violeurs et les maraudeurs. Nous soutenons pleinement le droit sacré de l'Ukraine et de tous les Ukrainiens à vivre dans un environnement pacifique, prospère et
et surtout un pays européen indépendant. Où personne ne dira à ses habitants comment penser et quel chemin choisir.

En cette période difficile, nous vous appelons tous avec une grande inquiétude pour l'avenir non seulement de l'Ukraine, mais aussi de la Transnistrie et de la Moldavie. Nous, les habitants de la Transnistrie, avons pleinement ressenti le coût réel de l'occupation russe,
qui ne nous a apporté que la persécution politique, la censure, l'anarchie, la corruption endémique et le manque de liberté d'expression.

Et, pratiquement la seule véritable affaire en Pridnestrovié, toutes ces années, reste la contrebande, qui est contrôlée par un groupe étroit de personnes contrôlées depuis les puissants bureaux de Moscou.
Notre région est dans une dépression sociale et économique depuis plus de trente ans, où les gens, en particulier les jeunes, n'ont aucune perspective, de sorte que la jeune génération quitte chaque année la Pridnestrovié à la recherche d'une meilleure éducation, d'un travail, d'une vie et d'un avenir pour nos enfants. Nous, les habitants de la Transnistrie, sommes conscients que
que les trente dernières années de notre vie sont du temps perdu, qui a été jeté sous ses pieds par l'impérialisme russe. Il a volé l'avenir de plus d'une génération de résidents de Transnistrie.

Aujourd'hui, nous ne pouvons pas imaginer notre avenir et l'avenir de nos enfants sans la Moldavie, ainsi que sans nos voisins européens fiables, en particulier l'Ukraine. Nous comprenons
que seule la libération de la Transnistrie des envahisseurs russes apportera la paix et la prospérité à toute la région - notre terre, à la Moldavie et à l'Ukraine. Les lois d'occupation russes sont des mensonges constants, de la manipulation, de l'arbitraire. Ils travaillent exclusivement dans les intérêts impériaux du Kremlin et n'ont jamais défendu les droits de nos citoyens.

Nous voyons,
que seul le retour de la Pridnestrovié à un domaine juridique normal, dans lequel vivent la Moldova et les pays de l'Union européenne, donnera à nos enfants et aux générations futures la chance d'une vie meilleure. Si cela ne se produit pas, la Pridnestrovié continuera à mourir tranquillement dans l'isolement complet du monde normal tout entier, perdant sa jeunesse et son espoir pour l'avenir.
La terrible nouvelle nous parvient que le régime de Poutine veut faire de notre Transnistrie un nouveau tremplin pour une attaque contre l'Ukraine, contre le peuple ukrainien libre et invincible. Chers Ukrainiens, nous nous opposons fermement à ce terrible scénario ! Nous ne voulons pas être derrière des barbelés qui nous isoleront de tout le monde civilisé,
car seuls les barbelés sont portés par le « monde russe ».

Aujourd'hui, nous réalisons que la seule armée au monde qui peut arrêter la mise en œuvre du plan des occupants est l'armée ukrainienne. Pendant les 57 jours de la guerre, les troupes ukrainiennes ont prouvé au monde entier que
que les Forces armées ukrainiennes sont l'armée la plus puissante et la plus prête au combat de tout le continent européen. Nous vous appelons à mettre fin aux occupants du territoire de la Pridnestrovié et à libérer toute la région des années de tension. Cela apportera la paix et l'ordre en Transnistrie et en Moldavie et éliminera la menace d'une attaque contre l'Ukraine depuis notre territoire.
Avec foi en l'avenir !

Représentants de l'État et des collectivités locales

Les collectifs de travail des entreprises pridnestroviennes

Organismes publics et syndicats

Organisations de jeunesse et d'étudiants

Organisations d'anciens combattants et syndicats d'officiers

Union des anciens combattants d'Afghanistan

Représentants des médias

Vrai message ou piratage ? Quelles autorités ? Ca pourrait tout aussi bien être une provocation russe pour pousser l'Ukraine à agir. Et quelle représentativité ?

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https://www.ft.com/content/6231877b-796f-4d56-8dc5-cfa0b00248de

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German producer prices surge at fastest rate since records began

Valentina Romei in London April 20 2022

4 - 5 minutes

Rise in factory costs likely to trigger higher consumer inflation in the months ahead, economists warn

A production line at a medical glassware factory in Buende, Germany. Producer prices were 30.9 per cent higher in March than in the same month last year, the sharpest increase since 1949 © Alex Kraus/Bloomberg

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German producer prices surged at their fastest pace in at least 73 years, raising concerns that the eurozone’s largest economy is at risk of a serious bout of stagflation.

Producer prices for industrial products were 30.9 per cent higher in March than they were the same month last year, the sharpest increase since the data series began in 1949. The figures follow downgrades by economists of forecasts for German growth.

Costs for German industry were expected to rise sharply on the back of Russia’s invasion of Ukraine, which has sent prices of energy and other commodities soaring. The official rate, recorded by the Federal Statistical Office, Destatis, was higher than the 28.2 per cent forecast of economists polled by Reuters.

Andrew Kenningham, economist at Capital Economics, said: “The extent and particularly the breadth of the rise in producer prices suggests that German inflation will remain very high for a long time to come.” 

The pace of German producer price inflation is now more than twice as fast as during the 1970s, an era marred by stagflation — defined as a period of low growth and high inflation. On Tuesday, the IMF cut its 2022 growth forecast for Germany to 2.7 per cent, 1.7 percentage points below its previous estimate. The downgrade is the biggest across advanced economies, highlighting the exposure of Germany’s energy-intensive manufacturing sector to the conflict in Ukraine.

The IMF has sought to play down concerns that the global economy is again at risk of stagflation. Pierre-Olivier Gourinchas, the IMF’s new chief economist, said this week that the risk of a 1970s-style oil shock was now smaller as the world was less reliant on crude.

German industry does, however, rely heavily on Russian natural gas imports. Destatis said the price of this gas paid by manufacturers in the country was up by 145 per cent from March 2021. Overall energy prices rose 84 per cent, even with petroleum prices rising by a more modest 61 per cent.

The price paid by German companies for other products of which Russia and Ukraine are significant producers, such as fertilisers, feed for livestock, wood products and cereal flour, rose at annual rates ranging between 34 per cent and 87 per cent.

Higher factory gate inflation raises the prospect of increased consumer prices in the months ahead, as some businesses pass on their costs to shoppers. Consumer price inflation is already at a post-reunification high of 7.3 per cent. Some economists expect it to rise to double digits in the coming months.

Carsten Brzeski, economist at ING Research, described Wednesday’s figure as more bad news for the German economy. “Companies are increasingly seeing profit margins coming under pressure, while households see their purchasing power melting away like snow in the sun,” he said.

Kenningham said surging price pressures were “one reason why we think German household spending will be weaker than most expect this year”.

 

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Il y a 9 heures, MIC_A a dit :

Une erreur, non, je ne le pense pas.
Je ne suis pas sociologue mais je me méfie de leurs études trop souvent "idéalisées" et parfois appliquées en dépits du bon sens quand elles sont "achetés"  par dogmatisme par des politiques sensibilisés à leurs visions mais pour d'autres aspirations.
On l'a bien relevé avec des évolutions sociétales qui ne se sont pas révélées aussi "prometteuses" qu'espérés pour un tas de raisons  et le constat a été un rétro pédalage ou une dérive si entêtement.
En démocratie ça donne des groupes qui s'identifient aux mesures les concernant et un peu de "rien à faire des autres "  et à qui ont fait plaisir pour obtenir des voix en retour !
En autocratie/dictature, hors castes dirigeantes, pas une tête ne doit dépasser !

Ce sont bien des minorités qui renversent des pouvoirs sans l'assentiment de la majorité certes, mécontente, bruyante mais plutôt docile, imposent leurs visions par l'endoctrinement distillée sur la durée ou  plus "radicalement"  mais là faut vraiment y aller à l'excès et liquider rapidement toutes opposition et gouverner par la terreur !
Moins évident pour une population qui a goûté ou vécu longtemps avec sa liberté de penser et d'agir.

A contrario,  il est facile pour un pouvoir en place d'orienter la perception des foules suivant les évènements subits si tout l'appareil de communication est au ordres sans possibilités pour le clampin moyen d'obtenir un autre son de cloche pour se faire une opinion si tenté qu'il soit demandeur.
Ça marche d'autant mieux sur des populations restés longtemps sous ces régimes mais n'est pas à exclure dans les démocraties perméables aux influences extérieures qu'elles aient été acceptés par traités et subit, socialement/économiquement/militairement.

Je vois ou tu voulais en venir !
Le suivis des foules qui sont touchées par les pénuries liées aux sanctions occidentales et à la merci d'un discours biaisé qui fait passer la Russie pour une victime alors que pour le coup c'est plutôt l'inverse !
Je vois une bonne partie des Russes bien éduqué et certainement moins crédules que l'on voudrait bien nous le faire croire, qu'ils "donnent le change" pour des trucs sans importances ok, ils s'en sont accommodés depuis des lustres et très bien adaptés (système D) mais  accepter une déclaration de guerre en se contentant des justifications de leurs élites, c'est le mot "méfiance" qui me viendrait à l'esprit et ça reste à voir!
Tout dépendra du niveau d’imprégnation, de la façon de raconter l'histoire et préciser les buts, accessoirement un risque de destruction du monde si l'escalade s'amplifiait alors que la Russie n'est pas menacé physiquement mais économiquement pour tenter d'infléchir les ambitions actuelles d'occuper tout le Sud de l'Ukraine, pour le Dombass ça semble compris !
Beaucoup se poseront la question de comment ils en sont arrivé là et j'espère, manifesteront leurs souhaits de revenir à une situation autre que la guerre avec probablement des changements à la tête du pays qui aura failli dans sa mission de développement/bien être de ses populations.

S'accoquiner avec la Chine pour longtemps, est-ce un avenir plus radieux pour les russes ?
 

 

C'est le côté le plus évident. Mais il s'avère que des Russes ont été insultés voire agressés en France, pays fort peu concerné, que les crimes allemands de la seconde guerre mondiale, ceux des US aux Viet-Nam ou des Soviétiques en Afghanistan n'ont pas été le seul fait d'une minorité endurcie mais largement d'individus lambdas pris dans un contexte particulier. Et on pourrait multiplier les exemples qui tendent à limiter la confiance que l'on peut faire au fait que la plupart des gens veulent vivre paisiblement pour considérer que cela les prémunit des fureurs guerrières. Mais on s'éloigne quelque peu du sujet.

Il y a 6 heures, Boule75 a dit :

. On a besoin d'intégrer les Balkans, l'Ukraine, la Moldavie

Pourquoi?

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Quelqu'un aurait-il accès à cet article ou connait la manip pour récupérer les articles du Point ? 

https://www.lepoint.fr/monde/le-renseignement-militaire-francais-en-crise-23-04-2022-2473069_24.php

Citation

Le limogeage express du général Éric Vidaud, patron de la Direction du renseignement militaire (DRM), fin mars, a provoqué un choc. En pleine guerre livrée par la Russie à l'Ukraine, alors que l'exécutif français avait précédemment accueilli par le silence les annonces américaines et britanniques sur l'inéluctabilité de l'invasion russe, cette éviction a pu sembler marquer la défiance des décideurs français envers un officier général qui n'aurait pas fait le job.

La réalité est plus complexe. Après de nombreux entretiens avec des acteurs civils et militaires connaissant la production de la DRM sur la guerre en Ukraine et ses prémices, les convictions sont partagées, comme l'affirme cette source qualifiée : « La DRM avait toute l'info nécessaire en termes de matériels ou de mouvements...

 

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il y a une heure, gustave a dit :
Il y a 7 heures, Boule75 a dit :

. On a besoin d'intégrer les Balkans, l'Ukraine, la Moldavie

Pourquoi?

Précisions : je ne pensais pas nécessairement à une intégration pleine, complète, dans l'UE. Ca n'est ni très réaliste à court terme (les derniers intégrés ne le sont pas tous formidablement...), ni même nécessairement souhaitable pour ces pays eux-même.
Par contre, il n'est pas possible de les délaisser : on voit immédiatement une bonne série de remue-miasmes qui arrive pour 1. profiter et 2. ficher le boxon. On a donc tout intérêt si possible à tirer ces pays vers le haut, vers la stabilité et la paix avec leurs voisins.
 

il y a une heure, gustave a dit :

Mais il s'avère que des Russes ont été insultés voire agressés en France, pays fort peu concerné,

Hein ? Anecdotique ou significatif ?
Crêpage de chignon dans un télésiège à Courchevel ?

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Il y a 7 heures, Métal_Hurlant a dit :

Je ne sais pas si cet article d'A&C a déjà été posté ici ; Exagérément négatif sur la situation de l'industrie de l'armement russe ?

https://air-cosmos.com/article/la-russie-asphyxiee-elle-met-fin-a-certaines-de-ses-productions-militaires-modernes-32633

La Russie asphyxiée : elle met fin à certaines de ses productions militaires modernes
Le complexe militaro-industriel russe est en souffrance à la suite des sanctions économiques imposées par les pays occidentaux. Et pour cause : la Russie est largement dépendante à l'importation des hautes technologies dans sa production de matériels modernes

Il est permis de penser qu'il existe un impact négatif sur les productions d'armement russe des sanctions en termes notamment de composants, pour lesquels la Russie ne semble pas être autonome. Impact qui devrait perdurer tant que des remplacements n'ont pas été sourcés ailleurs (Chine notamment)

Cela dit, il faut quand même noter que la source de cet article est "le « War Bulletin », produit le 16 avril par l’ambassade d’Ukraine à Washington"

La source n'est pas neutre, il y a une guerre en cours, et la communication de guerre fait partie intégrante des opérations. Il est tout à fait possible que la description de la situation soit catastrophiste à dessein.

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Il y a 10 heures, Boule75 a dit :

Hein ? Anecdotique ou significatif ?
Crêpage de chignon dans un télésiège à Courchevel ?

Anecdotique puisque l’on ne parle pas d’une vague massive mais significatif tout de même puisque cela ne relève pas non plus du crêpage de chignon. Il y a même eu des consignes hallucinantes de certains responsables administratifs qui avaient été rapportées par le canard enchaîné.

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Comme c'était prévisible, on s'achemine vers une solution pour continuer le règlement des livraisons russes de gaz

Dans un document consultatif envoyé aux États membres jeudi, la Commission a déclaré que la proposition de la Russie risquait d'enfreindre les sanctions de l'UE, car elle remettrait la réalisation effective de l'achat - une fois les paiements convertis en roubles - entre les mains des autorités russes.

Toutefois, le décret de Moscou n'empêche pas nécessairement un processus de paiement qui serait conforme aux sanctions de l'UE à l'encontre de la Russie dans le cadre du conflit en Ukraine, a déclaré la Commission.

(...) Avant d'effectuer les paiements, les opérateurs de l'UE pourraient également déclarer clairement qu'ils considèrent que leurs obligations contractuelles sont remplies lorsqu'ils déposent des euros ou des dollars auprès de Gazprombank - et non plus tard, après la conversion du paiement en roubles, selon le document.

"Il serait souhaitable de demander à la partie russe de confirmer que cette procédure est possible en vertu des règles du décret", précise le document.

L'avis de la Commission n'est pas juridiquement contraignant, mais il constitue une tentative d'orienter le débat pendant que les États membres cherchent à déterminer comment ils peuvent continuer à payer le gaz russe.

(...) Le régime de sanctions de l'UE n'interdit pas aux entreprises d'ouvrir des comptes auprès de Gazprombank, ni d'entrer en contact avec la banque pour tenter de trouver une solution, précise le document.

Le point qui reste à résoudre est de savoir si les obligations contractuelles des acheteurs européens du gaz russe sont remplies au moment où ces acheteurs transfèrent des euros depuis leur compte dans une banque européenne vers leur compte chez Gazprombank - d'où conformité stricte au contrat existant - ou au moment où ces acheteurs ordonnent à Gazprombank de convertir ces euros en roubles et de les virer vers le compte de Gazprom - ce que dit le décret russe.

A voir ce que devient la discussion entre Etats membres à partir de cet avis initial de la Commission. Mais la piste qui est citée (ballon d'essai ?) comme quoi les acheteurs européens déclareraient qu'ils considèrent leurs obligations contractuelles remplies lors du virement vers leur compte chez Gazprombank pourrait être intéressante, pourvu que Moscou accepte de ne pas contredire cette déclaration - qui ne les engage évidemment à rien du point de vue de leur propre droit. J'imagine mal que Moscou approuve explicitement, mais qu'il ne réponde rien arrangerait tout le monde et c'est bien l'intérêt commun.

Ca pourrait être un moyen de continuer les échanges (de gaz maintenant, d'autres matières premières lorsque le décret russe sera étendu à d'autres exportations) en sauvant la face de tout le monde.

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il y a 20 minutes, Alexis a dit :

Comme c'était prévisible, on s'achemine vers une solution pour continuer le règlement des livraisons russes de gaz

Dans un document consultatif envoyé aux États membres jeudi, la Commission a déclaré que la proposition de la Russie risquait d'enfreindre les sanctions de l'UE, car elle remettrait la réalisation effective de l'achat - une fois les paiements convertis en roubles - entre les mains des autorités russes.

Toutefois, le décret de Moscou n'empêche pas nécessairement un processus de paiement qui serait conforme aux sanctions de l'UE à l'encontre de la Russie dans le cadre du conflit en Ukraine, a déclaré la Commission.

(...) Avant d'effectuer les paiements, les opérateurs de l'UE pourraient également déclarer clairement qu'ils considèrent que leurs obligations contractuelles sont remplies lorsqu'ils déposent des euros ou des dollars auprès de Gazprombank - et non plus tard, après la conversion du paiement en roubles, selon le document.

"Il serait souhaitable de demander à la partie russe de confirmer que cette procédure est possible en vertu des règles du décret", précise le document.

L'avis de la Commission n'est pas juridiquement contraignant, mais il constitue une tentative d'orienter le débat pendant que les États membres cherchent à déterminer comment ils peuvent continuer à payer le gaz russe.

(...) Le régime de sanctions de l'UE n'interdit pas aux entreprises d'ouvrir des comptes auprès de Gazprombank, ni d'entrer en contact avec la banque pour tenter de trouver une solution, précise le document.

Le point qui reste à résoudre est de savoir si les obligations contractuelles des acheteurs européens du gaz russe sont remplies au moment où ces acheteurs transfèrent des euros depuis leur compte dans une banque européenne vers leur compte chez Gazprombank - d'où conformité stricte au contrat existant - ou au moment où ces acheteurs ordonnent à Gazprombank de convertir ces euros en roubles et de les virer vers le compte de Gazprom - ce que dit le décret russe.

A voir ce que devient la discussion entre Etats membres à partir de cet avis initial de la Commission. Mais la piste qui est citée (ballon d'essai ?) comme quoi les acheteurs européens déclareraient qu'ils considèrent leurs obligations contractuelles remplies lors du virement vers leur compte chez Gazprombank pourrait être intéressante, pourvu que Moscou accepte de ne pas contredire cette déclaration - qui ne les engage évidemment à rien du point de vue de leur propre droit. J'imagine mal que Moscou approuve explicitement, mais qu'il ne réponde rien arrangerait tout le monde et c'est bien l'intérêt commun.

Ca pourrait être un moyen de continuer les échanges (de gaz maintenant, d'autres matières premières lorsque le décret russe sera étendu à d'autres exportations) en sauvant la face de tout le monde.

Je viens de mettre un lien sur ce sujet ici :

 

Voilà la partie qui parle de Gazprom. C'est du lourd.

Prix de l’or en dollars en fonction de différents taux de change US$/Rouble

Bien que les établissements de crédit non russes n’aient pas accès à ce mécanisme, il semble que rien n’empêche une banque russe d’acheter de l’or dans un autre centre, comme Dubaï, pour le revendre à la banque centrale russe contre des roubles. Il suffit que le taux dollar/rouble soit favorable à l’arbitrage et qu’elle puisse régler dans une monnaie non sanctionnée, comme le renminbi, ou avoir accès à des eurodollars qu’elle pourra échanger contre des euroroubles (voir ci-dessous) auprès d’une banque située en dehors des juridictions « non amies ».

Le taux dollar/rouble peut maintenant être facilement contrôlé par la RCB, car la façon dont la demande de roubles en pénurie est traitée devient une question de politique. La branche de paiement de Gazprom (Gazprombank) est actuellement dispensée des sanctions occidentales et les paiements de gaz et de pétrole de l’UE passeront par elle.

En résumé, un consommateur occidental peut acquérir des roubles de quatre manières différentes :

 

• En achetant des roubles sur les bourses étrangères.

• En déposant des euros, des dollars ou des livres sterling auprès de Gazprombank, qui se chargera de la conversion en tant qu’agent.

• En augmentant le bilan de la Gazprombank pour fournir des crédits, mais des garanties non sanctionnées seraient exigées.

• Par des banques étrangères créant des crédits en roubles qui peuvent être versés à la Gazprombank contre la livraison d’énergie.

La dernière de ces quatre possibilités est certainement possible, car c’est la base des eurodollars, qui circulent en dehors du système monétaire de New York et sont devenus un élément central de la liquidité internationale. Pour comprendre la création des eurodollars, et donc la possibilité d’un marché des euroroubles en développement, il faut se plonger dans le monde de la création de crédit.

Il existe deux façons pour les étrangers de détenir des soldes en dollars. La manière communément comprise est le système des correspondants bancaires. Votre banque, disons en Europe, gère des comptes de dépôt avec ses banques correspondantes à New York (JPMorgan, Citi, etc.). Ainsi, si vous effectuez un dépôt en dollars, le crédit sur votre compte correspondra à la variation du compte correspondant de votre banque à New York.

Supposons maintenant que vous vous adressiez à votre banque européenne pour un prêt en dollars. Si le prêt est accordé, il apparaît comme un actif en dollars dans le bilan de votre banque, qui, grâce à la comptabilité en partie double, est assorti d’un passif en dollars en votre faveur, l’emprunteur. Il ne peut en être autrement et c’est la base de toute création de crédit bancaire. Mais notez que dans la création de ces soldes, le système bancaire américain n’est nullement impliqué, ce qui explique comment et pourquoi les eurodollars circulent, étant fongibles avec les dollars américains mais distincts dans leur origine.

Par la même méthode, on pourrait assister à la naissance et à l’expansion rapide d’un marché d’Euroroubles. Il suffit qu’une banque crée un prêt en roubles, assorti d’une comptabilité en partie double et d’un dépôt pouvant être utilisé pour les paiements. La devise dans laquelle la banque gère son bilan n’a pas d’importance, il suffit qu’elle ait de l’espace dans son bilan, qu’elle ait accès à la liquidité en roubles et qu’elle soit une contrepartie crédible.

Cela suggère que les banques de la zone euro et du Japon ne peuvent avoir qu’une participation limitée car elles sont déjà très fortement endettées. Les banques les plus aptes à gérer des soldes en Euroroubles sont les étasuniennes et les chinoises, car elles ont des ratios actifs/fonds propres plus conservateurs. En outre, les grandes banques chinoises sont majoritairement détenues par l’État et ont déjà des intérêts commerciaux et monétaires avec la Russie, ce qui leur donne une longueur d’avance en matière de liquidités en roubles.

Nous avons remarqué que les grandes banques des Etats-Unis n’hésitent pas à traiter avec les Chinois, malgré la politique, et elles aimeraient donc sans doute avoir l’occasion de participer aux Euroroubles. Mais cette semaine encore, le gouvernement US leur a interdit de verser aux détenteurs de la dette souveraine de la Russie plus de 600 millions de dollars. Nous devons donc supposer que les banques US ne peuvent pas participer, ce qui laissera le champ libre aux mégabanques chinoises. Et toute tentative d’accroître les sanctions à l’encontre de la Russie, peut-être en ajoutant Gazprombank à la liste des établissements sanctionnés, n’aboutit à rien, exclut définitivement les banques US de l’action et renforce l’intégration financière entre la Russie et la Chine. Le fossé entre les monnaies adossées aux matières premières et la fiat financière d’antan ne fera que s’élargir.

Pour l’instant, de nouvelles sanctions relèvent de la spéculation. Mais Gazprombank, avec l’aide de la Banque Centrale Russe, jouera un rôle clé en fournissant au marché international du rouble des liquidités en gros, du moins jusqu’à ce que le marché acquière une profondeur de liquidité. En retour, Gazprombank peut agir comme un recycleur de dollars et d’euros obtenus grâce aux excédents commerciaux sans qu’ils n’entrent dans les réserves officielles. Le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling étant des monnaies peu amies, les seules retenues seront probablement le renminbi et l’or.

De cette manière, on peut s’attendre à ce que le rouble, l’or et les matières premières aient tendance à augmenter en tandem. Nous pouvons voir le processus par lequel, comme l’a dit Zoltan Pozsar, Bretton Woods III, un régime monétaire mondial basé sur les matières premières, peut prendre le relais de Bretton Woods II, qui a été caractérisé par la financiarisation des monnaies. Et il ne s’agit pas seulement de la Russie et de ses roubles. C’est une direction partagée par la Chine.

Les effets économiques d’une monnaie forte adossée à des matières premières défient les croyances monétaires et économiques qui prévalent en Occident. Mais les conséquences qui découlent d’une monnaie forte sont souhaitables : baisse des taux d’intérêt, maintien de la richesse dans le secteur privé et échappatoire à l’échec inévitable des monnaies occidentales et de leurs marchés de capitaux. Les arguments en faveur du découplage du système monétaire dominé par le dollar sont soudainement devenus convaincants.

il y a 22 minutes, Alexis a dit :

Ca pourrait être un moyen de continuer les échanges (de gaz maintenant, d'autres matières premières lorsque le décret russe sera étendu à d'autres exportations) en sauvant la face de tout le monde.

C'est donc surtout un moyen de sortir de Bretton Wood II. Ce qui est il me semble le véritable but de Poutine dans la guerre Ukrainienne.

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il y a 24 minutes, herciv a dit :

C'est donc surtout un moyen de sortir de Bretton Wood II. Ce qui est il me semble le véritable but de Poutine dans la guerre Ukrainienne.

Si c'était son véritable but, il n'aurait pas eu besoin d'envahir l'Ukraine. Il pouvait très bien bloquer le commerce avec l'Occident lui-même, de son côté, sans avoir à attaquer une tierce partie pour se prendre des sanctions en retour.

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il y a 15 minutes, Kelkin a dit :

Si c'était son véritable but, il n'aurait pas eu besoin d'envahir l'Ukraine. Il pouvait très bien bloquer le commerce avec l'Occident lui-même, de son côté, sans avoir à attaquer une tierce partie pour se prendre des sanctions en retour.

Il pouvait très bien faire d'une pierre deux coups. 

Ma conviction personnelle c'est que Poutine cherchait les sanctions pour déclencher ce mouvement massif sur les matières premières et les capitaux. 

Il y avait un mouvement de réallocation des réserves de changes en défaveur de l'euro et du dollar, ce mouvement a été amplifié par la guerre.

Le rouble semblait fortement attaqué au début de la guerre. Il devient probablement une valeur de référence sur les marchés de matière première, idem remimbi. 

La dette etait très forte mais trouvait jusqu'à maintenant des acheteurs. Mais la volonté des US et de l'Europe de couper la russie des flux financiers fait perdre la confiance du monde entier dans la valeur universelle du dollar. Une partie du monde doit vivre sans. Cette partie du monde n'achètera plus de dollar par exemple pour acheter du pétrole (CF les saouds qui acceptent désormais le rouble), ni de dette US.

Le prix des matières premières explose partout ... sauf si tu as une monnaie bassée sur un panier de matières premières ... et donc ni de la monnaie électronique, ni des $, ni des €.

J'avais rigolé concernant la répercussion de l'inflation sur les coûts du f-35 mais finalement j'était complètement à côté de la plaque.

 

Edited by herciv
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il y a 13 minutes, Banzinou a dit :

Poutine félicite Macron pour sa réélection, lui souhaite du «succès»

https://www.europe1.fr/international/poutine-felicite-macron-pour-sa-reelection-lui-souhaite-du-succes-4107629

 

"Je vous souhaite sincèrement du succès dans votre action publique, ainsi qu'une bonne santé"

 

Ce type est une véritable ordure

Pourquoi ? Il aurait dû souhaiter échec et maladie?

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il y a 3 minutes, gustave a dit :

Pourquoi ? Il aurait dû souhaiter échec et maladie?

Quelle naïveté...

On souhaite bonne santé au nouvel an, faut être naïf pour penser que si Poutine souhaite une "bonne santé", c'est du troll complet.

C'est dans le même genre que "Oh, ça serait tellement dommage qu'il vous arrive quelque chose..."

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il y a 7 minutes, gustave a dit :

Pourquoi ? Il aurait dû souhaiter échec et maladie?

Disons que le côté "bonne santé" est assez ironique venant de sa part. Et accessoirement, je ne vois pas trop le rapport avec l'élection.

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il y a 1 minute, Ciders a dit :

Disons que le côté "bonne santé" est assez ironique venant de sa part. Et accessoirement, je ne vois pas trop le rapport avec l'élection.

Vu la forte attirance des services russes pour les poisons ...

Ca peut être une menace !

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il y a 22 minutes, Kelkin a dit :

Si c'était son véritable but, il n'aurait pas eu besoin d'envahir l'Ukraine. Il pouvait très bien bloquer le commerce avec l'Occident lui-même, de son côté, sans avoir à attaquer une tierce partie pour se prendre des sanctions en retour.

Tu te rend compte que dans le fond si on regarde la guerre elle-même, c'est une guerre très régionale dont les conséquences sont mondiales.

Rappel afin de comparer à des guerres mondiales 

Guerre de 1870  : 130000 mort en un an

Debut de la guerre 14-18 ; des dizaine de millier de mort en à peine quelques heures

Debut de la guerre 39-45 60 000 morts côté français en à peine deux mois.

Je ne crois absolument pas que Poutine veut aller au-delà du Dniepr. Il veut juste créer un état de guerre froide avec l'occident. Par contre si ma théorie se confirme, il a juste besoin de faire durer la guerre histoire afin d'intaller son nouveau monde qui risque d'être très destabilisant pour les US confronté qu'ils vont être à leur dette comme ils ne l'ont pas été depuis des lustres. 

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il y a 44 minutes, Banzinou a dit :

"Je vous souhaite sincèrement du succès dans votre action publique, ainsi qu'une bonne santé"

De la part de quelqu'un d'autre, il n'y aurait pas vraiment de raison de mal interpréter ce souhait.

Mais comme dit le proverbe, "on ne prête qu'aux riches" :mellow: ...

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Il y a 2 heures, herciv a dit :

Je ne crois absolument pas que Poutine veut aller au-delà du Dniepr. Il veut juste créer un état de guerre froide avec l'occident. Par contre si ma théorie se confirme, il a juste besoin de faire durer la guerre histoire afin d'intaller son nouveau monde qui risque d'être très destabilisant pour les US confronté qu'ils vont être à leur dette comme ils ne l'ont pas été depuis des lustres. 

Et j'ai surtout l'impression que tu donnes à Poutine le statut de maître d'échecs qui avait tout prévu. Autant dire que j'ai de très gros doutes sur la question. Personne, avant la guerre, pas même les Russes, ne pensaient que le dollar pouvait être aussi simple à renverser.

De plus, ce n'est pas la première fois que le dollar perd des parts de marché de façon importante contre d'autres monnaies. Le Deutschmark, la Livre britannique, parfois le Franc et le Yen, voilà des monnaies qui plusieurs fois ont grandement diminué la prévalence du dollar dans le commerce mondial, et dernièrement l'euro s'est taillé la plus belle part derrière lui (avec près de 20% des réserves mondiales, contre 60% pour le dollar et 5-6% pour le Yuan si ma mémoire est exacte). Il va falloir beaucoup plus que quelques variations locales pour changer cet état de fait. Je serais donc beaucoup plus circonspect sur l'alarmisme du "nouvel ordre monétaire mondial" avec un pétrorouble qui est absolument minable en termes de réserves gardées par les banques centrales du monde et un yuan qui a des difficultés pour s'affirmer depuis dix ans malgré une sous-évaluation constante. 

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ttps://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/oil-gas/43296-guerre-...

  La guerre a un impact encore limité sur les flux maritimes de Réservé aux abonnés pétrole russe

Publié le 22/04/2022 14:41 I Mis à jour le 22/04/2022 14:51

Les volumes des exportations maritimes de pétrole russe ont encore peu évolué. Mais le contexte de la guerre en Ukraine devrait finir par faire sentir ses effets. D'autant que l'Union européenne (UE) réfléchit aux conditions d'un possible embargo sur les barils russes_ D'ores et déjà, la destination de ces barils a commencé à changer.

« Il n'y a actuellement aucun problème d'approvisionnement pétrolier de la France, ni en brut ni en gasoil »  C'est ce que martèle Olivier Gantois, le président d'Ufip énergies et mobilités, syndicat professionnel comptant parmi ses membres de nombreux acteurs du secteur pétrolier français_ Le constat est le même au niveau européen : « Nous n'avons pas de signaux de nos membres montrant que la situation est tendue en matière d'approvisionnement » témoigne Alain Mathuren, le directeur communication de FuelsEurope, l'association des raffineurs du Vieux Continent.

Des exportations russes restées globalement stables

«Contre toute attente, les exportations maritimes de brut et de produits pétroliers russes sont restées stables jusqu'à présent », constate Alexandre Andlauer, analyste chez Kpler. De fait, en cette fin avril, pe,. :le pays ont imposé un embargo sur le pétrole russe, et ce n'est pas le cas, pour le moment, du gros acheteur qu'est l'union européenne_ « Les livraisons se poursuivent en Europe » confirme Olivier Gantois, même si elles ont un peu baissé en mars.

Différentes compagnies ont pourtant annoncé mettre fin à leurs achats de pétrole russe. Mais elles devront attendre que leurs contrats en cours se terminent. Ainsi, Total énergies, qui ne conclut plus de nouveaux achats, a précisé que ses acquisitions de barils russes pourraient se poursuivre encore, au plus tard, jusqu'à la fin 2022.

Malgré leur rejet affiché du pétrole russe, certaines compagnies l'incorporeraient jusqu'à hauteur de 49,9 % à du pétrole d'origine différente, cachant ainsi le composition réelle du mélange. Selon Bloomberg, Shell, bien que déjà épinglé pour ses achats en Russie, ferait partie des sociétés recourant à cette pratique, qui aurait lieu notamment dans le port letton de VentSpilS et lors de transferts de

Par ailleurs, la production de pétrole russe a mieux résisté qu'attendu. En mars, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'attendait à un déficit d'approvisionnement en barils russes de 3 millions de barils par jour (Mb/j) à compter d'avril. Dans son rapport mensuel publié le 13 avril, elle attend désormais ce manque à compter de mai seulement. Mais la baisse semble avoir débuté : l'AIE estime qu'à cette date, 700 000 barils par jour de production russe avait été arrêtée comparée au mois de mars, ajoutant s'attendre à une perte de production russe de 1,5 Mb/ en moyenne sur l'ensemble d'avril. Selon Bloomberg, les chargements de brut ont reculé de 25% dans les terminaux d'exportation russes sur la période du 8 au 15 avril, comparés à la semaine précédente.

Inquiétudes pour les approvisionnements en gasoil

De quoi aviver les craintes concernant l'approvisionnement de l'Europe, en particulier en gasoil. « Alors que l'Union européenne produit plus d'essence qu'elle n'en consomme, elle est déficitaire en gasoil, rappelle Alain Mathuren, En 2019, les importations de gasoil de l'UE avaient couvert 25 % de la demande et 45 % de ces importations provenaient de Russie. »

En France, la Russie procurait 25 % des importations de gasoil en 2020. En mars, d'après Kpler, la France a importé 126 000 barils de gasoil russe, après 200 000 en février et 140 000 en janvier_ « Ces variations n'ont rien de significatif » précise Alexandre Andlauer. « Malgré un approvisionnement normal, les fortes variations de prix ont pu faire naître un sentiment de pénurie chez certains acteurs ces dernières semaines, explique Olivier Gantois. Des acheteurs ont d'ailleurs pu avoir réellement du mal à s'approvisionner, non par manque de produit mais parce que les hausses de prix leur ont posé des problèmes de lignes de crédit. »

Parmi les raisons des augmentations des cours du pétrole l'anticipation d'un possible embargo européen sur le pétrole russe. Ce, alors que les marchés pétroliers étaient déjà tendus avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Selon des diplomates cites le 20 avril par Politico, l’UE réfléchit à un embargo qui différencierait les barils russes en fonction des types d'huile et selon qu'ils sont acheminés vers l'UE par navires ou pipelines. Une période de transition serait envisagée pour permettre à l'UE de s'adapter_

Un pétrole russe difficile à remplacer

Mais remplacer le brut et les produits raffinés russes poserait des difficultés. Le phénomène de vases communicants entre acheteurs e ses limites ; les capacités mondiales de production de brut pâtissent des faibles investissements de ces dernières années ; réorganiser la chaîne logistique prend des mois ; tous les bruts ne sont pas rigoureusement interchangeables, les raffineries étant configurées pour exploiter certaines qualités d'huiles ; les raffineries européennes produisent déjà du gasoil au maximum de leurs capacités; tous les produits raffinés du Moyen-Orient ne répondent pas aux normes environnementales européennes... Au global, « tous les barils russes ne pourraient pas être remplacés, estime Alexandre Andlauer. Un embargo européen reviendrait à accepter une crise économique. Il y aurait de nouvelles hausses des prix pétroliers ».

Dans ce contexte, la France a la chance de « bénéficier d'un positionnement idéal, à la croisée de plusieurs routes maritimes », souligne Olivier Gantois. « En 2021, les achats de brut russe ont représenté 9,5 % des importations de brut françaises. Nous estimons que ces achats, ainsi que ceux de gasoil russe, peuvent se retrouver ailleurs », indique le président d'Ufip énergies et mobilités, précisant que le remplacement des barils russes pourrait s'avérer beaucoup plus difficile pour d'autres pays européens.

 Quoi qu'il en soit, la DGEC (direction générale de l'énergie et du climat) étudie des scénarios d'approvisionnements alternatifs. Pour suivre au plus près la situation, elle a activé une cellule de veille avec les opérateurs pétroliers de l'Hexagone dès l'invasion de l'Ukraine. Par ailleurs, l'AIE ayant autorisé ses membres à libérer des stocks stratégiques, la France a prévu de mettre sur le marché 6 millions de barils en trois fois, en avril, mai et juin. Essentiellement du gasoil.

Les changements de destination ont commencé

Selon les données de Kpler, le mois de mars a fait apparaître des changements de destination des exportations russes de pétrole. Avec une très forte diminution des livraisons aux États-Unis (qui ont annonce un embargo début mars), une baisse en Europe, une hausse en Asie (en particulier en Inde) et un approvisionnement inhabituel de 100 000 barils par jour en Afrique du Sud. Le début d'un jeu de vases communicants amené, peut-être, à se développer. Avec, d'un côté, des pays réduisant leurs importations pour sanctionner Moscou. Et, de l'autre, des pays continuant à accepter du pétrole russe et accroissant leurs achats pour profiter de barils vendus avec une forte décote. Ces achats accrus de barils russes libérant des approvisionnements en provenance d'autres fournisseurs. L'UE pourrait Importer des volumes alternatifs notamment du Moyen-Orient pour le brut, des États-Unis et du Moyen-Orient pour le gasoil. Selon Transport & environnement, en 2020, la Russie avait couvert un quart des importations de brut de l’UE.]

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il y a 12 minutes, Heorl a dit :

Et j'ai surtout l'impression que tu donnes à Poutine le statut de maître d'échecs qui avait tout prévu. Autant dire que j'ai de très gros doutes sur la question. Personne, avant la guerre, pas même les Russes, ne pensaient que le dollar pouvait être aussi simple à renverser.

Tout d'abord un petit lien sur un billet de Attali suite à aukus :

 

La partie concernant la dette américaine et l'accès aux ressourcdes devrait t'interesser?

Le prochain lien montre que ce n'est pas que le systemes financier qui est visé. Il date du premier jour de l'invasion, soit il y a deux mois.

 

 

 

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Il y a 3 heures, Banzinou a dit :

Poutine félicite Macron pour sa réélection, lui souhaite du «succès»

https://www.europe1.fr/international/poutine-felicite-macron-pour-sa-reelection-lui-souhaite-du-succes-4107629

 

"Je vous souhaite sincèrement du succès dans votre action publique, ainsi qu'une bonne santé"

 

Ce type est une véritable ordure

Il y a 2 heures, gustave a dit :

Pourquoi ? Il aurait dû souhaiter échec et maladie?

Il y a 2 heures, Banzinou a dit :

Quelle naïveté...

On souhaite bonne santé au nouvel an, faut être naïf pour penser que si Poutine souhaite une "bonne santé", c'est du troll complet.

C'est dans le même genre que "Oh, ça serait tellement dommage qu'il vous arrive quelque chose..."

Il y a 2 heures, Ciders a dit :

Disons que le côté "bonne santé" est assez ironique venant de sa part. Et accessoirement, je ne vois pas trop le rapport avec l'élection.

Il y a 2 heures, Robert a dit :

Vu la forte attirance des services russes pour les poisons ...

Ca peut être une menace !

Il y a 2 heures, Alexis a dit :

De la part de quelqu'un d'autre, il n'y aurait pas vraiment de raison de mal interpréter ce souhait.

Mais comme dit le proverbe, "on ne prête qu'aux riches" :mellow: ...

Ne surinterpretez pas.
- Soit c'est exactement ce qu'il cherche, à faire s'exciter les gens. Auquel cas il ne faut pas relever.
- Soit c'est une mise en garde (ou pseudo-mise en garde) contre quelqu'un d'autre afin de passer pour quelqu'un de bienveillant auprès de Macron, rôle dans lequel il n'est pas crédible. Auquel cas il ne faut pas relever.
- Soit c'est une référence à la santé de poutine, parce qu'il n'aura échappé à personne qu'il ne va pas bien physiquement, et peut-être mentalement, afin de se faire passer pour un confident proche de Macron "ah, vous avez de la chance d'aller bien, vous", alors qu'il ne l'est plus. Auquel cas il ne faut toujours pas relever.

 

Il y a 1 heure, funcky billy II a dit :

Chez moi le site est down. 

De plus, ce qui tient lieu d'agence officielle transnistrienne (car, oui, ne vous en déplaise, j'ai de saines lectures) nous apprend que de petits malins s'amusent actuellement à imiter des sites officiels de cette riante région. (source). (Sachez, de plus, que des postes de conducteur de Trolleybus cherchent preneur à Tiraspol. Si le coeur vous en dit...)

Le seul truc que j'ai fouiné en cherchant vite fait, c'est un article de blog sur un site qui s'intéresse aux états non reconnus internationalement (source).

En gros, la Transnistrie est tout-à-fait pro-russe et aspire, à terme, à rejoindre la Russie, un objectif partagé par une majorité de la population locale. Des troupes russes sont présentes sur le territoire, officiellement pour le maintien de la paix.

Mais, là où c'est devient intéressant, c'est que la Transnistrie, si elle n'a pas condamné les actions russes, ne les a pas pour autant officiellement soutenues. Chez les autres proxies russes, genre Ahkhazie et Ossétie du Sud, on a assisté  à des manifestions de masse en soutient à l'opération spéciale russe (et des envois de troupes, si ma mémoire est bonne), tel n'a pas été le cas en Transnistrie. D'ailleurs, Tiraspol ne parle pas de guerre ou d'opération spéciale mais de "situation". Situation que le président a d'ailleurs qualifiée de "tragique". Aucune référence à la "dé-nazification" dans les média locaux et la télé du coin a ouvert son antenne à une réfugiée d'Odessa qui a décrit l'horreur des bombardements russes.

D'ailleurs, la Transnistrie a toujours refusé de se prononcer sur la possesseur légitime de la Crimée et a toujours réfuté toute comparaison entre sa situation et celle des républiques sécessionnistes du Donbass. 

L'article explique cela par les liens profonds unissant les populations d'Ukraine et  de Transnitrie: 

  • culturels: l'Ukrainien est une des langues officielles de la Transnistrie et 100 000 transnistriens ont la nationalité ukrainienne. 
  • économiques: les exportations de Transnistrie vers l'Ukraine sont supérieures à celles vers la Russie. 
  • sociaux: sur les 20 000 réfugiés ukrainiens qui ont fait le choix de rester en Transnistrie pour le moment, seuls 400 ont été accueilli par des structures d'accueil. Les autres sont chez des amis ou de la famille. 

Par ailleurs, l'accueil des réfugiés a permis au gouvernement de Transnistrie de démontrer une capacité d'action propre et de prendre contact avec des organisations internationales comme le CICR ou les Nations Unies.

Donc globalement, la Transnistrie voudrait surtout ménager la chèvre et le chou si on en croit l'article. 

Tout ça pour dire que le site dont on parlait initialement, comme la formulation de l'article de base, qui ne faisait pas très "officielle"  le laissait d'ailleurs supposer, est sans doute un faux grossier.

Merci beaucoup pour ce retour!

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