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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : répercussions géopolitiques et économiques


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Il y a 9 heures, g4lly a dit :

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Moi je crois qu'il ne faut pas regarder dans cette carte uniquement la Russie. Il faut regarder également tous pays proche de la RUssie. L'Algérie de ce point de vue reste proche de la Russie et doit regardé de très prêt son positionnement dans cette affaire.

il y a 5 minutes, Ciders a dit :

La thèse de la guerre à l'économie tient difficilement au vu de ce qui est mobilisé par les Russes.

En revanche, qu'ils aient peur de les engager pour en protéger les secrets aux Occidentaux ou tout simplement parce qu'ils ne sont pas sûrs qu'ils fonctionnent...

Je ne pense ni à une guerre a l'economie, ni a une protection des secrets, ni a des matériels inneficaces qui ont largement été testé en Syrie. Je pense simplement à une cartouche diplomatique signifiant "on n'a pas encore envoyé tous nos moyens. Si on est amené à le faire on va vers la guerre totale"

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il y a 8 minutes, herciv a dit :

Je ne pense ni à une guerre a l'economie, ni a une protection des secrets, ni a des matériels inneficaces qui ont largement été testé en Syrie. Je pense simplement à une cartouche diplomatique signifiant "on n'a pas encore envoyé tous nos moyens. Si on est amené à le faire on va vers la guerre totale"

Et concrètement, que serait cette dernière cartouche si l'on excepte les moyens NRBC ?

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il y a 1 minute, Ciders a dit :

Et concrètement, que serait cette dernière cartouche si l'on excepte les moyens NRBC ?

Les métériels les plus modernes inemployé jusqu'à maintenant dont on vient de parler.

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il y a 1 minute, herciv a dit :

Les métériels les plus modernes inemployé jusqu'à maintenant dont on vient de parler.

Et donc lesquels ?

On a vu sur le terrain les T-90M, les Su-35S, les LRM Tornado, les Kalibr et peut-être même un Kinzhal (mouais). Qu'est-ce qu'il en reste en réserve ? Engager les Tu-160 en mission conventionnelle ? Ou alors aplatir Kiev ? 

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il y a 5 minutes, Ciders a dit :

Et donc lesquels ?

On a vu sur le terrain les T-90M, les Su-35S, les LRM Tornado, les Kalibr et peut-être même un Kinzhal (mouais). Qu'est-ce qu'il en reste en réserve ? Engager les Tu-160 en mission conventionnelle ? Ou alors aplatir Kiev ? 

Ecoute je n'ai pas de lien mais les experts s'etonnait en particulier de l'absence de moyen de guerres électroniques jusqu'à maintenant.

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il y a 2 minutes, herciv a dit :

Ecoute je n'ai pas de lien mais les experts s'etonnait en particulier de l'absence de moyen de guerres électroniques jusqu'à maintenant.

Si ma mémoire est bonne, les observateurs sachants ELINT avaient indiqué le retour des interférences sur les images satellites du côté de Rostov. Mais concrètement, je ne saurais en dire plus.

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il y a 4 minutes, Ciders a dit :

Si ma mémoire est bonne, les observateurs sachants ELINT avaient indiqué le retour des interférences sur les images satellites du côté de Rostov. Mais concrètement, je ne saurais en dire plus.

Les expert dont je te parle sont des généraux.

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il y a 1 minute, herciv a dit :

Les expert dont je te parle sont des généraux.

On ne va pas tourner en rond, des généraux je t'en trouve douze sans forcer. Juste en allant chercher près du Fort Neuf à Vincennes, c'est là qu'on les promène les 2S. :happy:

Sinon, la guerre nourrit tous les trafics et c'est honteux !

Révélation

 

 

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il y a 26 minutes, herciv a dit :

Les métériels les plus modernes inemployé jusqu'à maintenant dont on vient de parler.

Vu la paranoïa Russes, 

Ils ne veulent pas utiliser leurs meilleurs armes technos, dont ils n'ont pas bcp d'exemplaires, en cas d'attaque de l'Otan contre la Russie. 

Ils savent que tous les capteurs sont aux aguets. Donner les renseignements techniques d'armes pas si miraculeuse que ca peut paraître très dangereux en faisant perdre l'effet de surprise. 

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il y a 2 minutes, Scarabé a dit :

J'ai l'impression que les US prenne leur revanche de la guerre du Vietnam ou les Russes fournissait à tout va le Nord en SAM et autre blindées .

Je n'y avais pas pensé.  Ca me semble très juste. Bravo.

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"Les Russes ont des armes ultra- performantes,  avec des troupes ultra-aguerries, le tout,  prêt à servir, mais vous comprenez,  c'est du matériel trop sensible pour être exposé dans une simple opération spéciale,  de faible enjeu,  ne concernant pas même de loin les intérêts vitaux de la nation..."

 

Hein? Quoi? Keskiladi Lavrov dernièrement, intérêts machin-quoi  ? (...)

Ces théories sur les "moyens disponibles" non-employés, pour moi ça ressemble fort à de la merde de bovidé.

À la rigueur quelques modes de guerre elec/Elint non utilisés, ça me paraît probable.

Que la Russie n'ait pas abattus toutes ses cartes en terme de méthode d'action (guerre hybride),  ça c'est plus plausible.

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Les pauvres ukrainiens avaient toujours le choix de se coucher face à Poutine.

Ce n'est pas parce que tu as masse d'armement ou de financement que tu vas ou peux te battre-> Cfr Afghanistan.

Il doit y avoir une volonté populaire et une organisation de fond et totale.

(ce que les démocraties ont plus difficile à mettre sur pied , car la dispersion des opinions et des efforts sont des conséquences de la liberté et de l'équilibre des (contre) pouvoirs ... elles sont donc sous-performantes en cas de guerres majeures modernes).

 

Les Ukrainiens sont restés sur cette voie probable de la guerre depuis plus de 8 ans. -> cfr toute la préparation militaire sur le front et à l'arrière.

On ne tient pas face à 2500 tubes d'artillerie et autant de frappes aériennes "par chance". Il ne peut y avoir eu qu'une préparation massive depuis des années,je ne crois pas au miracle.

 

Les européens ne sont pas des naïfs non plus, ils savent que taper sur la Russie fait partie de l'agenda centenaire des USA.

Les européens ont toujours choisir de confier leur sécurité au USA et en échange de mettre l'argent dans le social , l’éducation et la santé, là où les USA le mette dans le militaire.

 

 

Les USA avaient laissé les clefs du problème Yougoslave à l'Europe, on a vu notre efficacité sans eux...

Le format Normandie sur l'Ukraine n’incluait pas les USA (qui avaient certes leurs relais ailleurs), on a vu l’efficacité.

L'Arménie était garantie par la France , on a vu l'efficacité.

 

Au final on se retrouve souvent en slip, volontairement, à supplier en coulisse les USA de revenir...

 

 

Et sur le déclenchement de la guerre, les renseignements indiquaient une invasion probable:

- réaction des américains: alors il faut se préparer au pire

- réaction de certains européens : alors il faut surtout ne rien préparer pour ne pas crédibiliser le risque de guerre. Une fois que cela arrive ("Au secours les USA, on n'est pas prêt, soutenez nous").

Edited by Chaps
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En ce qui concerne les armes les "plus modernes" (moderne étant un mot avec un sens particulier quand on parle de l'armée russe), on va prendre l'exemple des chars, c'est-à-dire l'un des matos les plus exposés aux dégâts.

Les Russes ne disposent que de quatre modèles de chars sortis dans les quinze dernières années :

  • Le T-14 produit en tellement peu d'exemplaire qu'on ne peut même pas en équiper un régiment, même pas deux escadrons, et donc pas engageable ;
  • le T-90M/MS dont la production n'a pas été énorme et donc là aussi peu de troupes équipées, s'il y a eu production industrielle. L'un des seuls exemplaires connus a été capturé par les Ukrainiens il y a quelques jours. 
  • le T-80UM produit en assez grand nombre et vu plusieurs fois en Ukraine, environ quinze ont été détruits sur un parc de deux cents maximum si je me souviens bien ;
  • et le T-72B3 version 2016 ou T-72B3M produit en grand nombre, principal cheval de bataille de l'arme blindée russe, et dont le parc a beaucoup souffert avec une centaine de détruits pour un parc là aussi assez grand mais pas mirobolant non plus.

Le fait que l'on voie énormément de vieux T-72B3, T-80U ou T-90A (encore que ce dernier n'est pas si vieux) tient surtout au fait qu'en proportion l'armée russe n'a que peu de matériel moderne comparé à sa taille, et que ce matériel moderne est réservé logiquement aux troupes d'élites, qui ont beaucoup souffert depuis le début de la guerre et que l'on ne voit plus trop depuis quelques semaines, d'où l'idée fausse que la Russie n'a pas joué ses cartes maîtresses. 

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Si j'en crois ce que je lis ici ou là le complexe militaro-industriel russe est fortement entravé par l'embargo sur les composants occidentaux, dont il va falloir assurer le remplacement ou organiser la fourniture par des moyens détournés.

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il y a 49 minutes, Heorl a dit :

En ce qui concerne les armes les "plus modernes" (moderne étant un mot avec un sens particulier quand on parle de l'armée russe), on va prendre l'exemple des chars, c'est-à-dire l'un des matos les plus exposés aux dégâts.

Les Russes ne disposent que de quatre modèles de chars sortis dans les quinze dernières années :

  • Le T-14 produit en tellement peu d'exemplaire qu'on ne peut même pas en équiper un régiment, même pas deux escadrons, et donc pas engageable ;
  • le T-90M/MS dont la production n'a pas été énorme et donc là aussi peu de troupes équipées, s'il y a eu production industrielle. L'un des seuls exemplaires connus a été capturé par les Ukrainiens il y a quelques jours. 
  • le T-80UM produit en assez grand nombre et vu plusieurs fois en Ukraine, environ quinze ont été détruits sur un parc de deux cents maximum si je me souviens bien ;
  • et le T-72B3 version 2016 ou T-72B3M produit en grand nombre, principal cheval de bataille de l'arme blindée russe, et dont le parc a beaucoup souffert avec une centaine de détruits pour un parc là aussi assez grand mais pas mirobolant non plus.

Le fait que l'on voie énormément de vieux T-72B3, T-80U ou T-90A (encore que ce dernier n'est pas si vieux) tient surtout au fait qu'en proportion l'armée russe n'a que peu de matériel moderne comparé à sa taille, et que ce matériel moderne est réservé logiquement aux troupes d'élites, qui ont beaucoup souffert depuis le début de la guerre et que l'on ne voit plus trop depuis quelques semaines, d'où l'idée fausse que la Russie n'a pas joué ses cartes maîtresses. 

L'armée russe a sorti assez facilement des stocks des MBT pas de première fraicheur en 2018 pour la manœuvre Vostok.

Des réserves de matériels existent sans doute (exemple des T-62M/MV placés en réserve en 2008 et déstockés en 2018 hérissés de blindage réactif), mais il reste à trouver les équipages, le temps de formation ou de remise à niveau pour de potentiels mobilisés se compte probablement en mois.

Analyse :

https://medium.com/dfrlab/putinatwar-soviet-tanks-reactivated-in-russias-east-a81a111051a1

Edited by Benoitleg
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Posted (edited)

La géopolitique du continent européen doit apparaître bien compliquée pour qui tente de la suivre depuis l'extérieur :

Citation

Milanović: La Finlande et la Suède ne peuvent rejoindre l'OTAN avant la modification de la loi électorale en Bosnie

ZAGREB, 26 avril 2022 - Le président croate Zoran Milanović a déclaré mardi que la Finlande et la Suède ne pourraient pas rejoindre l'OTAN avant que la loi électorale en Bosnie-Herzégovine ne soit modifiée.

Le parlement croate « ne doit pas ratifier l'adhésion de quiconque à l'OTAN » tant que cette loi n'aura pas été modifiée, a-t-il déclaré à la presse. L'adhésion de la Finlande et de la Suède peut se discuter, mais c'est "une aventure très dangereuse", a-t-il ajouté.

Suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les deux pays déclareront le mois prochain leur souhait de rejoindre l'OTAN, ont rapporté hier leurs médias. Milanović a déclaré qu'il ne pouvait formellement pas décider seul de leur adhésion à l'OTAN, mais l'a qualifié de "charlatanisme très dangereux".

"En ce qui me concerne, qu'ils rejoignent l'OTAN... mais jusqu'à ce que la question de la loi électorale en BiH soit résolue, jusqu'à ce que les Américains, les Anglais, les Allemands, s'ils le peuvent et le veuillent, forcent (les responsables bosniaques) à modifier la loi électorale dans les six prochains mois et donner aux Croates leurs droits fondamentaux, le Sabor ne doit pas ratifier l'adhésion de quiconque à l'OTAN."

Milanović a déclaré que "nous sommes dans une situation terrible" car la Bulgarie et la Roumanie ne peuvent pas rejoindre Schengen, la Macédoine du Nord et l'Albanie ne peuvent pas entamer les négociations d'adhésion à l'UE et le Kosovo n'a pas été reconnu, tandis que la Finlande "peut rejoindre l'OTAN du jour au lendemain".

Nous demandons seulement que la Finlande et la Suède « disent aux Américains de résoudre ce problème », a-t-il déclaré. "Pour moi, c'est un intérêt national vital de l'État, de la nation et du peuple croates que la BiH soit un État qui fonctionne."

Milanović a déclaré avoir soulevé cette question avec ses homologues français et allemand, mais que le Premier ministre Andrej Plenković, en raison de sa fonction, avait beaucoup plus de place pour cela. "Mais il néglige cela consciemment et lâchement."

Lorsqu'on lui a demandé si les Croates de Bosnie-Herzégovine devaient boycotter les élections générales d'octobre à moins que la loi électorale ne soit modifiée, Milanović a répondu qu'il ne le savait pas pour le moment.

"Il me semble que le sentiment parmi les Croates de BiH est qu'ils ne devraient pas boycotter pour ne pas remettre en cause le gouvernement local."

Commentant la victoire du manager Robert Golob et de son parti aux élections législatives de dimanche en Slovénie, il a déclaré que la Slovénie était "libérale de gauche" depuis 30 ans.

Les relations entre la Croatie et la Slovénie ont été "vraiment bonnes" au cours des deux dernières années, a-t-il déclaré, ajoutant que cela était également dû au Premier ministre Janeza Janša, qui a été battu lors du vote de dimanche.

"Nous avons vu que les relations entre la Croatie et la Slovénie étaient plus stables lorsque Janša était au pouvoir, mais elles n'étaient pas non plus hostiles lorsque la gauche était au pouvoir." Tanja Fajon, qui, selon les médias slovènes, pourrait être la nouvelle ministre des Affaires étrangères, était par le passé opposée à l'adhésion de la Croatie à Schengen. "S'ils veulent empêcher l'entrée de la Croatie dans l'espace Schengen, d'accord. La Croatie ne tombera pas à cause de cela. Ils se feront du mal", a déclaré Milanović

Il a déclaré que la Croatie était déjà prête pour Schengen en 2015, mais a ajouté qu'il s'agissait "d'une décision politique et d'une torture". Il a également critiqué le fait que la Bulgarie et la Roumanie ne soient pas encore entrées dans l'espace Schengen, bien qu'elles fassent partie de l'UE depuis 2007.

"La Slovénie, si elle veille à ses intérêts, demandera à la Croatie de rejoindre Schengen. Sinon, elle devra embaucher 20 000 policiers supplémentaires", a déclaré Milanović, qui rencontre le président slovène Borut Pahor plus tard dans la journée.

Traduit automatiquement avec DeepL

https://www.total-croatia-news.com/politics/62352-milanovic-finland-sweden-can-t-join-nato-before-bosnia-election-law-changed

 

Pour saisir ce qui se joue autour de cette loi électorale bosnienne : https://www.euractiv.fr/section/elargissement/news/bosnias-election-law-unexpectedly-on-the-table-at-european-leaders-meeting/

_ _ _ _ _

Il y a 3 heures, Chaps a dit :

L'Arménie était garantie par la France , on a vu l'efficacité.

Hein ?

Edited by Skw
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L'Ukraine vient dans les faits d'être intégrée dans l'aire économique européenne. C'est la politique du fait accompli.

Petit point précision : ce qu'il vient de se passer, c'est que l'Ukraine vient dans la forme d'obtenir un traité de libre-échange complet avec l'Union Européenne, ce qu'elle avait déjà avec la ZLEAC. Sauf que ces traités portent généralement sur une réduction des frais de douanes, pas leur suppression entière, ainsi que l'obtention de quotas d'exports afin de favoriser les échanges. Là, ces deux points sont mis de côté et l'Ukraine se voit accorder la clause de la nation la plus favorisée dans le commerce avec l'Union Européenne. La clause de la nation la plus favorisée, c'est accorder à un pays tiers les mêmes avantages que le pays donateur a donné à son partenaire commercial principal, par exemple à la fin de la Première Guerre Mondiale l'Allemagne fut forcée pendant un temps d'accorder cette clause à la France afin que cette dernière puisse se refaire de l'argent sur le dos des Allemands si les réparations n'étaient pas versées. Or, dans l'Union Européenne, les seuls à posséder cette clause sont par nature les Etats-membres. Je dis bien les seuls. Aucun pays extérieur n'a jamais eu accès au marché intérieur sans payer de droits de douanes ou être limité par des quotas : ce que l'Ukraine a obtenu est plus que ce que la Suisse, la Norvège ou l'Islande ont par le biais de l'arrimage de l'AELE (organisation concurrente de la CECA montée par les Britanniques dans les années 60 mais qui n'a pas bien marché). Le seul cas un peu similaire est la Turquie qui est dans l'union douanière mais pas dans le marché intérieur. L'Ukraine, jusque-là, n'était que membre de la ZLEAC, sorte de partenariat de l'UE avec des pays de l'Est-clés, dont sont membres également la Géorgie et la Moldavie, ce qui leur donnait un accès partiel au marché commun mais ne supprimait ni les quotas ni les droits de douanes. L'Ukraine, maintenant, va être intégrée très vite au marché unique et à l'union douanière.

EDIT : attention, hein, ça ne veut pas dire qu'il y aura une entrée prochaine de l'Ukraine dans l'UE, il y a un tas de procédures d'abord. Elle n'a même pas encore le statut de pays candidat, qui accorde d'autres droits, comme par exemple si je me souviens bien le droit d'assister à certaines réunions et conseils pour être préparé à sa propre entrée. Mais là on accorde certains bénéfices de l'Union avant même la candidature, ce qui indique une volonté très claire d'intégrer l'Ukraine. 

Edited by Heorl
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Il y a 8 heures, MoX a dit :

Avec l'arrêt des livraisons de gaz, Poutine :

-va pousser la Bulgarie à aider l'Ukraine (il y avait de la retenue jusque-là), càd potentiellement du transfert de munition ex-PAVA

Sauf que la Bulgarie livre déjà pas mal à l'Ukraine, juste qu'elle ne le fait pas de manière officielle et directe :

Citation

Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Bulgarie a exporté des armes et des pièces détachées, des munitions, des équipements blindés et de protection, etc. pour une valeur de plus de 316 millions d'euros. Ce chiffre est environ trois fois supérieur à la valeur des exportations pour les mêmes jours en 2021. C'est ce qui ressort d'une réponse écrite de la ministre de l'économie, Korneliya Ninova, aux députés GERB Desislava Atanasova et Hristo Gadzhev, après qu'ils aient posé une question dans le cadre du contrôle parlementaire (voir documents joints).

Pour la période allant du 20 février (4 jours avant l'attaque de la Russie contre l'Ukraine) au 13 avril, la Commission interdépartementale de contrôle des exportations a délivré 31 licences individuelles à des personnes physiques et morales pour des transferts (c'est ainsi que sont appelées les transactions) vers des pays de l'UE.

Ils concernent les véhicules blindés et défensifs, les équipements d'imagerie, les simulateurs et les munitions inertes pour la formation, les munitions et leurs composants, les armes légères et leurs pièces détachées. La valeur totale des transactions est de 316 346 440 millions d'euros.

Au cours de la même période de l'année dernière, 26 permis de transaction individuels de l'UE ont été délivrés pour un montant de 117 112 872 millions d'euros.

La réponse décrit que les exportations d'armes de cette année étaient destinées au Danemark, à la Slovaquie, à la République tchèque, à l'Allemagne, à l'Espagne, à la Slovénie, à la Pologne, à la Roumanie, à la Lituanie et à l'Estonie.

Il y a également eu un transfert vers l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, qui est basée en Pologne. Des équipements d'imagerie thermique lui ont été adressés et la valeur de la transaction s'est élevée à 897 000 euros. Ninova a également fait état d'un contrat de courtage avec l'Algérie portant sur des pièces de rechange pour des équipements terrestres, pour un montant de 55 000 euros.

En 2021, les exportations étaient destinées à la Slovaquie, la Roumanie, la France, la Suède, l'Autriche, la République tchèque, la Pologne, l'Allemagne et la Lituanie.

La réponse écrite de Ninova intervient dans un contexte de retard de la décision parlementaire sur l'envoi éventuel d'une aide militaire à l'Ukraine, qui constitue la nouvelle secousse au sein de la coalition. Mercredi soir (20 avril), la commission parlementaire de la politique étrangère a voté en faveur de la fourniture d'une "assistance technique à des fins défensives" (la motion a été déposée par We Continue the Change, et le député Atanas Mihnev a précisé par la suite qu'il s'agissait de casques et de gilets pare-balles), mais l'examen en chambre le lendemain matin n'a pas été autorisé. Le leader de la Bulgarie démocratique, Hristo Ivanov, a demandé un conseil de coalition sur la question après les vacances (tout sur le sujet - ici).

Vendredi matin (22 avril), dans une interview, le coprésident de la Bulgarie démocratique, Atanas Atanasov, a déclaré que, selon les médias ukrainiens, notre pays figure parmi les quatre plus grands fournisseurs d'armes. Ils sont arrivés de pays tiers. Ce sujet est depuis longtemps commenté de manière informelle par des représentants des autorités bulgares, mais il n'existe pas de position publique.

La leader du BSP, Kornelia Ninova, a annoncé il y a deux semaines qu'elle ne signerait pas de document d'exportation. "Ni au Conseil des ministres en tant que ministres, ni à l'Assemblée nationale en tant que groupe parlementaire, ni moi, personnellement en tant que ministre de l'économie et de l'industrie, je ne donnerai une seule voix pour une décision ou une signature sur un document qui représente l'exportation d'armes et de munitions vers l'Ukraine", a déclaré Ninova il y a deux semaines.

Cet ultimatum reste le principal problème à résoudre au sein de la coalition. C'est ce qui ressort également d'une déclaration du Premier ministre Kirill Petkov, vendredi à la tombée de la nuit. Il a déclaré que l'aide militaire est absolument la bonne chose à faire, mais je suis premier ministre, j'ai des partenaires de coalition qui ont des lignes rouges claires et mon travail n'est pas de prétendre être le plus courageux.

L'ambassadrice russe Eleonora Mitrofanova a également déclaré vendredi, dans une vidéo publiée sur la page Facebook de la mission diplomatique, que si la Bulgarie fournissait des armes et des munitions à l'Ukraine, cela aggraverait encore la situation dans la région et compliquerait la poursuite du dialogue entre la Russie et la Bulgarie.

https://m.dnevnik.bg/sviat/voinata_v_ukraina/2022/04/22/4339521_ot_nachaloto_na_voinata_bulgariia_e_iznesla_orujie_na/amp

Il y a 4 heures, Chaps a dit :

Les Ukrainiens sont restés sur cette voie probable de la guerre depuis plus de 8 ans. -> cfr toute la préparation militaire sur le front et à l'arrière.

On ne tient pas face à 2500 tubes d'artillerie et autant de frappes aériennes "par chance". Il ne peut y avoir eu qu'une préparation massive depuis des années,je ne crois pas au miracle.

La préparation sur place, celle prodiguée par les USA/Canada et UK et aujourd'hui une masse importante de renseignements venant de ces pays sur les positions russes et leurs action offensives en temps réel, ce qui permet à l'armée ukrainienne de sauver pas mal de troupes et matériel. Je ne parle même pas de possibles aides au ciblage sur les forces russes, bref une sacrée zone grise pour ces derniers.

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Pour les négociations, on repassera: ce n'est visiblement toujours pas le moment et ce n'est pas faute d'être venu aux nouvelles et en personne à Moscou, pour se faire poliment éconduire. VP continue de faire tapis, j'ai bien peur que tout cela ne serve qu'à décréter la mobilisation générale en cas d'échec de l'offensive du Donbass. 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/27/la-russie-assume-la-surenchere-face-a-kiev-et-l-occident_6123892_3210.html

La Russie assume la surenchère face à Kiev et à l’Occident

Citation

Avant même l’arrivée à Moscou du secrétaire général des Nations unies, mardi 26 avril, le quotidien populaire Moskovski Komsomolets résumait bien, sur sa « une », le climat de cette visite, en même temps que l’univers mental dans lequel vit la Russie après deux mois d’« opération spéciale » contre l’Ukraine : « Antonio Guterres a lui-même gâché sa visite : la demande d’une “pause humanitaire” vise à priver la Russie de ses droits.»

Même avec des attentes limitées, le court séjour russe de M. Guterres aura démontré le gouffre qui sépare la situation actuelle de négociations substantielles. Reçu d’abord par Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères, l’ex-premier ministre portugais a quitté la capitale russe pour Kiev avec la vague promesse d’une Russie « prête à coopérer », selon le mot de M. Lavrov, à la mise en place de couloirs humanitaires dans les régions touchées par des combats.

Même inflexibilité du côté de Vladimir Poutine. Si le président russe a salué « des avancées » lors des négociations avec Kiev, il a surtout nié que Moscou ait pu entraver l’évacuation de civils à Marioupol ou ailleurs – « Vous avez été trompé », a-t-il lancé à son interlocuteur –, et dénoncé une nouvelle fois la « provocation » de Boutcha, où les forces russes sont accusées d’avoir commis des « crimes de guerre ».

Le ton parfois conciliant du Portugais, qui a dit « comprendre que la Russie ait de nombreux griefs », ne suffira pas à redonner vie aux discussions sur un éventuel accord de paix. Sergueï Lavrov a prévenu qu’il était « trop tôt » pour chercher d’éventuels médiateurs, accusant même l’ONU de rompre son devoir d’impartialité.

Le premier constat était connu depuis longtemps : aucune négociation significative ne peut porter ses fruits tant que la bataille du Donbass, désigné objectif principal de l’offensive russe, n’a pas eu lieu. Le second constat s’impose depuis quelques jours : engagé dans la spirale d’un conflit qui n’a plus d’« opération spéciale » que le nom, le Kremlin assume de plus en plus ouvertement la surenchère.

L’hypothèse « réelle » d’une guerre mondiale

A la veille de sa rencontre avec M. Guterres, lundi, le même Sergueï Lavrov évoquait clairement à la télévision russe le risque d’un conflit nucléaire avec l’Occident, qualifiant même l’hypothèse d’une guerre mondiale de « grave et réelle ». Le même jour, Vladimir Poutine accusait indirectement les pays occidentaux de fomenter des actions « terroristes » sur le sol russe. Selon le chef du Kremlin, l’Agence centrale de renseignement (CIA) américaine aurait ainsi supervisé, au côté des services secrets ukrainiens, des projets d’assassinats de présentateurs vedettes de la télévision, attentats qui auraient dû être menés par des néonazis russes.

Pour Moscou, l’escalade est surtout le résultat des livraisons d’armes à Kiev. Celles-ci constituent « une cible légitime » pour les frappes aériennes russes, a une nouvelle fois mis en garde M. Lavrov mardi. La réunion des soutiens de l’Ukraine sur la base américaine de Ramstein, en Allemagne, a été perçue comme un défi. « Les représentants de ces quarante pays forment une sorte de Hitler collectif », commentait à la télévision l’ancien député Mikhaïl Markelov. Le thème de la « troisième guerre mondiale » est lui aussi abondamment discuté dans les médias.

La rhétorique officielle avait déjà évolué ces derniers temps, notamment après la destruction du croiseur Moskva, toujours présentée comme accidentelle par Moscou. Les frappes ukrainiennes en territoire russe, combinées aux difficultés de l’armée russe sur le terrain, ont aussi entraîné une multiplication des attaques sur les infrastructures industrielles et de transport en Ukraine. Mercredi matin, la partie russe faisait encore état d’explosions dans un dépôt de munitions de la région de Belgorod, sur son territoire. Si une « guerre » a débuté, c’est donc du fait de Kiev.

Saisir le plus de territoires possible

Parallèlement, l’idée des négociations a disparu de la scène médiatique. « Une fois que nous aurons effacé le régime de Kiev de la surface de la terre, tout reviendra à la normale », promettait un commentateur mardi.

Il ne faut pas seulement voir là une radicalisation de l’opinion publique. Non seulement le discours public est parfaitement contrôlé, mais ce tournant reflète surtout une adaptation sur le terrain. La prise de contrôle du sud de l’Ukraine est désormais un objectif revendiqué. Sans expliquer les raisons d’un tel geste, les télévisions mettent en scène des cérémonies où on voit le drapeau russe hissé dans les villes « libérées ». Des paiements en roubles sont aussi proposés, de même que des « formations » aux standards russes des enseignants.

Mardi, le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie, Nikolaï Patrouchev, prévenait que l’Ukraine, pays « uni seulement par la peur des bataillons nazis », pourrait « se fracturer en plusieurs Etats ». Un député de Crimée prônait, de son côté, le rattachement du Sud ukrainien à la Russie. Les déclarations d’un général évoquant la nécessité d’ouvrir « une voie » vers la Transnistrie ont aussi été remarquées. Depuis, une série d’explosions dans ce territoire séparatiste de la Moldavie n’a fait qu’accroître les inquiétudes.

Le 24 avril, le Financial Times estimait que le Kremlin, abandonnant l’espoir de soumettre Kiev à ses conditions, s’en remettait à une stratégie consistant simplement à saisir le plus de territoires possible. « Pour l’heure, Poutine ne veut en aucune façon la paix, renchérit la politologue Tatiana Stanovaïa. Puisqu’il n’a pas pu obtenir la capitulation de l’Ukraine, il choisit l’escalade, et la conquête du Donbass et d’un corridor vers la Crimée sont pour lui des objectifs minimaux. Poutine considère que la Russie a le temps, que la vérité historique est de son côté, et que le prix payé, y compris le sang versé, est encore acceptable. Il est donc prêt à combattre encore longtemps et à envoyer des signaux de plus en plus menaçants à l’Occident. »

 

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