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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : répercussions géopolitiques et économiques


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Vlad passe encome un WE de merde.

Les populations européennes montrent un large soutien aux UKR (dont la chanson n'était pas mauvaise) en donnant tout 10 ou 12 points.

Suère et Finlande qui quitent une neutralité de 70 ans pour rejoindre l'OTAN et ce clown ne sait pas mieux fait que couper l'électricité aux finlandais, ce qui renforce encore plus leur détermination. 

Est ce que ce ne serait pas le moment d'une opération de déstabilisation de la dictature biélorusse?

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https://www.lindependant.fr/2022/05/15/eurovision-aidez-azovstal-pourquoi-lukraine-na-pas-ete-disqualifiee-10296492.php

En gros l'Europe dit la chose suivante: les déclarations politique à l'Eurovision c'est mal. D'ailleurs oulala, on a bien vu que les Ukrainiens en faisaient une. Vilain vilain vilain. bon, on s'en tape. Et tout l'Europe est d'accord. DTC Poutine.

C'est une version libre du texte officiel mais le résumé est factuellement assez correct.

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Il y a 1 heure, cracou a dit :

https://www.lindependant.fr/2022/05/15/eurovision-aidez-azovstal-pourquoi-lukraine-na-pas-ete-disqualifiee-10296492.php

En gros l'Europe dit la chose suivante: les déclarations politique à l'Eurovision c'est mal. D'ailleurs oulala, on a bien vu que les Ukrainiens en faisaient une. Vilain vilain vilain. bon, on s'en tape. Et tout l'Europe est d'accord. DTC Poutine.

C'est une version libre du texte officiel mais le résumé est factuellement assez correct.

Je comprends que les organisateurs "laissent pisser" une déclaration ukrainienne, quand en face, ils diffusent des émissions détaillant comment les capitales européennes pourraient être atomisées, à la télévision d'état (pour rappel: https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/scene-surrealiste-a-la-tv-russe-ou-l-on-indique-qu-un-missile-pourrait-toucher-paris-en-200-secondes_VN-202204300111.html).

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Comment Poutine a ressuscité l'Otan. 

Je trouve que ça s'endort un peu ici, alors je vous propose de mettre un peu d'huile sur le feu ^^

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/13/comment-vladimir-poutine-a-ressuscite-l-otan_6126012_3210.html

 

Citation

Privée de ses ennemis traditionnels à la fin de la guerre froide, écartelée entre allégeance atlantique et défense européenne, l’OTAN a retrouvé sa raison d’être et son unité.

Vacillant sous les coups de boutoir d’un Donald Trump qui, à peine élu président des Etats-Unis, en 2017, l’avait décrétée « obsolète », diagnostiquée en « mort cérébrale » deux ans plus tard par Emmanuel Macron, rongée par des divisions internes et les entorses réitérées par le turbulent membre turc, affaiblie par le manque criant de concertation entre alliés, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a essuyé tant de crises qu’elle a bien souvent paru à l’agonie.

Bien malgré lui, Vladimir Poutine l’a brutalement ranimée, en la ramenant à sa mission première : contrer la menace russe depuis l’invasion de l’Ukraine, le 24 février. Illustration de cette force d’attraction renouvelée, la Finlande et la Suède sont sur le point d’officialiser leur demande d’adhésion. Le principe de neutralité, pourtant ancré dans l’histoire de ces deux pays, a été balayé par la violence de l’agression de Moscou, à laquelle beaucoup avaient refusé de croire jusqu’au dernier moment. La perspective d’une protection collective, garantie par l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord – l’attaque contre un membre est considérée comme une attaque dirigée contre tous –, a eu raison des fortes réticences qui s’exprimaient jusqu’alors dans une partie des opinions publiques finlandaise et suédoise.

Alors que chaque élargissement de l’OTAN a été perçu et dénoncé par le Kremlin comme autant de preuves d’hostilité à son égard, l’annonce de ces possibles adhésions a aussitôt fait réagir Moscou, qui a notamment menacé de renforcer son arsenal nucléaire en mer Baltique. Avec l’entrée de la Finlande dans les rangs de l’Alliance, la Russie devra faire face à un nouveau membre, doté d’une forte capacité de mobilisation militaire et avec lequel elle partage une frontière terrestre longue de 1 340 kilomètres.

Ennemis volatilisés

Alors que l’OTAN avait été conçue au début de la guerre froide pour protéger l’Occident d’une éventuelle agression de l’Est, sa principale raison d’être s’était comme évanouie en 1991, en même temps que l’Union soviétique. Et ses ennemis traditionnels s’étaient volatilisés avec la dissolution du pacte de Varsovie. Soixante-treize ans après sa création, le 4 avril 1949, à Washington, l’Alliance a repris des couleurs, revigorée par une unité qui lui a longtemps fait défaut et une légitimité que personne, dans le camp occidental, ne lui conteste – pour l’instant.

Posée à intervalles réguliers depuis plus de trente ans, la question de la survie ou du « réveil » de l’OTAN est aujourd’hui éclipsée par ce qu’Andrew A. Michta et Paal Sigurd Hilde, auteurs de The Future of NATO (« l’avenir de l’OTAN », University of Michigan Press, non traduit, 2014), appelaient alors le « projet néo-impérialiste russe » visant, selon eux, l’Ukraine mais aussi la Moldavie, la Géorgie, voire le Kazakhstan. « Cette nouvelle réalité géostratégique exigera une réponse », prophétisaient-ils.

Cette réponse a été longue à venir. Avec la fin de la guerre froide, le maître mot était devenu « paix », et il fallait en garantir les « dividendes ». Haro, donc, sur les dépenses militaires et remise en question de la pertinence de l’OTAN, avec des visions divergentes sur la nature des relations qu’il convenait d’entretenir désormais avec la Russie. Grands vainqueurs de la confrontation entre les deux blocs, les Etats-Unis se sont volontiers laissé bercer par l’illusion d’une « fin de l’Histoire » annoncée par l’économiste américain Francis Fukuyama, persuadé que l’humanité allait enfin enterrer les guerres idéologiques au profit de la seule démocratie libérale promise à se répandre sur le globe.

De leur côté, les alliés européens ont misé sur des relations pacifiées avec la Russie. Le 16 juillet 1990, l’OTAN dépêche ainsi, dans la capitale russe, son secrétaire général en personne, pour prêcher la bonne parole : l’Allemand Manfred Wörner (1988-1994) délivre alors un long discours de réconciliation et d’amitié devant le Soviet suprême. Salué à l’époque comme une première historique, le Conseil de coopération nord-atlantique (CCNA) est inauguré, le 20 décembre de la même année, à Bruxelles, en présence des seize ministres des affaires étrangères alliés et de leurs homologues de l’ex-pacte de Varsovie.

L’exercice de la « main tendue » entre anciens ennemis dépasse toutes les expectatives. Très en forme, Boris Eltsine, le président russe, se félicite de l’émergence d’un « nouveau système de sécurité, de Vancouver à Vladivostok ». Il évoque même « la question de l’adhésion de la Russie à l’OTAN en tant qu’objectif politique à long terme ». Puis, coup de théâtre, l’ambassadeur de l’Union soviétique, Nikolaï Afanassievski, annonce que son pays vient d’être dissous et qu’il faut donc le remplacer dans le communiqué final par « Fédération de Russie ». Le CCNA a intégré les onze anciennes républiques soviétiques de la Communauté d’Etats indépendants nouvellement constituée. La Géorgie et l’Azerbaïdjan le rejoindront en 1992, suivis de l’Albanie puis des républiques d’Asie centrale.

Commencée sous les meilleurs auspices, cette réorganisation de l’espace européen menée par l’OTAN va pourtant mener à deux politiques antagonistes, comme le souligne Amélie Zima, chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire et autrice, notamment, de L’OTAN (« Que sais-je ? », PUF, 2021) : d’une part, apporter une réponse aux pays d’Europe centrale et orientale candidats à l’adhésion ; de l’autre, assurer à la Russie que l’OTAN n’aspire pas à ériger un nouveau rideau de fer, en l’incluant dans la mise au point d’une « nouvelle architecture de sécurité ». Un exercice ambigu qui va, selon Mme Zima, compliquer les relations avec Moscou, « d’autant que l’élite russe est divisée sur le rôle et la place de l’Alliance dans un environnement post-guerre froide ».

A l’intérieur du pays, la transition postsoviétique rêvée par les Occidentaux se heurte aux ravages d’une crise économique et sociale qui ruine la population russe autant qu’elle attise un sentiment de déclassement et de frustration qui feront le lit de l’élection de Vladimir Poutine, un ex-lieutenant colonel du KGB soviétique.

L’Acte fondateur OTAN-Russie, premier geste de coopération depuis la fin de la guerre froide, signé en 1997, vise ainsi à l’instauration d’une paix « durable et inclusive ». Un Conseil conjoint instaure une consultation permanente sur les questions sécuritaires, tout en envisageant des actions communes (maintien de la paix, désarmement, lutte contre le terrorisme…). En 2002 naît enfin le Conseil OTAN-Russie, une enceinte dans laquelle la Russie, dont Vladimir Poutine est le président depuis mai 2000, siège pour la première fois sur un pied d’égalité avec chacun des pays membres de l’Alliance.

Par l’Acte fondateur, les deux parties ne se considèrent plus comme des « adversaires ». L’OTAN s’engage, entre autres, à ne pas déployer d’armes nucléaires sur le territoire de futurs adhérents et à ne pas renforcer ses troupes permanentes en Europe. Tout déploiement militaire au-dessus de la brigade – soit environ 3 000 hommes, selon la définition américaine – est interdit. Une « interopérabilité » militaire est même évoquée. Autant d’initiatives visant à éviter l’écueil d’une nouvelle rupture entre les anciens rivaux, mais aussi à rassurer Moscou sur les ambitions de l’Alliance.

Les Géorgiens écrasés en cinq jours

Si l’OTAN a perdu, en apparence, son ennemi historique russe, elle poursuit son élargissement. « Il n’y a jamais eu de véritable endormissement de l’OTAN, qui a toujours été une organisation vivante », estime Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, à Paris. Malgré les réticences de l’administration américaine, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque ont rejoint les rangs de l’organisation dès 1999. Moscou allait-il y voir une provocation ? Le président Bill Clinton a fini par céder face à l’insistance des dirigeants de ces pays candidats – dont le Tchèque Vaclav Havel, méfiant à l’égard de Moscou. Suivent, en 2004, les pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), ainsi que la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Viendront encore l’Albanie et la Croatie en 2009, le Monténégro en 2017 et, enfin, la Macédoine du Nord en 2020.

L’Ukraine, en revanche, reste à la porte, comme la Géorgie : à Bucarest, lors d’un sommet de l’Alliance tenu en avril 2008, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont mis un veto au processus d’adhésion, arguant que ces démocraties n’étaient pas « assez stables ». Selon certains observateurs, ce refus franco-allemand s’expliquerait plutôt par la volonté de ménager la relation avec Moscou, ce dont se défend encore aujourd’hui Mme Merkel, mise en cause pour sa politique jugée trop laxiste envers la Russie. A l’époque, l’OTAN s’était contentée de se féliciter des « aspirations euroatlantiques de l’Ukraine et de la Géorgie ». Quatre mois plus tard, les chars russes entraient en Géorgie.

A la suite d’accrochages entre séparatistes sud-ossètes et armée géorgienne, cette dernière intervient militairement. Le conflit s’étend à l’Abkhazie. La Russie déploie 40 000 soldats en soutien aux séparatistes. En cinq jours, les troupes de Tbilissi sont écrasées. L’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud est reconnue par Moscou, qui conserve le contrôle de 20 % du territoire géorgien. Par cette manœuvre, Vladimir Poutine témoigne concrètement – et pas pour la dernière fois – de son exaspération face aux ambitions pro-européennes et atlantistes d’un Etat. Pour Alexandra de Hoop Scheffer, directrice du bureau parisien du German Marshall Fund of the United States, l’OTAN, par le « flou stratégique » qu’elle a entretenu, a transformé l’Ukraine et la Géorgie en ennemis de Moscou, tout en leur déniant une garantie de sécurité.

En juin 1999, malgré un veto russe et donc sans mandat explicite des Nations unies, l’OTAN procède à des frappes aériennes au Kosovo, avant de déployer des troupes au sol, point de départ des tensions avec la Russie

Depuis, l’élargissement de l’OTAN est devenu « la » question centrale, source de tensions, de conflits larvés, puis bien réels avec la Russie. Le contenu exact des négociations menées au début des années 1990 a fait débat : des promesses ont-elles été formulées par les dirigeants occidentaux pour préserver la stabilité de l’Europe ? Les pouvoirs russes successifs ont-ils exploité cette préoccupation pour obtenir des concessions, exercer une forme de chantage et, finalement, utiliser l’argument des prétendues menaces à leurs frontières pour déclencher un conflit sanglant ?

De fait, Moscou a bel et bien enfreint le mémorandum de Budapest, signé en 1994, en violant l’intégrité territoriale ukrainienne vingt ans plus tard, lors de l’annexion de la péninsule de Crimée. En échange de la dénucléarisation de l’Ukraine et de son adhésion au traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, Etats-Unis, Royaume-Uni et Russie s’étaient engagés à « respecter son indépendance, sa souveraineté et ses frontières existantes » – sauf en cas de « légitime défense ». C’est cette exception que met en avant Vladimir Poutine quand il affirme voler au secours de populations russophones ukrainiennes menacées de « génocide » par les « nazis » de Kiev.

Avant d’atteindre leur paroxysme avec l’invasion de l’Ukraine, les tensions entre la Russie et l’OTAN ont toujours existé. Avec comme point de départ probable, quelques années seulement après la chute du mur de Berlin, les conflits qui enflammèrent les Balkans après la dislocation de la Yougoslavie.

Alors que 60 000 soldats sous commandement de l’OTAN ont déjà été dépêchés dans la région dans la foulée des accords de Dayton, le 14 décembre 1995, la Russie va assister, impuissante, à la plus importante opération militaire jamais effectuée par l’Alliance. Du 23 mars au 10 juin 1999, malgré un veto russe et donc sans mandat explicite des Nations unies, l’opération « Force alliée » procède à des frappes aériennes au Kosovo, avant de déployer des troupes au sol. Aux yeux de Moscou, le maître de Belgrade, Slobodan Milosevic, n’est pas qu’un allié, il est le dirigeant du peuple serbe, slave et orthodoxe – un pays « frère ».

Si la Russie participe à l’élaboration d’une solution diplomatique et contribue à une mission de maintien de la paix – en envoyant un contingent militaire au sein de la Force de maintien de la paix au Kosovo mise en œuvre par l’OTAN –, l’épisode est vécu comme une terrible humiliation. En particulier par le chef du FSB, un dénommé Vladimir Poutine, qui déclare à ce sujet, en mai 1999 : « Nous assistons à une tentative unilatérale de détruire l’ordre mondial qui a été créé sous l’égide des Nations unies après la seconde guerre mondiale. Nous devons réagir à ce défi en changeant la conception de notre sécurité nationale. »

En 2011, l’opération de l’OTAN au sein de la coalition internationale en Libye représente un autre camouflet. Non seulement, la chute du régime du colonel Kadhafi met à mal les importants intérêts russes dans ce pays, mais cet interventionnisme occidental pourrait en augurer d’autres en ces heures cruciales où les rives arabes de la Méditerranée s’embrasent les unes après les autres pour réclamer la fin de l’autoritarisme. L’OTAN était intervenue au Kosovo pour mettre un terme au nettoyage ethnique perpétré par les Serbes ? Elle bombarde les troupes kadhafiennes pour éviter à Benghazi, selon les mots du président français de l’époque, Nicolas Sarkozy, « ce qui s’était passé à Srebrenica » ? La Russie est entrée en Géorgie « pour défendre ses citoyens » dans les régions séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, où des passeports russes avaient été généreusement distribués. En 2015, Moscou envoie ses plus gros bombardiers en Syrie, pour sauver le président Bachar Al-Assad de la vindicte de sa population, tout entière rangée sous la catégorie de « terroriste ». L’engrenage est lancé.

Débandade afghane

Les travaux du Conseil OTAN-Russie, « suspendus » lors de l’invasion de la Géorgie en 2008, subissent une nouvelle dégradation en 2014, avec l’annexion de la Crimée et le conflit dans le Donbass ukrainien. Entre 2016 et 2019, le Conseil ne se réunit qu’à cinq reprises, dont la dernière en janvier. Le secrétaire général de l’Alliance atlantique, le Norvégien Jens Stoltenberg, y voit alors un « signal positif » – ledit « signal » étant simplement le fait que la rencontre ait eu lieu…

C’est désormais une évidence, les « ex-ennemis » sont redevenus des ennemis tout court. L’OTAN expulse des « diplomates » russes accusés d’espionnage ; Moscou exige une « refonte » de l’architecture européenne, l’arrêt de tout élargissement et une discussion avec les seuls Etats-Unis. Le risque d’un conflit armé est « réel », alerte M. Stoltenberg, sur la foi d’informations des services de renseignement américains et britanniques, mais il peine à convaincre. Les réticences européennes à envisager un scénario catastrophe s’expliquent peut-être par l’idée que la bureaucratie politico-militaire otanienne cherchait à amplifier la menace russe pour faire oublier la débandade afghane de l’été 2021. La prise de Kaboul par les talibans, en dix jours, aura marqué d’un sceau cruel la fin d’une mission qui se résume à une défaite stratégique des Etats-Unis et à une communication désastreuse entre Washington et ses alliés.

Ce n’est pas la seule erreur commise. Le manque de réactions concernant les demandes d’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine en 2008 a été, pour nombre d’experts, annonciateur de la guerre actuelle. « C’était la pire des solutions, c’était agacer la Russie sans protéger ces deux pays, estime M. Tertrais. S’il y a eu endormissement [de l’OTAN], c’est dans la planification des défenses à l’est. Avant l’invasion de la Crimée en 2014, l’OTAN n’avait plus de défense dans cette zone. » En 2009, dans le souci de ménager Moscou, Washington a abandonné son projet d’installer des systèmes antimissiles en silos en Pologne, alors qu’il avait réduit ses troupes en Europe : il y avait 305 000 militaires américains en Europe en 1991, un peu plus de 100 000 en 1997. Et 64 000 en 2020.

L’accalmie en trompe-l’œil des relations avec la Russie et le « pivot » vers l’Asie décidé par l’administration de Barack Obama en 2012 ont participé à une démobilisation de l’Alliance

En 2004 a bien été créée une Force de réaction rapide de l’OTAN, un système de troupes, de moyens aériens et navals prêts à être déployés dans un délai de cinq à trente jours. Mais, jusqu’en 2014, les pays membres ont parfois rechigné à contribuer à cette structure. L’accalmie en trompe-l’œil des relations avec la Russie et le « pivot » vers l’Asie décidé par l’administration de Barack Obama, en 2012, ont participé à une démobilisation de l’Alliance, alors qu’étaient démantelés les accords sur la non-prolifération des armements. Ne subsiste aujourd’hui que le traité New Start qui limite, en principe, le nombre de têtes et de lanceurs nucléaires. « Tout le savoir issu du contrôle des armements » a été perdu, estime Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales.

C’est le président Macron, avec son verdict de « mort cérébrale », en 2019, qui aura brutalement réveillé les alliés européens, plongés dans une sorte de doute existentiel depuis que M. Trump avait condamné l’OTAN à l’obsolescence. Pour le Français, il était temps de muscler la défense européenne, hors OTAN. Une vision que ne partagent pas, à l’époque, les Etats d’Europe centrale et les pays baltes, qui y voient une concurrence néfaste à l’efficacité de la protection de l’Europe. Au sein de l’organisation transatlantique, partisans et adversaires de l’Europe de la défense se livrent alors à un combat feutré, tandis qu’est lancé, en avril 2021, un Fonds européen de défense et des projets de développement capacitaire dans le cadre de la Coopération structurée permanente.

La guerre en Ukraine a eu pour effet de calmer ce débat, et d’autres questions qui fâchent ont été mises sous le boisseau. La Turquie, qui avait acquis des missiles russes incompatibles avec les normes de l’OTAN, en 2019, et frôlé un incident grave avec un navire français en Méditerranée, en juin 2020, peut désormais se poser à la fois en médiatrice et en alliée fidèle : après hésitations, elle a appliqué la convention de Montreux de 1936, qui lui permet de réglementer le trafic maritime à travers les détroits du Bosphore et des Dardanelles, entre la Méditerranée et la mer Noire, et donc d’interdire le passage aux bâtiments militaires russes. Une décision qui rend « difficile, désormais, la relance des discussions sur les ambiguïtés d’Erdogan », souligne un diplomate otanien.

Mais, au-delà de l’Ukraine, la question de la relation instable entre Européens et Américains n’est pas résolue. A Bruxelles, tout le monde se rappelle avec effroi l’inauguration du nouveau siège de l’OTAN, en 2017, par un Donald Trump insultant l’Allemagne en raison de la faiblesse de son budget de défense et évoquant la possibilité que Washington n’accorde plus sa protection aux pays qui ne partageraient pas le « fardeau » financier – l’un des leitmotivs de ses années de présidence. Le climat est tout autre avec un Joe Biden qui, même s’il voulait se concentrer sur la Chine et réclamait, à son tour, une plus grande implication européenne dans la défense collective, a massivement réengagé son pays en Europe. Notamment pour obtenir un soutien sans faille aux sanctions contre le Kremlin.

Nouveau concept stratégique

Le nombre de soldats américains présents en Europe est repassé à 100 000, dont une petite partie sous commandement de l’OTAN. Ajoutés au déploiement en Pologne, au mois de mars, de systèmes antimissiles Patriot, le flanc est de l’Alliance est désormais considérablement fortifié. Le poste de commandement suprême des forces alliées en Europe a, lui aussi, été renforcé, avec la création d’une centaine de postes depuis 2014.

Plus unie et revenue à ses fondamentaux, l’OTAN ne pourra pas cependant échapper aux contreparties du réinvestissement américain en Europe : une hausse des dépendances militaires et une plus forte mobilisation aux côtés des Etats-Unis. Nul doute que Washington entend les impliquer dans sa relation conflictuelle avec la Chine.

Balayé d’un revers de main par M. Macron, qui juge que la question chinoise n’a rien à voir avec les missions de l’Alliance atlantique, le sujet a souvent été évoqué par le patron de l’Alliance, Jens Stoltenberg, dont le mandat s’achèvera à l’été 2023. Son projet de « transformation » et de nouveau concept stratégique, qui doit être discuté au sommet de Madrid fin juin, range désormais la menace chinoise dans la liste des nouveaux défis de l’Alliance. « La sécurité mondiale est entrée dans une nouvelle ère, dans laquelle des puissances autoritaires, telles que la Russie et la Chine, contestent ouvertement des principes fondamentaux pour notre sécurité et cherchent à redéfinir complètement l’ordre international dont dépendent notre paix et notre prospérité », notait-il dans son rapport annuel 2021.

Les autres défis étant la prolifération nucléaire, les cyberattaques, le changement climatique et le terrorisme, sans compter le domaine spatial et, surtout, la disponibilité opérationnelle des forces. Car, au-delà des discours et des projets, la guerre en Ukraine a remis à l’ordre du jour une question oubliée : en cas d’aggravation, l’Alliance disposera-t-elle des ressources et d’une capacité de riposte nécessaires ? « Rester vivant ne signifie pas obligatoirement être efficace », ironise une source américaine.

 

Très intéressant et bien documenté. Quelques points saillants:

- Des volontés et des marques politiques de rapprochement entre OTAN et Russie au lendemain de la chute du mur

- L'intervention au Kosovo est le premier accroc sérieux à ce rapprochement, vécu à Moscou comme une humiliation

- Le désengagement Américain en Europe était réel: 305k soldats US en 1991, 100k en 1997 et 64k en 2020. 

- Consensus pour dire que ça a été une erreur de ne pas répondre aux demandes formulées par la Géorgie et l'Ukraine. Pas dans le sens ou il fallait absolument les intégrer à l'OTAN, mais l'ambiguïté stratégique entretenu par l'alliance aura accru la menace pour ces deux pays par l'agacement de Moscou.

- La question Chinoise va être posée à l'agenda de l'OTAN....

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John Gray, philosophe politique britannique. Connu pour sa critique de la croyance des Lumières en la rationalité. Beaucoup de choses sont connues, mais il y a aussi quelques points intéressants (à partir de 11:30) : https://www.youtube.com/watch?v=U6fRypXIKV4&t=2688s

La position de Macron sur la Russie n'est pas différente de celle des dirigeants français jusqu'à De Gaulle (Détente).
Macron continue ainsi malgré l'humiliation de Poutine.

L'OTAN est l'institution occidentale la plus réussie, elle est désormais renforcée. L'Occident pourrait être endommagé par l'Autriche, la Hongrie, l'Allemagne, la France (rêves de Détente, qui sont des illusions).

Mais aussi problèmes avec les républicains aux USA, isolationnisme et pro-russe. "Woker" partie des progressistes contre l'idée de l'Occident. Les USA pourraient perdre leur intérêt pour l'Europe si les grandes puissances européennes continuent à alimenter la Russie. 

Maintenant effondrement de l'ordre international comme en 1914. Fin du statu quo nucléaire en matière d'armes, plus de prolifération. L'intérêt pour l'utilisation civile de l'énergie nucléaire va diminuer (malheureusement, malgré la crise climatique). 

Poutine pourrait considérer l'utilisation tactique de l'arme nucléaire comme rationnelle. L'Occident est donc ligoté par la domination de l'escalade. Grande tentation pour Poutine, car il ne peut pas se permettre une longue guerre ni une guerre perdue (Afghanistan 1988, Japon 1905). Russie plus un empire pourri qu'un État-nation. Les ressources de la Russie ne sont souvent pas maîtrisées par des Russes ethniques... La Russie restera longtemps une menace pour ses voisins, ils doivent être Athènes, Jérusalem ET Sparte. 

La Russie a une vieille tradition de représentations de l'apocalypse et de résolution des problèmes par des catastrophes. 
Dans la Russie de Poutine, l'Église a repris les fonctions du KGB. L'idéologie de la Russie ressemble à l'islamisme. 

Il ne sait pas quels sont les objectifs de guerre occidentaux. C'est une grande préoccupation. Arrêter le génocide ? Reconquérir le Donbass ? Conquérir la Crimée (impossible, même Gorbatchev était pour la conquête). 

Sans le parapluie nucléaire américain et la logistique, tout aurait pesé sur la France et l'Allemagne. Les pays baltes auraient été forts, tout comme les Finlandais et les Polonais, en raison de leur expérience de la tyrannie soviétique. L'UE n'existe pas en tant qu'entité militaire. Elle ne le sera pas non plus à l'avenir, l'armée de Macron est un fantôme. Les Allemands ont beaucoup parlé pendant deux semaines, mais se retirent ensuite. Poutine peut compter sur la dépendance énergétique de l'Allemagne. 

Aujourd'hui, les popes orthodoxes occupent dans l'armée la position des commissaires politiques de la Seconde Guerre mondiale. Ils forment une structure de commandement parallèle au sein de l'armée. Il y a des chapelles consacrées dans les installations nucléaires. 

En cas de conflit avec la Russie et la Chine, les États-Unis devraient laisser l'Europe seule. Que se passerait-il ? La France et l'Allemagne sont des créatures faibles ("weak vessel"). La Grande-Bretagne continuerait à soutenir fortement l'Ukraine (sous la plupart des gouvernements). Mais elle n'est pas une grande puissance. Seuls la Grande-Bretagne, la Pologne et les pays baltes continueraient à soutenir l'Ukraine. 

 

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il y a 14 minutes, Paschi a dit :

On pille, on fait dans la contrebande, on copie sans autorisation, on achète moins cher des imitations dans des pays tiers. L'Iran de 1980-1989 en somme.

Ça tiendra tant que ça tiendra mais tant que Moscou, Saint-Pétersbourg et les élites dirigeantes sont approvisionnées, ça ira. Jusqu'à ce que ça craque.

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Il y a 1 heure, Manuel77 a dit :

John Gray, philosophe politique britannique.

Il raconte à peu près n'importe quoi le zigoto... ferait mieux de balayer devant sa porte,  avec une armée qui ne dépasse par 70 000 pax, deux porte-avions (c'est un grand mot) sans avions, des destroyers inutilisables et sans missiles anti-navires, des sous-marins construits avec de l'acier français... :rolleyes:

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What Does Russia Think Of Finland Joining NATO? Putin “Took It So Calmly”

Que pense la Russie de l'adhésion de la Finlande à l'OTAN ? Poutine "l'a pris très calmement".


Peut-être Poutine n'agira-t-il pas de manière agressive suite à la décision d'Helsinki de rejoindre l'OTAN ? Le président finlandais Sauli Niinistö a déclaré dimanche qu'il avait eu une discussion essentiellement amicale avec le président russe Vladimir Poutine après que la Finlande a clairement indiqué qu'elle abandonnerait des décennies de neutralité en présentant une demande d'adhésion à l'OTAN.

"En fait, la surprise a été qu'il l'ait pris si calmement", a déclaré M. Niinistö à Dana Bash, de CNN, dans l'émission "State of the Union", à propos de sa conversation avec M. Poutine samedi.

M. Niinistö a souligné qu'il n'était pas naïf quant à la réaction personnelle de M. Poutine, s'engageant à "suivre" et à rester attentif à la manière dont la Russie réagirait à la possibilité d'avoir un autre pays frontalier dans l'OTAN. Si la Finlande était acceptée, cela doublerait à peu près la taille de la frontière terrestre de la Russie avec l'OTAN.

La semaine dernière, la Russie a mis en garde la Finlande. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré jeudi que Moscou serait "contraint de prendre des mesures de rétorsion, de nature militaro-technique ou autre".

M. Niinistö a déclaré que la décision de M. Poutine de lancer une guerre à grande échelle contre l'Ukraine a changé les calculs de son pays sur la neutralité de l'OTAN, une politique que la nation a suivie depuis la formation de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord après la Seconde Guerre mondiale et tout au long de la guerre froide.

"Cela a montré qu'ils sont prêts à attaquer un pays indépendant et voisin", a déclaré M. Niinistö.

La Finlande a également pris note du fait que Poutine a agi de manière si agressive contre une éventuelle expansion de l'OTAN, a ajouté M. Niinistö. Sa nation ne pouvait pas simplement accepter une réalité où Moscou avait le pouvoir de diriger la politique étrangère de la Finlande.

"Jusqu'à présent, nous avions pensé, OK, nous sommes non-alignés de notre volonté, mais quand ils ont dit cela, cela signifiait que nous n'avions plus de volonté", a déclaré Niinistö.

La Finlande n'a pas encore déposé de demande officielle d'adhésion, ce qui devrait se faire dans les prochains jours. L'OTAN n'a pas de conditions spécifiques d'adhésion, mais l'alliance a des normes générales politiques, économiques et militaires. Les membres actuels de l'OTAN doivent soutenir à l'unanimité toute candidature d'un pays candidat.

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il y a 45 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

La Finlande n'a pas encore déposé de demande officielle d'adhésion, ce qui devrait se faire dans les prochains jours. L'OTAN n'a pas de conditions spécifiques d'adhésion, mais l'alliance a des normes générales politiques, économiques et militaires. Les membres actuels de l'OTAN doivent soutenir à l'unanimité toute candidature d'un pays candidat.

Quelqu'un sait comment évoluent la répartition des postes et votes dans le cas de nouveaux arrivants ?

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Il y a 1 heure, Picdelamirand-oil a dit :

What Does Russia Think Of Finland Joining NATO? Putin “Took It So Calmly”

Que pense la Russie de l'adhésion de la Finlande à l'OTAN ? Poutine "l'a pris très calmement".


Peut-être Poutine n'agira-t-il pas de manière agressive suite à la décision d'Helsinki de rejoindre l'OTAN ? Le président finlandais Sauli Niinistö a déclaré dimanche qu'il avait eu une discussion essentiellement amicale avec le président russe Vladimir Poutine après que la Finlande a clairement indiqué qu'elle abandonnerait des décennies de neutralité en présentant une demande d'adhésion à l'OTAN.

"En fait, la surprise a été qu'il l'ait pris si calmement", a déclaré M. Niinistö à Dana Bash, de CNN, dans l'émission "State of the Union", à propos de sa conversation avec M. Poutine samedi.

M. Niinistö a souligné qu'il n'était pas naïf quant à la réaction personnelle de M. Poutine, s'engageant à "suivre" et à rester attentif à la manière dont la Russie réagirait à la possibilité d'avoir un autre pays frontalier dans l'OTAN. Si la Finlande était acceptée, cela doublerait à peu près la taille de la frontière terrestre de la Russie avec l'OTAN.

La semaine dernière, la Russie a mis en garde la Finlande. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré jeudi que Moscou serait "contraint de prendre des mesures de rétorsion, de nature militaro-technique ou autre".

M. Niinistö a déclaré que la décision de M. Poutine de lancer une guerre à grande échelle contre l'Ukraine a changé les calculs de son pays sur la neutralité de l'OTAN, une politique que la nation a suivie depuis la formation de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord après la Seconde Guerre mondiale et tout au long de la guerre froide.

"Cela a montré qu'ils sont prêts à attaquer un pays indépendant et voisin", a déclaré M. Niinistö.

La Finlande a également pris note du fait que Poutine a agi de manière si agressive contre une éventuelle expansion de l'OTAN, a ajouté M. Niinistö. Sa nation ne pouvait pas simplement accepter une réalité où Moscou avait le pouvoir de diriger la politique étrangère de la Finlande.

"Jusqu'à présent, nous avions pensé, OK, nous sommes non-alignés de notre volonté, mais quand ils ont dit cela, cela signifiait que nous n'avions plus de volonté", a déclaré Niinistö.

La Finlande n'a pas encore déposé de demande officielle d'adhésion, ce qui devrait se faire dans les prochains jours. L'OTAN n'a pas de conditions spécifiques d'adhésion, mais l'alliance a des normes générales politiques, économiques et militaires. Les membres actuels de l'OTAN doivent soutenir à l'unanimité toute candidature d'un pays candidat.

Pour prévoir ce que peut être la réaction russe à l'entrée de la Finlande dans l'OTAN, un élément est cette discussion de Poutine avec le président finlandais - un élément seulement évidemment, Niinistö dit lui-même qu'il n'est "pas naïf"

Un autre est ce que dit la propagande russe interne

Révélation

 

La télévision d'État russe à propos de la Finlande et de la Suède qui veulent rejoindre l'OTAN : "Leur raison officielle est la peur. Mais ils auront encore plus peur à l'intérieur de l'OTAN. Lorsque des bases de l'OTAN apparaîtront en Suède et en Finlande, la Russie n'aura d'autre choix que de neutraliser le déséquilibre et la nouvelle menace en déployant des armes nucléaires tactiques."

Ces deux éléments ne sont pas nécessairement contradictoires.

Ce qui dérange vraiment la Russie, ce n'est pas d'avoir la Finlande à sa frontière (ça fait un moment), ce n'est pas non plus que la Finlande soit bien armée pour résister à une guerre d'agression (ça fait un moment aussi)

==>Ce qui dérange Moscou, c'est l'éventualité de voir des bases américaines près de ses frontières

A mon sens, le message russe est double : "Chers amis, vous faites une erreur mais sans conséquences nous restons bons amis - si vous êtes dans l'OTAN sans héberger de base U.S." + "Si vous en hébergiez, nous serions forcés de pointer des armes nucléaires tactiques sur vous"

C'est d'ailleurs cohérent, il y a une partie "carotte" et une partie "bâton", le tout étant destiné à sauver les meubles en évitant le scénario qui ennuie vraiment Moscou.

 

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Selon la presse russe :

Les opérateurs telecoms russes sont maintenant obligés d'acheter du matériel électronique d'occasion pour maintenir le réseau en état de fonctionnement.

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Il y a 1 heure, Alexis a dit :

A mon sens, le message russe est double : "Chers amis, vous faites une erreur mais sans conséquences nous restons bons amis - si vous êtes dans l'OTAN sans héberger de base U.S." + "Si vous en hébergiez, nous serions forcés de pointer des armes nucléaires tactiques sur vous"

Ce que l'on peut d'ailleurs facilement contourner en mettant des bases britanniques ou françaises (voire allemandes, histoire de réveiller les vieux démons). 

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il y a 23 minutes, Heorl a dit :

Ce que l'on peut d'ailleurs facilement contourner en mettant des bases britanniques ou françaises (voire allemandes, histoire de réveiller les vieux démons). 

Je suggère un message au chancelier Scholz pour lui proposer cette très bonne idée.

Je suis sûr que tu seras très bien reçu :happy:

 

Hein, qu'est-ce qu'il dit l'amiral ? Oh eh faut pas vendre la mèche :dry: !

Révélation

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Le secrétaire général de l'OTAN déclare que l'Ukraine "peut gagner cette guerre" avec une aide internationale accrue - mais certains experts préviennent que l'aide pourrait bientôt s'épuiser.

https://www.businessinsider.nl/nato-secretary-general-says-ukraine-can-win-this-war-with-more-international-help-but-some-experts-warn-support-could-run-out-soon/
Sarah Al-Arshani Il y a 16 heures
Le secrétaire général de l'OTAN a déclaré qu'il pensait que l'aide internationale pourrait aider l'Ukraine à gagner la guerre.
Cependant, les experts estiment que les sanctions sévères imposées au pétrole et au gaz russes contribueront à "étrangler" la Russie. 
Cela a un prix pour les pays de l'UE, qui pourraient retourner leurs populations contre l'Ukraine. 
Selon M. English, si l'Occident "veut vraiment étrangler la Russie" et "veut vraiment couper l'argent qui finance cette guerre", il doit cesser d'acheter du pétrole et du gaz à ce pays - un effort qui, jusqu'à présent, a été minime. 

Les pays du G7, dont l'Allemagne, fortement dépendante de l'énergie russe, ont récemment promis de supprimer progressivement ou d'interdire les importations de pétrole russe.

Ces mesures sont susceptibles de rendre les conditions de vie difficiles, ne serait-ce que temporairement, dans les pays d'Europe occidentale qui doivent désormais trouver d'autres sources d'énergie. 

"Même si l'Allemagne, l'Autriche, l'Italie et seulement quelques autres pays entraient dans une profonde récession, cela déclencherait à son tour une récession plus large dans toute l'UE", a déclaré M. English. "Ce qui est notable pour moi, c'est que les Européens, l'Occident a le pouvoir de couper la guerre à la Russie, mais ils ne peuvent pas le faire parce que cela leur ferait trop mal."

Le coût qui serait absorbé par les Européens pourrait les pousser à regretter leur soutien à l'Ukraine, ce qui pourrait entraver le soutien politique de leurs gouvernements. 

"Ce n'est pas qu'un dirigeant allemand ou un dirigeant italien ne pense pas que son peuple puisse supporter six mois de rationnement ou de privations. Ils ont simplement peur d'être mis à la porte entre-temps", a déclaré M. English. 

William Ruger, président de l'American Institute for Economic Research, a déclaré à Insider qu'il serait intelligent pour les deux pays de négocier la fin de la guerre, et prévoit en fin de compte l'une des deux issues suivantes. 

"L'une d'elles est que les deux parties estiment qu'il est préférable de négocier à la table des négociations et de trouver un moyen d'avancer de cette manière plutôt que de continuer à se battre. Mais tant que l'une des parties pensera qu'elle a un avantage à poursuivre le combat, et que l'utilité attendue sera supérieure aux coûts, alors nous continuerons à assister à une lutte", a déclaré M. Ruger.

 

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Rappel de synthèse que, malgré le parfum de victoire qui flotte coté Ukrainien, cette guerre va plonger le plus pauvre pays d'Europe dans une situation économique merdique pour des dizaines d'années.




https://time.com/6176748/ukraine-war-economy/




C'est d'ailleurs le principal argument qui tient la route pour les partisans du pacifisme/défaitisme/réalisme/diplomatisme.


Face aux Russes, tu ne peux qu'en sortir soumis ou ruiné.


L’Ukraine va perdre plus que le Donbass (mais cela aurait-il suffi à calmer Poutine?) :

infra, population tuée ou en fuite définitive, récession, dépendance à l'UE et USA, accès aux mers ,

Elle ni gagnera au mieux qu'une identité et une fierté nationale (mais cela a aussi une valeur).
 

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AU Laos le coût de l'énergie ajouté à la flambée du dollar a des conséquence concrète immédiate : plus de pétrole. Le gvt du Laos dit qu'il va y avoir des fermetures. Les habitants disent que c'est difficile de trouver des stations ouvertes.

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Le-Laos-risque-d-etre-confronte-a-des-lacunes-dans-l-approvisionnement-en-essence-en-raison-de-la--40441460/

Le Laos risque d'être confronté à des "lacunes" dans l'approvisionnement en essence en raison de la flambée des prix, selon le principal fournisseur.

16/05/2022 | 12:47

L'approvisionnement en essence au Laos pourrait connaître "quelques lacunes", a déclaré lundi un important fournisseur, après que le gouvernement ait tenu une réunion d'urgence pour faire face à la flambée des prix et aux achats de panique dans cette nation d'Asie du Sud-Est.

Selon les médias, de nombreuses stations-service ont été fermées la semaine dernière, obligeant les consommateurs à faire la queue pendant des heures pour s'approvisionner en carburant. Le Laos dépend des importations de la Thaïlande voisine pour la plupart de son pétrole.

La société pétrolière et gazière thaïlandaise PTT Oil and Retail Business Pcl, qui exploite 53 stations-service au Laos, a déclaré qu'elle prévoyait de distribuer le carburant comme d'habitude, mais qu'il pourrait y avoir des "trous".

"Dans certains cas où il y a beaucoup de clients, il peut y avoir des manques, mais nous allons essayer de gérer la situation", a déclaré Songpon Thepnumsommanus, un responsable marketing. Il n'a pas donné plus de détails.

Avec une population d'un peu plus de 7 millions d'habitants, le Laos enclavé est l'un des pays les plus pauvres de la région et vise une croissance économique annuelle de 4 % jusqu'en 2025.

En raison de l'affaiblissement de la monnaie kip, de l'inflation élevée et de l'instabilité du marché mondial du pétrole, les importateurs de carburant ont du mal à répondre à la demande du public, a rapporté le Vientiane Times la semaine dernière.

"Il est difficile de trouver des stations-service ouvertes", a déclaré lundi Kham Goodman, un habitant de la capitale Vientiane, après avoir publié des vidéos sur les médias sociaux montrant des personnes attendant de remplir des bouteilles d'eau en plastique avec du carburant.

Vendredi, le gouvernement laotien a minimisé la situation, affirmant qu'il ne s'agissait "pas d'une crise à ce point", mais a tenu une réunion d'urgence et a demandé au public de ne pas paniquer.

"Je vous assure que ma société et l'Association laotienne du carburant et du gaz fourniront suffisamment de carburant, il n'y aura pas de pénurie", a déclaré Chanthone Sitthixay, président de la Petroleum Trading Lao Public Company, dans un discours public.

il y a 7 minutes, Chaps a dit :

Rappel de synthèse que, malgré le parfum de victoire qui flotte coté Ukrainien

Je crois surtout que l'appel du secrétaire général consiste à dire qu'il faut en finir vite parce que les conséquences des modifications d'approvisionnement vont rapidement peser sur la géopolitique mondiale au point que l'Ukraine pourrait perdre une partie de son soutien politique notamment en Europe.

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Je crains cependant que la fin de la guerre ne change qu'à la marge les problèmes d'approvisionnement mondiaux. Ce qui pèse ce sont les sanctions. Plus vite elles seront levées moins les problèmes d'énergie et de nourriture dureront.

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Le problème est que je doute fortement que les USA vont lever les sanctions contre la Russie et l'Europe suivra malgré les problèmes que ça va créer.

Quand on voit que Cuba est sous embargo de 70 ans et l'état de la politique intérieur US, comment un président US lever voir même simplement alléger les sanctions.

Il va falloir attendre que des moyens de contournement se mettent en place, ce qui prendra X mois ou années.

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L'Inde coupe ses export de blé (dont 50% allaient à la Thailand) ... Le prix du blé s'envole. Les européens dégouté.

https://www.latribune.fr/economie/international/ble-l-interdiction-des-exportations-indiennes-fait-exploser-les-prix-917991.html

L'Inde parle de sécurité alimentaire pour sa population. Moi je pense plus spécifiqument à un contrôle de l'inflation suite à des sècheresse ayant réduit leur production.

Je suis étonné des réactions européennes. Les Indiens veulent se garantir des problème sociaux dû à des prix impossible à contrôler çà me parait ... prévisible comme réaction.

il y a 2 minutes, jean-françois a dit :

Le problème est que je doute fortement que les USA vont lever les sanctions contre la Russie et l'Europe suivra malgré les problèmes que ça va créer.

Quand on voit que Cuba est sous embargo de 70 ans et l'état de la politique intérieur US, comment un président US lever voir même simplement alléger les sanctions.

Il va falloir attendre que des moyens de contournement se mettent en place, ce qui prendra X mois ou années.

La guerre en Ukraine aurait pu rester un problème européen. Les sanctions en ont fait un problème mondial.

Il va falloir donner une perspective pour la levée de ces sanctions contre la Russie. Un truc du genre "fin des sanctions" contre départ de Poutine et retour au frontières X.

Et puis un petit retour à l'autosuffisance alimentaire en Europe serait une bonne idée.

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