Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Guerre Russie-Ukraine 2022+ : répercussions géopolitiques et économiques


Recommended Posts

Mouiii et ce serait bien que tout le monde relise l'intitulé du thread

Quant aux donneurs de leçons (il y'en a une paire, ils se reconnaitront) qui se cachent derrière une neutralité d'analyse alors qu'ils sont coupables de procès d'intention continus,  ils sont très tangents pour l'ejection

Et si cet avertissement leur déclenche un caca nerveux, ca m'en touche une sans bouger l'autre

A bon entendeur

  • Thanks 1
  • Haha 1
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

il y a 10 minutes, olivier lsb a dit :

Surtout ne vous privez pas lire, ce n'est pas de la dépêche AFP mais du vrai reportage de guerre à l'ancienne, avec correspondant sur place. Et en prime, je me suis fait chier à remettre les photos.

Je ne me suis pas privé de lire, et je recommande de faire la même chose. C'est effectivement très détaillé et très intéressant. Merci :smile:

  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

il y a 58 minutes, Banzinou a dit :

Changement de ton à l'Elysée

 

Cool alors dans ce cas il ne faut pays faire les choses à moitié. Il faut balancer tous les caesar la-bas et montrer que c'est un game changer. Histoire de montrer que l'Europe peut être plus efficace que les US. 

  • Thanks 1
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

Les opérations d'influence et d'agit-prop continuent en France, en lien avec la guerre en Ukraine. Quelqu'un aurait-il accès à l'article complet ? 

https://www.marianne.net/monde/europe/guerre-en-ukraine-une-operation-dinfluence-russe-vise-des-youtubeurs-francais

-----------------------------------------------

Interview courte mais très dense et regorgeant de détails et d'informations nouvelles. Iryna Verechtchouk, vice première ministre Ukrainienne, en charge du dossier des prisonniers de guerre et civils enlevés. 

- Environ 500 civils ont été enlevés par les Russes et seraient toujours détenus. L'objectifs serait de les échanger contre des prisonniers militaires Russes. Les enfants seraient au nombre de 2 000 en Russie ou zones occupées, séparés de leurs parents ou orphelins (et donc que Kiev souhaiterait rapatrier). 

- Les Russes ont été furieux des réactions publiques face aux photos des femmes Ukr qu'ils avaient rasées (!!). Depuis ils auraient arrêté. Un point sensible de la culture slave ?

- Principe d'échange des prisonniers de 1 pour 1, de militaire pour militaire, blessé pour blessé. 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/06/11/guerre-en-ukraine-des-civils-sont-utilises-comme-des-otages-par-moscou_6129792_3210.html

Citation

La vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, personnalité en vue de Serviteur du peuple, le parti présidentiel, et habituée des médias, se fait rare désormais. Plus grave, aussi, depuis qu’elle est chargée du dossier sensible des prisonniers de guerre. Pour la première fois, cette femme de 42 ans, dont cinq passés comme officière dans l’armée ukrainienne, évoque le sort des civils ukrainiens détenus en Russie et dans les territoires occupés, y compris des femmes et des enfants non accompagnés.

Quel est l’intérêt, pour Moscou, de détenir des civils ukrainiens dans cette guerre ?

Leur idée de départ était d’utiliser ces civils comme monnaie d’échange contre des prisonniers de guerre russes, en totale illégalité avec les conventions de Genève. J’insiste : il s’agit de personnes qui ne sont ni combattantes ni frappées d’une accusation, mais utilisées exactement comme des otages. C’est du business, en fait. Il s’agit de bénévoles, de journalistes, de militants, de maires de petites villes ou tout simplement de passants raflés dans la rue.

Ces arrestations ont surtout eu lieu dans les régions de Kiev, de Kharkiv, de Tchernihiv et dans le Donbass. Parmi ces détenus civils, nous avons recensé 230 femmes, en plus des 270 militaires femmes capturées. Au début, les Russes ne les mettaient pas sur les listes de prisonniers, ils ne voulaient pas que ça se sache. Nous avons appris leur existence par leurs familles et les premiers Ukrainiens échangés. Elles sont emprisonnées dans les mêmes conditions que les hommes, notamment en ce qui concerne la torture. Elles aussi se font raser la tête.

Les premières civiles échangées redoutaient de rentrer chez elles comme ça, surtout dans les territoires ruraux, où une femme rasée est difficilement acceptée. Une fois, je n’ai pas pu m’en empêcher : j’ai mis leurs photos sur mes réseaux sociaux. Je savais que les Russes seraient furieux. Je leur ai dit : je ne le referai plus, à la condition que vous arrêtiez de raser les femmes.

Quelle latitude avez-vous alors pour négocier la libération de ces civils ?

Nous avons instauré la règle d’échanger des prisonniers militaires contre des prisonniers militaires, des blessés de guerre contre des blessés de guerre, toujours un contre un. Nous ne détenons pas de civils russes, mais j’ai imposé que les nôtres fassent partie, en plus, des discussions. Toute transaction doit également inclure des femmes.

Les Russes, eux aussi, ont besoin de ces échanges. Ils veulent cacher le nombre important d’appelés dans leurs troupes – des jeunes gens de moins de 19 ans, l’âge de mon fils – alors qu’ils prétendent que ce n’est pas une guerre, mais une « opération militaire spéciale ».

Des enfants non accompagnés, aussi, auraient été emmenés. Que sait-on de leur situation ?

En mars et en avril, les Russes ont vidé certains établissements des villes qu’ils pénétraient, à Marioupol notamment ; des orphelinats, des instituts pour mineurs porteurs de handicap mental ou physique. Nous cherchons aujourd’hui ces enfants, nous essayons de faire des listes mais, en général, nous ne savons pas où ils se trouvent. Sans le vouloir, il nous est arrivé de fournir aux occupants les adresses d’établissements. Nous demandions : que deviennent les enfants de tel institut ? Jusque-là, le lieu ne leur était pas connu. Résultat, ils allaient les chercher le lendemain. J’ai posé la question à mes interlocuteurs à Moscou : pourquoi faites-vous cela ? Silence de leur part. En fait, ces enfants sont utilisés par la propagande russe qui affirme : regardez, nous les sauvons des attaques aériennes ukrainiennes…

A terme, ces enfants vont vraisemblablement être proposés à l’adoption. Une loi vient de passer en Russie pour simplifier les modalités dans le cas spécifique des mineurs ukrainiens. De notre côté, quand nous voulons les ramener ici, chaque rapatriement est une vraie opération spéciale, qui se fait au cas par cas et nécessite des semaines. Il faut les localiser, prouver administrativement qu’une personne possède un lien avec eux puis aller les chercher en personne. Sur 2 162 enfants ukrainiens situés en Russie ou dans les zones occupées, nous n’avons réussi à en faire revenir que 23. J’appelle instamment les institutions internationales à nous aider.

Où en sont les pourparlers sur l’instauration de corridors humanitaires permettant l’évacuation des civils des zones bombardées ?

Cent soixante-deux corridors ont pu être organisés depuis le début de la guerre, mais autant ont échoué. Le droit humanitaire international repose sur la bonne volonté des deux parties. Mais si l’une ne veut pas, aucune sanction n’est prévue, elle opère en toute impunité. Or, les Russes ont parfois détourné certains couloirs en dirigeant, sans prévenir, les évacuations non pas vers l’Ukraine, mais en direction de la Russie, de la Biélorussie ou des territoires occupés.

Nous n’avons pas de chiffres précis, mais il s’agit cette fois de centaines de milliers de personnes qui se retrouvent de l’autre côté de la frontière. Tous passent obligatoirement par des camps de filtration, où ils sont triés. Leur sort peut être très différent. Certains disparaissent, à cause d’un tatouage jugé nationaliste ou de photos sur leur portable. Ceux qui ont de l’argent ou réussissent à s’en procurer arrivent à quitter le pays, souvent pour les pays baltes. Mais la majorité se retrouve dotée d’un permis de circulation, sans autorisation de travail, donc sans moyen de survie. Ils sont déplacés vers certaines régions de Russie, logés dans des baraquements.

Certains – ils sont rares, mais ils existent – demandent à rester en Russie de façon légale. Ceux-là reçoivent un passeport russe. Parfois, ils se retrouvent même enrôlés dans la guerre, envoyés au front en Ukraine. Nous en avons capturé quelques-uns. Certains n’avaient pas reçu d’armes, parce que les Russes continuent à se méfier d’eux : ils les considèrent comme des traîtres.

 

Edited by olivier lsb
orthographe
  • Thanks 1
  • Sad 1
Link to comment
Share on other sites

il y a 27 minutes, olivier lsb a dit :

Les opérations d'influence et d'agit-prop continuent en France, en lien avec la guerre en Ukraine. Quelqu'un aurait-il accès à l'article complet ? 

https://www.marianne.net/monde/europe/guerre-en-ukraine-une-operation-dinfluence-russe-vise-des-youtubeurs-francais

 

la première vidéo où il s'explique pour la désinformation russe sur Pfizer.

Il en ressort que oui, ils étaient déjà nuls à l'époque.

Edited by Heorl
  • Like 1
  • Upvote 3
Link to comment
Share on other sites

Biden taille un short à ZELINSKI :

https://www.lematin.ch/story/live-info-guerre-ukraine-russie-405723338808

 

Joe Biden assure que Volodymyr Zelensky «ne voulait pas entendre» ses avertissements sur une invasion russe

Joe Biden a assuré vendredi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky «ne voulait pas entendre» les mises en garde américaines avant l’invasion de son pays par la Russie.

«Beaucoup de gens pensaient que j’exagérais» en évoquant une attaque russe contre l’Ukraine avant qu’elle ne débute, a déclaré le président américain lors d’une réception à Los Angeles, destinée à lever des fonds pour le parti démocrate.

La France prête à aider pour faciliter le départ du port du grain du port d'Odessa :

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/von-der-leyen-a-kiev-pour-discuter-de-la-voie-europeenne-de-l-ukraine-1daabdbf438818ff3c8fadbce65c74de

  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

il y a 27 minutes, herciv a dit :

Biden taille un short à ZELINSKI :

https://www.lematin.ch/story/live-info-guerre-ukraine-russie-405723338808

 

Joe Biden assure que Volodymyr Zelensky «ne voulait pas entendre» ses avertissements sur une invasion russe

Joe Biden a assuré vendredi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky «ne voulait pas entendre» les mises en garde américaines avant l’invasion de son pays par la Russie.

«Beaucoup de gens pensaient que j’exagérais» en évoquant une attaque russe contre l’Ukraine avant qu’elle ne débute, a déclaré le président américain lors d’une réception à Los Angeles, destinée à lever des fonds pour le parti démocrate.

C'est ton interprétation.

Une autre serait que Biden se serve de l'incrédulité du PR Ukrainien pour faire valoir la puissance de son renseignement. Entre une guéguerre de bites avec un pays qui n'est ni un adversaire ni spécialement sur l'agenda stratégique US et une conclusion à tirer sur la puissance du renseignement US et son caractère omniscient, je penche clairement pour la seconde.

  • Like 1
  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

il y a 13 minutes, olivier lsb a dit :

C'est ton interprétation.

Une autre serait que Biden se serve de l'incrédulité du PR Ukrainien pour faire valoir la puissance de son renseignement. Entre une guéguerre de bites avec un pays qui n'est ni un adversaire ni spécialement sur l'agenda stratégique US et une conclusion à tirer sur la puissance du renseignement US et son caractère omniscient, je penche clairement pour la seconde.

Ca veut surtout dire qu'il y a pelin d'interprétation possible. Plusieurs font passer ZELINSKI ou son pays pour des rigolas.

Dans tous les cas je trouve ce genre de sortie très hors de propos.

  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

Il y a 8 heures, olivier lsb a dit :

Surtout ne vous privez pas lire, ce n'est pas de la dépêche AFP mais du vrai reportage de guerre à l'ancienne, avec correspondant sur place. Et en prime, je me suis fait chier à remettre les photos.

Est-ce qu'on a eu droit à du vrai reportage de guerre à l'ancienne, lorsque l'aviation ukrainienne bombardait les populations ukrainiennes du Donbas (non pas dans une "guerre" mais une "opération antirerroriste"), comme en témoigne la vidéo où l'on voit les sauveteurs sauver un jeune enfant des décombres d'un immeuble bombardé à Snizhne en juillet 2014 ?

Voir aussi http://www.air-defense.net/forum/topic/18353-ukraine-ii/page/290/#comment-784391

 

  • Thanks 1
  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

L'inflation aux USA est partie pour durer, reconnaît Joe Biden

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/L-inflation-aux-USA-est-partie-pour-durer-reconnait-Joe-Biden--40699233/

11/06/2022 | 09:11

BEVERLY HILLS, Californie, 11 juin (Reuters) - Les Etats-Unis vont devoir "vivre avec l'inflation pendant un certain temps", a reconnu Joe Biden vendredi en Californie, après une nouvelle accélération de la hausse des prix à la consommation au mois de mai.

"Nous allons vivre avec cette inflation pendant un certain temps", a déclaré le président américain lors d'une réunion de levée de fonds pour le Parti démocrate organisée par le milliardaire et magnat des médias Haim Saban à Beverly Hills, à cinq mois des élections de mi-mandat au Congrès.

"Cela va baisser progressivement mais nous allons vivre avec pendant un moment", a ajouté Joe Biden.

L'indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis a augmenté de 1,0% le mois dernier après une hausse de 0,3% en avril, a annoncé le département du Travail. Sur un an, il affiche un bond de 8,6%, après +8,3% le mois précédent.

Le gouvernement américain et de nombreux économistes tablaient initialement sur des pressions inflationnistes transitoires avec la sortie de la crise du COVID-19.

Mais la hausse des prix à la consommation continue de s'étendre à de nouveaux biens et services alors que l'invasion de l'Ukraine par la Russie pèse sur l'approvisionnement mondial en produits pétroliers et alimentaires. (Reportage Trevor Hunnicutt, version française Jean-Stéphane Brosse)

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Les achats de pétrole russe deviennent très avantageux - Market Blog

https://www.zonebourse.com/cours/matiere-premiere/WTI-2355639/actualite/Les-achats-de-petrole-russe-deviennent-tres-avantageux-Market-Blog-40690418/

10/06/2022 | 09:45

Par Fabrice Anselmi

 

PARIS (Agefi-Dow Jones)--Les exportations russes de pétrole brut par voie maritime ont atteint un sommet depuis quelques semaines et le rouble est revenu à des plus hauts depuis quatre ans et demi. Cela s'explique par les importantes remises que ses opérateurs proposent aux clients asiatiques pour acheter les barils que l'Europe a refusés avant même la mise en place de son embargo -- on parle de 4 millions de barils/jour (mbj) reroutés vers l'Asie assez rapidement.

Le 2 juin, l'Union européenne (UE) a adopté un nouvel ensemble de sanctions contre la Russie, dont l'interdiction d'achat de pétrole brut par voie maritime à partir du 5 décembre prochain. La Pologne et l'Allemagne s'étaient déjà engagées à mettre fin à leurs importations de pétrole russe par ce canal, même sans interdiction de l'UE. Ce qui permettra de réduire les livraisons vers l'Europe d'environ 90% par rapport au niveau de 2021 (4,8 mbj), et pourrait encore faire diminuer les prix sur le pétrole en provenance de l'Oural, déjà 30 dollars/baril moins cher que le pétrole Brent européen.

En positivant, l'UE pourra toujours se dire que, outre les acheteurs asiatiques, ce sont les pays encore reliés au système de pipeline de Druzhba, soit la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, qui en profiteront. Au détriment des autres pays européens, qui subissent les contrecoups des déséquilibres offre/demande des deux côtés de l'Atlantique.

 

@herciv L'inflation à plus sa place dans le fil économie qu'ici, cela avait démarrer AVANT la guerre d'Ukraine Collectionneur

Link to comment
Share on other sites

il y a 44 minutes, Wallaby a dit :

Est-ce qu'on a eu droit à du vrai reportage de guerre à l'ancienne, lorsque l'aviation ukrainienne bombardait les populations ukrainiennes du Donbas (non pas dans une "guerre" mais une "opération antirerroriste"), comme en témoigne la vidéo où l'on voit les sauveteurs sauver un jeune enfant des décombres d'un immeuble bombardé à Snizhne en juillet 2014 ?

Voir aussi http://www.air-defense.net/forum/topic/18353-ukraine-ii/page/290/#comment-784391

 

En 5 min de recherche oui j'ai trouvé çà.

Moins sensationnel, moins émotionnel et plus factuel que la vidéo du dessus qui confine au voyeurisme et n'apporte pas grand chose en termes informationnelle. Quand ça se passe à huis-clos à bout portant à Boutcha, certains ont le relativisme facile. Quand c'est dans le Donbass en 2014 avec les aléas du bombardement à distance, on me demande un reportage de guerre écrit par un correspondant sous les balles :rolleyes:

https://www.lemonde.fr/europe/article/2014/07/10/en-ukraine-la-bataille-de-donetsk-se-prepare_4454547_3214.html

Citation

En Ukraine, la bataille de Donetsk se prépare

Après Sloviansk, reprise samedi, l'armée ukrainienne vise la capitale des séparatistes, aussi difficile à défendre qu'à attaquer.

Si la bataille de Donetsk démarre un jour, les hommes du « Français » seront sans doute les premiers à mourir. Ils le savent, en plaisantent ou s'en enorgueillissent. Partout autour de Donetsk, l'armée ukrainienne progresse, dans la foulée de la chute de Sloviansk, le bastion des séparatistes pris le 5 juillet. Kiev a lancé une attaque, jeudi 10 juillet, à 30 kilomètres à l'ouest de Donetsk. Les combattants prorusses se sont réfugiés dans la métropole d'un million d'habitants, avec leurs armes et leurs blindés. Ils ont fait sauter plusieurs ponts autour de la ville.

Le « Français », lui, a reçu l'ordre de rester aux avant-postes, de tenir la petite ville de Marïnka, à une vingtaine de kilomètres de la capitale du Donbass insurgé. Pour éviter que les combats ne touchent des zones densément peuplées, explique-t-il, mais aussi pour tenir l'un des canaux qui alimentent Donetsk en eau. Il dispose, dit-il, de lance-grenades, de mortiers, et attend incessamment le renfort de blindés légers.

Le « Français » – le nom de guerre qu'il s'est choisi parce qu'il aime le « pays de la Révolution » – organise la défense, ce mardi 8 juillet. En bordure du bourg, un camion-grue empile des blocs de béton d'une tonne sur la route, un autre déverse du sable. Ses hommes, eux, aménagent un vieux bunker de la guerre froide, où ils se réfugieront quand l'artillerie ukrainienne enverra ses premières salves.

En attendant l'assaut, les combattants sont confrontés à une menace d'un genre bien différent. Un groupe de villageois s'approche timidement, avant d'apostropher l'homme qui manie la grue : « Les gars, pourquoi vous ne vous installez pas 200 mètres plus loin ? Ce sont nos maisons, ici ! » Le hameau est à 50 mètres. En cas de bombardement, il sera touché. Les villageois aussi ont leurs « bunkers » : des caves peu profondes et peu rassurantes, dans le fond de leur jardin.

« LES UKRAINIENS FUSILLENT TOUS LES HOMMES DE MOINS DE 35 ANS »

Le « Français » les comprend bien, il vient d'un village non loin, mais il ne bougera pas sa position. « Si on ne vous défend pas, vous êtes morts quand même. Vous savez ce qui se passe à Sloviansk ? Les Ukrainiens fusillent tous les hommes de moins de 35 ans. » L'information, apparue sur Internet, est fausse. Mais la rumeur s'est répandue, elle explique le jusqu'au-boutisme des combattants, la terreur des civils qui ne savent pas qui ils doivent craindre le plus.

Pour l'heure, Donetsk vit dans une semi-normalité. Les services municipaux fonctionnent, tout comme les fontaines, les mines, les usines. Mais la population a fui en masse, les rues sont désertées, la plupart des magasins sont fermés. Ceux qui sont ouverts sont mal approvisionnés. Les séparatistes ont interdit aux chargements de vivres de quitter la ville.

Les affiches à la gloire d'Igor Strelkov, le chef militaire des séparatistes, représenté en guerrier du péplum américano-britannique 300, à la tête d'une poignée d'irréductibles Spartiates, rajoutent à cette ambiance de fin du monde. Strelkov, de son vrai nom Igor Girkine, en qui Kiev voit un officier du renseignement militaire russe, a été contesté au sein des rangs séparatistes pour sa décision d'abandonner son fief de Sloviansk. « Si M. Strelkov décide soudain de quitter Donetsk, dans le but de sauver la vie des habitants ou celle de ses guerriers, nous ne suivrons pas ses ordres », a dit Alexandre Khodakovski, le chef du bataillon Vostok (« Est »), l'un des plus importants de l'armée rebelle. La scission entre les deux chefs militaires n'est un mystère pour personne.

Strelkov a officiellement reçu l'ordre du premier ministre autoproclamé de la « République de Donetsk », Alexandre Borodaï, de conduire la défense de la ville. Dans un entretien à la télévision régionale, il a ouvertement fait part de ses doutes : manque de combattants, population locale pas suffisamment convaincue du danger que représente l'armée ukrainienne. M. Strelkov a annoncé la formation d'une « armée professionnelle », c'est-à-dire que ceux qui rejoindront ses rangs recevront désormais un salaire, jusqu'à 500 euros.

Ajoutant au doute ambiant, les principaux chefs politiques des séparatistes sont invisibles depuis plusieurs jours, qui occupé à « coordonner l'aide humanitaire », qui à Moscou. C'est notamment le cas d'Alexandre Borodaï. La discrétion de la Russie, qui continue à pousser sur la scène diplomatique pour que Kiev accepte un nouveau cessez-le-feu unilatéral, est une autre source d'inquiétude et d'amertume parmi les combattants. L'intervention militaire attendue après la chute de Sloviansk n'est pas venue. La frontière avec la Russie, par laquelle ont transité ces dernières semaines d'importants convois d'armes, est désormais presque intégralement sous le contrôle ukrainien, rendant l'approvisionnement plus difficile.

« NOUS SOMMES OTAGES DES FAUCONS DES DEUX CAMPS »

Mercredi, un « ministre » séparatiste confirmait anonymement au Monde le « chaos » qui règne au plus haut niveau. Cet homme assurait que plusieurs des chefs politiques s'étaient enfuis et expliquait « ne pas savoir ce que les Moscovites faisaient en Russie ». « Nous sommes otages des faucons des deux camps », concluait-il, disant toutefois croire encore à une victoire militaire.

A quoi pourrait ressembler la bataille de Donetsk ? La ville, trois fois plus étendue que Paris, avec vingt-huit routes d'accès, est difficile à défendre. Elle est difficile aussi à attaquer. Quelques milliers de combattants munis d'un arsenal important peuvent sans doute y tenir longtemps. Devant l'échec d'une solution négociée, Kiev a fait de sa reprise sa priorité, avant Louhansk, l'autre grande ville du Donbass, et les quelques dizaines de villes moyennes qui restent aux mains des séparatistes. Le gouvernement voudrait aller vite. Pour l'heure, il s'attache à construire une pax ukrania dans les territoires libérés. A Sloviansk, on distribue des vivres ; à Kramatorsk, la garde nationale a protégé mardi une statue de Lénine qu'une petite foule souhaitait abattre.

Le président Petro Porochenko a promis de ne pas bombarder « massivement » la capitale du Donbass, organisant un « blocus » qui ne concerne pas les civils qui souhaiteraient quitter la ville. Un scénario « à la Sloviansk » – un long siège et des bombardements réguliers – semble inimaginable dans une telle ville, mais l'étau qui se resserre sur Donetsk paraît devoir mener à cette issue. Difficile de savoir si, dans un tel cas, la population fera bloc derrière les séparatistes. Dimanche, 2 000 personnes seulement sont sorties manifester sur la place Lénine en soutien aux combattants et contre le « génocide » du peuple du Donbass.

Retour à Marïnka. Un avion ukrainien passe au-dessus du village, rapidement suivi du bruit d'une explosion. L'obus est tombé à quelques kilomètres de là, dans l'agglomération de Donetsk, sur le quartier de Petrovka. C'est la première attaque aérienne sur la ville. Les habitants sont terrifiés. Ils s'étaient habitués aux tirs d'armes automatiques, « pas à ça », dit une femme en pleurs qui interdit à son mari de retourner travailler. Une mine de charbon a été touchée. Elle est entourée d'un quartier d'habitation, à l'intérieur duquel se trouve une petite base de combattants séparatistes. C'est sans doute elle qui était visée.

Maintenant, je ne vais pas me palucher tous les articles sur le sujet depuis 2014. Mais si tu m'en trouves un qui t'intéresse, je le posterai. 

https://www.lemonde.fr/recherche/

 

Edited by olivier lsb
orthographe
  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

Il y a 12 heures, herciv a dit :

Cool alors dans ce cas il ne faut pays faire les choses à moitié. Il faut balancer tous les caesar la-bas et montrer que c'est un game changer. Histoire de montrer que l'Europe peut être plus efficace que les US. 

Tout à fait. On est bien en train de se séparer d'un quart de la flotte de Rafale de L'AAE à des pays qui ne sont pas en conflits ouvert. Alors pourquoi pas filer 40 caesar aux Ukrainien.... 

Link to comment
Share on other sites

il y a une heure, Ronfly a dit :

Tout à fait. On est bien en train de se séparer d'un quart de la flotte de Rafale de L'AAE à des pays qui ne sont pas en conflits ouvert. Alors pourquoi pas filer 40 caesar aux Ukrainien.... 

Du coup après avoir dissous les dits régiments d'artillerie équipés de caesar,  cela nous permettrait de recréer quelques régiments d'infanterie de ligne.

Edited by Mangouste
Orthographe
  • Haha 3
Link to comment
Share on other sites

Il y a 4 heures, Mangouste a dit :

Du coup après avoir dissous les dits régiments d'artillerie équipés de caesar,  cela nous permettrait de recréer quelques régiments d'infanterie de ligne.

Les Caesar seront remplacés en peu de temps et de toutes façons il n’y a que quelques canons d’utilisés pour l’entraînement et les opex… 

 

Nos armements terrestre étaient principalement destinés à tenir en respect les russes… alors autant en filer un maximum aux ukrainiens surtout qu’on est en train de remplacer la majorité de ces équipements ! Qu’ils soient utilisés pour ce à quoi ils ont été conçus et qu’ils détruisent l’armée russe pour, peut être, plusieurs décennies !

Autant filer tout de suite aux ukrainiens nos 200 Leclerc restant, nos MLRS en nombre famélique, un maximum de VAB, des Caesar MK1, des VBCI, etc… etc… 

Edited by Conan le Barbare
  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

3 hours ago, Minitel said:

Je pense que c'est toute l'Europe de l'ouest qui a minimisé la menace russe. Et, jusqu'en 2014 (première guerre d'Ukraine), la menace était loin d'être évidente : les pays de l'est donnaient plutôt l'impression d'un combat d'arrière garde. Mais l'erreur politique et militaire est l'absence de réaction des pays de l'ouest à partir de 2014, voir même un certain aveuglement.

Qu'elle menace russe?! Les mecs sont même pas foutu d'envahir l’Ukraine proprement ...

  • Upvote 1
Link to comment
Share on other sites

Surtout, il faut toujours se méfier d'un adversaire qui vient de subir une déconvenue. Généralement ça rassure sur son incompétence alors que c'est justement à partir de ça qu'il peut s'améliorer. les exemples historiques de pays ayant vécu des déconvenues militaires avant de casser la gueule à tout le monde quelques années plus tard est longue comme le bras. 

 

Et surtout, l'impression de relative intouchabilité que donne l'OTAN peut vite se retourner. 

What if si : 

- La Russie parvient finalement à "gagner" en Ukraine avec des gains sensibles (Dombass, Sud). 

- Qu'aidée par la Chine et les leçons de ses difficultés en Ukraine, elle réforme son armée efficacement

- Que dans le même temps, aux USA, un Trump bis (ou même l'original) arrive au pouvoir en 2024 sur un discours isolationniste promettant aux américains d'arrêter les expéditions lointaines et d'en finir plus ou moins complètement avec les garanties de sécurité aux européens. 

-Que dans le même temps, les pays  européens, embourbés dans leurs propres difficultés économiques et sociales, ne parviennent pas vraiment à augmenter leurs dépenses militaires ni à parvenir à une politique de défense commune ?

- Que se sentant poussé des ailes, Poutine (ou son successeur) s'engouffre dans la brèche laissée avec une invasion éclaire des Pays Baltes 

 

Vous allez me dire : "Ca fait beaucoup de "Si" et ce scénario demeure extrêmement improbable dans sa totalité" 

Et je suis d'accord, j'estime ce scénario comme très improbable, mais pas comme impossible. Chaque maillon pris séparément est relativement crédible. Et je rappelle que si on nous avait annoncé une invasion russe à large échelle de l'Ukraine il y'a quelques années personne n'y aurai cru. On sous-estime souvent la "variabilité" des futurs possibles et  la probabilité de la survenue d'une "surprise stratégique" (c'est un terme cher à Goya je crois). La solidité de l'OTAN n'est pas à toute épreuve, je pense même qu'il y a plus de chance qu'on assiste à un effritement de l'OTAN pour X raisons qu'à un changement spectaculaire de la conduite de la politique extérieure expansionniste des russes. Une fois qu'on a dit ça, je pense qu'il n'est donc pas déraisonnable de réfléchir très sérieusement à ce type de scénarios et d'en tirer toutes les conséquences en terme de modèle d'armée et de politique étrangère.  

Edited by CortoMaltese
  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

Bref à mon avis, la possibilité de tels scénarios implique à minima : 

 

- De considérer par défaut la Russie comme un pays menaçant jusqu'à preuve (sérieuse) du contraire. Ca implique de tout faire pour qu'il n'ai aucun moyen de pression économique sur nous. On est en bonne voie sur cet aspect. 

- De réfléchir à des hypothèses d'engagement aux frontière de l'UE y compris en cas d'attaque brutale et soudaine et y compris si les USA ne sont pas dans le coup. Je pense qu'on risque d'avoir des surprises quand on va se rendre compte que pour aider l'Estonie-Lettonie-Lituanie avec deux semaines de préavis il y a 5000 polonais (qui vont surtout chercher à sauver leurs miches et à pas faire une redite de la France 1940 qui envoie ses meilleurs troupes se perdre aux Pays-Bas), 4000 Français, 2000 allemand, 2000 anglais et 5000 troupes européennes diverses au maximum. 

  • Upvote 2
Link to comment
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

 Share

  • Member Statistics

    5,771
    Total Members
    1,550
    Most Online
    Severus Snape
    Newest Member
    Severus Snape
    Joined
  • Forum Statistics

    21.4k
    Total Topics
    1.5m
    Total Posts
  • Blog Statistics

    4
    Total Blogs
    3
    Total Entries
×
×
  • Create New...