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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : répercussions géopolitiques et économiques


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Il y a 1 heure, cracou a dit :

Je suis assez d'accord avec la phrase et donc il faut, lorsqu'on le cite, prendre du recul et ne pas se contenter d'une citation comme si c'était la vérité incarnée. 
Quand un seul média rapporte un truc sorti d'on ne sait où et qu'en plus il est connu pour être partiel (et dans le passé, assez déconnant pour avoir des casseroles de faux articles), on peut le préciser.

Il me semble qu'il n'est pas le seul a avoir rapporté ce evenement. Après qui a repris qui dans le jeu des tourbillons des auto citations entre journaux, c'est un autre problème. Mais l'evenement avait à l'époque fait les choux gras de pas mal de journaux

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il y a 33 minutes, Deres a dit :

En y réfléchissant, je trouve qu'il y a beaucoup de parallèle entre la 3eme guerre punique et la situation actuelle ...

Avec des néo-conservateurs américains ayant eu un discours récurrent sur la Russie héritière de l'union Soviétique digne du "Carthago Delenda Est" de Caton l'ancien.

Et un soutien à l'Ukraine ressemblant à l'alliance des romains avec Massinissa sur les anciennes terres de Carthage finissant en conflit entre Carthage et les numides poussant à l'intervention finale des romains.

J'espère en tout cas que cela ne finira pas par un siège de 3 ans de Moscou avec salage nucléaire du sol ...

Même en cherchant loin, je vois pas:

- les deus guerres précédentes gagnées par les Romains 

- les sénateurs romains pousse en guerre

- Massinissa qui attaque Carthage

 

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Il y a 2 heures, Deres a dit :

J'espère en tout cas que cela ne finira pas par un siège de 3 ans de Moscou avec salage nucléaire du sol ...

Je ne pense pas. Carthage n'avait pas d'armes nucléaires. D'ailleurs c'est plutôt dans les émissions de débat de la TV russe que l'on entend "Delenda est NATO" et autres "Delenda est America" :dry: ...

Sans oublier bien sûr que Carthage n'était pas partenaire / allié / pas-allié-mais-quand-même d'un pays rassemblant 20% de la population mondiale.

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Il y a 5 heures, Shorr kan a dit :

 

Enorme ! L'appel du président des EU traité comme du spam :laugh:

Cela avait déjà été le cas par MBS, il n’apparaît donc pas du tout invraisemblable que MBZ ait suivi la même ligne…

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Concernant la force du rouble:

https://www.blick.ch/wirtschaft/das-sind-die-gruende-rubel-so-stark-wie-schon-lange-nicht-mehr-id17617539.html

Peu impressionnée par le défaut de paiement russe en début de semaine, la monnaie nationale, le rouble, a atteint hier soir un nouveau sommet face aux devises de référence, le dollar et l'euro. "Le dollar coûte moins de 52 roubles pour la première fois depuis le 28 mai 2015. L'euro coûte moins de 55 roubles pour la première fois depuis le 26 mai 2015", annonce l'agence de presse Interfax mardi après la fermeture de la Bourse de Moscou.

Pour expliquer la force du rouble, les experts en devises de l'agence évoquent les paiements d'impôts à venir en Russie et le prix élevé du pétrole. Après avoir nettement chuté peu après le début de la guerre d'agression ordonnée par le chef du Kremlin Vladimir Poutine, le rouble est désormais sur la voie de la reprise depuis des mois et a entre-temps atteint le double de sa valeur la plus basse.

Une hausse du rouble sans frein

Même le défaut de paiement technique de la Russie, constaté mardi par l'agence de notation Moody's, n'a pas entamé la hausse du rouble. Il ne s'agit certes pas non plus d'une faillite d'Etat habituelle, mais de problèmes techniques dans le transfert des paiements de la dette, bloqués par l'Occident.

La force du rouble s'explique également par les restrictions drastiques imposées par la banque centrale russe aux opérations de change et par les sanctions occidentales, qui touchent surtout les importations russes. En effet, alors que les recettes russes issues de l'exportation de pétrole et de gaz continuent de couler à flot, les importations en Russie ont diminué de moins de la moitié, notamment en raison de l'embargo occidental sur les produits de haute technologie, les machines, l'armement et les produits de luxe. Les besoins en devises ont donc également nettement diminué. (ATS)

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

Eh oui, quand on sait que l'UE a importé pour 57 milliards d'euros d'énergies fossiles depuis la Russie sur les 100 premiers jours de la guerre (24 février - 3 juin).

https://www.latribune.fr/economie/international/l-ue-a-achete-57-milliards-d-euros-de-petrole-de-gaz-et-de-charbon-a-la-russie-depuis-le-debut-de-la-guerre-en-ukraine-921509.html

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Il y a 5 heures, Shorr kan a dit :

Enorme ! L'appel du président des EU traité comme du spam :laugh:

Il semblerait que la référence soit cette affaire datant de mars, au lendemain du déclenchement de l'offensive russe :

https://www.theguardian.com/us-news/2022/mar/13/white-house-us-joe-biden-oil-output-prices-saudi-arabia-uae (13 mars 2022)

Le dirigeant de facto de l'Arabie saoudite, Mohammed bin Salman, et son homologue des Émirats arabes unis, Mohammed bin Zayed, doivent encore accepter un appel téléphonique avec l'homme le plus puissant de l'Occident - un scénario pratiquement impensable sous les administrations précédentes.

La priorité immédiate de M. Biden est que les deux pays contribuent à exercer une pression économique maximale sur la Russie en augmentant leur production de pétrole. Chaque capitale est un fournisseur majeur de pétrole, avec une capacité excédentaire, ce qui atténuerait l'effet sur les consommateurs américains par le biais des prix des carburants avant les élections de mi-mandat en novembre qui menacent le contrôle démocrate du Congrès.

 

Cependant, l'impasse va bien au-delà du pétrole. À Riyad, le prince Mohammed se sent rabroué par le refus de M. Biden de dialoguer avec lui depuis son entrée en fonction. Le meurtre du dissident saoudien Jamal Khashoggi par les assistants de sécurité du prince héritier, la guerre au Yémen, l'emprisonnement de militants des droits de l'homme et le boycott du Qatar ont fait de lui un paria pour l'administration.

Les différends avec Abu Dhabi sont presque aussi graves. Les États-Unis ont été particulièrement décontenancés par les abstentions répétées des Émirats arabes unis au Conseil de sécurité des Nations unies, qui ont été considérées par les diplomates occidentaux à New York comme une contrepartie du soutien russe à certaines des positions anti-Houthi qu'ils souhaitaient voir adopter par le Conseil dans la guerre au Yémen.

 

L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont été outrés par le fait que l'administration Biden ait retiré les Houthis, soutenus par l'Iran, de la liste des organisations terroristes mondiales, alors qu'ils poursuivent une série de négociations laborieuses avec l'Iran pour relancer l'accord nucléaire de l'ère Obama déchiré par Donald Trump.

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Jokowi en visite à Kiev et à Moscou :

https://www.scmp.com/week-asia/explained/article/3183448/what-indonesias-joko-widodo-hoping-achieve-when-he-meets (29 juin 2022)

"Le premier président de l'Indonésie, Sukarno, avait une relation étroite avec l'Union soviétique au moment de l'indépendance et cela signifie que l'Indonésie a maintenant une relation morale avec la Russie", a déclaré à This Week in Asia Kosman Samosir, maître de conférences en droit international à l'Université catholique Santo Thomas de Medan.

"Jokowi aura à cœur d'aider la Russie et l'Ukraine à trouver une solution pacifique au conflit grâce à cette relation morale", a-t-il ajouté, en utilisant le nom couramment utilisé du président.

Par le passé, la Russie a également été une source importante d'armes et de matériel militaire pour l'Indonésie, cette dernière achetant des véhicules blindés et des avions à la Russie, bien que Gilang Kembara, chercheur au Centre d'études stratégiques et internationales, ait déclaré que cette relation commerciale était "relativement stagnante" à l'heure actuelle en raison de l'attention accrue portée aux États-Unis comme source d'armes.

"Pourtant, il existe un sentiment de nostalgie historique pour les Indonésiens à l'égard de la Russie", a-t-il déclaré. "Dans l'esprit du passé, Jokowi voudra aider".

Le gouvernement indonésien a également indiqué que M. Widodo discuterait des exportations en provenance de Russie et d'Ukraine dans le cadre de son voyage. Le ministre indonésien des affaires étrangères, Retno Marsudi, a déclaré dimanche qu'"il est nécessaire de sécuriser un corridor céréalier en provenance d'Ukraine et d'ouvrir les exportations de nourriture et d'engrais en provenance de Russie.

M. Sulaiman a déclaré qu'il ne pensait pas que la visite de Jokowi à Moscou provoquerait une hostilité soudaine entre l'Australie et l'Indonésie. Les relations entre les deux pays ont récemment été renouvelées lorsque Anthony Albanese a fait de l'Indonésie sa première visite à l'étranger en tant que Premier ministre australien.

"Cela confirme plutôt l'intention de M. Albanese de courtiser l'Indonésie et son analyse que l'Australie a négligé l'Indonésie pendant bien trop longtemps", a déclaré M. Sulaiman.

https://www.aspistrategist.org.au/widodos-mission-to-moscow-seeking-peace-and-an-end-to-putins-blockade-of-ukraines-wheat/ (29 juin 2022)

Widodo lui-même semblait invoquer l'esprit (sinon le nom) de Hatta en expliquant le but de sa mission avant son départ pour l'Europe. Je vais me rendre en Ukraine", a-t-il déclaré, dans le but d'inviter "le président ukrainien, le président [Volodymyr] Zelensky, à ouvrir des possibilités de dialogue dans un contexte de paix".

Il entendait atteindre le même objectif lors de son voyage à Moscou. Il répliquera son ouverture à Zelensky en invitant également Poutine à ouvrir un dialogue avec son homologue ukrainien et "dès que possible ... faire une trêve et arrêter la guerre".

M. Widodo était manifestement tout aussi déterminé à rappeler aux pays du G7 la nécessité de la paix. Nous encouragerons et inviterons les pays du G7 à travailler ensemble pour négocier la paix en Ukraine", a-t-il déclaré, "et aussi pour trouver une solution urgente à la crise alimentaire et énergétique qui engloutit le monde".

M. Zelensky a probablement du mal à voir l'intérêt de la visite de son homologue indonésien, du moins en ce qui concerne les intérêts de l'Ukraine.

Widodo représente, après tout, un pays qui a résisté à l'imposition de sanctions à l'encontre de l'agresseur de l'Ukraine et dont les commentaires du grand public, comme l'aurait rapporté l'ambassade d'Ukraine à Jakarta, ont eu tendance à avaler le mensonge russe selon lequel la cause principale de la guerre était la prétendue provocation de l'Ukraine et de l'OTAN.

Les commentaires du chancelier allemand Olaf Scholz et de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen au G7 suggèrent qu'un boycott européen du sommet du G20 à Bali en réponse à la présence de Poutine semble moins probable qu'auparavant. Scholz a insisté, par exemple, sur le fait que l'Allemagne ne veut pas "torpiller" le G20.

Mais M. Widodo serait désireux d'éliminer tout risque de torpillage en renforçant le compromis initialement présenté par le président américain Joe Biden et maintenant avancé par M. Widodo lui-même, à savoir la participation de M. Zelensky au sommet en tant qu'invité spécial. Cette réinvitation sera vraisemblablement le premier point de discussion de Widodo lors de la réunion de Kiev.

Toutefois, l'objectif premier de M. Widodo à Moscou sera probablement de mettre un terme au blocus effectif des exportations de céréales de l'Ukraine par la Russie, ce qu'il a présenté dans un moule non aligné comme une mesure qui contribuerait à atténuer les difficultés que connaissent de nombreuses personnes dans les pays en développement en raison de la guerre.

Aucun pays n'en profiterait davantage que son propre pays. L'Indonésie est le plus grand importateur de blé au monde (en valeur monétaire) et 25 % de ses importations provenaient d'Ukraine en 2021. L'Ukraine était le premier fournisseur de blé de l'Indonésie en 2020.

Cette céréale est utilisée pour fabriquer des nouilles, qui sont devenues un aliment de base populaire et relativement bon marché pour des millions d'Indonésiens. Mais les pénuries de blé et de farine de blé ont nui aux consommateurs comme aux producteurs, réduisant considérablement la production de denrées alimentaires à base de blé et provoquant une inflation des prix. L'administration de M. Widodo a dû faire face à de nombreuses protestations à la suite d'une flambée similaire des prix de l'huile de cuisson dans le monde, résultant de pénuries de cette denrée liées à la guerre, ce qui a entraîné une interdiction momentanée des exportations d'huile de palme indonésienne, et récemment, le limogeage du ministre indonésien du commerce.

Des manifestations de rue pour protester contre la hausse des prix des denrées alimentaires sont probablement la dernière chose que Widodo souhaite alors qu'il attend avec impatience l'arrivée de ses invités au G20 à Bali. Mais en se rendant à la fois dans la capitale de la source de ces importations et dans le repaire de la personne qui les bloque, il peut au moins dire à ses citoyens qu'il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour alléger leur fardeau.

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Edited by Wallaby
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Il y a 6 heures, cracou a dit :
Il y a 6 heures, Shorr kan a dit :

 

Enorme ! L'appel du président des EU traité comme du spam :laugh:

Ne commente pas un article de ce média. Il est reconnu comme extrêmement pro-russe et peu fiable... 

Je précise pour @Shorr kan :

Nous pouvons croire @cracou les yeux fermés sur ce point. Il s'appuie sur une excellente source qui est Wikipédia :

Le 23/06/2022 à 08:22, cracou a dit :

C'est un article du journal considéré mondialement comme le plus pro-russe de tout ce qui existe au USA. En substance là il veut que les russes conservent leurs gains. "The National Interest and its parent company "are two of the most Kremlin-sympathetic institutions in the nation’s capital, even more so than the Carnegie Moscow Center."[12]"

Wikipédia s'appuyant elle même sur un auteur qui ne peut être qu'irréfutable puisque néoconservateur :

Le 23/06/2022 à 12:52, Wallaby a dit :

Après une recherche Google, il semblerait que l'auteur anonyme que tu cites ne soit autre que https://en.wikipedia.org/wiki/James_Kirchick : Il a été décrit comme un conservateur ou un néoconservateur. Ceci explique peut-être cela.

 

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il y a 1 minute, Wallaby a dit :

Wikipédia s'appuyant elle même sur un auteur qui ne peut être qu'irréfutable puisque néoconservateur :

Atta, je vais te le faire façon dans la tête de ton détracteur

1 - néoconservateur, assemblage du mot néo, qui veut dire nouveau, et du mot conservateur, celui qui conserve.

2 - Quoi de plus normal donc que ce Monsieur Kirchick tende à dire que la Russie / M Poutine devrait conserver ces nouveaux territoires. 

3 - si la Russie doit garder ces territoires gagnés par la guerre, même si mal acquis, alors M Kirchick est pro-russe / pro Poutine.

CQFD

:chirolp_iei:

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Il y a 6 heures, pascal a dit :

Macron aurait-il finalement raison ?

Possible. Mais quand on a raison tout seul, c'est comme si on avait tort.
Donc il faut convaincre, en gardant à l'esprit que personne ne reconnaîtra jamais les efforts entrepris.
Donc le jugement correct de Macron vivra comme celui de Chirac à propos de l'Irak, j'en ai bien peur. C'était il y a 20 ans, et pourtant on en sent encore les effets.

On se souviendra, un jour, quand il aura les cheveux blancs, qu'il a peut-être bien évité le pire en Europe... Mais plus personne n'en aura rien à péter, et la francophobie née pour part de notre ambivalence, pour une autre part de notre manque de soutien, pour une troisième part de notre volonté de trop parler sans agir, aura fait son oeuvre. Nous aurons perdu le marché russe fort logiquement, et une partie de l'Europe de l'est avec. Au profit de qui? Parce que c'est ça, la question intéressante. :wink:

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il y a une heure, Wallaby a dit :

Nous pouvons croire @cracou les yeux fermés sur ce point. Il s'appuie sur une excellente source qui est Wikipédia :

Wikipédia s'appuyant elle même sur un auteur qui ne peut être qu'irréfutable puisque néoconservateur :

Dit la personne qui évite de rappeler que ce média est quand même le seul ou presque au monde à avoir ouvert son éditorial à une personne alors qu'on a découvert par la suite que c'est un espion Russe. Dans le genre manque de sérieux, il est difficile de faire plus fort. C'est aussi eux qui ont une position publique très favorable aux Russes en mettant reprenant presque texto les demandes initalies Russes et en leur accordant une certaine légitimité.

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il y a 9 minutes, cracou a dit :

un espion Russe.

Comme je disais l'autre jour, c'est superbement discret comme méthode d'espionnage : se répandre dans la presse en propos prorusses.

J'admire la grande cohérence de tes positions. En même temps tu penses que pour pouvoir négocier il faut déjà être d'accord (et on se demande ce qui reste à négocier...), en même temps tu penses qu'il ne faut pas lire de publications qui ne pensent pas comme soi-même, autrement dit, il faut déjà être d'accord pour pouvoir écouter ce que l'interlocuteur a à dire (et on se demande bien ce qui reste à débattre...).

Cela me rappelle ces réflexions de Raymond Aron et de Barack Obama :

Le 27/06/2016 à 22:09, Wallaby a dit :

http://www.ina.fr/video/I00018821  (18 octobre 1981)

Antenne 2, Raymond Aron sur la guerre d'Algérie :

3:58 « Une des limites à la liberté de la presse, ce sont les lecteurs. (...) La majorité des lecteurs des grands journaux exigent de ce journal la justification de leurs opinions. Ceux qui cherchent dans les journaux seulement l'information, sont probablement une minorité ».

On peut rapprocher ce propos de ce qu'a dit Barack Obama à Londres le 23 avril 2016 :

http://www.air-defense.net/forum/topic/11243-usa/?page=223#comment-962088

59:28 - 1:01:20 Aux Etats-Unis, autrefois nous avions trois chaînes de télévision et les gens pouvaient se plaindre de la domination de ces trois chaînes, mais elles avaient une vertu, qui était que tout le monde regardait à peu près la même chose et avait la même compréhension des faits sur chaque sujet de débat. Et aujourd'hui, vous avez 500 chaînes de télévision et l'internet vous offrira 1000 sources d'information différentes. Donc ce qui se passe de plus en plus aux Etats-Unis, si vous êtes conservateur, vous regardez Fox News, ou vous regardez des articles sur les blogues conservateurs. Si vous êtes progressiste, vous lisez le Huffington Post ou le New York Times, et il y a cette divergence massive qui a lieu en termes d'accord sur les faits et les hypothèses dont on parle, et cela rend le compromis plus difficile et des études intéressantes ont été faites, qui prouvent que si vous passez du temps avec des gens qui sont d'accord avec vous sur n'importe quel sujet, vous devenez plus extrême dans vos convictions, parce que vous n'êtes jamais contredit et chacun renforce mutuellement la perspective de l'autre. C'est pourquoi je pense qu'il est si important pour tous les jeunes ici de chercher des gens qui sont en désaccord avec vous.

 - -

On pourrait compléter avec les notions plus contemporaines d'"echo chamber" et de "bulle de filtre".

 

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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

Comme je disais l'autre jour, c'est superbement discret comme méthode d'espionnage : se répandre dans la presse en propos prorusses.

Ben c'est ce qui s'est passé. C'est effectivement totalement con mais c'est ce qu'a fait le journal qui te sert de source

Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

En même temps tu penses que pour pouvoir négocier il faut déjà être d'accord (et on se demande ce qui reste à négocier...)

Tu fais une déformation grotesque. Je te rappelle que sur les dernières pages tous les intervenants ou presque on repris tes propos totalement lunaires sur les négociations. 

Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

en même temps tu penses qu'il ne faut pas lire de publications qui ne pensent pas comme soi-même

Je pense qu'il faut lire des publications différentes (d'ailleurs j'aime bien lire revolution permanente ou valeur actuelle car chacun dans son genre est en total WTF). En même temps je n'ai pas de temps à perdre avec les torchons conspirationnistes délirants.

 

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Il y a 5 heures, Paschi a dit :

Concernant la force du rouble:

https://www.blick.ch/wirtschaft/das-sind-die-gruende-rubel-so-stark-wie-schon-lange-nicht-mehr-id17617539.html

Peu impressionnée par le défaut de paiement russe en début de semaine, la monnaie nationale, le rouble, a atteint hier soir un nouveau sommet face aux devises de référence, le dollar et l'euro. "Le dollar coûte moins de 52 roubles pour la première fois depuis le 28 mai 2015. L'euro coûte moins de 55 roubles pour la première fois depuis le 26 mai 2015", annonce l'agence de presse Interfax mardi après la fermeture de la Bourse de Moscou.

Pour expliquer la force du rouble, les experts en devises de l'agence évoquent les paiements d'impôts à venir en Russie et le prix élevé du pétrole. Après avoir nettement chuté peu après le début de la guerre d'agression ordonnée par le chef du Kremlin Vladimir Poutine, le rouble est désormais sur la voie de la reprise depuis des mois et a entre-temps atteint le double de sa valeur la plus basse.

Une hausse du rouble sans frein

Même le défaut de paiement technique de la Russie, constaté mardi par l'agence de notation Moody's, n'a pas entamé la hausse du rouble. Il ne s'agit certes pas non plus d'une faillite d'Etat habituelle, mais de problèmes techniques dans le transfert des paiements de la dette, bloqués par l'Occident.

La force du rouble s'explique également par les restrictions drastiques imposées par la banque centrale russe aux opérations de change et par les sanctions occidentales, qui touchent surtout les importations russes. En effet, alors que les recettes russes issues de l'exportation de pétrole et de gaz continuent de couler à flot, les importations en Russie ont diminué de moins de la moitié, notamment en raison de l'embargo occidental sur les produits de haute technologie, les machines, l'armement et les produits de luxe. Les besoins en devises ont donc également nettement diminué. (ATS)

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

Eh oui, quand on sait que l'UE a importé pour 57 milliards d'euros d'énergies fossiles depuis la Russie sur les 100 premiers jours de la guerre (24 février - 3 juin).

https://www.latribune.fr/economie/international/l-ue-a-achete-57-milliards-d-euros-de-petrole-de-gaz-et-de-charbon-a-la-russie-depuis-le-debut-de-la-guerre-en-ukraine-921509.html

La force du rouble est purement technique et ne reflète pas la puissance économique du pays, comme en temps normal la valeur d'une monnaie peut le refléter, par comparaison aux autres monnaies. Lorsqu'on restreint les opérations de change, on diminue en quelque sorte les occasions de "mesure" de la valeur d'une monnaie, en diminuant la fréquence des échanges. Idem concernant les sanctions touchant les importations: le stock de rouble Russe n'est pas vendu pour acheter des dollars ou des euros, permettant en retour des importations.

Donc l'offre restreinte pousse les prix du rouble à la hausse. Impossible dans le contexte actuel d'en tirer de quelconques enseignements sur la réussite ou l'échec des sanctions. 

Tout juste peut-on dire que sur le court terme, la Russie a bien réagi. Mais ça ne sauve en rien son modèle économique à moyen terme ni ne lui donne durablement les moyens de ses ambitions, tant les investissements à consentir pour compenser les effets de la guerre paraissent immense. Mais à court terme, le pouvoir Russe n'en n'est pas là et donc si on prend un photo à un instant t, les paramètres économiques ont l'air d'avoir fait de la gonflette. 

 

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Reportage sur Kherson, sous occupation Russe. Très intéressant la description de la matinée puis après midi type. 

Citation

Guerre en Ukraine : à Kherson, la vie à l’heure russe

La ville du sud de l’Ukraine est tombée rapidement et sans combat aux mains des Russes. Moscou accélère la russification de la région tandis que des résistances s’organisent.

Par Florence Aubenas(Kiev, Odessa, Mykolaïv, envoyée spéciale)

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Dmytro Paraschinets, conseiller régional de l’oblast de Kherson et ancien policier, avec sa fille, à Kiev, le 14 mai 2022. CHLOÉ SHARROCK / MYOP POUR « LE MONDE »

La lettre était posée dans la cuisine à côté d’une assiette de galettes, au cinquième étage d’un immeuble tranquille. « Sviéta, ma fille. Mange des crêpes, c’est très bon avec du fromage. J’en ai marre des douleurs, je ne les supporte plus. Adieu. Ton père. » Le père ne trouvait plus de quoi se soigner, il a sauté par la fenêtre.

« Ici, le manque de médicaments tue plus que les armes », explique au téléphone un médecin de l’hôpital Tropin, à Kherson, dans le sud de l’Ukraine. Première grande ville conquise, quelques jours après l’invasion russe, Kherson ne laisse pas facilement deviner sa situation particulière. De l’extérieur, elle semble presque intacte, cité balnéaire et portuaire entre deux mers – la Noire et celle d’Azov –, une beauté de carte postale. Ici, pas de destruction massive comme à Marioupol ni de charniers découverts comme à Boutcha.

Kherson, pourtant, vit sous l’occupation de Moscou depuis quatre mois, plus rien n’y arrive d’Ukraine, ni vivres ni retraites. Les routes sont bloquées, sans même un corridor humanitaire : l’unique accès reste par la Crimée, la péninsule voisine, déjà annexée par Moscou en 2014. Coupée du monde, la ville de Kherson, comme l’oblast du même nom, est aujourd’hui portée disparue : les seuls témoignages proviennent de réfugiés ou d’habitants, joints par téléphone. « On est là pour toujours, Kiev vous a laissés tomber », martèlent les occupants, qui viennent d’achever une troisième ligne de défense. Mais, pour la première fois, le 22 juin, l’agence officielle russe TASS a reconnu qu’un attentat à la voiture piégée avait visé un collaborateur prorusse, alors que plusieurs actions avaient été gardées sous silence. Dans le huis clos de la région conquise, une autre bataille vient de commencer.

« Les Russes avaient préparé leur invasion, non seulement militairement, mais avec des agents cachés au cœur du pouvoir ukrainien », Oleg Dunda, député ukrainien

L’histoire de Kherson, sa prise et son occupation commencent par un mystère : comment la ville a-t-elle pu tomber sans combat – ou presque – alors que la résistance ailleurs en Ukraine a stupéfié le monde ? « J’aimerais bien le savoir, comme tous les citoyens », s’indigne, à Kiev, Iryna Verechtchouk, vice-première ministre ukrainienne chargée des territoires occupés. Elle se souvient des premiers jours de l’invasion, où le comité militaire national se demandait : pourquoi les ponts ne sautent-ils pas ? Pourquoi nos troupes ne se battent-elles pas à la frontière ? C’étaient les ordres en cas d’agression. Trahison ? Le mot circule, bien sûr.

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Oleg Dunda, 41 ans, député ukrainien du parti présidentiel, sur le pont traversant la rivière Zdyyzh détruit pour empêcher l’avancée des troupes russes, dans l’ouest de l’Ukraine, le 28 mai 2022. GUILLAUME HERBAUT / VU’ POUR «  LE MONDE »

« Si sabotage il y a eu, nous le saurons, une enquête est en cours », poursuit la vice-première ministre. De son côté, le député Oleg Dunda, membre du parti présidentiel, reconnaît que certains risques ont pu être mal évalués. « Les Russes avaient préparé leur invasion, non seulement militairement, mais avec des agents cachés au cœur du pouvoir ukrainien, explique-t-il. C’est au point où les services américains ne partageaient pas certaines informations, de peur qu’elles atterrissent à Moscou. »

Rituel d’un courage insensé

A Kherson, en tout cas, le 24 février, « soldats, policiers, douaniers, tous s’étaient volatilisés », se souvient Dmytro Paraschinets, conseiller à la région. Un chef militaire finit par être joint. Au téléphone, il répond « être déjà très loin ». Seule à faire front : la défense territoriale, une centaine de civils rassemblés en hâte quatre jours plus tôt. Aucune arme ne leur a été distribuée. Plus de soixante meurent au combat. Dans la rue, deux inconnus se jettent à mains nues contre les chars russes, image de désespoir pur qui hante toujours Dmytro Paraschinets, aujourd’hui réfugié à Kiev. Dans l’oblast de Kherson, la stratégie de Vladimir Poutine semble fonctionner : la voie paraît libre pour avancer jusqu’à Odessa, à 200 kilomètres le long de la mer Noire.

En fait, les colonnes sont bloquées à mi-chemin par des combats acharnés autour de Mykolaïv, port stratégique. Repli sur Kherson. Un habitant se souvient : « Les soldats russes sont arrivés place de la Victoire, armes à la main, et se sont mis à dévaliser le supermarché. » L’occupation vient de commencer. On est la première semaine de mars.

Mais cet oblast-là ne ressemble pas à la Crimée voisine, où Moscou bénéficiait d’un soutien assez fort pour l’intégrer à la Fédération de Russie via un référendum – imposé par le Kremlin – en 2014. Ici, les partis prorusses ne dépassent pas 20 % des votes.

Alors, chaque jour, à midi, s’enclenche un rituel d’un courage insensé : des centaines de civils à visage découvert manifestent derrière leur drapeau national. « Au début, on était surpris : les Russes ne touchaient personne, raconte l’un d’eux. Ça nous a donné l’audace de continuer. » Moscou distribue d’ailleurs des dons alimentaires devant la gare, du sarrasin et des boîtes de conserve, devant les caméras des télés russes. « Ils voulaient se montrer comme des gens bien », affirme une cheffe d’entreprise. Toute autre aide est interdite.

« Les vétérans, ils les veulent tous, jusqu’au dernier, une vengeance », le père d’un vétéran

En parallèle, les premières arrestations commencent. Noms des personnes ciblées, adresses, fonctions, tout est consigné sur des listes « établies pour la plupart avant l’invasion », explique le député Oleg Dunda. En tête, les vétérans ukrainiens du Donbass, qui combattent contre les séparatistes soutenus par Moscou depuis 2014. « Les vétérans, ils les veulent tous, jusqu’au dernier, une vengeance », dit le père de l’un d’eux. Embarqué à la mi-mars, son fils n’a jamais reparu. Viennent ensuite les gens d’influence, autorités locales, journalistes, comité de quartiers, patrons ou manifestants.

Plus de six cents civils disparus

Ceux qui en ont réchappé décrivent les mêmes scènes : la détention dans des caves, la mise à nu, les coups, la torture à l’électricité, les simulacres d’exécution.

Un élu raconte qu’au bout de trois semaines on lui offre d’être libéré s’il tourne deux vidéos, une pour la population locale, l’autre pour les Russes. « Je devais dire que je n’avais pas été arrêté, mais que je répondais à une visite médicale. Puis, il fallait que j’appelle à collaborer. » La version pour Moscou comprend une phrase de plus, une seule : « Je condamne le nazisme de l’Ukraine. » Libérer le pays du « fascisme », prétendument instauré par Kiev, reste la justification officielle du Kremlin à son invasion. Relâché, l’élu trouve sa maison pillée, jusqu’à la bouilloire électrique. Il boit de la vodka toute la nuit. « A l’aube, j’ai compris que je leur servirais d’appât pour en arrêter d’autres, avant d’être tué moi-même. » Il quitte la région clandestinement.

Les centres sociaux, les crèches, tout ferme. La dernière manifestation pro-Ukraine défile le 27 avril, une poignée de personnes que disperse la brigade antiémeute venue de Moscou. Dans la ville, plus de six cents civils sont portés disparus. La moitié de la région a fui.

Historien et militant associatif à Odessa, Oleksander Babytch est devenu un confident privilégié de ceux restés à Kherson : son livre L’occupation d’Odessa de 1941 à 1944 fait référence en Ukraine. Beaucoup le consultent aujourd’hui pour savoir comment se comporter face aux envahisseurs. La réponse de Babytch varie peu : « Apprête-toi à être trahi, y compris par ceux que tu crois connaître. » Alors, les vannes s’ouvrent, on raconte comment des collabos ont remplacé un à un ceux qui refusaient de travailler avec les Russes dans l’oblast : le gouverneur, les maires ou le patron de la chambre d’agriculture. « Ils s’affichent sans gêne, raconte un restaurateur à Kherson. En général, ils sont nés sous l’Union soviétique, avant l’indépendance de 1991, des gens ambitieux qui font le choix du voisin fort. »

Si l’un d’eux devait symboliser la figure du « traître », Volodymyr Saldo, 66 ans, serait sûrement désigné. Maire de Kherson de 2002 à 2012, il avait perdu son mandat et se débattait avec des problèmes judiciaires : il a accepté le poste de gouverneur proposé par les occupants, le 27 avril.

La « désukrainisation » avance en rouleau compresseur

Devant une grosse ferme près de Kherson, deux hommes descendent d’un 4 × 4. Ils se présentent comme de nouveaux businessmen. C’était au début du mois de juin. L’agriculteur ne les a jamais vus, mais l’arme le long de leur cuisse rend les questions superflues. Les inconnus proposent d’acheter les récoltes, blé, soja, légumes, tout. Ici, on est au pays de la terre noire, une des plus fertiles d’Europe, si riche, si grasse que les Allemands avaient le projet fou de l’exporter chez eux par trains entiers pendant la seconde guerre mondiale. Les visiteurs offrent un prix dérisoire, trois fois moins que le marché. Mais le marché n’existe plus dans l’oblast de Kherson : vendre en Ukraine, ou a fortiori à l’international, est impossible depuis l’occupation.

Bien sûr, les inconnus annoncent payer en roubles : les nouvelles autorités imposent désormais la devise russe contre la hryvnia ukrainienne. Dans la tête du fermier, les pensées fusent à toute allure : « Si je refuse de vendre, ils me voleront de toute façon. » Une idée lui vient. « Et si je brûlais tout ? » Non, impossible. « Ils y verraient un affront. » Les deux autres se font plus clairs : « C’est la collaboration ou la cave. » Le fermier est un des derniers à avoir réussi à fuir.

Aujourd’hui, des gradés se sont installés dans sa propriété, ils vident des bières autour de sa piscine. Les militaires russes sont incités depuis quelques semaines à faire venir leurs familles et à les installer dans les logements inoccupés. La « désukrainisation » avance en rouleau compresseur : russes seront les programmes scolaires, russe sera la seule banque qui fonctionne de nouveau à Kherson et ouvrira deux cents succursales, russes les entreprises du district, russes les réseaux Internet, téléphoniques ou télévisés, russes les institutions, Russe tout enfant né dans l’oblast après le 24 février 2022.

Régulièrement annoncée, l’organisation d’un référendum, entérinant un rattachement à Moscou comme ce fut le cas en Crimée, est sans cesse repoussée. Trop risqué : il y a peu de chance, voire aucune, que le résultat soit positif. Alors, au micro de l’agence Novosti, le gouverneur Saldo fait mine de n’y attacher aucune importance : « La région appartient déjà à la grande famille de la Russie. » Une procédure contre lui a été lancée auprès du procureur général d’Ukraine : Saldo risque quinze ans de prison pour trahison.

Soldats russes mitraillés, voitures piégées

Le matin, Kherson se transforme en un immense marché à ciel ouvert : cigarettes biélorusses de contrebande, quelques médicaments parfois, ou un bracelet de femme posé sur un fichu. On vend ce qu’on a pour survivre. C’est le dernier endroit où la hryvnia ukrainienne a encore cours : l’utiliser constitue déjà un « acte de rébellion ». Il n’y en a presque plus en circulation, le troc s’installe, les salaires se paient en nourriture pour qui travaille encore. Dix mille emplois ont disparu, dans le tourisme surtout. « On ne se dispute pas, mais les gens ne racontent presque plus rien, raconte un commerçant. On sent bien que quelque chose est en train de s’organiser. Mais qui est qui ? Qui fait quoi ? »

A partir de midi, les rues se vident, les habitants se barricadent. Une autre vie commence, comme séparée de la première : les heures russes. Dans les rues, on ne croise plus que des soldats en bande, certains encagoulés. Ou alors des collaborateurs. Fin mars, deux d’entre eux avaient déjà été tués dans des attentats.

Ces derniers jours, les actions se sont intensifiées, plus d’une quinzaine, pour celles qui sont connues en tout cas : des soldats russes mitraillés dans un restaurant, des voitures piégées contre le directeur de l’administration pénitentiaire, celui de la gare routière ou le gouverneur Saldo lui-même. Ces trois derniers en ont réchappé.

Sur une messagerie, un groupe vient de se lancer, baptisé « la base des traîtres ». Dix-sept mille participants y dénoncent les collaborateurs supposés, avec leurs photos, depuis les plus visibles jusqu’aux plus pathétiques, comme cette toute jeune lycéenne, barbouillée de rouge à lèvres, qui déclare sur Facebook son penchant pour les soldats russes. A Kiev, un porte-parole militaire a annoncé qu’un groupe de « guérilleros » avait ouvert un front intérieur.

Comme en réponse, l’ancien maire de Kherson, Ihor Kulekaev, a été arrêté par les forces d’occupation mardi 28 juin. « Celui qui causait tant de tort au processus de dénazification a enfin été neutralisé », a déclaré le vice-gouverneur prorusse, Kirill Strimosov. Démis après la chute de l’oblast, l’ex-élu n’avait jamais voulu quitter sa ville. C’est chez lui qu’on est venu le chercher. Il est porté disparu

 

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En parallèle, les premières arrestations commencent. Noms des personnes ciblées, adresses, fonctions, tout est consigné sur des listes « établies pour la plupart avant l’invasion », explique le député Oleg Dunda. En tête, les vétérans ukrainiens du Donbass, qui combattent contre les séparatistes soutenus par Moscou depuis 2014. « Les vétérans, ils les veulent tous, jusqu’au dernier, une vengeance », dit le père de l’un d’eux. Embarqué à la mi-mars, son fils n’a jamais reparu. Viennent ensuite les gens d’influence, autorités locales, journalistes, comité de quartiers, patrons ou manifestants.

Cette chasse aux vétérans et la liste des personne d'influence, c'est le même procédé qui a été décrit à l'ouest de Kiev... :sad:  

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il y a 6 minutes, Aldo a dit :

Cette chasse aux vétérans et la liste des personne d'influence, c'est le même procédé qui a été décrit à l'ouest de Kiev... :sad:  

Les méthodes ont pas changé depuis Katyn.

Edited by hadriel
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Madrid :

https://www.faz.net/aktuell/gesellschaft/vor-nato-gipfel-ganz-madrid-soll-zu-hause-bleiben-18132504.html (28 juin 2022)

Le sommet de l'OTAN débutera mardi soir par un dîner solennel au Palais royal. Mercredi, les discussions au sommet débuteront au centre d'exposition en périphérie de la ville.

Depuis lundi, la reine Letizia s'occupe des conjoints des chefs d'État et de gouvernement. Dans un premier temps, elle s'est rendue avec Jill Biden dans une organisation de lutte contre le cancer, puis mardi, elle a visité un centre d'accueil pour les réfugiés ukrainiens. Le mercredi, une excursion à La Granja de San Ildefonso près de Ségovie est prévue avec tous les autres. Ce château de style baroque tardif avec ses jeux d'eau était autrefois la résidence d'été des rois. Après le déjeuner à Madrid, ils iront voir le tableau "Guernica" de Picasso.

Qui aurait cru que l'OTAN célébrerait de la sorte un artiste communiste affidé de Moscou ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pablo_Picasso

Picasso adhère, le 5 octobre 1944, au Parti communiste français (PCF) et publie un article dans L'Humanité, les 29 et 30 octobre 1944, intitulé « Pourquoi j'ai adhéré au Parti communiste », dans lequel il explique que son engagement personnel date de la période de la Guerre d'Espagne, renforcé par la lutte des résistants communistes français durant la guerre qui vient de s'achever, et qu'il ne lui suffit plus de lutter avec ses peintures « révolutionnaires » mais de « tout [lui]-même », adhérant à l'idéal communiste de progrès et de bonheur de l'homme63,64. S'il se sent proche des idéaux du parti, il n'en sera jamais un membre actif, gardant sa totale liberté d'expression et prenant position principalement à travers ses tableaux, dénonçant notamment la Guerre de Corée en 1951 et prônant la Paix contre la Guerre dans de nombreuses œuvres. Picasso sera même en butte à de nombreux conflits avec les dirigeants du PCF, notamment quant à un portrait jugé peu respectueux de Joseph Staline, publié à la demande de Louis Aragon le 12 mars 1953 à la une des Lettres françaises. C'est l'affaire du portrait de Staline, au cours de laquelle le PCF oblige Louis Aragon à faire son autocritique.

Très opposé à la guerre, Picasso peint la célèbre Colombe de la paix (1949) à l'occasion de son adhésion au Conseil Mondial de la Paix et reçoit à ce titre un prix international de la paix en [1950].

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_mondial_de_la_paix

Le 18 mars 1950, le Conseil mondial de la paix lance l'appel de Stockholm qui exige notamment « l'interdiction absolue de l’arme atomique ». Cette initiative est commandée par la peur de la guerre atomique, dans un contexte de guerre froide. La campagne remporte un franc succès populaire, recueillant, selon ses promoteurs, une dizaine de millions de signatures en France (dont celle du jeune Jacques Chirac), tandis que le Kominform annonce le chiffre (rocambolesque) de 560 millions de signatures en Europe. Le nombre disproportionné de signataires venait de pays socialistes. Pour l'historien Pierre Milza, ces chiffres sont « totalement incontrôlables et de toute évidence hautement fantaisistes »2.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_international_de_la_paix

Des prix internationaux de la paix sont décernés chaque année par le Conseil mondial de la paix, qui récompensent des productions artistiques contribuant à la paix. Ils récompensent essentiellement des compagnons de route du mouvement communiste.

Edited by Wallaby
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Y'a pas un vague truc avec Guernica sur le fait que des gens massacrent des civils, tout ça ? Quelque chose en rapport avec l'art et la période précédant la Deuxième Guerre Mondiale ?

il y a une heure, Rivelo a dit :

Dans la catégorie tout va bien en Russie (source Les Echos) :

Sachant en plus qu'elles sortent désormais sans ABS, sans airbags et avec le moins d'électronique de bord.

Je me demande si les vendeurs de voitures d'occasion ont fait rentrer plus de véhicules étrangers ces derniers mois ou pas.

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https://www.wsws.org/fr/articles/2022/03/07/hist-m07.html

Iaroslav Stets'ko, qui «avait écrit des lettres au Führer, au Duce, au Poglavnik [le plus haut nazi croate] et au Caudillo [Franco], leur demandant d’accepter l’État ukrainien nouvellement proclamé, s’est fait désigner en 1966 citoyen d’honneur de la ville canadienne de Winnipeg».

L’historien poursuit: «En 1983, il est invité au Capitole et à la Maison-Blanche, où George Bush et Ronald Reagan reçoivent le “dernier premier ministre d’un État ukrainien libre”», c’est-à-dire qui avait existé sous le contrôle du Troisième Reich.

«Le 11 juillet 1982», rappelle Rossoliński-Liebe, «pendant la semaine des nations captives, le drapeau rouge et noir de l’OUN-B, introduit lors du deuxième grand congrès des nationalistes ukrainiens en 1941, a flotté au-dessus du Capitole des États-Unis».

«Il symbolisait la liberté et la démocratie, et non la pureté ethnique et le fascisme génocidaire. Personne n’a compris qu’il s’agissait du même drapeau qui avait flotté sur l’hôtel de ville de Lviv et d’autres bâtiments, sous lequel des civils juifs ont été maltraités et tués en juillet 1941…»

Note : wsws.org est un site avec une idéologie assez critiquable, mais Rossolinski-Liebe est un historien sérieux :

Le 13/06/2022 à 12:29, Wallaby a dit :

https://www.dw.com/de/stepan-bandera-ukrainischer-held-oder-nazi-kollaborateur/a-61839689 (22 mai 2022)

"Bien sûr, Bandera voulait un État ukrainien, mais il voulait un État fasciste, un État autoritaire, un État où il aurait été le Führer", a déclaré Rossolinski-Liebe [Biographe et historien de Bandera à l'Université libre de Berlin].

Edited by Wallaby
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