Recommended Posts

il y a 7 minutes, Bon Plan a dit :

Ca a conduit au ban de @Dac O Dac .....

Mon analyse rapide n’est pas qu’il lui ait été reproché du patriotisme. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)
Il y a 4 heures, nemo a dit :

Les turcs sont pas mal dans le genre aussi.

Je peine à voir de quoi tu parles. Je lis mal l'anglais aussi, ça doit expliquer :

 

 

Sérieusement : c'est tellement gros que je me demande à quel point la traduction est correcte ; discours à usage innterne peut être, mais bon....
Avertissement : source unique en ce qui me concerne.

Edited by Boule75

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 8 heures, pascal a dit :

comme disait je ne sais plus trop qui

 

Bien dit. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 10 heures, Boule75 a dit :

Je peine à voir de quoi tu parles. Je lis mal l'anglais aussi, ça doit expliquer :

 

 

Sérieusement : c'est tellement gros que je me demande à quel point la traduction est correcte ; discours à usage innterne peut être, mais bon....
Avertissement : source unique en ce qui me concerne.

Cet esprit, tout en nuances, est confronté à la problématique entre vouloir être méchant et avoir les moyens politiques et économiques de l'être.

La distance progressivement s'accroit entre la locomotive et le train.

Et la volonté d'Allah n'est pas exclusive.

  • Like 1
  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 23 minutes, capmat a dit :

Cet esprit, tout en nuances, est confronté à la problématique entre vouloir être méchant et avoir les moyens politiques et économiques de l'être.

La distance progressivement s'accroit entre la locomotive et le train.

Et la volonté d'Allah n'est pas exclusive.

Sur ce gain, des gains de productivité sont notés qui améliorent le bilan : la rhétorique fanatique se clarifie, les objectifs se précisent, l'efficacité devrait suivre !

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)
il y a 56 minutes, capmat a dit :

Cet esprit, tout en nuances, est confronté à la problématique entre vouloir être méchant et avoir les moyens politiques et économiques de l'être.

La distance progressivement s'accroit entre la locomotive et le train.

Et le désir s'accroît quand l'effet se recule.

 

Il y a 11 heures, Boule75 a dit :

Sérieusement : c'est tellement gros que je me demande à quel point la traduction est correcte ; discours à usage innterne peut être, mais bon....
Avertissement : source unique en ce qui me concerne.

J'ai eu les mêmes doutes, mais je n'arrive pas à clarifier définitivement.

D'un côté l'auteur du gazouillis est un journaliste turc lié au mouvement Gülen qui a du fuir son pays du fait de la répression suivant la tentative de coup d'Etat de 2016. Ce qui peut l'amener aussi bien à décrire un délire nationaliste réel d'Erdogan, qu'à le déformer pour le rendre encore plus extrême et le caricaturer - et éloigner davantage les Occidentaux de Erdogan.

De l'autre, on entend bien les mots Syrie, Libye et Azerbaïdjan dans le discours d'Erdogan au moment correspondant au sous-titrage. Ce n'est donc pas un vieux discours sous-titré n'importe comment, c'est quelque chose de récent, ce qui crédibilise quelque peu la chose. Sans fermer complètement la porte à une déformation.

Quoi qu'il en soit, suite à ses reculs récents - abandon du projet d'offensive sur Syrte et Al Jufrah en Libye, abandon du projet d’empiétement sur les eaux territoriales grecques autour de Kastellorizo - Erdogan peut être tenté de compenser par une rhétorique plus stridente.

Révélation

EeM9E6UXgAEc6tk?format=jpg&name=900x900

Et puis j'ai un joli fauteuil ! Na !

 

Edited by Alexis
  • Haha 1
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Sainte Sophie, le sabre en main ...

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/01/turquie-ali-erbas-au-centre-de-la-choregraphie-politico-religieuse-qui-se-joue-a-sainte-sophie_6047871_3210.html

Citation

L’homme ne badine pas avec la tradition. « Pendant 481 ans, les sermons du vendredi ont toujours été prononcés le sabre à la main. Si Allah le veut, nous renouons avec cette tradition, le symbole de la conquête », a-t-il justifié.

Avec son turban blanc, son caftan clair brodé, son sabre ouvragé, ses sermons enflammés, Ali Erbas est le personnage central de la chorégraphie politico-religieuse qui se joue à la mosquée Sainte-Sophie chaque vendredi. Rien d’anormal puisque l’ancienne basilique vient de lui être confiée.

Le message est clair ...

  • Thanks 1
  • Upvote 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le 31/07/2020 à 12:03, Jésus a dit :

Il est bien de constater que le nationalisme c'est un culte de la grandeur, de la puissance, un aveuglement idéologique qui ferait passer votre pays comme particulièrement différent des autres, que vous avez une légitimité à imposer et faire ce que bon vous semble et que tous doivent s'y soumettre.

C'est caricatural de dire cela.

Le 31/07/2020 à 12:03, Jésus a dit :

le nationalisme est une instrumentalisation politique d'une société, le patriotisme n'est pas politisé, il est individuel et se veut pour le bien collectif.

Et pourquoi n'y aurait-il pas de noblesse dans le "politisé", c'est à dire dans la politique ?

Parlons du nationalisme grec, celui qui a fait surgir la nation grecque de la domination ottomane au XIXe siècle.

En quoi est-ce un "culte de la grandeur" ?

En quoi est-ce un "aveuglement idéologique" ? La lucidité aurait été de reconnaître le bonheur de la domination ottomane en Grèce ? La lucidité aurait été pour les Grecs de se taire, de rester bien apolitiques, et individuels, et de ne surtout pas jouer collectif ?

  • Like 1
  • Upvote 2

Share this post


Link to post
Share on other sites

La politique est un art noble lorsqu'elle est mise au service du réel

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)
Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

C'est caricatural de dire cela.

Et pourquoi n'y aurait-il pas de noblesse dans le "politisé", c'est à dire dans la politique ?

Parlons du nationalisme grec, celui qui a fait surgir la nation grecque de la domination ottomane au XIXe siècle.

En quoi est-ce un "culte de la grandeur" ?

En quoi est-ce un "aveuglement idéologique" ? La lucidité aurait été de reconnaître le bonheur de la domination ottomane en Grèce ? La lucidité aurait été pour les Grecs de se taire, de rester bien apolitiques, et individuels, et de ne surtout pas jouer collectif ?

C'est pas parce que le nationalisme accompagne un mouvement légitime que le nationalisme devient légitime. Le mouvement de libération nationale grec pouvait et était certainement accompagné de manifestation condamnable, tout comme en face y avait certainement des manifestations admirables mais c'est pas sur ces à coté que nous jugeons l'événement. Pas plus que si je soutiens un mouvement de libération nationale comme le mouvement palestinien ne signifie que je soutiens le attaques contre des civils par exemple.

Edited by nemo

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 1 minute, nemo a dit :

C'est pas parce que le nationalisme accompagne un mouvement légitime que le nationalisme devient légitime. Le mouvement de libération nationale grec pouvait et était certainement accompagné de manifestation condamnable, tout comme en face y avait certainement des manifestations admirables mais c'est pas sur ces à coté que nous jugeons l'événement. Pas plus que si je soutiens un mouvement de libération nationale comme le mouvement palestinien ne signifie que je soutiens le attaques contre des civils par exemple.

Oui mais la libération grec par définition ne pouvais que passé par le nationalisme, et l'irredentisme...

Quand il s'agit de défendre son peuple, une dose de nationalisme semble être inévitable, et surtout nécessaire.

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 1 minute, Snapcoke a dit :

Oui mais la libération grec par définition ne pouvais que passé par le nationalisme, et l'irredentisme...

Quand il s'agit de défendre son peuple, une dose de nationalisme semble être inévitable, et surtout nécessaire.

Non le nationalisme est une idéologie. Vouloir se débarrasser d'une domination étrangère ne nécessite en aucune façon une telle idéologie. Alors ça peut aider les gens à se mettre en ordre de marche comme le fond les idéologie en réveillant des fonds émotionnels que parfois ils vaudraient mieux laisser dormir mais ça n'a rien d'indispensable. D'ailleurs tout les mouvement de libération ne génére pas de nationalisme.

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 12 minutes, nemo a dit :

C'est pas parce que le nationalisme accompagne un mouvement légitime que le nationalisme devient légitime. Le mouvement de libération nationale grec pouvait et était certainement accompagné de manifestation condamnable, tout comme en face y avait certainement des manifestations admirables mais c'est pas sur ces à coté que nous jugeons l'événement. Pas plus que si je soutiens un mouvement de libération nationale comme le mouvement palestinien ne signifie que je soutiens le attaques contre des civils par exemple.

Faire une subtile distinction entre "nationalisme" et "mouvement de libération nationale", c'est jouer sur les mots.

https://www.cnrtl.fr/lexicographie/nationalisme

HIST. [Après la Révolution française] Courant de pensée fondé sur la sauvegarde des intérêts nationaux et l'exaltation de certaines valeurs nationales. Dans son premier sens le nationalisme est (...) très largement marqué dans un sens révolutionnaire et se confond avec la conscience nationale révolutionnaire (encore convient-il de noter que la référence nationale sert de justificatif dans la phase d'expansion territoriale et de conquête, pendant la Révolution elle-même) (R. Martelli,La Nation,Paris, Éd. soc., 1979, p.105).

− P. ext., mod. Doctrine, mouvement politique fondé sur la prise de conscience par une communauté de former une nation en raison des liens ethniques, sociaux, culturels qui unissent les membres de cette communauté et qui revendiquent le droit de former une nation autonome. Nationalisme arabe, populaire; nationalisme des peuples colonisés. Président au Néo-Destour, il [Bourguiba] réside assez peu en Tunisie, s'employant de préférence à rechercher pour le nationalisme tunisien des appuis à l'extérieur (Le Monde,19 janv. 1952, p.2, col. 3).

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
à l’instant, Wallaby a dit :

Faire une subtile distinction entre "nationalisme" et "mouvement de libération nationale", c'est jouer sur les mots.

https://www.cnrtl.fr/lexicographie/nationalisme

HIST. [Après la Révolution française] Courant de pensée fondé sur la sauvegarde des intérêts nationaux et l'exaltation de certaines valeurs nationales. Dans son premier sens le nationalisme est (...) très largement marqué dans un sens révolutionnaire et se confond avec la conscience nationale révolutionnaire (encore convient-il de noter que la référence nationale sert de justificatif dans la phase d'expansion territoriale et de conquête, pendant la Révolution elle-même) (R. Martelli,La Nation,Paris, Éd. soc., 1979, p.105).

− P. ext., mod. Doctrine, mouvement politique fondé sur la prise de conscience par une communauté de former une nation en raison des liens ethniques, sociaux, culturels qui unissent les membres de cette communauté et qui revendiquent le droit de former une nation autonome. Nationalisme arabe, populaire; nationalisme des peuples colonisés. Président au Néo-Destour, il [Bourguiba] réside assez peu en Tunisie, s'employant de préférence à rechercher pour le nationalisme tunisien des appuis à l'extérieur (Le Monde,19 janv. 1952, p.2, col. 3).

Non pas du tout sinon le mot aurait aucun sens dans un cadre qui n'est pas celui d'une libération nationale or que je sache il y a bien du nationalisme dans une flopée de pays qui ne se libère de rien du tout. Et la naissance du nationalisme est une chose ce qu'il est de venu ensuite une autre. 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Turkish Aggression Is NATO’s ‘Elephant in the Room’

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

L'agression turque est l'"éléphant dans la pièce" de l'OTAN
Bien qu'elle soit membre de l'OTAN, la Turquie a acheté la défense aérienne russe. Et une récente poussée en Libye et ses ambitions énergétiques ont failli conduire à des conflits armés avec la France et la Grèce.

BRUXELLES - Les navires de guerre escortaient un navire soupçonné de faire entrer clandestinement des armes en Libye, violant ainsi un embargo sur les armes des Nations unies. Mis au défi par une frégate navale française, les navires de guerre sont partis en alerte de combat. Surpassés en nombre et en armement, la frégate française s'est retirée.

Mais cette épreuve de force navale de la mi-juin en Méditerranée n'était pas un affrontement entre ennemis. Les antagonistes étaient la France et la Turquie, membres de l'OTAN, qui avaient juré de se protéger mutuellement.

Une rencontre tout aussi hostile entre la Turquie et un autre membre de l'OTAN s'est produite il y a deux semaines, lorsque des avions de guerre turcs ont bourdonné dans une zone proche de l'île grecque de Rhodes après que des navires de guerre grecs aient été mis en alerte à cause de l'intention de la Turquie d'y forer pour trouver du gaz naturel sous-marin.

La Turquie - de plus en plus affirmée, ambitieuse et autoritaire - est devenue "l'éléphant dans la pièce" pour l'OTAN, selon les diplomates européens. Mais c'est une question, disent-ils, que peu de gens veulent discuter.

Membre de l'OTAN depuis 1952, la Turquie est trop grande, puissante et stratégiquement importante - elle est le carrefour de l'Europe et de l'Asie - pour permettre une confrontation ouverte, suggèrent les responsables de l'alliance.

La Turquie a rejeté toute critique de son comportement comme étant injustifiée. Mais certains ambassadeurs de l'OTAN estiment que la Turquie représente désormais un défi ouvert aux valeurs démocratiques du groupe et à sa défense collective.

Une Turquie plus agressive, nationaliste et religieuse est de plus en plus en désaccord avec ses alliés occidentaux sur la Libye, la Syrie, l'Irak, la Russie et les ressources énergétiques de la Méditerranée orientale. Le penchant de la Turquie pour un régime d'homme fort après 17 ans avec le président Recep Tayyip Erdogan à la barre a également déstabilisé d'autres membres de l'OTAN.

"Il devient difficile de décrire la Turquie comme un allié des États-Unis", a déclaré Philip H. Gordon, conseiller en politique étrangère et ancien secrétaire d'État adjoint qui a traité avec la Turquie sous l'administration Obama.

Malgré cela, la Turquie obtient une sorte de laissez-passer, selon les analystes, sa voie ayant été dégagée par un manque de leadership américain cohérent, exacerbé par le mépris du président Trump pour l'OTAN et son admiration manifeste pour M. Erdogan.

"Vous ne pouvez pas dire quelle est la politique américaine sur la Turquie, et vous ne pouvez même pas voir où se trouve Trump", a déclaré M. Gordon. "C'est un grand dilemme pour la politique américaine, où nous semblons être en désaccord stratégique sur presque toutes les questions."

Ces divergences stratégiques se multiplient. Elles comprennent le soutien de la Turquie à différents groupes armés en Syrie, l'achat en 2019 d'un système anti-aérien russe sophistiqué malgré les objections farouches des États-Unis et d'autres membres de l'OTAN, la violation de l'embargo sur les armes en Libye, les forages agressifs en Méditerranée orientale, la diabolisation constante d'Israël et le recours croissant à la désinformation d'État.

Mais la douceur générale des responsables de l'OTAN pour tenir tête à la Turquie n'a pas aidé, disent les analystes, en désignant le secrétaire général du groupe, Jens Stoltenberg, dont le travail est de maintenir l'alliance des 30 nations ensemble, mais qui est considéré comme excessivement tolérant à l'égard de l'inconduite américaine et turque.

La dernière discussion sérieuse sur la politique turque parmi les ambassadeurs de l'OTAN a eu lieu à la fin de l'année dernière, malgré l'achat du système anti-aérien, le S-400.

D'autres pays, comme la Hongrie et la Pologne, sont également en deçà de l'échelle des valeurs, a soutenu Nicholas Burns, un ancien ambassadeur de l'OTAN maintenant à Harvard. Mais seule la Turquie bloque les affaires clés de l'alliance.

L'OTAN fonctionne par consensus, de sorte que les objections turques peuvent bloquer presque toutes les politiques, et ses diplomates sont à la fois diligents et bien informés, "au sommet de chaque balle", comme l'a dit un responsable de l'OTAN. La France a également utilisé son veto effectif pour poursuivre des intérêts nationaux, mais jamais pour saper la défense collective, disent les ambassadeurs de l'OTAN. Mais la Turquie a bloqué les partenariats de l'OTAN pour des pays qu'elle n'aime pas, comme Israël, l'Arménie, l'Égypte et les Émirats arabes unis.

Plus sérieusement, pendant de nombreux mois, la Turquie a bloqué un plan de l'OTAN pour la défense de la Pologne et des pays baltes, qui ont tous une frontière commune avec la Russie. Et la Turquie voulait que l'OTAN inscrive divers groupes kurdes armés, qui ont lutté pour leur indépendance, sur la liste des groupes terroristes - ce que l'OTAN ne fait pas.

Certains de ces mêmes groupes kurdes sont également les meilleurs alliés de Washington dans sa lutte contre l'État islamique et Al-Qaïda en Syrie et en Irak.

Un accord aurait été conclu lors du dernier sommet de l'OTAN en décembre à Londres, mais la Turquie a créé des complications bureaucratiques, et ce n'est que fin juin que la Turquie a cédé - après une pression considérable de la part du gouvernement de Washington, qui a perdu patience avec M. Erdogan et est furieux de son insistance à acheter le S-400.

S'il était déployé, le S-400 mettrait les ingénieurs russes à l'intérieur d'un système de défense aérienne de l'OTAN, leur donnant un aperçu précieux des forces de l'alliance tout en menaçant de diminuer la capacité du coûteux chasseur de cinquième génération, le F-35.

L'hypothèse est que M. Erdogan, qui est devenu beaucoup plus méfiant depuis l'échec du coup d'État de 2016 contre lui, veut pouvoir abattre les avions américains et israéliens comme ceux que sa propre force aérienne a utilisés lors de la tentative de coup d'État.

"Chaque fois que nous discutons de la Russie" à l'OTAN, "tout le monde pense au S-400 et personne ne dit rien", a déclaré un diplomate européen, qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat pour discuter d'un sujet sensible. "C'est une brèche majeure dans la défense aérienne de l'OTAN, et on n'en parle même pas."

Au lieu de cela, l'OTAN suppose que des discussions entre Washington et Ankara vont d'une manière ou d'une autre régler le problème. Mais Washington est divisé, et M. Erdogan ne parle qu'à M. Trump.

Pourtant, la confusion n'est pas seulement celle de Washington, a déclaré Amanda Sloat, une ancienne sous-secrétaire d'État adjointe qui a traité avec la Turquie au sein du Département d'État Obama et a écrit un récent essai avec M. Gordon. L'Union européenne et les Nations Unies n'ont pas non plus de politique claire sur la Turquie ou la Libye, a-t-elle dit.

La Turquie a poursuivi ses propres intérêts nationaux dans le nord de la Syrie, où elle dispose maintenant de plus de 10 000 soldats, et en Libye, où son soutien militaire à un gouvernement défaillant a contribué à renverser la vapeur en échange d'une part des riches ressources énergétiques de la Libye.

C'est près de la Libye, en juin, que trois navires de guerre turcs ont affronté la frégate française.

Si l'Union européenne a pour mission d'aider à faire respecter l'embargo sur les armes à destination de la Libye, ce n'est pas le cas de l'OTAN. La frégate, la Courbet, était engagée dans une autre mission de l'OTAN visant les flux migratoires, mais comme la Turquie et la France soutiennent des camps différents dans la guerre civile libyenne, la confrontation entre les alliés de l'OTAN était troublante.

La Turquie a déclaré que le navire transportait de l'aide plutôt que des armes, et a nié avoir harcelé la Courbet. Les responsables de l'OTAN disent que son comité militaire enquête et que les preuves ne sont pas aussi évidentes que ce que les Français suggèrent.

Pourtant, le président français Emmanuel Macron a utilisé l'affrontement comme un moment supplémentaire pour affirmer que l'OTAN est proche de la "mort cérébrale", parce qu'elle semble incapable de maîtriser la Turquie ou d'agir de manière politique coordonnée.

Sa première accusation concerne également la Turquie, lorsque M. Trump, après un appel avec M. Erdogan en octobre dernier, a décidé unilatéralement de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie, où l'OTAN combat l'État islamique, laissant les Français et les autres alliés exposés. Finalement, le Pentagone a persuadé M. Trump de laisser quelques troupes américaines sur place.

Les tensions franco-turques à l'OTAN datent de la décision de 2011 d'intervenir contre le colonel Mouammar el-Kadhafi en Libye, a noté Ivo Daalder, qui était alors l'ambassadeur américain auprès de l'OTAN.

La France, avec sa politique de laïcité, craint que la réinsertion de l'Islam de M. Erdogan dans la politique ne s'étende en Afrique du Nord, n'encourage les milices islamistes et ne porte atteinte à la "sphère d'influence" de la France, a déclaré Soner Cagaptay, directeur du programme de recherche turc à l'Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient. "Ils sont très inquiets".

Le dernier point d'ignition concerne la demande de la Turquie de partager les découvertes de gaz naturel faites en 2015 en Méditerranée orientale, ce qui a conduit à des accords et des alliances entre la Grèce, Chypre, Israël et l'Egypte.

Les revendications maritimes sont contestées, et M. Erdogan s'est plaint en juin que "leur but était d'emprisonner notre pays, qui possède le plus long littoral de la Méditerranée, dans une bande côtière dont on ne peut attraper le poisson qu'avec une canne à pêche".

Il a ensuite envoyé des navires de prospection et de forage pour explorer le large de Chypre, ce qui a entraîné des sanctions européennes, et a déclaré qu'il ferait de même près de Rhodes, amenant les Grecs à menacer de faire la guerre. La semaine dernière, la chancelière allemande Angela Merkel a obtenu de M. Erdogan qu'il retarde les négociations.

Alors que beaucoup considéraient la Turquie comme un modèle démocratique modéré au cours du printemps arabe il y a dix ans, la Turquie est un pays différent sous M. Erdogan, qui a mobilisé les électeurs les plus religieux de la campagne.

Musulman convaincu, M. Erdogan est devenu plus nationaliste et autoritaire, surtout après la tentative de coup d'État de 2016, lorsqu'il a purgé et emprisonné de nombreux laïcs, juges, journalistes et commandants militaires turcs.

Il a rompu définitivement avec la laïcité turque, symbolisée par sa récente décision de transformer Sainte-Sophie, qui était un musée, en une mosquée. Il a poussé à fond dans la région avec une ambition néo-ottomane, en dévalorisant les anciennes alliances pour faire pression sur les intérêts turcs.

Pour l'OTAN, Mme Sloat a déclaré : "La question est maintenant de savoir si la Turquie est toujours un pays occidental et si elle partage nos valeurs".

Ibrahim Kalin, le porte-parole de M. Erdogan, balaie les critiques et dit que M. Trump et M. Macron sont ceux qui remettent en question la valeur de l'OTAN.

"Je suppose que Macron essaie d'affirmer une sorte de leadership en Afrique du Nord, le genre de leadership qu'il n'a pas en Europe", a déclaré M. Kalin. "Il a traité la Turquie de criminel, et il est incroyable que la France appelle cela un autre membre de l'OTAN.

Quant à Bruxelles, M. Kalin a déclaré que "l'UE devrait se regarder dans le miroir." La Grèce "utilise l'adhésion à l'UE comme un moyen de pression sur la Turquie, mais ce langage de sanctions ne fonctionnera pas", a-t-il dit, arguant que la Turquie ne veut qu'un "partage équitable et juste des ressources énergétiques".

La position publique américaine est essentiellement d'exhorter la Turquie "à arrêter les opérations qui augmentent les tensions", Philip T. Reeker, le secrétaire d'Etat adjoint américain par intérim pour l'Europe et l'Eurasie, a déclaré à propos de la Méditerranée orientale.

"Nous voulons que nos amis et alliés - et n'oublions pas que nous sommes tous, la Turquie, la Grèce et les Etats-Unis, tous des alliés de l'OTAN - nous voulons que nos amis et alliés dans la région abordent ces questions dans un esprit de coopération", a-t-il déclaré.

"Il y a une grande conversation à avoir sur ce qu'il faut faire au sujet de la Turquie", a déclaré un diplomate européen de haut rang. "Mais ce n'est pas pour l'instant".

 

  • Like 1
  • Upvote 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Le 30/07/2020 à 18:15, Teenytoon a dit :

Je crois que tous les peuples autour de la Méditerranée se tirent la bourre à ce niveau là :laugh:

 

Le 30/07/2020 à 18:26, Alexis a dit :

Tiens, je vais vérifier sur la carte.

Ah non ? Bizarre :huh: ... J'aurais cru que les Etats-Unis étaient un pays méditerranéen, du coup.

Qu'est ce que vous croyez ?

Les marseillais ont des cousins partout !

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 12 heures, Picdelamirand-oil a dit :

La position publique américaine est essentiellement d'exhorter la Turquie "à arrêter les opérations qui augmentent les tensions", Philip T. Reeker, le secrétaire d'Etat adjoint américain par intérim pour l'Europe et l'Eurasie, a déclaré à propos de la Méditerranée orientale.

"Nous voulons que nos amis et alliés - et n'oublions pas que nous sommes tous, la Turquie, la Grèce et les Etats-Unis, tous des alliés de l'OTAN - nous voulons que nos amis et alliés dans la région abordent ces questions dans un esprit de coopération", a-t-il déclaré.

"Il y a une grande conversation à avoir sur ce qu'il faut faire au sujet de la Turquie", a déclaré un diplomate européen de haut rang. "Mais ce n'est pas pour l'instant".

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Citation

La Russie et la Syrie s'entendent pour la construction d'une copie de Sainte-Sophie

Ulcérée par la décision du président turc Erdogan de transformer le monument d’Istanbul en mosquée, Moscou a décidé d'en financer une réplique miniature. Elle sera consacrée au culte orthodoxe.

https://www.lefigaro.fr/culture/la-russie-et-la-syrie-s-entendent-pour-la-construction-d-une-copie-de-sainte-sophie-20200806

:laugh:

  • Thanks 1
  • Haha 2

Share this post


Link to post
Share on other sites

Une belle opération de com' mais surtout l'aveu d'une défaite idéologique.

il y a 4 minutes, Snapcoke a dit :

Je préfère ça que ulcéré par la situation la Syrie et la Russie décident de reprendre sainte Sophie !

aPR1eRG_460s.jpg

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 1 heure, Patrick a dit :

Une belle opération de com' mais surtout l'aveu d'une défaite idéologique.

???

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


  • Member Statistics

    5,527
    Total Members
    1,550
    Most Online
    spoutnix
    Newest Member
    spoutnix
    Joined
  • Forum Statistics

    20,937
    Total Topics
    1,332,050
    Total Posts
  • Blog Statistics

    3
    Total Blogs
    2
    Total Entries