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La Confédération a tiré les leçons des erreurs du passé

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N'était pas au niveau technique demandé par Armasuisse : le Gripen E du fabricant suédois Saab. (Photo : Gaetan Bally / Keystone)

Citation

L'avion de combat Gripen E du constructeur suédois Saab a été exclu de l'évaluation du nouvel avion de combat des Forces aériennes suisses. Cela montre que la Confédération veut maintenant faire mieux que la dernière fois.
 La calcul de Saab n'a pas marché cette fois.

Ceux qui arrivent trop tard sont punis par la vie, ceux qui ne viennent pas du tout sont impitoyablement réglés par Armasuisse. L'avionneur Saab a dû l'apprendre jeudi lorsque son avion de combat Gripen E a été exclu de la course au remplacement des Forces aériennes suisses par l'Agence fédérale de l'armement. Comme Armasuisse l'a confirmé jeudi après-midi, l'enquête préliminaire a révélé que le Gripen E proposé n'est pas à la hauteur du standard technique requis par Armasuisse pour les vols à Payerne. Une offre Saab aurait été inutile dans ces circonstances. Les Suédois ont alors été contraints de fournir un forfait pour les tests en vol en Suisse, qui devaient avoir lieu dans les deux prochaines semaines. Du point de vue de Saab, cependant, cette annulation n'était pas une raison pour se retirer complètement du concours. Comme l'a écrit le constructeur dans son communiqué de presse du jeudi matin, " l'offre faite en janvier 2019 est toujours valable ". Quelques heures plus tard, Armasuisse a cependant clairement fait savoir qu'il s'arrêterait là : "Avec la non-participation aux essais en vol et au sol, le Gripen E quitte la procédure d'évaluation.

Armasuisse s'en est donc tenue à ce qu'elle avait déjà communiqué à l'avance : "Sans essais en vol à Payerne, il n'y aura pas de progrès dans le processus d'évaluation - et donc aucune chance de vendre un jour des avions de combat à la Suisse. L'insistance d'Armasuisse sur les critères définis est sans alternative et correcte. Car s'il y a une leçon à tirer de la débâcle de l'échec de l'acquisition du Gripen en 2014, c'est que seul un avion opérationnel a une chance de remporter les suffrages. Politiquement, il n'est pas justifiable de s'appuyer à nouveau sur un avion de chasse qui, au moment du référendum, laisse encore ouvertes des questions cruciales sur ses capacités. Le vote d'aujourd'hui aura lieu en 2020, et il n'est pas certain que Saab aurait porté le Gripen E au niveau requis d'ici un an.

Il n'y aura pas non plus de discussion de ce type en 2020. Guy Parmelin (svp.) et l'actuelle directrice du DDPS, Viola Amherd (cvp.), ont toujours souligné qu'ils voulaient à tout prix empêcher une telle discussion. Comme le passé l'a montré, la volonté du Conseil fédéral n'a jamais empêché la transmission d'informations confidentielles par l'administration au public. Sachant que des indiscrétions sont possibles à tout moment, il est crucial que les pilotes évalués répondent déjà à certaines exigences minimales.

Le comportement de Saab est étonnant. Évidemment, les Suédois ont spéculé qu'ils pourraient à nouveau réaliser l'exploit de 2014 : proposer la dernière version du Gripen en vente en Suisse, mais faire ensuite les vols d'essai avec un modèle précédent. Cette fois, ça n'a pas marché. C'est une défaite douloureuse pour Saab. Pour le DDPS et le conseiller fédéral Amherd, le départ prématuré des Suédois devrait faire en sorte qu'un argument important dans les négociations de prix avec les quatre fabricants restant en concurrence ne soit plus nécessaire. Parce que le Gripen E aurait probablement été la variante la moins chère avec laquelle la pression sur les prix aurait pu être maintenue. Mais de manière réaliste, le Gripen E a eu du mal dès le début. Politiquement, il aurait été difficile de faire passer le message, c'est pourquoi nous parions maintenant sur l'avion qui s'est écrasé à l'urne en 2014.

https://www.nzz.ch/amp/meinung/der-bund-hat-aus-den-fehlern-der-vergangenheit-gelernt-ld.1488847?__twitter_impression=true

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il y a 49 minutes, Ponto Combo a dit :

La Confédération a tiré les leçons des erreurs du passé

Ah ben voilà un compte-rendu clair, je comprends mieux.
Armasuisse a envoyé SAAB paître, tout comme l'IAF en Inde au moment de la compétition du Single Engine.
Et surtout je souhaite bien du courage aux suédois pour vendre le Sea Gripen aux brésiliens et aux indiens.
On se reverra en Finlande.
Maintenant verra-t-on une alliance SAAB-Boeing comme on a vu une """"""""""""""""""""""""""alliance""""""""""""""""""""""""" Embraer-Boeing? (oui c'est une blague vous avez l'autorisation de rire).
Ou encore mieux, SAAB-BAE?
Parce que ça va commencer à sentir le pâté... Et il paraît qu'ils ne sont pas intéressés par une place dans le SCAF... Ça aussi ça va changer, ou bien?

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Le SAAB sur le Gripen E/F pas prêt, le F35 transpire de tellement de défauts qu’ils ne peuvent plus le caché sans passer pour des brèle, les loups sortaient ils du bois au grand jour enfin !!!!  Dassault vas devoir peut être anticipé une production de Rafale plus conséquente !:dry:

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il y a 36 minutes, lukycold a dit :

Le SAAB sur le Gripen E/F pas prêt, le F35 transpire de tellement de défauts qu’ils ne peuvent plus le caché sans passer pour des brèle, les loups sortaient ils du bois au grand jour enfin !!!!  Dassault vas devoir peut être anticipé une production de Rafale plus conséquente !:dry:

Il reste le F-18 ASH ou assimilé (block III).

On en saura plus dans les jours et semaines à venir. La diplomatie va entrer en jeu, on peut avoir des surprises, bonnes ou mauvaises.

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Il y a 11 heures, Patrick a dit :

Donc le Gripen n'est pas exclu de quoi? De la future réouverture de l'appel d'offre qui donnera lieu à une encore future compétition supplémentaire?

Je ne comprend pas de quoi tu parles :huh:

Armasuisse a conseillé à Saab de ne pas venir puisque le Gripen E n’est pas opérationnel à la date des tests et que c’était un critère obligatoire. 

Saab ne viendra donc pas faire les tests mais maintient son offre. 

Armasuisse a dit si pas de test, exclusion de la procédure. 

Voila c’est tout. 

Je pense qu’Armasuisse a été bien échaudé par la première compétition où Ueli Maurer les avaient bien enfiler en sélectionnant le Gripen qui n’avait pas rempli les conditions minimum d’Armasuisse mais qui était resté dans la course quand même. 

Armasuisse force les politiques à choisir un avion capable. 

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Il y a 5 heures, Patrick a dit :

Il reste le F-18 ASH ou assimilé (block III).

On en saura plus dans les jours et semaines à venir. La diplomatie va entrer en jeu, on peut avoir des surprises, bonnes ou mauvaises.

Et le Typhoon:happy:

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Il y a 9 heures, Patrick a dit :

Ou encore mieux, SAAB-BAE?

https://saabgroup.com/media/news-press/news/2001-09/saab-and-bae-systems-empowers-the-gripen-joint-venture/

C'est vieux (2001), mais l'Histoire a souvent tendance à bégayer.

Il y a 6 heures, Patrick a dit :

Il reste le F-18 ASH ou assimilé (block III).

Il a le gros avantage d'être l'héritier direct de ce qu'ils ont déjà, et donc de proposer un changement dans la continuité plutôt que quelque chose de radicalement nouveau.

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il y a 11 minutes, DEFA550 a dit :

Il a le gros avantage d'être l'héritier direct de ce qu'ils ont déjà, et donc de proposer un changement dans la continuité plutôt que quelque chose de radicalement nouveau.

Je me demande depuis le début si ce n'est pas son principal handicap. 

Etre trop proche de ce qui est en service, et qui ne donnerait pas "l'impression" de faire une avancée comparable à celle réalisée en changeant complètement d'avion. 

Edited by Kiriyama
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il y a 12 minutes, Kiriyama a dit :

Je me demande depuis le début si ce n'est pas son principal handicap. 

Etre trop proche de ce qui est en service, et qui ne donnerait pas "l'impression" de faire une avancée comparable à celle réalisée en changeant complètement d'avion. 

Tu penses trop à l'avion lui-même, et pas assez aux à-côtés. L'avion est totalement différent, malgré une apparence similaire, mais l'écosystème, la philosophie et les partenaires sont les mêmes. Donc tu as du nouveau (l'avion) dans un cadre connu et rassurant (son environnement technico-logistique et opérationnel).

 

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il y a 11 minutes, DEFA550 a dit :

Tu penses trop à l'avion lui-même, et pas assez aux à-côtés. L'avion est totalement différent, malgré une apparence similaire, mais l'écosystème, la philosophie et les partenaires sont les mêmes. Donc tu as du nouveau (l'avion) dans un cadre connu et rassurant (son environnement technico-logistique et opérationnel).

 

Vas expliquer ça aux politiciens et au public.

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Il y a 23 heures, Ponto Combo a dit :

Throughout the Gripen E programme Saab has publicly communicated the status of the Gripen E’s development as key programme milestones have been passed. It can be assumed that armasuisse had the relevant knowledge when they invited Saab to participate in the tender process in 2018, of both the Gripen E development programme and the conditions under which Gripen E would be able to compete.

Quand ils ont été invités, il était espéré que tout soit OK. Mais leurs tests sont en retard parce qu'ils ont préféré attendre que tout les systèmes soient prêts (petit dérapage du planning de ce coté là...).

il y a 9 minutes, DEFA550 a dit :

Tu penses trop à l'avion lui-même, et pas assez aux à-côtés. L'avion est totalement différent, malgré une apparence similaire, mais l'écosystème, la philosophie et les partenaires sont les mêmes. Donc tu as du nouveau (l'avion) dans un cadre connu et rassurant (son environnement technico-logistique et opérationnel).

Peut on donc dire, point de vue évolution/modification, que le Gripen E est au Gripen C ce que le Super Hornet est à l'Hornet ?

Quel dommage que Boing n'ait pas développé sur fond propre (un truc qui ne doit pas plaire à l'actionnaire) sa nouvelle évolution... Acheter du SH en 2020 pour une utilisation de 30 ans mini, ça me semble "so 1990"...

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Il y a 1 heure, DEFA550 a dit :

Tu penses trop à l'avion lui-même, et pas assez aux à-côtés. L'avion est totalement différent, malgré une apparence similaire, mais l'écosystème, la philosophie et les partenaires sont les mêmes. Donc tu as du nouveau (l'avion) dans un cadre connu et rassurant (son environnement technico-logistique et opérationnel).

Mais malgré ça, est-ce que les militaires n'ont pas envie d'un avion visuellement différent ? Pour marquer une rupture plus nette et ne pas avoir l'impression de voler sur le même avion.

C'est un peu irrationnel, mais peut-être que ça joue aussi. A un niveau inconscient. 

C'est dommage que Boeing n'ait pas terminé son F-15X Super Eagle pour l'évaluation suisse. 

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Edited by Kiriyama
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il y a 37 minutes, Kiriyama a dit :

C'est dommage que Boeing n'ait pas terminé son F-15X Super Eagle pour l'évaluation suisse. 

Totalement surdimensionné et bien trop cher.

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Le fabricant du Gripen avait le choix entre la retraite et l'expulsion

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L'avion de combat aurait dû faire son apparition en Suisse dans dix jours : Le Gripen E du constructeur suédois Saab devait être testé à Payerne du 24 au 28 juin. Cela n'arrivera pas, comme cela a été annoncé jeudi.

Tôt le matin, Saab avait annulé par communiqué sa participation aux essais en vol en Suisse. Quelques heures plus tard, l'Office fédéral de l'armement a informé Armasuisse des conséquences de cette décision : Le Gripen E a été retiré de la procédure d'évaluation pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat.

Comment est-ce arrivé ? Le nouveau Gripen, dont la Suède et le Brésil ont déjà commandé une centaine, n'est pas encore complètement développé. Ce n'est qu'à partir de 2022 que l'avion de combat pourra, comme prévu, répondre aux exigences d'Armasuisse en matière d'essais techniques en vol dans deux domaines particuliers. Cela implique le tir de cibles au sol (opérations air-sol) et la reconnaissance, c'est-à-dire la détection de cibles ennemies.

La lettre de la Suisse

Le constructeur suédois avait donc suggéré aux autorités suisses d'effectuer ces missions à Payerne avec l'ancien modèle de leur avion de combat, le Gripen C/D. Mais Armasuisse a refusé.

Recherche de cette exposition de journal : Si Saab ne s'était pas retiré de la course jeudi matin, Armasuisse serait intervenu. Les Suédois auraient de toute façon été exclus de toute évaluation ultérieure. Saab avait, pour ainsi dire, le couteau sur le cou.

On peut voir dans son communiqué que l'entreprise comprend peu de choses à ce sujet. Les responsables soulignent que le "Gripen E sera mis en service des années avant la livraison prévue en Suisse et répondra à toutes les exigences".

Mais il est également clair que les Suédois ont été surpris en ce début d'année par le rythme soutenu d'Armasuisse. Comme l'a rapporté ce journal en mars, l'Office fédéral avait envoyé une lettre à tous les candidats au nouvel avion de chasse en janvier. Armasuisse a averti dans la lettre : Il n'y aurait aucune hésitation à renvoyer immédiatement un ou plusieurs fabricants chez eux s'ils n'étaient pas en mesure de satisfaire aux conditions d'analyse technique de l'air. Même à l'époque, il semblait clair qu'il s'agissait d'une sorte de Lex Gripen. Les autorités en matière d'armement ont signalé qu'elles avaient tiré les leçons de la dernière évaluation des chasseurs, qui s'est soldée par une débâcle en mai 2014 : la population a refusé d'acheter le Gripen dans l'urne. Un argument important dans la lutte électorale de l'époque était que l'avion de chasse était immature.

Approbation du Parlement

C'est précisément à ce stade que Balthasar Glättli, homme politique chargé de la sécurité, prend le relais. Le Conseil national des Verts déclare à propos de la décision officielle de retrait forcé de Saab : "Lors de la dernière décision d'acquisition, j'ai rappelé les conclusions du Mirage PUK selon lesquelles aucun équipement militaire non fini ne devrait être acheté. Saab a promis de fournir le premier Gripen Es dès 2018. Maintenant, il est clair que le parlement et le peuple voulaient vraiment tricher dans un avion en papier avec le Gripen." La décision d'exclusion était correcte afin de ne pas répéter la même erreur.

Werner Salzmann (UDC), président de la commission de la politique de sécurité du Conseil national, déclare : "Armasuisse a établi un catalogue de critères pour les fournisseurs et a déclaré que Saab ne répond pas aux exigences de la concurrence. "De toute évidence, le Gripen E n'a pas la maturité nécessaire pour participer au test en vol d'une manière prometteuse. En même temps, Salzmann regrette le retrait des Suédois, en disant que c'est "une décision qui restreint quelque peu notre marge de manœuvre, car ce type d'avion a un bon rapport qualité-prix".

Ce retrait a été une surprise parce que Saab connaissait les conditions, déclare Josef Dittli (FDP), président de la Commission de sécurité du Conseil des Etats. Le gouvernement fédéral tire les leçons de la dernière tentative ratée. "Cette fois, nous n'achetons pas de promesses. Il avait toute la sympathie du gouvernement fédéral pour ses actions.

Un voisin ou un Américain

Avec le retrait involontaire de Saab avec le nouveau Gripen E, quatre constructeurs restent dans la course au nouvel avion de combat de l'armée suisse. La concurrence continuera donc d'être assurée. Mais le Gripen est probablement l'avion le moins cher.

Cela a provoqué des regrets ici et là à Berne. A ce stade précoce du processus de sélection, aucun favori n'a encore émergé au Parlement. Mais une chose est déjà claire aujourd'hui : la Suisse a une décision fondamentale à prendre. Et c'est si elle veut coopérer avec un pays voisin, à savoir la France (Rafale) ou l'Allemagne (Eurofighter). Ou si la Suisse veut continuer à dépendre d'un produit américain après le F/A-18.

Les deux variantes présentent des avantages et des inconvénients. Alors que les jets américains F/A-18 Super Hornet de Boeing et le jet furtif F-35 de Lockheed Martin apporteraient une continuation du présent - dans le second cas également un saut technologique quantique avec les risques associés - le choix d'un avion d'un pays voisin permettrait d'exporter du bruit pendant les vols d'entraînement. Des " accords " au niveau politique seraient également concevables si le Conseil fédéral utilisait des tactiques de négociation appropriées. L'achat d'un avion de chasse pourrait alors être associé à des attentes politiques en dehors du cadre de l'évaluation technique.

En attendant, un retour de Saab n'est pas tout à fait hors de question. Armasuisse souligne qu'un test ultérieur du Gripen n'est pas envisageable, sinon l'égalité de traitement des candidats ne serait pas garantie. Cependant, le dernier échec de l'acquisition d'un avion de chasse montre que l'on ne peut jamais exclure des surprises. Saab a annoncé que l'offre serait maintenue. (bg)

 

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

https://twnews.ch/ch-news/gripen-hersteller-hatte-die-wahl-zwischen-ruckzug-und-rausschmiss

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Ils sont quand même de mauvaise foi chez Saab:

Citation

Nouveau chasseur à réaction pour la Suisse : le Gripen hors course
Le constructeur Saab s'est retiré des essais en vol à Payerne. Saab accuse maintenant le gouvernement fédéral d'avoir par la suite adapté les exigences pour les avions de combat suédois dans la compétition pour le successeur du F/A-18.
Larissa Rhyn

L'avion de combat Gripen E du constructeur suédois Saab ne participera pas aux essais en vol en Suisse. Les tests font partie du processus d'évaluation pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat d'une valeur de 6 milliards de francs suisses. Le Gripen E devait être testé du 24 au 28 juin, de sorte que le retrait aura lieu à brève échéance.

Selon Saab, l'offre soumise en janvier pour le successeur du F/A-18 est toujours valable. Mais en fait, la décision du constructeur signifie la fin de l'avion de chasse suédois. Kaj-Gunnar Sievert, porte-parole de l'Agence fédérale de l'armement Armasuisse, le confirme sur demande : "Une non-participation aux essais en vol et au sol entraîne directement l'exclusion d'un candidat. Si les tests devaient être répétés, cela irait à l'encontre de l'égalité de traitement de tous les candidats.
Pas prêt pour les missions

Saab suit une recommandation d'Armasuisse qui, selon le fabricant, est arrivée la semaine dernière. Sur la base des "informations et analyses actuelles sur le degré de maturité et d'intégration des sous-systèmes", les spécialistes sont parvenus à la conclusion que plusieurs missions de vol "ne pouvaient être effectuées de manière ciblée", rapporte Armasuisse. C'est pourquoi il a été recommandé à Saab de se retirer de l'évaluation. Toutefois, la décision avait été prise par le fabricant lui-même.

L'acquisition de 22 avions de combat Gripen pour un montant de 3,1 milliards de francs suisses avait déjà été rejetée lors d'un référendum le 18 mai 2014. A cette époque, l'avion de chasse suédois était appelé avion de combat en papier par les adversaires parce que tous les systèmes ne pouvaient pas être testés dans les airs.


De nouvelles exigences ?

Saab écrit maintenant que le Gripen E avait été mis en service des années avant la livraison prévue en Suisse et qu'il remplissait toutes les conditions requises. Toutefois, le calendrier de développement n'est pas adapté au plan suisse visant à tester des avions pleinement opérationnels dès 2019.

L'annonce indique en outre qu'Armasuisse a développé ses exigences en matière d'essais en vol depuis que les fabricants ont soumis leurs offres. Jonas Hjelm, responsable de l'aviation chez Saab, déclare sur demande : "Armasuisse a soudainement décidé que tous les sous-systèmes devaient être intégrés au Gripen E et mis en réseau. Cela n'a pas été clairement communiqué avant que l'offre ne soit soumise en janvier. Sievert, porte-parole d'Armasuisse, contredit : "Après avoir reçu les offres fin janvier, Armasuisse n'a plus adapté les critères d'exigence.


Le DDPS ne veut pas d'un deuxième avion en papier

Les principes d'évaluation ont déjà été définis par le Département de la défense (DDPS) début 2018. Les exigences de la politique d'armement stipulent que tous les candidats doivent passer une partie des essais en vol et au sol en Suisse.

Le DDPS veut éviter que l'argument de l'avion en papier ne réapparaisse dans la bataille de coordination prévue pour l'acquisition d'avions de combat. C'est pourquoi Armasuisse a décidé que les quatre sous-systèmes les plus importants des avions à réaction devaient déjà atteindre un degré de maturité élevé lors des essais en vol. Il s'agit de systèmes radar, de capteurs optiques et de dispositifs de guerre électronique et de transmission de données (Data Link).


"Un peu étrange et injuste"

Hjelm affirme que les sous-systèmes Saab répondent techniquement à toutes les exigences. Il admet cependant que tous n'ont pas encore été installés dans le Gripen E et mis en réseau les uns avec les autres. C'est particulièrement vrai pour les capteurs. Il ne veut pas aller plus loin dans les détails.

C'est pourquoi Armasuisse s'est vu proposer de concurrencer un Gripen C et un Gripen E en test. "Nous allons prendre en charge de nombreux systèmes pour le Gripen E, de sorte que les deux avions seront tout à fait comparables. Néanmoins, la Suisse a refusé de tester le Gripen C, que Hjelm décrit comme "un peu étrange et injuste".

Mais cette décision n'est pas surprenante. Le DDPS écrit sur son site web que le jet doit être disponible dans la configuration telle qu'elle sera testée et évaluée en 2019. Les versions antérieures des jets, "comme les F/A-18 C/D et Gripen C/D", sont hors de question.


Les autres fabricants étaient-ils avantagés ?

Selon Saab, d'autres fabricants de Payerne ont testé des modèles qui diffèrent de la version à livrer. "Nous savons qu'aucun de nos concurrents ne livrera exactement les avions qu'ils ont présentés lors des essais en vol ", explique Hjelm. Selon Armasuisse, des différences mineures entre les sous-systèmes sont autorisées. La dernière version de la technologie ne doit pas nécessairement être installée dans l'avion d'essai. Mais le degré de maturité doit être proche du système qui serait livré plus tard : Sur une échelle de 1 à 9, un 7 doit être obtenu.

Le constructeur Airbus, par exemple, qui entre en course avec l'Eurofighter, développe actuellement un nouveau radar. La Suisse pourrait avoir intérêt à se procurer le nouveau système. Néanmoins, un modèle avec un système radar plus ancien a été testé et évalué à Payerne. Cependant, Airbus devait atteindre le niveau de maturité requis pour pouvoir effectuer les missions d'essais.


Toujours quatre jets dans la course

D'une manière générale, on a l'impression que Saab veut blâmer Armasuisse pour l'élimination prématurée du Gripen. Le fabricant fait valoir que l'on peut supposer qu'Armasuisse était "en possession des informations pertinentes" sur le développement du Gripen lorsque Saab a été invitée à participer à l'adjudication en 2018.

Aujourd'hui, quatre avions de combat sont en course pour remplacer le F/A-18 : le Lockheed Martin F-35, le Boeing F/A-18 Super Hornet, le Rafale du constructeur français Dassault et l'Airbus Eurofighter. Tous les quatre ont déjà effectué les essais en vol à Payerne au cours des deux derniers mois, le Gripen aurait été le dernier à y participer.


Le Conseil des Etats décide en premier lieu

Il y a également des nouvelles sur le processus politique du projet d'acquisition. Le Conseil fédéral a récemment chargé le DDPS d'élaborer début septembre un projet de décision de planification pour les avions de campagne. Maintenant, il est clair que le Conseil des Etats peut décider en premier. La commission de la politique de sécurité discutera de cette question lors d'une réunion début septembre, comme le confirme le président de la Commission, Josef Dittli. Le débat parlementaire est prévu pour la session d'automne. En particulier, le budget de 6 milliards d'euros et l'obligation faite au fabricant d'accorder 60 milliards d'euros au lieu de 100 pour cent à l'industrie suisse risquent d'être controversés.

https://www.nzz.ch/schweiz/gripen-nimmt-nicht-an-schweizer-flugtests-teil-ld.1488670

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Je pense qu'il ne faut pas prendre les suisses pour des imbé....., ils ont bien suivi l'avancement du nouveau Gripen et ont vu que certains points n'étaient pas tenu comme la prise de poids.

Coté SAAB ils sont pris à leurs piège.

Reste à ne pas perdre la face.

 

J'ai une pensée pour radio pro-gripen (basculeront il vers le F35 ??) :tongue:.

Edited by gargouille
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il y a une heure, gargouille a dit :

Je pense qu'il ne faut pas prendre les suisses pour des imbé....., ils ont ont bien suivi l'avancement du nouveau Gripen et ont vu que certains points n'étaient pas ténus comme la prise de poids.

Coté SAAB ils sont pris à leurs piège.

Reste à ne pas perdre la face.

 

J'ai une pensée pour radio pro-gripen (basculeront il vers le F35 ??) :tongue:.

Ils ont pourtant le 39-7, ex Demo qui vole depuis plus de 10 ans et que les pilotes d'ArmaSuisse connaissent bien. C'est un démonstrateur qui structurellement n'est pas représentatif du E et qui est censé servir de banc d'essais. Il a soi-disant volé avec un radar Raven en ... 2009:
https://www.flightglobal.com/news/articles/picture-saabs-gripen-demo-makes-first-flight-with-334440/
Or Saab avait prévu un C  et non pas le 39-7 pour les essais de Payerne. Au bout de 10 ans Saab n'est toujours pas en mesure de présenter un radar en état de fonctionnement. Idem pour l'IRST et la suite de guerre électronique.

 

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Le truc, qui apparaît en filigrane dans l'appel d'offre, est que les essais servent à valider ce qui est annoncé dans la proposition rendue en janvier 2019. Si SAAB a promis monts et merveilles pour 2022 mais n'est pas capable de montrer la configuration correspondante lors des évaluations, forcément ça coince.

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Le 14/06/2019 à 15:12, Ponto Combo a dit :

En particulier, le budget de 6 milliards d'euros et l'obligation faite au fabricant d'accorder 60 milliards d'euros au lieu de 100 pour cent à l'industrie suisse risquent d'être controversés.

https://www.nzz.ch/schweiz/gripen-nimmt-nicht-an-schweizer-flugtests-teil-ld.1488670

Je suppose que la traduction automatique a eu un raté, parce que sinon ça fait des demandes offsets à mille pourcent ce qui est un peu excessif je trouve.

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Le 13/06/2019 à 23:22, Ponto Combo a dit :

La Confédération a tiré les leçons des erreurs du passé

f6e60625-fafd-401b-a723-6425c2e3ce68.jpe

N'était pas au niveau technique demandé par Armasuisse : le Gripen E du fabricant suédois Saab. (Photo : Gaetan Bally / Keystone)

https://www.nzz.ch/amp/meinung/der-bund-hat-aus-den-fehlern-der-vergangenheit-gelernt-ld.1488847?__twitter_impression=true

 

« (...) seul un avion opérationnel a une chance de remporter les suffrages. Politiquement, il n'est pas justifiable de s'appuyer à nouveau sur un avion de chasse qui, au moment du référendum, laisse encore ouvertes des questions cruciales sur ses capacités. »

 

Si avec une telle approche le F-35 finit par être choisi...

 

Bref, ça ne laisserait logiquement que le F/A-18 face au Rafale.

Edited by TarpTent
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La question que je me pose, c'est de savoir si Boeing ne peut pas proposer une version du Super Hornet taillée pour les besoins suisses avec des équipements moins nombreux et moins avancés, mais partant du principe que ce modèle se vend et a été acquis en volume suffisant par l'US Navy pour entériner une MCO devant se poursuivre sur une période longue, démontrer de bonne foi qu'il s'agit d'un standard "actuel". Et ainsi casser les prix avec des équipements amortis depuis un bail.

C'est un peu le même souci avec le Rafale (le F4.2 aura un nouveau radar) et l'Eurofighter (AESA pas opérationnel ni en Europe ni au Koweit) et c'est aussi pour ça que l'exclusion du Gripen me paraît être plus "politique" que reposant sur une réalité absolument intangible. Oui, le Gripen E est un nouvel avion et n'est pas prêt. Oui, SAAB a tiré des plans sur la comète et explosé ses délais. Oui l'avion n'aurait sûrement pas rempli les conditions d'allonge, de puissance requise pour remplacer les F/A-18... Mais à part ça...

En face de ces concurrents, si un Super Hornet arrive avec un APG-79, et bien il ne pas ridicule du tout, au contraire! Alors pourtant que ce radar est déjà théoriquement relativement "daté".

Pour moi, là est désormais le risque: guerre des prix. Et à ce jeu-là, le F-18 SH est un sacré client.

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