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Europe de la Défense ?


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@Patrick : sans prétendre avoir tout parcouru, la première apparition du vocabulaire incitant les civils américains à partir sur le site de l'ambassade US en Afghanistan remonte au 17 janvier 2021, 11 jours après l'arrivée au pouvoir de Biden : "U.S. citizens already in Afghanistan should consider departing", "les citoyens US devraient penser à partir".

Avant ça : conseils de prudence. 21 novembre 2020 : "U.S. citizens currently visiting or residing in Afghanistan may wish to consider departing", "vous pourriez souhaiter penser à votre départ".

Trump a laissé la grenade sous le matelas.

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Le 30/08/2021 à 19:29, Paschi a dit :

Le chef de la diplomatie de l’UE plaide pour une force de réaction rapide européenne

 

Le 30/08/2021 à 19:36, collectionneur a dit :

Et elles sont sensés déjà existé avec les BattleGroups, soupir 

 

Le 30/08/2021 à 19:42, christophe 38 a dit :

qui va commander ? des gens qui n'ont aucune experience en OPEX ?

qui va en faire partie ? combien de pays de l'UE ont une experience en OPEX, je veux dire loin des bases arrieres ?

quel est le pays qui est pret à laisser mourir ses soldats, aux ordres de commandants d'autres nations, pour sortir du guepier des personnes qui ont trainé sur zone ?

La force de réaction rapide de l'Union européenne d'Orient existe déjà en germe: C'est le Groupe de Visengrad.

La force de réaction rapide de l'Union européenne d'Occident existe déjà en germe: C'est l'Initiative Européenne d'Intervention (IEI) qui peut être considérée comme une lente et difficile résurrection de l'Union d'Europe Occidentale (UEO)

 

L'Initiative européenne d'Intervention

Citation

L’Initiative européenne d’intervention (IEI) a été lancée le 25 juin 2018 par la signature d’une lettre d’intention par les ministres de la défense de 9 pays européens. Initiative ambitieuse à caractère résolument opérationnel, l’IEI vise à favoriser l’émergence d’une culture stratégique européenne commune et à créer les conditions préalables pour de futurs engagements coordonnés et préparés conjointement sur tout le spectre de crise. Construite autour d’un socle restreint d’États européens ayant démontré leur volonté politique et leur capacité militaire d’assumer un engagement en opérations au service de la sécurité européenne, l’initiative pourra être élargie à d’autres États européens remplissant ces mêmes conditions, une fois l’initiative consolidée.

La (difficile) coopération entre les deux "comitatus" européens pourrait être assurée par le comité militaire de l'UE une fois que la Pologne, la Hongrie et la Slovénie ne seront plus sur la sellette en raison de leur réformes anocratiques.

Citation

 

[Entretien] La voix des militaires européens. Le général Graziano sur la défense européenne

(B2 - exclusif) Claudio Graziano préside le comité militaire de l'UE. Mais il est aussi le conseiller défense du Haut représentant. Et il regorge d'idées pour améliorer la défense européenne. En prélude aux réunions informelles de début septembre, il nous confie ses idées

Le général Graziano est Président du Comité militaire de l'UE (EUMC) depuis bientôt trois ans (il est entré en fonction le 6 novembre 2018). Il est arrivé à Bruxelles après avoir travaillé avec les Nations unies, l'OTAN et dans son pays, l'Italie...

NB : cet entretien a été réalisé avant l'opération d'évacuation en Afghanistan.

La génération de forces : le plus grand souci de la défense européenne 

Pour le président du comité militaire, l'un des plus grands problèmes de la défense européenne, c'est la génération de forces. C'est-à-dire de faire en sorte que les États fournissent assez de capacités (humaines et matérielles) pour le bon déroulement des missions et opérations de l'Union européenne dans le monde. Générer des forces est essentiel « si vous voulez être crédible ». Et de son oeil d'expert militaire, il dit son grand regret. « Il est difficile de comprendre pourquoi les 27 décident de lancer une mission mais ne mettent pas de forces à disposition ». Face à cela, il y a « des changements dans les procédures pour rendre l'engagement plus contraignant ».

Bien sûr, il y a certains questions qui se posent sur les causes de ce faible engagement. « Peut-être que le Covid-19 a lui aussi sa responsabilité, car nous vivons des temps particuliers ». Autre hypothèse, « peut-être que certains États ne sont pas totalement en accord avec les priorités ». C'est là que la boussole stratégique, le document qui analyse les menaces sur l'Europe, devrait avoir un certain rôle à jouer, selon lui.

Vote à la majorité qualifiée vs Unanimité

Le président du Comité militaire dit ne pas savoir s'il faut passer du vote à l'unanimité, à la majorité qualifiée, pour prendre les décisions en matière de défense au Conseil de l'Union européenne. « Il est important de prendre au sérieux un niveau d'ambition exprimé au niveau politique. Et de transformer cette ambition politique en action concrète, en étant prêt à déployer et générer des forces. Il se peut que les 27 soient d'accord [sur une initiative], mais que certains ne soient pas intéressés pour participer. L'objectif est de trouver l'unanimité dans le principe, dans la volonté de déployer des forces. Dans ce cadre, chacun peut participer [à sa manière], par exemple avec les financements communs. »

Des États peu réactifs ou dilettantes

« Parfois, je me plains parce que les États membres ne sont pas assez réactifs à un moment précis. Par exemple, nous avons eu des problèmes pour lancer l'opération Irini, parce qu'il a été difficile de trouver des capacités » avoue-t-il (lire : L’opération Irini doit disposer des moyens nécessaires pour réaliser son mandat (général Graziano) ). Il pointe ainsi les différences entre les volontés politiques et les actions. Mais parfois, plutôt que de se plaindre, « il vaut mieux attendre. L'Europe peut faire beaucoup plus ». Par exemple « nous aurions dû faire plus en Libye. Mais cela relève plutôt de la responsabilité des États membres ».

Il faut apprendre à impliquer les militaires dans l'Union européenne

L'Union européenne doit « ajuster son autonomie stratégique, il n'y a pas d'alternative ». L'autonomie stratégique, ce « n'est pas être autonome vis-à-vis de quelqu'un, mais être en capacité d'agir quand nous sommes seuls ». Le général est catégorique : « Si l'OTAN ne veut pas réagir à une crise qui nous concerne et demande notre intervention, comment réagir en tant qu'Union européenne si nous n'avons pas d'autonomie ? Pour diriger des grandes opérations de maintien de la paix au Sahel, en Méditerranée centrale, au Mozambique, étendre les coopérations maritimes du Golfe de Guinée à l'Indo-Pacifique ..., il y a besoin d'une autonomie stratégique. »

Besoin d'une supériorité technologique

Un autre sujet sur lequel les Européens doivent se pencher, c'est le développement de capacités technologiques. Les technologies sont l'une des menaces qui pèsent sur l'Europe aujourd'hui. Alors que « pendant la Guerre froide, personne ne questionnait la supériorité technologique des Occidentaux, ce ne sera bientôt probablement plus le cas ». « Nous avons besoin de la souveraineté technologique, parce que les technologies seront nécessaires sur le terrain. La Chine, elle, planifie jusqu'en 2050. Il nous faut penser à notre souveraineté technologique non seulement pour nos soldats, marins, aviateurs, pour leur fournir le meilleur équipement pour se protéger. Mais aussi parce que l'on ne veut pas devenir dépendant. Il faut maintenir l'avance technologique. Et d'une certaine manière nous pouvons aussi équilibrer la compétition entre les États-Unis et la Chine, et être un élément de référence. »

Les battlegroups : à garder ou remplacer ?

« Je suis tout à fait d'accord avec l'idée de disposer de forces rapidement déployables pour l'Union européenne. Ce serait bien que ce soit l'un des résultats de la boussole stratégique. » Il s'agirait d'un groupe « plus grand » que les battlegroups. Ceux-ci « pourraient, ou devraient, être au cœur de ces plus grandes forces ». « Il devrait y avoir un niveau d'ambition à atteindre, même si la méthodologie manque encore ».

Pour le général, peu importe le nom donné à cette force d'intervention rapide. Ce qui compte pourtant, c'est que les battlegroups restent. « Il faut préserver et améliorer » les battlegroups existants, « avant de créer une nouvelle chose ». Il en va de même que la force de réaction rapide (QRF) de l'OTAN. « Personne ne pensent qu'elles ne sont pas pertinentes. Quand le temps viendra, elles seront déployées ».

... à utiliser sous différentes formes

Cette force pourrait être utilisée dans « beaucoup » de cas, juge le général, par exemple « pour renforcer une mission au Sahel temporairement, s'il y a une crise au Mali. Ou il serait possible d'envoyer un groupe au Mozambique... pourquoi pas ? »

La réussite des nouveaux outils dépend des États membres

Ses deux initiatives européennes préférées en matière de défense ? Le Fonds européen de défense (FEDef) et la facilité pour la paix. Seulement, il faut bien les utiliser. Sur le FEDef, « il est important que les États membres y croient et qu'ils fassent l'effort d'y participer », soutient-il. La facilité pour la paix, elle, « peut être un changement dans la culture de la défense », notamment parce que c'est un nouveau moyen de financer les opérations militaires, et « c'est un moyen de rendre les missions plus crédibles » — mais « il est important que l'argent ne soit pas dispersé mais concentré là où il y a des missions et opérations de la politique de défense et de sécurité commune (PSDC) ».

 

Source: B2 Pro

Connexité: La Boussole stratégique de l'Union européenne sur geostrategia.fr

L'alternative, c'est évidemment de continuer à tout faire dans le seul cadre de l'OTAN, sous l'autorité des USA et à leur seul profit.

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Le 30/08/2021 à 19:42, christophe 38 a dit :

Bref, vous vous imaginez des piou-pious sur l'aeroport pour essayer d'evacuer les retardataires d'autres pays, sous la menace de tir, la menace d'avoir une piste de décollage facilement neutralisable..

le risque de perdre des vies de nos soldats, d'avoir nos soldats prisonniers ou torturés à cause de mauvais choix de politiques étrangers ?

 

moi, je vote non !

Moi je vote pour.

Après tout, la France, comme d'autres Etats membres, est intervenu en Afghanistan aux côtés des Américains, pour le compte du Gouvernement américain.

La France, fortement "encouragée" par l'Union africaine, a volé au secours des Maliens face aux jihadistes.

En quoi est-il si choquant que la France participe au sauvetage de citoyens de l'Union aux côtés d'autres Etats membres et sans tutorat américain? Ce ne serait qu'une sorte de répétition de Kowelsi.

J'ai aussi l'impression qu'on aurait pas ce débât si l'opération était organisé dans le cadre de l'OTAN sous commandement américain: Dans ces cas-là, étrangement, personne ne demande jamais quels soldats européens vont accepter de risquer leur vie pour sauver des Européens sur ordre de leurs gouvernements.

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Le 30/08/2021 à 19:51, mehari a dit :

L'Union n'a pas besoin d'une armée. L'Union a besoin d'une profonde réforme de la façon dont elle décide de sa politique étrangère et militaire. Si ça inclus une armée, très bien, mais une armée sans les réformes des mécanismes de décision qui vont avec ne sert à rien.

Disons que les Etats européens non neutres et non eurosceptiques ont besoin d'une union politique propre, avec une politique étrangère commune et l'armée qui va avec.

C'est impossible à l'échelon communautaire de l'UE puisqu'elle inclue des pays neutres et eurosceptiques.

Par contre, c'est faisable à l'échelon communautaire des différentes unions régionales de l'UE: Benelux, Conseil Nordique, Assemblée Balte, Groupe de Visengrad, etc...

Le cadre institutionnel de l'UE peut alors jouer une rôle d'interface entre les unions régionales prêtes à coopérer grâce à ses compétences d'appui.

A ce sujet, en tant que partisans d'un Benelux+2 (Pays-bas, autorités belges, Luxembourg, France, Allemagne), je remarque que les Pays-Bas se sont rapproché militairement de la RFA au détriment d'une coopération militaire benelux mais qu'ils se rapprochent également de la France désormais:
 

Citation

 

Déclaration franco-néerlandaise du 31 août 2021.

La France et les Pays-Bas reconnaissent que l’Europe doit se montrer résiliente et capable en assumant davantage la responsabilité de sa sécurité et de sa défense et en allouant les ressources nécessaires à cet objectif. À cette fin, ils sont déterminés à travailler en faveur d’une boussole stratégique ambitieuse et concrète, qui fixera un haut niveau d’ambition en matière de sécurité et de défense pour les années à venir. La France et les Pays-Bas sont résolus à maintenir et à renforcer encore leur étroite concertation dans des régions présentant un intérêt stratégique commun, comme le Sahel, le Levant, le Golfe ou la région indopacifique. La France et les Pays-Bas réaffirment leur ferme soutien à l’Initiative européenne d’intervention (IEI), qui constitue un cadre efficace pour améliorer la culture stratégique européenne commune. 

À la lumière de la dégradation de l’environnement géopolitique et de sécurité mondiale, la France et les Pays-Bas reconnaissent que l’OTAN constitue la clé de voûte de la stratégie de défense collective de leurs deux pays et soulignent, dans le contexte de la révision du concept stratégique de l’Alliance, qu’une collaboration forte et efficace entre l’Union européenne et l’OTAN n’a jamais été aussi essentielle. La France et les Pays-Bas reconnaissent que le savoir-faire et les instruments à la disposition de l’Union européenne et de l’OTAN peuvent leur permettre de se soutenir et de se compléter. À cette fin, les deux pays souhaitent adopter en décembre 2021 une Déclaration conjointe ambitieuse relative à la coopération UE-OTAN.

Renforcer la souveraineté industrielle et technologique européenne est nécessaire, notamment en réduisant la dépendance stratégique de l’Europe, en protégeant les infrastructures essentielles et en développant des technologies clés. La France et les Pays-Bas reconnaissent que la stratégie industrielle de l’UE est un levier indispensable à cet égard. Les deux pays sont favorables à la mise en place de projets industriels européens communs, financés et accélérés par l’Union européenne et ses Etats membres, dans des domaines majeurs tels que l’électronique, la santé, le cloud et l’hydrogène. La France et les Pays-Bas accueillent avec intérêt la proposition de la Commission européenne de créer un observatoire européen des technologies critiques.

 

Voit la similitude entre ce discours et l'interview du général Graziano que j'ai publié plus haut.

Puisque la France va bientôt présider à nouveau le Conseil européen, c'est peut-être l'occasion de développer la coopération entre le Benelux et l'Assemblée parlementaire franco-allemande. La défense et la coopération de ses cinq pays dans le cadre de l'Initiative Européenne d'Intervention me semble être un bon angle d'attaque.

Le 31/08/2021 à 01:27, Patrick a dit :

L'union a surtout besoin de se contenter d'établir des normes communes en matières commerciales ou environnementales, ce qu'elle n'est même pas foutue de faire pour établir quels pesticides sont autorisés ou interdits pour cultiver des géraniums.

Si ce n'était que cela, alors autant la dissoudre. L'OMC et l'OCDE suffisent amplement pour promouvoir le libre-échange "non faussé", avec plus de modération et sans recours à une fonction publique communautaire haïe en raison de ses multiples excès.

Disons que les Européens pro-droits sociaux ont besoin d'une Union européenne qui se concentrent sur les politiques d'appui et de complément, pas d'un moulin à normes anarchocapitalistes. Les Européens ultralibéraux ont besoin d'une Union européenne qui leur offre des possibilités de dumping et des subventions. Et les Etats membres neutres bloquent de facto tout émergence d'une Europe puissance dotée d'une défense commune, dont d'une capacité d'action crédible au plan géopolitique: le soft power ne suffit pas.

C'est l'incapacité à concilier ces trois exigences qui est la principale cause de la paralysie croissante de l'Union: Voit le temps qu'il faut pour conclure un budget communautaire.

Edited by Lame
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Le 31/08/2021 à 09:32, Boule75 a dit :

Trump a laissé la grenade sous le matelas.

C'est peu de chose de le dire puisqu'il critique Joe Biden pour la gestion du retrait ... après avoir négocié la talibanisation du terrain en guise d'afghanisation du conflit!

Et on n'est même pas sûr que les "trumpiens" ne battront pas les "sénatoriens" en 2024...

Les Européens doivent être réalistes et cesser de mettre tous leurs œufs dans le même panier en faisant l'autruche: Plaire à une Amérique méprisante à notre encontre, de plus en plus chaotique et aspirant à une confrontation avec la Chine n'est suffit pas pour construire une défense crédible.

A lire sur le site du Conseil de l'Europe // Sécurité et défense: L'UE va de l'avant sur la sécurité et la défense communes

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  • 2 weeks later...
Il y a 1 heure, Non inultus premor a dit :

Charles MICHEL, président du Conseil européen, a accordé un long entretien pour le journal Le Grand Continent. En voici un extrait qui concerne l'UE et la relation avec les USA

ce qui est frappant pour l’Européen que je suis, c’est de constater que lorsque les États-Unis ont fait le choix de négocier avec les Talibans sous l’administration Trump, puis de confirmer leur retrait, ils ont proposé très peu de consultations avec les partenaires européens — pour ne pas dire aucune

Je veux le dire sans détour, l’autonomie stratégique européenne renforcée est une bonne idée pour l’Europe, mais aussi pour le reste du monde

En tant qu’Européens, nous avons des valeurs, elles sont fortes. Nous avons aussi des citoyens à protéger, des intérêts à défendre. L’Afghanistan est un moment qui doit nous amener nous, Européens, à nous regarder dans le miroir et à nous poser la question suivante : « Comment peut-on avoir plus d’influence à l’avenir que nous n’en avons aujourd’hui sur le plan géopolitique et comment peut-on agir pour influencer le cours des choses dans une direction qui est compatible avec nos intérêts ? »

 

A lire et relire !   A quand le prochain conseil européen qui va attaquer cette grave question ????  Avec quel leader pour pousser le débat et la sortie vers une SOLUTION acceptable par tous les pays mais de progrès réel ?

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Et on ne l'a pas entendu (mais peut-être l'ais-je simplement manqué) s'en plaindre alors... Ce sera vraisemblablement comme le constat après chaque élection sur l'abstention: tout le monde promet que cela va changer et puis après plus rien!

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Ça alors, Charles Michel découvre que les États-Unis d'Amérique prioritisent les intérêts des États-Unis d'Amérique et se contrefoutent de ce que pensent les Européens. Comme c'est bizarre.

Comme il le dit, il est tout à fait légitime que les Américains fassent passer leurs intérêts à eux d'abord. Il serait particulièrement naïf de penser qu'ils ne le feraient pas. Mais cette naïveté fait consensus en Europe, où chacun semble penser qu'acheter une grosse trentaine de F-35 sera suffisant pour ques les Américains décident de faire passer leur client d'abord...

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Le 11/09/2021 à 19:43, Bechar06 a dit :

A lire et relire !   A quand le prochain conseil européen qui va attaquer cette grave question ????  Avec quel leader pour pousser le débat et la sortie vers une SOLUTION acceptable par tous les pays mais de progrès réel ?

1° Le Conseil européen a d'autres chats à fouetter que la remise en cause des stratégies diplomatiques des présidents américains. Combien de temps, déjà, pour établir le dernier budget européen? Rien d'étonnant sachant que la zone de libre-échange Union européenne est fondée sur la privatisation des services publics et la guerre économique entre Etats, en aucun cas un projet de société consensuel.

2° Le Conseil européen n'est pas une personne mais un groupe de chefs d'Etat très majoritairement atlantiste. Ils ne remettent pas en cause les actions diplomatiques des présidents américains, ils s'alignent sur leur politique dans l'espoir de bénéficier de la protection militaire des USA, de ne pas trop condamné par le justice américaine pour tel ou tel motif (extraterritorialité du droit US), de recevoir certains équipements vitaux. A-t-on déjà vu les hilotes s'insurger contre la diplomatie des Spartiates? On ne parle même pas des pays qui vont tuer dans l’œuf toute velléité d'indépendance par vengeance: la Hongrie, la Pologne, voire la Slovénie (imitation d'Orban) et la Grèce (qui n'a pas oublié la crise de la dette)

3° La solution à l'impossibilité de l'OTAN à éliminer les Talibans, c'est le retrait des pays de l'OTAN. Il n'existe aucun leader européen capable de mettre en place un plan d'élimination des Talibans ou de dissuader les Américains de fuir plus vite que leurs Etats-satellites. En ce qui concerne l'Union européenne, elle a un problème plus ancien et épineux à régler: se trouver un représentant diplomatique. Parce qu'en fait, la représentation de l'UE est partagée, de manière assez ésotérique, entre le Président tournant du Conseil européen, le Président permanent du Conseil européen, le Président de la Commission et le Haut Représentant pour la PESC. On est loin d'une représentation unique assuré par un Président de l'Union cumulant les fonction de Président du Conseil européen et de la Commission, assisté par un Commissaire du Conseil européen, un Vice-Président de la Commission et un commissaire "normal" chargé de la PESC.

Le 12/09/2021 à 16:09, Kiriyama a dit :

Charles Michel, la synthèse parfaite de l'incompétence à la tête de l'Union européenne.

Incompétence et sabotage au regard de sa prestation en Turquie, lors de la visite de la Présidente de la Commission à Erdogan.

Le 11/09/2021 à 22:18, gustave a dit :

Ce sera vraisemblablement comme le constat après chaque élection sur l'abstention: tout le monde promet que cela va changer et puis après plus rien!

Ben oui. Difficile d'obtenir un changement du Parti Populaire européen (dont le programme est gravé dans les traités) tant qu'il remportera le scrutin. Idem si le PSE revenait sur le devant de la scène: qui s'attend à un changement de la part des socialistes? Le tout saupoudré d'une bonne dose de réflexes atlantistes des gouvernements et de la comitologie qui n'arrange rien.

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Le 12/09/2021 à 10:31, Kelkin a dit :

Ça alors, Charles Michel découvre que les États-Unis d'Amérique prioritisent les intérêts des États-Unis d'Amérique et se contrefoutent de ce que pensent les Européens. Comme c'est bizarre.

Comme il le dit, il est tout à fait légitime que les Américains fassent passer leurs intérêts à eux d'abord. Il serait particulièrement naïf de penser qu'ils ne le feraient pas. Mais cette naïveté fait consensus en Europe, où chacun semble penser qu'acheter une grosse trentaine de F-35 sera suffisant pour ques les Américains décident de faire passer leur client d'abord...

La posture de Charles Michel n'est pas de la naïveté: C'est une tentative maladroite de se poser en partisan de l'autonomie européenne. Pour contre, il est naïf, effectivement, de croire que faire plaisir aux Américains garanti leur protection. C'est d'autant plus vrai que les Américains ont le regard tourné vers l'Asie, sont persuadés que les Européens leur sont redevables et constatent qu'ils rechignent à se laisser embrigader dans leur prochain conflit avec la Chine.

A priori, les Américains ont le choix entre:

a. Une alliance avec la Russie contre la Chine en échange de l'acceptation de son leadership en Europe.

b. La sauvegarde de l'Europe face à une OTSC de plus en plus puissante et de Taïwan face à la Chine, alors que les Européens ne fournissent que des appuis militaires symboliques à l'exclusion de quelques échantillons remarquables.

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il y a 6 minutes, Lame a dit :

OTSC

L'Organisation du traité de sécurité collective est une organisation à vocation politico-militaire fondée le 7 octobre 2002. Elle regroupe l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan.   .... 

il y a 9 minutes, Lame a dit :

les Américains ont le choix entre:

a. Une alliance avec la Russie contre la Chine en échange de l'acceptation de son leadership en Europe

Soit + clair, STP ...  Leadership de qui ? sur qui ? 

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il y a 32 minutes, Bechar06 a dit :

L'Organisation du traité de sécurité collective est une organisation à vocation politico-militaire fondée le 7 octobre 2002. Elle regroupe l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan.   ....

Oui je sais. Et?

 

il y a 32 minutes, Bechar06 a dit :

Soit + clair, STP ...  Leadership de qui ? sur qui ? 

Il s'agirait d'une largage des pays européens par les USA au profit d'une alliance avec la Russie.
Sans la protection des USA, les Européens ont alors le choix entre poursuivre la guerre froide avec la Russie, au risque que les Etats membres limitrophes subissent des annexions ou s'allier avec la Russie en entérinant ses dernières acquisitions.

Tu aurais tort de croire que les Etats membres rejetteraient de facto un rapprochement avec la Russie, surtout si elle bénéficiait du soutien des USA:

a. Les partis d'extrême-droite et une parti de ceux d'extrême-gauche sont déjà soutenus par la Russie. Les Russes peuvent même faire miroiter à leur allié américain leur capacité à s'opposer électoralement à une partie de la gauche et une parti de l'extrême-gauche européen qui renforcent leurs liens avec la Chine.

b. Combien de dirigeants européens sont fatigués des sanctions économiques qui leur causent autant de problème qu'à la Russie et ne la font pas bouger d'un pouce?

c. Certains pays de l'UE veulent se rapprocher pour diverses raisons: Hongrie, Bulgarie, Grèce. Les Russes peuvent d'ailleurs faire miroiter aux Américains leur capacité à mobiliser plus efficacement les forces vives de l'Europe dans le cadre d'une défense contre la Chine. Je ne doute pas que beaucoup de dirigeants européens préfèreraient envoyer des troupes en Sibérie dans le cadre de l'OTSC ou d'un de ses partenariats qu'au large de Taïwan.

d. Les institutions européens tentent de renouer le dialogue avec la Russie, entre autre dans l'espoir de conclure un accord de libre-échange UE-UEEA.

e. En Europe, tout le monde redoute une aggravation des tensions avec le principal fournisseur de gaz de l'UE. Et, désolé, mais remplacer le gaz russe par le gaz algérien n'est une perspective attrayante que du point de vue africain. Ou même dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée.

Dis-toi qu'il n'y a pas de culture européenne et de sentiment patriotique européen. Une Europe de la Défense n'est donc qu'un moyen hypothétique de sauver sa peau face à une menace qui ne peut être ignorée. A choisir entre l'Europe de la Défense et l'alignement sur un nouveau leader, il n'est pas garantit que les dirigeants européens n'opteront pas pour ce qu'ils ont toujours fait depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

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il y a 5 minutes, Lame a dit :

Oui je sais. Et?

Face à un sigle, celui-ci peu usité ...  que je ne connais pas ou que j'ai oublié : Je me permets un rappel et un extrait de définition... Voilà tout, pour en faire profiter les non-sachants de mon espèce ... Toi tu sais, mais pas tout le monde

Je lirai la suite de tes explications demain ... Merci !

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il y a 2 minutes, Bechar06 a dit :

Face à un sigle, celui-ci peu usité ...  que je ne connais pas ou que j'ai oublié : Je me permets un rappel et un extrait de définition... Voilà tout, pour en faire profiter les non-sachants de mon espèce ... Toi tu sais, mais pas tout le monde

:laugh:

Il ne doit pas y avoir beaucoup de monde, dans le sujet "Europe de la Défense", qui ne connaît l'Organisation du Traité de Sécurité Collective, le pendant eurasien de l'OTAN.

Mais merci quand même. :wink:

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Ursula VDL   et la relance de l'Europe de la Défense en 2022, sous mandat Français du Conseil européen  / France 24

"Un sommet sur la défense européenne en 2022

Parmi les autres sujets au programme : le plan de relance économique, le numérique, le réchauffement climatique, la question migratoire mais aussi les leçons tirées de la crise afghane.

"Nous sommes aux côtés du peuple afghan", a déclaré Ursula von der Leyen, sous les applaudissements des eurodéputés. "L'UE présentera dans les prochaines semaines un programme de soutien à l'Afghanistan" de 100 millions d'euros d'aides supplémentaires, a-t-elle annoncé sans préciser combien de réfugiés seront accueillis sur le continent.  

Un sommet sur la défense sera organisé par la présidence française de l'Union européenne au premier semestre de 2022, a aussi annoncé la présidente de la Commission, alors que le retrait d'Afghanistan a relancé la réflexion sur l'autonomie des Européens.

"Le moment est venu pour l'Europe de passer à la vitesse supérieure" pour se "défendre contre les cyberattaques, agir là où l'Otan et l'ONU ne sont pas présents et gérer les crises à temps", a-t-elle expliqué.

La création d'une force européenne de réaction rapide de 5 000 militaires est en discussion depuis plusieurs mois et le retrait américain d'Afghanistan a relancé le débat en soulignant les carences militaires du Vieux Continent. Le projet ne fait pas l'unanimité, avait toutefois reconnu le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, à l'issue d'une réunion des ministres de la Défense de l'UE, début septembre, en Slovénie.

"Vous pouvez disposer des forces les plus avancées du monde, mais si vous n'êtes jamais prêts à les utiliser, à quoi servent-elles ? Ce qui nous a retenus jusqu'à présent n'est pas seulement un manque de capacités, c'est le manque de volonté politique", a déploré Ursula von der Leyen. "Si nous développons cette volonté politique, nous pouvons faire beaucoup au niveau de l'UE", a-t-elle soutenu."

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Ouais bah, voir le fil Australie, il serait temps… je sais pas… histoire d'arrêter de tourner en rond on pourrait ptet commencer par faire un truc avec les grecs et les croates, visiblement, c'est les seuls qui nous aiment bien…

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  • 4 weeks later...

Jake Sullivan, chef du National Security Council US et probablement protagoniste majeur dans l'Aukus, mouille la chemise en Europe, donc. Des déclarations originales, quand même :

"Le président, dans la déclaration commune avec le président Macron, l'a ramené à une proposition simple, à savoir que les États-Unis reconnaissent l'importance d'une défense européenne plus forte et plus capable, complémentaire de l'OTAN", a déclaré M. Sullivan. "Et je pense que les capacités sont la clé ici. De notre point de vue, les pays européens clés qui travaillent à développer des capacités améliorées qui sont interopérables et peuvent être déployées au service d'une mission commune plus large - c'est fondamentalement une chose positive du point de vue des États-Unis."

Mais il a déclaré que la conversation devrait s'éloigner des termes rhétoriques comme "autonomie stratégique" qui sont souvent utilisés dans l'UE pour décrire les efforts visant à construire des capacités indépendantes des États-Unis.

"Je pense que la façon de faire avancer les choses est de devenir pratique et spécifique", a déclaré M. Sullivan. "Il ne s'agit pas de parler de la théologie de certains termes ou de la philosophie de certaines structures. Il s'agit de parler du quoi, du comment et du quand. Et ensuite, les États-Unis doivent soutenir fermement cette démarche et la faire progresser."

Il a déclaré que Washington souhaitait toujours voir les alliés de l'OTAN dépenser davantage pour leurs armées, mais il a ajouté : "L'argent n'est qu'une partie du problème. Il s'agit de savoir qui dispose de quelles capacités. Et ensuite comment les mettre au service de la mission commune".

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

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il y a 9 minutes, Boule75 a dit :

Jake Sullivan, chef du National Security Council US et probablement protagoniste majeur dans l'Aukus, mouille la chemise en Europe, donc. Des déclarations originales, quand même :

"Le président, dans la déclaration commune avec le président Macron, l'a ramené à une proposition simple, à savoir que les États-Unis reconnaissent l'importance d'une défense européenne plus forte et plus capable, complémentaire de l'OTAN", a déclaré M. Sullivan. "Et je pense que les capacités sont la clé ici. De notre point de vue, les pays européens clés qui travaillent à développer des capacités améliorées qui sont interopérables et peuvent être déployées au service d'une mission commune plus large - c'est fondamentalement une chose positive du point de vue des États-Unis."

Mais il a déclaré que la conversation devrait s'éloigner des termes rhétoriques comme "autonomie stratégique" qui sont souvent utilisés dans l'UE pour décrire les efforts visant à construire des capacités indépendantes des États-Unis.

"Je pense que la façon de faire avancer les choses est de devenir pratique et spécifique", a déclaré M. Sullivan. "Il ne s'agit pas de parler de la théologie de certains termes ou de la philosophie de certaines structures. Il s'agit de parler du quoi, du comment et du quand. Et ensuite, les États-Unis doivent soutenir fermement cette démarche et la faire progresser."

Il a déclaré que Washington souhaitait toujours voir les alliés de l'OTAN dépenser davantage pour leurs armées, mais il a ajouté : "L'argent n'est qu'une partie du problème. Il s'agit de savoir qui dispose de quelles capacités. Et ensuite comment les mettre au service de la mission commune".

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

En gros :

  • achetez du matos (américain)
  • dépensez des sous
  • payez davantage à l'OTAN
  • gagnons du temps
  • travaillons ensemble... sous notre conduite

Mais Sullivan n'est pas dans mes souvenirs un chaud partisan de tout ce qui n'est pas "America First". Ce n'est donc pas très surprenant.

 

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il y a 12 minutes, Ciders a dit :

En gros :

  • achetez du matos (américain)
  • dépensez des sous
  • payez davantage à l'OTAN
  • gagnons du temps
  • travaillons ensemble... sous notre conduite

Mais Sullivan n'est pas dans mes souvenirs un chaud partisan de tout ce qui n'est pas "America First". Ce n'est donc pas très surprenant.

Tu conviendras que ce n'est pas exactement ce qu'il a dit là... :biggrin:

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Il y a 4 heures, Boule75 a dit :

Jake Sullivan, chef du National Security Council US et probablement protagoniste majeur dans l'Aukus, mouille la chemise en Europe, donc. Des déclarations originales, quand même :

"Le président, dans la déclaration commune avec le président Macron, l'a ramené à une proposition simple, à savoir que les États-Unis reconnaissent l'importance d'une défense européenne plus forte et plus capable, complémentaire de l'OTAN", a déclaré M. Sullivan. "Et je pense que les capacités sont la clé ici. De notre point de vue, les pays européens clés qui travaillent à développer des capacités améliorées qui sont interopérables et peuvent être déployées au service d'une mission commune plus large - c'est fondamentalement une chose positive du point de vue des États-Unis."

Mais il a déclaré que la conversation devrait s'éloigner des termes rhétoriques comme "autonomie stratégique" qui sont souvent utilisés dans l'UE pour décrire les efforts visant à construire des capacités indépendantes des États-Unis.

"Je pense que la façon de faire avancer les choses est de devenir pratique et spécifique", a déclaré M. Sullivan. "Il ne s'agit pas de parler de la théologie de certains termes ou de la philosophie de certaines structures. Il s'agit de parler du quoi, du comment et du quand. Et ensuite, les États-Unis doivent soutenir fermement cette démarche et la faire progresser."

Il a déclaré que Washington souhaitait toujours voir les alliés de l'OTAN dépenser davantage pour leurs armées, mais il a ajouté : "L'argent n'est qu'une partie du problème. Il s'agit de savoir qui dispose de quelles capacités. Et ensuite comment les mettre au service de la mission commune".

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

Oui enfin là ça reste du "damage control" dégoulinant de langage diplomatique histoire de brosser dans le sens du poil les plus vindicatifs en Europe face aux "intérêts US".

C'est trop policé et vague, trop huileux, ça rentre trop facilement... :wink:

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Il y a 3 heures, Arland a dit :

Oui enfin là ça reste du "damage control" dégoulinant de langage diplomatique histoire de brosser dans le sens du poil les plus vindicatifs en Europe face aux "intérêts US".

C'est trop policé et vague, trop huileux, ça rentre trop facilement... :wink:

Il y a 7 heures, Ciders a dit :

Quelle est donc ta traduction ?

La lecture que vous proposez de ces déclarations se tient parfaitement : il pourrait très bien n'en rien ressortir de neuf, je suis d'accord.

Mais comme elles sont tout de même assez originales d'une part, et peu détaillées d'autre part, je propose qu'on évoque l'hypothèse du verre à moitié plein qui correspondrait à une évolution de posture. Assez originales en quoi ?

  • Elles n'émanent pas d'un diplomate mais sont en ligne avec celles de Blinken et, peut être demain, de Biden.
  • Elles ne sont pas OTAN-centriques

On a donc plusieurs responsables US de premier plan* qui s'adressent aux européens en les priant d'arrêter de se chamailler sur les disputes conceptuelles et de passer aux actes : renforcez la défense de l'Europe, améliorez et rationalisez vos capacités.

Les chamailleries conceptuelles sont la plaie de ce débat depuis des décennies : les français sont bien obligés de décrire ce qu'ils ont en tête avec des mots. Et immédiatement derrière, on a une grosse partie du commentariat européen de défense qui caquette interminablement en travestissant ces mots pour propager une unique idée : "la France veut la mooooort de l'OTAN !", le tout de la part de pays qui sont incapables de faire voler intensément 10 avions pendant 10 jours et dont les frégates flottent parce qu'elles sont amarrées aux quais (je caricature, à peine).

Cette dialectique américano-anglo-otanienne allait bien tant qu'il n'y avait pas péril : ça engraissait LM et les autres, ça empêchait toute diplomatie européenne sérieuse. Mais le modèle atteint ses limites et pourrait bien commencer à présenter plus d'inconvénients que d'avantages, pour les USA eux-même : des alliés largement impotents et accrochés aux basques de l'Oncle Sam se transforment en boulets. La Pologne pourrait bien ne plus pouvoir payer ses F-35 si elle se trouvait ruinée par une (quasi-)sortie de l'UE ; l'Allemagne ou la Belgique restent confortablement installées dans une léthargie géo-stratégique et une posture de parasite militaire favorable à leurs finances publiques, et d'autres pareil.

Pendant ce temps la Turquie n'est pas fiable et l'Europe n'apporte pas de réponse cohérente ; les pays baltes sont profondément vulnérables, l'Ukraine est un pot de pus, l'UE n'avance pas sur l'intégration des Balkans ; ça n'avance ni au Levant ni en Afrique. La Chine, la Turquie et la Russie favorisent avec succès tous les populismes débilitants qui traînent, déstabilisent à tout va (jusqu'aux USA même et au RU). Et on commence à voir des p'tits hommes jaunes à côté des p'tits hommes verts à l'Ouest de Moscou : ça craint.

Le pivot vers le Pacifique, ça va bien tant que l'UE tient, mais si l'OTAN part en vrille, ça n'est pas la même sauce, les intérêts américains en Europe demeurent majeurs !

Les USA sont peut-être en train de s’apercevoir que la tenue en laisse d'une Europe morcelée à travers l'OTAN commence à produire plus d'inconvénients que d'avantages, et qu'ils gagneraient probablement à lâcher la bride et à favoriser l'émergence d'une Europe cohérente du point de vue de sa politique étrangère si ça lui permettait une remontée en puissance.

 

* Note : je me demande quand même ce que Nuland a raconté, et à qui...

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Je vais la faire courte : je n'y crois absolument pas.

C'est trop flou, trop proche de ce qui se disait avant et on retrouve les mêmes arguments que sous les mandats précédents... et ça vient d'un responsable de premier plan certes mais en interne, pas d'un POTUS ou d'un Secrétaire d'Etat.

Et nulle part il n'est question de l'OTAN, LE merdier numéro 1, celui qui nous crée le plus de problèmes... parce qu'au fond, il n'en règle aucun.

Edited by Ciders
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