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2006 : l’année de tous les dangers pour Taiwan


Sard1
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2006 : l’année de tous les dangers pour Taiwan face à la menace d'une invasion éclair chinoise

13 juin 2004

Comment la Chine pourrait-elle décider de régler par la force la question de Taiwan ? Le correspondant pour l’Asie du Jane’s Defence Weekly a élaboré un scénario qui tente de répondre à cette question.

Si la Chine décide un jour d’envahir Taiwan, il est improbable qu’elle le fasse par un assaut amphibie à large échelle comme en Normandie. En réalité, la Chine va plus probablement choisir une stratégie de décapitation visant à court-circuiter les systèmes de commandement et contrôle, anéantir les centres nerveux dans tout le pays et laisser l’adversaire désespérément perdu. Comme le dit le proverbe, « frappe la tête et le corps mourra. » Tout ce dont la Chine a besoin, c’est de prendre le centre du pouvoir, la capitale et ses dirigeants.

«... Les experts dans les médias sont trop nombreux à mentionner une invasion du type Normandie, ou une frappe de missiles apocalyptique, sans considérer sérieusement le chemin le plus rapide entre deux points. »

Si la Chine décide d’employer la force pour réunifier le continent avec ce qu’elle nomme une province dissidente, la meilleure opportunité pourrait se situer en 2006. Cela laisserait à la Chine deux ans pour réparer les dégâts avant les Jeux Olympiques d’été de 2008. La plupart des analystes estiment que la puissance militaire de la Chine va dépasser les capacités défensives de Taiwan à partir de 2005. De sorte que 2006, l’Année du Chien, semble clairement l’année de tous les dangers.

Les responsables du Département de la Défense américain réexaminent actuellement la menace militaire chinoise pesant sur Taiwan. Cette réévaluation a provoqué un énorme changement dans la manière de penser la défense de Taiwan. Traditionnellement, l’île a toujours redouté un assaut amphibie – le scénario normand – et sa stratégie défensive était conçue pour repousser une telle attaque. A présent, avec une stratégie de décapitation potentiellement en préparation, les responsables américains commencent à penser ce qui était jadis impensable : la perte de Taiwan en seulement 7 jours.

Le scénario de la conquête de Taiwan

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Le déploiement par la Chine de ses forces spéciales et de ses forces rapidement déployables, conjugué à sa puissance aérienne et des tirs de missiles, représente la formule la plus probable pour une conquête réussie de Taiwan avec un minimum d’efforts et de dégâts. L’acronyme militaire KISS (Keep It Simple, Stupid !) s’applique ici pleinement. Les opérations spéciales, qui mêlent la force à la déception et au flair, offrent à la Chine des rayons lasers plutôt que des marteaux de forgeron pour défaire les forces armées taiwanaises.

Un assaut aéroporté directement sur Taipeh par le 15e Corps aéroporté chinois (Changchun) et ses 3 divisions (43e, 44e et 45e) formerait le première phase de l’attaque, avec des parachutistes supplémentaires largués à Linkou, Taoyuan et Ilian afin de fixer les 4 divisions taiwanaises de la 6e Armée (Nord). Une division aéroportée chinoise compte 11'000 hommes, avec des chars légers et de l’artillerie autopropulsée. Certains rapports des services de renseignements ont indiqué que la Chine avait été capable, en 1988, de déployer une division aéroportée au Tibet en moins de 48 heures. Aujourd’hui, sa capacité à transporter des troupes s’est largement améliorée. Elle devrait être capable de déployer une quantité double – 22'000 hommes – en deux jours.

La 6e Armée de Taiwan comprend 7 brigades d’infanterie (106, 116, 118, 152, 153, 176 et 178). Les Dragons des 152 et 153 ainsi que les Tigres de 176 et 178 sont réputés pour être les meilleurs. De même, un assaut direct sur les autres unités de la 6e Armée, soit la 269e brigade motorisée, la 351e brigade mécanisée et la 542e brigade blindée, serait obligatoire pour les forces chinoises.

L’essentiel des premiers combats se dérouleraient dans le quartier Zhong Zheng de la capitale, qui contient le bâtiment présidentiel, le Ministère de la défense et la chambre législative. Dès que les troupes chinoises toucheraient le sol, elles devraient affronter le Commandement de la police militaire taiwanais (Military Police Command, MPC). Le MPC est responsable de la protection des principaux bâtiments gouvernementaux ainsi que des installations militaires. Son personnel détient toutes les clefs, garde toutes les entrées et est considéré comme sérieux et privé d’humour lorsque l’on s’en approche. Les forces aéroportées chinoises rencontreraient une résistance immédiate de leur part. Les unités régulières de l’armée, toutes basées en-dehors de la capitale, mettraient des heures – voire des jours – à répondre. Il reviendrait au MPC de retenir les Chinois jusqu’à l’arrivée de renforts – ce qui pourrait ne jamais se produire.

Des forces spéciales prépositionnées, introduites à Taiwan des mois auparavant, assassineraient des dirigeants-clefs et attaqueraient des installations de détection et de communication dans toute l’île quelques heures avant l’attaque principale. Les éléments infiltrés pourraient recevoir des appuis de sympathisants au sein de l’armée et de la police taiwanaises, que l’on considère comme étant pro-Kuomintang à au moins 75%, et donc pro-réunification. Une grande partie d’entre eux pourraient utiliser des taxis pour se déplacer discrètement dans la ville. Les prostituées venant du continent chinois, déjà en abondance à Taiwan, pourraient être recrutées par le renseignement chinois pour faire office de femmes fatales et fournir des renseignements critiques sur l’emplacement des principaux dirigeants politiques et militaires durant la nuit ; la mort est l’aphrodisiaque ultime.

La deuxième phase débuterait après la prise de l’aéroport de Sungshan par les troupes aéroportées. Avec une piste d’atterrissage sûre, la Chine déploierait des éléments de ses 14 divisions de « réaction rapide » en utilisant des transporteurs de troupes Ilyouchine Il-76, Shaanxi Y-8, Antonov An-26 et Xian Y-7, avec un appui aérien des 1000 bombardiers et chasseurs chinois. Les 10 avions Il-76 de la Chine peuvent chacun transporter 130 soldats, bien que ces limites puissent être dépassées en militarisant des avions appartenant aux courriers commerciaux et aux lignes de passagers. La Chine peut choisir parmi 500 Boeing et Airbus. Certains transporteurs lourds amèneraient des véhicules de combat aéroportés BMD-2 ainsi qu’une gamme de véhicules blindés. Ces éléments déployés par voie aérienne se déploieraient à travers la ville, en sécurisant des ponts et des carrefours-clefs. De plus, la Chine possède 200 hélicoptères de transport capables de déployer des commandos à Taiwan.

Les Chinois pourraient rencontrer l’opposition venant de la nouvelle force de déploiement rapide taiwanaise. Récemment créé, le Commandement de l’Aviation et des Forces Spéciales (Aviation and Special Forces Command, ASFC) a rassemblé sous une seule autorité 3 brigades d’hélicoptères – les 601e, 602e et 603e – avec la 862e brigade de guerre spéciale. Cette 862e brigade constitue l’élite parachutiste de Taiwan et est formée sur le modèle des Rangers de l’US Army. Les brigades d’hélicoptères sont une combinaison d’hélicoptères de transport CH-47SD Chinook, d’hélicoptères d’attaque AH-1W SuperCobra, d’hélicoptères d’observation armés OH-58D Kiowa Warrior et d’hélicoptères de transport UH-1H Huey.

Taiwan possède également certaines unités de commandos plus petites et dignes d’attention. Deux d’entre elles appartiennent au corps des Marines : la patrouille de reconnaissance amphibie et la compagnie de services spéciaux. L’armée en possède également deux : le 101e bataillon de reconnaissance amphibie, ou les « hommes-grenouilles de l’armée », et la compagnie aéroportée de services spéciaux. Cette dernière est une nouvelle unité constituée sur le modèle de la Force Delta américaine, recrute à partir de la 862e brigade et remplit des missions de contre-terrorisme ou d’autres missions spéciales. Savoir si ces forces pourraient ou voudraient être engagées à temps dans la zone du conflit est une autre question.

A la différence des forces spéciales et des fusiliers marins, il est improbable que le reste des brigades d’infanterie taiwanaises dispersées à travers l’île [dont la surface atteint 32'260 km2, note du traducteur] ne puissent faire grand chose. Les forces armées taiwanaises comptent bon nombre de soldats léthargiques et inefficaces qui n’attendent que la fin de leur service obligatoire long de 20 mois pour retourner vers leurs petites amies et leurs emplois. On appelle souvent la jeunesse taiwanaise, y compris ses jeunes soldats, la « génération des fraises » parce qu’elle est adoucie et gâtée par le haut niveau de vie. Les responsables militaires américains en visite à Taiwan se plaignent fréquemment du fait que les écoles militaires de base sont trop relâchées. L’armée semble davantage redouter la colère des parents des conscrits qu’une invasion chinoise, affirment les soldats US en visite. Un député politiquement correct s’est récemment plaint auprès d’Asia Times Online que « Taiwan doit faire quelque chose contre la violence à l’armée ». Le correspondant lui a rappelé que « l’armée est une institution violente », mais la conversation a cessé, et la leçon s’est perdue.

Les forces armées taiwanaises traversent également une crise d’identité. L’idée selon laquelle Taiwan fait partie de la Chine conserve toujours une forte résonance au sein de l’armée. Les insignes d’unité portés par les soldats, par exemple, affichent souvent les contours de la Chine, et non de Taiwan. La 6e Armée, la 8e Armée, la 46e division et le Corps des Marines ont l’image de la Chine sur leurs insignes. La 117e brigade d’infanterie porte un aigle se posant sur la Chine continentale. La 34e division, la 157e brigade d’infanterie et la 200e brigade motorisée affichent la Grande Muraille. Aucun insigne ou emblème ne porte l’image de Taiwan. En fait, les visiteurs des bases militaires n’ont aucun indice de leur emplacement à Taiwan. La Chine est le thème central de toute l’expérience militaire transmise aux conscrits taiwanais. Même les noms des navires découlent de sujets chinois.

La marine de Taiwan n’aurait pas grand chose à faire dans ce scénario de guerre, sinon couler comme un amas de pierres. Quelques bateaux abattraient un petit nombre d’avions chinois volant vers Taiwan, mais la plupart seraient mis hors de combat par les nombreux missiles anti-navires chinois. Le missile Sunburn de conception russe est un souci particulier : trois fois plus rapide que le missile anti-navire américain Harpoon, il ne s’écrase pas comme ce dernier sur le flanc d’un navire, mais s’élève au-dessus de la cible à proximité puis plonge directement à travers le pont. La vitesse et l’angle de l’attaque font qu’il est presque impossible d’abattre le missile ou de le mettre hors service par des contre-mesures électroniques.

Les forces aériennes taiwanaises seraient occupées à réparer les dommages causés aux pistes d’envol par les quelques 500 missiles balistiques à courte portée déployés le long de la côte chinoise et visant l’île. Le 2e Corps d’artillerie chinois lancerait des missiles Dong Feng 11 (M-11) et Dong Feng 15 (M-9) par vagues multidirectionnelles pour mener des attaques de saturation contre les bases aériennes, les installations portuaires et d’autres emplacements stratégiques. Seuls quelques uns d’entre eux pourraient être interceptés par les 3 batteries taiwanaises de défense anti-missile Patriot PAC-2 Plus situées autour de Taipeh. Les PAC seront uniquement capables d’abattre les missiles visant le nord de l’île, et le sud ne dispose d’aucune protection contre les missiles balistiques. Les forces spéciales chinoises prendraient un vif intérêt à détruire les PAC ; et comme tout le monde connaît leur emplacement, cela ne serait pas trop difficile.

Même si Taiwan parvenait à engager une partie de ses avions de combat, la Chine enverrait à leur rencontre ses nouveaux chasseurs Sukhoi 30, Su-27 et JH-7. Elle a reçu 154 chasseurs Su-27 russes au début de l’année, et elle devrait compter fin 2004 pas moins de 273 chasseurs Sukhoi modernes. Les pilotes taiwanais capables de décoller avant la destruction de leur bases s’opposeraient férocement aux Chinois, mais lorsque leurs appareils seraient à court de carburant, ils n’auront nulle part où atterrir. La plupart pourraient se battre jusqu’au bout avant de s’éjecter.

Dans l’intervalle, les 100 bombardiers Xian H-6 (Tu-16) Badger et environ 500 Harbin H-5 (Il-28) Beagle chinois nettoieraient les secteurs que l’attaque initiale au missile n’auraient pas détruits. Les Chinois sont particulièrement attentifs à deux bases aériennes « secrètes » situées à l’intérieur de montagnes creuses à l’est de Taiwan, Chiashan à Hualien et Chihhang à Taitung. Celles-ci survivraient probablement au-delà de la frappe initiale, et nécessiteraient un effort supplémentaire de la part des forces aériennes chinoises.

Gouvernement pro-Pékin et intervention étrangère

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Dès la capture de Taipeh, un nouveau Gouvernement choisi par Pékin serait officiellement nommé. Un grand nombre de politiciens taiwanais sont disponibles. Il est bien connu que de nombreux députés prochinois ont des investissements en Chine, et plusieurs d’entre eux ont eu des rencontres privées avec des représentants de Pékin. L’inauguration serait couverte par les médias internationaux, ce qui lui donnerait une certaine légitimité psychologique aux yeux de la communauté internationale. Il y aurait trop de gens prochinois au Département d’État américain – secrètement soulagé de voir la question de Taiwan enfin réglée – pour que celui-ci dise quoi que ce soit en faveur de l’île.

Après l’entrée en fonctions du nouveau Gouvernement, le nouveau Président déclarerait la fin de toutes les hostilités avec la Chine. Durant un discours télévisé diffusé dans toute la nation, il ordonnerait à toutes les forces armées de se retirer dans leurs casernes. Compte tenu du sentiment prochinois largement répandu au sein des Forces armées taiwanaises, il est probable que la plupart des militaires acceptent de mauvaise grâce le nouveau Président. Ce dernier contacterait ensuite le Département américain de la Défense via la nouvelle ligne directe installée en 2002 par le Gouvernement américain et le mettrait en garde contre toute action prise par les forces armées US au nom de Taiwan ou contre les nouveaux invités de Taiwan, les militaires chinois. Utiliser la ligne directe montrerait aux Etats-Unis que le nouveau Président et son entourage ont accès aux codes nécessaires à l’envoi de messages cryptés, et prouverait également qu’ils ont accès à la ligne depuis le Ministère de la défense nationale taiwanais – une démonstration de force.

Les forces armées américaines pourraient répondre à ce scénario si elles en recevaient l’ordre. La question est de savoir jusqu’à quel point les Etats-Unis vont s’engager pour défendre Taiwan. Etant donné la vitesse de l’attaque chinoise, il est improbable que les porte-avions US soient initialement impliqués, à l’exception de l’USS Kitty Hawk. L’appui militaire américain le plus proche et le plus rapide à entrer en action se trouve à Okinawa, soit à 20 minutes de délai.

Placée sous les ordres de la 5e Force aérienne stationnée au Japon, la base aérienne de Kadena sur l’île d’Okinawa abrite 2 escadrilles de chasseurs-bombardiers F-15 Strike Eagle (44e Vampires et 67e Fighting Cocks). De plus, la base aérienne de Misawa sur le territoire japonais principal compte 2 escadrilles de chasseurs-bombardiers F-16 Falcon (13e Panthers et 14e Samurais). La 7e Force aérienne en Corée a 2 escadrilles de F-16, alors que la 11e Force aérienne en Alaska a 3 escadrilles de F-15 et 1 escadrille de F-16.

Le Corps des US Marines est une autre épine potentielle sur le flanc de la Chine. Dans leur 12e escadre basée à Iwakuni au Japon, les Marines ont 3 escadrilles de chasseurs-bombardiers F/A-18 Hornet, 1 escadrille d’avions de guerre électronique EA-6B Prowler et 1 escadrille de chasseurs-bombardiers Av-8 Harrier (celle-ci à Okinawa).

La Chine a toutes les raisons de craindre la puissance aérienne des Etats-Unis. Les pilotes américains sont bien mieux entraînés que leurs homologues chinois ; la Chine a été laxiste dans ses programmes d’entraînement, et il ne serait pas surprenant de voir se multiplier les images télévisées d’avions chinois plonger en flammes au sol. On peut comprendre pourquoi la Chine espère tant un retrait américain de Corée du Sud et du Japon.

Si les Etats-Unis étaient capables d’envoyer des porte-avions dans la région, la Flotte du Pacifique de la marine américaine compterait 6 vaisseaux pour ce faire : les USS Kitty Hawk, Carl Vinson, Nimitz, Abraham Lincoln, John C Stennis et Ronald Reagan. Ces porte-avions emmènent chacun 4 escadrilles de chasseurs-bombardiers – essentiellement des F/A-18 – et 1 escadrille d’EA-6B. Le Kitty Hawk est le seul porte-avions a être déployé en permanence de manière avancée. Basé à Yokosuka, au Japon, il a récemment visité Hong Kong et est souvent mentionné au sujet de conflits potentiels impliquant Taiwan.

Le Corps des Marines compte 7 navires d’assaut amphibie dans le Pacifique, chacun équipé d’une gamme d’hélicoptères, de chasseurs-bombardiers et de troupes d’assaut, qui constituent somme toute des forces d’invasion indépendantes : les USS Tarawa, Belleau Wood, Peleliu, Essex, Boxer, Bonhomme Richard et Iwo Jima. Le Tarawa, qui constitue un petit porte-avions agressif, peut par exemple emmener avec son groupe d’assaut amphibie 4 hélicoptères d’attaque AH-1 Sea Cobra, 6 hélicoptères de transport lourds CH-53 Sea Stallion, 20 chars de combat M1 Abrams, 29 véhicules légèrement blindés LAV, 29 véhicules d’assaut amphibie AAV7 ainsi que les 1900 Marines d’un bataillon renforcé.

La Chine pourrait également devoir considérer les récentes arrivées de la base aérienne d’Andersen sur l’île de Guam. En février, 6 B-52 Stratofortress de la 5e escadre de bombardiers basée à Minot y ont été déployés, à la demande du Commandement du Pacifique (Pacific Command, PACOM) situé à Hawaii. Ce dernier avait exigé « une force de bombardement effectuant des rotations sur l’île jusqu’à ce qu’il n’en ait plus besoin » en expliquant cette décision comme une réponse à la Corée du Nord, mais d’aucuns suggèrent que Taiwan constitue en fait la vraie raison. Ce qui est une méthode habituelle de la planification militaire américaine en Asie : la raison invoquée est la Corée du Nord alors que la vraie est Taiwan. Par ailleurs, Guam est actuellement considéré comme une base possible pour un groupe aéronaval qui serait déplacé d’Hawaii.

Le Japon est un autre élément de l’équation, et il pourrait intervenir. Nombreux sont ceux qui affirment que si la Chine s’empare de Taiwan, aussi bien le Japon que la Corée du Sud développeraient et déploieraient rapidement des armes nucléaires – probablement en quelques mois. Perdre le détroit de Taiwan au profit de Pékin et affronter une Chine prompte à l’aventure militaire enverrait des ondes de choc dans toute la région. Si le Japon décide d’intervenir, il pourrait jeter dans la bataille 9 escadrilles de chasseurs-bombardiers F-15, alors que sa marine pourrait engager les forces navales chinoises avec près de 50 destroyers, 10 frégates et 16 sous-marins.

Cependant, dans l’éventualité d’une escalade impliquant les Etats-Unis, il reste la possibilité que la Chine attaque les bases militaires dans la région. Faire pleuvoir les missiles à guidage terminal DF-21C sur Okinawa pourrait être un début. D’après plusieurs analystes, Pékin ne considérerait cette option qu’après des accrochages entre les forces US et les navires et avions chinois traversant le détroit de Taiwan. La Chine pourrait même être plus agressive en utilisant des forces spéciales contre des bases militaires américaines au Japon, en Alaska et à Hawaii. Toutes ces options donneraient à la Chine plus de temps pour consolider ses forces à Taiwan et devancer une intervention américaine.

Bien entendu, les lignes qui précèdent ne sont qu’un scénario basé sur des faits choisis et marqué par la conjecture. Les spéculations sur ce que la Chine pourrait faire et ses actions véritables sont rarement comparables. Néanmoins, les experts dans les médias sont trop nombreux à mentionner une invasion du type Normandie, ou une frappe de missiles apocalyptique, sans considérer sérieusement le chemin le plus rapide entre deux points.

Texte original: Wendell Minnick, "The year to fear for Taiwan: 2006", Asia Times, 10.4.2004

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Ce texte a déjà été posté, en effet...

Mais je vous recommande le Monde Diplomatique du mois d'aout, qui consacre un article imposant à la politique étrangère de la Chine.

A priori celle ci tient par dessus tout à la stabilité dans la région, pour péréniser sa formidable croissance économique, donc ne serait pas tellement tentée par une offensive hasardeuse qui risquerait de faire basculer la région dans le chaos.

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Je crois que cet article interessant à deja été mis sur le forum mais il y a un certain de temps.

C'est toujours bon de rafraichir la mémoire ;)

J'ai cherché est pas trouvé donc... :oops: pis 2006 c'est proche non ;)

Pour La source: Texte original: Wendell Minnick, "The year to fear for Taiwan: 2006", Asia Times, 10.4.2004 (comme plus haut quoi ;) )

Sinon, sa diponibilité ne se limite pas au site de checkpoint :rolleyes:

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:lol: Pekin est plutot loin de Taiwan Et pûis, je me suis souvent rendus comptes que pour beaucoup de choses sensibles en Chine, vous etes informes avant moi: 1-Les incidents de l'annee dernieres dans le Hennan ou des affrontements ont opposes les policier et la population d'un village 2- pareil mais pour la region de Hong Kong 3- Taiwan disant que la Chine est en train de mettre un PA sur cale meme si en fin de compte c'est sans doute faux cela dit, je peut vous dire qu'hier a cote de Anshan j'ai vut 3 J-6 (Mig17) faire des ronds, et 4 J-8 (mig 23) decolle en formation de deux. si je vois passer un Sukkhoi, je vous en informerais; sinon, j'ai croises un convoi avec ce qui me semble etre des 155mm en affut tracte sur le 5eme peripherique de Pekin, en direction de Badaling mais ca pourrait etre des 120, ils etaent entierement baches??

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Si la Chine décide d’envahir Taiwan ça se ferait peut être pendant les fêtes de fin d’année (Noël, jour de l’an) ou en février pendant le nouvel an chinois. La période ou il y a du relâchement (tout le monde est plein comme une huître). :lol: Ainsi, il y aura moins de résistance. :twisted:

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J'avait posté l'article quand il est sortie il y a plusieurs mois :lol: Il y a une erreur au suget des aéroports de Taiwan : "La deuxième phase débuterait après la prise de l’aéroport de Sungshan par les troupes aéroportées" Il ne s'agit pas d'un aéroport international mais un aéroport régional avec une seule piste. Quelques obus de mortiers suffiraient à le mettre hors service avec les carcasse d'avions de transport détruit obstruant la piste.

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J'ai cherché est pas trouvé donc... :oops: pis 2006 c'est proche non ;)

Pour La source: Texte original: Wendell Minnick, "The year to fear for Taiwan: 2006", Asia Times, 10.4.2004 (comme plus haut quoi ;) )

Sinon, sa diponibilité ne se limite pas au site de checkpoint :rolleyes:

C'est Checkpoint qui l'a traduis ... la moindre des marques de respect c'est de donner cette source ! Après ce que j'en dit ... ;)
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