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[EBRC/Jaguar]


desorgues
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il y a 33 minutes, Papi Pépite a dit :

Oui ou bien un obus explo.....

Paradoxalement, je pense qu'il est plus facile de protéger les optiques d'un véhicule blindé d'un explo que d'un "colle paintball". Si tu places un verre blindé suffisant devant l'optique, l'impact d'un obus explo va casser / fissurer /étoiler ce verre. L'équipage pourra se trouver un coin tranquille pour le changer rapidement. Si tu as une colle liquide qui s'est immiscée dans les interstices, à recouvert les vis de fixation avant de sécher le remplacement sur le terrain sera plus difficile.

Je ne suis pas cavalo mais un peu... bricoleur. Et c'est toujours nettement plus facile et plus rapide de remplacer une pièce de cassée plutôt que d'en retirer une qui est collée.

 

@+

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C'est vrai que si on enlève le besoin d'avoir une trappe d'accès pilote, le glacis pourrait remonter jusqu'à la base de la tourelle, comme sur les premières illustrations et "immerger" les blocs optiques qui dépassent. Je pense que le soucis est plus lié à l'évacuation du char. En cas de dommage, avec une trappe juste au dessus de sa tête, le pilote peut sortir super rapidement, maintenant, si il doit sortir de son siège, passer derrière pour sortir par une porte latérale, ça me parait beaucoup plus dangereux.

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Il en impose ce jaguar mais il est profilé comme un camion de route, même en sachant qu'on peut modifier la garde au sol,  je pense pas que son point fort soit le franchissement sachant que le VBCI à une empreinte au sol inférieurs (8x8 30t) et il a pu éprouvé quelques enlisement au Mali..

Edited by Stalker
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Il y a 9 heures, Fusilier a dit :

La fonction détection de mouvement sur 360° quand le véhicule est à l'arrêt est sympa. Avec ça plus le localisateur de départ de coup de  Metravib, et la mise en réseau des capteurs, ça doit donner une détection et localisation par triangulation extrêmement rapide des menaces ennemies. Comme apparemment y'a moyen de rallier automatiquement les optiques longue portée et les armes sur une localisation, ça permet un traitement des menaces très rapide aussi.

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Salut

Il y a 1 heure, FoxZz° a dit :

C'est vrai que si on enlève le besoin d'avoir une trappe d'accès pilote, le glacis pourrait remonter jusqu'à la base de la tourelle, comme sur les premières illustrations et "immerger" les blocs optiques qui dépassent. Je pense que le soucis est plus lié à l'évacuation du char. En cas de dommage, avec une trappe juste au dessus de sa tête, le pilote peut sortir super rapidement, maintenant, si il doit sortir de son siège, passer derrière pour sortir par une porte latérale, ça me parait beaucoup plus dangereux.

Je pensais exactement comme toi (je crois d’ailleurs l'avoir écrit dans un post précédent). Maintenant je me dis que dans les critères incontournables du cahier des charges figure peut-être la possibilité de conduire "tête dehors". Et un glacis tel que celui des 1ère illustrations ne le permet pas.

 

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Il y a 2 heures, hadriel a dit :

Merci pour ce partage.

2-3 éléments intéressants:

  • La suspension Quiri qui reprend les standards du 10RC, comme le précisait @g4lly précédemment 
Citation

The suspensions, provided by Quiri, allow to change the ground clearance depending on situations, lower on roads and higher in cross country, suspensions stiffness also changing depending on the height. An extra-low position allowing to better hide the vehicle when observing; it is also used for maintenance, to ease access to some elements, and when the vehicle is transported by rail. To reduce the turning radius both the first and third axle are steerable.

Je pense que les clichés le montre dans sa position extra-basse.

  • Le stockage des MMP :
Citation

Two reload missiles are available in the hull.

JMT n'avait donc pas totalement tord... :happy: À voir dans quelle partie de la coque ils seront stockés (je pense au flanc droit, en dessus du lanceur MMP).

  • Blindage-Cellule :
Citation

The survival cell hosting the crew is made of aluminium and then fitted with add-on armour, various ballistic, mine, IED and RPG kits being available.

Que je complète avec cet article : https://www.popularmechanics.com/military/weapons/a20733128/france-nexter-jaguar-armored-car/

Citation

The Jaguar’s armor protects crews from 14.5-millimeter heavy machine guns, 155-millimeter artillery shrapnel at ranges up to 30 yards, and mine or IED explosions involving up to 20 pounds of TNT. A bolt-on/bolt-off armor system allows the French Army to increase or decrease the Jaguar’s armor, depending on the situation: Jaguar might shed most of its armor for travel or operation in low armor threat areas such as Africa, while donning additional armor going up against Russian tank forces.

 

Edited by Kerloas
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il n'aurait pas été possible de mettre le lanceur MMP sur un bras telescopique qui permette de le positionner 2 metres minimum au dessus de sa position actuelle lors des tirs ?

Personne n'a répondu sur la roue de secours : Pourquoi certains constructeurs en mettent sur leur modèle (RG35, Bushmaster) et d'autres ne s'en donnent pas la  peine  ? la type de pneus n'est pas le même  ou considerent que le terrain pratiqué est différent ?

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il y a 20 minutes, Lezard-vert a dit :

il n'aurait pas été possible de mettre le lanceur MMP sur un bras telescopique qui permette de le positionner 2 metres minimum au dessus de sa position actuelle lors des tirs ?

Personne n'a répondu sur la roue de secours : Pourquoi certains constructeurs en mettent sur leur modèle (RG35, Bushmaster) et d'autres ne s'en donnent pas la  peine  ? la type de pneus n'est pas le même  ou considerent que le terrain pratiqué est différent ?

Je te rappelle que le MMP¨est censé pouvoir tirer à défilement, sans vue directe sur la cible. De toutes manières, si bras télescopique éventuel, ça serait plus intéressant pour les optiques, il me semble.

Tout dépend de qui change la roue  :biggrin:  Ce sont des roues sophistiquées, c'est prévu pour rouler même en dégradé.  Sauf gros pépin genre IDE , mine , coup direct. Mais dans ce cas là faut plus qu'un cric et une roue de secours 

 

 

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Il y a 13 heures, Stalker a dit :

Il en impose ce jaguar mais il est profilé comme un camion de route, même en sachant qu'on peut modifier la garde au sol,  je pense pas que son point fort soit le franchissement sachant que le VBCI à une empreinte au sol inférieurs (8x8 30t) et il a pu éprouvé quelques enlisement au Mali..

Dans se lien que Kerloas nous a partagé, on met en avant la modularité du blindage qui pourra être démonté et adapté selon les besoins :

https://www.popularmechanics.com/military/weapons/a20733128/france-nexter-jaguar-armored-car/

 

Citation

L' armure de la Jaguar protège les équipages des mitrailleuses lourdes de 14,5 millimètres, des obus d'artillerie de 155 millimètres à des distances allant jusqu'à 30 mètres, et des explosions de mines ou d'IED impliquant jusqu'à 20 kilos de TNT. Un système de blindage boulonné permet à l'armée française d'augmenter ou de diminuer l'armure de la Jaguar, selon la situation: Jaguar pourrait perdre la majeure partie de son armure pour voyager ou opérer dans des zones à faible blindage comme l'Afrique, tout en enfilant armure allant contre les forces de chars russes.

Donc au final je me dis que quand bien même le VBCI a eu quelques difficulté avec de l'ensablement au Mali , on doit quand même prendre en compte que cela reste occasionnel, et que cela relève plutôt de la pratique dans la  connaissance du terrain et des surprises inné lors d'un premier déploiement comme cela avait été le cas avec les VBCI envoyé pour Serval. On oubli que les zones désertiques ou semi désertique ne se ressemble pas d'un continent à un autre, rien qu'au niveau des types de sable rencontré. 

En Afghanistan on a aussi eu des surprises en allant au plus loin dans des zones isolées, mais cela a permis de connaître les limites du terrain, en sachant que même des chenillés on en avait jamais vu dans ces zones isolées.

Au final, quand je vois où les VBCI sont allé au Mali dans la phase offensive de Serval, puis après avec Barkhane  je me dis qu'au vu du peu de routes, en comparaison de l'Irak ou il y a un réseau routier largement plus développé, je me dis que le VBCI à sûrement plus circulé dans des zones difficiles et paumé au Mali, en comparaison de VCI  de tout type ( roues ou chenilles) US en Irak. 

Bien évidemment les US ont aussi connu des surprises en allant dans des zones plus isolé en Irak, néanmoins entre le Mali et l'Irak, il y a quand même une grosse différence question réseau routier. 

Donc il faut plutôt mettre sur le compte des surprises occasionné  avec quelques ensablement dans la découverte d'un nouveau terrain plutôt que sur les capacités tout terrain du VBCI. Bien évidemment il y a des limites sur les capacités tout terrain du VBCI, mais cela ne veut pas dire que ces capacités soient forcément moins performante en se basant sur quelques ensablement qui sont comme je le rappel plutôt le fait d'un manque de connaissance d'un nouveau terrain de déploiement.

Si on observe les zones où ont été déployé les VBCI au Mali a Serval, question point paumé au fin fond de la "pampa", c'est quand même pas mal d'y avoir déployé du VBCI. On a pas connu de pb tactique et les islamistes ont eu pas mal de casse,car ne pensant pas qu'on enverrait du lourd dans leurs zones paumées et pourries. 

il y a une heure, Lezard-vert a dit :

 

 

Fusilier a déjà répondu donc je ne ferais pas de doublon au niveau réponse. 

Enfin s'est surtout que je n'arrive plus à effacer les messages cité lorsque je fais une correction de dernière minute sur un message. Je ne peux le faire qu'en annulant le message complet. Il y a sûrement une nouvelle fonction pour modifier et enlever un message que l'on cite, mais je ne sais pas comment faire. 

 

 

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Il y a 3 heures, Fusilier a dit :

Je te rappelle que le MMP¨est censé pouvoir tirer à défilement, sans vue directe sur la cible. De toutes manières, si bras télescopique éventuel, ça serait plus intéressant pour les optiques, il me semble.

Tout dépend de qui change la roue  :biggrin:  Ce sont des roues sophistiquées, c'est prévu pour rouler même en dégradé.  Sauf gros pépin genre IDE , mine , coup direct. Mais dans ce cas là faut plus qu'un cric et une roue de secours 

 

 

Exactement, aucun intérêt d'un bras télescopique, le missile n'a pas besoin d'avoir un angle spécifique, c'est le viseur qui doit voir la cible, le missile est intelligent et complexe, il prend son envol sans risque, donc on peut le mettre à l'abri plutôt que de le laisser en dehors.

Pour la roue, là aussi je suis d'accord. Les roues sont spéciales (et coûteuses), ce ne sont pas comme vos roues de voitures. Elles sont constamment alimenté par de l'air (du moins sur VBCI, mais je pense qu'ici ce sera pareil) ce qui fait que la crevaison (éclats, impacts de balles...) est compensée, sauf si vraiment le pneu est éventré. Les VAB, et d'autres véhicules ou le gonflage est similaire à votre voiture, au premier trou, l'air va vite s'échapper et sera à plat, nécessitant de changer la roue, ce qui au Sahel est courant. Mais changer une roue d'un tel engin (ici 25 tonnes) nécessite des moyens de levage que l'équipage devra attendre, il ne pourra pas monter une roue facilement même si techniquement il y a des crics pouvant supporter ce poids, dans le désert ou dans la boue il va s'enfoncer et glisser, il faut un sol dure pour supporter un poids au cm² important. Alors bien entendu on peut mettre des planches ou autres, mais bon ce n'est pas idéal. L'emport d'une roue de secours c'est surtout imposant et c'est une option qu'on place si il y a vraiment un espace aménageable.

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Il y a 2 heures, Gibbs le Cajun a dit :

Donc au final je me dis que quand bien même le VBCI a eu quelques difficulté avec de l'ensablement au Mali , on doit quand même prendre en compte que cela reste occasionnel, et que cela relève plutôt de la pratique dans la  connaissance du terrain et des surprises inné lors d'un premier déploiement comme cela avait été le cas avec les VBCI envoyé pour Serval. On oubli que les zones désertiques ou semi désertique ne se ressemble pas d'un continent à un autre, rien qu'au niveau des types de sable rencontré. 

Bien entendu, tout s'ensable, même les véhicules spéciaux du Dakar, légèrs et conçus pour ces zones, il y a toujours de la casse, des ensablement et autres. Il faut éviter de se frotter les mains comme j'en ai déjà vu de voir un VBCI ensablé ou embourbé afin de pouvoir se faire plaisir à dire et à imaginer que ces 2-3 cas qu'il voit sont le quotidien du véhicule et qu'il est inadapté au tout terrain. Pour l'avoir vu en tout terrain, je sais que ce véhicule ne "galère" pas. Mais certains aiment à se faire plaisir de croire que ce VBCI ne peut pas quitter la route, surtout ceux qui défendent l'idéologie de la chenille. J'ai vécu la transition du 10P au VBCI et j'avais vu des mauvaises langues et des a priori dans les équipages de 10P, les faits ont montrés qu'après leur stage de conduite (Canjuers, je crois), ils ne tenaient plus ce discours et vous ne trouverez aucun militaire (hors nostalgiques de leur jeunesse) qui regrettera le 10P aujourd'hui. Il y a trop de monde qui pensent savoir mais qui ne savent pas et ceux là sont les plus virulents sur internet, tout comme il y a les anciens qui pensent encore que la lutte chenille/roue n'a pas évolué depuis leur époque, alors que les technologies font qu'un VBCI ce n'est pas un BTR70, un VBMR ne sera pas un VAB, un EBRC ne sera pas un 10 RC

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il y a 45 minutes, Xavier a dit :

Exactement, aucun intérêt d'un bras télescopique, le missile n'a pas besoin d'avoir un angle spécifique, c'est le viseur qui doit voir la cible, le missile est intelligent et complexe, il prend son envol sans risque, donc on peut le mettre à l'abri plutôt que de le laisser en dehors.

Pour la roue, là aussi je suis d'accord. Les roues sont spéciales (et coûteuses), ce ne sont pas comme vos roues de voitures. Elles sont constamment alimenté par de l'air (du moins sur VBCI, mais je pense qu'ici ce sera pareil) ce qui fait que la crevaison (éclats, impacts de balles...) est compensée, sauf si vraiment le pneu est éventré. Les VAB, et d'autres véhicules ou le gonflage est similaire à votre voiture, au premier trou, l'air va vite s'échapper et sera à plat, nécessitant de changer la roue, ce qui au Sahel est courant. Mais changer une roue d'un tel engin (ici 25 tonnes) nécessite des moyens de levage que l'équipage devra attendre, il ne pourra pas monter une roue facilement même si techniquement il y a des crics pouvant supporter ce poids, dans le désert ou dans la boue il va s'enfoncer et glisser, il faut un sol dure pour supporter un poids au cm² important. Alors bien entendu on peut mettre des planches ou autres, mais bon ce n'est pas idéal. L'emport d'une roue de secours c'est surtout imposant et c'est une option qu'on place si il y a vraiment un espace aménageable.

Comment expliques tu alors que le RG35 et le bushmaster en aient ?

RG35_4x4_RPU_mine_protected_wheeled_tact

1280px-Dutch_Bushmaster_with_remote_turr

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il y a 46 minutes, Lezard-vert a dit :

Comment expliques tu alors que le RG35 et le bushmaster en aient ?

RG35_4x4_RPU_mine_protected_wheeled_tact

1280px-Dutch_Bushmaster_with_remote_turr

Ce n'est peut être pas la technologie des roues.

Là ça ressemble à une roue classique, un pneu monté dans une jante est maintenu que par le talon du pneu comme une pneu de vélo.

Sur le Jaguar c'est différent, comme sur le VBCI :

180517102512256723.jpg

il y a une heure, Xavier a dit :

Bien entendu, tout s'ensable, même les véhicules spéciaux du Dakar, légèrs et conçus pour ces zones, il y a toujours de la casse, des ensablement et autres. Il faut éviter de se frotter les mains comme j'en ai déjà vu de voir un VBCI ensablé ou embourbé afin de pouvoir se faire plaisir à dire et à imaginer que ces 2-3 cas qu'il voit sont le quotidien du véhicule et qu'il est inadapté au tout terrain. Pour l'avoir vu en tout terrain, je sais que ce véhicule ne "galère" pas. Mais certains aiment à se faire plaisir de croire que ce VBCI ne peut pas quitter la route, surtout ceux qui défendent l'idéologie de la chenille. J'ai vécu la transition du 10P au VBCI et j'avais vu des mauvaises langues et des a priori dans les équipages de 10P, les faits ont montrés qu'après leur stage de conduite (Canjuers, je crois), ils ne tenaient plus ce discours et vous ne trouverez aucun militaire (hors nostalgiques de leur jeunesse) qui regrettera le 10P aujourd'hui. Il y a trop de monde qui pensent savoir mais qui ne savent pas et ceux là sont les plus virulents sur internet, tout comme il y a les anciens qui pensent encore que la lutte chenille/roue n'a pas évolué depuis leur époque, alors que les technologies font qu'un VBCI ce n'est pas un BTR70, un VBMR ne sera pas un VAB, un EBRC ne sera pas un 10 RC

Il doit bien y avoir aussi des chars chenillé qui s'embourbent,  il y a peu j'ai regardé un documentaire sur la bataille des Ardennes et bien les chars glissaient sur les routes verglacées.

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Attention pour le VAB, les pneumatiques sont dit "anti-affaissement", donc structurés avec des compartiments. L'impacte dans un flan de pneumatique ne dégonfle... que le compartiment impacté. Pas l'ensemble du pneumatique.

Certains véhicules à roue sont équipés d'une simple potence avec treuil à main ( cas du TRM 2000 ), souvent en arrière de cabine. Ce simple système autorise la manutention de la roue équipé par l'équipage quelques soit la nature du sol, et surtout assez rapidement.

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il y a 38 minutes, gargouille a dit :

Il doit bien y avoir aussi des chars chenillé qui s'embourbent,  il y a peu j'ai regardé un documentaire sur la bataille des Ardennes et bien les chars glissaient sur les routes verglacées. 

Oui bien évidemment, même si c'est plus complexe. Un chenillé peut se renverser, peut se poser, sa chenille peut casser, il y a plein de pannes. Il y aura toujours plus de mobilité sur un chenillé qu'avec des roues sur des terrains très difficiles (c'est à dire très meubles soit via le sable via l'eau). Mais ce genre de terrains ce n'est pas le quotidien de nos opérations même si au Sahel on a bien sûre des zones de sables fins, le sol est globalement assez "consistant", ça peut patiner un peu mais ça passe quand même, dans les convois et les missions, l'ensablement c'est rare, la crevaison vient en position une, la casse d'usure ou de surchauffe (terrain rocailleux dans la Nord) en numéro deux, l'accident humain en trois, l'action ennemie en quatre (essentiellement des mines).

De plus le désavantage d'un chenillé, c'est que s'il a un problème, le dépannage est bien plus lourd, vous n'allez pas pouvoir le tracter facilement, sa maintenance est lourde. Cela demande des moyens spécifiques, ça demande une logistique complexe. C'est bien d'observer certains conflits qui font la guerre avec leurs vieux chenillés en pensant que s'ils les utilisent, c'est qu'ils en ont besoin (c'est surtout qu'ils font avec ce qu'ils ont).

il y a 46 minutes, max a dit :

Attention pour le VAB, les pneumatiques sont dit "anti-affaissement", donc structurés avec des compartiments. L'impacte dans un flan de pneumatique ne dégonfle... que le compartiment impacté. Pas l'ensemble du pneumatique.

Certains véhicules à roue sont équipés d'une simple potence avec treuil à main ( cas du TRM 2000 ), souvent en arrière de cabine. Ce simple système autorise la manutention de la roue équipé par l'équipage quelques soit la nature du sol, et surtout assez rapidement.

La roue du VAB se dégonfle mais la structure du pneu lui permet de rouler avec un plat pour éviter de rouler sur la jante et donc de déjanter assez rapidement pour ce genre de véhicules.

Pour la potence, c'est un chose à part que d'avoir une simple roue de secours d'un blindé que l'équipage pourrait changer, c'est une spécialisation d'un véhicule qui ne se monte pas de série. C'est pour l'équipe de dépannage, il y a les lot 7 (GBC) les PPLD OU 10 000CLD

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Pour compléter tous ces éléments, un article synthétique (peut-être déjà posté sur le forum ?), en date d'août 2017. Des changements ont eu lieu depuis, notamment sur la quantité prévue.

Citation

 

DSI Hors Série - AU COEUR DE SCORPION

Pierre PETIT, 2 Août 2017

(...)

Capital pour l’avenir de l’armée de Terre, l’ambitieux programme SCORPION, d’un montant global de 5 milliards d’euros, a pour but de faire entrer cette dernière dans le XXIE siècle en renforçant les capacités de combat des Groupements Tactiques Interarmes (GTIA) tout en modernisant sa composante médiane.

NEXTER avait présenté en décembre 2009 le XP2, un 6 × 6 jugé trop proche du VBCI et rapidement écarté, et RTD le BMX01, présenté en juin 2012 et qui a été retenu comme base solide pour le futur VBMR. Hormis L’AMX-56 Leclerc, l’armée de Terre ne donne pas de nom à ses blindés. Mais pour L’EBRC et le VBMR, elle va innover en les baptisant respectivement Jaguar et Griffon. Ces dénominations, déjà utilisées pour des avions de chasse, s’écrivent presque de la même manière en anglais tout en étant plus porteuses sur le marché de l’exportation que de simples acronymes peu évocateurs pour des clients potentiels.

LE JAGUAR RETIENT L’ATTENTION

La gestation du Jaguar a été plus laborieuse que celle du Griffon, car il est beaucoup plus compliqué de remplacer trois véhicules par un seul, tout en améliorant son spectre capacitaire. De plus, le projet a tardé à se concrétiser pour cause de confrontation entre deux écoles : celle de la chenille (les chenilles en caoutchouc canadiennes Soucy) et celle de la roue. C’est la seconde option qui a été retenue, jugée plus cohérente avec la recherche d’une excellente mobilité opérative. Le futur véhicule sera équipé d’un train de roulement 6 × 6 proche de celui du Griffon. Le Jaguar doit être en mesure d’accompagner la composante de décision comprenant le char Leclerc pour optimiser son engagement et améliorer sa sécurité rapprochée. De plus, outre engager des véhicules de combat d’infanterie ou de reconnaissance, il doit être capable de traiter des chars modernes, particulièrement en zone urbaine. Ainsi, le Jaguar doit permettre d’apporter aux Leclerc et aux VBCI une capacité d’appui et de manoeuvre dans toutes leurs zones d’engagement probables.

Afin de remplir ce large spectre de missions, le cahier des charges a établi une combinaison d’armements inédite sur un véhicule de reconnaissance français. Le choix de l’armement principal s’est porté sur un canon mitrailleur, couplé à un missile antichar de nouvelle génération MMP (Missile Moyenne Portée) afin d’assurer une capacité de destruction de chars modernes en tir direct, mais aussi avec une capacité de tir

Le choix de l’armement principal s’est porté sur un canon mitrailleur, couplé à un missile antichar de nouvelle génération MMP (Missile Moyenne Portée) afin d’assurer une capacité de destruction de chars modernes en tir direct, mais aussi avec une capacité de tir au-delà de la vue directe.

La protection doit être évolutive afin de répondre au continuum des opérations : intervention, stabilisation et normalisation. Ainsi, la protection du Jaguar doit être adaptée aussi bien aux missions de contrôle de foules qu’aux combats de haute intensité en terrains ouverts ou compartimentés et en zones urbaines. Le programme SCORPION prévoit la livraison de 248 Jaguar, au prix unitaire oscillant entre 4 et 4,5 millions d’euros, dont 110 dans le cadre de la première étape du programme, qui échoit en 2025. Les 138 véhicules suivants devront quant à eux être remis aux forces avant 2035. La priorité des affectations est donnée aux régiments de cavalerie afin que le seuil de leur parc de service permanent atteigne 15 Jaguar. Ensuite, lorsque ces derniers auront atteint 30 % de leur effectif, se sera au tour des parcs d’entraînement de percevoir les engins, afin de maintenir l’effort sur la formation et l’entraînement. Enfin, en dernier lieu, seront servis les parcs de gestion et d’alerte.

La nouvelle organisation « Au contact » a engendré, entre autres, la création l’été dernier de deux divisons : la 1re et la 3e, dont les états-majors sont respectivement situés à Besançon et Marseille. L’armée de Terre souhaite équiper en Jaguar deux brigades interarmes à l’horizon 2025. Hormis le 5e régiment de dragons, recréé il y a peu à Mailly-le-camp, qui a été désigné pour la phase d’expérimentation du Jaguar, le 1er REC (Régiment Étranger de Cavalerie) basé à Carpiagne (6e BLB, 3e division), semble être le premier régiment susceptible de recevoir des Jaguar grâce à ses infrastructures héritées de la dissolution à l’été 2014 du 4e régiment de dragons. En revanche, pour les six autres régiments médians subsiste un point bloquant important : les infrastructures. De facto, il faut repenser les zones techniques devant accueillir les nouveaux véhicules, au gabarit plus important. Toutefois, le second régiment équipé du Jaguar devrait être, à l’horizon 2022, le RICM (Régiment d’infanterie de Chars de Marine), qui dépend de la 9e BIMA et de la 1re division.

La structure d’un régiment doté de Jaguar n’est pas encore arrêtée de manière définitive. Combien d’escadrons « Jaguar » ? Pour combien d’escadrons de Reconnaissance et d’intervention (ERI) équipés de VBL ? La structure d’un escadron Jaguar n’est, elle non plus, pas encore finalisée. Néanmoins, la structure quaternaire semble être plébiscitée par un souci de cohérence avec celle d’un escadron de chars Leclerc. Ainsi, une unité élémentaire serait dotée de trois pelotons armés chacun de quatre Jaguar et quatre VBL, servis par un effectif de 23 personnels, dont un officier et cinq sous-officiers.

 

Citation

 

Lors de l’arrivée d’un nouveau véhicule dans les forces, la formation des primo-formateurs est capitale, qu’ils soient utilisateurs ou maintenanciers. Pour ces derniers, la première maquette didactique devrait rejoindre les Écoles militaires de Bourges en 2020, le premier exemplaire devant leur être livré en 2022. Concernant les équipages, l’instruction technique s’effectue au 1er régiment de chasseurs d’afrique de Canjuers, qui va se voir affecter à partir de 2020 les premiers simulateurs de conduite, de tir et SEE (Simulateur d’entraînement des Équipages) afin d’acquérir les connaissances et les automatismes nécessaires à l’utilisation du matériel dans un environnement proche de la réalité. Le programme SCORPION comprend également un aspect novateur. La simulation embarquée constitue une véritable révolution dans le domaine. Avec elle, chaque véhicule a la capacité de devenir un simulateur à part entière pour l’instruction du niveau équipage et peloton, dans les régiments, grâce à une connexion NEB-SIMU (Numérisation de l’espace de Bataille-simulation) entre les différents engins qui sont branchés dans les garages sur une source d’énergie annexe.

LE JAGUAR À NU

Le train de roulement du Jaguar est composé de six roues motrices permanentes. Les essieux avant et arrière sont directionnels, mais jusqu’à une vitesse d’environ 20 km/h pour le second afin d’obtenir un rayon de braquage de 17 m. Chaque essieu est équipé d’une suspension indépendante à grand débattement qui permet une aisance en tout-terrain supérieure à celle de ses prédécesseurs, tout en procurant une grande stabilité lors du tir en déplacement. Oléopneumatiques, les suspensions sont dotées d’un système de variation de garde au sol. La pression des pneumatiques Michelin peut être adaptée à la nature du terrain à partir du poste de pilotage grâce au système VPG (Variation de Pression de Gonflage).

La caisse est plus haute de 25 cm par rapport à celle de L’AMX-10RCR, car le Jaguar est équipé d’une chaîne de transmission moins onéreuse en « I », optimisée contre les explosions de mines et IED, jusqu’à 8 kg de TNT. Elle est aussi plus longue de 50 cm, car le groupe motopropulseur (GMP) est plus volumineux, car plus puissant. La caisse fait 7 m de long pour 2,98 m de large.

La simulation embarquée constitue une véritable révolution dans le domaine. Avec elle, chaque véhicule a la capacité de devenir un simulateur à part entière pour l’instruction du niveau équipage et peloton, dans les régiments.

Sa hauteur est variable et oscille entre 2 et 2,6 m pour une hauteur hors tout de 3,2 m. Elle se compose de plaques mécanosoudées en aluminium recouvert de plaques de surblindage modulaire évolutif à base d’acier à très haute dureté, de céramique, ou de fibres aramides. Ce blindage répond à la classification OTAN STANAG 4569 de niveaux IIIA et IIIB, ce qui correspond à une protection contre les munitions de 14,5 mm et les éclats d’obus de 155 mm à 30 m.

L’agencement du Jaguar est classique pour un véhicule de reconnaissance français. Le pilote est à l’avant de la caisse au centre ; la tourelle biplace au milieu ; et le GMP est implanté à l’arrière. Le pilote est protégé par un volet blindé s’ouvrant vers la droite et est équipé de trois épiscopes, dont le central peut être remplacé par une optique de roulage de nuit. Il pilote grâce à un volant placé au centre d’un tableau de bord en trois parties avec écrans. Il dispose enfin d’une caméra de recul implantée à l’arrière de la caisse, élément indispensable sur un blindé moderne.

La tourelle CTA-40M construite par Nexter a fait l’objet d’une lente élaboration, car différentes options ont été proposées. Le tour de force des ingénieurs a été d’installer deux membres d’équipage et un canon automatique dans un puits de tourelle de 1,8 m de diamètre. L’architecture définitive semble être à ce jour arrêtée bien que subsistent encore quelques incertitudes concernant l’implantation de certains équipements comme le viseur Paseo développé par SAGEM et commun aux deux membres d’équipage. Il semble que, en l’état actuel des choses, le chef de bord soit à droite et le tireur à gauche. Le choix de la tourelle habitée a été motivé par le fait que, lors des missions de stabilisation ou de normalisation, l’équipage doit avoir un contact physique avec la population locale. Le chef de bord dispose d’une couronne de six ou sept épiscopes et d’une lunette panoramique. Le tireur a devant son volet le viseur Paseo surmonté d’un affût téléopéré armé d’une mitrailleuse légère de 7,62 mm avec coffre à munitions et viseur intégré. Le viseur a des capacités de détection jour/nuit et un suivi automatique des cibles. Sur le flanc gauche est implanté le lanceur érectile dans lequel se trouvent deux MMP, juxtaposés et prêts à l’emploi. Deux autres missiles sont embarqués dans un compartiment situé à l’arrière de la caisse, derrière le GMP.

Développé par MBDA, le MMP a été présenté en 2014. Il autorise l’engagement d’objectifs jusqu’à 4 000 m, y compris au-delà de la vue directe en permettant de tirer derrière un masque, tout en ayant la possibilité de changer d’objectif en vol afin de traiter une menace inopinée grâce une recopie de visée intégrée. Guidé par le viseur Paseo, le MMP possède quatre modes : LOBL (Lock On Before Launch), qui accroche la cible avant le tir ; LOAL (Lock After Launch), qui verrouille sa cible une fois tiré ; tir d’urgence nécessitant l’accrochage avant le tir ; et tire-et-oublie. Sur l’arc avant de la tourelle, immédiatement à gauche du tube, est installée la lunette tireur. Aux extrémités se trouvent de part et d’autre les quatre lanceurs Galix couplés au système de détection d’alerte laser implanté sur la tourelle. Il côtoie le détecteur de départ de missile, de même que le SLAT (Système de Localisation Acoustique Terrestre), le brouilleur radio BARAGE (Brouilleur ANTI-IED Réactifs Actifs Goniométriques) et le brouilleur infrarouge.

Au centre est monté le tout nouveau canon CTA de 40 mm développé par CTAI (Cased Telescoped Armament International). Il a été sélectionné en 2008 afin d’équiper les futurs véhicules britanniques de la famille Scout, la version revalorisée du Warrior et le Jaguar français. Grâce à une chambre rotative très courte, l’ensemble empiète peu sur le volume interne de la tourelle. Outre les munitions destinées à l’entraînement, quatre munitions peuvent être tirées au coup par coup ou en rafale de trois. Les munitionsflèches (1 500 m/s) sont capables de percer 1 400 mm d’acier RHA à 1 500 m, tandis que les explosives et explosives chrono (1 000 m/s) traversent 20 cm de béton ferraillé à 500 m. Les A3B-T (Anti-aerial Airburst-tracer) ont une vitesse initiale de 900 m/s et sont capables de projeter 200 billes de tungstène à 3 500 m. La cadence de tir du CTA de 40 mm est de 168 coups/min ; 60 munitions sont prêtes au tir et 120 autres sont stockées à bord. L’éjection des douilles s’effectue sur le flanc gauche de la tourelle, devant la rampe des missiles MMP. À l’arrière de la caisse est installé le GMP dont le temps de remplacement est estimé à un peu moins de trois heures. Le moteur est d’origine suédoise, car RTD, chargé de la motorisation, fait partie du groupe Volvo. De type Euro 3, le moteur HDE 11 de 11 l de cylindrée développe 490 ch. Il est couplé à une boîte de vitesses allemande ZF permettant aux 25 t du Jaguar d’atteindre 90 km/h en marche avant et 25 km/h en marche arrière. Le réservoir à carburant est implanté à l’avant droit, entre les premier et deuxième essieux, à l’extérieur de la caisse. Sa capacité, qui est pour l’instant de 380 l, semble être remise en question, car jugée insuffisante pour satisfaire une autonomie de 800 km exigée par le cahier des charges.

 

 

PS: Le système d'édition étant ce qu'il est lorsqu'il s'agit de messages volumineux, j'ajoute que ces passages choisis par mes soins concernent seulement le Jaguar. Certaines questions récentes y trouveront leur réponse.

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