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B-52 au-dessus de l'europe


Kingtiger
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J'ai un pote, qui m'affirmait que des b-52 durant la guerre froide volait au dessus de l'europe avec des bombes nucléaire au cas où les soviétique attaquent. Moi personnellemt ça me surprend parce que un b-52 peut être encore assez facile à intercepter, par des mig 29 ou 31 par exmple. Aussi, il y les coût et la mise en oeuvre de ce genre de dispositif qui doit être assez énorme. Donc, je voudrais savoir si quelqu'un avait entendu parler de cette chose.

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Le SAC faisait tourner constament des B 52 chargés de nuke partout dans le monde et au signal foncer sur l'URSS et lacher leurs bébé sur les objectifs assignés.

Pour illustrer: Dr Folamour de Kubrick [30]

meci, je voullais être sûr, ça me surprenenais quand même beaucoup.
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ce n'était pas un b52 stratofortress mais un b47 stratojet.
tout faux thierry6...

L’accident de Palomares près d’Alméria du 17 janvier 1966 est le résultat d’une collision lors du ravitaillement en vol d’un bombardier nucléaire B-52 de l’US Air Force (nom de code TEA 16) par un KC-135 de l’US Air Force au-dessus du sud de l’Espagne. Lorsque le KC-135, stationné sur la base américaine de Moron, au sud-ouest de l’Espagne est entré en collision avec TEA 16 à environ 9 000 mètres d’altitude, les deux avions ont explosé (huit des onze hommes d’équipage ont été tués).

TEA 16 transportait quatre bombes-H de type B-28 au plutonium. Une s’abîma en mer, fut endommagée mais n’explosa pas et une autre atterrit relativement intacte dans le lit asséché d’une rivière. Elles finirent toutes deux par être récupérées de façon à peu prêt sûre, mais il aura fallu l’intervention de 33 navires pour récupérer, au bout de 81 jours, la bombe tombée en Méditerranée. Dans un premier temps, on s’occupa d’avantage de celle-ci que des bombes tombées à terre. Ces deux autres bombes furent détruites lors de leur impact au sol près du village de Palomares, suite au déclenchement des dispositifs de mise à feu conventionnels, créant plusieurs cratères de 1,8 à 3 m de profondeur. Environ 4,5 kg de plutonium furent dispersés et environ 250 hectares contaminés (1/1 000 000 ème de gr de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer).

L’US Strategic Air Command voulut maintenir un black-out sur cette affaire, mais il fut impossible de dissimuler l’accident. Les militaires gardèrent un contrôle très ferme sur l’information diffusée aux médias. Le Département de la Défense US refusa d’admettre avoir perdu la moindre bombe atomique, alors même que la presse était au courant des efforts réalisés pour la retrouver. Cela conduisit à quelques dialogues surréalistes entre les journalistes et le porte-parole du Département de la Défense, tel que : "Je ne connais aucune bombe manquante, mais nous n’avons pas positivement identifié ce que je pense que vous croyez que nous sommes en train de rechercher".

Au cours des trois mois suivants, les interventions massives d’assainissement et de décontamination mobilisèrent près de 1 700 militaires américains et gardes civils espagnols. Il semble que les américains aient bénéficié de mesures de protection plus importantes (en particulier des vêtements spéciaux) que les espagnols. La JEN (Junta de Energia Nuclear) a participé avec la DNA (Agence Nucléaire de Defense des Etats Unis) à la coordination de la gestion de la crise, à l’assainissement et au contrôle de la radioactivité dans les régions d’habitation et de culture. Environ 1 750 tonnes de terre contaminée furent envoyées aux Etats-Unis à l’usine de retraitement de Savannah River en Caroline du Sud pour y être stockées. La JEN et les autorités américaines signèrent un accord de suivi post accidentel.

En 1971, Wright Langham (un spécialiste des questions biomédicales nucléaires) du laboratoire de Los Alamos visita Palomares pour étudier la situation. Il découvrit que seulement 100 villageois (environ 6% de la population) avaient été examiné pour une éventuelle contamination des poumons ou des urines. 29 tests furent positifs mais écartés car jugés "statistiquement insignifiants". L’analyse de l’air à la recherche de poussière de plutonium fut abandonnée deux ans après l’accident alors qu’on observait encore occasionnellement des concentrations élevées de plutonium par vent fort. Les échantillons de terre furent jetés car le JEN ne disposait que d’un seul spectromètre qui ne fonctionnait pas toujours correctement. Langham rapporta que l’intérêt des membres du JEN envers Palomares diminuait et que les Etats-Unis devaient fournir plus d’argent et d’équipement pour maintenir la surveillance.

Les auteurs d’un rapport de 1975 de la Commission de l’énergie atomique américaine sur les conséquences de l’accident de Palomares notèrent que " Palomares est l’un des seuls endroits au monde à offrir un laboratoire permanent d’expérimentation, et probablement le seul permettant d’étudier une région agricole ". Le rapport précise également que les vents ayant remué la poussière de plutonium " l’envergure réelle de la dispersion ne sera jamais connue ".

Le "programme de surveillance" continua apparemment jusqu’en 1986 (la radioactivité du Plutonium diminue de moitié en 24 000 ans). En 1985, sur proposition d’Antonio Flores, maire de Palomares (et qui fut témoin de l’accident étant enfant), les villageois qui furent examinés purent finalement accéder à leur dossier médical qui, selon Francisco Mingot, le directeur de l’Institut de Radiobiologie et de Protection Environnementale du JEN, fut tenu secret sous la pression des Etats-Unis, et plus tard sous la dictature de Franco, ce qui devait éviter des inquiétudes excessives, dixit l’autorité américaine.

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tout faux thierry6...

L’accident de Palomares près d’Alméria du 17 janvier 1966 est le résultat d’une collision lors du ravitaillement en vol d’un bombardier nucléaire B-52 de l’US Air Force (nom de code TEA 16) par un KC-135 de l’US Air Force au-dessus du sud de l’Espagne. Lorsque le KC-135, stationné sur la base américaine de Moron, au sud-ouest de l’Espagne est entré en collision avec TEA 16 à environ 9 000 mètres d’altitude, les deux avions ont explosé (huit des onze hommes d’équipage ont été tués).

TEA 16 transportait quatre bombes-H de type B-28 au plutonium. Une s’abîma en mer, fut endommagée mais n’explosa pas et une autre atterrit relativement intacte dans le lit asséché d’une rivière. Elles finirent toutes deux par être récupérées de façon à peu prêt sûre, mais il aura fallu l’intervention de 33 navires pour récupérer, au bout de 81 jours, la bombe tombée en Méditerranée. Dans un premier temps, on s’occupa d’avantage de celle-ci que des bombes tombées à terre. Ces deux autres bombes furent détruites lors de leur impact au sol près du village de Palomares, suite au déclenchement des dispositifs de mise à feu conventionnels, créant plusieurs cratères de 1,8 à 3 m de profondeur. Environ 4,5 kg de plutonium furent dispersés et environ 250 hectares contaminés (1/1 000 000 ème de gr de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer).

L’US Strategic Air Command voulut maintenir un black-out sur cette affaire, mais il fut impossible de dissimuler l’accident. Les militaires gardèrent un contrôle très ferme sur l’information diffusée aux médias. Le Département de la Défense US refusa d’admettre avoir perdu la moindre bombe atomique, alors même que la presse était au courant des efforts réalisés pour la retrouver. Cela conduisit à quelques dialogues surréalistes entre les journalistes et le porte-parole du Département de la Défense, tel que : "Je ne connais aucune bombe manquante, mais nous n’avons pas positivement identifié ce que je pense que vous croyez que nous sommes en train de rechercher".

Au cours des trois mois suivants, les interventions massives d’assainissement et de décontamination mobilisèrent près de 1 700 militaires américains et gardes civils espagnols. Il semble que les américains aient bénéficié de mesures de protection plus importantes (en particulier des vêtements spéciaux) que les espagnols. La JEN (Junta de Energia Nuclear) a participé avec la DNA (Agence Nucléaire de Defense des Etats Unis) à la coordination de la gestion de la crise, à l’assainissement et au contrôle de la radioactivité dans les régions d’habitation et de culture. Environ 1 750 tonnes de terre contaminée furent envoyées aux Etats-Unis à l’usine de retraitement de Savannah River en Caroline du Sud pour y être stockées. La JEN et les autorités américaines signèrent un accord de suivi post accidentel.

En 1971, Wright Langham (un spécialiste des questions biomédicales nucléaires) du laboratoire de Los Alamos visita Palomares pour étudier la situation. Il découvrit que seulement 100 villageois (environ 6% de la population) avaient été examiné pour une éventuelle contamination des poumons ou des urines. 29 tests furent positifs mais écartés car jugés "statistiquement insignifiants". L’analyse de l’air à la recherche de poussière de plutonium fut abandonnée deux ans après l’accident alors qu’on observait encore occasionnellement des concentrations élevées de plutonium par vent fort. Les échantillons de terre furent jetés car le JEN ne disposait que d’un seul spectromètre qui ne fonctionnait pas toujours correctement. Langham rapporta que l’intérêt des membres du JEN envers Palomares diminuait et que les Etats-Unis devaient fournir plus d’argent et d’équipement pour maintenir la surveillance.

Les auteurs d’un rapport de 1975 de la Commission de l’énergie atomique américaine sur les conséquences de l’accident de Palomares notèrent que " Palomares est l’un des seuls endroits au monde à offrir un laboratoire permanent d’expérimentation, et probablement le seul permettant d’étudier une région agricole ". Le rapport précise également que les vents ayant remué la poussière de plutonium " l’envergure réelle de la dispersion ne sera jamais connue ".

Le "programme de surveillance" continua apparemment jusqu’en 1986 (la radioactivité du Plutonium diminue de moitié en 24 000 ans). En 1985, sur proposition d’Antonio Flores, maire de Palomares (et qui fut témoin de l’accident étant enfant), les villageois qui furent examinés purent finalement accéder à leur dossier médical qui, selon Francisco Mingot, le directeur de l’Institut de Radiobiologie et de Protection Environnementale du JEN, fut tenu secret sous la pression des Etats-Unis, et plus tard sous la dictature de Franco, ce qui devait éviter des inquiétudes excessives, dixit l’autorité américaine.

Au temps pour moi, et grand merci à die kraft pour son remarquable exposé.

Meilleurs voeux à tous

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