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Manu

Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale

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Nos positions, en Afrique, sont-elles aussi chères que cela?

De plus, rester sur un bateau (ce que fait Corymbe), c'est limité en terme de contact.

Il me semble que ce serait perdre beaucoup de ne plus avoir ces postes:

- si le nombre de missions diminue (l'Afghanistan ne durera pas), ces missions de courte durée (MCD) sont une occasion pour les jeunes chefs et soldats de tirer des expériences de projection. Même si c'est une vie de quartier (le jour et la java la nuit en boîte).

- les matériels prépositionnés ne sont pas chers. Quelques camions et des ERC-90 encore. Le reste des moyens est assez limité (lamentable diraient certains. Il n'y a même pas de cartes en nombre et qualité)

- sur place, c'est unités vivent dans la capitale et en apprennent la configuration ce qui est un plus en cas de problème. Plutôt que de débarquer sur une plage (et toujours sans carte).

- Djibouti n'est pas le meilleur endroit pour ce faire aux réalités africaines. C'est un coin très fermé en comparaison avec l'ouest africain.

- le Gabon est un point dédié aux parachutistes. Avec la réforme qui arrive et la perte d'un régiment d'infanterie TAP, il est évident qu'il faudra ouvrir ce poste aux métros. Et puis, on peut déposer du monde en avion partout en Afrique, n'est-ce pas cela ce qui compte?

effectivement sa se tient .

maintenant ,il y a déjà des unités non TAP qui ont servi au Gabon .

pour les réalités africaine ,je pense qu'il faut voir que sa a bien changé .

avant on déboulé sans gilet par-balle ,béret sur la tête et à part 3 coups de feu ben on changé la donne .

certes au Tchad et ailleurs il ya eu de l'accrochage violent à certaines période ,mais sur pas mal d'opé on a calmé le jeux vite fait .

à l'heure actuel ,il y a une débauche d'armes et sa part en sucette de manière violente rapidement .

d'ailleurs récemment au Tchad un tchadien a tiré sur des militaires français ,alors que la présence Française n'a jamais disons abusé de sa position ou s'est mal comporté avec la population .

quand on voit se qui s'est passé en RCI ,hormis les villages paumés bien heureux de voir l'armée française (la seul qui les protégé et respecté ) ,ont avaient pas beaucoups de monde qui nous aimé sur les grandes villes ,grandes villes qui sont toujours les objectifs dans les actions d'intervention car des lieux ou le pouvoir se trouve ,l'économie etc ...

donc quelque part ,je me dis que s'est fini l'époque ou on géré facilement en Afrique .

perso j'ai eu plus de lien avec les "campagnards" qu'avec les citadins en Afrique .

L'eternel discussion de l'aérotransport vs le transport maritime

L'un est plus rapide mais moins economique et moins efficace en terme de poids/volume/nombre des charges

L'autre est plus long mais permet d'amener d'un coup un gros volume de forces, la log qui va avec et du matériel lourd

Après pour repondre quelle méthoe est avantageuse, c'est selon et donc c'est les 2 mon capitaine

M'enfin pour l'instant du léger deployable par C130 suffit en Afrique mais jusqu'à quand (quand on voit que les T72/RM70Mi24 s'y multiplient comme des petits pains)

effectivement sa se tient aussi .

Ce qui compte, c'est la combinaison des deux.

L'aeroporté est le temps de la réaction. L'amphibie est le temps de la diplomatie.

Voici la suite de l'article du Lcl Goya sur l'étirement des programmes militaires:

http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2012/07/bh-le-prix-des-cathedrales-militaires_20.html?

s'est pas faux .

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Quand je pense au contact avec la population, je ne pense pas à la réalité du combat.

Quand tu décris la violence du rejet des troupes par les populations dans les centres urbains, tu as mille fois raison. De même pour la réalité des combats. En revanche, par temps calme, je crois que se retrouver dans des pays étrangers avec ses hommes, faire de la nomadisation, c'est une source d'enseignement et de responsabilisation pour les jeunes. Cadres comme soldats.

Si cela ne participe pas à des savoirs faire tactiques, cela développe une responsabilisation, une confiance en soi qui, le jour venu, seront d'une grande utilité.

Je suis convaincu que, si cela a donné un prisme déformant du combat (comme tu en parles), cela participe à la qualité de nos armées en opération. Par opposition à d'autres pays qui n'ont pas l'habitude de sortir de chez eux.

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Quand je pense au contact avec la population, je ne pense pas à la réalité du combat.

Quand tu décris la violence du rejet des troupes par les populations dans les centres urbains, tu as mille fois raison. De même pour la réalité des combats. En revanche, par temps calme, je crois que se retrouver dans des pays étrangers avec ses hommes, faire de la nomadisation, c'est une source d'enseignement et de responsabilisation pour les jeunes. Cadres comme soldats.

Si cela ne participe pas à des savoirs faire tactiques, cela développe une responsabilisation, une confiance en soi qui, le jour venu, seront d'une grande utilité.

Je suis convaincu que, si cela a donné un prisme déformant du combat (comme tu en parles), cela participe à la qualité de nos armées en opération. Par opposition à d'autres pays qui n'ont pas l'habitude de sortir de chez eux.

ok je comprend mieux se que tu voulais dire  ;)

+1

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http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/26/20002-20120726ARTFIG00482-defense-le-senat-s-inquiete-de-coupes-trop-drastiques.php

La Commission défense du Sénat, présidée par Jean-Louis Carrère, estime que l'effort de défense de la France ne doit pas tomber sous le seuil de 1,5% du PIB pour préserver le format et les missions des armées.

Dans un rapport qui représente sa contribution au futur livre blanc de la Défense et de la Sécurité nationale, la Commission défense du Sénat estime «nécessaire de préserver un effort somme toute modeste de 1,5% du PIB pendant la période de crise» quitte à le relever «une fois la crise passée».

Présidée par Jean-Louis Carrère (PS), la Commission juge ce seuil de 1,5% du PIB «incompressible». En deçà, «ce sont les ambitions de notre pays dans le monde qu'il conviendrait de réexaminer».

Déjà à près de 2% du PIB, l'effort de défense de la France ne comble pas certaines lacunes de nos armées que ce soit en termes de capacité à remplir ses contrats ou d'équipements. L'armée de terre par exemple, soulignait la Cour des comptes dans un récent rapport, «est incapable de déployer 30.000 hommes pendant un an à 7000 km de ses bases».

La France, ainsi que les pays partenaires du programme, manque de moyens de transports de troupes et de matériels en raison du décalage du programme de l'Airbus militaire A 400M. L'appareil, financé par 7 pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Luxembourg et Turquie) a connu quatre ans de retard et des surcoûts de près de 6,2 milliards d'euros. Le premier appareil doit entrer en service dans l'armée de l'air au premier trimestre 2013.

«Une armée de poche performante mais vulnérable»

De même, la France, comme le reste de l'Europe, n'est pas encore autonome en matière de drones de surveillance devenus incontournables dans les conflits d'aujourd'hui.

La Commission de la défense du Sénat dénonce un «syndrome du paraître», un «effet Potemkine» qui, selon elle, «masquerait» le fait que «nos armées sont au bord du point de rupture». «La tendance au surcoût des équipements conduit à avoir une armée échantillonnaire» dotée de «quelques capacités polyvalentes». Elle poursuit son verdict en qualifiant nos troupes «d'armée de poche» certes performante, comme l'ont montré les succès en Libye ou en Côte d'Ivoire, mais «vulnérable». Le format de nos armées est en résumé tout juste suffisant.

Réduire le budget de la Défense aurait donc des conséquences lourdes. D'autant que la marge de manœuvre est plus qu'étroite. Le nucléaire est sanctuarisé avec le maintien de ses deux composantes (aérienne et sous-marine). À cela s'ajoute «la nécessité de développer les moyens de renseignements notamment depuis l'espace», note la commission du Sénat.

Ce sont donc les programmes non encore engagés qui sont menacés. Et au premier chef, Scorpion, le programme de modernisation de l'armée de terre. Mais attention, soulignent les sénateurs, toute capacité abandonnée est définitivement perdue «sauf à accepter des surcoûts exorbitants et des délais insupportables».

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/07/26/livre-blanc-les-associations-des-auditeurs-de-l-ihedn-choisi.html

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la Commission défense du Sénat estime «nécessaire de préserver un effort somme toute modeste de 1,5% du PIB pendant la période de crise» quitte à le relever «une fois la crise passée».

A ma connaissance, depuis les dernières décénnies, il n'y a que durant la dernière année du dernier mandat de Chirac qu'un budget de défense a été relevé légèrement. D'habitude les baisses sont défénitives, et les baisses suivantes se calcul sur les baisses précédentes. Non ?  :rolleyes:

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Les trois chefs d’État-major en font partie c'est déjà çà ...

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Les trois chefs d’État-major en font partie c'est déjà çà ...

Tout à fait, je crois me rappeler que la dernière fois ce n'était pas le cas?

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Donc ça y est, on est fixé, ce sera 6 milliards d'€ de report de commandes sur les 22 prévu cette année.

Apparement ils mettent que toutes les armées (air terre et mer) seront touchées. Reste à voir quel seront les projet qui vont passer à la trape.

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Donc ça y est, on est fixé, ce sera 6 milliards d'€ de report de commandes sur les 22 prévu cette année.

Apparement ils mettent que toutes les armées (air terre et mer) seront touchées. Reste à voir quel seront les projet qui vont passer à la trape.

J'espère qu'ils vont pas toucher aux SNA Barracuda ni aux Fremms.

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http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Exclusif-le-rapport-qui-veut-retrecir-l-etat-major-des-armees_a807.html

SecretDefense : Le rapport qui veut rétrecir l'état-major des armées

Une note du Contrôle général des armées propose une "réorganisation des services centraux du ministère de la défense"

La feuille de route a été délivrée le 28 aout dernier par le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian : "réformer et simplifier l'organisation centrale du ministère, en recentrant chaque entité sur son coeur de métier". Le Contrôle général des armées a été chargé d'un rapport sur la question et une première "note d'étape", dont nous avons eu connaissance, est parue le 9 octobre. Elle risque de faire crisser quelques dents, notamment à l'Etat-major des armées (EMA) car il est évident que ces réformes visent à réduire son poids au sein du ministère...

Le paysage administratif est, avouons-le, assez compliqué même pour les spécialistes. Au sommet du ministère, le pouvoir se partage entre trois types d'entités différentes : les directions d'administration centrale, les états-majors et les services, qui eux-même existent sous plusieurs formes juridiques. Le rapport constate que "la combinaisaon des structures, des modes de fonctionnement et des ressources humaines qui permet au ministre de la défense d'exercer ses responsabilités dans de bonnes conditions n'est pas optimale. Cette situation (...) appelle une réorganisation". L'EMA est clairement visé : "la définition des politiques n'est pas le seul fait des directions du ministère. Par exemple, le décret d'organisation de l'EMA prévoit qu'il participe à la définition de la politique de ressources humaines du ministère. Dans les faits, l'EMA prend une position comparable dans tous les autres domaines : infrastructures, finances... et s'est doté à cet effet de moyens adéquats".

Le rapport retrace l'évolution historique qui a abouti à cette situation : création du ministère de la défense en 1932, décret de 1961, puis de 2005 et "lettre du président" de 2008. Tout au long de cette histoire s'affrontent des approches différentes : logique de milieu (terre, air, mer...) contre logique fonctionnelle, mode hierarchique contre mode fonctionnel, etc. L'analyse est intellectuellement passionnante, mais il ne s'agit pas d'un travail sociologique... Ce sont bien des luttes de pouvoirs acharnés qui sont en cours. A propos, par exemple, de la récente "responsabilité hierarchique directe et permanente" du Cema sur les chefs d'états-majors d'armée, on lit par exemple ceci : "Au lieu de s'en tenir à ce seul transfert d'autorité, l'EMA a entrerpis de l'accompagner en renforçant ses structures afin de se substituer, au moins partiellement et avec de grandes difficultés, aux armées".

Cette "note d'étape" ne contient pas de propositions très précises mais sa philosophie générale vise à renforcer la "logique fonctionnelle" au sein de direction d'administration centrale plus puissantes. Aujourd'hui, constate le rapport, "un seul credo est reconnu : un chef, une mission, des moyens et l'alternative, un responsable, un contrat, une performance ne convainc pas. Le contrat, pourtant si fort dans d'autres organisations, a du mal à supplanter l'exercice du pouvoir hiérarchique. La principale confusion résulte du fait que le contrat n'est pas compris ou accepté comme une obligation forte. Ainsi le commandement attend une prestation sans la définir précisément et le service la rend en fonction de ce qu'il considère comme possible." Sur le plan pratique, le rapport affirme : "il faut que les services soient hiérarchiquement rattachés à une autorité en charge de la définition d'une politique ministérielle et ce ne peut être un état-major dont ce n'est pas la responsabilité".

Commentaire

Ce document pose des questions pertinentes et il est évident que l'organisation actuelle - difficilement compréhensible - pourrait être améliorée. Toutefois, il fait l'impasse sur une redoutable question : l'organisation du sommet de l'Etat. Sous la Vème République, le chef de l'Etat est réellement le chef des Armées. Toutes les décisions importantes sont de son ressort, pas du ministre de la défense. C'est notamment vrai dans les opérations : le président de la République, via son chef d'état-major particulier, est en lien direct avec le chef d'état-major des armées... sans passer par le ministre de la défense ! Ce qui faisait dire, sur le ton de la provocation, au précédent Cema, le général Georgelin, que le ministre de la défense est le ministre des Armées, comprenez l'homme qui doit donner au Cema les moyens d'obéir aux ordres du Président.

Autre point, psychologique celui-ci : au sein du pouvoir, les militaires ont  l'impression que les civils les méprisent et se méfient d'eux. Vrai ou faux, là n'est pas la question, mais ce sentiment existe et il est même renforcé depuis l'arrivée d'une nouvelle équipe au pouvoir. Ce rapport - quel qu'en soit le bienfondé - va les renforcer dans cette impression. Ce n'est pas forcément une bonne idée.

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http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/exclusif-vers-une-apocalypse-budgetaire-pour-les-armees-13-03-2013-1639658_53.php

Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire. Avant même la publication du Livre blanc sur la défense qui doit intervenir dans quelques semaines, il n'existe qu'un sujet de préoccupation au ministère de la Défense : les options budgétaires de la future loi de programmation militaire. Pour simplifier, on peut dire que le Livre blanc définit une perspective stratégique globale, quand la loi de programmation militaire qui sera discutée ensuite, durant l'été, en tire les conclusions budgétaires. Or après des mois de tergiversations, François Hollande, chef des armées, annoncera ses choix financiers le 19 mars prochain lors d'un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars. Rappelons qu'un conseil de défense et de sécurité rassemble autour du président le Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), les ministres de la Défense (Jean-Yves Le Drian), de l'Intérieur (Manuel Valls), de l'Économie (Pierre Moscovici), du Budget (Jérôme Cahuzac) et des Affaires étrangères (Laurent Fabius). Le chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud, est présent.

Projections apocalyptiques

Passons sur les épisodes précédents et sur les exercices budgétaires internes au ministère de la Défense, qui ont accompagné les travaux sur le Livre blanc. Fin décembre 2012, les problèmes sont apparus lorsque les prévisions budgétaires sont devenues franchement inquiétantes. Avec une croissance nulle ou presque, une situation économique gravement détériorée, il est alors devenu clair que le maintien de l'effort de défense actuel (1,56 % du produit intérieur brut en 2013, pour un budget de 31 milliard d'euros) ne pourrait pas être maintenu. Jean-Yves le Drian a toujours dit que la défense serait touchée en proportion des efforts consentis par les autres ministères, pas davantage. Sauf qu'aujourd'hui, les deux projections préparées pour le conseil de défense de mardi prochain sont désastreuses pour la première, apocalyptique pour la seconde.

Hypothèse Y

La première épure budgétaire, qualifiée à l'hôtel de Brienne - siège du ministère de la Défense -, d'hypothèse "de survie", est terrible. Il s'agirait pour la défense de continuer à faire tout ce qu'elle fait aujourd'hui, mais avec beaucoup moins de personnels et de moyens. Elle impliquerait la perte de 30 000 emplois dans les armées et de 15 000 autres dans l'industrie de défense. Dans ce schéma, toutes les armées perdraient des plumes, mais d'abord l'armée de terre qui verrait disparaître sa capacité de projection. En clair, et pour prendre un scénario on ne peut plus actuel : les forces spéciales qui perdureraient auraient été capables de stopper l'offensive des groupes djihadistes sur Bamako, début janvier. Mais projeter ensuite 4 000 hommes au Mali pour une mission de plusieurs semaines, il faudrait oublier.

Dans cette hypothèse, la question du maintien de la composante aérienne de la dissuasion est posée et de nombreux programmes d'équipements seraient retardés ou repoussés aux calendes grecques. Du côté de l'industrie de défense, ce serait également un massacre et l'éventualité de la disparition de l'industriel d'armement terrestre Nexter est explicitement évoquée. "On ne sait pas faire une telle réduction, qui vient après les 54 000 suppressions de poste du précédent quinquennat", dit un hiérarque connaissant le dossier. "Mais quand on en parle avec les gens du Budget, ils nous expliquent franchement que l'hypothèse Y n'est pas possible pour eux. Qu'il faut y aller plus fort !" Mais la défense va devoir contribuer pour un milliard à l'austérité en 2014, et pour deux milliards en 2015. En deux ans, avant même de trancher dans le vif, ce sont 10 % d'une annuité qui vont sauter ! Quant à l'hypothèse Z, c'est... l'apocalypse !

Une conflagration

François Hollande, chef des armées, est pris en tenaille ! D'une part l'hypothèse Y que nous venons de voir est déjà considérée comme inacceptable par Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la Défense sait, même si c'est accessoire, quels sont ses risques personnels dans cette affaire, face à des militaires qui n'ont jamais jugé in fine leurs ministres qu'à la capacité de défendre leur budget. Mais, d'autre part, l'hypothèse Z est celle que défend Bercy avec ardeur, dès lors qu'elle est seule compatible avec la politique de rigueur décidée par... le chef de l'État ! Or, là, on ne parle plus de la même défense de la France. Cette éventualité implique en effet 50 000 suppressions d'emploi dans les armées (c'est l'effectif total de l'armée de l'air) et autant dans l'industrie de défense. Dans cette hypothèse, ce serait la fin de l'armée française telle que nous la connaissons, alors même que le monde devient de plus en incertain. Nous avons entendu évoquer la "mise sous cocon" du porte-avions Charles de Gaulle, ou sa vente au Brésil ou à l'Inde. "Ce serait une conflagration, estime un expert, un bateau qui porte ce nom, en plus ! Un nouveau paquebot France, en pire, une fierté nationale, alors que 66 % des Français pensent qu'il faut augmenter le budget militaire !" Mais ce n'est pas tout. Ces choix budgétaires consisteraient à ramener d'ici quelques années le budget de la défense d'environ 30 milliards à 20 milliards, à faire passer la part de la richesse nationale consacrée aux armées de 1,5 % du PIB à 1,1 %. Impensable ? Apparemment, non.

Économies à la hache...

La renonciation par la France à son groupe aéronaval n'empêcherait pas, dans cette hypothèse, la renonciation à l'avion-cargo A400M, synonyme de la fin du programme dans son ensemble, et la perte des 10 000 emplois d'Airbus Military. Oubliés aussi, les programmes Scorpion des nouveaux blindés de l'armée de terre, des commandes d'hélicoptères NH-90 et Tigre, comme sont envisagées la fin de la série des Rafale, celle d'une grande partie des frégates FREMM et des sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda. Les nouveaux ravitailleurs aériens MRTT, on oublie aussi... On évoque la dissolution d'une trentaine de régiments. "Nous sommes dans une situation de crise grave", admet-on sans finasser au ministère de la Défense, où l'on reconnaît à voix basse avoir secrètement lancé un groupe de travail sur l'abandon du transfert du ministère à Balard. "On va mesurer ce que coûteraient les dédits et un maintien dans nos taudis du boulevard Saint-Germain. On n'a plus le choix, on rabote et on passe tout à la paille de fer", lance un interlocuteur décontenancé. Un autre, moins mesuré, lance : "On prend le mur en pleine gueule. On a bien tenté de faire comme d'habitude, de repousser les problèmes après 2017 ! Mais ça n'a pas marché..."

Sortir de la crise

Évidemment, de telles perspectives font réfléchir. Avec la fin des capacités de projection et de maintien de la paix, mais aussi des ambitieuses capacités d'anticipation (satellites, renseignement technique, etc.), c'en serait fini des ambitions et de la puissance françaises : "On aurait l'armée du Benelux, la dissuasion en plus...", lance un homme au courant des débats internes, qui ne se résout pas à voir les armées se contenter d'un grand écart : Vigipirate et la bombe atomique, que François Hollande a promis de ne pas toucher. Il ne semble pourtant pas sérieux qu'un tel bond en arrière soit vraiment envisagé par le président de la République, au risque de voir la France abandonner son statut international.

Comment faire ? C'est la question qui sera posée au conseil de défense la semaine prochaine. Les militaires se prennent à rêver que le président fasse passer la défense au rang de priorité nationale, comme l'éducation ou la "sécurité", qui ne concerne curieusement à cette heure que le ministère de l'Intérieur. Mais soyons-en certains : les prochains jours seront chauds et les calculettes vont crépiter...

http://lemamouth.blogspot.fr/2013/03/apocalypse-now-billet-dhumeur.html

GREAT... En espérant que l'hypothèse de la vente du CDG, et de l'arrêt de la chaîne Rafale soit là pour faire peur et avaler la pillule...

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Petite précision ...

L'arrêt de la chaîne Rafale en France est dans les esprits chez Dassault depuis quelques temps; si demain l'État français décide ne'annuler les dernières tranches la chaîne s'arrêtera ou sera délocalisée dans un pays acheteur

point barre

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La vente du CdG est aussi impossible, sa vente sans celles des 3 E2C et d'une quarantaine de rafales M n'aurait pas trop de sens. On pourrait presque rajouter celles des navires d'escortes (pétrolier, SNA et frégates) qui n'aurait plus trop d'utilité.

Mais aucun client ne voudra payer les plus de 4 ou 5 milliards que représenterait le prix de notre aéronavale d'occasion et bradée.

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